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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 06:00

Les cyclistes de légende

 Eugène Christophe (1885 - 1970) - surnommé "le vieux Gaulois" 

MARDI 12 MAI 2015 : UNE GRANDE EQUIPE AVEC LA POMME MARSEILLE ET KTM MARSEILLE 13

Relocalisons !

 

La France pays du Tour de France a abandonné la petite reine made in France…

 

Gitanes, Mercier, Peugeot, Motobécane, Sauvage-Lejeune… ne sont plus que des marques sur des cadres made in China ou autres… Les bobos et les bobottes, pinces à vélo incorporés, adorent enfourcher des vélos vintage rouillés, genre Raymond Poulidor, Jacques Anquetil, qui grincent, couinent, mais c’est furieusement tendance.

 

Le vélo revient en force dans les villes, c’est donc un marché porteur pour le made in France.

 

Certes il reste des artisans qui fabriquent des vélos en France ICI 

 

Mais le temps est, pour le pays de vieux que nous sommes, au vélo à assistance électrique (VAE)

 

Vélo électrique Xroad Samedi 27, à partir de 2499 €, Moustache Bikes.

Vélo électrique Xroad Samedi 27, à partir de 2499 €, Moustache Bikes. ICI 

 

Dans les Vosges, deux passionnés ont donné vie à une activité industrielle que l’on croyait condamnée chez nous. Un modèle à suivre le jour où l’on sortira du tunnel.

 

Voilà de quoi être fier ! Quand le patron de Bosch, Volkmar Denner, délaisse son opulente berline pour un vélo à assistance électrique (VAE), c’est sur un Moustache Bikes qu’il pédale. Une double consécration pour la marque vosgienne. D’abord, parce que l’équipementier automobile est devenu la référence technologique pour les moteurs et batteries des VAE. Ensuite, parce que les leaders européens de ce marché sont allemands. Un petit français apprécié outre-Rhin pour sa finition , c’est rare. «La qualité, c’est ce qui nous guide depuis le début», soulignent en chœur les deux cofondateurs de Moustache Bikes, Emmanuel Antonot et Grégory Sand.

 

Avec son design très soigné, ses guidons en forme de moustache (d’où son nom), ses équipements irréprochables, Moustache Bikes s’est d’emblée positionné comme une marque premium, avec un panier moyen aujourd’hui autour de 3.000 euros. La suite ICI

 

Voilà, je pose ça là… réindustrialiser notre pays à l’échelle de l’infiniment petit, est certes compliqué mais c’est l’avenir de nos territoires qui est en jeu, en effet, les grosses machines : Airbus, Renault, Air France…, qu’on le veuille ou non « dégraisseront », en effet il va bien falloir assumer nos contradictions : moins de voyages courts en avion, moins d’autos un peu partout, loin de la décroissance mortifère : comme à vélo si on cesse de pédaler on se ramasse la gueule, ce sont nos choix douloureux mais salutaires qui nous permettrons de changer de cap.

 

Ce ne sont pas les résultats en trompe-l’œil des élections municipales qui changeront les choses : les Français ne sont pas passés soudainement au VERT… ils sont profondément conservateurs ça leur permet de proclamer que tout ce qui arrive est la faute des AUTRES, le grand fourre-tout qui part du voisin pour aller jusqu’au chef exécré…

260px-Maurice_Garin_au_Paris-Roubaix_1897

Maurice Garin (1871 - 1957) - surnommé "le petit ramoneur", en raison de sa petite taille (1,63 m) et de son gagne-pain quand il quitta, à 14 ans, l

Les cyclistes de légende ICI

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 06:00
À Parme, le commissaire Soneri, amoureux transi, de Valerio Varesi, déteste la bourgeoisie moisie mais aime les anolini au bouillon

Parme, son jambon, son grana, c’est aussi la massa baignée dans le brouillard du Pô.

 

Or, encens et poussière de Valerio Varesi :

 

 

Valerio Varesi, le charme discret du polar italien

 

Littérature populaire de haut niveau, la série Soneri soigne autant ses intrigues que sa réflexion sur le monde, dans un style décalé, volontairement suranné, presque anachronique. C’est aussi ce qui fait une partie du charme.

 

Un grand roman policier - amour, jalousie, rapacité, sort des jeunes migrantes - par un très grand auteur, le commissaire Soneri a définitivement sa place au Panthéon des grands flics du polar…

 

Valerio Varesi : Or, Encens Et Poussière | Songazine

 

« Il paraît qu’ils l’ont coincé, annonça Alceste (ndlr le serveur du restaurant Le Milord) en apportant au commissaire ses anolini au bouillon.

 

  • Qui donc ? dit Soneri en sursautant, absorbé dans ses pensées.

 

  • Comment ça, qui donc ? Si vous-même, vous n’êtes pas au courant… le maniaque, non ?Un extracommunautaire, qu’ils ont dit.

 

  • La chasse à l’étranger va commencer », grogna Soneri au-dessus des vapeurs de son bouillon de viande.

 

Il entendait d’ici le couplet monotone ressassé à l’infini : la droite hausserait la voix contre l’immigration, la gauche  dénoncerait l’amalgame, les fascistes menaceraient d’exhumer les matraques. La réalité était toujours ailleurs ? Les faits, toujours niés. Lui, en revanche, devait les prendre en considération.

 

Heureusement que la table le réconfortait : le rare plaisir qu’il lui restait avec les balades sous  la brume et les lectures en solitaire, les soirs d’automne. Tout à ses médiations, les yeux rivés sur les yeux du bouillon, le commissaire ne prêta pas d’attention à l’arrivée de Sbarazza. Sa discrétion, sa manière de se déplacer sans bruit, échappait  même à l’œil expert de Soneri.

 

La cuisine parmesane en hiver, les spécialités gastronoimiques du ...

 

Anolini (sans le g) est la nomination des pâtes fourrées qui dans le reste de l’Emilia Romagna on appelle cappelleti, tortellini, ravioli, agnolotti etc.

 

C’est le plat des fêtes importantes, les anolini sont préparés et mangés pendant toute l’année, même si l’on pourrait les définir un aliment de l’hiver. Cuisiné en brouillon ou “pasticciati” avec la sauce ou crème, sont les vrai protagonistes de la cuisine de Parma.

 

Les anolini de Parma ont la forme d’un disque sans franges, du diamètre de 2,8 cm, composé par deux strates superposés d’abaisse.

 

La farce ne contient pas de viande, mais il est un mélange de fromage Parmigiano Reggiano très muri, pain sec gratté, jaune d’œuf et sauce concentré de bœuf braisé avec un arome de noix muscade à plaisir.

 

C’est la farce, pas l’enveloppe, qui fait l’anolino et le distingue des autres produit du même genre. Son secret et son goût original consistent dans la juste proportion entre les ingrédients, que deuls  les vraies «rezdore » savent donner.

 

Autres gourmandises du commissaire.

 

Galette Classiques | La Gastronomie Italienne

 

Une piadina

 

En Italie, on l’appelle piadina, piada ou encore pié. Plusieurs appellations pour un même aliment, croustillant et très parfumé : une galette de pain non levé qui porte toutes les saveurs de la terre dont elle provient, L’Emilie-Romagne.

 

Préparée déjà au temps des Romains, cette spécialité saine et naturelle a son histoire personnelle entre culture populaire et recettes de cuisine.

 

A l’origine, la Piadina trouvait sa place uniquement sur les tables des familles agricoles (pain des pauvres).

 

Elle est ensuite devenue l’un des produits gastronomiques typiques et réputés de cette région, au même titre que le Parmigiano Reggiano ou le jambon de Parme, et a réussi à acquérir une renommée nationale puis internationale.

