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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 09:32

 

Sans commentaire de ma part…

 

Les notes sont, comme d’habitude, nichées dans un mouchoir de poche : entre 93 et 97.

 

Anthocyanes doit être vert de rage de n’être point cité.

 

B&D est mutique

 

 

Vinifera : 93/100

Intensité et richesse de texture pour ce vin velouté, marqué par sa densité de fruit, assez plein et juteux, sérieux. Très beau cru au style sûr, qui sera selon son prix sans doute à nouveau une priorité d'achat.

 

J. Suckling : 96-97/100

Iron, black mushroom and dark berry with some burnt orange peel. Flowers, too. It’s full-bodied with round tannins that turn linear and tight at the end. Excellent energy. Brightness and purity.

 

Bettane & Desseauve : 96/100

 

Vinous – A. Galloni : 95-97/100

The 2020 Domaine de Chevalier is going to need a number of years to unwind. Rich, heady and super-concentrated, the 2020 is so impressive, right out of the gate. Crushed rocks, rose petal, cedar, pomegranate and mint all build as the 2020 shows off its vibrant, layered personality. Domaine de Chevalier remains one of the most under the radar wines in all of Bordeaux. The 2020 is an absolutely brilliant effort from Olivier Bernard and his team. Tasted two times.

 

Jeb Dunnuck : 95-97/100

From an estate that’s been on fire over the past decade, the 2020 Domaine De Chevalier is another brilliant wine in the making and checks in as 65% Cabernet Sauvignon, 27% Merlot, 5% Petit Verdot, and 3% Cabernet Franc. Offering impressive cassis and darker berry fruits, it has complex notes of crushed flowers, violets, and damp earth-like nuances. Medium to full-bodied on the palate, with ultra-fine tannins and a silky, layered, seamless texture, it shines for both its richness and its balance. It also shuts down quite quickly, so if you’re going to drink bottles, try one in its youth. Otherwise, be sure to give bottles 7-8 years in a cold cellar. It should have 30-40 years of overall longevity.

 

Wine Advocate : 95-97/100

Medium to deep garnet-purple in color, the 2020 Domaine de Chevalier comes skipping out of the glass with energetic scents of ripe red and black currants, fresh blackberries and boysenberries, plus nuances of wild sage, cloves and cedar with a waft of lavender. The medium to full-bodied palate surprises and delights with an unexpected richness and depth that remains locked away on the nose, revealing layers of fragrant earth and floral notions framed by fantastic freshness and firm, finely grained tannins, finishing with the most gorgeous, long-lingering perfume.

 

Terre de Vins : 95-96/100

 

Decanter : 95/100

Concentrated ruby red colour, a little subdued on the nose, built with structure and power, concentrated and should age well. Classical, powerful, not exuberant, an impressive Chevalier that has tannins and fruit and freshness, nothing shouting too loud. As it opens, you see a peony floral edge that is very attractive. Easily among the best in Pessac.

 

Le Figaro Vin : 94-97/100

Un nez vibrant de fruits rouges et noirs entrant en résonnance les uns avec les autres, et une délicatesse florale d'iris et de pivoine tout à fait ensorcelante. En bouche, une merveilleuse alliance de tabac chaud, et une texture assez fine malgré le bois. Un vin plus cavalier que chevalier, où l'on sent la chaleur d'un mois d'août, et une belle finale saline.

 

JM Quarin : 94/100

Nez très aromatique, au fruité mûr et suave, avec un fond de cuir mouillé et de crème. Moelleux à l’attaque, juteux en milieu de bouche, très caressant, le vin prend de l’ampleur avec douceur entre le milieu et la finale. Il s’achève savoureux et long, délicatement tramé, sans angle tannique.

 

Jacques Perrin : 93+/100

Nez discret, avec une belle profondeur. Bouche raffinée, très belle dimension tactile sur ce vin, un peu retenu, très fin, très élégant, éthéré.

 

 

Vinous - A. Galloni : 94-96/100

The 2020 Domaine de Chevalier Blanc is fabulous. Bright and airy in the glass, the 2020 bristles with energy. Lemon confit, crushed rocks, mint and white pepper all pulse with tons of vibrancy. This finely-cut, chiseled white is going to need a number of years to be at its best, but it is so impressive and so full of potential. Bright saline notes punctuate the dazzling finish. Time in the glass brings out the wine's texture and layers. The Blanc is one of the world's great wines, hands down.

 

Decanter : 95/100

An excellent white with precision, flesh and confidence, sure to age well. A ton of white pear and some soft pepper spice keeps up the pace and lift from beginning to end, and the intensity continues to build after the wine has left the palate - a sure sign of something special happening. A yield of 43hl/ha. Tasted twice. Unusual for me to score the red and white Chevalier at the same level, but both are extremely successful in this vintage.

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28 juin 2021 1 28 /06 /juin /2021 06:00

 

Ixène

Illustrateur et dessinateur de presse depuis 1994.

Les déconfinés sont en terrasse, je le sais, j’en suis un, ils ne passent plus leur temps, comme moi, à surfer sur la Toile, le lectorat est divisé par 2, normal et heureux. Les beaux jours, même s’ils tardent un peu, vont maintenir cette tendance et, comme déjà je bosse pour des prunes il ne faut pas me demander la lune : je vais lever le pied !

 

Dimanche j'ai quitté à l'aube la capitale.

 

Attention, je ne pars pas à la cloche de bois mais, pendant quelques mois, je ne vais pas forcément assurer le service petit déjeuner à 6 heures,  ce sera en fonction de mon humeur, de mes envies du moment, de l’actualité, de mes amours, du temps qu’il fera.

 

Du côté du roman aussi, je lève le pied, sans trop savoir si lui donnerai une suite qui pourtant avait une suite : Chouchou nous allons hacker !

 

L’intrusion du grand serbe dans cette histoire compliquée mais bien huilée, allait-elle gripper la belle mécanique imaginée par Ambrose ?

 

La nuit portant conseil, même si celle-ci fut brève, elle l’appela. Il prenait son petit déjeuner sur sa terrasse en compagnie de Beria. Elle lui proposa, deux versions de sa soirée avec le grand serbe. La première, lapidaire : il ne s’était rien passé. Conter la seconde fut plus trash.

