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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 10:45
AVIS à mes abonnés y’a du rififi dans la distribution de mes chroniques…

Depuis une quinzaine de jours mes chroniques ne sont plus mises en ligne à l’heure habituelle : 06 :00, elles vous arrivent, quand elles vous arrivent, à n’importe quelle heure le jour d’après.

 

J’ai questionné mon hébergeur Overblog et j’ai reçu ce matin la réponse à ce dérèglement :

 

Bonjour,

Suite à une vague de spam que nous avons bloqué, les newsletters et les partage automatique peuvent mettre plusieurs heures à être envoyés. Cela reviendra à la normale petit à petit, au fur et à mesure que la file d'attente diminue. Merci de votre compréhension.

 

Bonne journée à vous.

Cordialement,

 

Ricardo.

Communication Manager

Customer Support Overblog Manager

 

Patience donc, en attendant vous pouvez dès que vous le souhaitez accéder à mes chroniques en cliquant sur les titres de la colonne de droite du blog : Articles Récents.

 

Avec mes excuses pour ce désagrément, je suis pieds et poings liés par les caprices de la Toile.

 

Votre Taulier attristé.

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29 juin 2020 1 29 /06 /juin /2020 06:00

Arrêtez de faire l'autruche avec vos chiffres ! | LMK Training

Comparaison ne serait pas raison mais, tel Aimable Castanier (à un i près il serait ministre de l’Intérieur) le nouveau boulanger de Sainte-Cécile, le nouveau boulanger qui refuse de faire le pain, sa femme, Aurélie, venant de s’enfuir avec un berger rencontré le matin même, mais me glisser dans le rôle de Raimu me va bien : je n’ai plus guère envie de chroniquer sur le vin.

 

 

Pour le choix de l'interprète d’Aurélie, Pagnol hésite longuement. Pendant un moment, il pense engager l'actrice américaine Joan Crawford, dont l'agent est contacté ; mais comme elle ne parle pas le français, Pagnol réduit au minimum les répliques du personnage d'Aurélie. Raimu suggère alors le nom d'une comédienne qui a été sa partenaire sur scène et qu'il a remarqué dans Prison sans barreaux, Ginette Leclerc ; celle-ci accepte, elle est devenue une vedette grâce à ce rôle.

 

 

On oublie toujours dans le générique Pomponnette, la chatte qui pourtant fait l’objet de ce fameux monologue :

 

 

 

«AH ! Te voilà, toi ? Regarde, la voilà la Pomponnette... Garce, salope, ordure, c´est maintenant que tu reviens ? Et le pauvre Pompon, dis, qui s´est fait un mauvais sang d´encre pendant ces trois jours ! Il tournait, il virait, il cherchait dans tous les coins... »

 

La Pomponnette légendaire du film ne s´est jamais laissé photographier et n´a pas laissé la moindre trace de son passage sur le tournage.

 

 

Pomponnette est née d´une idée de Marcel Pagnol qui adorait les chats et a toujours aimé en être entouré. En 1938, adaptant une nouvelle de Jean Giono, le cinéaste, à la fois scénariste et réalisateur, inventait ce personnage du chat dans son onzième film, « la Femme du boulanger » qui est resté cinq années à l´affiche d´un cinéma de New York et a valu à Raimu le titre du « plus grand acteur du monde », dixit Orson Welles lui-même.

 

Steven Spielberg : « Un jour j’ai vu La Femme du boulanger projeté en VO à New York. Cela a été un choc. Ce film a la puissance d’un film de Capra, de John Ford et de Truffaut réunis. Pagnol devait être un homme exceptionnel. »

 

 

« Cocu ? C’est un mot rigolo ! C’est un mot pour les riches. Moi, si ça m’arrivait, je serais pas cocu, je serais malheureux. »

 

Longue digression pour vous avouer, qu’en effet, je suis un peu malheureux d’avoir perdu le goût de chroniquer sur le vin…

 

Vin & Cie,  en bonne compagnie et en toute liberté ...

 

Pourquoi ce lent désamour, cet effritement du désir, ce manque d’envie ?

 

Rassurez-vous, ce désintérêt n’a rien à voir avec le vin lui-même, je n’ai jamais pris autant de plaisir à boire du vin depuis que je suis tombé la tête la première dans le vin nu qui pue.

 

Déçu par le monde du vin alors ?

 

Même pas, rien ne me fatigue plus que d’entendre que j’avais raison avant tout le monde, 20 ans déjà !

 

« L'avenir ne sera pas ce qui va arriver, mais ce que nous allons faire. » Henri Bergson

 

Nous n’avons rien fait, plus précisément, ils n’ont rien fait car ma petite personne n’a jamais été décideur dans les choix stratégiques de ce secteur qui s’enorgueilli d’être un poids lourd de notre commerce extérieur par ailleurs bien malade.

 

Bien évidemment, tous les grands chefs du secteur parent leurs poitrines de médailles, tels des généraux d’opérette, pour des batailles gagnées alors qu’ils ne comptent que pour du beurre dans la balance du commerce extérieur !

 

Quand j’entends braire le président des vignerons indépendants (VIF) sur la rétraction des exportations due au grand méchant Trump, à la Chine des capitalistes rouges, je n’ai pas, étant pacifique, envie de sortir mon révolver, mais ma calculette. En effet, qui fait le beau chiffre en valeur des exports ? Pas ses adhérents qui rament pour écouler leurs vins sur un marché domestique structurellement en déclin.

 

Ce sont les riches qui font les bons chiffres à l'export !

 

La crise sanitaire a mis en lumière cette dépendance.

 

Bordeaux croule sous les excédents !

 

Le modèle champenois, dopé au kilo de raisins, montre ses limites. « On ne parle plus ici de casse économique, mais de casse humaine » : le champagne confronté à une crise historique » ICI 

 

Les rayons vins de la GD vont petit à petit se rétracter face à la lente érosion de la génération pousse-caddie qui, comme moi peut-être, devient pousse-déambulateur.

 

Alors distillation avec le pognon des contribuables !

 

Fusil à un coup, refus de regarder la réalité en face : arrachage ?

 

Lorsque je consulte la liste des participants aux réunions du Ministre de l’Agriculture, les présidents des organisations dites représentatives, me revient la réflexion que j’osais balancer lorsque l’on chauffait un peu trop les oreilles : « Avez-vous un jour acheté et consommé une cuvée de ces messieurs ? »

 

Stupeur et tremblements dans les rangs, jamais je n’ai vu les noms des grands fourgueurs de vin, ces négociants qui alimentent la GD et l’export des gros volumes (JP Chenet) : Pierre Castel, Joseph Helfrich, Jean-Claude Boisset

 

Ce qui me frappe c’est que 20 ans après ce sont toujours les mêmes loosers avec la palme au président du comité vin de FranceAgrimer le dénommé Despey pur produit de la filière CNJA-FNSEA-Chambre d’Agriculture…

 

Vous pouvez donc comprendre que, moi le retraité, je ne vais pas me cailler le lait à chroniquer sur des sujets rances.

 

Comme je n’ai jamais été un dégustateur-notateur ou un adepte des accords mets-vins, c’est la disette pour le petit chroniqueur que je suis.

 

Changer l’enseigne ?

 

Après réflexion c’est NON !

 

Dans les rues de Paris, à vélo, lorsque je croise des gros camions poubelles, sur leur flanc je vois inscrit SUEZ, on est bien loin du canal…

 

VOLVO FE Camion Poubelle 3 Essieux "SUEZ ENVIRONEMENT" par TEKNO ...

 

Afin de ne pas chagriner la corporation des dégustateurs-notateurs, par pure charité chrétienne, je ne vous livrerai pas mon diagnostic sur leur avenir, sauf à dire qu’il est bien sombre.

 

L’argent, dont l’essentiel vient des CVO, va devoir aller à d’autres poches que celles des celles et ceux qui y butinaient sans pour autant produire du miel…

 

Faire joujou sur les réseaux sociaux c’est de la vapeur d’eau sans grand effet !

 

Le développement de la vente en ligne ne créé pas de consommateurs, simple transfert de commodité qui se heurte, et se heurtera toujours à la difficile logistique du dernier km et au coût lié au poids des bouteilles.

 

L’AOC pour tous, ou presque, c’est l’équivalent du bac pour tous ou presque !

 

Même approche mêmes effets !

 

L’approche dominante du grand virage nécessaire vers une agriculture, une viticulture, plus porteuse de valeur oppose les tenants du ne changez rien nous avons vocation à nourrir le monde avec notre approche productive légèrement tempérée, et ceux partisans d’une forme de retour en arrière, un monde mort depuis longtemps, est le gage le plus sûr d’un immobilisme mortifère.

 

5 actions contre la politique de l'autruche – Info-Attitude

 

Faire l’autruche permet d’ignorer la réalité sans pour autant la changer !

 

La réflexion collective est aux abonnés absents, aussi bien chez les penseurs du Ministère que chez les technocrates des OP…

 

Marc Medeville nouveau président du Syndicat des AOC Bordeaux et Bordeaux Supérieur ICI 

 

Chers Collègues,

 

Comme échangé lors des diverses réunions tenues cet hiver sur le terrain et lors des deux dernières Assemblées Générales de votre Syndicat, les administrateurs ont décidé, à une très large majorité, les dispositions suivantes pour faire face aux difficultés commerciales actuelles que nous connaissons.

 

 

Ces dispositions viennent en complément du plan de relance marketing, initié en synergie avec le CIVB, et du dispositif de distillation. C’est dans ce cadre-là que le Syndicat a acté une baisse des rendements et la mise en œuvre d’une réserve interprofessionnelle.

 

L’INAO a accepté, à titre expérimental, la demande de votre ODG de déclarer sur la récolte du VCI ou du VSI dans une même AOC selon le choix de chaque viticulteur. Cette décision ne sera plus collective mais individuelle.