 

La torta fritta (gâteau frit) doit être frit rapidement et au saindoux

 

Torta fritta, un piatto tipico di Parma

 

En fait, ce sont des carrés de pâte à pain au levain, qui sont trempés et frits traditionnellement dans du saindoux, puis accompagnés d'une grande variété de viandes et de fromages. En réalité, ils sont excellents et croustillants même seuls, et divins s'ils sont trempés dans du chocolat. Vous pouvez également les faire farcis ou cuits au four.

 

Une tranche de culaccia

 

La Culaccia est la partie la meilleure du jambon, la plus précieuse , désossée , sans tige et sans "fiocco" ( le petit os en forme de coquille - "anchetta" - qui est laissé afin de reconnaître cette partie du jambon ) . Elle est travaillée et affinée au naturel, elle n'est pas ensachée, ou manipulée. Elle ne produit que peu de déchets et sa forme permet de faire des tranches qui sont toujours les mêmes du début à la fin. Elle est tendre comme un Jambon, douce et moelleuse comme le Culatello

 

En fait, il est l'un des rares produits de la charcuterie sans conservateurs. 

.

 

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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 08:00

 

De mon temps le notaire roulait en 403 Peugeot, le pharmacien en DS Citroën, le péquenot et le prolo en Renault, les jeunes en  coccinelle Volkswagen, les nouveaux riches en berlines allemandes, Mercedes, BMW… quelques originaux en américaine tel le vétérinaire se pavanant dans sa Ford Mustang.

 

La bagnole fait l’homme !

 

Et de plus en plus la femme !

 

La grande vogue des gros SUV est là pour en témoigner…

 

Pour l’auto j’en suis resté au stade primaire : ce fut et c’est encore un instrument de liberté…

 

Dans l’ordre 2CV Citroën, Fiat 128, Renault 4, Volvo 300, Renault 21 de fonction à la SVF, Renault 25 de fonction, Renault Mégane, Renault Twingo…

 

Bref, je ne suis pas abonné aux chroniques automobiles mais comme vous le savez je suis accro aux bouquins.

 

Je lis en ce moment le Goncourt 2019 : Jean-Paul Dubois pour Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon

 

J'ai aimé “Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même ...

 

Un excellent livre…

Un roman sur le souvenir et l'échec

 

Le récit de Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon se déroule dans un quartier populaire de Montréal au Québec, au sein d'un immense centre pénitencier. C’est ici que que Paul Hansen, le héros du roman qui partage son prénom avec la plupart des personnages de Jean-Paul Dubois, passe en revue les grands moments de sa vie, dialogue avec les fantômes de son passé. Avant de partager une cellule de six mètres carrés avec un mastodonte des Hells Angels, Paul Hansen était superintendant à L’Excelsior, une résidence dans laquelle il déployait ses talents de concierge bienveillant, toujours prêt à venir en aide aux personnes isolées... A travers les souvenirs de ce taiseux, on voyage de Toulouse au nord du Danemark, à Skagen chez les pêcheurs de plies, en passant par le nord du Canada, où l’amiante empoissonne les sols. Ce qui a conduit Paul Hansen sous les verrous ? Le lecteur ne le découvrira qu’à la fin de sa longue confession, tragique et burlesque.

 

Le père du narrateur Paul Christian Frederic Hansen, pasteur danois Johanes Hansen, qui a perdu la foi, officie à Toulouse, sa mère Anna Margerit est la propriétaire-exploitante d’un cinéma d’art et d’essais Le Spargo (du latin je sème), et comme j’adore parfois m’en tenir à un détail, en gros scruter par le petit bout de la lorgnette, je vous livre le pourquoi de mon soudain intérêt pour la NSU Ro80

 

Voiture de l'année : 10 modèles tombés dans l'oubli

 

Page 43

 

« Influencé, j’imagine, par le climat insurrectionnel de cette année-là, mon père acheta en 1968 une voiture étrange dotée d’un moteur d’une conception totalement révolutionnaire, élue dans l’allégresse générale « voiture de l’année ». La NSU Ro80 – Ro signifiant Rotationskolben – était une familiale équipée du fameux bloc Comotor, le premier moteur rotatif Wankel à équiper une voiture de série. Le pasteur sensible à cette innovation mécanique, acheta la quatre-portes allemande pour héberger une famille qu’il aurait parfaitement pu loger dans un habitacle autrement plus modeste et de technologie plus conventionnelle. Peut-être Johanes avait-il encore en tête d’agrandir le cercle de sa descendance et d’implanter plus solidement la marque des Hansen sur ce territoire du sud-ouest. Quoi qu’il en soit, et malgré son habitabilité surprenante, cette NSU birotor se révéla être un véritable désastre, avec son catalogue de pannes moteur aussi inattendues et variées les unes que les autres. La Ro 80, censée préfigurer la technique et l’inventivité du monde de demain, modéra ses ambitions, vit ses ventes s’écrouler et quelques temps plus tard, précipita à elle seule la faillite, puis la disparition, de la marque NSU, qui finit par être rachetée par Audi. »

 

Page 55 au retour d’un voyage au Danemark dans la famille Hansen chez un concessionnaire NSU de Hambourg.

 

« Le technicien allemand tenta bien d’expliquer en anglais l’origine de la défaillance d’un élément qui se cachait, semble-t-il quelque part sous la culasse. Le brave homme avait beau répéter chatter marks ou encore rotor housing en pointant fermement son index sur une partie haute du moteur, ni mon père ni ma mère ne comprenait ce qui se cachait derrière ces grommellements et ce langage de signes. À court d’arguments, le garagiste employa alors un mot universel, et, de plus, commun à l’allemand, au danois et au français : « Garantie » Ajoutant à plusieurs reprises : Keine Geld, nein, keine Geld. Ce qui, en langage plus élaboré, signifiait : « Vous avez acheté une voiture de merde, NSU qui en a parfaitement conscience fait jouer la garantie et prend en charge vos réparations. Vous n’avez rien à payer. Nein. »

 

NSU Ro 80, 1968 [Auta5P ID:10667 EN]

 

  • Saga NSU
  •  

Célèbre pour ses motos, qui se sont illustrées en compétition et sur les pistes des records du monde de vitesse, NSU a occupé une place originale dans le paysage automobile d'outre-Rhin. Passée dès 1905 à la construction de quatre roues, la firme produit ses propres modèles tout en réalisant, suite à un accord avec Fiat, le montage des voitures de Turin à partir de 1922. Sept ans plus tard, NSU cède sa nouvelle usine de Heilbronn à la firme turinoise. La marque de Neckarsulm se cantonnera dès lors à la production de motos et de cycles. Mais le secteur des deux roues motorisés déclinant, NSU décide, au milieu des années cinquante, d'effectuer son grand retour à l'automobile.

 

Le marché porteur étant celui des voitures populaires en cette période de l'après-guerre, NSU Prinz présente en 1957 la Prinz, une petite berline de 600 cm3. Techniquement sophistiquée (moteur à arbre à cames en tête), bien construite et fiable, elle rencontrera un grand succès. Au cours d'une carrière qui durera jusqu'en 1973, la Prinz connaîtra de nombreuses évolutions, sans parler des variantes sportives, dont la TTS qui s'illustrera en compétition.

 

Marque d'avant-garde cultivant l'innovation, NSU se lance dans les années cinquante dans un projet ambitieux, le moteur rotatif de l'ingénieur Felix Wankel. En 1963 sort le Spider, première automobile au monde à être équipée de cette mécanique. Quatre ans plus tard est dévoilée une berline haut de gamme dotée d'un double rotor, la RO 80. Mais cette voiture révolutionnaire aboutira à un échec commercial.

 

Auto Union et NSU fusionneront en 1969 et l'usine de Neckarsulm se consacrera dès lors à la construction des modèles Audi.

