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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 08:00

 

 

Le petit Bernard a toujours rêvé de se faire Hermès, une marque de vrai luxe, à 100 lieux des sacs Louis Vuitton.

 

Quand LVMH a tenté de prendre le contrôle d'Hermès via le Panama ICI

 

 

Pendant près de dix ans, Bernard Arnault a organisé la montée discrète de LVMH au capital du groupe Hermès, afin de s’emparer du maroquinier de prestige. En 2010, l’homme d’affaires surprend tout le monde quand le numéro 1 mondial du luxe annonce détenir 14,2% Hermès et être en mesure de monter à 17,1%, sans avoir informé Hermès ni les autorités boursières. Derrière ce tour de magie se cache des montages financiers complexes, passant par des paradis fiscaux, au Luxembourg, dans l’Etat américain du Delaware et au Panama.

 

Les coups fourrés sont dans l’ADN du petit Bernard :

 

16 septembre 2012

D’où viens-tu Bernard ou la résistible ascension d’un p’tit gars de Roubaix dénommé Arnault «Férinel, propriétaire à la mer» ICI 

 

https://focus.nouvelobs.com/2020/08/24/0/0/5303/3535/580/0/75/0/7672bac_817003429-GettyImages-607457698.jpg

 

Le Bernard est un prédateur qui, pour débusquer ses proies avant tout le monde, est un lecteur assidu de Vin&Cie l’espace de liberté. Ça date de la mission à Cognac du Taulier où, du côté d’Hennessy, son « homme de main », Christophe Navarre était à la manœuvre pour mettre au pas les seigneurs déchus du Cognac.

 

Donc le 20 février 2021 publication de :

 

 

Journal d’1 soumis au couvre-feu (67) Si j’offrais à Claire des Birkinstock-Hermès ce n’est qu’entre 34.000 à 76.000 $ selon le modèle. ICI 

 

Birkenstock a annoncé, vendredi 26 février, avoir vendu une majorité des parts de l’entreprise au fonds d’investissement franco-américain L Catterton, cofondé par le groupe LVMH, et à la holding familiale Financière Agache, société d’investissement privée de Bernard Arnault.

 

Il a un petit côté Lucky Luke le Bernard, il dégaine vite.

 

Bernard Arnault rachète les sandales Birkenstock ICI 

 

 

La célèbre sandale à la semelle de liège, jadis jugée ringarde, a séduit le PDG de LVMH, qui acquiert la majorité du capital de l’entreprise à travers sa holding familiale et un fonds d’investissement du groupe LVMH.

Par Cécile Boutelet

 

C’est une alliance susceptible de heurter certaines sensibilités esthétiques, mais qui témoigne du potentiel indéniable des coopérations franco-allemandes. Birkenstock, la plus allemande des sandales, a conquis le cœur de Bernard Arnault, le patron du groupe français LVMH, emblématique du luxe et de l’élégance. 

 

Pour Birkenstock, c’est la fin d’une ère. Depuis 1774, le fabricant des célèbres sandales est resté une entreprise strictement familiale, très attachée au « made in Germany ». 25 millions de paires de sandales et chaussures, quasi exclusivement fabriquées en Allemagne, ont été vendues par le groupe en 2019, pour un chiffre d’affaires de 720 millions d’euros et 130 millions d’euros de bénéfices. La société de taille modeste a réussi à vendre très cher son image de marque : selon les observateurs, la valorisation de la société pourrait atteindre 4 milliards d’euros. Le codirecteur de Birkenstock, Oliver Reichert, s’est empressé de préciser qu’aucune délocalisation de la production n’était prévue.

 

La suite ICI 

 

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2 mars 2021 2 02 /03 /mars /2021 06:00

 

J’ai vécu toute ma jeunesse au Bourg-Pailler au milieu des animaux  de la petite ferme du pépé Louis, gardant ses normandes, allant les chercher au pré, les vêlant, y’avait aussi toute la basse-cour de la mémé Marie, ma chèvre grisette, c’étaient des animaux en liberté, élevés à l’ancienne, que nous respections.

 

Dans ma vie professionnelle j’ai visité de grands élevages dit hors-sol de volailles et de porcs, les animaux n’y étaient plus des animaux domestiques mais des « machines » entassées pour engraisser, pondre, vite fait bien fait sur le gaz, ce n’était plus de l’élevage mais de l’industrie au service des intégrateurs, ce n’était plus des éleveurs mais des façonniers indifférents.

 

Depuis quelque temps des associations, vidéos à l’appui, dénoncent les conditions de vie des animaux, la FNSEA les accuse d’intrusion, les défenseurs d’une agriculture et d’un élevage compétitifs ricanent, traitent ces cœurs sensibles de bobos vivant bien au chaud, loin des réalités économiques, de la concurrence et de la nécessaire indépendance alimentaire.

 

Désolé, tout comme le slogan de Bettane, aujourd’hui ravalé, les bio-cons, brocarder ceux des consommateurs qui exigent que le bien-être des animaux d’élevage soit une priorité est une idiotie, un contre-sens économique, en plus de l’éthique, ce respect des animaux, par ceux qui les élèvent, est de la valeur ajoutée. Les producteurs d’œufs l’ont compris en adoptant de plus en plus l’élevage en plein air.

 

Attention, il ne s’agit pas de mettre tous les éleveurs dans le même sac mais tout simplement de faire évoluer, changer des pratiques inadmissibles.

 

Pour ma part c’est une préoccupation  ancienne :

 

 

3 janvier 2008

Être Bête ICI  

 

Quelle est la différence entre l'homme et les animaux ? Philosophes, psychologues, sociologues, anthropologues, juristes se sont attelés sans relâche à cette question. Quel sens peuvent lui donner ceux qui vivent quotidiennement avec des vaches et des cochons dans des pratiques créatrices de liens ? Qu'en pensent des éleveurs ? On découvre, à les écouter, des réponses inattendues. Les animaux avec lesquels ils travaillent sont intelligents, sensibles ; ils savent ce qu'ils veulent et ils devinent ce qu'on attend d'eux. Nous disposons d'une primatologie pour les singes, d'une éthologie pour les dauphins, les ours, les loups, les éléphants, les oiseaux..., mais nous ignorons encore presque tout des vaches et des cochons. Il existe pourtant, du côté des éleveurs, une réserve impressionnante de savoir à leur propos, un savoir qui diffère de celui des scientifiques et qui s'enracine dans le "vivre ensemble".

 

La question de la différence entre l'homme et les animaux ?

 

Drôle de question !

 

COMMENT LE BIEN-ÊTRE ANIMAL EST DEVENU UN ENJEU ÉCONOMIQUE POUR L’AGROALIMENTAIRE ICI 

 

Face à la pression des consommateurs et des associations, les entreprises cherchent à améliorer les conditions d'élevage, de transport ou encore d'abattage des animaux. Plusieurs expérimentations sur la castration des porcs ou le pâturage des vaches, liant éleveurs, distributeurs et chercheurs ont été menées pour trouver un équilibre entre bien-être animal et viabilité économique. Une quête de longue haleine alors que les consommateurs, toujours plus sensibles à la maltraitance animale, ne sont pas prêts à payer plus.

 

« Conditions d’élevage déplorables », « tromperie du consommateur », « ramassage de dizaines de porcelets morts ». La nouvelle vidéo de L214 dans un élevage de porc a créé une onde de choc chez Herta. La marque fait désormais l’objet d’un boycott de la part des supermarchés britanniques Waitrose qui ont suspendu la vente de saucisses au porc Herta dans « l’attente d’une enquête ». De son côté la marque du groupe Nestlé a arrêté provisoirement l’approvisionnement en provenance de la ferme épinglée et rappelle « son engagement en faveur du bien-être animal ». Ce cas fait partie d’une longue liste d’interpellation des marques de la part d’associations ou de consommateurs.

 

« Chez Fleury Michon, une réclamation sur trois portait sur ce sujet », se souvient David Garbous, longtemps à la tête du marketing de la marque avant de lancer Transformation Positive, l’année dernière, une entreprise d’accompagnement centrée sur la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). « Il y a clairement une évolution et une prise de conscience sur la maltraitance animale », constate le spécialiste.

 

La filière œuf est souvent montrée en exemple.

 

Des expérimentations en cours

 

Désormais, ce sont plus de la moitié des poules pondeuses (53%) qui sont élevées en plein air. La filière a deux ans d’avance sur la première étape fixée par la loi qui devrait lui permettre d’atteindre l’objectif final de 100 % d’œufs hors cage en 2025. Mais les investissements ont été lourds, et parfois trop tardifs. En témoignent les mauvais résultats du groupe Mâtines, (qui appartient au groupe agricole Avril) numéro un des poules en cage qui accumule les pertes depuis six ans pour n’avoir pas su anticiper cette nouvelle tendance. « Pour les marques, c’est une opportunité à ne pas manquer mais cela a un coût », souligne David Garbous.

 

C’est justement ce sur quoi travaille le Laboratoire d’innovation territorial Ouest territoires d’élevage (LIT Ouest). L’association réunie notamment l’Institut national de recherche agronomique (INRAE), des éleveurs, des entreprises de la grande distribution, des ONG ou encore des startups…

 

« Le consommateur n’est pas prêt à payer dix fois plus cher sa tranche de jambon », avance Hervé Guyomard, directeur de recherche à l’INRAE. Le LIT Ouest permet justement de lancer des expérimentations en évaluant le coût et l’impact sur le bien-être des animaux. « On travaille sur la castration des porcs, l’amélioration des conditions de transports, les techniques d’étourdissement avant abattage ou encore le pâturage », explique le chercheur. « L’enjeu est de parvenir à définir des plans de progrès techniques tout en étant économiquement viable. C’est une épreuve de longue haleine », admet Hervé Guyomard.