 

« Son invitation à me raccompagner chez moi, passé l’instant de stupéfaction, même d’une certaine forme de peur, loin de me paniquer, l’adrénaline aidant, j’ai décidé d’assumer, d’affronter ce prédateur arrogant. Comme un goût d’interdit, le retour à un moment de ma vie où je vivais avec une petite frappe. L’heure du couvre-feu se rapprochait, je fis la caisse, sur la terrasse le grand serbe était seul. Quand j’actionnai le rideau de fer il se glissa dessous avant qu’il ne bloque complètement la porte, se posa sur un tabouret, sans rien dire, j’éteignis, me dirigeai vers le couloir plongé dans la pénombre, je sentis son souffle sur mon cou, il enserra ma taille, je me laissai faire. Ses lèvres se nichèrent dans mon cou, je me laisser aller dans ses bras, lui offrit mes lèvres qu’il effleura, les désincarcéra, le baiser se prolongea. Il glissa ses mains sous mon tee-shirt. « Je peux ? » Je levai les bras, il ôta mon tee-shirt… »

 

Ambrose écouta la suite. Lorsqu’elle en eu terminé, il se contenta de lui répondre, « aucune de tes versions n’est crédible, tes fantasmes je connais, l’essentiel n’est pas là, la donne a changé, nous devons changer de pied, le temps n’est plus aux vieilles méthodes, nous allons hacker ! »

 

La suite est très hard, elle ne peut être mise en ligne, si votre désir de la lire est grand, sur demande, il se peut que je vous la livre…

 

Bon déconfinement, vaccinez-vous si ce n’est déjà fait, lisez des romans, respirez sans masques, tirez des brasses, mangez et buvez bon, à bientôt sur mes lignes…

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27 juin 2021 7 27 /06 /juin /2021 06:00

Œuvre « Elections. Piège à con » – Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Samedi matin le préposé des PTT, suis vieux jeu, a déposé dans ma boîte à courrier une enveloppe blanche avec tous mes prénoms…

 

La semaine passée y’avait rien au courrier c’est pour ça que je n’ai pas pu voter, je plaisante.

 

La faute à qui ?

 

Ces enveloppes ont été distribuées par Adrexo, une société privée, choisie à l'issue d'un appel d'offres du ministère de l'Intérieur. L'entreprise s'est ainsi vue confier l'acheminement des enveloppes de campagne dans 51 départements pour ces quatre prochaines années.

 

Gérald Darmanin a ainsi été interpellé au Sénat sur le problème et a reconnu que l'entreprise privée, Adrexo, avait « particulièrement mal distribué une partie de la propagande électorale ». Le ministre de l'Intérieur a alors présenté ses excuses aux candidats concernés et a annoncé qu'il allait convoquer Adrexo dans les prochains jours.

 

Bref, comme disait Pépin, cette fois-ci y’a pas eu de pépins.

 

D’ordinaire, je n’ouvre pas l’enveloppe, poubelle jaune immédiate, là ne boudant pas mon plaisir j’ouvre pour vous offrir les professions de foi d’au moins 3 listes, la quatrième pue elle n’est même pas bonne à me torcher le cul.

 

Je les présente dans l’ordre d’arrivée du 1er tour :

 

 

Celle de l’Union des toutes les gauches à une particularité : elle permet de fournir à madame Garrido épouse de, madame Chikirou compagne de, et à ce pauvre Benoît Hamon, des strapontins de luxe pour faire bouillir la marmite.

 

Du côté de LREM c’est le paradis de Ministres : Marlène Schiappa, Amélie de Montchalin, Emmanuelle Wargon, Nathalie Elimas, et de déçus de pas être Ministre : Thierry Solère et Aurore Bergé.

 

Pour madame Pécresse, elle garde son petit côté Versaillais de la Manif pour tous, ceux qui m’ont pourri la vie du côté de chez moi.

 

Voilà, que vais-je faire ?

 

Hé bien vous n’en saurez rien ! Sauf, à lire ma chronique de lundi.

 

Désolé pour la provocation de l'affiche de 68, elle n'est là que pour montrer à nos petits-enfants que nous étions vraiment  des petits cons.

 

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26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 06:00

 

ICI

Il y a des romans, comme ça, où l’on se dit : « Mais bordel de serpent à queue, comment ai-je pu ne le découvrir que maintenant. » C’est exactement l’effet que me fit la lecture du roman (noir) Le dernier baiser, de James Crumley. Pire. Parce que je me suis également demandé comment j’avais pu passer à côté d’un tel auteur pendant toutes ces années. Bon. Les optimistes me répondront que rien ne sert de s’arracher les cheveux par grosses touffes, l’essentiel étant d’avoir lu Le dernier baiser avant de mourir. Pas faux.

 

Allez ! On se plante une gorgée de whisky au fond du gosier, et on trace directement jusqu’au canapé. Parce qu’avant de décuver, il va se passer un bon petit moment, donc autant être bien installé. ICI 

 

Le Dernier Baiser

 

« Quand j'ai finalement rattrapé Abraham Trahearne il était en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique nommé Fireball Roberts dans une taverne mal en point juste à la sortie de Sonoma, en Californie du Nord ; en train de vider le cœur d'une superbe journée de printemps. »

 

Caro(z)ine lit : Le dernier baiser - James CRUMLEY

 

Ainsi commence « le dernier baiser » et aux grandes œuvres, une grande première phrase…

 

C’est dire le monument qu’est ce roman noir de Crumley, son troisième livre, et assurément son meilleur.

 

Pages 15-16

 

Le bâtiment en bois décati se dressait à cinquante mètres à l’écart de la route de Petaluma, et la Cadillac rouge décapotable de Trahearne était garée devant. À l’époque où la vieille route était neuve, avant qu’on la remodèle selon un tracé plus efficace, ce bar à bière faisait aussi station-service, t le fantôme fané d’un cheval rouge ailé hantait encore les vieux murs en bardeaux. Une petite harde de voitures abandonnées, dont une vieille Henry J grenat et une Dodge Charger relativement récente mais salement cabossée, paissait plongée jusqu’au jarret dans le sorgho d’Alep et autres herbes folles, orbites énuclées de leurs phares rêvant de Pégase et de pointes de vitesse sur un ruban d’asphalte. L’endroit n’avait pas de nom, juste une enseigne passée qui promettait de la Bière en grinçant sous son portique. les vieilles pompes à essence à réservoir en verre n’étaient plus là depuis longtemps – sans doute parties ouvrir un magasin d’antiquités à Sausalito –, mais les boulons rouillés de leurs embases  sortaient encore du béton en pointant  vers le haut comme des squelettes de mains saillant d’une tombe trop peu profonde.

