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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 09:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne(17), la Guyane est 1 île économique, la vraie gôche doit voter Mélenchon, Nabilla présidente !

Ce matin je suis totalement politiquement incorrect, j’ai de bonnes raisons que, bien sûr, je ne donnerai pas.

 

En 1988, lorsque je suis revenu au 78 rue de Varenne, via la SVF, comme directeur-adjoint du cabinet, le Ministre me confia, en plus du suivi de la gestion du Ministère, les dossiers patates chaudes : la Corse, les DOM-TOM, la représentativité syndicale…

 

La première chose qu’il absolument nécessaire d’intégrer lorsqu’on traite ce type de dossiers : le langage. Pour la Corse éviter, lorsqu’on parle de l’hexagone, de dire la France mais parler du continent, pour les DOM-TOM c’est la métropole.

 

Tout ça, non pas pour excuser la bourde géographique de Macron mais pour souligner, qu’au-delà du fond des dossiers, et ils sont chaud ces dossiers, il est nécessaire de bien maîtriser son langage afin de ne pas heurter les sensibilités des uns et des autres.

 

La Guyane n’est certes pas 1 île au sens géographique mais elle en est une au sens économique, comme tous les territoires ultra-marins, mais qui parle dans le débat actuel sur l’état de la Guyane des dégâts de l’économie de comptoir où des groupes, comme Le Groupe Bernard Hayot, qui est présent aux Antilles, en Guyane, en France métropolitaine, au Maroc, en Algérie, en Chine, à la Réunion et en Nouvelle-Calédonie, autour de trois principaux pôles d'activité : distribution automobile, grande distribution et activités industrielles. Le Groupe Bernard Hayot (GBH) c'est près 2 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel, profitent de cette situation monopolistique. C’est la 155e fortune de France… Personne !

 

Bien évidemment, je n’ai pas traité ces dossiers le cul dans mon fauteuil, je suis allé sur place : en Corse une fois par mois, 3 fois à la Réunion, 1 fois à la Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna.

 

En Guyane deux dossiers m’ont mobilisé : la liquidation définitive du Plan Vert de Jacques Chirac et la riziculture.

LE MONDE | 19.09.1981

 

Les agriculteurs guyanais dénoncent l'" échec catastrophique " du " plan vert "

 

Poursuivant sa première tournée d'information outre-mer, M. Henri Emmanuelli, secrétaire d'État aux DOM-TOM, est arrivé mercredi soir 16 septembre à Cayenne pour une visite d'une semaine en Guyane. À l'occasion de sa venue, les deux parlementaires locaux, MM. Raymond Tarcy, sénateur, et Elie Castor, député, tous deux apparentés socialistes, demanderont la constitution d'une commission d'enquête parlementaire pour " déterminer les responsabilités, tant locales que parisiennes, de l'échec du plan vert lancé en 1976 ".

 

Les agriculteurs qui, il y a cinq ans, avaient répondu favorablement à la campagne gouvernementale pour le développement de la zone forestière guyanaise viennent, en effet, de constituer un groupement de défense placé sous la présidence d'un riziculteur de Sinnamary, M. Guy Pou-part. Pour la plupart éleveurs et forestiers, ils soulignent que le bilan de ce " plan vert " - un plan spectaculairement annoncé par M. Olivier Stirn, alors secrétaire d'État aux DOM-TOM dans le gouvernement de M. Jacques Chirac, mais " mal conçu et mal réalisé " - est aujourd'hui trop " catastrophique " pour demeurer supportable.

 

" Les agriculteurs, tant guyanais que métropolitains, qui ont cru à ce projet et investi leurs capitaux sont en grande majorité ruinés et ne survivent aujourd'hui que très difficilement, dans des conditions souvent dramatiques, indiquent-ils. La canne à sucre est un souvenir ; les céréales, faute d'organisation coopérative cohérente et de circuit de distribution adapté, un échec ; le maraîchage, marginal ; l'arboriculture fruitière, un rêve onéreux. Seul l'élevage a atteint partiellement ses objectifs par le doublement de sa production. Encore faut-il remarquer que les chiffres sont modestes et que seule une minorité d'éleveurs se trouve dans des conditions d'exploitation normales. "

 

Sollicitant l'intervention du Parlement, le groupement souhaite que M. Emmanuelli " puisse dresser un constat personnel des effets désastreux de la politique menée jusqu'à présent en Guyane " et il s'en remet " à la clairvoyance du nouveau gouvernement".

 

13/05/2010 - page 1183

 

M. Georges Patient attire l'attention de M. le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche sur la situation critique de la filière rizicole de Guyane qui nécessite de sa part une intervention urgente. A maintes reprises, les pouvoirs publics ont été alertés sur cette crise grave que traverse ce secteur qui a longtemps été l'un des fers de lance de l'économie guyanaise.

 

Malheureusement, aujourd'hui, l'activité rizicole est sur le point de disparaitre du territoire. Et pour cause!

 

- deux entreprises sur les trois restantes sont en liquidation judiciaire;

- la troisième entreprise s'apprête à quitter le polder rizicole.

 

Ce départ marquera inéluctablement la fin de l'activité avec toutes les conséquences qui découleront de l'abandon d'un polder de 5731ha qui produisait jusqu'à 30 000 tonnes de riz par an et impactait toute l'économie locale.

 

A l'heure où l'on incite au développement endogène dans les outre-mer, ainsi que le Président de la République l'a formulé notamment lors du conseil interministériel de l'outre-mer (CIOM), cette production locale ne mérite pas d'être abandonnée. Cela, d'autant plus que le rapport d'octobre 2008 de la mission d'inspection commandée conjointement par le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales, le ministre de l'agriculture et de la pêche et le secrétaire d'État à l'outre-mer, rappelait que « le riz est la seule spéculation soutenue par l'État au cours des différents plans qui ne s'est pas soldée sur un échec pur et simple et que malgré toutes les difficultés auxquelles elle doit faire face, non seulement cette filière subsiste mais elle produit un riz de qualité représentant la seule exportation significative de Guyane ». Le rapport indiquait également que « la riziculture guyanaise peut se développer de manière viable si un certain nombre de conditions sont réunies et d'autres engagées » et concluait à « son maintien ».

 

Il existe des propositions de restructuration de la filière qui vont dans le sens d'une meilleure intégration de cette activité. Les services de l'État en charge de ce dossier en Guyane sont informés de la situation. Il ne reste maintenant plus qu'à agir de façon concrète et urgente, la gravité de la situation l'impose. Il aimerait avoir des réponses précises sur les mesures à prendre pour pallier cette crise.