 

La révolution du bien-être animal n’aura pas lieu

 

Il suffit de se promener dans les rayons des supermarchés pour constater les différences de prix. Les œufs bio de Poulehouse par exemple, cette marque qui n’envoie pas les poules pondeuses à l’abattoir à leurs 18 mois contrairement à toutes les autres, coûtent quasiment 6 euros la demi-douzaine. Entre les jambons bios, sans antibiotique, ou conventionnels, les prix peuvent varier du simple au double. Le risque est de ne permettre qu'à une faible partie de la population d'avoir accès à ces produits.

 

« Il y a de toutes façons une polarisation du marché qui s’est accentuée avec la crise du Covid-19 », remarque Matteo Neri, spécialiste de l’agroalimentaire au cabinet Xerfi. « Il y a ceux qui perdent du pouvoir d’achat et pour qui l’impératif est économique. Et ceux, plus marginaux, qui réclament d’avantage d’engagements de la part des marques », explique-t-il. Difficile pour les entreprises de répondre à ce paradoxe. Mais, dans ce rapport de force, malgré une forte croissance des marchés de niche comme le bio ou le végétarien, c’est le mass market qui cartonne le plus. « La révolution du bien-être animal n’aura pas lieu », prédit Matteo Neri. 

 

Marina Fabre, @fabre_marina

 

 

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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 08:00

J’avais ma petite idée sur le sujet mais je me suis contenté de la confier à Alain et ne comptez pas sur moi pour vous la dévoiler.

 

Un lecteur via le formulaire de contact s'étonne de mon silence sur, ce qu'il qualifie, de turpitudes bordelaises. Ma contribution bordelaise, depuis l'origine de ce blog, est très abondante, tout comme mes préoccupations environnementales, mon goût immodéré pour les vins nu. Mes préoccupations du moment ne me portent guère vers les épisodes judiciaires du monde du vin à Bordeaux. Cependant, comme je suis un peu con, de temps en temps encore je trempe ma plume dans la bouillie bordelaise. Comme je suis un peu juriste sur les bords avant de monter au créneau je lis et analyse les décisions des tribunaux. La stratégie en défense est élaborée par le ou les avocats, je n'en suis pas un, alors comme je l'ai indiqué en préambule, même si je me suis forgé une opinion sur le sujet je la garde pour moi, je ne confond pas le droit avec la militance : à force de charger l'âne il verse dans le fossé. Enfin, du côté des affaires pénales d'Hubert, ma position est connue, je l'ai exprimée en tant que témoin à la barre de la 17 e Chambre au cours du procès en diffamation de celui-ci contre Isabelle Saporta. Tout ça pour vous dire que j'ai acquis une immunité totale en matière de tiédeur sur les sujets qui fâchent.

 

Jeudi 25 février 2021 Alexandre Abellan de Vitisphère écrit :

 

La justice donne raison à l’interprofession girondine et aux 25 opérateurs bordelais attaquant les communications de la militante antiphyto sur les résidus de pesticides de vins certifiés Haute Valeur Environnementale (HVE). L’association antiphyto ira en appel.

 

« Sale temps pour les lanceurs d’alerte » grince Valérie Murat, la pasionaria des antiphytos. La chambre civile du tribunal judiciaire de Libourne condamne ce 25 février l’association Alerte Aux Toxiques (AAT) et sa porte-parole, Valérie Murat, à 125 003 euros pour dénigrement des vins de Bordeaux. Une sanction forte et à exécution immédiate pour sanctionner les communications d’AAT du 15 septembre 2020, qui dénonçaient la présence de 28 résidus phytos détectés dans 22 vins, essentiellement de Bordeaux et certifiés Haute Valeur Environnementale (HVE).

 

« Ces écrits ont été largement diffusés et accompagnés de slogans peu mesurés. Ils constituent sans équivoque un dénigrement fautif » indique l'arrêt de la chambre civile consulté par Vitisphère.

 

Pour la présidente du tribunal, Valérie Bourzai, « il ressort de l'étude de l'article contesté que les vins analysés y sont classés en fonction du nombre de substances dangereuses ou toxiques constatées [...] or, à aucun moment l'AAT et Madame Murat n'ont décrypté et analysé les chiffres qu'ils ont indiqués, malgré les commentaires du rapport d'analyse diligenté. » Ayant réalisé les analyses, le laboratoire Dubernet rappelle que les résidus constatés sont « très largement en inférieurs aux Limites Maximales de Résidus respectives ». Pour la justice, « il est manifeste que l'AAT et Madame Murat, rédactrice du rapport, ont fait le choix d'une communication volontairement anxiogène, sans aucune explication sur le mode de dangerosité d'une substance, ni sur les taux constatés. »

 

La suite ICI 

 

Définition du dénigrement

 

Dans son arrêt, la présidente Valérie Bourzai rappelle la définition du dénigrement qui se fonde sur l'article 1240 du Code civil : « jeter le discrédit sur un concurrent en répandant à son propos, au sujet de ses produits ou services, des informations malveillantes. Il tend à porter atteinte à l'image de marque d'une entreprise ou d'un produit désigné ou identifiable afin de détourner la clientèle, en usant de propos et d'arguments répréhensibles, ayant ou non une base exacte, diffusés ou émis de manière à toucher les clients de l'entreprise visée, concurrente ou non de celle qui en est l'auteur. »

 

Les Plaideurs de Racine. Le procès du chien - Nos Facultés de Droit

RUE 89 BORDEAUX

 

SOCIÉTÉ

Valérie Murat lourdement condamnée pour « dénigrement » des Vins de Bordeaux

 

L’association Alerte aux Toxiques a été condamnée ce jeudi 25 février à verser 100 000 euros à l’interprofession, plus 25000 aux propriétaires et fédérations plaignantes, et à retirer tous ses articles. Sa porte-parole Valérie Murat va faire appel.

 

Le tribunal de Libourne a condamné à 125000 euros d’amende l’association Alerte aux toxiques pour avoir publié des analyses montrant la présence de pesticides dans 22 vins labellisés HVE (haute valeur environnementale), considérant qu’elle portait préjudice aux propriétés et à la filière viticole du bordelais.

 

Valérie Murat, porte-parole de l’association, doit en outre retirer ses analyses de son site internet et de ses réseaux sociaux dans un délai de 15 jours, avec une astreinte de 500 euros par jour de retard.

 

« Sale temps pour les lanceurs d’alerte, (…) le prétendu pays du vin protège le pire dans le vin », a réagi ce jeudi 24 février la militante anti-pesticides, annonçant qu’elle allait faire appel de cette décision.

 

 

« Exécution sociale »

 

Néanmoins, l’exécution de la peine n’est pas suspensive, ce qui signifie que l’association doit immédiatement s’acquitter la somme exigée et dépublier les contenus incriminés. C’est donc « une exécution sociale de Valérie Murat » qu’a ainsi ordonnée le tribunal libournais, estime son avocat Eric Morain, soulignant que sa cliente ne dispose pas d’une telle somme.

 

« Le tribunal vient de signifier qu’on ne peut pas tout dire impunément, estime Constance Duval-Veron, avocate de plusieurs châteaux mis en cause. C’est le droit le plus strict de Valérie Murat de faire des analyses, pas de les publier avec des commentaires selon lesquels boire du vin présente un risque mortel. C’est erroné, presque délirant. »

 

Lors de l’audience à Libourne le 17 décembre dernier, Bernard Farges, président du CIVB (conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux) rappelait que les analyses des laboratoires Dubernet (4 à 15 molécules par bouteille) présentaient des teneurs de pesticides « entre 60 et 5000 fois en dessous » des limites maximales de résidus (LMR) autorisés.

 

Le tribunal a reproché à Valérie Murat de ne pas l’avoir mentionner, usant d’ « une communication volontairement anxiogène, sans aucune explication sur le mode de dangerosité d’une substance, ni sur les taux constatés ».

 

« Intention malveillante »

 

Pour sa présidente, Valérie Bourzai,« ce dénigrement a porté nécessairement préjudice au vignoble bordelais qui tend à modifier ses pratiques ». D’où le montant élevé des amendes infligées à la militante : 100000 euros à verser au CIVB, et 25000 à d’autres plaignants (dont 5000 à chacun des vignobles Haverlan, Grandeau et Vieux Cassan).

 

Dans un communiqué, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux a réagi via Bernard Farges :

 

« Nous sommes aujourd’hui satisfaits de cette décision de justice. Elle tient compte des préjudices que nous avons collectivement subis et rappelle à chacun que le dénigrement ne peut rester sans sanction. »

 

En citant les conclusions du Tribunal, qui fait état d’ « un rapport volontairement tronqué et dénigrant qui ne peut être considéré comme mesuré », Bernard Farges se rejouit que, « au-delà du caractère hautement critiquable de la méthodologie employée, les résultats confirmaient en réalité que tous les vins analysés étaient parfaitement irréprochables ».

 

Le CIVB considère que ces propos « massivement relayés, procédaient d’une intention malveillante à l’égard des vins de Bordeaux et visaient à jeter un discrédit avéré sur les produits des vignerons bordelais et sur le travail de fond qu’ils mènent depuis tant d’années. A ce jour, plus de 65% des surfaces du vignoble de Bordeaux sont certifiées par une démarche environnementale, contre 35% en 2014 ».

 

Un point justement souligné par Alerte aux toxiques et d’autres associations écologistes (France nature environnement…) et la Confédération paysanne : elles critiquaient récemment le soutien massif des pouvoirs publics au déploiement de la certification HVE (76 millions d’euros inscrits dans le projet de loi de finances pour 2021), alors que celle-ci n’interdit pas le recours aux pesticides chimiques, contrairement au label AB (agriculture biologique), et qu’une exploitation agricole peut être certifiée HVE alors qu’elle utilise des produits les plus nocifs – cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR).

 

La HVE est à leurs yeux une « illusion de transition agroécologique ». Faut-il alors vraiment se réjouir que la Gironde soit le département comptant le plus d’exploitations certifiées (1610 sur les 8218 pour toute la France ? Pour Valérie Murat et d’autres, clairement pas. La militante girondine a d’ailleurs reçu ce mercredi le soutien de 43 organisations écologistes de l’Europe entière et celle de 5 députés européens.