 

En effet, au regard des niveaux de stock des AOC Bordeaux rouge et Bordeaux Supérieur rouge, il a été décidé de mettre en place une réserve interprofessionnelle (sous réserve de sa validation par l’Assemblée Générale du CIVB).

 

Elle portera sur une partie des volumes revendiqués afin de ne pas augmenter les disponibilités, et de favoriser un retour à l’équilibre du ratio de stockage. Sont concernés par la réserve les volumes revendiqués au-delà des 90% du rendement autorisé. Exemple : pour l’AOC Bordeaux rouge, rendement autorisé de 50hl/ha, 5hl mis en réserve et 45 hl de volume commercialisable.

 

Les viticulteurs souhaitant être exemptés de ce système devront déclarer au moins 10% de leurs surfaces de vigne (rouge) en VSIG ou en IGP. Nous vous rappelons que les parcelles destinées à la production de VSIG ou IGP, si elles ne respectent pas les règles du cahier des charges, doivent faire l’objet d’une renonciation à produire AVANT LE 31 JUILLET (formulaire à adresser à votre ODG).

 

 

Pour mémoire, nous produisons aujourd’hui 5 millions d’hl de vin à Bordeaux et nous en commercialisons 3,7.

 

Cordialement,

 

Marc Médeville

 

 

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 06:00

 tunique de plumes © musée du quai Branly - Jacques Chirac, photo Patrick Gries, Valérie Torre

Tunique de plumes (détail) © musée du quai Branly - Jacques Chirac, photo Nicolas Borel

Dans les tourments du 78 rue de Varenne, le déjeuner mensuel chez Allard, avec mon ami Jacques Geliot, toujours à la même table, la sienne, je n’y dérogeais jamais, c’était une bulle de paix. Jacques, vieux monsieur, socialiste, amateur de pur-sang, me couvait comme le fils qu’il avait perdu jeune homme. Il n’avait de cesse de s’occuper de mon intendance que je négligeais, en célibataire de fraîche date. C’est lui qui m’avait dégoté le petit 2 pièces de la rue de Lagny à l’orée du Bas-Montreuil.

 

Un jour, dans la conversation, je lui lance « J’aimerais bien vivre à la campagne, pourquoi pas dans les bois, en solitaire… J’ai besoin d’air… » Ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd (même si Jacques était dur de la feuille à 80 ans) car le lendemain il m’appelait au téléphone pour m’annoncer « Je t’ai trouvé la maison de tes rêves, dans les bois, chez mon ami Georges Halphen. » Pour faire bon poids, il ajouta « Tu sais Georges Halphen est un grand admirateur de Michel Rocard… »

 

Je vous épargne les détails mais je me retrouvai locataire de l’ancien pavillon d’honneur du château de Georges Halphen – vendu et transformé en hôtel de luxe : l’hôtel du Mont-Royal – à la Chapelle-en-Serval dans l’Oise, sur la route de Plailly, donc dans les bois.

 

Tout sur Georges Halphen fils de Fernand Halphen et d’Alice de Koenigswarter. Son père était lui-même le fils de Georges Halphen, banquier, négociant en diamants et administrateur de la Compagnie des chemins de fer du Nord, et d’Henriette Antonia Stern, fille du banquier Antoine Jacob Stern.

 

Grand amateur des arts et civilisation de la Chine et de l’Egypte, les objets de la Mer de Béring, les textiles précolombiens. Ce n’était pas un collectionneur mais un amateur discret.

 

ICI

 

Portrait de Fernand Halphen enfant peint par Auguste Renoir, 1880. Huile sur toile 46cm x 38 cm. Paris, Musée d'Orsay. Avec l'aimable autorisation de M. Georges Halphen, fils du compositeur et donateur du tableau au Musée d'Orsay.

Portrait de Fernand Halphen enfant peint par Auguste Renoir, 1880. Huile sur toile 46cm x 38 cm. Paris, Musée d'Orsay. Avec l'aimable autorisation de M. Georges Halphen, fils du compositeur et donateur du tableau au Musée d'Orsay.

 

Fernand Halphen choisit pour son nouveau château une butte au sein de la « garenne de La Chapelle », forêt appartenant au domaine du « vieux Château » près de l'église, que son père Georges Halphen avait déjà acquis en 1882. Après avoir rejeté le projet de style anglo-normand de l'architecte René Sergent, puis un premier projet de style médiéval (dessins au Musée d'Orsay), le commanditaire fixa son choix sur le second projet de Guillaume Tronchet : un château de style Louis XVI célébrant la chasse à l'extérieur et la musique à l'intérieur. La construction s'échelonne de 1908 à 1911.

 

CPA FRANCE 60 "La Chapelle en Serval, château" | 60 oise : autres ...

 

Le plan du château est assez complexe. L'entrée se situe dans l'angle entre deux ailes obliques, sous un portique formé de colonnes toscanes. La façade principale se déploie à l'arrière et est animée par un avant-corps en hémicycle, dont la position est décentrée. Tout le second étage est bâti en retrait derrière une balustrade en pierre, formant ainsi une galerie permettant la découverte du paysage forestier des alentours. Sur les façades, des bas-reliefs dus à Georges Gardet célèbrent les plaisirs de la chasse. L'intérieur comprend notamment un théâtre, réplique de celui de l'Opéra-Comique, aujourd'hui utilisé par le restaurant de l'hôtel. Le décor intérieur est également l'œuvre de Georges Gardet.

 

 

Fernand Halphen ne put pas en profiter longtemps, car il fut mobilisé en 1914 et fut tué en 1917, durant la Première Guerre mondiale. ICI Sa veuve Alice de Koenigswarter (1878-1963) créa ensuite la Fondation Halphen, destinée à aider les élèves de composition musicale du Conservatoire, en faisant exécuter leurs œuvres. Durant la Seconde Guerre mondiale, le château fut vidé de son mobilier et vandalisé. En 1989, J.P. Hermier l'acheta aux descendants de Fernand Halphen et le fit transformer en hôtel, qui ouvre ses portes en 1990. En juin 1992, le groupe des hôtels Concorde acquiert l'ensemble de la propriété. L'hôtel comprend cent-neuf chambres dont cinq suites, un restaurant et une piscine couverte.

 

Exilé dans les bois à la Chapelle-en-Serval chez Georges Halphen ...

 

Petit reportage photographique sur l’intérieur de ma maison dans les bois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GEORGES

 

 

HALPHEN

DON D'UNE TUNIQUE DE PLUMES ICI

En 2002, Georges Halphen a fait don au musée d’une tunique de plumes, qui décline les thèmes figuratifs d’une iconographie consacrée par les cultes et les cérémonies funéraires des cultures péruviennes anciennes. Utilisée lors de rite funéraire, la tunique était l’une des composantes du fardo funerario, sorte de ballot de toile dans lequel la momie du dignitaire défunt était enfermée et enveloppée. Enterré dans un tombeau sacré (huaca), le corps se métamorphosait alors pour son voyage final.

Description de cette tunique de plumes dans l'ouvrage "Plumes d'éternité - Parures funéraires de l'ancien Pérou - Collection Georges Halphen" (Somogy, coédité avec la Maison de l'Amérique Latine, Paris, 2003):

« Les personnages sont représentés symétriquement, les bras étendus. Leur coiffure est de type semi-circulaire. Le dualisme andin est ici illustré par l’opposition de couleurs des deux paires disposées en diagonales, l’une présentant des coiffes rouges et des visages noirs, l’autre des coiffures bleues et des visages jaunes. La symétrie entre l’homme et l’oiseau est particulièrement présente. »

Plumes d'éternité : parures funéraires de l'ancien Pérou, collection Georges Halphen : exposition, Paris, Maison de l'Amérique latine, 22 mai-17 juillet 2003  ICI 

Catalogue Christie's Paris, November 20, 2003-Collection de - Catawiki

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 06:00

Marché d'Oppède

vue du village Oppede 1940 Vue du village d’Oppède en 1940

Oppède !

 

Consuelo de Saint-Exupéry !

 

Je rode dans les travées de la librairie Gallimard, où je suis venu récupérer un petit butin post-confinement, et je tombe sur une petite collection blanche (Gallimard peut se permettre puisqu’il y a au catalogue la série noire qui a ses lettres de noblesse) : Oppède

 

Oppède par Saint-Exupéry

 

Souvenirs

 

Je ne vais pas les égrener mais pendant des années j’ai arpenté le LUBERON

 

 

« Le Luberon (du provençal lébéroun, lièvre couché) est le nom donné à un massif montagneux français peu élevé qui s'étend d'est en ouest entre les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse : ce massif comprend trois « montagnes » : le Luberon oriental, le Grand Luberon et le Petit Luberon, séparées par deux voies de communication nord-sud. Ces dernières relient Lourmarin à Bonnieux et à Apt, en passant par la combe de Lourmarin.

 

Les dictionnaires français des noms propres (Larousse, Robert...) admettent une double forme, Luberon ou Lubéron, mais les gens originaires de la région affirment que la seule orthographe et prononciation correcte est Luberon, avec un "e" prononcé comme dans "venir", l'orthographe et la prononciation Lubéron étant « parisiennes ».

 

c’est à ce moment-là que je découvris Oppède, plus précisément Oppède-le-Vieux.

 

Ma première incursion en Luberon (en juillet 1988 pour quelques vacances, avec mes 2 chats : Pistou et Alfred, en un temps fort agité de ma vie, grâce à mon vieil ami Jacques Geliot, fut du côté de Robion. Louis Mermaz et Georges Marchais y passaient des vacances m’avait-on dit. Ce n’est pas la proximité de ces deux éminents protagonistes du Programme Commun qui m’avait poussé en ce lieu mais tout simplement l’envie d’être éloigné des rives de la tempête. Beau village avec le souvenir du vieux cimetière où sur certaines tombes sont visibles des sculptures représentant le métier du défunt ou les conditions de sa disparition.

