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16 décembre 2020 3 16 /12 /décembre /2020 08:00

 

Comme promis à certains lecteurs fidèles je commence aujourd’hui la publication de la liste des livres que j’ai aimés.

 

Les Noirs et les Rouges, par Alberto Garlini, traduit de l'italien par Vincent Raynaud, 928 p, Folio policier, 9,80€. 

Alberto Garlini

Enfant illégitime, il a grandi à Udine, avant de partir étudier le droit à Rome à la fin des années 1960. D'y devenir un fasciste. Un guerrier. Un soldat politique, bouillonnant à l'idée de faire vaciller l'ordre bourgeois, de préparer la révolution. Le lecteur apprend comment il en est venu à tuer accidentellement pour la première fois. Comment avec ses camarades du camp des noirs, il n'hésitait pas à sortir le couteau face aux barres à mine des rouges.

 

Son troisième roman, a pour sujet une époque, celle des « années de plomb ». Une période où tout le monde était prêt à mourir. Le héros des Noirs et les Rouges se nomme Stefano Guerra.

 

De chapitre en chapitre se dessine ici le portrait d'un personnage complexe et d'un temps qui l'est tout autant. Alberto Garlini a un sens du romanesque particulièrement développé. Il y a là du souffle et du talent. On se laisse ainsi happer par Les Noirs et les Rouges, saga littéraire sur la violence de l'homme et sa folie.

 

Donato Carrisi

Donato Carrisi

Anaïs Bokobza (Traducteur)

440 pages

 Éditeur : CALMANN-LÉVY (05/05/2010)

 

 Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Milla Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

 

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

Maurizio de Giovanni

Maurizio de GiovanniEt l'obscurité fut

Et l'obscurité fut

Éditeur : 10-18 (16/02/2017)

 

Tandis que Naples suffoque sous la chaleur du mois de mai, l’équipe du commissaire Palma reçoit un coup de fil alarmant : Dodo Borelli, 9 ans, petit-fils d’un puissant entrepreneur napolitain, vient d’être enlevé. Rien de très surprenant dans cette famille qui a tout pour attiser les haines, du grand-père richissime et intraitable à la mère en révolte contre l'autorité paternelle. Mais pendant que Romano et Aragona tentent de démêler l’affaire, Lojacono et Di Nardo se retrouvent à enquêter sur un cambriolage plus que douteux…

 

Et si l’enlèvement du bambino masquait un crime plus grave encore ? Plus que jamais, les « Salauds de Pizzofalcone » vont devoir se serrer les coudes pour se sortir d’un abîme de mensonges...

 

Maurizio De Giovanni nous invite une nouvelle fois à plonger dans le quotidien d’un commissariat napolitain, et de ses flics confrontés en permanence à la détresse ordinaire. À travers une galerie de personnages intrigants et terriblement humains, le récit nous entraîne dans une sombre histoire d’enlèvement, sur fond de désespoir et de crise économique. Un roman très actuel, qui parvient à combiner peinture sociale, rythme et psychologie tout en finesse.

Valerio Varesi

Valerio Varesi, Le Fleuve des brumes (Il Fiumme delle nebbie, 2003), Agullo, 2016. Traduit par Sarah Amrani. 316 p.

 

Un soir d’hiver, alors que la pluie tombe sans discontinuer depuis plusieurs jours et que le Pô entre en crue, la péniche du vieux Tonna largue les amarres et quitte le port, semblant dériver avant de s’échouer quelques heures plus tard. Quand les carabiniers y entrent, le bateau est vide et Tonna semble même n’y être pas monté. Le même jour, le commissaire Soneri est envoyé sur la scène d’un apparent suicide. Mais le commissaire doute ; l’homme a peut-être été défenestré de force. Il s’agit du frère de Tonna. En commençant à interroger les vieux pêcheurs et bateliers du port, Soneri s’aperçoit rapidement que de vieilles divisions existent encore entre ceux qui cinquante ans plus tôt ont combattu pour le Parti Communiste dans la résistance et ceux qui étaient du côté des fascistes. C’est justement à ces derniers qu’appartenaient les Tonna. Et s’il fallait remuer le passé pour trouver le coupable de ce crime ? C’est à cela que va s’employer Soneri dans ce décor aussi brumeux et boueux que les histoires qu’il va faire remonter à la surface.

 

La suite ICI 

Antonio Manzini

Antonio Manzini

Piste noire Denoël sueurs froides

mai 2015

256 p.  20,50 €

 

Antonio Manzini qui a d’autres talents dans le monde du cinéma, acteur et scénariste, nous propose son premier roman. On découvre ici un personnage qui pourrait être celui d’une série, Rocco Schiavone, un sous-préfet (l’équivalent d’un commissaire). Il est romain d’origine et a été muté disciplinairement dans le Val d’Aoste. Une caractéristique : son taux de résolution d’affaires très exceptionnel.

 

Rocco Schiavone n’est certes pas un ange, il est détesté et détestable, méprisant, cynique… Et j’en passe. C’est un macho de première, il aime les femmes et sa femme Marina même s’il n’est pas á un coup de canif près dans le contrat.

 

Ce romain arrive donc dans le Val d’Aoste, plus précisément dans la station de ski de Champolux pour résoudre une sombre affaire : un corps a été retrouvé en morceaux sous une dameuse entre deux pistes de ski. Un foulard dans la gorge, il n’y a pas de doute, c’est un meurtre. Rocco va appliquer ses méthodes peu orthodoxes en travaillant les pieds dans la neige en Clarks méprisant les « ploucs » de la station de ski.