 

Ils dénoncent dans la procédure intentée contre elle une SLAPP (strategic lawsuits against public participation = procès stratégiques contre la participation du public). Il s’agit de « plaintes disproportionnées » aux moyens desquelles « les gouvernements et les entreprises cherchent à intimider et réduire au silence ceux qui, dans l’intérêt public, pointent du doigt leurs abus ». Des poursuites similaires à celle engagée par le CIVB visent l’Institut de l’environnement de Munich, qui a dénoncé l’utilisation de pesticides à hautes doses dans la culture des pommes au Tyrol du sud.

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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 06:00

 

caricature de Garnotte
 
 
 
 

Si je vous les propose c’est que je les ai tous aimés, mais je n’ai pas le courage de vous dire pourquoi donc j’ai annexé à chacun des critiques.

 

Ils sont classés par date de sortie.

24 avril 1935 Roberta  Comédie musicale de William A. Seiter Avec Irene Dunne, Fred Astaire, Helen Westley

 

 

J’y ai beaucoup aimé Irene Dunne, l'une des plus grandes stars du cinéma des années 1930-40 et pionnière dans l'établissement de droits contractuels pour les acteurs et actrices hollywoodiens. Elle est décédée en septembre 1990 à son domicile de Holmby Hills de causes naturelles. Elle avait 88 ans.

 

Nommée cinq fois aux Oscars mais jamais lauréate, elle était une star du box-office de longue date «bancable», dont la combinaison de beauté, d'intelligence, d'allure innocente et de voix hautement qualifiée lui a permis de jouer des femmes de premier plan dans des films allant des comédies vicieuses à drames romantiques.

 

«Il n'y avait rien qu'elle ne pouvait pas jouer, rien», a dit un jour le réalisateur Leo McCarey à un intervieweur. «J'étais toujours contente quand elle me voulait sur une photo d'elle. Cela signifiait que je pouvais me détendre - tout en ramenant un gagnant. »

 

Irene Dunne et Charles Boyer dans "Love Affair".

(LACMA)

Finlande, 2002 L’Homme sans passé Mies vailla menneissyyttä  de Aki Kaurismaki avec : Sakari Kuosmanen, Esko Nikkari, Katie Outinen, Markku Peltola, Annikki Tähti

 

 

Festival de Cannes 2002

Grand Prix Aki Kaurismäki

Prix d'interprétation féminine Kati Outinen

 

Déclaré mort après s’être fait tabasser, il s’ébroue dans sa chrysalide de bandelettes : le plus grand succès public d’Aki Kaurismäki met en scène un personnage qui a survécu au désastre, on ne sait comment. C’est un début qui ouvre à tous les possibles, comme dans une vie rêvée, une vie après la vie.

 

 

2 CRITIQUES ICI et ICI

 

2005 « Broken Flowers » de Jim Jarmusch Acteurs Bill Murray, Chloë Sevigny, Frances Conroy, Homer Murray, Jeffrey Wright, Julie Delpy, Sharon Stone, Tilda Swinton

 

 

« Broken Flowers » de Jim Jarmusch : La quête de Dissemblance de Bill Murray

 

« Broken Flowers » dépasse un comique s'amusant des clichés et une poétique du décalé pour raconter, à partir d'un travail autour de la ressemblance, une quête de dissemblance angoissante. Et si cette quête était aussi celle de Bill Murray, dont le fils, Homer, apparaît à la fin du film ?

 

22 janvier 2018

Guillaume Richard ICI 

 

Broken Flowers : les exploits mélancoliques d'un vieux Don Juan ICI 

 

En lançant Don Johnston à travers les Etats-Unis sur les traces de ses anciennes maîtresses, en quête d'un hypothétique rejeton, le cinéaste américain, Jim Jarmusch, réalise surtout un film sur son acteur quinquagénaire, Bill Murray.

 

Par Thomas Sotinel Publié le 06 septembre 2005

 

  • 2006 Little Miss Sunshine, de Jonathan Dayton et Valerie Faris États-Unis, avec Abigail Breslin, Greg Kinnear, Paul Dano Grand Prix  du Festival  de Deauville
  •  

 

Little Miss Sunshine sur Arte : un succès du cinéma indépendant américain plus jamais égalé ICI 

 

Alan Arkin, Paul Dano, Steve Carell, Greg Kinnear, Abigail Breslin et Toni Collette dans Little Miss Sunshine.

Alan Arkin, Paul Dano, Steve Carell, Greg Kinnear, Abigail Breslin et Toni Collette dans Little Miss Sunshine. © Bona Fide

 

Quatorze ans après la sortie triomphale de “Little Miss Sunshine”, les aventures d’Olive, aspirante mini-miss, et de sa famille foutraque suscitent toujours la même affection. Mais la route a été longue avant que la comédie, diffusée dimanche 26 juillet sur Arte, voie le jour…

 

Le mois d’août 2006 touche à sa fin aux États-Unis et un long métrage indépendant affole le box-office. Little Miss Sunshine atteint près de 500 000 dollars de recettes après seulement cinq jours d’exploitation et n’a pas à rougir aux côtés des mastodontes sortis cet été-là, du Diable s’habille en Prada à Mission : Impossible III, en passant par le premier volet de la franchise à succès Pixar Cars. Genèse d’un petit film au grand destin.

 

 

 

En 2001, un script d’un scénariste du nom de Michael Arndt circule à Hollywood et séduit le producteur Marc Turtletaub, qui l’achète pour 150 000 dollars. Il tape ensuite dans l’œil d’un duo de réalisateurs qui insiste pour s’en emparer : Jonathan Dayton et Valerie Faris, couple à la ville, connu pour avoir conçu les clips de groupes phares des années 1990 comme les Red Hot Chili Peppers ou les Smashing Pumpkins. Des débutants donc, pour un premier long métrage écrit par un scénariste novice !

 

Comédie dramatique

 

À ce stade, seul le studio Focus Features montre de l’intérêt pour le projet, mais il souhaite modifier le récit en le centrant sur le personnage du père, au grand dam de Michael Arndt, qui finit par se faire renvoyer. Cependant, après quatre semaines de développement infructueux, sans trouver d’acteur pour incarner Richard Hoover, non sans avoir approché Jim Carrey, Tom Hanks, Alec Baldwin ou Robin Williams (qui demandait un trop gros salaire), Focus Features lâche le film, que le producteur initial, Turtletaub, rachète pour 400 000 dollars.

 

Un tournage de trente jours

 

L’équipe de départ parvient alors, avec un micro-budget de 8 millions de dollars, à constituer un casting et engage notamment l’encore inconnu Steve Carell, sans savoir qu’il était le personnage principal d’un film qui allait bientôt sortir et cartonner au box-office : le désormais culte 40 ans, toujours puceau de Judd Apatow. Dans le film de Dayton et Faris, il incarne un universitaire gay spécialiste de Proust, qui a commis une tentative de suicide après un chagrin amoureux… Il est alors recueilli par sa sœur Sheryl (Toni Collette) et se retrouve embarqué dans une odyssée rocambolesque à bord d’un mini-van jaune brinquebalant, pour amener la petite Olive (formidable Abigail Breslin) en Californie où elle doit participer à un concours de beauté, son rêve le plus cher.

 

Les réalisateurs de Little Miss Sunshine Valerie Faris et Jonathan Dayton entourent Abigail Breslin.

Les réalisateurs de Little Miss Sunshine Valerie Faris et Jonathan Dayton entourent Abigail Breslin.

 

Avec eux, Dwayne (Paul Dano), le fils mutique obsédé par Nietzsche, qui a fait vœu de silence jusqu’à son entrée au sein de la prestigieuse United States Air Force Academy ; Grandpa (Alan Arkin), qui s’est fait virer de sa maison de retraite pour avoir consommé et dealé de l’héroïne ; et Richard (Greg Kinnear), le père conférencier spécialiste en motivation, qui rêve de voir son livre publié. Tout un petit monde porté à bout de bras et de poulet frit par Sheryl.

 

Une fois le casting rassemblé, le film est tourné en trente jours au cours des mois de juin et juillet 2005, dans la fournaise du mini-bus sans clim, entre l’Arizona et la Californie du Sud. En janvier de l’année suivante, il est montré en avant-première mondiale au festival de Sundance. C’est un triomphe. Les distributeurs font monter les enchères pour l’empocher. Jordan Mintzer, correspondant à Paris pour le Hollywood Reporter, se souvient : « La “bidding war” [“guerre des enchères”, ndlr] a fait la réputation du film. C’est une des plus grosses ventes de l’histoire de Sundance. Il a été acheté 10,6 millions de dollars par Fox Searchlight, une somme qui rentabilisait d’entrée le budget de production. »

 

2007 The Bubble d'Eytan Fox. Film israélien avec Ohad Knoller, Yussef Sweid, Daniela Virtzer, Alon Friedmann

 

 

Prix  du public du Festival de Berlin 2007

 

 

The Bubble : quand éclate à Tel-Aviv la 'bulle' de plaisir et de raison

 

Entre comédie légère et démonstration tragique, un regard juste sur l'"oasis" israélienne. Par Thomas Sotinel publié le 03 juillet 2007

 

Il y a un mot hébreu pour "bulle" (Buah) qui a servi de titre à ce film lorsqu'il est sorti en Israël, en juillet 2006. Il a ensuite été projeté à l'enseigne de The Bubble au Festival de Toronto, à l'automne suivant. Entre-temps, l'intervention israélienne au Liban avait une nouvelle fois fait éclater cette bulle, enveloppe fragile qui protège la vie quotidienne de la bohème de Tel- Aviv, métropole séculière.

 

Le cinéaste Eytan Fox compte parmi les résidents de la bulle et son film peint un portrait enjoué de son monde ; au centre d'un écheveau d'intrigues amoureuses, trois colocataires - deux garçons, Noam et Yali, et une fille, Lulu. Tous trois cherchent l'homme de leur vie, se consolant mutuellement de leurs déboires sentimentaux, affirmant leur opposition à la politique du gouvernement en organisant une rave contre l'occupation.