 

  • Le moteur rotatif « révolutionnaire » de type Wankel avait été étudié et fabriqué en commun avec Citroën ( Citroën GS Birotor) au sein de la joint-venture Comobil et de l’usine de fabrication Comotor.
  •  

Grandeur et décadence du moteur à piston rotatif - Moto Magazine ...

 

  • Au milieu des années 60, l’industrie automobile allemande possède une réputation déjà bien solide, mais ne se démarque pas vraiment par son originalité débordante. Jusqu’à ce que cette petite NSU ne fasse parler d’elle… Francois Piette 13/02/2018
  •  

Entre les gros mastodontes Mercedes, BMW et Volkswagen, NSU fait figure de petit poucet. La marque décide de frapper fort avec un produit révolutionnaire, histoire de se repositionner sur l’échiquier. Elle met donc en chantier un projet de berline avant-gardiste qui voit le jour à la fin de l’année 1967. Son nom Ro80 est déjà tout un programme : Ro fait référence au type de moteur (rotatif) et 80 évoque les… années 80, soit une vision du futur ! D’autres sources évoquent aussi une certaine obsession du chiffre 8 durant le développement : la voiture devait coûter 8000 DM, peser 800 kg et consommer 8 l/100 km. Aucun de ces objectifs ne fût atteint, et de loin…

 

Une fiche technique invraisemblable !

 

Techniquement, la Ro 80 se démarque bel et bien des traditionnelles berlines allemandes : moteur rotatif birotor de 995 cm3 (115 ch à 5.500 tr/min), suspensions indépendantes (de type McPherson à l’avant, s’il vous plaît), traction avant, crémaillère de direction avec assistance et cerise sur le gâteau : une boîte semi-automatique à trois rapports, dont le pommeau du levier de vitesse actionne un interrupteur qui désengage l’embrayage !

 

La suite ICI 

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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 06:00

La traversée de la Manchette | nova

Le charme discret de la correspondance privée à jamais disparue, lettres manuscrites ou dactylographiées, doubles sur papier carbone, archivées, conservées par les correspondants, fantastique réservoir des pensées intimes d’un auteur.

 

Lettres du mauvais temps - Vermillon - Table Ronde - Site Gallimard

Lettres du mauvais temps de Manchette 1977-1995

 

C’est un recueil à effeuiller au gré de son humeur, du beau ou du mauvais temps, de l’envie de retrouver l’esprit d’un temps que les jeunes ne peuvent pas connaître…

Viande froide - Pierre Siniac - Babelio

Ainsi ce matin, je vous propose des morceaux choisis de sa correspondance avec Pierre Siniac.

 

Issu d’une famille de modestes artisans – sa mère était couturière et son père, d’origine grecque, “travaillait dans la chaussure“-, il quitte l’école communale à quatorze ans pour suivre une formation professionnelle de “technicien spécialisé dans le chauffage central“. Il connaît des années de galères et d’errances au cours desquelles il consacre ses journées au cinéma, à la lecture, à la flânerie et à l’écriture. Il publie son premier roman "Illégitime défense" en 1958.

 

SOIRÉE SINIAC - invitation Alfred Eibel - YouTube

 

Auteur de romans policiers, Siniac se distingue par un goût pour les histoires criminelles au dénouement surprenant et paradoxal, l'humour rabelaisien et la description d'une vie provinciale inquiétante. Ses descriptions du « milieu » montrent des personnages qui ne sont le plus souvent ni des exemples de bravoure, ni d'intelligence, ni d'honnêteté.

 

ICI 

 

Amazon.fr - LE CINEMA FRANCAIS. Tome 2 - Siclier, Jacques - Livres

 

Moi aussi je me souviens de Jacques Siclier le critique ciné du Monde ICI 

 

Le 20 juillet 1977 à Villers-sur-Mer

 

« Pour le cinoche, je me base personnellement sur les critiques du chrétien Siclier dans Le Monde : aussitôt qu’il dit « Quelle honte, ce cinéaste qui nous avait donné de l’espoir, à présent se prostitue, et fait semblant d’être de gauche, mais nous présente en réalité un tissu de brutalités avilissantes », je sais que je vais passer une excellente soirée. Pendant que j’y pense, je ferme la parenthèse) mais poursuis. C’est la société qui n’a plus de foi en soi-même, mon bon monsieur, voilà ce que je dis. Quand les grands Etats capitalistes se bâtissaient dans la fièvre, ça vous donnait Eisenstein et King Vidor. Maintenant, ils pleurnichent à propos de J.-F. Kennedy et de leurs hémorroïdes. Quelle pitié !

 

Charlie Hebdo - # 457 - 16 Août 1979 - Couverture : Wolinski

 

Chronique de cinéma dans Charlie Hebdo août 1979

 

« Hollywood, c’était le cinéma du capitalisme triomphant […]. Les riches étaient contents d’eux-mêmes et leur cinéma était brillant. À présent ils sont mécontents d’eux-mêmes et […] ils engagent des intellectuels de gauche pour vendre aux cadres ce message qui leur plaît : « Nous avons bien mal au cul, interrogeons-nous sur cette douleur » […] Comme grondait Jouvet dans La Charrette fantôme, quelle pitié ! quelle pitié ! Mais nous n’en aurons pas. »

 

« je ne crois pas qu’il reviendra de grands écrivains dans un siècle, ni jamais, à moins d’un effondrement total de la civilisation et d’un nouveau départ pris de zéro. Je crois tout platement qu’on a vraiment fait le tour des formes. Les gugusses modernistes ne font que réchauffer des restes de Céline, de Joyce, de Dada. De sorte que c’est nous qui pouvons nous permettre d’utiliser et de mélanger les formes pour « raconter nos petites histoires. »

 

Paris le 25 août 1977

 

Cher Siniac-zistait pas il faudrait l’inventer (là, je me défonce vraiment, sapristi !)

 

« … sur Siclier tu m’as mal lu. Ce qui en fait pour moi un bon baromètre, c’est qu’il fait toujours le même type de critique négative sur les films qui me plaisent. À tout coup, il les accuse d’être

 

  1. Bestialement brutaux
  2. Vulgairement racoleurs
  3. Faussement de gauche et en vérité de droite
  4. L’œuvre décevante d’un réalisateur qu’on croyait libéral et qui nous avait donné des espérances, mais qui, là, sombre.

 

Chaque fois qu’une de ses critiques a cette structure, je suis assuré de prendre mon pied en allant voir le film. (C’est à peu près exactement ce qu’il a dit de Marathon Man, et par exemple de Plein la gueule d’Aldrich.)

 

[…]

 

Cher Siniac, je te fais mes cordialités. Dur d’oreille ou non, je maintiens que nous devrions trouver une occasion de grignoter de conserve. Je parlerai par gestes obscènes, et tu me répondras des grognements hideux. Ça peut être vraiment bien. »

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 06:00
Le mystère mon anniversaire pourquoi suis-je né le lundi 12 juillet 1948 aux environs de midi ?

Je l’ai échappé belle je suis né 2 jours avant le 14 juillet !

 

En Vendée, entre nos maîtres les nobles et les curés, suite à nos petites histoires avec les sans-culottes, la République a mis du temps à s’installer et, glorifier le sang impur qui coule dans le sillon n’était pas du goût des bien-pensants. Par bonheur l'année 1948 était bissextile sinon j’eux pu, horreur absolue en cette Vendée si peu républicaine, naître le 14 juillet. Ma sainte mère étant une bonne chrétienne, et comme en ce temps là le dimanche était sacré, ce fut un lundi 12 que je fis mon apparition. Une date bien anonyme, et qui le resta fort longtemps, jusqu'à mes 50 ans.

 

 

En effet, le 12 juillet pendant des années fut un jour ordinaire, puis vint le 12 juillet 1998. Ce jour-là, en une chaude fin de soirée, le front de Zidane propulsa par 2 fois à bon escient ce que les reporters de ses jeunes années qualifiaient de cuir dans les bois brésiliens.