 

Les chiffres clés pour comprendre la situation en Guyane

 

Un appel à la grève générale a été lancé dans le département d’outre-mer où les habitants réclament des investissements pour répondre aux défis socio-économiques.

 

LE MONDE | 27.03.2017 à 19h11 | Par Eléa Pommiers

 

Lire ICI 

 

L’adage selon lequel la copie ne vaut pas l'original s’applique aux appels à l’union-désistement de Mélenchon pour Hamon et lycée de Versailles d’Hamon pour Mélenchon lancés par leurs supporters respectifs.

 

La « vraie gôche » c’est Mélenchon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Paris: Nabilla crée l'émeute au Salon du livre

 

« Un service de sécurité copieux et sévère »

 

Le salon a eu droit samedi 25 mars à l’arrivée du phénomène Nabilla. A peine entrée au Parc des Expositions, porte de Versailles, dans le XVe arrondissement de Paris, la jeune femme de 25 ans a créé une émeute : ses fans souhaitaient purement et simplement un autographe de Nabilla sur leur livre «Trop vite» (ed. Robert Laffont), un des ouvrages les plus vendus en 2016 en librairie.

 

Dès 18h30, Nabilla, venue avec son compagnon Thomas Vergara, s’est dirigée vers le stand des éditions J’ai Lu, entourée d’une meute de photographes, de cameramen, de la foule de ses admirateurs et de badauds.

 

Protégée par « un service de sécurité copieux et sévère », dixit Le Parisien, la jeune star de 25 ans a enchaîné les selfies et les dédicaces. « Je suis très fier qu’elle reçoive un tel accueil », a confié Thomas Vergara.

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 06:00
Bruno Verjus crois-moi c’est une bonne question : pourquoi les épices sont-elles épicées ?

Les épices dans la cuisine on en ajoute une pincée, une pointe, qu’on les broie ou qu’on les saupoudre mais on prend rarement le temps de les envisager sous un angle biologique.

 

Ce qui suit sont des extraits du merveilleux livre de Thor Hanson Le triomphe des graines chez Buchet-Chastel traduit de l’anglais (USA) par Cécile Leclère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les universitaires comparent souvent l’historique course aux épices à notre appétit moderne pour le pétrole. Dans un cas comme dans l’autre, les réserves sont limitées, la demande potentiellement infinie, et l’impact sur le marché mondial considérable.

 

Dans l’Égypte ancienne, des grains de poivre venus de la côte de Malabar parvinrent, on ne sait comment, jusqu’aux narines des pharaons décédés – ils comptaient parmi les agents de conservation les plus prisés des embaumeurs royaux.

 

En 408 apr. J.-C., Rome fut cernée par les Wisigoths, les Barbares ayant recours au chantage, exigèrent entre autres trois mille livres de poivre pour mettre un terme au siège.

 

En 795, Charlemagne promulgua un décret ayant pour but de généraliser la culture du cumin, du carvi, de la coriandre, de la moutarde et un ensemble de d’autres graines savoureuses, sur tout le territoire de l’Empire carolingien.

 

Au Moyen Âge il était fréquent de payer la dîme féodale en épices et la pratique persiste : lorsque l’actuel duc de Cornouailles (qui porte le titre de prince de Galles), Charles d’Angleterre, accepta officiellement son titre en 1973, on lui offrit une livre de poivre et une autre de cumin.

 

Durant les cinquante années qui suivirent sa création, la Compagnie hollandaise des Indes orientales domina le commerce mondial de la muscade du macis, du poivre et du clou de girofle, et connut l’une des plus grandes périodes de profit de l’histoire du négoce.

 

Les marges brutes ne descendaient jamais sous les 300% et la société réglait de juteux dividendes, en argent comptant ou en épices.

 

Les actionnaires d’origine qui gardèrent leurs parts obtinrent un rendement annuel en moyenne de 27%, et ce pendant quarante-six ans.

 

Il n’est pas étonnant qu’en 1674 les Néerlandais aient cédé sans hésiter Manhattan aux Britanniques en échange d’une minuscule île productrice de muscade en Malaisie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque Fernand de Magellan prit la mer un quart de siècle après Colomb, il promit à ses mécènes le même résultat (ndlr. que n’obtint pas Christophe) : une route commerciale vers l’ouest jusqu’aux îles aux épices.

 

Trois années plus tard, 4 de ses 5 navires étaient perdus et Magellan mort ainsi que tous ses seconds et 200 membres de son équipage… les 18 survivants qui atteignirent tant bien que mal Séville sur le dernier vaisseau à flots en 1952… arrivèrent chargés de muscade, de macis, de clous de girofle et de cannelle, trouvés sur l’île de Ternate, dans l’archipel indonésien des Moluques.

 

Une fois vendues, ces matières premières rapportèrent largement de quoi rembourser les navires disparus et indemniser les familles des personnes décédées ; ce voyage allia ainsi découverte et profit. Christophe Colomb avait eu le même objectif, mais, n’ayant pas rapporté d’épices, il avait échoué.

 

Mais, le piment qu’il rapporta de l’autre côté de l’Atlantique devint réellement l’une des épices le plus populaires au monde.

 

Séchés puis broyés ou bien ajoutés en entiers, les fruits et les graines du piment Capsicum se retrouvent dans un grand nombre de plats… À partir de 4 espèces sauvages poussant dans le Nouveau Monde, plus de 2000 variétés cultivées furent développées, classées selon la force de leur goût depuis le paprika, le plus doux, jusqu’aux piments habañeros, le plus relevés.

 

Colomb et ses piments transformèrent en profondeur toute l’industrie des épices. Le simple fait de transformer de transporter leurs graines par-delà l’océan permit de prouver que le piment de cultivait, qu’il suffisait que les conditions idéales soient réunies pour le voir se développer et pousser loin de son territoire d’origine.

 

Les prix chutèrent et les épices perdirent leur cachet exotique. Bien qu’encore rentable, le commerce des épices ne fut plus jamais à l’origine de guerres, de la création d’empire ou de voyages d’exploration.