 

La suite ICI 

Mimmo Gangemi

Mimmo Gangemi

408 pages

Éditeur : POINTS (03/03/2016)

 

Quadragénaire divorcé et sans ambition, Alberto Lenzi est davantage préoccupé par ses conquêtes et ses parties de poker que par son métier de magistrat. Mais lorsque son collègue et ami Giorgio Maremmi est assassiné, Alberto décide de le venger. Il ne tarde pas à lever le voile sur un scandale dépassant de loin la criminalité mafieuse locale et dont les conséquences mettent sa propre vie en péril.

 

"Une silhouette sous un drap, une flaque rouge. Il pâlit. Entendit le silence."

 

Mimmo Gangemi, né en 1950 en Calabre où il vit toujours, est ingénieur. La Revanche du petit juge est son premier roman.

 

« Une description de la société italienne piégée entre des ripoux et des citoyens qui s’accommodent, par facilité, de la décomposition avancée de l’État. »

 

Le Monde des livres

 

Traduit de l’italien par Christophe Mileschi

 

 5 août 2017

L’agromafia en Italie : le trésor de la came rouge ICI 

 

17 octobre 2020

Louis XIV « le roi sans dents », le père Hollande fut un incompris, il condamnait les excès de sucre des Grands !  ICI 

 

DES LIVRES, DES TRÉSORS, L'ESPRIT D'AVENTURE...

 

LES ÉDITIONS DU TRÉSOR FAÇONNENT AVEC AUDACE UN CATALOGUE D'OUVRAGES SINGULIERS TOURNÉS VERS L'UNIVERS DES CHASSES AUX TRÉSORS ET DES AVENTURES VÉCUES.

 

LE CATALOGUE ICI

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 08:00

 

Ma nouvelle enseigne à un petit son de Mélenchon, rassurez-vous je n’ai pas retourné mon veston pour me rallier au marcel du guide des gens ; il n’en reste pas moins vrai qu’à partir d’aujourd’hui, je suis, comme nous tous, au couvre-feu dont la jauge a été abaissée  de 1 heure, tous au poulailler  à 20 heures !

 

Les lieux de culture sont toujours inaccessibles, mes billets pour le 23 décembre tombent sous le coup de l’annulation des spectacles du 15 au 30 décembre 2020,  adieu donc Littoral de Wajdi Mouawad. Je ne vais pas râler mais je ne suis pas convaincu par les arguments du chef de gouvernement : les spectateurs, trop contents de pouvoir y aller sont enclin à respecter les fameux gestes barrières, bien plus que ceux qui se pressent dans les supermarchés.

 

Plus d’attestation de jour mais faudra montrer patte blanche aux poulets pour circuler après 20 heures ; je fais confiance aux parigots pour se fabriquer des motifs pour circuler.

 

Pas de couvre-feu à Noël, les pieux se rendront à la messe de minuit qui n’est pas à minuit mais entonneront Minuit Chrétien c’est l’heure solennelle, les mécréants gueuletonnerons, les enfants croiront au Père Noël ou au Petit Jésus, les cadeaux seront posés dans les petits souliers au pied du beau sapin roi des forêts, sauf chez les Verts, le champagne coulera à flots (toujours ça de moins à distiller), les huîtres, le foie gras, le dindon et la bûche au chocolat seront au rendez-vous mais seulement pour 6 adultes.

 

Horreur, malheur, le réveillon de la Saint-Sylvestre sera placé sous black-out, je soupçonne les autorités de vouloir ainsi s’éviter la teuf débridée sur les Champs Élysée, les autos cramées, tout le folklore habituel. Pour ma part, rien de changé sous le soleil de la nouvelle année, j’ai en horreur les cotillons et la fête programmée.

 

Pourquoi ?

 

Tout bêtement,  s’embrasser sous le gui pour se souhaiter une bonne année lors que celles-ci vont de mal en pis, très peu pour moi.

 

Si mon argument ne vous convainc pas reportez-vous à la Saint-Sylvestre 2020 et rappelez-vous vos vœux « Bonne année, bonne santé » et la Covid tout au long de l’année.

 

Mais que ça ne vous empêche pas de lever le coude pour vous envoyer dans le gosier des rasades de vin qui puent. Comme disait le pépé Louis qui avait passé sa jeunesse dans les tranchées : « Encore un que les boches n’auront pas ! »

 

Désolé, ça m’a échappé, c’est du second degré en hommage à Peter Altmaier ministre de l'Économie de l’indéboulonnable Angela.

 

Cette fois, la France a tout fait correctement

 

Ce jeudi, le ministre de l'Économie Peter Altmaier a donc salué la décision française de reconfiner sa population de manière stricte, dans une interview croisée accordée aux Échos avec son homologue français Bruno Le Maire. « Cette fois, la France a tout fait correctement et a obtenu des succès impressionnants, alors qu'en Allemagne, l'élan de la deuxième vague n'a malheureusement pas encore été brisé », estime le ministre, appelant la chancelière à « prendre des mesures supplémentaires » pour juguler la progression de la pandémie.

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 06:00

Vicky Krieps (Alma) et Daniel Day-Lewis (Reynolds Woodcock) dans « Phantom Thread », réalisé par Paul Thomas Anderson. LAURIE SPARHAM/FOCUS FEATURE

À toute chose malheur est bon, le confinement me fait découvrir des films d’exception que je n’ai pas vu en salle.

 

 

Phantom Thread de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville, 2 h 11 est de cette veine.