 

Coupe du Monde 1998 : Le chef d'œuvre des Bleus

 

Le peuple de France exulta et 1 et 2 et 3, et même si plus personne ne se souvient de ce brave Guivarc'h préposé officiel à l'engraissement du score, le onze d’Aimé Jacquet inscrivit le 12 juillet en lettres d'or au fronton de l'orgueil national. Chirac notre président était content et d’un coup d’un seul tous les problèmes de Melting pot étaient réglés.

 

Comme quoi, il faut ne jamais désespérer, le jour de gloire était enfin arrivé !

 

Je n’en ai tiré aucun bénéfice, ça n’était toujours que l’occasion de lever son verre entre proches et amis.  

 

J’avoue que j’ai toujours été étonné que l’on fêtât mon changement de millésime, sans vouloir assombrir le happy birthday  to you prendre officiellement une année c’est vieillir, faire un pas supplémentaire vers la fin.

 

Et puis vint Face de Bouc, où je collectionne 5000 amis (maximum autorisé par le sieur Zuckerberg)  et là patatras ce fut le déferlement, un tsunami, on me bombardait de messages souvent automatiques.

 

Afin de tenter de tarir ces fleurs, pas encore des couronnes, je me garde bien d’entrer dans ce tourbillon : je ne souhaite à aucun de mes amis un HB via Face de Bouc.

 

Cette année le 12 juillet était un dimanche alors je me suis dit mes « amis » de Face de Bouc allaient m’oublier que j’allais pouvoir faire tranquille la grasse matinée.

 

Tout faux mon petit cricket américain croqueur de pomme s’est mis à crépiter comme un forcené. Vous allez me dire que je fais le coquet et que mon ego en est flatté… Pas vraiment, mon souci majeur étant : dois-je répondre individuellement à tous ces messages ?

 

Suis plutôt du genre ramier je ne voyais pas m’atteler à cette tache alors j’ai décidé de pondre une chronique sur mon parcours d’âge.

 

Je suis né, au premier étage de la maison familiale du Bourg-Pailler, aux environs de midi dans le lit où je fus conçu des mains de Marthe Régnault sage-femme à la Mothe-Achard, celle-ci fut ensuite élue maire : pour faire plaisir à Pax je pourrais souligner que ma mère accoucha aux bons soins du maire.

 

Je n’ai évidemment aucun souvenir de cette irruption dans la vie.

 

On me qualifia de petit dernier et certaines amies de ma mère affirmèrent que j’étais un beau papot.

 

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On me prénomma Jacques pour faire plaisir à mon parrain, mon grand frère Alain, et on y adjoignit Alain, Gabriel, Arsène… soient les prénoms de mon parrain, de ma marraine Gaby et de mon père.

 

On me baptisa en l’église Saint Jacques le majeur.

 

Avec mon air de ne pas y toucher, je grandis en âge et en sagesse, je fus enfant de chœur, fréquentai l’école Sainte-Marie

 

 

Je fus confirmé par Mgr Cazaux.

 

Je jouais au basket à la Vaillante Mothaise.

 

On m’envoya une seule fois en colonie de vacances à Saint Jean de Maurienne avec les enfants de marins de l’Ile d’Yeu. (Le curé-doyen Bailly avait été le curé de l’Ile d’Yeu).

 

Je gardais les vaches du pépé Louis et conduisait Nénette, la vieille jument, avec le pépé aux manchons de la décavaillonneuse pour sarcler les betteraves.

 

Voulant être gentleman-farmer je persuadai mes parents de m’inscrire à l’école d’Agriculture de la Mothe-Achard plutôt qu’au lycée. Interne à 500 mètres à vol d’oiseau du Bourg-Pailler, 3 heures de travaux pratiques par jour : panser et brosser les vaches normandes, charroyer leur fumier, sarcler le foin, tailler la vigne, vendanger, travailler le bois et le fer à l’atelier, repiquer les fleurs, ramasser les pommes…

 

Et puis un jour l’aumônier me dit : « tu es fait pour être paysan comme moi pour être pape, tu feras l’ENA ! »

 

Mes deux parties de bac en poche je pris, à 17 ans, le chemin de Nantes pour faire mon droit…

 

Et puis, il y eu mai 68, adieu vaches, cochon, ENA…

 

 Je m’arrête là pour vous conter mon rapport avec l'âge.

 

Ayant été perfusé de religion par le clan des femmes je m’étais mis dans la tête que je mourrai à 33 ans comme le Christ !

 

En 1981, ce ne fut pas le Christ mais Mitterrand qui changea le cours de ma vie.

 

Passé ce Cap je ne me préoccupai plus de l’âge de ma fin me contentant d’enfiler plus de dix années à faire, comme on dit, du cabinet avec un séjour de 3 ans dans le vin à la SVF.

 

50, 60… et puis faut décrocher… je le fis sans souci… j’avais encore plein de choses à faire…

 

Devenir septuagénaire, au temps de mes ascendants, c’était entrer dans le monde des vieux et, je dois avouer que ça m’est resté.

 

Maintenant j’égrène les ans comme les numéros de départements, activité que nous occupait enfants sur le bord de la nationale où nous repérions les plaques minéralogiques des estivants filant vers les plages des Sables d’Olonne ou de Saint-Gilles-Croix-de-Vie…

 

72 c’est la Sarthe

 

Irais-je jusqu’au 85 ?

 

Si c’est bon pied bon œil pourquoi pas !

 

Pas de souci comme disent les gamins !

 

Amazon.fr - REQUIEM POUR LA VIE - Léon Schwartzenberg - Livres

 

Je cite Léon Schwartzenberg, garnd cancérologue médiatique qui fut 9 jours ministre délégué à la Santé dans le premier gouvernement de Michel Rocard, nommé le 29 juin 1988 il doit démissionner le 7 juillet pour avoir proposé publiquement un dépistage systématique du sida chez les femmes enceintes et avoir pris position en faveur de la légalisation, de la mise en vente libre du cannabis, sous le contrôle de l'État, afin de barrer la route aux trafiquants.

 

« Pour naître on ne peut pas donner son avis, mais pour mourir au moins foutez-nous la paix ! »

 

 

L’an dernier j’ai  déjà donné sur le sujet ICI : pourquoi fête-t-on les anniversaires de sa naissance ? 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 06:00

 

Le prince Juan Carlos de Bourbon, futur roi et le general Francisco Franco à un defilé militaire à Madrid en 1970. Rue des Archives/Mondadori Portfolio/Rue des Arch

«Españoles… Franco ha muerto», après 36 ans de dictature Francisco Franco Bahamonde, le caudillo meurt « dans un lit aux draps suants, avec l'extrême-onction, comme 1 petit-bourgeois »

 

Navarro Carlos Arias - Mémoires de Guerre

 

Les mots tant attendus sont enfin prononcés par le président du gouvernement espagnol, Carlos Arias Navarro, le 20 novembre 1975.

 

«Enfin!» se disent les opposants.

 

«Enfin!» soupirent les partisans du vieux dictateur, indignés par le sort réservé au vieil homme, otage d'une médecine aux ordres de sa garde rapprochée.

 

 

Deux visions de la mort de Franco s'affrontent dans le même journal :

 

Guillemé-Brûlon écrit dans le Figaro

 

« Alors que le Caudillo (est-ce bien lui?) refuse toujours de laisser le pouvoir. Le général Franco meurt comme il a vécu. Dans le refus. En combattant. En état de guerre civile avec lui-même et avec tout ce qui l'entoure

 

Olivier-Lacamp toujours dans le Figaro, qui en ce temps-là était pluraliste, s'interroge :

 

«Est-ce une ironie du destin, une plaisanterie du ciel, un châtiment de Dieu, que cette banalité de la mort de Franco ?