 

Cette comédie de situation légère serait sans doute ordinaire - même si ses acteurs sont charmants et son rythme enlevé - si Eytan Fox ne portait pas son regard de l'autre côté de la mince paroi qui enferme son gentil trio.

 

The Bubble (2003) de Eytan Fox - Selenie

 

The Bubble commence par une séquence à un barrage de l'armée israélienne à Naplouse. Noam y accomplit à contre-coeur une période de réserve. Au moment d'un de ces incidents qui sont devenus un passage obligé du cinéma palestinien et israélien, Noam remarque un jeune homme palestinien. Une fois revenu à Tel-Aviv, le réserviste voit débarquer chez lui le bel inconnu. Il s'appelle Ashraf et a fui la Cisjordanie où tout - l'occupation, la religion, la famille - se met en travers de sa route d'hédoniste. Il a donc fui, le temps de vivre une histoire d'amour.

 

Un moment, cette utopie prend corps. Et le film oublie la violence de sa première séquence pour prendre le ton de la comédie évoquée plus haut. C'est une utopie modeste, qui dure quelques jours et ne rencontre pas d'obstacles plus menaçants que le règlement intérieur de l'appartement que partagent Noam, Yali et Lulu.

 

 

Eytan Fox met à décrire son milieu, que l'on voit à travers le regard incrédule et parfois émerveillé d'Ashraf, l'enthousiasme d'un propriétaire qui fait faire le tour de son charmant appartement. Il montre Tel-Aviv comme une oasis de plaisir et de raison, dont les jours sont baignés par les accents du rock d'auteur (on entend Keren Ann ou Belle and Sebastian sur la bande-son), rythmés par les productions théâtrales et les expositions. Cette bulle ressemble à toutes celles de l'Occident fortuné et cultivé, l'argent et l'art y coexistent selon les mêmes termes (une séquence assez drôle met aux prises l'acteur Lior Ashkenazi et le rédacteur en chef de la version israélienne du magazine Time out).

 

Mais The Bubble ne se résume pas à cette carte postale à la fois naïve et ironique. Le vrai propos d'Eytan Fox est d'en expliquer la raison d'être et sa fragilité essentielle. Le couple Noam-Ashraf porte la dimension tragique du film, qui peu à peu étend son ombre. Mettre en scène la façon dont l'histoire, la géographie assurent leur primauté sur le désir et les individus n'est pas chose simple. Eytan Fox recourt à la démonstration, une attitude qui n'a pas très bonne presse.

 

Mais il est des démonstrations convaincantes, et The Bubble est de celles-là. Parce que la comédie et ses personnages étaient attachants, la violence de leurs destins (des deux côtés du barrage de Naplouse) apparaît d'autant plus scandaleuse.

22 mai 2013 La Grande Belliza de Paolo Sorrentino avec Toni Servillo, Carlo Verdone, Sabrina Ferilli

 

La grande bellezza de Paolo Sorrentino - (2013) - Comédie dramatique

 

Télérama

Critique par Pierre Murat

 

La Grande Bellezza tableau en verre | JUNIQE

Dix films de fêtes pour se mettre sur son trente et un

 

Ils dansent. Le corps agité de soubresauts et de spasmes, ils dansent. Visages souriants ou grimaçants, exténués ou extatiques, ils dansent. Et Jep n’est pas le dernier… Paolo Sorrentino ne filme que des lâches et des las. Le temps les a grignotés, ils vivent mal, en ont honte. Parce qu’ils ont somnolé une grande partie de leur vie, le cinéaste semble les pousser aux fesses avec sa caméra. Travellings avant, arrière, latéraux : il n’arrête jamais. Si ce n’est pour contempler, avec amour, ces palais romains, immenses et silencieux.

 

La Grande Bellezza : La grande beauté ? Elle est là, sous nos yeux  [critique] | Premiere.fr

 

Pour accentuer la nostalgie, dans un clin d’œil à Fellini Roma, le héros rencontre, dans les rues de la ville endormie, une actrice — « Mademoiselle Ardant », murmure Jep, émerveillé —, qui lui souhaite bonne nuit. Exactement comme Anna Magnani conseillait à Federico d’aller au lit pour cesser de divaguer. L’ombre de Fellini plane évidemment sur Sorrentino, sans l’écraser. Il ne l’imite pas, il s’en inspire. Alors tous les souvenirs de Jep, épars et ­désordonnés, cette farandole de fantoches proches du néant, s’effacent devant son ultime rencontre : cette religieuse sans âge, silhouette aussi grotesque que les autres, mais qui lui offre quelques secondes la tentation de l’innocence. Une pureté évanouie. L’amorce d’une béatitude. On quitte Jep sans savoir s’il va se résoudre à vivre ou à mourir. Ce film sublime est reparti bredouille du Festival de Cannes 2013. Puis Paolo Sorrentino a trusté toutes les récompenses internationales, y compris l’oscar du meilleur film étranger.

 

L'Italie exulte après l'Oscar à La Grande Bellezza | La Presse

 

Le film culte – « La Grande Bellezza », une fresque italienne par GUILLAUME MENARD ICI 

 

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 08:00

 

 

Mardi dernier le soleil brillait sur Paris, alors au début de l’après-midi j’ai enfourché mon gros destrier dopé à l’électricité pour me rendre masqué sur l’autre rive chez Alessandra ICI afin de satisfaire mon exigeante chalandise.

 

 

Ma première station fut pour l’épicerie où je m’enquérais auprès d’Alessandra de ce qu’elle avait comme produits sardes en rapport avec mes écrits :

 

- le pane carasau que l'on nomme aussi papier à musique. Dans cette recette, notre pane carasau devient un pane guttiau car "guttiau" en Logudorese (le dialecte d'une grande partie du Nord de l'île), signifie plus ou moins "aspergé", la feuille de pain étant mouillée d'huile puis salée avant d'être passée au four.

 

 

- Le pecorino sardo

 

 

- Fregola Fine : la classica fregula sarda, nel tipo a grana fine. Pasta di semola di grano duro coltivato in Sardegna, macinato a pietro, trafilata al bronzo e asciugata lentamente a bassa temperatura.

 

 

Et puis accompagné d’Alessandra, qui avait peur que je me perde, nous avons fait quelques pas pour aller jusqu’à la cave tenue par Cécile, l’ex sommelière-star de Giovanni Passerini, grande spécialiste des vins nu en dépit de sa naissance audoise.

 

 

 

 

 

 

Roberto Pusole, de l'Azienda Agricola Pusole: L'agriculture est un cadeau et doit être mérité ICI 

 

«Je voulais être batteur, j'étais attiré, comme les autres gars, par la vie de la rock star», raconte Roberto Pusole, aujourd'hui responsable de l'Azienda Agricola Pusole, avec son frère Lorenzo. Une ancienne tradition familiale derrière elle, ancrée dans le territoire, riche de savoirs agro-pastoraux, dans un souci d'innovation durable.

 

10 mai 2019  Roberto Anedda

 

Le vignoble et son histoire

 

La Sardaigne est une terre à l’histoire riche comme toutes les grandes îles méditerranéennes. Le vignoble est surtout concentré dans la moitié sud de l’île avec quelques exploitations tout au nord également. Parmi les épisodes de colonisation qui ont marqué la culture du raisin et la production viticole, il faut principalement citer la période espagnole ou plutôt catalano-aragonaise.

 

Dès le 14e siècle, l’Aragon prend possession de l’île et ce n’est qu’au 18e siècle que la Sardaigne retombera sous le contrôle de la Savoie et donc de la future Italie. De ce fait, les cépages déjà implantés au Moyen-âge sont avant tout originaires du nord de l’Espagne, tel le grenache qui se nomme ici cannonau, le graciano qui deviendra bovale, et le carignan qui garde lui son nom.

 

 

Giuseppe Musina est un vigneron discret installé à Orgosolo dans le centre de l’île, près de la forêt de Montes, où il produit un vin très inspiré par la nature environnante, et par la diversité de cépages plantés dans ses parcelles, dont le mystérieux sangue di Cristo. 8000 bouteilles sortent de sa cave les bonnes années et l’homme n’a même pas l’électricité dans tous ses bâtiments. Du cousu de main sarde.

 

Le millésime et les vendanges

 

Un millésime de réjouissance après un difficile 2014. Du beau temps à la floraison, de la chaleur pendant la période de maturation mais point de trop, quelques pluies bienvenues en septembre peu avant la vendange, bref, de quoi récolter des raisins sains et mûrs dans toute la région.  

 

Les vendanges sont manuelles, bien sûr.

 

La vinification

 

La fermentation est spontanée et démarrée à l’aide de levures indigènes uniquement., à température ambiante de cave. Aucune clarification ni filtration avant embouteillage et dose de SO2 minimale.

 

MALLOREDDUS, LES GNOCCHETTI SARDES À LA SEMOULE DE BLÉ DUR ICI 

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 06:00

 

Nous connaissions par cœur de nombreuses recettes et nous pouvions les réciter de mémoire, mais les nôtres étaient bien moins fascinantes que les leurs (Ndlr leurs grands-mères). Nous étions, comme nous vous l’avons expliqué, antigori’ e nannai, fidèles au temps jadis de nos grands-mères, de celles qui, le matin, prennent leur café au lait avec une tranche de civraxiu grillée, et, le soir se réjouissent d’une bonne soupe de gintilla, de lentilles. Notre cuisine traditionnelle était en tout cas plutôt simple. Page 59

 

 

Le four à pain reprit du service. Quand nos mères avaient prétendu nous révéler les secrets, transmis depuis des lustres de génération en génération, de la préparation du pain, nous n’avions rien voulu savoir de cette idée extravagante. Pourtant, notre village n’est pas entouré que d’artichauts et de biomasse, nous avons encore des champs de blé.