 

 

 

Daniel Day-Lewis fait partie des derniers grands acteurs, il « a annoncé qu’il tenait là son dernier rôle à l’écran. En attendant de savoir s’il se met à la retraite comme Greta Garbo ou comme Sarah Bernhardt, Phantom Thread donne la mesure du vide que Daniel Day-Lewis laissera. »

 

 

Daniel Day-Lewis, aux extrêmes de l’incarnation

 

L’acteur s’approprie ses personnages par une maîtrise totale de leurs gestes. Un investissement tel qu’il pense à chaque fois raccrocher. Son rôle d’un grand couturier dans « Phantom Thread » pourrait lui valoir un quatrième Oscar.

 

Pour Phantom Thread, il a passé un an auprès d’un maître costumier du New York City Ballet, Marc Happel, à perfectionner la broderie de la boutonnière. « On répète souvent, assure l’acteur, qu’en accomplir une centaine, gansée ou passepoilée, constitue un rite de passage, je m’y suis plié. » Il a également travaillé la technique, plus difficile à ses yeux, du drapé, dessinant des croquis à n’en plus finir. Il a eu des moments d’euphorie.

 

Dans sa manière de tenir les ciseaux, par exemple. Beaucoup s’en emparent avec lourdeur, avec la crainte d’endommager le tissu. Lui, à l’inverse, avait un usage aérien de l’outil pour, à chaque fois, couper avec la précision d’un laser, sur une surface réduite, avec plusieurs épingles dans la bouche.

 

Lire ICI

 

Phantom Thread : Jordan Peele a adoré le film de Paul Thomas Anderson -  CinéSéries

 

« Phantom Thread » : l’amour sous toutes les coutures

par Thomas Sotinel publié le 13 février 2018

 

 

Parmi toutes les gemmes que l’on accumule deux heures durant, en suivant ce « fil fantôme » qui donne son titre au film, il y a cette réplique : « Voyez-vous, l’aimer, lui, fait que la vie n’est plus un grand mystère. » On aimera Phantom Thread comme Alma (Vicky Krieps), l’immigrée d’Europe centrale, aime Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), le couturier londonien. En s’abîmant dans le labyrinthe d’énigmes et d’illusions qui courent sous l’élégante surface du huitième long-métrage de Paul Thomas Anderson comme sous le maintien de gentleman du premier rôle masculin, au risque de réduire les autres films du moment à de simples évidences. Il est impossible d’évaluer le nombre de visions qu’il faudrait pour en épuiser les ressources.

 

Pourtant, rien de plus simple en apparence. Quelques années après la fin du Blitz, Reynolds Woodcock vit et travaille dans une belle maison de l’Ouest londonien. Chaque matin, il prend son breakfast en compagnie de sa ­conquête du moment et de Cyril (Lesley Manville), sa sœur, qu’il appelle affectueusement « my old so and so » (« ma vieille machine »), pendant que les employées de la maison Woodcock gravissent l’escalier de service jusqu’à l’atelier.

 

La suite ICI 

 

Phantom Thread - Critique

 

Télérama

 

Critique par Pierre Murat

 

Dans les années 1950, Reynolds Woodcock est un couturier londonien fêté dont on se demande, tout de même, s’il a du talent, tant ses robes, toutes destinées à des altesses hors du temps, sont aussi glacées et figées qu’elles. Il ne pense qu’à son art et à sa mère, vit avec sa sœur, qui prend un visible plaisir à se débarrasser de ses conquêtes lorsqu’il s’en lasse. Mais la servante d’auberge qu’il choisit pour nouvelle égérie, Alma, diffère de toutes les autres. Woodcock tente bien de la réduire en utilisant ses armes habituelles — la séduction et la muflerie —, mais elle ne se laisse pas faire. Elle résiste, ce qui lui vaut des attitudes et des répliques de plus en plus blessantes…

 

 

Ce film aux sentiments engoncés et aux décors asphyxiants (avec ses escaliers étroits et ses murs resserrés, la maison de couture ressemble à un goulet d’étranglement) est probablement le plus cinglé jamais tourné par Paul Thomas Anderson. Certes, on n’y voit pas pleuvoir des grenouilles, comme dans Magnolia (1999). Mais avec ce couple que l’art réunit et que le quotidien sépare, le cinéaste a l’insolence de célébrer la passion, la démesure, l’amour fou qui se nourrit de tout, même du sadomasochisme, pour exister encore et toujours. Accepter de s’oublier, au risque de se perdre : François Truffaut avait évoqué ces tourments, jadis, dans La Sirène du Mississippi. Paul Thomas Anderson les porte jusqu’à l’incandescence.

 

Unanimité au "Masque" sur "Phantom Thread" de Paul Thomas Anderson : c'est un chef d'oeuvre magnifique ! ICI 

par France Inter publié le 
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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 08:00

 

Oui, chaque jour que Dieu fait, je les vois tomber, virevolter, se déposer sur le bitume de ma contre-allée du boulevard Saint-Jacques, ces feuilles mortes mises en mots par Jacques Prévert et chantée par Yves Montand :

 

 

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Tu vois je n'ai pas oublié.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,

Les souvenirs et les regrets aussi,

 

Et le vent du nord les emporte,

Dans la nuit froide de l'oubli.

Tu vois, je n'ai pas oublié,

La chanson que tu me chantais.

 

Elles ne peuvent retourner à la terre comme leurs sœurs des forêts alors les petits hommes verts de la mairie de Paris les empochent, les aspirent, les transportent… Les agents de la DPE ramassent chaque année 4.500 tonnes de feuilles sur l’espace public.

 

Mais où vont-elles ?

 

« Les feuilles mortes ont pris le large.

 

L’opération « feuilles sur Seine » s’est achevée ce jeudi avec le transport de plusieurs tonnes de feuilles mortes en péniche.