 

Cet homme, pour ou contre lequel sont morts, par la bombe, le garrot, la mitraille et le fusil, tant d'hommes et tant de femmes, doit finir, lui, dans un lit aux draps suants, avec l'extrême-onction, comme une petit-bourgeois entre les siens. Au temps de la guerre civile, les républicains et les franquistes mouraient debout.»

 

La suite ICI 

 

Francisco Franco Bahamonde, le plus ancien des chefs d'État du monde, « caudillo » depuis 1936, mourait. Et, avec lui, une certaine Espagne. Après trente-six ans de dictature, la mort de Franco allait permettre l'instauration d'un régime parlementaire.

 

Cependant, le franquisme ne s'éteindrait définitivement qu'après l'échec du coup d'État tenté par les partisans du Caudillo, en 1981, et surtout après l'arrivée triomphale au pouvoir, le 28 octobre 1982, du Parti socialiste ouvrier espagnol

 

En réalité, depuis la fin des années 1950, la croissance, l'ouverture économique, la dynamique des populations, la proximité d'une Europe en construction - espace démocratique d'où affluaient chaque été des millions de touristes - ébranlaient l'édifice politique et social patiemment construit par Franco. D'où un raidissement du pouvoir, incarné, à partir du 10 juin 1973, par l'amiral Luis Carrero Blanco, fidèle parmi les fidèles, devenu Premier ministre ...

 

La guerre froide l'a merveilleusement servi, puisqu'il s'est dès lors présenté, sur le plan international, comme le premier anticommuniste ?

 

Bartolomé Bennassar : Oui, il a joué à fond de cet argument selon lequel il aurait été un précurseur dans le combat entre les deux blocs. Lui qui était d'ordinaire si peu doué pour la vision à long terme, on peut dire qu'il a vu venir la guerre froide, et qu'il l'a remarquablement utilisée. Il y était toutefois aidé par les prises de position très précoces de Churchill sur le rideau de fer, et par le fait que les Soviétiques ne respectaient pas les engagements pris à Yalta.

 

Et Carrero Blanco a parfaitement défini la ligne de conduite qu'ils allaient suivre lorsqu'il lui a écrit, en août 1944, qu'il s'agissait de «prêcher aux Espagnols la guerre sainte de l'intransigeance antilibérale et anticommuniste », en ajoutant : « Qui sait si Dieu ne confie pas à l'Espagne une fois de plus la mission de sauver la civilisation chrétienne ? » Et cette stratégie s'avère payante, puisqu'en 1953 l'Espagne signe avec les États-Unis des pactes qui lui garantissent, en échange de bases militaires concédées sur son territoire, une aide matérielle considérable, et qu'en 1955 elle est enfin admise à siéger à l'ONU.

 

L'Histoire : Quelle est la nature du franquisme ?

 

B. B. : Le régime est fondé sur trois piliers : l'armée, l'Église et un parti de rassemblement dont le rôle fut d'ailleurs modeste très différent des partis nazi ou fasciste, de ce point de vue. Toutes les libertés syndicales ont été suspendues. C'est un régime d'ordre moral où la presse et l'édition sont surveillées par une stricte censure. La répression a continué bien après la guerre, et Franco l'avait prévu : sa fameuse, et scandaleuse, loi rétroactive sur la responsabilité politique est de février 1939, soit un mois avant la fin du conflit. Elle permet de poursuivre ceux qui se sont opposés aux militaires depuis février 1936, et même depuis octobre 1934 ! Les suspects risquaient la mort, ou la prison, au mieux la privation de travail. Il est certain que Franco a pratiqué une véritable politique de la vengeance, et ce pendant des années, jusqu'en 1966 environ.

 

L'Histoire : Donc, dix ans avant sa mort, Franco n'est déjà plus une figure respectée de la vie politique espagnole ?

 

B. B. : Non, et cela d'autant plus qu'à partir de 1973 et de l'assassinat de Carrero Blanco par les séparatistes basques le pouvoir a été capté par le nouveau Premier ministre, Arias Navarro : c'est un gouvernement très réactionnaire, qu'on a appelé « le bunker ». C'est ce gouvernement qui, en 1974 et 1975, refusera de gracier des condamnés à mort politiques. La mort de Franco est donc un soulagement pour les Espagnols.

 

Photo de l'assassinat du Premier ministre espagnol Luis Carrero ...

Photo de l’assassinat du Premier ministre espagnol Luis Carrero Blanco par le groupe séparatiste basque ETA le 20 décembre 1973.

 

Mais il me semble que la transition démocratique avait commencé bien avant sa disparition, dans la mesure où, à chaque changement d'équipe ministérielle, des gens nouveaux sont entrés dans l'administration, y ont occupé des postes importants ; c'est un système assez poreux : il y a eu une enquête très intéressante à ce titre dans La Gaceta del Norte, qui en 1970 posait cette question iconoclaste : « Qui gouverne l'Espagne ? » Or j'ai constaté que 30 ou 40 des représentants de l'élite espagnole qui y étaient cités sont présents, quelques années plus tard, dans les rouages de l'État démocratique - certains dans les rangs socialistes, dont le futur ministre des Affaires étrangères, Fernandez Ordonez.

 

C'est sans doute ce qui a permis au système franquiste de durer, cette souplesse, cette perméabilité. Franco avait retenu la leçon : c'était le grand conseil fasciste qui avait destitué Mussolini. Il ne fallait pas se laisser enfermer dans un parti.

 

ICI 

 

Hier, je notais que pour le tournage de la Folie des Grandeurs « Montand, farouche ennemi du franquisme, refuse de s'y rendre. Avant de céder devant les grimaces d'Oury, qui, en imitant de Funès, lui promet une franche rigolade »

 

La Guerre est finie de Alain Resnais (1966) - UniFrance

 

Piqûre de rappel : La Guerre est finie d’Alain Resnais

 

Il se nomme Diego, mais aussi Carlos ou Domingo. Communiste espagnol réfugié à Paris, il change régulièrement d'identité pour passer la frontière et faire la liaison avec les camarades qui subissent la dictature. Diego (Yves Montand, sobre et émouvant) doit beaucoup au parcours du scénariste Jorge Semprún, ancien dirigeant de la résistance antifranquiste en exil. Le militant a transmis au personnage ses doutes sur le communisme et l'appel à la grève générale, en un discours.

 

Le titre, loin d'être un constat d'échec du combat contre le franquisme, s'interroge au contraire sur les nouvelles formes de lutte nécessaires pour un retour de la démocratie en Espagne. Comme Diego l'énoncera, excédé, aux amis de Marianne :

 

« L'Espagne est devenue la bonne conscience lyrique de toute la gauche, un mythe pour anciens combattants. En attendant, 14 millions de touristes vont passer leurs vacances en Espagne. L'Espagne n'est plus qu'un rêve de touriste ou la légende de la guerre civile. Tout ça mélangé au théâtre de Lorca. Et j'en ai assez du théâtre de Lorca. Les femmes stériles et les drames ruraux, ça suffit comme ça et la légende aussi ça suffit comme ça. Je n'ai pas été à Verdun moi, je n'ai pas non plus été à Teruel ni sur le pont de l'Ebre. Et ceux qui font des choses aujourd'hui en Espagne, des choses vraiment importantes, n'y ont pas été non plus. Ils ont vingt ans et ce n'est pas notre passé qui les fait bouger mais leur avenir. L'Espagne n'est plus le rêve de 36 mais la réalité de 65 même si elle semble déconcertante. 30 ans se sont passés et les anciens combattants m'emmerdent. »

 

LA GUERRE EST FINIE] Alain Resnais, 1966 - CHAOS 💎

 

Hier, je notais que pour le tournage de la Folie des Grandeurs « Montand, farouche ennemi du franquisme, refuse de s'y rendre. Avant de céder devant les grimaces d'Oury, qui, en imitant de Funès, lui promet une franche rigolade »

 

Je n’ai jamais mis les pieds en Espagne du temps de Franco et je suis allé en vacances chez des amis espagnols qu’en 1980.