 

Mais maintenant c’est différent. Nous pressâmes nos mères de nous instruire et, en suivant leurs indications à la lettre, nous parvînmes à cuire toutes sortes de pains – civraxiu, coccoi, carasau, modditzu – qui étaient plutôt réussis. Nous apportions le pain et les envahisseurs nous préparaient de petits paquets de mets exotiques à emporter. Page 60

 

(Ndlr les mères à leurs enfants exilés) À l’approche des fêtes, quand la nostalgie se faisait insupportable, nous préparions des colis remplis de spécialités sardes et nous glissions dans la paille quelques rameaux de houx et d’autres petites décorations de Noël. À Pâques, nous ne manquions pas d’envoyer des pains qui étaient des chefs-d’œuvre, les coccoietti, décorés à l’œuf dur (coccoietti con l'uovo).

 

 

Pain Civraxiu

Pain sarde fait avec de la semoule de blé dur

 

 

Histoire

 

En l'an, 235 A. C. sur la côte est de la Sardaigne, ils ont débarqué plusieurs navires, dont débarquèrent les légions du consul Tito Manlio Torquato, envoyé par le Sénat romain pour vaincre les Carthaginois, subjuguer les populations insulaires et flex certainement la résistance tenace des guerriers nuragici avec tous leurs forces opposées aux envahisseurs dirigés par leur chef, le brave et respecté Amsicora sarde punique.

 

La légende veut que Cyrus un légionnaire romain blessé dans la bataille et sauvé par Nuri Sanluri veuve et son fils Vargas savait comment faire cuire un bon pain de blé, qui a ravi la cantine des familles nobles romaine.

 

Cyrus est allé travailler avec une grande vigueur, il a construit un four avec de la boue et des pierres.

 

L'excellent blé dur, mûri dans la plaine fertile de Sanluri, a été recueillie par Cyrus et Vargas qui Nuria sfarinava avec une main de moulin.

 

La suite ICI 

 

Su coccòi pane sardo

 

Pain Coccoi sarde

C'est l'un des pains qui appartiennent à la tradition de la Sardaigne, il ne manque jamais dans les fêtes traditionnelles des villages ou les mariages, c'est le pain sarde Coccoi (su coccòi), c’est un pain avec un pain très croquant et à la croute dorée croûte à la mie compacte et blanche, de très petite alvéoles.

 

Pour la préparation de ce pain, la tradition utilise de la semoule de blé dur purement remoulée avec une hydratation allant de 40/50% et du levain dit "su fragmentu" ou "su frementu" ou "sa maddrighe", le nom varie selon la région de la Sardaigne.

 

 

La pâte est travaillée très longtemps jusqu'à ce qu'elle devienne presque blanche, lisse mais pas trop élastique, les pains sont formés immédiatement après le pétrissage. On effectue ensuite des coupes avec des ciseaux très tranchants et des petits couteaux, puis on laisse monter bien couvert et enfin les vraies coupes caractéristiques sont faites par des mains expertes des femmes sardes plus âgées.

 

Le pain Carasau : le pain de Sardaigne qui peut servir à l'apéro

 

Pour PAX  ICI

On cuisine ensemble sur France Bleu Lorraine

Du lundi au dimanche à 10h

 

Un pain bien spécial qui va faire craquer les Français.

 

Le pain carasau

 

Ce type de pain est typique de la Barbagia, la région centrale, même si l’on peut le déguster désormais dans toute la Sardaigne. Son nom fait référence à sa réalisation, presque toastée. À l’allure fine et croquante, ce pain peut donc se garder longtemps, jusqu’à plusieurs mois. Il était l’aliment de base des bergers lorsque ces derniers s’éloignaient de leur village pour effectuer la transhumance en hiver.

 

RECETTE DU PANE CARASAU SARDE. ICI RAP 

 

Coccoietto con l'uovo ICI

La chronique qui suit répond aux injonctions comminatoires de certains lecteurs trop gâtés par le Taulier qui profitant du soleil retrouvé a fait un raid chez Alessandra Pierini, épicerie d’abord puis cave pour razzier du solide et du liquide sarde.

 

Le sarde, une langue normale ICI 

 

 

Le sarde. Une langue, des langues même.

 

Il suffit de regarder attentivement les traits de votre interlocuteur en disant le mot «dialetto» pour comprendre qu’on ne plaisante pas avec ça ! Une langue un point c’est tout.

 

Aujourd’hui, toute l’île parle italien (à quelques rares exceptions près), conséquence d’une interdiction d’utiliser la langue régionale. Si cette répression a pu entraîner parfois un sentiment de honte, ou la création de mélanges entre l’italien et le sarde (c’est souvent le cas à Cagliari), les insulaires sont de nos jours très fiers de leur langue. Les cagliaritains l’emploient régulièrement avec leurs proches, mais également devant les autres italiens, quitte à traduire (ou pas).

 

Mais c’est lorsque l’on sort de la cité que le sarde prend une dimension plus importante. Dans l’intérieur, il est utilisé bien souvent comme première langue. Si cette tendance peut-être mal perçue par le visiteur, c’est davantage pour préserver une culture à laquelle ils sont terriblement attachés que pour parler sans être compris du visiteur (comme je le fais moi-même très élégamment en italien devant les parisiens).

 

Le problème est qu’il n’y a pas 1 sarde. Malgré une base commune, les formes varient selon la région de l’île, voici un petit point culturel sur les différents sardes.

 

Le Gallurese : langue du nord, si on ne l’entend que rarement sur la Costa Smeralda, certaines villes balnéaires (Santa Teresa di Gallura ad esempio) l’utilise quotidiennement. Cette forme est assez similaire au Corse parlé dans la partie méridionale de l’Île de beauté.

 

Il Sassarese : parlé aux alentours de Sassari (ville « rivale » de Cagliari, au nord), à l’extrême nord-ouest.

 

Le Lugodorese : c’est la forme des « puristes », que l’on parle dans le nord en général, ainsi que dans la ville de Luras en Gallura (qui s’est fait un kiff).

 

Il Nuorese : si parla nella région centrale, à Nuoro et dans la Barbagia (région peu accessible et donc très traditionnelle). Tout le monde le parle, parfois mieux que l’italien dans cette magnifique région montagneuse.

 

Le Campidanese : le Sarde de de la moitié sud de l’île

 

Le Cagliaritano : langue de Cagliari

 

Autres langues recensées sur l’île :

 

L’Algherese : petite curiosité culturelle, à Alghero on parle une variante antique du catalan. Le centre-ville a aussi conservé l’architecture des envahisseurs.

 

Il Tabarchino : forme de Génois antique, parlée sur la petite île de Carlo Forte, et au nord de la presqu’île de Sant’Antioco.

 

Bien sûr (sinon ce n’est pas drôle), il y a des variations d’une ville à l’autre (même à 1 km près).

LE SARDE EST UNE LANGUE, PAS UN DIALECTE ! ICI

 

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 08:00

 

Histoire de la Savoie - Les Montagnes des Alpes

François-Régis aurait pu associer Alexandra Pierini dans son ode à la tartiflette savoyarde en souvenir de l’histoire de la Savoie singulière et complexe, devenue un comté au 11e siècle, puis un duché en 1416. Berceau de la Maison de Savoie.

 

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Elle fait partie des Etats du même nom, appelés ensuite États sardes lorsqu’au 18e siècle, le duc de Savoie devient roi de Sardaigne. De 1792 à 1814, la Savoie a connu une première annexion par la France. En 1815, elle est restituée, avec Nice, au royaume de Piémont-Sardaigne. Chambéry a longtemps été la capitale des ducs de Savoie avant de laisser la place à Turin. L’abbaye de Hautecombe demeure leur nécropole.

 

Hautecombe, c’est d’abord, sur les rives du lac du Bourget, un site admirable chanté par Lamartine. ICI 

 

C’est aussi une abbaye à la riche histoire, que les cisterciens fondèrent au XIIe siècle, à laquelle, dans les années 1820, Charles-Félix, roi de Sardaigne, donna un nouveau lustre et qui, de nos jours, continue d’abriter une communauté religieuse.

 

C’est chez Claire, comme l’abbaye organise des retraites, notamment les retraites "Cana" pour les couples, j’irai y méditer dans le silence.

 

 

En 1860, le royaume de Piémont-Sardaigne s’étend sur les 2 versants des Alpes et comprend : la vallée d’Aoste, le Piémont, Gênes à l’est, la Savoie et le comté de Nice à l’Ouest, la Sardaigne en Méditerranée.

 

Quarante notables sont envoyés à Paris; le 21 mars 1860, Napoléon III leur annonce que l'annexion aura lieu, sous réserve du libre consentement du souverain et des populations. Les troupes sardes évacuent la province, et y sont remplacées par des soldats français rentrant d'Italie, et, le 24 mars, à Turin, Cavour signa le traité de cession; on y stipulait que la cession ne deviendrait définitive qu'après le vote des populations, déliées par Victor-Emmanuel de leur serment de fidélité, et placées sous une régence provisoire.

 

Enfin le vote, par oui et par non, au scrutin secret, eut lien dans le calme le plus complet le 22 avril. Les résultats de cette grande consultation populaire furent proclamés le 29 par la cour d'appel : sur 135.419 électeurs, dont 130.839 votants, il y eut 130.533 oui, 235 non, 71 bulletins nuls. Cette unanimité déplut à Turin, où l'on eût préféré, pour mieux faire valoir son sacrifice, montrer à la France que les populations regrettaient le régime sarde. Les Piémontais se vengèrent en retardant la ratification parlementaire du traité du 24 mars. L'impatience des Savoyards protesta contre ces lenteurs. Enfin le traité fut déposé le 23 mai et adopté le 29, par 229 voix (les députés savoisiens ne siégeaient pas), contre 33 non et 23 abstentions. « Il y avait un sacrifice à faire, avait dit le roi, resté très Savoyard d'allure et de tempérament; j'ai fait celui qui contait le plus à mon coeur. » D'Azeglio avait d'avance décrit la situation nouvelle : «-Une fois que les Savoisiens auront dit : « Nous nous annexons à la France , ce sera comme un père qui marie sa fille selon ses désirs; il l'embrasse le coeur serré, lui souhaite toute sorte de bonheurs, et lui dit adieu ». Le traité fut sanctionné le 12 et célébré en Savoie par les fêtes da 14 et du 18 juin. Le 27 août l'empereur venait à Chambéry.