 

C’est à ce moment-là que je découvris Oppède, plus précisément Oppède-le-Vieux.

 

Gordes, dans la plaine, la superbe villa de Michel Henochsberg, l’abbaye de Sénanque, le marché paysan de Velleron, j’ignorais en ce temps-là où je croisais Wolinski, que Tonton y filait le parfait amour avec Anne Pingeot.

 

« Nous déjeunons à Roussillon. Rencontre pittoresque avec Savary. À la Rose d’or, toi, les Soudet, la sœur de Laurence. L’après-midi promenade aux gorges du Régalon, puis par « le Trou du Rat » sur les hauteurs du Luberon jusqu’à ce que le soleil disparaisse dans une brume de lumière. Nous dînons à Gordes, un peu étourdis par le grand air, les senteurs violentes, la joie de vivre.

 

 Pâques ensemble mon Anne. »

 

Puis ce fut Buoux

 

Je me passionnais pour les ocres de Roussillon et :

 

À Roussillon, dans une pinède, le Conservatoire des Ocres et des Pigments Appliqués perpétue la mémoire des ocres. Là, les bâtiments de l'ancienne usine Mathieu ont été restaurés et le visiteur peut revivre les différentes étapes du traitement de la matière brute : élimination des sables dans des canalisations en pierre (batardeaux puis reposoirs), séchage de l'ocre purifiée dans des bassins de décantation, découpage en briquettes  qui sont cuites plus tard (selon la cuisson  l'ocre donne des couleurs différentes), et enfin concassage, filtrage et conditionnement de l'ocre pure. Le Conservatoire, véritable joyau pour les passionnés de colorants et de couleurs, ne se contente pas de préserver les outils, c'est également un lieu de transmission des savoir-faire. Artistes, artisans, simples particuliers s'y initient tout au long de l'année à toutes les formes de techniques qui utilisent les pigments. ICI 

 

Un beau jour je décidai d’y aller faire un stage d’initiation de peinture à la chaux.

 

Le train jusqu’à Avignon, une petite auto de location, cap sr Oppède où j’avais décidé de dîner et de passer la nuit dans une chambre d’hôtes «L’Oppidum», 5 Place de la Croix 84580 Oppède-le-Vieux. ICI 

 

Au retour du stage j’envisageai très sérieusement de laisser tomber mes papiers pour m’installer peintre à la chaux ; les premiers bobos raffolaient de cette naturalité. Fabriquer sa peinture à la chaux colorée de pigments est un jeu d’enfant mais l’étendre est une autre paire de manches : pas question de rouleau, tout à la brosse en traçant des X, donc essentiellement de l’huile de coude. Bref, je peignis toutes les pièces mon pavillon d’honneur de château de la Chapelle-en-Serval à la chaux et j’en conclu que mes vertèbres du dos risquaient de me lâcher, ce qui fut le cas deux ans après où je dus faire un séjour de 8 jours à l’hôpital Lariboisière suivi d’un mois le buste enserré dans une coque de plâtre.

 

Voir le reportage sur mon pavillon d’honneur de château de la Chapelle-en-Serval dans la chronique de 8 heures.

 

Revenons au livre de Consuelo de Saint Exupéry

 

oppède - Livre ancien | Rakuten

 

« Oppède, commune du département de Vaucluse, arrondissement d’Apt, sur le versant nord du Lubéron – 1070 habitants – Carrières de pierres à bâtir – Maisons des XIIè XIIIè et XIVè siècles, dont quelques-unes sont abandonnées et en ruines. Château bâti au commencement du XIIIè siècle par le comte de Toulouse, Raimond VI, remanié et agrandi à l’époque de la Renaissance. » (La Grande Encyclopédie).

 

Les habitants qui, en 1940, n’étaient plus qu’au nombre de 700 environ, vivent dans la plaine. Mais c’est dans la vieille ville, dans le château et les vieilles maisons abandonnées au sommet du rocher que Consuelo de Saint Exupéry s’était réfugiée au lendemain de l’armistice de 1940. C’est là que, dans la pauvreté et dans la faim, un groupe d’architectes et d’artistes entreprirent de continuer l’enseignement de leur art pour que les survivants soient prêts à rebâtir quand cesserait l’ère de destruction. Lorsque Consuelo de Saint Exupéry partit en 1942 pour rejoindre son mari aux Etats-Unis, elle fit serment à ses amis de raconter l’histoire du groupe d’Oppède. Ce livre, où l’irréel semble se mélanger au réel, est l’accomplissement de sa promesse. Au mois de mai 1944. elle avait envoyé quelques chapitres de son récit à Antoine de Saint Exupéry, et d’Alger où se trouvait son escadrille, il lui avait dit dans un télégramme : « Félicitations enthousiastes pour votre livre stop Ecrirai pour vous plus belle préface du monde. »

 

Oppède-Le-Vieux . Vaucluse. | - Oppède Le Vieux est un magni… | Flickr

 

EXTRAITS :

 

Page 41.

À  Pau j’ai rencontré des camarades de mon atelier de Paris. Ils m’ont parlé avec enthousiasme d’une ville morte au sommet d’un rocher, près d’Avignon. Cela s’appelle Oppède, tu connais ? Tout est en ruines, paraît-il, mais ils sont architectes, il y a de la pierre, et quand ils m’ont quittée, ils allaient à Oppède pour essayer d’y travailler. C’est une vieille ville romane, très belle, très folle, en plein mistral. Ils m’ont demandé de venir aussi.

 

  • De quoi vivent-ils là-haut, tes petits copains ?

 

  • C’est merveilleux, je t’assure. Ils cultivent des jardins, ils bâtissent des maisons, ils chassent le sanglier, ils ont rouvert des puits ! Ils vivent, quoi ! Pense donc : ils sont complètement libres !

 

Pages 64-65

 

Pendant que nous mangions des huîtres fraîches dans un coin du port de Marseille, mes amis me parlaient d’Oppède, et Oppède devenait un personnage, que j’allais affronter comme un dragon.

 

  • Tu verras, me disait Bernard, le premier jour tu te sentiras seule parmi les ruines, le mistral, les étoiles, et puis, un beau matin, tu te réveilleras chez toi, ton cœur aura grandi, les pierres te parleront, et tu auras pitié de ceux qui habitent en bas.

 

Page 74

 

Nous montions en silence, dans le soir lumineux. J’entrais dans un pays nouveau, mon cœur battait. Je sentais que celui qui arrive à Oppède doit être touché par la grâce, ou par le feu. La lumière tombait sur les rochers lointains, en éventail. La chaîne du Luberon s’élevait devant nous, à mesure que nous montions, violet sombre, violet cardinal, violet des violettes en bouquet. La plaine disparaissait, le sol devenait dur, et renvoyait nos pas comme une route pavée renvoie le galop d’un cheval.

 

Page 77

 

Le vent avait changé de direction. Quelques nuages luttaient encore dans le mistral qui balayait les crêtes lointaines. Au-dessous de nous, la plaine de Cavaillon n’était qu’une mer d’un vert bleu sombre, où bougeait lentement quelques feux. Nous montions dans l’air pur, vers le ciel admirable.

 

Au tournant d’un rocher, brusquement, le vent me fit clore les paupières, le vent et quelque chose que je venais d’entrevoir. Comme celui qu’une lueur éblouit, et qui voit dans ses yeux fermés une autre lumière vive, je m’arrêtai, guettant avec mon cœur.

 

Des murailles immenses, des tours décapitées avaient surgi devant moi, proches et lointaines, je ne pouvais pas le savoir à cet instant. Toutes les lumières du couchant éclataient sur les contreforts et les parois percées de hautes fenêtres en ogive, au travers desquelles on voyait luire le ciel pâle. La masse énorme du château se confondait sur les deux ailes avec les crêtes. Elle se perdait plus bas dans les parois abruptes d’un rocher, dominait une large coulée de ruines, de maisons, de terrasses accrochées aux flancs d’une colline dont la base, déjà, baignait dans l’ombre. Cet entassement de pierres géantes apparaissaient invraisemblable, élevé dans la lumière en avant de l’horizon aux lignes pures et bleuissantes du Luberon. C’était Oppède.

 

 

 

Serge Assier : un photographe raconte son village

 

Hommage à mes grands-parents paternels chez qui Consuelo de Saint-Exupéry venait déjeuner avec le groupe d’Oppède, lorsqu’elle habitait Oppède-le-Vieux, en 1942. Cette communauté d’artistes comptait l’architecte Bernard Zehrfuss, Grand Prix de Rome, le sculpteur Étienne-Martin, Georges Brodovitch et son frère Alexey Brodovitch, figure du monde des arts graphiques au XXe  siècle et directeur artistique de Harper’s Bazaar. Sa collaboration avec Richard Avedon et André Kertész influença toute une génération de photographes.

 

À cette époque, ma grand-mère, Marie Thérèse Antonia, épouse Assier, et mon grand-père, Vincent Joseph Assier dit «Le Colonial», tenaient l’auberge Saint-Laurent. Ils sont même cités plusieurs fois avec des portraits de ma grand-mère dans l’ouvrage de Consuelo de Saint-Exupéry, OPPÈDE paru aux Éditions BRENTANO’S et nrf GALLIMARD.

 

C’est peut-être dans ces souvenirs que ma vocation de photographe a vu le jour.