 

Amazon.fr - Les patients du docteur Garcia - Grandes, Almudena ...

 

Je viens de terminer un superbe roman Les patients du docteur Garcia d’Almudena Grandes chez JC Lattès

 

Une guerre interminable

 

C’est un travail titanesque auquel s’astreint Almudena Grandes depuis dix ans et la parution d’Inés et la joie, premier tome d’une série intitulée Épisodes d’une guerre interminable, qui au final devrait comporter 6 volumes. Le cinquième vient de paraître en Espagne alors qu’en France Lattès a enfin publié le précédent, Les patients du docteur Garcia.

 

Cette guerre interminable, les lecteurs d’Almudena Grandes savent bien qu’il s’agit de celle d’Espagne, qui a continué longtemps après sa fin officielle, jusqu’à la mort de Franco, en 1975. Les patients du docteur Garcia est sans l’ombre d’un doute le livre le plus dense de la série, nous catapultant de Madrid à différentes périodes, à l’Argentine de Perón, à un camp estonien pendant la seconde guerre mondiale, au Massachusetts, à Berlin à l’arrivée de l’armée rouge, etc. Une multitude de lieux pour une kyrielle de protagonistes, et c’est là où Almudena Grandes est très forte, en mélangeant personnages fictifs et historiques, comme la « célèbre » Clara Stauffer, une hispano-allemande, phalangiste et nazie à la fois, qui fut un rouage essentiel du transit des anciens nazis par l’Espagne avant de faciliter leur exfiltration vers l’Amérique du Sud et en particulier l’Argentine. A partir de l’histoire dans cette « transhumance » honteuse, car réalisée au vu et au su des démocraties occidentales, la romancière a tissé sa toile arachnéenne, avec 3 personnages principaux, deux républicains et un fasciste, qui changent plusieurs fois de nom dès lors que la clandestinité devient leur quotidien.

 

La suite ICI 

 

EXTRAIT

 

« Le 30 décembre 1976, aux arrivées du terminal international de Barajas, nous nous étreignons longuement. J’avais les cheveux gris, les siens étaient tout blancs. J’avais grossi, il était désormais plus mince que moi. J’allais avoir soixante-deux ans, il en avait soixante-six. Nos enfants ne portaient pas nos noms, et nous avions largement l’âge d’être grands-pères. Son corps était couvert de cicatrices que mes mains avaient laissées. Chacun de nous appelait l’autre par son vrai prénom, qui n’était pas celui d’usage. Je lui devais la vie, et il e devait la sienne. En nous voyant, en bonne santé et encore vaillants, deux pères de famille respectables, personne n’aurait deviné que nous étions des perdants, que nous avions touché ensemble le fond de la défaite. Nous avion beau être tous deux conscients de ce long échec partagé, nous redevînmes forts, jeunes et invincibles pendant un instant, aussi puissants que notre foi, l’espérance qui nous avait unis pour toujours avant de nous abandonner dans le caniveau. »

 

Les patients du docteur Garcia - broché - Almudena Grandes - Achat ...

Quatrième de couverture

 

Après la victoire de Franco, le docteur Guillermo García Medina continue de vivre à Madrid sous une fausse identité. Les papiers qui lui ont permis d’éviter le peloton d’exécution lui ont été fournis par son meilleur ami, Manuel Arroyo Benítez, un diplomate républicain à qui il a sauvé la vie en 1937.

 

En septembre 1946, Manuel revient d’exil avec une dangereuse mission  :   infiltrer une organisation clandestine d’évasion de criminels nazis, dirigée depuis le quartier d’Argüelles par Clara Stauffer, qui est à la fois allemande et espagnole, nazie et phalangiste.

 

Alors que le docteur García se laisse recruter par Manuel, le nom d’un autre Espagnol croise le destin des deux amis. Adrián Gallardo Ortega, qui a eu son heure de gloire comme boxeur professionnel avant de s’enrôler dans la División Azul, survit péniblement en Allemagne. Ce dernier ne sait pas encore que quelqu’un souhaite prendre son identité pour fuir dans l’Argentine de Perón.

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 08:00
« Pain, amour et jardinerie»  Gina Lollobrigida l’idole de mon grand-frère sous l’emprise d’Andrea Piazzolla son bellâtre jardinier…

La vie des stars est un éternel roman propre à inspirer des scénaristes en mal de copies ; ainsi Gina Lollobrigida, toujours bon pied bon œil à bientôt 93 ans (le constat des psychiatres est sans appel, la star est très lucide sur ses années de cinéma – de Fanfan la Tulipe à Notre-Dame de Paris – mais est complètement désorientée sur tout le reste), une véritable star en Italie même si ça fait bien longtemps qu'elle ne joue plus dans aucun film, mais sa réputation la précède, surtout, sa fortune attire encore les convoitises.

 

Ainsi, un certain Andrea Piazzolla, qu'elle a engagé comme jardinier en 2009, un bellâtre de 32 ans, dont elle s’est entichée, devenu homme à tout faire. À tel point qu’il est désormais directeur des sociétés de gestion de fortune de l’ancienne gloire d’Hollywood.

 

« Cette rocambolesque affaire débute donc en 2009. Andrea Piazzolla se présente chez Gina Lollobrigida pour tailler ses haies et ses rosiers. Il est vrai que la superbe villa de l’actrice, située via Appia Antica, à Rome, a toujours besoin de nouveaux employés. Pourtant, Andrea Piazzolla n’a pas, à l’origine, la main verte. Il se présente comme business coach, et aurait d’ailleurs réalisé plusieurs missions aux Émirats arabes unis. Que vient-il donc faire là avec son sécateur ? »

 

Ha ! Les sécateurs, ça mène à tout, rappelez-vous notre Hubert !

 

Mais Luigi Comencini, le réalisateur des Pain, amour... boudés par la critique et les cinéphiles, mais qui furent des réussites commerciales exceptionnelles révélant l’avènement du grand public qui souhaite renouer avec la commedia dell'arte après des années d'austérité néo-réaliste, a tiré sa révérence en 2007 et je ne vois pas qui pourrait s’atteler à un « Pain, amour et jardinerie» 

 

Les 2 films sont de petits bijoux « des œuvres épanouies, rondes et parfaites (...), étrangères à toute école »

 

 

En français ils se déclinent en i, alors qu’en italien Pane, amore e fantasia… e gelosia riment avec l’époustouflante Gina Lollobrigida, encore très connue à cette époque, la Bersagliera dans le film, et le fabuleux Vittorio De Sica dont c’était avec ces films le grand retour en tant qu’acteur.

 

Toute l’histoire tourne autour du maréchal des logis Antonio Carotenuto (Vittorio De Sica), natif de Sorrente, qui est nommé dans un petit village isolé dans les montagnes des Abruzzes. Cinquantenaire mais toujours célibataire, charmeur invétéré, qui n'est pas insensible à la beauté simple de Maria (Gina Lollobrigida), surnommée la Bersagliera, une jeune fille très pauvre qui vit avec sa mère et ses jeunes frères et dont toute la richesse est un âne...

 

Mon amour de l’Italie ne date pas d’aujourd’hui, il a commencé avec Pain, amour et fantaisie (1953) … et jalousie (1954) de Comencini.