 

La Savoie fut divisée en deux départements : Savoie et Haute-Savoie. On lui garantissait son autonomie ecclésiastique (un archevêché et trois évêchés suffragants), judiciaire, universitaire. La France hérita des obligations de neutralité nées du traité de Turin; la zone neutralisée fut en même temps zone franche au point de vue douanier.

 

Suite à cette longue et historique introduction je me dois de vous avouer que je ne suis pas très porté sur le fromage fondu, genre soirée raclette, tu ressors de là en état fromager, tu cocotes, tu as le sentiment d’être une raclure de frometon…

 

La raclette au foin

 

La liste des fromages à raclette ICI

 

Je veux bien faire une exception pour la tartiflette pour 2 raisons :

 

- Pour faire plaisir à l’un des fans de François-Régis, qui m’adore…

 

- Y’a des patates, et j’adore les patates et le Reblochon fermier

 

 

6 mars 2006

Les fromages qui puent... ICI 

 

7 septembre 2018

« Du sang sur le reblochon » fermier ou laitier ? Dormir chez la dame de Haute-Savoie Et si l’on parlait aussi de l’enclave italienne d’Hautecombe ? ICI

 

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 06:00

 

C’est le 9ième !

 

Et pour moi le plus accompli, bien construit, « galerie de personnages hauts en couleur, des dialogues imprégnés de gai savoir et d'allègre insolence, de la force et de la fierté qu'affichent, comme dans tous les récits de Milena Agus, ses héroïnes féminines… »

 

Milena Agus, que je l’ai découverte grâce aux conseils de ma libraire d'Ajaccio. Totalement inconnue à la sortie de son premier livre en 2007Mal de pierres, grâce aux libraires et au public français elle va connaître un succès foudroyant qui va se propager en Italie. Elle est aujourd'hui traduite dans treize pays et vient de sortir son second roman Battements d'ailes. Succès mérité, ses romans sont de petits bijoux. L'écriture est sans afféterie, concise, ciselée, intense, je me suis régalé. Romans étranges, envoûtants, pleins de senteurs et de saveurs, de sentiments vrais, que l'on dévore d'une seule traite et qui vous font du bien à l'âme. C'est publié aux éditions LIANA LEVI

 

Depuis ce jour, j’ai guetté la sortie de ses livres dans la vitrine des éditions Liana Levi ICI,  les ai acquis dès leur parution, lus et presque toujours chroniqué sur eux.

 

6 juin 2008

Vino di Tavola rosso di Sardegna biologico ICI 

 

16 mars 2012

Sexe et Vin l’accord parfait : « Écarte les jambes. Mouille-toi le joni avec du vin et lèche tes doigts. Dis-moi quel goût ils ont. » ICI 

 

29 janvier 2015

C'était toujours mieux que cinquante ans auparavant, quand les journaliers qui allaient vendanger se voyaient affubler d'une muselière pour les empêcher de manger le raisin. ICI 

 

 

31 janvier 2015

Les sœurs Porro qui appelait les culottes « les premières » et les soutiens-gorge « les seconds » Milena Agus « Prends garde » ICI 

 

22 mai 2016

SENS DESSUS DESSOUS : la vieillesse ne m’apparaît plus comme une ombre mais comme un éclat de lumière, le dernier peut-être. ICI 

 

7 mars 2018

 

La Sardaigne, l’Aga Khan, le prix de l’Arc Triomphe, le Meurice, Milena Agus, Terres promises, le pecorino… ICI 

 

 

À propos

 

«Tout est formidable dans cette radioscopie.» L’Express

 

«Milena Agus parle avec vitalité de choses graves et privilégie une écriture pétillante.» Télérama

 

«Sa tendre ironie fait des étincelles.» Le Figaro Magazine

 

«Une version très personnelle et drolatique de la mondialisation.» La Vie

 

«Un grand moment d’humanité.» Le Soir

 

«Un roman qui rend heureux.» Quatre sans Quatre

 

«Milena Agus réussit le miraculeux équilibre entre humour caustique ravageur et profonde humanité.» Le Maine libre

 

«Déjouant les clichés du choc des cultures, Milena Agus nous plonge dans un récit choral, aux allures de conte ou de tragédie grecque.» Page des libraires, Librairie Jeanne Laffitte Les Arcenaulx

 

«L’auteure réussit l’exercice difficile de transformer la grande et douloureuse question des migrants en une histoire simple, avec un regard tendre et décapant.» Il Manifesto

 

Orgosolo, le berger et son troupeau de moutons, murales - Sardaigne

 

EXTRAITS

 

Sardo campidanese
Sardu campidanesu
parlée Italie Italie
régions Sardaigne Sardaigne
(Province de Cagliari-Stemma.png ville métropolitaine Cagliari
Une partie du centre-sud Province d'Oristano-Stemma.png Province de Oristano
Province de Sardaigne Sud
une partie du sud de la Province de Nuoro-Stemma.png Province de Nuoro)

 

 

ou sur le fait que nous, les  Sardes, nous sommes incapables de rébellion et qu’à cause de notre stupidité et  de nos rivalités mesquines, l’île est toujours aux mains des spéculateurs étrangers ; que quand un Sarde a une idée, elle à jeter aux orties tandis que la dernière foutaise venue d’ailleurs est forcément un projet génial. Page 47

 

Et grâce à eux, nous qui en avions par-dessus la tête des moutons sardes, nous commencions à les voir d’un autre œil. Nous découvrîmes que nos moutons étaient magnifiques et que chaque troupeau composait un paysage différent. Certains étaient blancs sur le fond gris des pierriers, en route pour le pâturage, d’autres, des taches dorées à flanc de colline. L’un d’eux, solitaire, à l’écart de ses compagnons, nous observait. De loin, vous pouviez confondre certains troupeaux avec les floraisons printanières. Des brebis formaient une couronne autour de leur berger, qui procédait à la traite vespérale,  d’autres, en chemin, traçaient des géométries le long des chemins de terre. Page 48

 

En filtrant la lumière, les tuiles brisées du toit créaient un clair-obscur semblable à celui  des tableaux flamands que nous avions vus dans nos livres d’école ; à travers leurs trous, voilés de pans d’étoffe fine que le vent remuait, on voyait trembler les étoiles du ciel qui apparaissait, comme dans un planétarium, dans toute sa perfection et sa mystérieuse harmonie. Page 55

 

Nous, nous sentir bonnes nous faisait du bien, même si la vraie bonté est une toute autre affaire. Nous avions simplement eu la chance du bon larron crucifié à côté de Jésus, un individu de petite vertu auquel fut offerte une occasion inespérée de changer. Page 55

 

Après une bataille ente dieux (NDLR. Allah, Notre Dieu, celui des Évangélistes)  le Professeur déclara : « Comment pouvons-nous juger Dieu, et comment peut-il nous juger s’il est une fractale ?

 

- Pardon ?

 

- Vous voyez le chou romanesco ? Eh bien c’est une fractale. Les fractales, expliqua-t-il, sont des objets mathématiques, des figures qui présentent une structure similaire à n’importe quelle échelle : on les dit « auto-similaires », parce qu’en agrandissant une partie de la figure, on la retrouve tout entière. Dieu ne nous a-t-il pas créés, nous les humains à son image ? Ne sommes-nous pas la répétition de Dieu à l’infini ?

 

- Vous êtes en train de dire que Dieu, c’est nous ? » Page 65

 

 

La placidité de la nature fait toujours un effet dans les moments d’inquiétude et de tourment, elle semble confirmer qu’un ordre universel gouverne toutes choses. Réconfortées (NDLR le chœur des villageoises, dont la narratrice) par cette clarté pacifique et par l’idée que tout, dans l’univers, qui que fût son créateur, avait un sens, nous rentrâmes chez nous. Page 74

 

« Ils ne s’entendent pas, pourquoi iraient-ils se marier ?

 

- Sottises ! La vie, c’est l’art de s’adapter au mieux que rien. Page 76

 

Nous nous sentions négligés, ainsi réduites à ne produire que des artichauts et de la biomasse pour le gaz, tandis qu’autrefois, sachant écouter la nature, nous avions instauré un rapport d’amour et de solidarité avec les végétaux que nous cultivions. Vous nous prendrez peut-être pour des folles, mais nous parlions avec les tomates, les laitues, les choux, les melons, le fenouil, et eux, nous répondaient. C’était passionnant et amusant. Notre relation avec la biomasse, en revanche, restait aride, quant aux artichauts, ils nous ennuyaient. Page 79

 

- À cinquante ans bien sonnés, Lina n’a jamais vu de pillona, c’est certain.

 

- Qu’est-ce qu’une pillona ? demandèrent ceux qui ne comprenaient pas le sarde.

 

- En sarde, pillona signifie pénis, répondit docte l’humanitaire du sex-shop. « Elle n’a jamais vu de pillona » se dit d’une femme qui n’a jamais fait l’amour. » Page 88

 

La dernière soirée fut la plus surprenante. Un bal serait organisé dans la demeure de ces Dames. De nombreux Noirs refusèrent hélas l’invitation. Ils ne voulaient pas perdre  un temps précieux et préféraient refaire leurs bagages pour être prêts à partir. En Europe ! Enfin, en Europe ! Mais ils tinrent à nous saluer avec un chant que les humanitaires traduisirent pour nous, sans pouvoir masquer leur émotion ; il racontait la fuite, le désert, la faim, la soif, la prison et les tortures, la décision d’embarquer et de défier la mort en mer.