 

Revenons à la question initiale de cette chronique : pourquoi les épices sont-elles épicées ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noëlle Machnicki, à propos des piments de Bolivie qui présentaient une particularité rare : ils semblaient avoir préservé un instant clé de l’évolution du piment. « Nous savons que les premiers n’étaient pas forts. »

 

Le dilemme écologique qui motiva l’apparition du piquant de certains piments semblait toujours exister en Bolivie, où certains changeaient et d’autres pas.

 

Restait à Noëlle Machnicki et à son équipe à percer le pourquoi le piment devient pimenté.

 

Ça vous le saurez en lisant le livre Thor Hanson Le triomphe des graines, chapitre IX Les richesses du goût.

 

Pour ne pas totalement décevoir votre soif de connaissance, en revanche, d’un  point de vue chimique, la réponse est déjà connue.

 

La force des piments est liée à la présence de capsaïcine.

 

C’est un alcaloïde. Les plus communs, on trouve certains des stimulants, narcotiques et remèdes médicinaux les plus connus comme la caféine, la morphine, la quinine, la cocaïne.

 

C’est le moyen que les végétaux développent contre les animaux, une défense chimique. Les alcaloïdes agissent aussi sur les humains.

 

Mais alors me dire-vous : pourquoi donc les piments ne sont-ils pas tous forts ?

 

La réponse en 2 formules :

 

« Lorsque la vie se fait humide et moisie, le piment s’enflamme. »

 

« Le goût épicé est finalement le résultat d’une chorégraphie compliquée entre les plantes et leurs adversaires. Sans cette interdépendance, la cuisine serait aujourd’hui très fade à peu près partout dans le monde. »

 

Pour les adorateurs survivants du Grand Timonier, Mao Zedong adorait les piments. Même durant la période où il vécut dans une grotte, il demandait à ce que l’on en ajoute à ses sandwiches, et l’on raconte qu’il en mangeait des poignées pour se donner de l’énergie lorsqu’il lui fallait travailler jusque tard dans la nuit.

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 09:00
Hubert de Boüard pratique la novlangue djeune, Jacques Dupont la clef des sols et les « sans-papiers » de la gauche…

Être tout à la fois juge et partie, c’est-à-dire propriétaire et conseil de propriétaires, on les dénomme œnologues-conseils, permet à l’un des plus médiatique d’entre-eux, Hubert de Boüard de Laforest, de dérouler un discours œcuménique mêlant l’expérience du vieux cheval blanchi sous le harnois à la novlangue pratiquée par les djeunes.

 

C’est un cas d’école à étudier dans les fameuses écoles de commerce qui fleurissent un peu partout.

 

Le sieur Dupont et son compère Bompas, eux, mêlent pédagogie et compétence, loin de l’enivrement de l’encens de ce cher Hubert au sécateur doré et des langues de vipères qui prospèrent sur les 2 fameuses rives de la Gironde.

 

« Et nous ne voudrions pas joindre nos voix aux sempiternelles turlutaines distillées par des gosiers qui en fait de dégustation ne savourent que les rumeurs. »

 

La parole est au Père Hubert :

 

Du nord au sud, et de l’est à l’ouest, il y a de très beaux vins, que ce soit en rouge, ou en blanc sec comme liquoreux… des très grands vins sur les deux rives…

 

Rive droite, on a des merlots à tomber tellement c’est bon.

 

Et rive gauche, on trouve des cabernets sauvignons à se damner et des cabernets francs très bons.

 

Le nord-Médoc est absolument exceptionnel

 

Les vignobles de Saint-Emilion sur argiles se distinguent de façon incroyable.

 

Il y a aussi de superbes vins à Pomerol, à Margaux, ou en Pessac-Léognan.

 

Ce millésime va faire le bonheur des consommateurs : ne passez pas à côté, il va y avoir des vins fabuleux et souvent pas chers, avec dans l’entrée de gamme, des vins uniques.

 

2016 a un vrai classicisme moderne, qui se donne facilement, ce n’est pas un classicisme austère.

 

C’est peut-être dans son style l’un des deux ou trois plus grands millésimes d’Angélus que je considère avoir faits sur la propriété, avec 1989 et 2005. Il a cette trame à la fois sur l’élégance, la pureté, une précision diamantaire, il est cristallin et a une grande buvabilité. Des vins tellement construits du début à la fin, c’est juste un vrai bonheur!

 

On a un grand millésime à Bordeaux. Il faut être ambitieux, mais ne pas faire n’importe quoi, être réaliste… il ne faut pas prendre le consommateur pour un pigeon, c’est lui qui nous fait vivre… Il doit y avoir un respect mutuel : le consommateur doit respecter le producteur qui a travaillé, investi et demande une augmentation, tout comme le producteur respecte le consommateur. C’est comme l’amitié, quand un seul donne, ça ne fonctionne pas ! C’est sûr qu’on va avoir une demande dans le monde.

 

Ce millésime doit être un millésime de reconquête de certains marchés.

 

La parole est donnée maintenant aux frères convers Dupont et Bompas :

 

On le sait, une vaste région comme le Bordelais n'est pas composée d'une sorte de socle uniforme recouvert d'une terre idéale qui accueille avec bonheur les ceps offerts là par quelque dieu barbu et jouisseur. Un terroir de vin est d'abord et avant tout une construction humaine. Ce sont en effet les hommes qui ont décidé d'implanter à un endroit la vigne pour souvent des raisons marchandes (facilité de transport, proximité d'une ville, d'un fleuve, d'un port…) Après, ils n'ont pu le faire que si effectivement le relief, le climat et les sols permettaient cette culture. Souvent, il leur a fallu aménager profondément, modifier les lieux de production.

 

La suite ICI 

 

Cela se murmurait dans les « milieux bien informés » bordelais, c'est-à-dire œnologues, courtiers et négociants, qui auscultent verre en main le vin depuis sa naissance : sur la rive gauche, le millésime 2016, à l'inverse de 2015, aurait mieux réagi aux aléas climatiques que sur la rive droite.

 

La rive gauche de la Garonne, ce sont le Médoc et la région des graves. La rive droite, comprend Pomerol, Saint-Émilion and Co. Une limite naturelle qui longtemps a fait office de quasi-frontière. Pour les vieux Médocains, il était hors de question de s'aventurer en terre inconnue, rive droite, sauf pour un enterrement et encore si le défunt figurait sur la liste des très proches. Là-bas, c'était ailleurs. On savait qu'on y faisait une sorte de boisson, du vin peut-être, mais certainement pas du bordeaux.