 

Pied-de-nez, inversion des acteurs, la vieille star riche s’entiche d’un bellâtre :

 

En 2011, quand Andrea accompagne Gina pour un déplacement aux États-Unis. « Là-bas, il aurait prétendument démantelé une arnaque qui la visait. Nous sommes convaincus qu’il a lui-même ourdi cette manigance pour gagner la confiance de Gina. Après ce voyage, elle n’a plus jamais été la même »

 

À leur retour en Italie, Gina Lollobrigida et Andrea Piazzolla sont inséparables. L’actrice considère celui qui était jusqu'alors son protégé comme son protecteur, et pour l’en remercier, lui offre tout. À commencer par un poste en or : celui de directeur des trois sociétés qui gèrent sa fortune. Au sommet de l'entreprise familiale, l’ancien jardinier n’attend pas une seule seconde pour faire le grand ménage dans l’entourage historique de Gina. Son manager et son avocate, qui la conseillaient depuis des années, sont congédiés sans autre forme de procès. Milko Jr. Solfic, son fils qu’elle a eu d’un premier mariage, n’est également plus admis à la maison, tout comme son petit-fils, Dimitri, qu’elle a pourtant chéri. Pour preuve, elle l’hébergeait dans une guest house de son jardin.

 

La suite ICI et ICI et ICI

 

 

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 06:00

 

Suis allé à Roland Garros au temps où il y avait encore des stylistes, Ilie Nastase fut l’un d’entre eux, maintenant qu’il n’y a plus que des cogneurs à gros biscotos je n’ai plus envie d’aller porte d’Auteuil. (1)

 

J’aurais pu titrer sur Onfray en utilisant une image de boxe mais je n’ai jamais apprécié le noble art.

 

Bref, la captation et le détournement par Onfray de l’appellation FRONT POPULAIRE, qui attire dans ses filets tout un ramassis de souverainistes aigres, m’oblige à donner la parole à des intellectuels plus compétents que moi afin qu’ils démontent son imposture.

 

Il y a 10 ans, deux historiens français, Elisabeth Roudinesco et Guillaume Mazeau, consacraient deux études critiques aussi dures que documentées au travail de Michel Onfray à partir notamment de ses publications sur la révolution française et sur Sigmund Freud

 

 

Michel Onfray s'est longtemps fait passer pour un représentant des classes populaires. Alors que sa nouvelle revue Front populaire le place sans aucun doute possible à l'extrême droite du spectre politique, deux historiens, qui s'étaient déjà exprimés à son sujet en 2010, dialoguent dans les colonnes du Grand Continent pour défaire les mythes avec lesquels s'est construite cette personnalité médiatique. On y découvre un faussaire et un manipulateur de textes, dont la voix ne porte peut-être déjà plus autant qu'avant.

 

En contraste avec l’image véhiculée par les médias d’un philosophe de gauche, travailleur acharné d’une histoire critique de la philosophie permettant une nouvelle émancipation populaire par la défense de la liberté, ils démontraient un usage superficiel et abondant d’auteurs, d’interprétations et d’imaginaires provenant directement de l’extrême droite, avec des penchants réactionnaires et parfois même antisémites. Dans cette séquence marquée par la parution de la revue Front Populaire et la recomposition politique qu’elle semble préparer, le Grand Continent a souhaité les inviter dans une longue conversation à proposer un aggiornamento de leurs lectures du cas Onfray.

 

La suite ICI

 

ELISABETH ROUDINESCO

 

Sur Freud, on voyait tout de suite, dès la première lecture, qu’il se trompait grossièrement. Historien c’est un métier, c’est un travail dur, laborieux. Comme tout travail, cela demande de respecter des savoir-faire.

 

Chez Onfray, on retrouve les éléments d’un discours antisémite inconscient. Il récuse la lutte des classes au profit de la lutte des origines.

 

Nous ne disons jamais qu’Onfray est antisémite. Nous établissons un fait : il reprend telle quelle la vulgate de l’extrême droite antisémite. Nous souhaitons rester à un niveau d’érudition pour le confronter à son inculture, pour démasquer son ignorance qui le porte à traiter les juifs persécutés de véritables bourreaux ou à traiter Freud de nazi.

 

Dans son incapacité à dialoguer avec les chercheurs de l’Université qui pourraient le prendre en flagrant délit d’anachronisme ou d’affabulation, il y a un aveu d’ignorance et d’incompétence.

 

Voilà bien une chose qui manque à Onfray : zéro talent littéraire, pas d’imaginaire, aucune représentation épique de l’histoire. Lorsqu’il lit la Bible ou le Coran, il ne comprend pas à quel texte il a affaire.

 

Je suis pour ma part plutôt optimiste. Il a fait trop d’erreurs : factuelles d’abord, mais aussi stratégiques, médiatiques, politiques. Son projet ne prendra pas.

 

Les journalistes iront enquêter pour voir si la légende qu’il a construite est vraie. C’est le côté redoutable des médias. Ils érigent des idoles mais quand elles déçoivent, ils les font tomber. Onfray a été plus qu’un intellectuel médiatique, il a été drogué de médias.

 

GUILLAUME MAZEAU

 

En tant qu’historien de la Révolution française, je possédais les outils pour comprendre immédiatement que rien de ce qu’Onfray écrivait ne provenait d’aucune source ni d’aucune archive, mais qu’il avait puisé dans toute la tradition de la contre-révolution catholique et royaliste, surtout la tradition utilisée par l’extrême droite du XXème siècle.

 

Derrière l’usurpation intellectuelle d’Onfray se dessinait dès 2009 un problème politique bien plus vaste. Tout en se disant en rupture avec l’establishment, Onfray occupait déjà un pouvoir, auquel personne ne prêtait trop attention.

 

Si les médias, y compris publics, ont une grave responsabilité dans l’institutionnalisation d’Onfray, c’est aussi le cas d’un certain nombre de responsables politiques, artistiques et culturels locaux, qui n’y ont vu que du feu – avant, souvent, de s’en mordre les doigts.

 

Onfray a su prendre une place laissée vacante : celle des pensées de l’émancipation collective, et s’est imposé comme un porte-parole des classes populaires.

 

Les raisons pour lesquelles nous sommes intervenus il y a une dizaine d’années lorsqu’il était en train de monter comme une sorte de phénomène populaire, ne se sont pas vraiment profondément améliorées.

 

Ilie Nastase : "Mais que fout le tennis aux J.O.?" | GQ France

 

  1. Cette fois, c'est sûr!

​​​​​​​

Au lendemain de l'officialisation de l'organisation de l'US Open à partir du 31 août, mais à huis clos, les dirigeants de la Fédération française de tennis (FFT) ont annoncé que les internationaux de France de Roland-Garros se tiendront cette année du 27 septembre au 11 octobre. Soit une semaine plus tard qu'annoncé dans un premier temps. Une décision prise en « conscience et responsabilité », assure Bernard Giudicelli, le président de la Fédération.

 

Initialement prévu du 18 mai au 7 juin, le célèbre tournoi de la Porte d'Auteuil avait été reprogrammé du 20 septembre au 4 octobre en raison de la pandémie du coronavirus. Les organisateurs n'avaient alors pas jugé utile de prévenir l'ATP et la WTA ou les acteurs du circuit de la nouvelle date. Provoquant une grogne des intéressés. Cette fois le nouveau calendrier s'est effectué « en concertation avec les instances internationales » assure Giudicelli. Le président de la FFT a également expliqué avoir des réunions régulièrement « avec les services de l'Etat » pour permettre la bonne tenue du tournoi.

 

   

Télévision

Ma vie au poste, le blog de Samuel Gontier

 

Éric Zemmour et Michel Onfray unis pour dénoncer l’islamo-gaucho-narco-féminisme des Verts

 

Même diagnostic, mêmes arguments : les chouchous de CNews, Éric Zemmour et Michel Onfray, analysent pareillement le dangereux succès des écolos aux élections municipales. L’occasion aussi de contester l’origine humaine du réchauffement climatique, de dénoncer la complicité de Christophe Castaner avec les casseurs… Et la gauchisation du débat public (!).