L'opération s'est déroulée ce jeudi matin  port de Bercy (12e arrondissement)

100 tonnes de feuilles ramassées de début novembre à début décembre à Paris ont ainsi été regroupées au port de Bercy ce jeudi matin sur une barge Cemex, spécialement affrétée pour l’occasion et habillée d’une banderole « les feuilles mortes montent sur Seine ». Direction : un site de transfert du Syctom à Gennevilliers pour rejoindre un site de compostage industriel. Une opération inédite.

 

Elles pourront, par exemple, servir de matières secondaires pour d’autres activités comme la création d’espaces verts ou le maraîchage », note-t-on au sein de l’entreprise. Il aura suffi d’un aller simple pour transporter toutes ces feuilles en dehors de la capitale.

 

ICI 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 06:00

Les Shadoks», prises de becs - Libération

L’interview de Jérôme Despey recueilli par Vitisphère, à propos de l’arrachage, dit temporaire, « C’est un roc !… c’est un pic !… c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! »

 

Oui c’est une péninsule, je dirais même une presqu’île, tellement ces gens, ceux du comité spécialisé vin de FranceAgrimer ne sont reliés à la réalité du marché que par un fil, normal du côté représentants  des producteurs : le CV de ces messieurs en matière commerciale est pratiquement vierge, quant aux représentants des négociants ils pratiquent l’évitement, faut pas fâcher sans pour autant se priver de ramasser à la pelle une ressource à 2 balles.

 

L’arrachage, dit temporaire

 

« La mesure permet de conserver le potentiel de production en passant cette période compliquée » résume Jérôme Despey.

 

Ha ! Conserver le potentiel de production, c’est beau comme un grand tonneau où barbotent des hectares indifférenciés, c’est un peu comme si, les constructeurs automobiles, confrontés eux-aussi aux difficultés de l’heure, raisonnaient fermeture temporaire de leurs chaînes de production sans tenir compte de leur gamme.

 

Comme chacun le sait, ou ne le sait pas, en France ce sont les hectares qui comptent, les hectolitres, les vins produits c’est secondaire. L’exemple de la région de Bordeaux, qui a planté dans les temps anciens n’importe où, et beaucoup, est là pour confirmer la pertinence des analyses des mamamouchis du vignoble.

 

C’est le bordeaux-bashing, la faute de ces ignares de consommateurs !

 

Alors distillons, arrachons pour replanter, bien sûr avec le pognon des autres (qu’il soit national ou communautaire il vient de la poche des contribuables), surtout ne jamais se remettre en question et accepter de tenir compte des réalités.

 

La réalité c’est le tableau ci-dessus : ce sont le vieux qui boivent, et le potentiel des vieux boomers s’érode, c’est la loi de la vie

La réalité c’est aussi la réalité de la structure de nos exportations où l’on se berce d’illusions en se cachant derrière le Cognac et les GCC…

 

Les exportations françaises de vins et spiritueux ont atteint un niveau exceptionnel en 2019, à 14 milliards d'euros, en hausse de 5,9 % sur un an. Mais ce sont « des chiffres en trompe l'oeil », selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux. Les ventes de vins dévissent aux Etats-Unis depuis la mi-octobre et le marché chinois vit à l'heure du coronavirus. Quant à l'avenir du commerce avec le Royaume-Uni, il est flou. ICI 

 

Bref, ils nous ont déjà fait le coup de la régulation du potentiel par le maintien des autorisations de plantation, encore une manière de laisser la main aux grands mamamouchis qui déversent en pluie fine la manne  des hectares sur leurs « copains ».

 

À quoi ça sert d’octroyer des hectares qui pisseront des vins invendables ou bradés ?

 

Les «Shadoks» ont 50 ans et pompent toujours énormément - Le Parisien

 

Vive les Shadocks !

 

C’est consternant, et je suis consterné par l’indigence de ces gens, on s’est beaucoup moqué, à juste raison, des planificateurs agricoles soviétiques, qui alignaient des prévisions, comme on aligne des saucisses, et finissaient par aller négocier avec la Commission l’importation de ses excédents pour faire la soudure. Dire que l’Ukraine avant, et redevenu aujourd’hui, un grenier à blé.

 

Gaspillage et saupoudrage sont les 2 mamelles des apparatchiks de la FNSEA, dont Jérôme Despey est un digne représentant, son CV en témoigne.

 

Si avez du courage : Bonne Lecture !

Interview croisée de Christiane Lambert, présidente, et de Jérôme Despey, secrétaire général

 
FNSEA

Interview croisée de Christiane Lambert, présidente, et de Jérôme Despey, secrétaire général ICI 

Grâce à Jérôme Despey

Tout, vous saurez tout sur l’arrachage temporaire demandé par la filière vin

Jeudi 10 décembre 2020 par Alexandre Abellan

 

Le président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer fait le point sur le dispositif de restructuration différé exposé ce 9 décembre par les professionnels au ministère. Expliquant le principe de cette réduction momentanée du potentiel de production viticole, le viticulteur héraultais lance au passage un coup de gueule, contre la course à l’échalote de certains pour proposer de nouvelles aides en 2021, et expose sa colère, contre la réduction de 4 % du budget de l’OCM vin.

 

 

Le dernier conseil spécialisé vin de FranceAgriMer s’est penché sur un dispositif d’arrachage temporaire, ou plutôt de restructuration différée…

 

 

Jérôme Despey : Le projet de restructuration différée, c’est un acte de restructuration avant tout. Le principe souhaité unanimement par les professionnels est de conserver le potentiel au vignoble en suscitant l’arrachage dès 2021 et un report de plantation 3 à 5 ans après. Ce qui nécessite un nouveau cadre, se traduisant dans les plans collectifs dès la campagne 2022. Si la plantation n’est pas réalisée au bout de cinq ans, les aides doivent être remboursées. Il faut replanter, il ne s’agit pas d’arrachage définitif.