 

Évidemment, avec le temps et les moyens de communication modernes qui relient, sans fil, tribus et communautés, les mentalités ont bien évolué. On se parle. Mais il n'est guère difficile pour un esprit un tant soit peu taquin de réveiller les vieilles rivalités. Il n'y a pas si longtemps qu'un maître de chai d'un cru classé du médoc nous affirmait : « Pour griller l'entrecôte, il n'y a que les sarments de cabernet-sauvignon qui conviennent ! Même les gars de Saint-Émilion viennent en chercher chez nous. » À Saint-émilion, le cépage merlot domine et le cabernet-sauvignon se fait rare. À la lumière de telles sentences et sur un sujet aussi grave que la cuisson de l'entrecôte, on saisit mieux les difficultés rencontrées pour bâtir une Europe des peuples…

 

Bref, 2016 s'annoncerait globalement meilleur sur la rive gauche. À la lumière d'un premier tour de piste sur 70 échantillons en provenance de toutes les appellations du médoc ce matin, on ne peut que confirmer. Aujourd'hui en effet, on dégustait les « sans-papiers » de cette région.

 

La suite ICI 

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 09:00
Pour leur exercice de voyance des primeurs de Bordeaux Dupont&Bompas sortent leur Périscope et leurs Impitoyables Taster!

Putain ! 40 mn 49 s le cul sur ce foutu siège de moissonneuse-lieuse genre McCormick je plains vraiment ce pauvre forçat de Jacques Dupont.

 

Souriez-vous êtes filmés !

 

C’est sur un truc de djeunes : Périscope que le Jacques et l’Olivier font leur show.

 

J’avoue que c’est un peu longuet mais j’ai visionné l’intégralité.

 

Déjà, merci de monter un peu le son !

 

Première découverte, le tastevin moderne un drôle de verre* tout tordu, j’espère qu’un jour le sieur Dupont m’en offrira un gravé à mes initiales.

 

J’adore les vins qui sentent le poulailler car je ne sais qui peut encore trouver un vrai poulailler comme celui de ma mémé Marie.

 

Je propose que Jacques et Olivier ouvrent 1 compte de pénibilité : 3000 vins en 5 semaines, avec des dégustations à répétition : 2 ou 3 fois pour décortiquer les crus, plus une dégustation très rapide pour le PLAISIR. C’est très physique et technique, en plus ils ne déjeunent pas.

 

« Aller vers la vérité du vin» Jacques Dupont.

 

C'est à l'aveugle, bien sûr !

 

Aux royaumes des aveugles les dégustateurs sont rois !

 

Comme Saint Pierre, avant que le coq ne chante, ils crachent plusieurs fois pour ne pas être ronds comme des ballons.

 

L’air de rien, de rin de rin, j’aime beaucoup aimé l’air du vin…

 

« La dégustation n’est pas un don du ciel » Olivier Bompas.

 

Faut bosser ! Comme je suis un ramier vous comprendrez mieux que je ne sais pas déguster.

 

L’audition des 2 larrons est ICI

 

Nous sommes en direct de Saint-Émilion pour notre #Périscope #SpécialPrimeurs avec @Dupont_LePoint et @OBompas !

 

 

* Les Impitoyables Taster Universel

MODÈLE: 9042

MARQUE PEUGEOT

 

Le « Taster », de la série LES IMPITOYABLES est fait main et soufflé bouche. La forme du dégustateur « Taster » a été soigneusement étudiée pour amener le maximum de perceptions aromatiques du vin, en un minimum de temps. Aux lignes pures, de taille réduite, ce verre est facile à transporter et à remiser. Il met en évidence toues les vertus d’un vin : robe, arômes, équilibre en bouche, etc. Le dégustateur « Taster » est fait main et soufflé bouche. Les cavités de son fond permettent de le tenir entre deux doigts, sans réchauffer son contenu et aux molécules de venir se briser conter sa parais. Le caractère fonctionnel de ce verre spécialisé pour la dégustation le désigne comme étant le tastevin du 21e siècle. On le retrouve dans les caves à vin, en salles de dégustation et entre amis. De plus, le dégustateur « Taster » convient à tous les types de vins et alcools.

 

Avec Les Impitoyables, la dégustation devient perfection. Chaque verre est spécialement étudié pour révéler toutes les qualités des vins. Les formes dédiées à chaque style de vin favorisent l’éclosion des arômes, et le volume idéal conduit chaque vin à livrer sa quintessence. Chaque verre Les Impitoyables est une pièce unique, réalisée à la main et soufflée bouche dans la grande tradition verrière.

 

 

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 11:05
Jacques Dupont, d’un bon pas, entame son chemin de croix annuel en escaladant le Golgotha, pardon les côtes de bordeaux…

En ce temps de carême, alors que nous progressons jour après jour vers la semaine sainte, le sieur Dupont et son acolyte Olivier, entament d’un bon pas (sic Pierre Dac) leur dur labeur de goûteur de primeurs.

 

J’ai une pensée émue pour leur cul posé sur des sièges inconfortables, pour leur nez enivré de fragrances boisées, toastées, rollandisées, pour leur vue contemplant les murs blancs des laboratoires aseptisés, pour leur ouïe soumise à la monotonie du son de leurs jets, pour leurs pensées tendues telles des cordes de violon, pour leurs soirées passées dans le Formule 1 du coin.

 

Je compatis.

 

Les voilà donc partis sur les chemins sinueux de la Gironde qui les mèneront en des lieux, qui n’ont rien à voir avec les critères chers à Hubert du côté de Saint-Émilion, pour faire court je les qualifierais de monacaux.

 

Toutefois je les mets en garde contre les tentations depuis que j’ai appris que le sieur Moscovici s’était fait offrir, lui aussi, avant 2012, des costards Arnys par un négociant en vins de ses amis, fournisseur de l’Élysée et de Matignon. Ça sent le GCC !

 

Comme je suis en ce moment dans un état de « je n’en fous pas une rame » je vais vous faire profiter du Journal de bord des 2 compères, qui sont à leur manière les « frères Goncourt » du milieu des beaux vins.

 

Mon titre, n’en déplaise aux mauvais coucheurs, se justifie, même si les côtes sur les routes de Gironde ne sont guère pentues, mais c’est une tradition bordelaise, ici on ne fait rien comme tout le monde.

 

Nos deux larrons en foire commencent donc leur chemin de croix par les Côtes de Bordeaux.