 

« Les Verts, on les connaît, assure Michel Onfray. Ils sont plutôt sympathisants de l’antisionisme, ils sont plutôt pro-palestiniens, plutôt sympathisants à l’endroit de l’islamo-gauchisme, ils sont plutôt communautaristes. » « Les Verts sont des multiculturalistes assumés, des immigrationnistes assumés, des sans-frontièristes assumés, confirme Éric Zemmour une demi-heure plus tard. Le vert des Verts correspond, comme par hasard, au vert de l’islam. » Bienvenue sur CNews. Lundi dernier, à une demi-heure d’intervalle, Éric Onfray et Michel Zemmour (ou l’inverse, je ne sais plus) tiennent des discours parfaitement identiques, signe de la cohérence éditoriale de la chaîne de Bolloré.

 

Si la couleur verte est la preuve irréfutable du lien entre écologie et grand-remplacement, je regrette toutefois un oubli historique. Aucun des deux penseurs n’a rappelé les racines de l’islamo-gauchisme français, quand le pays entier reprenait l’hymne des fondamentalistes musulmans entonné dès 1976 dans les tribunes de Geoffroy-Guichard, à Saint-Étienne : « Qui c’est les plus forts ? / Évidemment, c’est les Verts ! […] / On va gagner / Ça, c’est juré ! » Quarante-quatre ans plus tard, la prophétie s’est réalisée. « On joue au football / Et on n’a pas de frontières. » Pas de doute, ces paroles programmatiques annonçaient le « sans-frontièrisme » actuel.

 

« On va avoir droit à du tofu dans les cantines, des trottinettes multipliées, alerte Michel Onfray. Et ça va constituer un horizon indépassable de civilisation. » Les électeurs des Verts, approuve Éric Zemmour, « pensent que l’existence c’est manger bio et rouler à vélo ». Ou en trottinette ? Il faudrait savoir. « Vous faites un peu de caricature évidemment sur les Verts », s’amuse Laurence Ferrari face à Onfray. « Vous les caricaturez », s’amuse Christine Kelly face à Zemmour. « Ils répondent aussi à une vraie aspiration des Français, démocratique, des jeunes notamment », argumente Laurence Ferrari. « Si les Français ont voté pour eux, c’est qu’ils ont une soif de ça », argumente Christine Kelly.

 

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 06:00

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Mais que fait Emmanuel Macron en soutane-surplis derrière le futur Jean-Paul II?

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Image « Cet homme congolais fixe du regard le pied et la main de sa fille de 5 ans, une punition pour ne pas avoir collecté assez de caoutchouc pour le roi belge Lepold II.

Image Cette photo de Trump de retour de son calamiteux meeting de Tulsa, prise par Patrick Semansky d'@AP , est exceptionnelle.

 

Le site Hyperallergic rapportait, en juin 2017, l’arrestation dans un cybercafé de Rome du street-artiste italien Hogre, coupable d’avoir placardé une affiche satirique sur des arrêts de bus dans la capitale. Intitulée Ecce homo erectus, celle-ci représente Jésus en érection sous sa robe, posant une main sur la tête d’un enfant en prière. L’artiste provo­cateur réagissait alors aux accusations d’agressions sexuelles sur mineurs visant le cardinal australien George Pell, le numéro 3 du Vatican. En vertu de l’article 724 du code pénal italien, qui réprime le blasphème, il risquait 5 000 euros d’amende et une peine jusqu’à deux ans de prison. Hogre a toutefois échappé à un procès et ­récidivé deux ans plus tard en collant la même affiche, de nouveau à Rome.

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 06:00

publicité pour le Calvados

Tout comme Julien Denormandie le nouveau Ministre de l’Agriculture qui est né dans le Lot, je fus un beau jour appelé en Normandie pour transformer l’ancien Bureau du Calvados, BNICE, en une interprofession plus large enveloppant toutes les appellations cidricoles, je suis né en Vendée et ne possède ni pommiers, ni poiriers.

 

Je fus donc président du BNICE puis de l’IDAC : interprofession des appellations cidricoles, l’acronyme n’est pas à la hauteur du terroir mais nous n’avons pas trouvé mieux. À noter que cette interprofession n’est pas normande mais nationale puisqu’elle regroupe les normands et les bretons.

 

Cidre dans la Manche — Wikimanche

 

Bref, ce ne fut pas une tâche aisé car les sourcilleux fonctionnaires du Ministère de l’Agriculture en charge des textes n’en voulaient pas car les parchemins disaient qu’il ne pouvait y avoir qu’une seule interprofession pour un même produit et que le cidre en avait déjà une : l’Unicid (Union Nationale Interprofessionnelle Cidricole), dominée alors par deux groupes industriels : Pernod-Ricard et CCLF.

 

Aujourd’hui tout le cidre industriel est entre les mains du groupe coopératif normand AGRIAL dont la branche cidre est dirigée par Franck Malinowski, Directeur de la branche boissons du groupe Agrial. ICI 

 

Je n’étais pas dupe du choix de mes mandants, ils supposaient que j’avais le bras assez long et que j’allais les aider à triompher des grattes-papiers de la rue de Varenne. Il en fut ainsi et je me retrouvai nanti de mon seul et unique titre de président d’un organisme professionnel pour 5 ans.

 

Paris-Caen-Paris dans un turbo-train à bout de souffle fut donc mon lot pendant ce bail, je louai même une chaumière normande avec des pommiers haute-tige à Selles dans l’Eure, je pus donner une promotion à une jeune femme devenue directrice avant que je ne passe la main, de bons souvenirs et puis heureux de remettre mon mandat entre les mains d’un sage : Didier Bédu directeur du château du Breuil  ICI  

 

 

C’est lui, via Olivier Bompas du Point, le D de Jacques Dupont qui tire la sonnette d'alarme : « Le patrimoine normand est en danger ! ».

Publié le 08/07/2020

 

L'Idac (Interprofession des appellations cidricoles) fédère les producteurs de calvados, de pommeau, de cidre et de poiré. D’authentiques produits de terroir et l'une des plus prestigieuses eaux-de-vie françaises. « Plus que de simples boissons, explique Didier Bédu, son président, les produits cidricoles, ce sont 8 000 hectares de vergers qui structurent les paysages de la région, contribuent à la biodiversité et au développement durable, font le bonheur des abeilles et représentent surtout un savoir-faire qui n'est pas délocalisable, c'est l'un des attraits de la région, on fait partie du patrimoine… » Un patrimoine aujourd'hui en danger. Didier Bédu est inquiet : « Les difficultés sont réelles, les ventes sont en chute libre suite au confinement et l'effet domino est terrible, tout le monde est touché, les producteurs de pommes, les distillateurs et tous ceux qui vivent essentiellement de la vente directe à la propriété, à la restauration ou aux cavistes, on arrive à des baisses de 90 % de chiffre d'affaires et les aides sont insuffisantes. Bien sûr, nous ne sommes pas les seuls touchés, mais aujourd'hui, c'est toute une filière qui est sur la sellette. » Cet été, les Français devraient passer très majoritairement leurs vacances en France. Les producteurs normands comptent sur leurs visites pour les aider à limiter les dégâts et faire redécouvrir leur savoir-faire.

 

La suite ICI 

La pomme, le cidre, le calvados

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18 janvier 2006

Ne me dites pas : et pour moi ce sera un Calva... Même si c'est pour me faire plaisir, je n'aime pas ça car ça sonne la condescendance avec une petite pointe de mépris : du genre ça sent la bouse des vaches normandes et la rincette du pépé dans la tasse de café. Bien sûr je n'ai rien contre la rincette et le trou normand mais entre nous ce n'est pas avec de telles images qu'on se fait une petite place dans l'univers impitoyable des spiritueux. Alors dites moi : et si prenions un Calvados ! la suite ICI 

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