 

Nous en conçûmes un grand désarroi, et nous eûmes honte d’avoir jugé ingrats leurs visages fermés. Au fond, ils avaient raison, risquer leur vie pour finir dans ce trou perdu, à reboucher les fissures d’une ruine et à cultiver quelques mètres carrés de potager, ça ne valait pas le coup. Mais ce qui nous chagrinait le plus, c’était que nous savions bien que l’Europe, leur terre promise, ne serait pas à la hauteur de leurs attentes.

 

Mais peut-être que si, en fait ? Que savions-nous au juste de l’Europe, nous autres ? Et l’Europe, que savait-elle de nous ? Nous n’étions sûrs que d’une seule chose : l’Europe ne voulait pas d’eux. Page 148

 

Afin de ne pas me faire avoiner par qui vous savez, puisque ce blog est baptisé Vin&Cie je vais consacrer à la suite de celle-ci un petite chronique au bien manger sarde… dans Une saison douce de Milena Agus.

 

 

Une saison douce

Traduit de l’italien par Marianne Faurobert, éd. Liana Levi, 176 p., 16 €.

Roman
 

Une saison douce ICI

Milena Agus

 On aime beaucoup

 

Christine Ferniot

 

 

 

 

ENCRES VAGABONDES : Le tour du monde en 80 jours

 
 
Milena AGUS

 
Une saison douce ICI
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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 08:00

 

 

C’est phonétiquement beau…

 

Qui plus est ces œufs sont l’œuvre des Araucanas, comme un petit air des mapuches Quilapayún…

 

C’est un secret dévoilé dans le Monde, le 26 août 2013, par un certain Hervé Morin (ne pas confondre avec le bourrin normand c’est le responsable du cahier Science&Médecine - Le Monde) voir plus bas

 

J’avoue que les œufs bleus sont passés au-dessous de mon radar de dénicheur…

 

Mais il vaut mieux tard que jamais, après l’acte de contrition : réparation !

 

El Condor Pasa fut le tube des couloirs de métro, à la suite du coup d’État d’Augusto Pinochet au Chili contre Salvador Allende beaucoup de réfugiés chiliens choisirent Paris comme lieu d’exil.

 

 

Les Araucanas ICI sont non seulement d'excellentes pondeuses mais leurs œufs sont d'une couleur inhabituelle, de bleu à bleu-vert. Cette coloration bleue de l'œuf des Araucanas contribue largement à la notoriété de la race.

 

C'est la totalité de la coquille qui est teintée. Elle est donc colorée dans la masse, à la différence des marans par exemple dont la coloration brun-rouge n'affecte que la cuticule, c'est à dire la couche superficielle de l'œuf.

 

 

Jusqu'en 2013 on ignorait l'origine de cette couleur atypique. Deux équipes, l'une chinoise et l'autre internationale, ont alors, coup sur coup, dévoilé la présence d'un rétrovirus dans le patrimoine génétique des Araucanas ainsi que dans le patrimoine génétique de poules chinoises pondant également des oeufs bleus. Les rétrovirus ont la capacité d'insérer leur patrimoine génétique au cœur de celui de leur hôte. Celui qui nous intéresse va conduire à la capture de la biliverdine, pigment biliaire, qui est un produit de la dégradation de l'hémoglobine. Cette biliverdine, intégrée dans la coquille de l'œuf, la teinte en bleu-vert.

 

La suite ICI 

 

Oeuf bleu de poule mapuche.

Le secret dévoilé de la poule aux œufs bleus ICI 

 

L'insertion fortuite d'un rétrovirus dans le génome de "Gallus gallus" serait responsable de la teinte bleutée de la coquille.

Par Hervé Morin

Publié le 26 août 2013

 

Outre-Manche, on peut trouver dans certaines épiceries fines des oeufs dotés d'une coquille bleutée, à plus de quatre livres la douzaine. Certains chefs médiatiques en ont vanté les mérites. Les poules qui les ont pondus sont de lointaines descendantes de celles qui, dans des villages mapuches du Chili ou des communautés du sud-ouest de la Chine, ont été sélectionnées il y a des siècles par des paysans friands d'originalité.

 

Jusqu'à ces derniers mois, on ignorait l'origine de ce prodige. Mais, coup sur coup, deux publications scientifiques viennent d'en livrer la clé génétique. Début 2013, dans la revue PLoS Genetics, une équipe chinoise l'attribuait à la présence d'un rétrovirus dans le génome des poules en question. Une équipe internationale vient de le confirmer, au terme d'analyses génétiques décrites dans PLoS One du 19 août. "Nous avons été un peu déçus d'aboutir juste après les Chinois, confie Olivier Hanotte (université de Nottingham), qui a dirigé ces travaux. Mais c'est aussi une grande satisfaction d'arriver aux mêmes conclusions de façon indépendante."

 

Pourquoi s'est-il consacré à ce sujet ? De nombreuses espèces d'oiseaux - canards, coucous - pondent des oeufs bleus. Etudier ce mécanisme chez la poule pourrait expliquer l'origine de ce phénomène, espérait le chercheur. "On pouvait aussi penser en savoir plus sur l'origine des poulets sud-américains : venaient-ils d'Europe ou plutôt d'Asie, foyer de la poule domestique, après avoir traversé le Pacifique ?" Las, ces deux questions restent en suspens : la mutation observée chez les poules aux oeufs bleus n'a pas son équivalent chez le canard, par exemple. Et, si elle est identique chez les poules chiliennes et chinoises, elle ne se trouve pas au même endroit de leur génome, mais à quelques paires de bases de distance seulement. Il n'y a donc rien à en conclure sur les éventuelles pérégrinations transpacifiques de la poule.

 

"MUTATIONS"

 

"Ces mutations constituent deux événements distincts, intervenus sur une portion génomique quasi identique, souligne Michèle Tixier-Boichard (INRA Jouy-en-Josas), qui a fourni des échantillons issus d'un troupeau de poules aux oeufs bleus constitué dans les années 1970 au centre de Tours. C'était totalement inattendu, comme si la foudre était tombée deux fois au même endroit." La foudre étant dans ce cas un rétrovirus.

 

Les rétrovirus ont la faculté d'insérer leur patrimoine génétique au sein de celui de leur hôte. Les génomes des organismes supérieurs en sont truffés (450 000 chez l'homme), et l'on sait désormais que, si certains sont nocifs et d'autres inoffensifs, ils peuvent jouer à l'occasion un rôle dans la régulation des gènes.

 

C'est le cas chez les poules aux oeufs bleus : le rétrovirus conduit le gène normal qu'il flanque à s'exprimer dans des tissus où il n'est normalement pas actif. "Ce rétrovirus tout à fait inoffensif induit la capture d'un produit de dégradation de l'hémoglobine, la biliverdine, lors de la formation de la coquille", explique Olivier Hanotte. Chez les poules produisant naturellement des oeufs blancs, cette mutation se traduit par une coloration bleue tandis que, chez celles pondant des oeufs bruns, elle les "peint" en vert.

 

Dans les années 1970, Philippe Mérat, à l'INRA, avait montré que la membrane coquillère des oeufs bleus était un peu plus épaisse que celle des oeufs "normaux". Mais la race "bleue" était par ailleurs moins performante, si bien que les grands producteurs ont délaissé cette caractéristique. "Mais, maintenant que l'on connaît précisément le mécanisme génétique, on pourrait concevoir un programme d'introduction contrôlée", estime Michèle Tixier-Boichard, qui y verrait un beau message en faveur de la biodiversité : ou comment des races venues de villages perdus de Chine ou du Chili contribuent à renouveler le contenu de nos assiettes standardisées...

 

Hervé Morin

 

 

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 06:00

 

Nos vieilles outres des prescripteurs du monde vin, gonflées de suffisance, modèle Butane&Degaz dans l’affaire de la caricature de Régis Franc publiée par Nicolas Groin-Groin dans leur torchon glacé : En Magnum, ont fait la démonstration qu’elles n’avaient rien compris, ou plus exactement qu’elles ne voulaient rien comprendre, circulez, y’a rien à voir, sous le terreau des bio-cons poussaient les bobos-connes.

 

Horreur, malheur, leur petit monde d’entre soi, d’entre mecs, se lézardait, s’effilochait, s’effritait, s’effondrait, obsolescence programmée : leur utilité sociale, déjà proche de trois fois rien, se réduisait à rien et, pire encore pour elles – ce féminin-pluriel, pour désigner ces gonadiers, me ravit – l’espoir de rejoindre le cimetière des éléphants laissait la place au néant de l’oubli. Tout au long de leur vie Parker, ce ricain venu de rien, les avait réduits au rôle obscur de porteurs d’eau, de gregario faisant le nombre dans le ventre mou du peloton, et voilà qu’à la fin de leur parcours, alors que ce cher Bob a tiré sa révérence en empochant la mise, les voici réduits à l’état de zombis enfouis sous les cendres froides de feu leur fonds de commerce.  À la barre de la notoriété, nul repreneur ne se présente même pour le franc symbolique.

 

Je ne force ni le trait, ni n’enfourche des sujets à la mode, je ne joue pas au sociologue de salon, je me permets de poser le doigt là où ça devrait, depuis fort longtemps, faire mal : l’irruption des femmes dans le petit cénacle des prescripteurs de vin, et plus généralement dans les professions du vin, dérange l’establishment, la nomenklatura au pouvoir.

 

Car ce dont il est question, au-delà des questions sociétales, c’est le POUVOIR.   

 

Le problème avec ces « greluches » c’est qu’on les entend, ce sont elles qui portent la culotte, ne demandent la permission à personne pour l’ouvrir, s’affirmer. Elles font chier, elles les font chier…

 

Cependant ne soyons pas trop autocentrés, nous avons déjà perdu beaucoup de terrain dans notre leadership sur la planète vin, le machisme est une pandémie qui touche ce que Sumita Sarma nomme l’industrie du vin.

 

Deux précisions :

 

  • Pour les jeunes gaulois, une jeune Indienne est une ressortissante de la République Indienne et non une jeune squaw genre tipi de western.  Les hindous ne sont autres que les pratiquants de la religion indienne qu’est l’hindouisme. C’est la plus grande religion du pays, car elle est pratiquée par plus de 80 % de la population.