 

Serge Assier

Bernard Zehrfuss (4ème en partant de la gauche) avec le groupe d'Oppède 1940 Bernard Zehrfuss (4ème à gauche) avec le groupe d’Oppède, 1940

1941

 

Tant bien que mal Consuelo arrive à se débrouiller dans cette France coupée en deux. A Marseille elle retrouve des amis rencontrés à l’académie des Beaux-Arts et fréquente le château Air Bel refuge de beaucoup d’intellectuels de France en danger et en attente d’un départ pour les Etats Unis. Dirigé par le journaliste américain Varian Fry, le château Air Bel fonctionne grâce à l’aide financière de la riche héritière américaine Mary James Gold (une amie de Consuelo qu’elle recevra plus tard dans sa maison de Grasse) et sous la protection d’Eleanor Roosevelt.

 

Dans cette maison, Consuelo va se retrouver presqu’en famille au milieu de tous ces artistes dont beaucoup sont des surréalistes comme André Breton et Oscar Dominguez. Elle restera par la suite l’amie de tous les occupants de cette maison comme par exemple Peggy Guggenheim qui l’aidera à trouver du travail à New York après la disparition de son mari.

 

Les photos de cette époque ressemblent plus à des photos de vacances qu’à des photos de répression et de guerre. Sur l’une de ces photos, on voit une Consuelo souriante, en équilibre sur la branche dénudée d’un platane alors qu’en dessous tout un groupe semble discuter agréablement.

 

Antoine continue à lui envoyer très régulièrement des télégrammes mais Consuelo est lasse de cette situation. Malade (elle attrape une pneumonie qu’elle fera soigner dans une clinique à Marseille), elle finit par accepter la proposition de ses amis artistes de reconstruire le village d’Oppède. Elle dira bien plus tard dans des enregistrements biographiques :

 

« J’ai appris la vie à Oppède … Je croyais tout savoir, tout avoir appris dans les plantations de café de mon père le colonel, mais il me restait l’apprentissage d’Oppède… »

 

La vie à Oppède pendant cette période de guerre, c’est un peu comme une bulle d’oxygène en suspens au-dessus de la Provence. Ce groupe de jeunes artistes vit en autarcie complète au milieu d’une nature sauvage et rude. Tous vivent d’espoir et tentent d’oublier le drame de la guerre. Sur les photos prises à cette époque on peut voir de grandes tablées joyeuses, un peu comme des photos de vacances prises à la campagne.

 

A Oppède, Consuelo va se laisser séduire par un jeune architecte. Grand prix de Rome Bernard Zehrfuss fera par la suite une brillante carrière d’architecte en France et à l’étranger (c’est lui qui sera bien plus tard l’architecte de l’UNESCO à Paris). A cette époque Consuelo se sent abandonnée. La fraicheur et la sincérité de cette relation ne lui feront jamais cependant oublier Antoine et elle finira par céder à ses demandes de plus en plus pressantes, de venir le rejoindre à New York. En effet, Antoine ne supporte pas cette séparation et le fait savoir à Consuelo en lui envoyant d’Amérique de nombreux télégrammes que Consuelo a conservés sa vie durant. De l’autre côté de l’Atlantique, Consuelo sait que l’attend celui qu’elle n’a jamais cessé d’aimer. Consuelo rejoint New York en bateau à partir de Lisbonne et confirme à son mari depuis l’hôtel Tivoli de Lisbonne, le 7 décembre 1941, qu’elle est bien arrivée et qu’elle va s’embarquer pour les Etats-Unis à bord de l’Escampions qui accostera à New York le 12 décembre 1941.

Consuelo, son epouse (1901-1979)

Antoine de Saint-Exupéry Consuelo, son épouse (1901-1979)  ICI 

 

À la fin de l’été 1930 lors d’une réception à l’Alliance française de Buenos Aires, l’écrivain Benjamin Crémieux présente Consuelo Suncin à Antoine de Saint-Exupéry, alors chef de l’Aéropostale en Argentine. C’est le coup de foudre !

 

Saint-Exupéry aurait fait des remarques sur sa petite taille et pour se faire pardonner, l’aurait invité à faire un tour en avion. Pendant le vol, il lui aurait demandé de l’embrasser, ce qu’elle aurait fait bien qu’elle le trouvât trop laid.

 

Consuelo Suncin de Sandoval est née à Arménia, au Salvador en 1901. Elle fait des études d’art et apprend le français. Séparée de son premier mari Ricardo Cardenas, elle est veuve de l’écrivain guatémaltèque Enrique Gomez Carrillo (décédé en 1927), ami de Maurice Maeterlinck, Gabriele d’Annunzio, Oscar Wilde, Picasso, Dali, Verlaine…

 

Le 22 avril 1931, Antoine épouse Consuelo à Nice, le mariage religieux ayant été célébré le 12 avril 1931 à Agay. Sa robe de mariée en dentelle noire détonne et sa belle-famille l’accueille avec réticence. Marie de Saint-Exupéry a la sensation que Consuelo l’éloigne de son fils.

consuelo-adolescente Consuelo adolescente

Consuelo de Saint Exupery

 

La jeunesse

1901, La naissance :

C’est au tout début du XXe siècle que naît Consuelo Suncin Sandoval dans le plus petit pays d’Amérique Centrale, El Salvador.

Coincé entre le Honduras et le Guatemala, ce pays de volcans aux séismes fréquents et aux éruptions volcaniques régulières est aussi une terre tropicale, colorée et odorante. Politiquement instable, El Salvador connaît des guerres civiles et des luttes contre les autres pays Centre-Américains jusqu’au début du XXe siècle.
Consuelo voit le jour le 16 avril 1901 au sein d’une famille aisée d’Arménia dans la province de Sonsonate. Son père est planteur de café et aussi officier de réserve, il appartient à cette élite des propriétaires terriens qui fait de la famille de Consuelo l’une des plus riches de la ville.

la suite ICI

Consuelo photo pour la premiere page du journal Parisina Consuelo, photo pour la première page du journal Parisina

Consuelo de Saint-Exupéry sur sa vie pendant la guerre


Consuelo de Saint-Exupéry, épouse d'Antoine de SAINT-EXUPERY, est interviewée par Georges CHARBONNIER et raconte sa vie et celle de son mari leur vie pendant la période  de guerre.


Elle évoque tour à tour l'exode, le départ de son époux pour la guerre, leur maison et leur vie à New-york durant l'occupation, leur vie dans leur maison de campagne de Northport, leur mariage en 1931 à Agay,...

Consuelo de Saint-Exupéry sur l'accident de son mari au Guatemala


Consuelo de SAINT-EXUPERY, veuve d'Antoine de SAINT EXUPERY évoque l'accident de son époux en 1935 au Guatemala ainsi que les souffrances physiques qu'il a endurées suite à cet accident. Elle parle ensuite de leur maison "La Feuilleraie" dans la forêt de Sénart et de leur vie jusqu'à la période de guerre.

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 06:00

À l’école Sainte-Marie de la Mothe-Achard, sanglés dans nos blouses grises, nous psalmodions : « Le, la, les, Un, une, des…. »

 

Sont les articles définis et indéfinis en français…

 

Ce matin tenons-en au LES.

 

♦ [S'emploie pour désigner les individus d'une même famille, d'une même dynastie] Les Médicis, les Bourbons, les Valois; les Goncourt, les Corneille étaient frères.

 

♦ [Avec valeur emphatique] Les Corneille, les Racine sont la gloire du théâtre français.

 

Aujourd’hui, pour la défense sans nuances d’une cause, la bonne bien sûr, la sienne, elle peut être juste bien sûr, on massifie, on annexe, tout le monde dans le même sac à patates : les femmes, les hommes, les jeunes, les vieux, les noirs, les blancs, les arabes, les juifs, les musulmans, les asiatiques, les gays, les politiques, les émigrés, les retraités… La liste reste ouverte sinon je n’en finirais pas d’égrener les LES.

 

Je ne joue pas aux échecs où s’opposent les NOIRS et les BLANCS…

 

Dans le dernier roman que je viens de lire : Les patients du docteur Garcia d’Amuldena Grandes chez JC Lattes, le docteur Guillermo Garcia Medina y joue.

 

- Est-ce raciste que ce soit les blancs qui jouent en premier dans un jeu d'échecs ?

 

Les joueurs d'échecs et les théoriciens s’accordent à dire que les Blancs commencent le jeu avec un certain avantage. Les statistiques compilées depuis 1851 militent en ce sens, montrant que les Blancs gagnent toujours un peu plus souvent que les Noirs, marquant généralement entre 52 % et 56 % des points. Ce pourcentage est approximativement équivalent pour les résultats de tournois entre humains ou les parties entre ordinateurs. Toutefois, cet avantage est moins significatif en partie rapide ou pour les parties opposant des joueurs plus faibles.

 

Par contre au jeu de GO on commence par les noirs.

 

Revenons à l’actualité brûlante née à Minneapolis  lorsque Derek Chauvin, un policier blanc, a son genou sur la gorge de George Floy un Afro-Américain de 46 ans. Depuis, on manifeste, on incendie, on jette à bas les statues même celle de Victor Schoelcher en Martinique où deux statues qui a fait adopter le décret sur l’abolition de l’esclavage le 27 avril 1848 ICI 

 

Aux USA :

 

« Il cherchait un nouveau départ » : George Floyd, 46 ans, mort sous le genou d’un policier blanc.

 

Originaire du Texas, celui dont la mort a provoqué des émeutes dans tout le pays cherchait à recommencer sa vie à Minneapolis, entre petits boulots et galères provoquées par le confinement.

ICI 

 

Un nouvel extrait de la mort de George Floyd diffusé sur Instagram

 

Une vidéo de l'arrestation de George Floyd a été diffusée dimanche par l'avocat de la famille de la victime.

 

De nouvelles images de l’arrestation de George Floyd par la police de Minneapolis ont été diffusées dimanche sur Instagram par Ben Crump, l’avocat de la famille du défunt. «Tu vas le laisser tuer cet homme devant toi ?», interroge un passant à Tou Thao, un des officiers, lorsque Derek Chauvin a son genou sur la gorge de l’Afro-Américain de 46 ans.