 

Je me garai à côté de la Caddy de Trahearne, fis quelques pas pour évacuer les kilomètres de mes jambes, puis quittai le soleil printanier pour entrer dans la pénombre poussiéreuse du bar. Les talons de mes bottes oscillèrent doucement sur le parquet voilé et je lâchai un long soupir dans l’atmosphère assombrie. C’était l’endroit parfait. L’endroit où je serais venu moi-même dans une orgie d’errances, l’endroit où je me serais logé comme une bille dans une fente, ce refuge pour Okies’ du Midwest et exilés texans, foyer d’accueil des paysans expropriés de fraîche date, aux yeux si vides de tout espoir qu’ils ne renvoient que le reflet des plaines brûlantes balayées par les vents, des quadrants d’horizon aride quasi bibliques à peine entrecoupés par des armatures de fauteuils à bascule orphelins, et tout au fond, tout au bout, ennuagés de colère, les mirages des orangeraies et des manches de haches. Ce lieu aurait tout aussi bien pu être mon lieu, l’abri où un homme pouvait boire dans l’ennui, se repentir dans la violence et gagner son pardon pour le prix d’une seule bière. »

 

On l’a déjà dit, certes, mais on ne le dira jamais assez, James Crumley est certainement l’un des meilleurs écrivains américains de la seconde moitié du vingtième siècle en général, et de roman noir en particulier. Il est donc heureux que les éditions Gallmeister aient décidé de le faire découvrir à un nouveau public et même redécouvrir à ses anciens lecteurs à travers de nouvelles traductions de ses romans.

 

Car même si Philippe Garnier avait précédemment rendu une copie honorable avec sa version du Dernier baiser, le choix d’une nouvelle traduction par Jacques Mailhos s’avère payant. Plus tourné vers le respect de la musique de la phrase et le souci de choisir des mots et expressions moins datés, le traducteur de Gallmeister offre en effet à l’habitué de Crumley une nouvelle lecture certainement plus marquante que les précédentes, un texte doté de plus de relief et qui rend justice à la poésie de la plume de l’auteur américain autant qu’à son humour désespéré et à la tendresse réelle qu’il porte aux hommes et aux femmes auxquels il donne vie.

 

Amazon.fr - Le dernier baiser - Crumley, James, Mailhos, Jacques - Livres

 

Car c’est bien cela qui fait le sel de Crumley, ses personnages abîmés vomissant la corruption du monde dans lequel ils vivent, cherchant une impossible rédemption que leur haine de soi semble leur interdire mais que l’amour qu’ils portent à certains êtres dont ils croisent la route permet parfois de toucher du doigt, avant qu’elle ne leur échappe encore. ICI

 

Le dernier baiser est ma première rencontre avec l’univers et la plume de James Crumley, un auteur américain issu de « l’école du Montana ». Il a écrit plusieurs romans et nouvelles, des scénarios et deux séries policières mettant en scène des détectives privés: la série Milo Milodragovitch et la série C.W. Sughrue. Le dernier baiser fait partie de cette dernière et est la première aventure de Sughrue.

 

Sughrue est un anti-héros tout ce qu’il y a de plus cliché, du moins seulement en apparence. Ancien militaire, il est porté sur la bouteille et les femmes compliquées. Sauf que Crumley a un don certain pour raconter des scènes complètement loufoques et étranges. Ce qui fait de ce roman un polar au parfum vieillot (il est paru en 1978 en langue originale) teinté d’humour, tant dans les dialogues que dans les événements qu’il raconte. ICI

 

Le dernier baiser une enquête de C. W. Sughrue Une enquete du prive c.w.  sughrue - Poche - James Crumley - Achat Livre | fnac

 

James Crumley, écrivain américain

 

"Crumley sait écrire et il sait boire", disait de lui son collègue James Welsh, laissant entendre par là qu'il peut exister un rapport entre les deux activités auxquelles James Crumley s'est livré avec une constance remarquable. Le romancier américain qui vient de mourir à 68 ans à l'hôpital de Missoula (Montana) était la figure de proue de ces écrivains du Montana, durs à cuire et forts en gueule. Mais ses dehors de plantigrade bourru cachaient une sensibilité à fleur de peau tout comme son univers déjanté et ses personnages à la dérive semblaient une politesse désespérée destinée à masquer la virtuosité de son écriture.

 

Né le 12 octobre 1939 au Texas, dans une famille modeste, il avait commencé à travailler dès l'âge de 12 ans pour financer ses études à l'Institut de technologie de Géorgie. Après son retour de l'armée, où il s'est engagé pour trois ans, il reprend ses études, puis s'installe à Missoula, où il enseigne à l'université. Son premier roman, en 1969, Un pour marquer la cadence, évoque l'amitié, sur fond de guerre du Vietnam, entre un soldat gauchiste et un sergent dur à cuire.

 

C'est dans son deuxième roman, Fausse piste, en 1975 (Ed. Christian Bourgois) qu'apparaît pour la première fois celui qui deviendra un de ses personnages récurrents, Milton Chester Milodragovitch dit "Milo", ancien adjoint du shérif de la ville de Meriwether, dans le Montana, véritable archétype du privé alcoolique et drogué entraîné dans les aventures les plus folles, capables de persuader quiconque que "la vie moderne est une guerre sans fin".

 

Dans Le Dernier Baiser (1978) surgit un deuxième personnage, Chauncey Wayne Sughrue, ancien du Vietnam, lui aussi détective à Meriwether. Le roman prend la forme d'un étonnant pèlerinage d'un bistrot à l'autre, qui est aussi un hommage explicite à l'un des auteurs préférés de Crumley, Raymond Chandler (1888-1959).

 

Dans Les Serpents de la frontière, en 1996, James Crumley imagine la rencontre entre Sughrue et Milo, explosive comme on peut s'en douter. Les deux comparses se retrouvent aux prises avec des trafiquants de drogue à la frontière entre le Mexique et la Californie. Dans Folie douce (2005), véritable feu d'artifice, ce Rabelais du roman noir semble tirer un bouquet final ; il entraîne toute une sarabande de psychopathes transsexuels, de handicapés sadiques et de gorilles sanguinaires, dans une enquête qui débute dans le Montana et finit par impliquer le FBI et la CIA avant de trouver son dénouement en Ecosse, ce qui est somme toute assez logique compte tenu de la quantité de whisky ingurgitée à chaque page.

 

James Crumley se soucie peu de vraisemblance, mais la douzaine de livres qu'il a publiés (essentiellement chez Gallimard en France) donne un portrait saisissant de l'envers de la société américaine. Ils sont d'autant plus attachants qu'ils dévoilent sans ostentation une fragilité déguisée en délire. Evoquant le Montana dans un documentaire de Mathieu Serveau (2002) intitulé L'Esprit de la route, James Crumley déclarait au milieu de sa tournée des bars : "Je me dis qu'on ferait mieux de l'appeler le Grand Vide ou le Pays de la Haute Solitude. L'animal humain y cherche la compagnie de ses congénères, mais aussi des endroits où s'abreuver, (...) et, croyez-moi, le Montana regorge d'abreuvoirs formidables."

 

Pourtant, au terme de toutes ces beuveries festives, l'auteur de La Danse de l'ours concluait que "chacun danse seul sur une musique que lui seul entend".