 

 

Nous proposons une aide passant de 400 à 1 000 euros par hectare pour l’arrachage, une Indemnité de Perte de Récolte (IPR) de 2 000 €/ha par année de plantation différée (avec peut-être une majoration pour les Jeunes Agriculteurs) et un maintien de l’aide à la restructuration selon le barème actuel. Ce qui est positif, c’est que le ministère de l’Agriculture annonce son intérêt pour les propositions des professionnels. Il n’y a pas eu de décision, mais un débat pour permettre la mise en place dès 2021 de l’arrachage et le dépôt de plan collectif pour 2022 au deuxième semestre 2021.

 

 

Concrètement, comment le dispositif fonctionnerait-il pour un vigneron souhaitant y faire appel ?

 

La suite ICI 

 

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12 décembre 2020 6 12 /12 /décembre /2020 06:00

Document – Napoléon et le Concordat

Des demandes d'abrogation émergent régulièrement de cercles proches des Francs-Maçons du Grand Orient, de la Ligue de l'enseignement ou de la Libre Pensée, de chez Jean-Luc Mélenchon aussi, au moins lors de ses campagnes présidentielles de 2012 et 2017.

 

Pour Gilles Clavreul, ancien préfet et cofondateur du Printemps républicain, « C’est une vieille revendication des milieux laïques. Aujourd'hui, certains, notamment à l'extrême-gauche, s'en servent surtout pour parler d'autre chose quand on évoque la lutte contre l'islamisme, manière de dénoncer un deux poids deux mesures ».

 

 

Olivier Faure suscite la colère des socialistes du Grand Est en proposant d'abroger le concordat ICI 

 

La trésorière du parti, Pernelle Richardot, a écrit jeudi un courrier de colère au premier secrétaire du PS, l'accusant de méconnaître la réalité du terrain.

 

  Le régime concordataire toujours en vigueur en Alsace et en Moselle autorise des dérogations aux principes de laïcité, notamment en ce qui concerne le financement des lieux de culte. Cette survivance du début du XIXsiècle s'explique par le fait que, lors du vote de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, en 1905, les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle étaient sous administration allemande.

 

Le Concordat signé en 1801 entre Napoléon Bonaparte et le Vatican, auquel s'ajoutent les articles organiques ou les décrets pris en 1802 et 1808, reconnaissent quatre cultes : catholique, protestant luthérien, protestant réformé et israélite. Les religions qui ont émergé en France au cours du XXe siècle, telles que l'islam, le bouddhisme ou le protestantisme évangélique, n'y sont donc pas reconnues au même titre.

 

Les ministres des cultes « officiels » (prêtres, pasteurs, rabbins) y jouissent d'un statut de fonctionnaire. Leurs salaires sont indexés sur ceux des professeurs des écoles et sont donc régulièrement revalorisés. L'enseignement religieux est dispensé dans les écoles publiques ; une faculté de théologie catholique et de théologie protestante accueille des étudiants dans le cadre de l'université Marc-Bloch de Strasbourg.

 

Le régime concordataire

Qu’est-ce que le concordat ? ICI 

 

Il y a cent ans, l’Alsace et la Moselle revenaient dans le giron français au terme de la Première guerre mondiale. Depuis, la République Française n’y a jamais remis en question le concordat en vigueur.

  • Recueilli par Pierre Sautreuil, 
  • le 11/12/2018

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Le retour de l’Alsace-Moselle à la France, une intégration juridique réussie ICI

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 08:00

 

 

Ça ne l’étonne pas, il ne s’attendait pas à des miracles les résultats d’il y a 4 ans sont similaires. Cette étude est un indicateur fiable du niveau des élèves mais il ne révèle pas le gros travail qui a été fait en France. Ils étudient le niveau des élèves de CM& et de 4e. En 25 ans nous avons perdu une année de scolarité en mathématiques : 1995 le niveau des élèves de 5e était celui de nos élèves en 4e. Le primaire est le niveau décisif pour les maths.

 

Cédric Villani, mathématicien et député de l'Essonne, réagit à ces mauvais résultats.

  • La France a-t-elle perdu son excellence en mathématiques ?

 

CÉDRIC VILLANI. Pas au plus haut niveau. La recherche se joue sur un très petit nombre de personnes, et ce socle-là existera toujours. La France a des gens excellents, mais en trop petite quantité pour le bon fonctionnement de la société, à une époque d’une mathématisation de plus en plus importante des métiers. Le niveau des élèves en maths était à son meilleur vers 1990, l’année où j’ai passé mon bac. Depuis c’est une baisse constante.

 

Une lente érosion ?

 

L’érosion n’est pas lente du tout ! On est sur un mouvement de grande ampleur, qui ne peut se redresser qu’en 5 ou 6 ans, au mieux. Et pour cela, la clé principale est la formation des professeurs des écoles et elle est en progression, il faut poursuivre. Un exemple : en Corée, dont les résultats sont excellents, le nombre d’heures de formation des enseignants, toutes matières confondues, est cinq fois plus élevé qu’en France !

 

L'étude TIMSS révèle la chute du niveau des élèves français en maths et en  sciences - Sciences et Avenir

 

L'étude TIMSS révèle le décrochage des élèves français en maths et en sciences

Par Sciences et Avenir le 29.11.2016 à 16h24

Bonnet d'âne pour la France selon l'étude TIMSS : les élèves de CM1 et de terminale S ont des résultats inférieurs à la moyenne européenne.