 

«C’est encore plus dérangeant et plus difficile à regarder que la première vidéo», a écrit en légende l’avocat. «"Descends de son cou ! Il ne bouge pas !" […] Tou Thao montait la garde pendant que Derek Chauvin assassinait George Floyd… et que les témoins de l’exécution tentaient de rendre JUSTICE», a-t-il poursuivi.

 

En France, à Beaumont-sur-Oise : Adama Traoré : les zones d’ombre d’une affaire devenue un symbole

 

Depuis 2016, les experts médicaux se contredisent sur les causes de la mort du jeune homme, dont le nom est aujourd’hui scandé dans les manifestations contre les violences policières et le racisme. « Le Monde » retrace cette affaire judiciaire hors norme et met au jour les incohérences d’un témoin-clé.  ICI 

 

 

« ANTI-NÉGROPHOBE » ET CONTROVERSÉE, QU'EST-CE QUE LA LIGUE DE DÉFENSE NOIRE AFRICAINE?

 

« La France, c'est-à-dire l'Etat français est un état totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste! L'Etat français exploite son propre peuple, alors vous imaginez ce qu'ils font en Afrique », s'est exprimé Egountchi Behanzin le leader de la Ligue de défense noire africaine. ICI 

 

« LES CLICHÉS SUR LES NOIRS PERSISTENT CHEZ LES BLANCS QUI LES RECRUTENT »

Publié le 27/01/2015

Par Marie-Nadine Eltchaninoff

 

Gauz est né en 1971 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Étudiant en France, il a travaillé comme vigile. De son expérience, il a tiré un roman drôle et lucide. Debout-payé raconte le quotidien d’agents de sécurité dans les temples de la consommation parisiens. En parallèle, l’auteur livre, avec un humour parfois grinçant, sa vision de l’histoire de la Côte d’Ivoire et de ses relations avec la France.

 

À quoi pense un vigile à l’entrée d’un Sephora ?

Il doit avoir une vie intérieure très dense pour tenir le coup. Rester debout pendant des heures à surveiller les clients, sans tomber dans le zèle excessif ni dans l’agressivité, cela demande une certaine force mentale. Ce boulot est un excellent poste d’observation. Un vigile peut même identifier l’origine d’un client selon sa réaction au bip du portique antivol… Le client japonais s’arrête net et attend que quelqu’un vienne. Le Chinois s’en fiche complètement et trace sa route. L’Américain fonce vers le vigile en souriant et ouvre son sac… L’Africain, lui, pointe son doigt sur sa poitrine, comme pour demander confirmation !

 

“Debout-payé” est l’expression utilisée par les Africains à Paris pour désigner le métier de vigile. Pourquoi les Noirs semblent-ils abonnés à cet emploi ?

 

Les Noirs sont costauds, obéissants, ils font peur… Ces clichés sont dans la tête des Blancs qui les recrutent et dans celle des Noirs aussi. Quand j’ai vécu en France, étudiant, j’ai essayé de faire d’autres boulots. J’ai voulu être réceptionniste dans un hôtel, comme d’autres étudiants, mais c’était impossible pour moi, ils ne prenaient pas de Noirs. Alors il restait le réseau africain et je revenais toujours à ces jobs de vigile dont j’avais horreur, en me jurant que c’était la dernière fois. Dans le livre, le héros contacte à son arrivée un « tonton », un aîné qui lui donne des tuyaux. Vigile, c’est un boulot relativement facile à obtenir. Pas besoin de diplôme, on te fait suivre une petite formation pour avoir le certificat de qualification professionnelle sécurité, et tu te retrouves en costume noir à l’entrée d’un Sephora ou de tout autre temple de la consommation. Dans les années 70 et 80, au bout de quelque temps, les vigiles se mettaient à leur compte et faisaient travailler les plus jeunes. C’était une forme de promotion sociale. Mais aujourd’hui, le marché a été repris par des grosses boîtes. Avec l’hystérie sécuritaire qui prospère en ce moment, le secteur n’est pas près de cesser d’embaucher.

 

La suite ICI 

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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 06:00

 

 

Dans mon journal d’un confiné, j’ai souvent vanté et apprécié la bulle de sérénité qui s’était installée dans mon quartier entre Saint Jacques et Glacière.

 

Oui c’était, j’ose l’écrire, le bon temps du confinement, le temps du silence, du calme pour les tympans et de l’air pur à Paris.

 

Un fait inédit voire historique.

 

Démonstration implacable, à cette époque, la pollution avait considérablement chuté – la qualité de l’air n’avait jamais été aussi bonne en Ile-de-France depuis 40 ans – et le bruit avait considérablement baissé.

 

« Un silence inhabituel s’est installé au sein de la région Ile-de-France en lien avec les très fortes diminutions des émissions sonores d’origine anthropique du fait de la réduction drastique des trafics routier, aérien et même ferroviaire, de l’arrêt temporaire de certains chantiers et de la fermeture de nombreuses activités et lieux festifs », notait Bruitparif, l’Observatoire du bruit en Ile-de-France, qui dispose de 150 stations de mesure du bruit. Un silence de plusieurs semaines dont la faune (renards, hérissons, chevreuils, oiseaux), la flore et les Parisiens ont pu profiter pleinement, jusqu’à regretter cette époque… »

 

Ce temps est définitivement révolu.

 

Le Parisien, le quotidien, titre : À Paris, le bruit, c’est reparti comme avant

 

Dans son nouveau bilan, Bruitparif confirme ce que beaucoup de Parisiens ressentent depuis le 11 mai : les décibels retrouvent presque leur niveau d’avant le confinement.

 

« Durant le confinement, un silence inhabituel s'était installé dans la capitale. Depuis le 11 mai, outre le retour de la pollution de l'air constaté par l'association Airparif, on constate également une remontée sensible des nuisances sonores. « L'environnement sonore a très majoritairement été perçu comme agréable, calme, ou paisible, ce qu'a révélé une enquête auprès de 1 300 Franciliens. Les gens vivent mal ce retour brutal du bruit et certaines associations de riverains montent déjà au créneau », confirme Fanny Mietlicki, la directrice de Bruitparif.

 

Moins de bruit surtout dans Paris intra-muros

 

À partir du mardi 17 mars 2020, date d’entrée en vigueur du confinement, le bruit généré par la circulation routière a fortement chuté, en lien avec la diminution du trafic automobile.

 

Selon Bruitparif, les diminutions les plus importantes ont été constatées entre les deuxième et sixième semaines de confinement.

 

En Île-de-France, les diminutions ont été plus marquées sur le réseau de voirie dans Paris intra-muros que sur les grands axes (bd périphérique, autoroutes, routes nationales ou départementales en banlieue) et ont également été proportionnellement plus importantes la nuit (période 22h-6h) que le jour (période 6h- 22h).

 

« Une tendance à la remontée des niveaux sonores a été observée au cours des deux dernières semaines de confinement, et les niveaux ont nettement ré-augmenté depuis le début de la phase de déconfinement », note toutefois l’organisme selon lequel le niveau d’avant confinement n’a pas encore été atteint.

 

Diminutions moyennes du bruit sur la période 22h-2h au cours de la période de confinement par rapport à la période précédant le confinement

 

Beaucoup moins de nuisances dans les quartiers piétons

 

Les nuisances sonores avaient également fortement diminué pendant la période de confinement.

 

« Dès le dimanche 15 mars 2020, date de fermeture officielle des commerces non essentiels, et durant les huit semaines de confinement, les nuisances sonores liées aux activités humaines ont disparu de certains quartiers animés de la capitale, qui comptent de nombreux bars et restaurants ou dont l’espace public est fortement fréquenté en soirée et en début de nuit, notamment aux beaux jours », développe Bruitparif.

 

Les baisses de décibels ont ainsi atteint en moyenne 6,4 à 16,2 décibels entre 22 heures  et 2 heures, par rapport aux deux semaines précédentes (2 au 15 mars inclus). Les soirs de week-end (vendredis et samedis soirs), la chute a été encore plus marquée avec de 6,9 à 19,6 décibels de moins selon les quartiers.

 

Les baisses de niveau sonores ont été plus marquées dans certains quartiers peu ou pas circulés habituellement (rues du quartier des Halles, du quartier de la butte aux cailles ou du quartier des enfants rouges ainsi que sur la Place Sainte Catherine). Résultat direct de la diminution des activités récréatives du fait de la fermeture des établissements.

 

Dans d’autres quartiers  (bassin de la Villette, canal Saint Martin, quais Austerlitz/La Râpée et port de la gare), les diminutions constatées sont le résultat de deux phénomènes cumulés : la disparition des nuisances sonores liées à la moindre fréquentation des espaces publics du fait du confinement et également la baisse du bruit lié à la circulation routière durant cette période.

 

Depuis le début du déconfinement et malgré une fermeture encore maintenue des établissements sur la période allant du 11 mai au 1er juin (phase 1 du déconfinement), « une remontée assez nette des niveaux sonores a été observée » juge Bruitparif qui donne comme raison la réappropriation de l’espace public, « amplifiée par une météorologie clémente et l’activité de vente à emporter développée par certains établissements, ainsi que par le retour du bruit de fond généré par le trafic routier dans certains quartiers. »

 

Variations du bruit sur la période 22h-2h entre la phase 1 de déconfinement et la période de confinement

 

C’est donc reparti comme avant et c’est bien joli d’étaler sous nos yeux des mesures du bruit, de la pollution de l’air, mais que fait-on pour réduire significativement le niveau de bruit dans Paris ?

 

Pas grand-chose à ma connaissance !