 

« On explique. Les Côtes ce sont des vignobles qui se situent dans la hiérarchie entre les bordeaux et bordeaux supérieurs et les appellations plus classieuses – une sorte d'entre deux où l'on trouve des bons vins de copains et des petites perles qui valent bien les gros diamants (les perles par définition sont moins chères que les diamants).

 

Autre avantage, on les trouve au nord de la région (côtes-de-bourg et blaye) au sud et à l'est (côtes-de-bordeaux-cadillac ou castillon…). Cette année, même la tout à l'est bordeaux-sainte-foy, située à la limite avec le Périgord a rejoint le groupement des Côtes. Il n'y a guère que la péninsule médocaine qui échappe à ce maillage. Idéal donc de les goûter en premier pour avoir une première vue d'ensemble. »

 

La suite ICI 

 

Pour meubler un peu, je chambre un peu, notre Jacques cite un Extrait de l'âme du vin, de Maurice Constantin-Weyer.

 

Si vous voulez tout savoir sur cet opus allez lire ICI une excellente chronique du 4 mai 2009 Le vin a-t-il encore une âme ? la réponse de Jean-Paul Kauffmann

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 06:00
La clé de l’accord Palombe&anguille marinée au soja du Clarence et le Calon-Ségur 1970 pour Olivier Poels c’est le chou de Bruxelles

Je confesse ma fascination, mon étonnement toujours renouvelé pour l’ingéniosité de ceux qui font profession d’accordeurs mets&vins.

 

Dans La Revue du vin de France N°600 j’ai découvert une pépite dont je vous livre 3 extraits.

 

C’est signé Olivier Poels

 

Ce plat terre-mer de caractère illustre bien l’esprit de la cuisine de Christophe Pelé. À la délicatesse de cette palombe fondante et juteuse, il oppose le caractère de l’anguille marinée. Les deux saveurs se complètent à merveille. Le chou de Bruxelles, qui peut paraître incongru dans un accord mets/vin, ne l’est pas ici car il vient en appui, donne de la texture et surtout joue un lien avec le Calon-Ségur. Ce plat est une création et n’est pas servi à la carte.

 

Saint-Estèphe Château Calon-Ségur 1970

 

À 45 ans passés, il affiche encore une forme remarquable. À commencer par sa couleur, délicatement tuilée mais encore profonde. Le nez est superbe de distinction, avec des senteurs de cuir, de tabac, de fumé et de délicat sous-bois. En bouche, il a conservé beaucoup de vigueur et offre surtout un fondu et une intensité d’arômes qui pourraient laisser penser qu’il est plus jeune de 20 ans. L’équilibre est magnifique, il s’agit là d’un superbe exemple de ce que peut être un grand médoc patiné par le temps. À ouvrir une heure à l’avance.

 

LA CLÉ DE L'ACCORD

 

Le chou de Bruxelles joue un rôle intéressant : ses notes végétales se combinent au côté tertiaire du vin et donnent le sentiment de rafraîchir ses tanins. Mais le cœur de l’accord se joue sur le côté juteux et sauvage de la palombe, les notes juteuses du soja de l’anguille marinée qui permettent au Calon-Ségur de jouer les premiers rôles, d’exprimer toute la gamme de sa palette aromatique mais qui, surtout, respectent admirablement le soyeux de ses tanins.

 

La chronique ICI 

 

Chou de Bruxelles: 10 bienfaits et vertus santé

ICI  

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 06:00
La vigne est 1 jardin, il faut équilibrer les cultures et les espaces de friche, « les délaissés » : le « tiers-paysage » cher à Gilles Clément

Dans le petit monde des GCC bordelais les plus bienveillants, lorsqu’on aborde la conversion de château Palmer à la biodynamie, vous répondent avec un petit sourire qui se veut courtois « Thomas Duroux est un bon communicant… ». Les autres, les « Le bio c’est stupide, dès qui pleut il faut retraiter... » dixit Antoine Gerbelle, nouvel apôtre des vins nus, suite à un déjeuner avec le charmant propriétaire de Cos Labory, GCC de St-Estèphe, c’est le déni, un immense désert de la pensée qui va leur revenir un jour dans la tronche au plan commercial, le seul qui les touche.

 

Revenons à Palmer, pas notre cher Jack, mais le château qui a viré de bord, lire ICI

 

« On faisait du Rudolf Steiner avant l’heure, dans ces petites fermes, qui étaient de vrais organismes autonomes » Jacques Dupin chef de culture au château Palmer…

 

Que Thomas Duroux soit un bon communicant c’est un fait avéré mais lui ne se contente pas de nous tartiner, comme certains de ses confrères, un storytelling usé jusqu’à la corde, il fonde celle-ci sur des actions qui sortent des sentiers battus. Il investit, non dans des chais pharaoniques, ça devient d’un commun, mais dans ses vignes et leur environnement. Et que l’on ne me rétorque pas qu’il en a les moyens, il n’est pas le seul dans l’univers des GCC.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le dernier L’Œil de Palmer il écrit : « Le visiteur qui a connu le domaine de Château Palmer au début du XXIe siècle le redécouvre magnifié. Le lieu, majestueux a gagné en poésie. Car la nature a opéré, mais une nature composée, ordonnée : un jardin ! Fait de profondeurs, de reliefs, jouant des couleurs et des volumes, mêlant les essences dans un entrelac savant.

 

[…]

 

« Au-delà du jardin, s’étendent les vignes. Lorsqu’elles sont menées avec sagesse, les vignes sont elles-mêmes un jardin, dit le grand paysagiste Gilles Clément, qui s’est arrêté au domaine un jour de l’été 2016. Le « jardin planétaire » qui lui est cher, ces espaces sauvages qui constituent le grand réservoir de biodiversité, Gilles Clément les a trouvés en bordure de vigne, dans les prairies et les lisières de forêt. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que nous dit Gilles Clément ?

 

« La Terre est un jardin, qu’il est nécessaire de préserver. Et pour cela, il faut équilibrer les cultures et les espaces de friche, « les délaissés » : le « tiers-paysage ».