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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 06:00

 

Nos amis américains, grands libéraux, adorent les taxes : pour les autres… Les fromages, le Roquefort, les vins&spiritueux, étant leurs cibles favorites. Bref, maintenant qu’un armistice vient d’être signé sur le gel des mesures de rétorsion dans le conflit Boeing/Airbus, revenons au sciaccarellu d’Ajacciu.

 

 

Régionales en Corse : Les nationalistes ne s'accordent pas

 

Unies en 2015, les différentes composantes du mouvement nationaliste Corse n’arrivent pas à s’entendre. Le président autonomiste sortant, Gilles Simeoni, arrivé en tête du premier tour des élections régionales, a écarté lundi soir la possibilité d’une nouvelle coalition nationaliste, semblant poursuivre sa démarche en solo au deuxième tour.

 

Dans un communiqué, Gilles Simeoni a expliqué lundi soir avoir « proposé à l’ensemble des composantes de la majorité territoriale sortante une démarche commune basée sur six principes ». « Ces différents points n’ont pas été validés jusqu’à ce jour par les différents partenaires potentiels » de sa liste, indique Gilles Simeoni, ajoutant qu'« il semble donc difficile que ces questions essentielles, qui n’ont pu faire l’objet d’un accord malgré plusieurs semaines de discussions, puissent être entérinées en quelques heures ».

 

Dimanche, lors du premier tour des territoriales, Gilles Simeoni est arrivé en tête avec 29,2 % des suffrages exprimés, devant la liste unie de droite du maire d’Ajaccio Laurent Marcangeli (24,9 %), suivie de la liste du maire autonomiste de Porto-Vecchio Jean-Christophe Angelini (13,2 %) et celle, indépendantiste et refusant toute union au 2e tour de Paul-Felix Benedetti, à la tête du parti radical Core in Fronte (8,4 %). Ces quatre listes peuvent se maintenir au second tour. Sans revirement, quatre listes, dont trois nationalistes, s’affronteront au 2e tour.

 

Jean-Christophe Angelini a déposé sa liste en préfecture d'Ajaccio. Le leader du PNC a modifié l'ordre de cette liste puisqu'un accord sur une fusion avec Corsica Libera a été acté. Quatre noms indépendantistes figureront donc à des places éligibles : Josepha Giacometti, Petr'Antò Tomasi, Laura Maria Poli et Jean-Michel Simon. Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée sortant et tête de liste Corsica Libera ne figure pas sur cette nouvelle liste de fusion, tout comme Lionel Mortini. Avant de déposer sa liste, Jean-Christophe Angelini a rendu un hommage appuyé à Jean-Guy Talamoni devant les grilles du palais Lantivy.

 

Désolé de ce long aparté mais nous sommes en Corse…

 

 

Les preuves de la culture de la vigne et du vin dans la région d’Ajaccio se situent au premier siècle de notre ère d’après le professeur agrégé d’histoire associé au CNRS Fabien Gaveau : « dès le premier siècle de notre ère, la ville d’Ajaccio est une ville où l’on produit du vin. » Au bas Moyen Âge, au nord de l’appellation dans le golfe de Sagone, « on y a retrouvé quantité d’installations viticoles, dont des pressoirs liés à un domaine dont tout porte à croire qu’il était dédié largement à la production de vin », précise le chercheur.

 

Mais c’est au XVe siècle, sous l’influence des Génois, que le véritable élan viticole a lieu dans la région. Un siècle plus tard, les vins d’Ajaccio sont déjà renommés dans tout l’environnement proche de la Méditerranée. On les boit à la cour des papes. Dans sa description d la Corse en 1531, l’évêque Guistiniani met en évidence cette renommée : « La pieve de Valle-di-Mezzana fournit les excellents vins rouges, et les plus réputés sont ceux de Sarrola. »

 

À cette même époque, on retrouve aussi des trace écrites d’un cépage : le sciaccarello. Une époque où, hasard ou non, les modes sont aux vins clairs, les clairets. Pour l’historien, en 1740, « la ville d’Ajaccio est baignée entre la ville et la vigne comme on ne peut plus l’imaginer ! ». En 1788, cette même ville compte plus de 500 ha de vignes.

 

Au début du XIXe siècle, sur le port de New-York, les vins de Corse, dont ceux d’Ajaccio, sont soumis à des taxes parfois plus élevées que celles appliquées à des vins du Bordelais, preuve d’une renommée certaine. À partir de 1820, la cité s’agrandit, dévorant progressivement son vignoble qui est pourtant à l’origine de sa fortune. Quand la crise phylloxérique touche le vignoble ajaccien à la fin du XIXe siècle, le fléau représente une aubaine pour accroître l’urbanisation de la ville portuaire.

 

Pour Fabien Gaveau, la Première Guerre mondiale  a surtout acté : « l’abandon de l’idée que la vigne puisse être la base de la cité. C’est dans la tête que cela s’est joué, dans des choix d’orientation ». Toutefois, à contre-courant, de grandes familles tinrent à conserver l’empreinte viticole d’Ajaccio.

 

Dans les années soixante, comme partout en Corse, le vignoble d’Ajaccio subit une nette mutation à la suite du « Plan vigne » instauré par le gouvernement de l’époque, ainsi qu’avec l’arrivée des rapatriés d’Algérie, dont l’article sur Patrimonio (n°134) s’est fait l’écho. À cette époque, deux modèles s’opposent, celui d’une viticulture productiviste et celui d’une viticulture qui souhaite renouer avec son histoire et avec la qualité.

 

Face à ces nouveaux enjeux, le vigneron ajaccien François Mercury, en compagnie d’autres producteurs comme Louis de Poix du domaine Peraldi, Jacques Bianchetti du Clos Capitoro, et Pascal Albertini du Clos d’Alzeto, s’engage à défendre une tradition viticole enracinée dans les siècles, afin de produire des vins de qualité et de mettre en avant le cépage sciaccarello. Le Syndicat de défense des Coteaux d’Ajaccio voit ainsi le jour au milieu des années soixante. S’ensuit la naissance de l’AOC Coteaux d’Ajaccio en 1971 qui devient Ajaccio tout court en 1984.

 

 

Deux portraits à lire :

 

COMMUNOVIN

Sébastien Poly le petit-fils de Jacques Poly président de l’INRA / Domaine U Stiliccionu : des arbres (1000 plantés), des tailles hautes en échalas, un poulailler mobile (une centaine de poules), quatre ânes, une dizaine de ruches.

 

Vin, veau, resto: les frères Abbatucci, success-story de la gastronomie  corse - Le Point

Domaine Abbatucci ses cépages autochtones vendus en Vin de France.

Fabien Gaveau, professeur agrégé d'histoire, chercheur au CNRS.