 

Et pourtant il serait possible, hormis d’agir radicalement sur le niveau de la circulation des véhicules thermiques, ce qui n’est pas simple eut égard à la difficulté liée au fait que les problèmes de Paris-intra-muros ne peuvent être traités sans tenir compte des trajets banlieue-travail, et comme le Grand-Paris reste un projet flou, d’agir sur des nuisances sonores intempestives et agressives.

 

J’en cite 3 :

 

  • Les 2 roues motorisées « D’après une étude du Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) pour Bruitparif, le bruit des véhicules deuxroues motorisés représente, pour 35 % des Franciliens, le bruit lié au transport le plus gênant. » La rue n’est pas un circuit de vitesse pour motard ou pour gros cul posé sur des gros scooters, que fait la police pour juguler les pots d’échappement de ces connards ?

 

  • L’abus des 2 tons par la police en voiture estampillée comme en voiture banalisée, le maintien de l’ordre : la litanie des cars de CRSGendarmes qui foncent à tombeau ouvert dans les rues en couinant, les « voitures dites officielles » : n’importe quel sous-secrétaire d’état qui part déjeuner couine bien calé au fond  de sa limousine, les ambulances privées qui contrairement au SAMU ne bénéficie d’aucun droit à couiner pour brûler les feux rouges… c’est le grand tintamarre… c’est intolérable… y’en a marre !

 

  • L’abus de klaxon pour un oui ou pour un nom, à la moindre gêne, les conducteurs écrasent leur foutu klaxon. Je rappelle à ces agresseurs sonores que « De jour comme de nuit, klaxonner en ville est strictement interdit sauf en cas de danger immédiat c’està-dire lorsqu’une situation représente un danger réel et imminent. Il est autorisé de klaxonner pour éviter un accident de la route. Voir ICI

 

  • De toute ma vie de cycliste parisien je n’ai jamais vu la police verbaliser un automobiliste pour usage intempestif de son klaxon.

 

Bref, pendant et après le confinement nos chers pouvoirs publics nous ont seriné les gestes barrières, la nécessité du masque, et que voyons-nous ? Après avoir hurlé au scandale d’État pour la pénurie de masques, plus personne ou presque n’en porte, tout le monde s’agglutine, tout le monde s’en fout.

 

Mesurer le niveau de l’agression sonore c’est bien, agir pour le faire régresser c’est mieux. Je n’ai aucun goût pour la répression mais puisque le degré de citoyenneté est faiblard, que seule la peur du gendarme est efficace, comme pendant le confinement il ne reste plus qu’à frapper au porte-monnaie…

 

Comme nous sommes encore en période électorale la Mairie de Paris promet :

 

« Nous agirons aussi contre le bruit. Pendant le confinement, les Parisiens ont pu redécouvrir le silence et le chant des oiseaux : selon Bruitparif, les émissions sonores ont chuté jusqu’à 90 % dans Paris, plus encore durant la nuit qu’en journée. C’est pourquoi nous renforcerons la verbalisation des véhicules et deux-roues trop bruyants grâce à de nouveaux radars acoustiques. Nous limiterons la vitesse dans Paris à 30km/h car c’est surtout la nuit que cette vitesse est dépassée et qu’elle cause le plus de nuisances sonores, avec des conséquences pour la santé du fait des insomnies qu’elle provoque. »

 

Je ne vous servirai pas le plat des promesses qui ne lient que ceux qui les entendent. Le vivre ensemble commence par des gestes simples et non par le règne du tout pour ma gueule, la soi-disant liberté de faire ce que bon me semble…

L'incroyable histoire du bruit à Paris ICI

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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 06:00

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/MjAxOTA4OTZhMTdjM2QzYzNkOGE5NTQ3NDczZWUwODE2OGUxM2Y?width=640&height=480&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=b0852f23083c4edcc6ec4df7ca60ba8bdee3ab5b653b0dc8f6de79fb642c4a12

La presse écrite qui n’allait déjà pas très bien, rongée par la gratuité du Net, a reçu un nouveau coup sur la tête avec le confinement dû au Covid 19. (Lire La presse écrite va sortir transformée du confinement ICI 

 

Le leitmotiv du fameux monde d’après est sans contestation : le retour à la proximité.

 

Dans ma Vendée crottée, le journal local : c’était alors La Résistance de l’Ouest devenue depuis Presse-Océan tombé dans l’escarcelle du groupe Ouest-France après un séjour désastreux entre les mains du groupe Hersant. Mon père commençait toujours sa lecture par les pages politiques et internationales, il  s’intéressait peu à celles de l’édition locale qui se résumaient souvent en des photos des micros-événements du canton. Faut dire que les localiers n’étaient pas des flèches.

 

De nos jours, la PQR, pour ce qui concerne les sujets généraux, internationaux, se contente de reprendre à son compte les dépêches AFP : un abonnement coûte moins cher qu’une plume attitrée. Ça n’incite guère à l’abonnement.

 

Pendant le confinement je me suis abonné à Ouest-France à la fois pour avoir des nouvelles de mon terroir et parce que ce journal, de par la puissance du groupe, maîtrise mieux que ces confrères une ligne éditoriale originale.

 

Pour ce qui concerne La Montagne, ceux qui me suivent depuis un bout de temps savent que j’y suis attaché en souvenir de l’inventeur de la chronique en tant que genre littéraire : Vialatte « une chronique il faudrait la faire pousser comme une herbe dans les fentes d’un mur, dans les pierres de l’emploi du temps ». ICI 

 

Boursault

 

Et puis, pour finir sur mon égrènement de souvenirs : la Creuse, Unilever, le site d'Auzance, dans la Creuse, qui produisait le fromage Boursault. « L'usine est neuve, mais la marque n'est pas mondiale, et notre tonnage de 600 tonnes (à comparer aux 6 000 tonnes de Boursin) chute régulièrement. À la trappe ! ICI 

 

Bref, passons aux infos :

 

  • Nouveauté en cuisine : des pâtes 100 % fabriquées en Creuse  

 

Les pâtes de la marque « Cœur de Creuse » vont arriver dans les rayons des supermarchés la semaine prochaine. Elles sont fabriquées à Guéret avec du blé dur cultivé par six agriculteurs creusois. Une première dans le département !

 

Les amateurs de pâtes vont bientôt pouvoir se fournir localement. Les penne, mafaldine, fusilli et coquillettes de la marque « Cœur de Creuse » seront commercialisés dans les grandes surfaces à partir du 23 juin. Dans un premier temps, on les trouvera dans les Intermarchés de Creuse et à Centre frais, puis dans d’autres supermarchés et petits commerces de proximité.

 

« Nous sommes contents du résultat, sourit Claire Mathé, l’une des six associés de la SARL Les Moulins marchois. Cela fait plus de deux ans que nous travaillons sur ce projet, il y a eu des hauts et des bas… »

 

La suite ICI

 

  • La Mothe-Achard. La machine d’AMPM débarrasse les chariots des virus

 

L’entreprise de mécanique de précision AMPM, en Vendée, vient de créer U-Clean. Un système de désinfection automatisée des chariots de supermarchés en un temps record.

 

Les courses au supermarché sont source d’inspiration pour Sébastien Renault. Pendant le confinement lié à la Covid 19, le responsable du bureau d’études d’AMPM à La Mothe-Achard (Vendée) a observé  les employés qui nettoyaient les chariots à la main. Parfois, un vaporisateur relié à une ficelle était mis à la disposition des clients.

 

Il a alors eu l’idée  d’automatiser le processus de désinfection. Le projet lui trotte dans la tête. Il le matérialise par un dessin, réalisé en un week-end. Et le propose à l’entreprise, immédiatement emballée par cette proposition.

 

Le projet correspond au savoir-faire de l’Atelier de mécanique de précision mothais (AMPM). Depuis 2014, il est le fournisseur officiel et exclusif des quilles des nouveaux bateaux de la classe Imoca. Donc du Vendée Globe et de l’Ocean race, course en équipage autour du monde qui partira d’Alicante en 2021.

 

La suite ICI

 

Bonne lecture !

Jean-Charles Cozic et Daniel Garnier sur une ancienne linotype de Presse-Océan, au musée de l’imprimerie de Nantes.

75 ans de Presse Océan. La longue histoire du journal historique nantais

ICI

Daniel Garnier et Jean-Charles Cozic, anciens de Presse Océan et historiens de la presse nantaise (auteurs d’une trilogie « La presse à Nantes » aux éditions l’Atalante), décryptent la chronologie du journal, qui fête ses 75 ans.

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 08:00

 

Le 12e se gentrifie, il  « compte parmi ceux qui ont été très chamboulé entre 1960 et 2000. Ont disparu la gare de Vincennes, les entrepôts de Bercy, les lieux que fréquenta Dora Bruder dans son enfance. »

 

 

 

 

À la SVF j’ai connu les derniers jours de Bercy où nous avions des vins entreposés en tiré-bouché*

 

11 avril 2007

Les soigneurs du vin

 

« Nous l'avons vu, Bercy, desservi par la Seine et le chemin de fer, se trouve dans une situation privilégiée pour ses arrivages et ses expéditions. Les wagons-réservoirs amènent jusqu'au seuil de ses magasins les vins de toutes les régions vinicoles. Ces wagons sont vidés au moyen de pompes mues électriquement, et la transfusion dans les cuves des magasins réceptionnaires s'opère par le canal de tuyaux de cuivre étamé extra-fin. Les vins sont reçus dans des fûts, des cuves verrées ou des foudres en bois dont le nettoiement s'opère méticuleusement par des lavages et des brossages intérieurs pour les foudres et les cuves ; par l'échaudage et l'étuvage à la vapeur pour les fûts. [...]

 

Logés dans les magasins, abrités sous les arbres, les vins, aux Entrepôts de Bercy, se trouvent dans les conditions les plus favorables à leur conservation. [...]