 

TIMSS. L'étude TIMSS (Trends In Mathematics and Science Study) mesure depuis 1995 les performances des élèves en mathématiques et en sciences par niveau scolaire et s’appuie, pour les évaluer, sur les programmes d’enseignement communs aux pays participants. En 2015, les élèves de CM1 pour la première fois et ceux de terminales S (pour la seconde fois après 1995) ont été évalués dans le cadre de cette étude. Et les résultats semblent alarmants puisqu'ils indiquent que les écoliers français ont obtenu les plus mauvais résultats de l'Union Européenne en maths et sont avant-derniers en sciences. Ils ne sont guère plus brillants à l'échelle internationale parmi les 49 pays qui ont répondu à cette enquête. Les lycéens de terminale S affichent, eux, une très nette chute de niveau mais les comparaisons à ce niveau sont moins évidentes.

 

Les élèves de CM1 affichent un score de 488 points en mathématiques et 487 en sciences, en deçà de la moyenne internationale (500) et de la moyenne européenne (527 en maths, 525 en sciences). La tête du classement en maths est occupée par cinq pays d'Asie de l'Est : Singapour, Hong Kong, Corée du Sud, Taïwan, Japon. Le premier pays de l'Union européenne est l'Irlande du Nord, à la 6e place. Pour la seule Union Européenne, la France est tout en bas, juste après la Slovaquie. L'Irlande du Nord, l'Irlande et l'Angleterre sont sur le podium. En sciences, les cinq pays d'Asie pré-cités sont également en tête, suivis par la Russie. La Finlande, premier pays de l'UE, est au 7e rang. Pour la seule UE, la France est avant-dernière, juste avant Chypre. En France, 13% des élèves en maths et 12% en sciences affichent un score inférieur à 400 : ces jeunes "ne prouvent pas qu'ils possèdent des connaissances élémentaires", relate prudemment la Depp, l'agence des statistiques du ministère de l'Education dans un commentaire publié dans la foulée de cette étude. Au ministère on précise également que : "TIMSS 2015 n’évalue pas les effets de la Refondation de l’École engagée depuis 2012 mais l’analyse de ses résultats conforte un certain nombre de mesures prises depuis deux ans". Les instituteurs français se disent bien moins à l'aise que leurs collègues européens pour "améliorer la compréhension des mathématiques des élèves en difficulté""aider à comprendre l'importance des mathématiques" ou "donner du sens" à cette matière selon des questionnaires remplis par les professeurs dans le cadre de cette enquête. Les écarts sont encore plus marqués en sciences. Plusieurs études ont montré que les professeurs des écoles en France étaient en grande majorité issus de filières non scientifiques et éprouvaient plus de difficultés dans la transmission de ces disciplines.

 

TIMSS 2015 a également fait passer des tests à des élèves en terminale scientifique, en maths et physique. Seuls neuf pays ont participé à cette enquête et les comparaisons entre nations sont à manier avec précaution car les terminales scientifiques représentent 21,5% d'une classe d'âge en France, mais entre 2 et 35% dans les autres pays. En maths, les lycéens français se situent dans la moyenne. Mais si l'on ne prend que les résultats des terminales S à dominante maths (les autres sont en spécialité physique ou biologie) ou qui se destinent à une classe préparatoire, ils sont alors dans le groupe de tête, avec la Russie et le Liban.

(JI avec AFP)

 

Pourquoi les petits Français sont-ils de plus en plus mauvais en maths ? ICI

 

Un nouveau rapport vient confirmer la régression des élèves français en mathématiques. Comment l'expliquer? dans un rapport qu'il a co-rédigé en 2018, Cédric Villani pointait notamment le poids social démesuré des maths sur les élèves.

01 oct. 2020 
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10 décembre 2020 4 10 /12 /décembre /2020 06:00

The Morgue at Paris. The Last Scene of a Tragedy.

Le verbe « morguer » signifie « regarder avec hauteur ». Première dérivation de sens, la morgue désignait l’endroit d’une prison où les guichetiers dévisageaient les prisonniers avant de les écrouer.

 

Fruit de mes lectures (Pages 109 à 111) :

 

Metropolis - Philip Kerr - Babelio

 

« Le centre d’exposition des morts du Hanno, appelé également « morgue de la police », portait bien son nom. C’était un spectacle populaire, le dernier d’Europe peut-être, où l’on pouvait voir les cadavres de ses compatriotes assassinés, dans toute leur dégradation anonyme, si épouvantable fût-elle. Les gens formaient une file d’attente de Hanoversche Strasse jusqu’à Oranienburger Tor pour voir « l’exposition ». Répartis dans des vitrines autour du hall central, les corps ressemblaient aux occupants du célèbre aquarium du zoo. Assurément, nombre d’entre eux paraissaient aussi léthargique qu’une murène antique ou un homard bleu hargneux. L’entrée était interdite aux enfants de moins de seize ans, mais cela ne les empêchait pas d’essayer de tromper la vigilance des gardiens, qui n’étaient pas employés par la police ni par l’hôpital de la Charité, situé en face, mais par l’hôpital vétérinaire municipal voisin. »

 

[…]

 

« … l’exposition du Hanno avait beaucoup de succès auprès des artistes berlinois. Je supposais, à tort, qu’ils suivaient en cela la tradition de Léonard de Vinci et, peut-être, de Goya en quête de modèles qui tenaient la pose sans bouger.

 

Mais ce mardi après-midi –là, je n’en vis qu’un seul au Hanno. Et m’étonnai de constater qu’il ne dessinait pas d’études anatomiques, mais uniquement des blessures – des gorges tranchées ou des torses éviscérés – et qu’il semblait s’intéresser uniquement aux femmes, nues de préférence. La quarantaine, trapu, brun, il était habillé, pour une raison obscure, en cow-boy. Une pipe à la bouche, il ne prêtait aucune attention aux personnes qui l’entouraient. »

 

« En dépit de son accoutrement excentrique – il portait même des éperons –, ce type était bel et bien un Berlinois. Clamer ses droits face à un officiel prussien était une réaction aussi typique que son accent.