Fabien Gaveau : "La force de la viticulture insulaire, c'est le nombre incroyable de cépages" ICI 

Par: Propos recueillis par Laurent Casasoprana

Jean-Guy Talamoni siégeait à l'Assemblée de Corse depuis 29 ans.

Régionales en Corse. Quatre listes présentes au second tour, Talamoni absent pour la première fois en 29 ans

Quatre listes, trois nationalistes et une d’union de la droite, s’affronteront dimanche prochain lors des élections régionales en Corse. Victime de la désunion nationaliste, Jean-Guy Talamoni sera le grand absent de ce scrutin, pour la première fois en 29 ans.

 

La désunion nationaliste aux élections territoriales de Corse a été fatale à Jean-Guy Talamoni. Le président sortant de l’Assemblée de Corse ne sera sur aucune liste au second tour dimanche prochain.

 

La liste autonomiste de Gilles Simeoni, arrivée en tête au premier tour (29,2 %), affrontera celle de Laurent Marcangeli, maire d’Ajaccio et chef de file d’une droite unie (24,9 %), celle de Paul-Felix Benedetti, à la tête du parti indépendantiste radical Core in Fronte (8,4 %), et celle d’union PNC-Corsica Libera emmenée par Jean-Christophe Angelini, qui avait obtenu 13,2 % des voix.

 

Quelques minutes avant 18 h, Jean-Christophe Angelini, maire autonomiste de Porto-Vecchio, a déposé une liste fusionnant son Partitu di a Nazione Corsa (PNC) avec les indépendantistes de Corsica Libera en incluant quatre de leurs candidats parmi les 15 premières places mais pas leur tête de liste, Jean-Guy Talamoni, a confirmé à l’AFP Vannina Borromei, colistière de M. Angelini.

 

Jean-Guy Talamoni, 61 ans, quitte ainsi l’Assemblée de Corse où il siégeait depuis 29 ans. Niant que sa candidature ait été refusée - « une telle requête […] n’a jamais été formulée » -, le leader de Corsica Libera a au contraire affirmé dans un communiqué mardi soir avoir lui-même « décidé de ne pas présenter (sa) candidature en cas de fusion ».

 

« Je ne peux être tenté de faire passer ma situation personnelle avant les intérêts supérieurs de la Corse », affirme M. Talamoni dans ce texte : « C’est la raison pour laquelle j’ai demandé […] de ne jamais faire de cette question un élément de blocage », poursuit le dirigeant indépendantiste, qui précise que son « engagement pour la Corse prendra d’autres formes »

 

Ce choix a été qualifié de « courageux » et « de raison » par Jean-Christophe Angelini, qui a salué une démarche prise « sans que cela ne soit demandé politiquement ».

 

La liste Corsica Libera avait obtenu 6,90 % des voix au 1er tour, un résultat en dessous des 7 % requis en Corse pour pouvoir être en ballotage (contre 10 % dans les autres régions) mais suffisant pour fusionner. Lundi soir, Gilles Simeoni avait écarté la possibilité de voir se forger une nouvelle coalition nationaliste dans l’entre-deux-tours avec les listes de MM. Talamoni et Angelini.

 

Aucun accord trouvé

 

Depuis le deuxième tour des territoriales de 2015, le parti de Gilles Simeoni, Femu a Corsica, et celui de Jean-Guy Talamoni, Corsica Libera, étaient associés dans une coalition nationaliste baptisée Pe a Corsica. Cette coalition s’était présentée unie dès le premier tour aux territoriales de 2017 et avait obtenu la majorité absolue au 2e tour.

 

Dans un communiqué de deux pages, Gilles Simeoni a expliqué lundi soir avoir « proposé à l’ensemble des composantes de la majorité territoriale sortante une démarche commune basée sur six principes » qui constitueraient « l’ossature indispensable de tout rapprochement durable et de tout contrat de mandature ».

 

Aucun accord n’ayant pu être obtenu « malgré plusieurs semaines de discussions », Gilles Simeoni a donc jeté l’éponge et décidé de partir seul au second tour : « Il semble difficile que ces questions essentielles […] puissent être entérinées en quelques heures 

 

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 08:00

Biographie : Winston Churchill (1874-1965) - Touteleurope.eu

On prête à Churchill le mot selon lequel « les statistiques sont la forme la plus élaborée du mensonge »

 

« Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées. »

 

J’applique la saillie aux pourcentages électoraux.

XAVIER BERTRAND - caricaturiste et caricature

 

Nos commentateurs commentent les résultats à coup de pourcentages, Xavier Bertrand écrase la concurrence dans les Hauts-de-France !

 

À y regarder de plus près on s’aperçoit que ce sont plutôt ses concurrents qui se sont écrasés, écrabouillés même, avec un même paquet de voix : 551 068 voix contre 558 420 voix en 2015, il passe de 24.97% à 41.42 %

 

 

En 2015

 

Liste conduite par Marine LE PEN (FN) 909 035 voix 40.64%

 

Liste conduite par Xavier BERTRAND (LR) 558 420 voix 24.97%

 

En 2021

 

Xavier BERTRAND

SE BATTRE POUR VOUS ! LUD - Union à droite 551 068 voix 41.42 %

 

Sébastien CHENU, UNE REGION QUI VOUS PROTEGE AVEC SEBASTIEN CHENU 324 260 voix  24.37 %

 

Belle déculottée… Une saignée de presque 600 000 voix. C'est heureux...

 

 

4 237 939 inscrits en 2015 4 226 927 inscrits en 2021

 

 

Pas de quoi pavoiser donc, mais il pavoise, en 2015 avec le désistement de la gauche il avait recueilli au 2e tour  1 389 340 voix soit 57.77%

 

En 2015 Liste conduite par Marine LE PEN (FN) 1 015 662 voix 42.23%

 

Combien obtiendra-t-il dimanche ?

 

Qui comparera les scores ?

 

Personne !

 

Bertrand le premier, sa région il s’en tamponne c’est la France qu’il veut : il lui suffit d’enlever le haut…

 

Xavier Bertrand au 1e tour en 2015 : 558 420 voix 24.97%

 

INSCRITS : 4 237 939

 

VOTANTS : 2 595 417 voix

61.24%

 

DONT EXPRIMÉS : 2 405 002 voix

92.66%

 

DONT BLANCS OU NULS : 190 415 voix

7.34%

 

ABSTENTIONS : 1 642 522 voix

38.76%

 

Xavier Bertrand au 1e tour  en 2021 : 551 068 voix 41.42 %

 

4 226 927 inscrits

 

Votants

1 388 093 inscrits

32.84%

 

Abstentionnistes

2 838 834 inscrits

67.16%

 

Votes blancs

34 895 inscrits

2.51%

 

Vive les pourcentages !

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 06:00

MELON CHARENTAIS AUX FLEURS DE SUREAU,

Crème aux fleurs de sureau, melon frais mariné et glace à la vanille de Madagascar.