 

Les vins de consommation courante, comme les vins vieux destinés à la mise en bouteille, reçoivent les mêmes soins méticuleux. [...] »

 

La suite ICI 

 

 

12 mars 2015

Bercy, son entrecôte, ses marchands de vin, le « Paris de la Soif » à jamais englouti…

 

Au tout début de ma carrière, les Finances, le gratin des hauts-fonctionnaires c’était Rivoli, mais en dépit de la résistance de Balladur celui-ci fut « déporté » à Bercy dans un navire-amiral de style post-soviétique, œuvre de Paul Chemetov. ICI

 

 

Aujourd’hui Bercy c’est tout à la fois un Palais des Sports où l’on chante aussi et la grande cabane abritant ce qui se veut encore la fine fleur de l’Administration Française

 

La suite ICI 

 

Fleurs de ruine - broché - Patrick Modiano - Achat Livre | fnac

 

Mais c’est dans Fleurs de Ruine que j’ai découvert La Gare de la Bastille.

 

« J’ai connu encore cette ligne au début des années soixante avant […] que la gare de la Bastille ne soit détruite pour laisser la place à un Opéra. La voie courait sur le viaduc de l’avenue Daumesnil dont les arches étaient occupées par des cafés, des dépôts et des commerces. »

 

« En juin-juillet 1943, les parents de Patrick Modiano séjournent quelque temps à la Varenne-Saint-Hilaire. Empruntent-ils la « ligne Vincennes » dont la gare de la Bastille était le terminus ? Située là où s’élève l’Opéra Bastille, elle permettait de relier la capitale à Marles-en-Brie via Brie-Comte-Robert. Le dimanche, ses trains aux voitures vertes emmenaient les parisiens vers les guinguettes de Nogent-sur-Marne ou de Joinville-le-Pont.

 

 

La gare de la Bastille fut la dernière gare parisienne à être desservie exclusivement par des locomotives à vapeur… qui ne manquaient pas d’enfumer généreusement les premiers et deuxièmes étages des immeubles longeant le viaduc. Fin 1969, un calicot fut accroché au-dessus  de la Porte : « ATTENTION, le 14 décembre 1969, fermeture de cette gare au service voyageurs. Report de la tête de ligne à la station RATP NATION. » Désaffectée, la gare accueillit diverses expositions jusqu’à sa démolition, en 1984 »

 

SOURCE : Paris dans les pas de Patrick Modiano - broché - Gilles Schlesser ...

 

©R. Gouault/Coll. D. Leroy

IL Y A 50 ANS… DISPARAISSAIT LA GARE DE PARIS-BASTILLE ICI

 12 mars 2020
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Opéra Bastille | Agence-ai.com FR

La décision de la construction

Le président François Mitterrand décide en 1982, sur proposition de son ministre de la culture Jack Lang, la construction d’un nouvel opéra dans Paris, considérant l’opéra Garnier trop petit en jauge et dépassé en matière technique. Il veut un opéra « moderne et populaire ». Pour les besoins de l’époque, on crée en 1983 l'établissement public Opéra-Bastille (EPOB).

L’emplacement de la gare de Paris-Bastille, situé entre la rue de Lyon et la rue de Charenton et au niveau de la place de la Bastille, est choisi. Les travaux débutent en 1984 avec la démolition de la gare de Paris-Bastille, ouverte en 1859 et fermée le .

 

Le concours d'architecture

Un concours pour désigner l’architecte de ce nouvel opéra est lancé en 1983. 1 700 cabinets d'architecte du monde entier y participent. Carlos Ott, un architecte uruguayen et canadien qui remporte le concours le 

 

 

La détérioration de la façade

 
L'opéra Bastille, derrière la colonne de Juillet, vu de la rue Saint-Antoine.

L’État a par ailleurs engagé un procès pour malfaçon en 1991 contre les entrepreneurs en raison de la dégradation très rapide de la façade du bâtiment. Une dalle était tombée en 1990 et avait nécessité la pose de 5 000 m2 de filets de sécurité pour 530 000 euros. Une polémique, de nombreux audits et études vont faire durer pendant de nombreuses années la détermination des torts, la part des assureurs et les montants financiers d’autant plus que les études vont révéler de nouveaux problèmes. Cependant la seule pierre qui soit tombée était collée et non attachée. L’urgence de la livraison pour être prêt pour le bicentenaire de la révolution a conduit à des raccourcis coûteux pour la suite. L’État va finalement gagner ce long procès en 2007 : les constructeurs ont été condamnés à payer neuf millions d’euros pour le remplacement des 36 000 dalles en pierre calcaire de 90 cm × 90 cm. Les études ayant été faites en 2005-2006, les travaux ont pu commencer durant l’été 2007 et ont duré 2 ans.

Avec la vétusté due au temps, les besoins du bâtiment pour les mises aux normes, notamment incendie, sont évalués à hauteur de 12 millions d’euros sur cinq ans jusqu'en 2011 selon un rapport d'information sénatorial.

 

L'extension de l'opéra

En 2016, l’Opéra de Paris obtient 60 millions d’euros pour la construction d’une salle modulable destinée aux répétitions, pouvant aussi accueillir 800 spectateurs. L’emplacement de 1 400 m2 existe dès l’origine mais les travaux ont été continuellement reportés. De plus un nouveau lieu de stockage et de construction des décors sera construits sur le « terrain des délaissés », une zone laissée en jachère entre l'opéra et le viaduc des arts. Les travaux devraient être achevés à l’horizon 2022-2023.

L’espace libéré à cette occasion aux ateliers Berthier, où l’Opéra disposait d’une salle de répétition, d’un atelier pour les peintures de grand format, de stockages pour les costumes et accessoires et d’une zone de réparation de décors, permettra de créer une Cité du théâtre, à l’image de la Cité de la musique du parc de la Villette

Projet opéra Bastille

L'opéra Bastille sera parachevé par un architecte danois ICI 

CARMEN

OPÉRA Georges Bizet

 

Opéra Bastille - du 16 au 31 décembre 2020

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 06:00

Peter Beard - image 2 https://weekend.lesechos.fr/medias/2020/04/20/2340067_photographie-les-mondes-sauvages-de-peter-beard-web-tete-0603067868484.jpg

Vendredi 12 au petit matin je décide de publier, comme chaque jour, dans ma story de Face de Bouc, une photo du grand photographe américain Peter Beard.

 

Dans la seconde qui suivit le robot censureur a frappé :

 

« Vous ne pouvez ni publier ni commenter pendant 24 heures

 

Votre publication ne respectait pas nos Standards de la communauté concernant la nudité ou les actes sexuels »

 

Amoureux fou de la savane kényane et de ses animaux, le photographe américain Peter Beard, décédé, fin avril, à 82 ans, laisse des clichés exceptionnels de la destruction de la vie sauvage en Afrique. L’aventurier défraya aussi la chronique pour ses images des plus belles femmes de son époque.

 

Agnes d’El Molo Bay, Loyangalani, Lake Rudolf, Kenya, 1968-2002.

 

Un beau livre, Peter Beard, éditions Taschen, coll. « xl », 770 pages, 100 €, retrace son parcours.

 

« Laissez Beard seul quelques minutes et les femmes se matérialisent autour de lui comme des champignons après la pluie », une journaliste de « Vanity Fair »

Photo : les mondes engloutis de Peter Beard

Par Stéphanie Chayet

ICI 

 

Deux remarques pour les hypocrites de Face de Bouc :

 

1- Depuis le confinement je reçois sur mon compte des sollicitations de « jeunes femmes » au profil physique très accrocheur, légèrement vêtue, me proposant leurs services : là pas de censure, le biseness est le biseness pour le sieur Zuckerberg qui censure l’œuvre d’un de ses compatriotes photographiant la réalité.

 

Connaissance du monde - Cergy

 

2- Les premiers seins nus que j’ai vus sont ceux des Africaines dans les films projetés par le curé au patronage dans Connaissance du Monde fondée en 1945 par Camille Kiesgen. Le tout premier des conférenciers n'était autre que Paul-Émile Victor. Il relatait son expédition sur la traversée du Groenland en février 1943. Après le succès médiatique de cette première conférence salle Pleyel à Paris, de très nombreux grands noms de la découverte et de l'aventure vinrent raconter leurs voyages sous l'égide de « Connaissance du Monde ». Parmi eux : le commandant Cousteau, Maurice Herzog, Louis Lachenal, Haroun Tazieff, Alain Bombard, Marcel Isy-Schwart, Arnaud Desjardins, Jean Raspail, René Vernadet, Maurice et Katia Krafft, Vitold de Golish, la famille Mahuzier, Jacques Villeminot, Antoine, Olivier Föllmi, etc.

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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 06:00

Modèle du virus SARS-CoV-2 en 3D, proposé par le studio Visual Science, le 11 mai.

Et si le fameux système, perverti par le serpent de mer du « néo-libéralisme », gonflé comme un soufflé par une débauche de mondialisation sauvage, d’externalisation à tout va, de consommation effrénée de produits importés de Chine, Vietnam, Bangladesh…, enserré  par le FMI dans une stricte discipline financière, ligoté par  des plans d’austérité aux effets contre-productifs, cache-sexe pour nous gaulois de nos faiblesses, de nos renoncements et de nos mauvais choix, venait d’être sauvé par la crise sanitaire qui oblige les dirigeants à jeter aux orties les outils forgés par des économistes dont l’art consiste à se planter systématiquement.

 

 Souvenirs :

 

VIVE LA CRISE !  Le sous-titre étonne : La grande mutation des années 80, racontée par Yves Montand. ICI 

 

 

C'était un dimanche ensoleillé d'avril de 2007, à un grand vide-greniers de la rue de Flandres, le numéro spécial de "Libération" Antenne 2 de février 1984, à même le sol, perdu dans une marée d'objets hétéroclites, me sautait aux yeux. Quel bonheur que de se retrouver projeté 23 années en arrière !