 

« Dans ce cas, vous êtes mieux renseigné que moi, Herr…

- Grosz, George Ehrenfried Grosz.

 

[…]

 

« Ils étaient sur le point de m’exécuter comme déserteur quand la guerre s’est arrêtée. Mais ce que j’avais eu le temps de voir a influé sur mon travail. Définitivement, sans doute. Voilà pourquoi mes thèmes de prédilection sont le désespoir, les désillusions, la haine, la peur, la corruption, l’hypocrisie et la mort. Je dessine des ivrognes qui vomissent leurs tripes, des prostituées, des militaires avec du sang sur les mains, des femmes qui pissent dans votre bière, des suicidés, des hommes affreusement mutilés et des femmes assassinées par des hommes qui jouent au skat. Mais mon sujet de principal, c’est la métropole de l’enfer. Berlin. Avec ses excès incontrôlables et sa décadence, cette ville semble incarner l’essence même de la véritable humanité. »

 

George Grosz - 258 œuvres d'art - peintureGeorge Grosz Self-Portrait | National Portrait Gallery

Biographie George Grosz ICI 

 

Tandis que l’Allemagne post-Première Guerre mondiale vit les dernières heures de la République de Weimar et que Berlin est alors une cité interlope pleine de bars sombres et de trafics louches, l’extrême pauvreté qui y règne alors, la mafia berlinoise, « l’Unterwelt » (en allemand, «le monde souterrain »).

 

Les nuits berlinoises avant la seconde guerre mondiale ICI 

 

La Morgue, cette institution parisienne, n’est pas une invention du XIXe siècle. Dès le XIVe, les prisons du Châtelet comportaient un dépôt de cadavres dans la basse geôle. À cette époque les morts sont entassés, et on peut les voir au travers de guichets aux fins d’identification.

 

Les personnes qui reconnaitraient quelqu'un sont priées d'en informer les gardes.

 

Le XIXe siècle institutionnalise la Morgue, établie en deux sites au cœur de la capitale, à la pointe de l’île de la Cité, ouverte quotidiennement au public. Elle est organisée en deux salles séparées par une cloison vitrée, une salle d’exposition où les cadavres quasi nus, rafraîchis par un filet d’eau, sont exposés et une salle pour le public, très souvent affluent, qui défile. Plus tard s’adjoignent des espaces spécialisés, salle d’autopsie, salle de greffes, qui répondent à la vocation première du lieu, en même temps que sont progressivement tentés différents procédés de conservation, jusqu’à l’installation du frigorifique en 1897.

 

Ce ne sont pas seulement les bandes d’adolescents qui courent à la Morgue, ni quelques marginaux en mal de sensations. Bruno Bertherat nous indique dans ses recherches sur la Morgue que les journaux de l’époque parlaient de « foule », de « cohue ».

 

Au total, l’exposition publique n’a jamais cessé d’être au XIXe siècle un spectacle populaire. Un journaliste va jusqu’à affirmer, à la fin du siècle, que « la Morgue fait partie des curiosités cataloguées “choses à voir”, au même titre que la tour Eiffel, Yvette Guilbert (la célèbre chanteuse de cabaret rendue célèbre par Toulouse-Lautrec) et les catacombes ». On peut même dire que la Morgue a été l’un des monuments parisiens les plus visités du siècle

 

Deux enfants ont passé près de moi au coin du pont. Deux enfants du peuple, deux pauvres gamins, l’un ayant dix ans peut-être, l’autre sept, gais, frais, souriants, en guenilles, mais pleins de vie et de santé, courant, riant, ayant le loisir devant eux et la joie en eux. Le petit s’est penché vers le grand et lui a dit : « Passons-nous à la Morgue ? »

Hugo, V. (1987). Choses vues. Paris : Robert Laffont, p. 833.…

 

Face à cette curiosité fascinée dont se fait l’écho littéraire les auteurs célèbres et reconnus comme Zola, Hugo ou les frères Goncourt.

 

Les autorités publiques commencent à s’émouvoir. Selon les détracteurs de la Morgue, devenue spectacle tant populaire que bourgeois, la moralité publique est en danger, menacée, exposée aux pires vices, aux effets pervers. Des voix s’élèvent pour condamner la spectacularisation de l’exposition. On commence donc par couvrir d’une pièce de cuir le sexe des cadavres ( !). Autant dire que ce qui se cachait là était l’un des objets manifestes de la fascination. La censure montrait le censuré, comme le refoulant montre le refoulé. On cherche ensuite à interdire l’accès de la Morgue aux femmes et aux enfants.

 

En 1887, le magistrat Adolphe Guillot lance une campagne virulente pour la fermeture de l’établissement, qu’il obtiendra, soutenu par les criminologues et des psychologues de l’époque comme Gustave Le Bon, dont La Psychologie des foules qui connaît un grand succès sera commentée par Freud.

 

Aussi, par mesure d’« hygiénisme moral », la Morgue ferma ses portes sur un décret du préfet Lépine le 15 mars 1907. Cette fermeture fit l’objet d’un discours lyrique et démagogique du magistrat Guillot : ICI 

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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 08:00

Greffe à succès entre Bpifrance et la pépinière vendéenne Mercier ICI

Le temps c’est de l’argent

 

« La culture sous serre et hors-sol a plusieurs avantages selon le pépiniériste. Elle réduit l’espace et le temps.