N’est pas Coluche qui veut… même si l’épisode Coluche ne fut pas très glorieux…

 

Comment sommes-nous descendus aussi bas ?

 

Dans « La tentation du clown », la journaliste Laetitia Krupa explore l’hypothèse d’un candidat hors système à la présidentielle 2022.

 

Mirage ou cas de figure plausible ?

 

Hanouna, Zemmour, Onfray, Raoult…

 

Poussons encore plus bas dans la fange : Bigard, Lalanne…

 

Onfray, l’idole des retraités de l’Educnat, le naufragé de la philo, sans rire, proclame que le peuple le réclame sous ses, « présentez-vous, présentez-vous… » mais que bien sûr qu’il n’y ira pas…

 

L’idéologue d’extrême droite Eric Zemmour, à Paris, le 22 avril 2021.

L’idéologue d’extrême droite Eric Zemmour, à Paris, le 22 avril 2021. 

 

Zemmour, le possible candidat à la présidentielle de 2022 qui inquiète le RN ICI 

 

Le polémiste du « Figaro », qui attire chaque jour près de 1 million de téléspectateurs sur C.News, laisse monter la rumeur d’une participation à l’élection présidentielle et ne décourage en rien ses fidèles.

 

 

Je ne vous ferai pas l’injure de vous dire ce que signifie avoir le melon mais je vais en profiter pour vous parler du melon tout rond qui reste l’un des chouchous des français.

 

 

Le melon ne tourne plus en rond ICI

 

Le melon, madeleine de Proust des estivants, a le parfum des vacances. C’est le complice rafraîchissant des pique-niques familiaux, du régime qu’on se promet de faire durer tout l’été. Et selon une étude commandée par l’Association interprofessionnelle melon, il reste l’un des chouchous des Français. « C’est un produit qui se maintient, il s’en achète toujours environ 8 kg par ménage et par an, précise Marion Mispouillé, animatrice de l’association. En revanche, il est très sensible à la météo. On en produit et on en mange moins lorsqu’il fait mauvais, comme en 2020. »

 

« C’est 90 % d’eau »

 

C’est entre le littoral charentais et le Centre-Val de Loire que se cultivent environ un tiers des 250 000 tonnes de melons produits en France chaque année, le reste poussant dans le Sud, entre l’Aquitaine et la région PACA.

 

« Ici, les melons sont dans tous les potagers, précise Antoine Bertrand. On les accompagne traditionnellement de fleur de sel. Moi, je le taille en cubes que je propose en entrée avec du pineau des Charentes, servi à part dans un verre à shooter afin de ne pas noyer la chair. J’ajoute simplement du pain et du beurre salé pour contrebalancer sa puissance sucrée. Si la saison est belle, je pourrai en proposer jusqu’à fin septembre. »

 

Les grandes civilisations, égyptienne, grecque, romaine, l’ont toutes cultivé. En France, il était réservé, jusqu’au XVIIIe siècle, aux rois et aux grands seigneurs. Mais pendant longtemps, il était assaisonné avec du vinaigre et du poivre ! Cyril Lignac, dans l’une de ses salades, reprend ce mariage aromatique en l’associant à du vinaigre de Xérès, du sel et du poivre.

 

« Quand on travaille le melon, il y a quelques précautions à prendre, c’est vrai, remarque-t-il. Par exemple, quand on le passe sur la planche à découper, il faut bien qu’elle soit propre, car le melon absorberait le parfum de ce qui y a été travaillé. Mais, à partir de là, on peut vraiment s’amuser : ajouter des épices, des poissons légèrement saucés, de l’huile d’olive pure et du poivre torréfié… C’est un produit qu’on croit connaître, mais dont on commence tout juste à évaluer le potentiel ! »

 

Odeur ou pédoncule : comment choisir son melon ?

 

Attention, le sujet divise !

 

« Il faut soupeser les melons et choisir le plus lourd, le plus dense : ce sera le plus chargé en sucre », conseille le chef Adrien Brunet. Son confrère Antoine Bertrand reconnaît pour sa part les choisir à l’odeur – les melons charentais dégagent un parfum typique, d’autant plus fort qu’il est mûr – et vérifie « qu’ils ont le cul craquelé, fendu ». « Le sentir, le peser, c’est du pipeau ! », tranche de son côté Cédric Fargier, producteur des melons des Lonnes sur une quarantaine d’hectares, en Provence, qui fournit le chef Edouard Beaufils. Il n’y a finalement que sur un point que tous les professionnels se retrouvent : le pédoncule, la « queue », doit commencer à se décoller du melon. Il faut aussi garder en tête quelques éléments factuels pour faire son choix. Les premiers melons cultivés sous serre ou en provenance du sud-est arrivent mi-mai sur les étals. Mais la saison pour les melons de pleine terre, les plus goûtus, est juillet-août. Enfin, pour le conserver, emballez-le dans un film plastique et rangez-le dans le bac à légumes du réfrigérateur, mais pas plus d’une semaine. Et si vous voulez mettre de l’été dans votre cuisine d’hiver, vous pouvez conserver des billes de melon dans des sachets hermétiques au congélateur.

 

 

 

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 10:30

Image

L’ami Laurent Bazin sur Twitter pose le doigt où il faut :

@laurentbazin

 

C’est tout de même génial de s’interroger en boucle ce matin sur les «motivations des abstentionnistes», comme s’ils avaient cherché à envoyer un message politique… Alors que le sujet c’est, précisément, leur manque de motivation, non?

 

Tant que la régionalisation ne sera qu’un transfert de compétences : transports, routes, lycées… elle n’apporte rien aux citoyens… elle ne fait qu’ajouter une couche d’élus « inutiles », une strate administrative tout aussi inutile, qui se superpose au millefeuille départemental.

 

Si l’on souhaite vraiment que le pouvoir central omniprésent, via son Président, trouve un contrepoids, le seul moyen efficace est l’érection d’un vrai pouvoir régional fort.

 

Le Parlement ne joue plus, depuis fort longtemps, ce rôle, plus encore depuis la mise en place du quinquennat, les godillots du grand Charles ont fait des petits ; quant au Sénat, soi-disant émanation de la France profonde, vu son mode de désignation, n’est qu’une assemblée de notables repus, sans pouvoir réel, de Gaulle avait raison : à la trappe !

 

En m’abstenant je n’ai fait qu’exprimer mon désintérêt pour cette coquille vide, voter blanc ou nul ne sert à rien presque. Ce faisant je ne mets pas en péril la démocratie représentative, foin de grands mots, aux élus de se remettre en questions, de me proposer, de nous proposer une profonde réforme constitutionnelle qui redonne à nos votes un sens.