 

J'achetais bien sûr.

 

THE BIG SHORT: LE CASSE DU SIÈCLE", BANDE-ANNONCE - Planète Cinéphile

Puis il y eu la fameuse crise des subprimes en 2008

 

Bernard Madoff

 

Arrêté fin 2008 pour escroquerie, il a été condamné à 150 ans de prison pour avoir monté la plus gigantesque chaîne de Ponzi de l'Histoire. L'ex maître-nageur sauveteur à Long Island a fini par couler de nombreux investisseurs avec une escroquerie (estimée à près de 50 milliards de dollars) révélée par la crise financière de 2008. « Bernie » est devenu une star - incarné par Robert de Niro dans le téléfilm The Wizard of Lies sur HBO - en prison. Et il n'aurait pas perdu la main. Un journaliste a en effet révélé qu'il a monopolisé la totalité du chocolat en poudre pour le revendre plus cher dans la cour de la prison. Ce qui ne l'empêcherait pas d'être vu comme un « héros » par ses codétenus. Selon un ancien compagnon de cellule, quand il ne spécule pas sur la poudre (en chocolat), « Bernie » écouterait du rap et passerait son temps à la bibliothèque pour lire des livres de finance, mais aussi l'histoire du Petit Lord Fauntleroy.

 

« Ils savaient que les contribuables les renfloueraient. Ils n'étaient pas stupides, ils s'en foutaient ».

The Big Short : Le casse du siècle (2015)

 

Histoire vraie tirée du bestseller The Big Short: Inside the Doomsday Machine (À l’intérieur de la machine de la fin du monde), le cynisme et l’amoralité d’une certaine finance est encore plus marquée. On suit un trio de jeunes financiers interprétés brillamment par Brad Pitt, Christian Bale, Ryan Gosling. Ils découvrent la faiblesse du système de financement immobilier aux États-Unis.

 

Anticipant à plus ou moins long terme la crise des subprimes, ils vont parier sur la faillite du système. Les autres banques les regarderont agir sans y croire, tandis que leurs propres clients s’inquiéteront de ce pari. Alors qu’une partie du monde sera ruinée, les trois financiers feront fortune. « C'est un très bon film », estime l'investisseur Steve Eisman, qui a inspiré l’un des personnages, et dont le portefeuille est passé de 700 millions de dollars à 1,5 milliard durant la crise.

 

2020, la crise du Pangolin !

 

Billets de banque de différents pays ou régions. — © JASON LEE/REUTERS

 

La dette explose. Et alors?

 

Les gouvernements n’ont guère eu d’autres choix que d’avancer des dizaines de milliards pour éviter une catastrophe économique. Beaucoup craignent un endettement qui pèsera sur les prochaines générations dans les pays occidentaux. A l’inverse, il pourrait leur offrir une croissance plus durable

Mathilde Farine

 

Publié jeudi 11 juin 2020 ICI 

 

Rarement, en temps de paix, les gouvernements ont à ce point ouvert les vannes budgétaires. Les uns après les autres, à coups de dizaines de milliards de francs, d’euros, de dollars, les Etats ont injecté des liquidités dans des économies qu’ils ont eux-mêmes dû mettre provisoirement à l’arrêt.

 

Vertigineux?

 

Peut-être, mais c’est une bonne chose:

 

«Ils ont vite réagi, cela montre qu’ils ont tiré les leçons de 2008 où, en Europe surtout, ils avaient fait une erreur de diagnostic, en pensant que l’économie allait rebondir d’elle-même rapidement et fortement», une fois la tempête passée, assure Mathilde Lemoine, cheffe économiste à la banque Edmond de Rothschild.

 

Les chiffres sont spectaculaires.

 

En absolu et ramenés aux économies de chaque pays. Juste en dessous de 10% du PIB en Suisse, juste en dessus aux Etats-Unis, plus de 30% en Allemagne. Pourtant, ils le sont moins lorsqu’on les compare aux trous béants créés par la crise sanitaire: «Le Seco avance une perte de PIB de 25%. Les mesures prises, même si elles sont impressionnantes, ne la compensent pas», nuance Mathilde Lemoine, qui s’attend à une deuxième phase de relance.

 

Début de la phase deux

 

Le creusement des déficits n’est donc peut-être pas fini. Parce qu’après avoir paré au plus pressé pour éviter des faillites et un chômage de masse, s’être assuré que la machine reparte dès que possible, il faut maintenant se concentrer sur l’investissement, qui créera les conditions de la croissance, ajoute Valentin Bissat, économiste chez Mirabaud Asset Management.

 

Si les emprunts n’évoquent a priori rien de positif, c’est en partie le fait de préjugés. Ou d’exemples de pays où la gestion financière a mal tourné, de fiascos historiques qui ont laissé des traces dans la mémoire collective. Or la crise n’est pas inéluctable. D’abord, elle est rarement le fait de la seule dette elle-même. Ensuite, les exemples d’endettements massifs, résorbés avec le retour de la croissance, existent aussi. Enfin, si les montants asphyxient une économie, des solutions existent et ne cessent d’être inventées.

 

Les emprunts, en soi, ne sont donc pas mauvais. S’endetter est même nécessaire pour des pays comme la Suisse, guetté par le vieillissement de la population et dont la croissance potentielle est faible: «L’augmentation de la croissance en Suisse ces dernières années avait résulté de la hausse de la population. Or cette dernière, qui compensait la productivité faible, est stabilisée. Donc pour que le soufflé ne retombe pas, il faudrait investir dans les infrastructures et encourager l’investissement privé», reprend Mathilde Lemoine.

 

Financer la transition énergétique

 

A défaut, la Suisse et nombre de pays européens auront un problème: «Des dépenses publiques qui n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant la crise de 2008, couplées à un sous-investissement privé ont entraîné un vieillissement du stock de capital [le patrimoine non financier d’une économie, ndlr]. Or si cela continue, le potentiel de croissance va encore diminuer et rendra plus difficile le remboursement des dettes qu’elles soient publiques ou privées.»

 

Dans ce sens, ce n’est pas la dette qu’il faut craindre, mais le manque de dette qui trahirait de trop faibles investissements. Et qui empêcherait par exemple de financer la transition énergétique que de nombreuses personnes appellent de leurs vœux.

 

D'ailleurs, «le Fonds de relance européen « Next generation EU » change la donne. En investissant plutôt qu’en voulant gérer les dettes du passé, les chefs d’États et de gouvernement européen évitent un nouveau déclassement de la zone euro et son risque d’éclatement», ajoute Mathilde Lemoine.

 

Peur psychologique

 

Si on craint autant la dette, c’est en partie parce qu’on l’associe à un boulet qui freinera la croissance future, nourrira l’inflation ou l’hyperinflation.

 

Qu’on a ainsi créé une «peur inconsciente» exagérée. Pendant des décennies, le Fonds monétaire international (FMI) a imposé une stricte discipline financière pour fournir des prêts, arguant que trop de dette freinerait la croissance.

 

2 experts de renommée mondiale l’ont même théorisé, Kenneth Rogoff et Carmen Reinhart, avant de se rendre compte qu’une erreur avait faussé tous leurs calculs, qui avaient établi à 90% du PIB un endettement qui freine la croissance. «Tout comme la zone euro avait fixé la limite à 60% du PIB, parce que c’était la moyenne au sein des pays membres avant l’introduction de la monnaie unique, pas parce que la théorie économique le recommandait», rappelle Valentin Bissat. On a utilisé ces théories lors de la crise de l’euro, avant de se rendre compte que les plans d’austérité avaient un effet contre-productif.

 

En outre, on raisonne, à tort, comme des ménages, déplorent les tenants de la théorie monétaire moderne toujours plus en vogue et incarnée par la professeure d’économie à New York Stephanie Kelton. Pour elle, on est tombé dans un piège linguistique en assimilant le vocabulaire des ménages qui doivent par exemple «se serrer la ceinture» à un Etat : rapportés à un individu, les «déficits» deviennent quelque chose à éliminer, alors que l’Etat, lui, ne fonctionne justement pas de la même manière. L’économiste se met en porte-à-faux avec l’idée que, pour dépenser, il faut d’abord savoir comment payer. Le marché obligataire et la banque centrale sont là pour veiller à ce que la pompe ne se tarisse pas. La contrainte budgétaire n’existant tout simplement pas, la vraie limite se trouve ailleurs: lorsque les dépenses publiques risquent de provoquer une surchauffe économique et de l’inflation.

 

La réaction à cette crise sanitaire s’apparente d’ailleurs déjà à une application de cette théorie, relèvent des économistes de Pictet dans une étude. Au moins dans une forme adoucie: les gouvernements empruntent, les banques centrales rachètent les créances et maintiennent les taux d’intérêt à des niveaux bas, évitant ainsi que le paiement des intérêts ne devienne ingérable.

 

Il faudra donc peut-être s’habituer à cette présence, finalement pas si menaçante, d’une montagne de dette. Et accepter que sa réduction doive prendre des décennies pour ne pas entraver la croissance. Dans une hypothèse de taux bas pendant une longue période, schématiquement, «les jeunes générations, qui ont tendance à consommer ou emprunter davantage, s’en sortent dans ce contexte mieux que les plus âgés, dont l’épargne stagne», souligne Valentin Bissat. Ils s’en sortiront d’autant mieux si ces emprunts servent à stimuler une croissance plus durable, plus verte.

Une dette publique à 120 % n’est « pas en soi une catastrophe », juge le président de la Cour des comptes ICI 

 

Dans un entretien à « L’Opinion », Pierre Moscovici, qui a pris ses fonctions le 3 juin, argue que « quand la dépense est justifiée par des raisons exceptionnelles, économiques ou sociales, quand elle est bien utilisée, elle est légitime ».

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