 

« Il y a, tout autour, des vignes, le boisement, la partie sauvage. Et puis une marge qui n’est pas exploitée, un espace tampon, où l’on peut envisager un tiers-paysage herbacé, c’est-à-dire l’accueil d’une diversité qui a besoin de soleil et de lumière. On peut aussi imaginer des cultures potagères, pour une production locale qui pourrait être associée au chef cuisinier japonais de Château Palmer, dont la cuisine est extraordinaire. Et puis, aux alentours du château, vers la Gironde, j’ai vu les vaches du domaine. On leur a parlé…

 

On n’a plus l’habitude de voir ce type de vaches, elles ne sont pas dans les critères de la rentabilité et de la compétitivité. Grâce à elles, château Palmer peut avoir du bon compost non bourré d’antibiotiques… »

 

À propos d’un grand vignoble chilien passé en biodynamie : « Ils se sont compliqué délibérément la vie pour revenir à une agriculture héroïque ! »

 

« Car le combat aujourd’hui n’est plus dans la reconnaissance de l’efficacité et de l’importance de la biodynamie ou de la culture biologique en général. Cette vérité est passée dans les consciences. Il est dans l’acceptation d’un autre modèle culturel qui prenne en compte l’aléa, qui s’intéresse au moyen et au long terme. »

 

« On travaille avec le vivant, chaque pied de vigne a son comportement. Ce sont des êtres vivants. Il faut que chacun comprenne cela.

 

« Il faut répéter qu’on est en train de connaître un changement de modèle culturel et économique. Et que notre survie est en jeu§ Quel est notre modèle de convoitise ? Une autre voiture, ou un autre yacht pour les plus riches, mais pourquoi faire ? Ne vaut-il pas mieux désirer davantage de silence, moins de pollution, une qualité de paysages, un développement plus immatériel. Il est évident, par exemple, en matière agricole, que la polyactivité va dans le bon sens. C’est une attitude du futur. »

Visite privée de la maison verte de Gilles Clément

Visite privée de la maison verte de Gilles Clément

« Dès lors, je sais où j'habite ». Il a fallu que Gilles Clément découvre un vallon dans sa Creuse natale et s'y installe, la trentaine passée, en 1977, pour découvrir le sentiment de propriété. Anticonformiste, écolo avant l'heure, comment "habiter", comment penser cadastre, clôture, mur, pour ce jardinier-poète

Voir ICI 

 

Chaire de Création artistique (2011-2012) au Collège de France

Leçon inaugurale prononcée le jeudi 1er décembre 2011

Gilles Clément

 

TEXTE INTÉGRAL ICI 

 

La Vidéo ICI 

 

Gilles Clément est ingénieur horticole, paysagiste, jardinier et enseignant à l’École nationale supérieure du paysage. Ses travaux s’articulent autour des concepts de jardin en mouvement, de jardin planétaire et de tiers-paysage. Parmi ses réalisations figurent les jardins de l’abbaye de Valloires, le domaine du Rayol, le jardin de l’ENS de Lyon et, en région parisienne, les jardins du musée du Quai Branly et de l’Arche de la Défense. Il est titulaire de la chaire de Création artistique au Collège de France pour l’année 2011-2012.

 

Le site de Gilles Clément ICI 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 09:00
Du rififi dans les vignes et autour de la boutanche : des conflits d’intérêts sur le glyphosate et d’1 molécule contre l’alcoolo-dépendance !

Ce week-end j’étions point à Paris, si j’avions été j’aurions point été me les geler samedi à la République ou me les chauffer dimanche à Bercy ; tous ces pinces-fesses organisés en autocars c’est pour les convaincus, je n’en dirai pas plus pour ne pas froisser le militant.

 

Là où j’étions il faisait gris. Alors j’avions écrit.

 

Le chœur des commentateurs politiques le proclame sur tous les tons : « la présente campagne électorale est nulle ! »

 

Et pourtant, à y regarder de plus près, elle oblige le citoyen lambda à potasser le code pénal et celui de procédure pénale pour suivre le feuilleton : mise en examen, détournements de fonds publics, complicité et recel d'abus sociaux, manquements aux obligations de déclaration à la Haute autorité sur la transparence de la vie publique, et dernier en date à propos de costards : conflits d’intérêts.

 

Nous qui avons le chic pour donner des leçons à la terre entière grâce à notre personnel politique nous sommes à la pointe de l’innovation en matière de corruption et de morale publique, beaucoup de pays nous envient.

 

Trêve de plaisanterie, revenons au sujet du jour les Conflit d'intérêts

 

« Le conflit d'intérêts n'est pas défini par la loi française. On peut toutefois le définir communément comme un conflit entre la mission d'un agent public et ses intérêts privés, conflit susceptible d'influencer la manière dont il exerce ses fonctions. En d'autres termes, le conflit d'intérêt peut potentiellement remettre en cause la neutralité et l'impartialité avec lesquelles la personne doit accomplir sa mission du fait de ses intérêts personnels. »

 

Le conflit d'intérêts n'est pas un délit. En revanche, c'est la prise illégale d'intérêts, qui bien souvent en découle, qui est sanctionnée pénalement. L'article 432-12 du Code pénal le définit comme le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement. »

 

Plus ICI 

 

La frontière délimitant les relations entre scientifiques experts et l’industrie chimique ou pharmaceutiques pour l’étude de la toxicité d’une molécule avant sa mise sur le marché ou pour son retrait du marché n’est pas toujours très étanche et les conflits d’intérêts sont fréquents.

 

L’une des vedettes de cette lutte entre intérêts économiques et santé publique est sans nul doute le Glyphosate la molécule du Roundup de Monsanto qui est la pierre angulaire de son modèle économique, fondé sur la vente liée de ce pesticide et des cultures transgéniques capables de le tolérer.

 

L’arroseur arrosé

 

« La firme de Saint Louis jette son dévolu ( à la fin des années 90) sur James Parry, alors professeur à l’université de Swansea (Pays de Galles), l’un des papes de la génotoxicité – auteur de près de 300 publications. Mark Martens, alors directeur de la toxicologie de Monsanto pour l’Europe et l’Afrique, est chargé de cornaquer le savant britannique et le faire accoucher d’un rapport sur le sujet.

 

Hélas ! James Parry semble n’avoir pas saisi les règles tacites de l’exercice. Au lieu de défendre le glyphosate en mobilisant ses connaissances, il fait valoir de sérieuses inquiétudes. Le rapport qu’il remet à Monsanto ne sera jamais rendu public, ni transmis aux autorités de régulation.