 

Mais plus encore mon abstention fut un choix très politique pour la raison suivante : je voulais minorer la nationalisation d’un scrutin local par les prétendants à la présidentielle, tout particulièrement, la fille du borgne, Pécresse et Bertrand pour leur primaire chez LR dont ils ne sont plus adhérents, les Verts…

 

Olivier Babeau

@OlivierBabeau

 

Rappel : avec 68% d’abstention, un candidat qui obtient 30% des suffrages exprimés n’est choisi en réalité que par 8% environ des inscrits. Autrement dit les futurs gagnants ne sont pas le premier choix de 92% des électeurs.

 

La seule bonne nouvelle c’est la quasi-claque du RN, nos insondables sondeurs ont surexposé le RN, reste à finir le boulot en PACA avec un front républicain sans faille.

 

La prime est aux sortants, LR et le PS conforteront leur base locale.

 

Attention à ne pas confondre scrutin régional et présidentiel ! L'avertissement

Richard Werly

@LTwerly

@letemps repris par @courrierinter

Merci et à dimanche prochain

 

Vu de l’étranger. Aux régionales, Macron et Le Pen “défaits” par le retour des partis traditionnels

 

Publié le 21/06/2021 - 06:26

 

 

 

Le premier tour des régionales, dimanche 20 juin, en France a été marqué par une abstention record, un net recul du Rassemblement national et une piètre performance du parti présidentiel, au profit de la droite et de la gauche. Pour la presse étrangère, cette dynamique pourrait rebattre les cartes de la présidentielle de 2022.

 

Un Rassemblement national (RN) “très en deçà de ses espoirs”, un parti présidentiel qui “peine plus que jamais à s’implanter localement” et des partis traditionnels, de la droite à la gauche, qui “résistent” : le premier tour des élections régionales a été marqué dimanche par une série de “grosses surprises”, résume la correspondante du Soir à Paris, Joëlle Meskens.

 

La très forte abstention – estimée entre 66,1 et 68,6 %, un record tous scrutins confondus en France – a avant tout profité aux présidents de région sortants, de droite comme de gauche. Les Républicains ont totalisé 34,4 % des voix et les socialistes 28,7 %, selon les estimations de l’Ifop. Les premiers espèrent pouvoir conserver leurs sept régions et les seconds leurs cinq en France métropolitaine.

 

En revanche, la défaite est “écrasante” pour Emmanuel Macron et sa formation, note Politico. Le parti présidentiel ne totalise que 11,5 % des suffrages selon Ipsos, un score qui confirme la faible implantation locale de LREM. “Il ne fait désormais aucun doute que M. Macron sera confronté à un défi” lors de la présidentielle de 2022, estime la BBC.

 

Dans un discours, qualifié de “morose” par l’agence Bloomberg, Marine Le Pen a de son côté reconnu que ses électeurs ne s’étaient “pas déplacés” et a appelé “à un sursaut” pour le second tour. Au niveau national, le RN, initialement donné en tête dans six régions sur treize par les sondages, n’arrive finalement en tête qu’en Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). La formation d’extrême droite n’a recueilli que 19,4 % des voix au niveau national, contre 27,7 % en 2015.

 

“Le Pen et Macron ne sont plus seuls au banquet”

 

“La surprise est d’autant plus importante que les spéculations éditoriales et les sondages avaient prédit une explosion de l’extrême droite, et vu la droite et les socialistes passer sous la ligne de flottaison. Mais c’est le contraire qui s’est produit”, remarque Eduardo Febbro, le correspondant à Paris du quotidien argentin Página 12. “Si cette dynamique se maintient ou s’accentue dans les prochains mois, le retour des partis ayant une tradition de gouvernement et de présidence (PS et LR) pourrait saper les fondements de la stratégie macroniste, estime-t-il. Les anciens ennemis sont revenus à la table. Le Pen et Macron ne sont plus seuls au banquet.”

 

Le quotidien espagnol El País voit, lui aussi, dans ces résultats le signe que “la vieille politique refuse de disparaître”. Le scrutin du premier tour remet en cause “le diagnostic de Macron et de Le Pen”, selon lequel “les divisions partisanes qui avaient façonné la politique française depuis l’après-guerre – une alternance entre le centre gauche et le centre droit – n’étaient plus valables”. Dimanche soir, Macron et Le Pen ont été “défaits par le vieux monde”, renchérit Le Soir.

 

Gare aux “conclusions trop hâtives”

 

“L’abstention massive […] empêche” néanmoins de “tirer trop de leçons pour le scrutin présidentiel d’avril-mai 2022”, met en garde le journaliste du Temps Richard Werly, qui se méfie “des conclusions trop hâtives”.

 

Par ailleurs, il ne faut pas oublier que les deux grands partis traditionnels ont bénéficié à plein de la “prime aux sortants”, qui ont été à la manœuvre lors de la crise sanitaire. Selon le journaliste du Temps, il faut aussi “bien comprendre que le découpage de la France métropolitaine en treize grandes régions administratives n’est pas bien accepté, ce qui a pu amener de nombreux Français à bouder les isoloirs pour bien montrer leur désaccord et leur manque de confiance en cet échelon politique”. Cette abstention massive est le reflet d’une “France politique […] démotivée”, note-il. Pour lui, la principale boussole de ce pays centralisé demeure la présidentielle”.

 

Noémie Taylor-Rosner

 

 

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 06:00

Avec plus d'un million cinq cent mille exemplaires vendus en 2017, Guillaume Musso est pour la septième année consécutive le romancier le plus vendu en France. Ses livres sont traduits dans 40 langues et les ventes totales de ses romans dépassent les 32 millions d’exemplaires.

 

Je ne l’ai jamais lu.

 

 

Au détour d’une émission littéraire dans l’Info du vrai, Gérard Collard un libraire et chroniqueur littéraire, que j’ai découvert en 1992, dans sa première apparition télévisée dans l’émission de Bernard Rapp Caractère au cours de laquelle il fit une critique sévère et remarquée de Marguerite Duras : « L’écrivain buvait, les lecteurs trinquaient», dont je partage souvent les goûts, nous a fait le coup du frère : Valentin dont il a encensé le dernier et neuvième roman noir : « Qu’à jamais j’oublie ».

 

Qu'à jamais j'oublie par Musso

 

En vacances dans un hôtel d’Avignon, Nina se jette à la gorge d’un homme au moment où il ouvrait la porte de sa chambre, avec la ferme envie de lui régler son compte. Mais pourquoi cette mère de famille, veuve d’un célèbre photographe, s’en est-elle prise à ce paisible retraité, en villégiature en France ?