 

  • Au temps où, suite à mon rapport, j’écumais les plateaux des colloques, mes chers collègues anglo-saxons, Paganini du PowerPoint, m’ont familiarisé avec cette dénomination, l’industrie du vin qui choque nos oreilles terroirisées mais qui est la réalité du marché mondial du vin.

 

Si je vous livre la réflexion de Sumita Sarma, c’est qu’elle est représentative d’un courant, celui des nouvelles venues dans le monde du vin que les dominants auraient tort de brocarder ou de railler.

 

Leur ouvrir grandes les portes de ce monde compassé, les accueillir sans suffisance, se nourrir de leurs apports, de leurs différences, c’est anticiper, c’est tracer les voies nouvelles …

 

Bref, elles sont de l’oxygène !

The Buyer

 

Sumita Sarma: how wine can be proud not ashamed of how its diversity ICI

 

 

«Ma réflexion, en tant qu'étrangère qui a eu du mal à trouver un rôle approprié dans cette industrie…

 

… est-elle trop blanche, trop orientée vers les hommes et les hommes qui se ressemblent, agissent et se comportent exactement comme les autres. 

 

Où se situe le reste, une grande partie d'entre nous? 

 

Nous sommes comme des petites mouches essayant de trouver une ancre pour se reposer. Et si nous trouvons une place, nous sommes chassées. 

 

C'est la conclusion accablante que Sumita Sarma a ressentie après huit ans à essayer de faire carrière dans l'industrie du vin. Mais elle n'abandonne pas. Loin de là. Comme elle l'explique dans cet article percutant, stimulant, profondément personnel mais aussi inspirant, elle est déterminée à jouer son rôle pour que l'industrie s'ouvre à des personnes de tous horizons afin qu'elle puisse être fière, plutôt que honteuse de sa diversité. et inclusif.

 

http://2.gravatar.com/avatar/e84c7932856767a1055b5e945b15f2c0?s=35&d=mm&r=gPar Sumita Sarma 23 février 2021

 

L'histoire puissante de Sumita Sarma sur ce que cela a été pour elle en tant qu’«étrangère» essayant de se frayer un chemin dans l'industrie du vin est difficile mais doit être lue.

 

Comme point de départ, il est important pour tous ceux qui vont me lire de savoir que je n'ai pas grandi dans une famille qui a une histoire ou un lien avec les vins, ni que je ne viens d'un pays viticole établi (les choses ont certainement changé pour l'Inde au cours des 20 dernières années mais pas pendant que je grandissais). 

 

Mes parents sont des teetotallers (même aujourd'hui), ce qui signifie qu'aucun alcool n'a jamais été servi dans ma famille. Plus important encore, l'alcool a été historiquement considéré comme un tabou dans de nombreuses sous-sectes de la religion hindoue et pour travailler dans le vin, pour une femme, était complètement impossible, même dans mon rêve le plus fou.

 

Les bienfaits scientifiques du resvératrol des peaux de raisin, aidant à lutter contre une variété de problèmes médicaux, sont ce qui m'a vraiment attiré vers les vins. J'avais bien dans la trentaine lorsque j'ai commencé à étudier les vins, je ne suis donc pas un enfant prodige dans cette industrie d'élite. Au moment où j'ai décidé de faire un pas conscient pour faire du vin ma deuxième carrière, je ne savais pas que de nombreux facteurs allaient contre moi – mon âge, mon sexe, ma nationalité et mes origines.

 

Perception vs réalité: histoire de la diversité

 

J'étais très naïve de supposer que le vin étant un phénomène occidental développé, je ne serais confrontée à aucun problème de changement de carrière. Après tout, j'avais été une banquière à succès, un double Master en Finance et Ressources Humaines, titulaire d'un rang primé en Comptabilité Agréée (qui en Inde a un taux de réussite de moins de 10% dans l'ancien système lorsque je l'ai pris). Celles-ci me seraient certainement utiles et m'aideraient à me tailler une solide carrière dans les vins.

 

Malheureusement, la réalité fut déprimante. 

 

Une série d'au moins 50 demandes ont échoué auprès de plusieurs détaillants et boutiques indépendantes, distributeurs, producteurs de vin et organisations éducatives, m'ont ouvert les yeux sur le fait que je n'étais pas «assez bonne».

 

À qui ces emplois allaient-ils?

 

Que pourrais-je changer pour le rendre «assez bonne»?

 

Je ne pouvais pas changer mon identité, je ne pouvais pas changer mon âge ou mon sexe. La seule chose que je pouvais faire était de travailler plus dur par moi-même, de continuer à étudier et à essayer d'atteindre le summum de la profession du vin. 

 

Pourquoi? 

 

Juste pour prouver ma valeur personnelle.

 

Et la preuve est claire. Je poursuis actuellement les Masters of Wine.

 

Est-ce que cela est venu d'une curiosité «amusante» pour en savoir plus ou d'une promesse d’obtenir de meilleures opportunités ? 

 

En fait, c'est le manque d'opportunités, le manque de soutien et les portes closes qui m'ont poussé dans ce que je fais aujourd'hui. Et je ne regrette pas du tout cette décision. Parce que c'est grâce à ce voyage d'étude pour le Master of Wine, que j'ai trouvé des mentors engageants et des camarades empathiques qui étaient prêts à entendre mon histoire, à me montrer et à partager leurs chemins.

 

Mais le plus gros point n'est toujours pas abordé - qu'en est-il des huit dernières années que j'ai passées dans le monde du vin avec un doute de moi, un manque de clarté et une faible estime de soi? 

 

Est-ce que je parle avec le bon accent, est-ce que je m'intègre?

 

S'intègre dans cette minuscule petite boîte remplie de personnes similaires du même profil, qui se ressemblent, qui se comportent comme les autres. Dans quelle mesure était-ce confortable pour eux? 

 

À quel point cela était-il inconfortable et solitaire pour moi et beaucoup comme moi?

 

Réflexion sur la diversité - Un cas pour l'industrie du vin

 

Sur ce point, je ne rendrai pas justice si je ne remerciais pas Wink Lorch de m'avoir mis à l'honneur lors du séminaire (et je la remercie de tout cœur de l'avoir fait) avec une question, sur ce que j'ai ressenti lorsque j'ai visité des vignobles en L'Europe. C'était la première fois en huit ans dans l'industrie que quelqu'un me posait cette question personnelle d'emblée.

 

Ma gorge s'est asséchée pendant quelques secondes alors que je luttais pour trouver des mots. Des mots qui pourraient le mieux répondre à cette question avec diplomatie et tact, mais heureusement, l'anglais n'est pas ma langue maternelle et donc mes mots étaient simples et sortaient directement de mon cœur – que je me sentais seule et exclue. Et j'ai expliqué comment ces sentiments tournaient comme un tourbillon, dans un réseau vicieux de faible estime de soi.

 

Ma réflexion, en tant qu'étrangère qui a lutté dur pour trouver un rôle approprié dans cette industrie, n'ayant pas de relations ou d'histoire de travail dans les vins, est qu'il est trop blanc, trop orienté vers les hommes et des hommes qui ressemblent, agissent et se comportent exactement comme un. un autre

 

Où se situe le reste, une grande partie d'entre nous ? 

 

Nous sommes comme des petites mouches essayant de trouver une ancre pour se reposer. Et si nous trouvons une place, nous sommes chassées.

 

Le combat pour la diversité et l'inclusion n'est pas nouveau pour les personnes de couleur. Pour eux, il est enraciné, systémique et si profondément marqué dans le sang et le cerveau, ruisselant à travers des générations d'assujettissement. Il n'y a aucun moyen de l'isoler. La cicatrice se manifeste comme une douleur pure à l'intérieur de leur âme vivante, le sentiment d'impuissance et de vide qui l'entoure.

 

Le point de bascule

 

Au fil des ans, la diversité a évolué comme il se doit, embrassant de multiples facettes sous son égide, y compris, mais sans s'y limiter, les personnes de couleur, d'origine, de sexe, de culture, de religion, d’handicap et d'orientation sexuelle. Ce n'est sûrement pas un nouveau concept, alors que le monde s'y réveillait lentement, c'est la mort choquante de George Floyd en 2020 qui s'est avérée être le point de basculement pour que toute action se déroule réellement dans le monde.

 

Pour le commerce du vin, ce moment dur de réveil a été le scandale de harcèlement sexuel à la Cour des Maîtres Sommeliers aux États-Unis.

 

La paille qui a brisé le dos du chameau au Royaume-Uni a été les retombées de l'incident séparé et très différent lorsque les écrits privés de `` Wine Bitch '' sur les membres du commerce du vin britannique ont été rendus publics.

 

Il existe une fragilité flagrante et un cadre non diversifié disjoint dans l'industrie du vin; un manque de voix diverses.

 

Aider au changement

 

À mon avis, il y a deux types de personnes dont nous avons besoin pour aider à changer leur comportement. Ceux qui le font intentionnellement et ceux qui revendiquent l'ignorance et disent qu'ils ne sont pas conscients qu'ils causent une offense.

 

Aucun de ces deux types ne peut s'extirper de l'effet dévastateur qu'une telle discrimination peut causer à leurs victimes; érodant leur estime de soi et leur santé mentale. Cela ne devrait jamais arriver.

 

Je sors aujourd'hui (mieux vaut tard que jamais) pour exprimer ma désillusion face au manque de soutien ou de reconnaissance, que cette industrie offre aux entrants en vin ou d'ailleurs, à ceux qui sont membres de longue date. C'est la vie de chien ici et la survie est aussi simple que le départ. Au fil des ans, malheureusement, le secteur s'est tourné davantage vers l'intérieur que vers l'extérieur; plus en arrière qu'en avant, alors que les événements se déroulent devant nous. Ce qui s'est passé il y a quelques mois donne l'impression que nous vivons dans une histoire ancienne.

 

 
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