 

Et pour cause : sur la base d’études alors récentes, écrit M. Parry, « je conclus que le glyphosate est un clastogène potentiel in vitro ». Une substance « clastogène » est un mutagène capable de casser l’ADN et d’induire des aberrations chromosomiques. Sur la foi d’observations menées sur des cellules sanguines (lymphocytes) bovines et humaines, James Parry ajoute que « cette activité clastogénique [du glyphosate] pourrait se produire in vivo dans les cellules », à l’exception des cellules germinales (spermatozoïdes et ovocytes).

 

James Parry précise que le mécanisme en jeu serait la capacité du glyphosate à induire un « stress oxydatif » sur les cellules – c’est précisément ce processus qui sera identifié par le Centre international de recherche sur le cancer, dans sa monographie de mars 2015. Une monographie que Monsanto qualifiera immédiatement, dans un communiqué, de « science pourrie »…

 

Depuis la nature cancérogène du glyphosate, le principe actif de l'herbicide Monsanto, divise la communauté scientifique.

 

Le Roundup, célèbre désherbant vendu par la firme américaine Monsanto, est-il dangereux pour la santé ? Alors que l’Agence européenne des produits chimiques a décidé mercredi de ne pas classer son principe actif, le glyphosate, comme cancérogène, des documents déclassifiés jeudi par la justice américaine montrent que la firme Monsanto s’inquiète des effets sanitaires de cette molécule depuis au moins 1999. «En 1999, les cadres de Monsanto souhaitent faire appel aux services d’une autorité scientifique incontestable pour plaider la cause du glyphosate auprès des régulateurs européens», affirme «Le Monde», en s'appuyant sur les courriels révélés par la justice.

 

Les 250 pages de documents ont été déclassifiées après l’action en justice collective lancée devant une cour fédérale de San Francisco par plusieurs centaines de salariés agricoles atteints par un cancer du sang (lymphome non hodgkinien). Les plaignants attribuent leur maladie à leur exposition au glyphosate, s’appuyant sur les conclusions du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui dépend de l’Organisation mondiale de la Santé.

 

Les méthodes de Monsanto pour peser sur la recherche

 

La suite ICI

 

Connivences

 

Les précédentes archives déclassifiées dans le cadre de cette affaire ont notamment montré que Monsanto avait bénéficié de connivences au sein de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), chargée aux Etats-Unis d’évaluer la sûreté du glyphosate (Le Monde daté du 17 mars).

 

Cette fois, les courriels mis au jour racontent une autre histoire. En 1999, les cadres de Monsanto souhaitent faire appel aux services d’une autorité scientifique incontestable pour plaider la cause du glyphosate auprès des régulateurs européens. Tout l’enjeu est de les convaincre que le produit n’est pas génotoxique.

 

« Prenons un peu de recul et regardons ce que nous voulons vraiment faire, écrit un cadre de l’entreprise à ses collègues. Nous voulons trouver quelqu’un qui est familier du profil génotoxique du glyphosate/Roundup et qui peut avoir une influence sur les régulateurs, ou conduire des opérations de communication scientifique auprès du public, lorsque la question de la génotoxicité [du glyphosate] sera soulevée. »

 

Les messages échangés suggèrent qu’en interne, la crainte est forte que le glyphosate ne soit considéré comme génotoxique, c’est-à-dire nocif pour le matériel génétique et donc capable d’y induire des mutations susceptibles d’initier des cancers.

 

LIRE ICI 

 

Question : une molécule (Selincro/nalméfène) est-elle plus efficace qu’un générique sans droits (baclofène) lorsqu’elle rapporte des royalties à un laboratoire pharmaceutique Lundbeck ?

 

LA SOCIETE FRANCAISE D'ALCOOLOGIE SOUPCONNEE DE CONFLITS D'INTERETS

 

La Direction générale de la santé et la Haute autorité de la santé a été alertée sur un possible conflit d’intérêt de la Société française d'alcoologie. Influente auprès des médecins dans la lutte contre l'alcoolodépendance, cette dernière prônerait en priorité l'utilisation d'une molécule de Lundbeck, alors que plusieurs membres de l'association ont bénéficié d'avantages d'une valeur de plusieurs milliers d'euros de la part de ce laboratoire.

 

Une bataille pour trouver le meilleur traitement contre la dépendance à l'alcool se déroule entre plusieurs laboratoires pharmaceutique, à l'image de Lundbeck, Etypharm, ou encore D&A Pharma. Mais une guerre a également lieu en coulisse, entre professionnels de santé. Selon nos informations, un universitaire et professionnel de santé très impliqué dans le domaine de la lutte contre l'alcoolisme, et défenseur du baclofène, a alerté la Haute autorité de santé et la Direction générale de santé.

 

Selon lui, la Société française d'alcoologie (SFA), association reconnue d'utilité publique dans laquelle des professionnels des problèmes d'alcool et autres addictions font part de leur expertise, serait concernée par un conflit d'intérêts avec le laboratoire pharmaceutique danois Lundbeck.

 

Contacté par La Tribune, le professionnel de santé nous a confirmé "avoir alerté les pouvoirs public".

 

"J'ai considéré que la SFA n'avait pas une attitude objective et ce serait en raison de conflits d'intérêts. Cette dernière et Lundbeck ont des liens considérables. Or la SFA dit du bien de la molécule du laboratoire danois (le Selincro/nalméfène, NDLR) contre l'addiction à l'alcool", fait-il valoir. Néanmoins, le plaignant n'attend pas d'action drastique de la Direction générale de la santé ou de la Haute autorité de santé, car cela "n'est pas inscrit dans leurs missions".

 

LA MOLÉCULE DE LUNDBECK EN PREMIÈRE PRESCRIPTION

 

Le plaignant critique le fait que la Société française d'alcoologie prône la prescription du Selincro (nalméfène) "en première intention" pour un "objectif de réduction" de la consommation d'alcool dans ses recommandations de bonnes pratiques publiées en décembre 2014, et destinée aux professionnels de santé. Il ne comprend pas pourquoi une molécule comme le baclofène est préconisée en "deuxième intention" par la SFA Pour le professionnel de santé, plusieurs études contredisent cette position de SFA. Il nous a notamment transmis un article de la revue scientifique américaine Plos Medecine daté de 2015, jugeant que "la valeur du nalméfène pour le traitement de l'addiction à l'alcool n'est pas établi. Au mieux, le nalméfène est efficace pour réduire la consommation d'alcool." L'étude juge que l'approbation de la molécule était "controversée".

 

CONFLIT D'INTÉRÊTS ?