 

Pour tenter de comprendre cet acte insensé, son fils Théo, avec lequel elle a toujours entretenu des relations difficiles, n'a d'autre choix que de plonger dans le passé d'une mère dont il ne sait presque rien. De Paris à la Suisse en passant par la Côte d'Azur, il va mener sa propre enquête, jusqu'à découvrir des secrets inavouables et voir toute sa vie remise en question...

 

L'histoire bouleversante d'une femme décidée à prendre en main son destin.

 

Un suspense redoutable qui vous manipule jusqu'à la dernière page.

 

Deux remarques au passage :

 

- L’avocat choisi par Théo se prénomme Éric « C’est un avocat hypermédiatique, excellent client de tous les plateaux de télévision, où son sens de la formule fait mouche. Bête noire des prétoires, il a à son actif un nombre impressionnant d’acquittements, qu lui ont valu le surnom risible de Disculpator. Si les hommes politiques empêtrés dans des scandales fiscaux se l’arrachent, il défend souvent au pénal des familles de victimes dans des affaires de meurtre, de viol ou d’enlèvement. » « L’avocat est fidèle à l’image qu’en offrent les télévisions : rude et bourru. On physique est imposant. Il est calme mais ses yeux bleus se durcissent parfois et donnent l’impression  qu’ils vous mettent à nu »Je ne vous fais pas un dessin.

 

 

- Le roman se fonde sur une terrible réalité historique suisse « Jusqu’en 1981 ? au moins 60 000 personnes ont été internées administrativement en Suisse, sans avoir jamais commis aucun délit, au seul motif qu’elles étaient pauvres, mendiantes, alcooliques, réfugiées, mères illégitimes ou jugées dépravées, rebelles ou fainéantes. Ce phénomène de très grande ampleur n’a offert que peu de résistance et a longtemps été entouré d’un silence assourdissant. » Majoritairement des enfants, des adolescents, des femmes…

 

La Commission indépendante d'experts a proposé diverses aides financières en faveur des victimes. (Illustration)

ININTERNEMENTS FORCÉS TERNEMENTS

Selon une commission indépendante d'experts, au moins 60'000 personnes ont été victimes d’internements administratifs durant le 20e siècle en Suisse. Pour les aider financièrement, elle recommande notamment un abonnement général CFF à vie, une exonération d'impôts et une rente à vie. ICI 

 

Quand la Suisse internait les pauvres et les marginaux ICI

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 06:00

 

« J’aime ce légume car il me rappelle les odeurs et les saveurs des ravioli délicieusement aériens découverts dans ma jeunesse après avoir cru que ceux de la mamma, émilienne d’origine, étaient inégalables. Le secret de ces ravioli liguriens résidait dans une sorte d'hybride, mi-herbe, mi-salade, la bourrache. »

 

Au Moyen Âge, la bourrache était considérée comme une plante magique aphrodisiaque. La bourrache donne de l'assurance et de la hardiesse dans les entreprises amoureuses. Un rameau de bourrache fleurie permet au séducteur de remporter le succès auprès d'une femme.

 

La bourrache est utilisée depuis des millénaires. Pline la dénommait « plante du bonheur et du courage ». Elle permettait apparemment de retrouver sérénité de corps et d’esprit. La bourrache apparaît dans l’Odyssée d'Homère : son ingestion « […] ne laissait de tout le jour les larmes couler sur ses joues, sa mère et son père fussent-ils morts ». Elle était, par ailleurs, appréciée pour stimuler la lactation. Albert le Grand, savant, philosophe et théologien, la désignait comme « génératrice de bon sang ». Au XVIe siècle, Matthiole, naturaliste italien, la recommandait contre les défaillances du cœur pour soulager les fiévreux. Elle fut pendant très longtemps consommée comme un légume. Ses feuilles agrémentaient soupes et salades, ses fleurs aromatisaient le vin.

 

J’ai semé de la bourrache sur mon balcon :

 

 

La bourrache est une annuelle, dont les graines germent à l'obscurité. Semez en pot dès le mois de mars, ou en pleine terre à partir d'avril. Le repiquage s'avérant délicat (j’ai expérimenté ce fut la catata), ne prévoyez qu'une à deux graines par pot, ou semez directement en place au jardin, en prévoyant 40 cm entre chaque plant.

 

La rusticité de la bourrache est excellente. En effet, la bourrache se ressème toute seule d'une année sur l'autre via ses graines qui tombent au sol à maturité.

 

 

La bourrache, Borago officinalis (famille des Boraginacées), est une plante annuelle dont les tiges velues (son nom vient du latin borra, qui signifie poil) portent de grandes feuilles vert clair qui répandent une odeur de concombre si on les froisse.

 

À l'extrémité des tiges de 30 à 60 cm, ses petites fleurs bleues en étoile sont de toute beauté, avec le contraste des sombres étamines pourpres

 

Salade de riz aux fleurs de bourrache

Salade de riz aux fleurs de bourrache ICI 

 

 

Intérêt culinaire de la bourrache

 

La bourrache est pleine d'attraits lorsqu'on parle cuisine avec les fleurs :

 

  • les jeunes feuilles agrémentent salades, fromage blanc, oeufs...

 

  • les feuilles "adultes" peuvent être cuites en légume à la façon des épinards; elles composent également d'excellents potages

 

  • les fleurs sont comestibles : elles trancheront joliment avec une belle salade claire

 

  • vous pouvez mélanger les 2, à raison de 3 feuilles et 5 fleurs, pour réaliser une boisson rafraîchissante avec 1 litre d'eau, le jus de 2 citrons et quelques cuillerées de miel.

 

Propriétés

 

La bourrache est réputée pour ses propriétés dépuratives, drainantes et sudorifiques. Elle est également appréciée pour aider à soulager les troubles de peau. Avec l’âge, l’organisme manque de ressources en acides gras essentiels, que la bourrache lui apporte en quantité suffisante. Elle aide à lutter contre le vieillissement de la peau et des cheveux, notamment. Enfin, elle contribue à revitaliser les peaux les plus sèches et à redonner souplesse et élasticité à la peau.

 

 Huile de Bourrache Bio - 200 capsules - Orfito

 

L’huile de bourrache est riche en acides gras polyinsaturés de la famille des oméga 6, notamment en acides linoléique et gamma-linoléique, indispensables à la santé de l’organisme. La bourrache en est la source végétale la plus importante. Elle en contient près de deux fois plus que l’onagre. Le nitrate de potassium (salpêtre) confère à la plante son rôle sudorifique et drainant. Le mucilage, contenu dans ses feuilles, la rend utile pour aider à lutter contre les paresses intestinales. Les tanins que renferment ses feuilles présenteraient des propriétés astringentes. La bourrache contient également des alcaloïdes, des flavonoïdes, de la vitamine C, de la saponine et du calcium. Elle est enfin source de prostaglandines, agissant comme calmant et participant au bien-être circulatoire, du cœur et des artères.

 

 

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