 

Mercier construit une méga-serre en Vendée ICI 

 

Cette culture à la verticale permet un gain de place. Pour produire le même nombre de greffons, « il faut 8 ha de vigne ou un ha sous serre ». La serre accueillera dans un premier temps, en mars, « 170 000 individus, avec un objectif de 220 000 à la fin 2021 ».

 

Grâce à « une soupe » de nutriments (azote, phosphate, potassium) dosée au plus juste selon les besoins de la plante, déterminés par des analyses régulières, le spécialiste pense pouvoir ainsi « gagner trois ans » de croissance des sarments.

 

D’autres avantages ?

 

Oui, sur les conditions de travail. Car contrairement à la culture en pleine terre, où des serments d’un mètre environ sont prélevés sur les plants de vignes pour être greffés, ici, c’est un seul sarment qui sera cultivé sur portemanteau pour atteindre une longueur de dix mètres. « Il sera ensuite divisé, ce qui optimisera la coupe », précise Guillaume Mercier.

 

Sans oublier, le niveau sanitaire « accru » et le bilan carbone qui devrait se trouver amélioré puisqu’en relocalisant ainsi une partie de sa production « dans le Sud, en Savoie ou à l’étranger », ce sont des allers-retours en camion en moins. Pour Mercier, c’est « une révolution pour la filière viticole ».

 

Quand la serre sera-t-elle opérationnelle ?

 

Le chantier qui représente « quelques millions d’investissement » pour l’entreprise, arrive dans sa phase finale. Les premiers plants devraient être mis en place au printemps. L’activité générera aussi des emplois, « 25 équivalents temps plein ». – « Avec ce nouvel outil de production, qui sera opérationnel début 2021, les vignerons pourront disposer de nouvelles variétés et sélections plus rapidement et de façon totalement sécurisée », précise le dirigeant.

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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 06:00

 

Quel bonheur de ne plus me croire obligé de remonter les bretelles de Bettane, sauf en cas d’urgence absolue, ni d’ironiser la vieille dame permanentée la RVF qui court derrière les buveurs de vins nus, ou de me moquer des ouvriers de la 25e heure des vins qui puent, d’ignorer les convertis de fraîche date, les détenteurs du fonds de commerce nature, les pédants, ça me saoule alors je passe mon chemin, je me la joue cow-boy solitaire tel Lucky Luke.

 

 

Suis éclectique dans mes lectures et tout se croise et s’entrecroise : le saloon de l’Ouest sauvage de Mark Forsyth et le shérif noir de Jul (successeur de Morris pour les Lucky Luke).

 

 

BASS EST L’UN DES RARES MARSHALS AFRO-AMÉRICAINS

 

Fagan, sous la direction du juge fédéral Isaac C. Parker, a fait venir 200 marshals pour calmer le chaos grandissant dans l’Ouest américain. Ces derniers sont chargés de traquer les innombrables voleurs meurtriers et fugitifs qui gangrènent ce territoire sauvage d’une superficie de 120 000 kilomètres carrés.  

 

Parmi les tireurs et pisteurs locaux recherchés pour ce poste, Bass est l’un des rares afro-américains à avoir été recruté. Grâce à ses talents de tireur et sa connaissance du terrain et de la langue indienne, il va se révéler être l’homme adéquat pour relever ce défi. Selon le biographe Art T. Burton, Reeves aurait arrêté plus de 3 000 criminels et tué 14 hors-la-loi au cours de sa prolifique carrière de Marshal.

 

Durant ses 32 années de service, le marshal se retrouve souvent dans des situations qui dépassent la fiction. Bass redouble d’ingéniosité pour appréhender ses cibles, et est parfois amené à se déguiser et à jouer un personnage pour y parvenir.

 

En une occasion, il se fait passer pour un vagabond en cavale et marche près de 50 kilomètres avant d’atteindre la demeure de ses cibles. Lorsqu’il frappe à leur porte, les criminels, ne se doutant de rien, lui proposent de passer la nuit chez eux. Bass accepte, et la famille se retrouve menottée avant le lever du soleil. Il les conduit dès le lendemain jusqu’à son campement.

 

Incorruptible et dévoué, l’US Marshal fait aussi preuve d’un code moral inaltérable. Il va même jusqu’à arrêter Bennie, son propre fils, qui sera condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa femme. Selon son supérieur, Bass aurait absolument tenu à se charger de cette arrestation, déclarant le plus tranquillement du monde : « Donnez-moi l’assignation. J’en fais mon affaire ».

 

Lire ICI 

 

 

 

 

 

Une bonne idée de cadeau de Noël pour vos ados : « Un cow-boy dans le coton est le 81e album de Lucky Luke. Cela donnerait presque le vertige d’imaginer que le héros solitaire a déjà 74 ans, et qu’il est né dans un monde totalement différent du nôtre, la France de l’après-guerre. Pourtant, Jul et Achdé nous montrent que Lucky Luke est intemporel. »

 

Un cow-boy dans le coton (Lucky Luke) - YouTube

 

Les bons sentiments ne nuisent pas à l’humour.

 

Un cow-boy dans le coton » : Jul commente quatre séquences du nouveau Lucky  Luke

"Un cow-boy dans le coton" : Lucky Luke confronté au racisme dans les plantations du sud des Etats-Unis ICI

"Un cow-boy dans le coton" est la troisième collaboration entre le dessinateur Achdé et le scénariste Jul. Cette fois, le duo nous plonge dans le sud des Etats-Unis où le Ku Klux Klan dicte sa loi, à la fin du XIXe siècle.

"Un cow-boy dans le coton", le nouveau Lucky Luke (Lucky Productions)"Un cow-boy dans le coton" (Lucky Productions)

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