 

En parallèle, le professionnel de santé reproche à la Société française d'alcoologie de percevoir des avantages conséquents du laboratoire Lundbeck. Il se réfère au site transparence.gov pour étayer ses attaques. Pour rappel, cette plateforme "rend accessible l'ensemble des informations déclarées par les entreprises sur les liens d'intérêts qu'elles entretiennent avec les acteurs du secteur de la santé"

 

Dans cette base de données, on constate que plusieurs membres de l'équipe rédactionnelle de l'organisation ont bénéficié d'avantages de Lundbeck en repas, frais d'hospitalité, de transport, ou d'hébergement pour une valeur de plusieurs milliers d'euros. Et parfois, plus de 15.000 euros, comme c'est le cas pour le président Mickael Naasila, ou encore le rédacteur associé Philippe Batel, tandis que les avantages octroyés par des laboratoires concurrents sont minimes. Toutefois, quelques membres de l'équipe rédactionnelle ont parfois touché plus d'argent de laboratoires concurrents (d'Etypharma, notamment), des sommes qui s'élèvent à quelques centaines d'euros au maximum.

 

DES "DÉCLARATIONS D'INTÉRÊTS COMPATIBLES"

 

Interrogée à ce sujet par La Tribune, la Direction générale de santé et la Haute autorité de santé n'ont pour le moment pas donné suite. Le président de la SFA n'a pas répondu à nos sollicitations non plus pour l'instant.

 

Sur son site, la Société française d'alcoologie se défend de tout conflits d'intérêts en expliquant que "les participants des groupes de travail ont communiqué leurs déclarations d'intérêts". Et d'assurer qu'"elles ont été analysées par les membres du comité de pilotage et considérées comme compatibles avec leur participation au groupe de travail de cette recommandation de bonne pratique."

 

Consommation et "craving"

Alcoolo-dépendance : l'efficacité du Baclofène confirmée par Marion Guérin

 

L’étude Bacloville a montré des résultats satisfaisants dans le traitement de la dépendance à l’alcool. La RTU est renouvelée pour un an.

 

ICI

 

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:00
Le NU

Vais-je vous refaire le coup du vin nu ?

 

Dans ce domaine j’ai déjà donné Le vin nu «un vin qui se contente de refuser le soufre et n’exprime rien n’est pas naturel.» Alice Feiring buvait les paroles de Marcel Lapierre.

 

Lire ICI 

 

Le nu est proscrit sur Face de Bouc, les ricains sont pudibonds ça fâche beaucoup Pousson très friand de femmes nues.

 

Désolé pour lui ici il s’agit de l’HOMME NU

 

Behrouz Mehri

 

Jeudi 9 mars 2017

 

Okayama, Japon -- Comment photographier un évènement au sujet duquel on ne sait rien, ou pas grand-chose? L’avantage du Hadaka matsuri, le festival de l’homme nu, c’est qu’il suffit de se laisser emporter par la ferveur du moment. Un rituel mystérieux, à la violence plus ou moins maîtrisée.

 

En l’occurrence, Tout ce que je savais est que des milliers d’hommes se rassemblent à Okayama, un soir, vêtus d’un simple pagne, dans le froid. Qu’après s’être purifiés dans un bassin d’eau glacée, ils attendent un long moment, en se bousculant pour être bien placés au pied d’un temple. Avant de se presser dans une mêlée brutale pour s’emparer des “shingis”, des amulettes en bois jetées par des moines depuis une fenêtre, et censées apporter la prospérité à leur possesseur.

 

Après quatre heures de train depuis Tokyo, jusqu’à Okayama dans l’ouest, nous sommes arrivés au temple de Saidaiji, avec Alastair et le JRI bureau, Quentin Tyberghien.

 

L’endroit accueille cette cérémonie depuis environ 500 ans.

 

Il est très beau, comme tous les lieux de culte shintoïste ou bouddhiste.

 

C’est une architecture traditionnelle en bois, ceinturée de jardins japonais, qui me rappelle les décors des films classiques d’Akira Kurosawa et Masaki Kobayashi.

 

J’adore me trouver dans un cadre ancien, dans lequel il suffit de fermer les yeux pour, en les rouvrant, se retrouver à une autre époque. Comme une machine à remonter le temps.

 

La suite ICI : superbes photos

 

Mais comme je suis bon garçon j’offre à Pousson une belle collection de corps nus d’athlètes féminins et masculins, des ricains.

 

ICI 

 

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 06:00
Tous les 15 mars c’est Bashung.

Le 15 mars 2009 «Un jour je parlerai moins, jusqu'au jour où je ne parlerai plus» Bashung Alain parti sans laisser d’adresseICI 

 

En 1982 réalisait un rêve de fan : collaborer avec Gainsbourg, de retour de Jamaïque.

 

« La rencontre se conclura sur l’un des plus invraisemblables moutons à cinq pattes du rock français, mêlant absurde libertaire des textes, clair-obscur de détresses parallèles et scansion industrielle de la musique. »

 

Gainsbourg rendra hommage au talent créatif de Bashung en lui proposant la co-signature des textes (Gainsbourg n'avait jamais cosigné avec aucun artiste).

 

Play blessures 4e album de Bashung son unique collaboration avec Gainsbourg en 1982.

 

Album difficile d'accès pour un grand public, froideur de l'orchestration et des arrangements, noirceur et l'imperméabilité des textes, l’ensemble reste austère et les ventes seront mitigées. Certains commentateurs parleront de suicide commercial.

 

Avec cette nouvelle plume, Bashung s'amuse à casser son image. Alors que le chanteur ne sait que faire des immenses triomphes de « Gaby Oh Gaby » et « Vertige de l'amour », Play Blessures est « album sombre, torturé, imaginé par un Bashung dépressif. Impossible à reprendre a priori, tant il colle à son époque, à son auteur. Gaëtan Roussel a relevé le défi. « J'ai commencé par décortiquer tout l'album en studio, comme si j'en démontais chaque élément puis les remontais à ma façon en jouant autour de ce mélange électrique et électronique qui était très novateur à l'époque. » Après, il fallait en faire un spectacle. Et quel spectacle ! »

 

Gaëtan Roussel, le chanteur de Louise Attaque a été le dernier à collaborer avec Bashung sur son ultime disque, « Bleu pétrole », qu'il a réalisé et écrit en grande partie. «J'adore Play blessures»

 

L'album s'est vendu à 1 700 exemplaires.

 

Aujourd'hui Play Blessures bénéficie du statut d'album « culte »

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