Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 06:00

117239338_157450655983225_637697097683218662_o

Je ne vais pas vous bassiner avec les souvenirs de ma mission « il faut sauver le soldat Vin Doux Naturels, », juste avant la fin du précédent siècle, mais vous dire ma peine 20 ans après, le choc de l’abandon d’un superbe vignoble m’a serré le cœur. N’étant ni juge, ni procureur, je ne dresserai pas un quelconque acte d’accusation même s’il y a beaucoup à écrire sur l’aveuglement et la surdité des responsables viticoles de cette époque.

 

«C’est au sein de ce berceau, le plus méridional de France continentale, là où le massif des Albères déferle sur la Méditerranée, où la mémoire rencontre l’horizon, que l’Homme, depuis plus de 2500 ans, travaille la vigne. Entre terre et mer, le vignoble de la Côte Vermeille ne trouve pas de semblable

 

117311396_157046349356989_6537902352102042119_n

 

Reconquesta est un projet singulier de développement territorial du vignoble de la Côte Vermeille. Il est mené par les vignerons du cru Banyuls Collioure. Il est né de la volonté partagée de protéger et de développer un patrimoine commun, un trésor offert par la nature. Alain Pottier est l’un des co-présidents de l’association à l’origine du projet.

 

La suite ICI 

Partager cet article

Repost0
2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 06:00

 

Pax va me dire que c’est du réchauffé mais comme je crèche à quelques kilomètres de Sarrola-Carcopino qui domine la plaine de Péri, et que j’écris cette chronique le dernier jour d’août sur ma terrasse de Tiuccia, Twitter me rappelle que le 30 août 1979 mourait Jean Seberg.

 

Elle avait 40 ans.

 

@ArianeChemin a reconstitué le puzzle de son "Mariage en douce" avec Romain Gary.

 

A relire, par @GregLemenager

 

Les stars, parfois, se cachent pour s'épouser. Le 16 octobre 1963, Romain Gary et Jean Seberg ont pris le maquis pour se dire oui, dans un petit village corse. La noce, celle de la Russie et de l'Amérique, de la littérature à moustaches brunes et du cinéma à tête blonde, du gaullisme et de la lutte pour les droits civiques, aurait dû faire le bonheur des paparazzis. Elle n'a fait le bonheur de personne.

 

Sur la photo, le prix Goncourt 1956 a son air de sphinx slave, et l'héroïne d’«A bout de souffle» esquisse «un sourire forcé». Autour d'eux, quatre personnes, dont le secrétaire de mairie et un général.

 

Que faisaient-ils là ?

 

Un demi-siècle plus tard, Ariane Chemin a retrouvé, dans le dancing d'un hameau, l'ultime témoin de ce « mariage secret-défense» organisé «sous le haut patronage des services secrets français».

 

Elle a surtout su reconstituer, de sa plume fine et suggestive, le puzzle d'une love story clandestine qui devait finir en tragédie publique, avec la mort toujours bouleversante de Jean Seberg, retrouvée dans sa R5 avec « plus de huit grammes d'alcool dans le sang», et le suicide, resté énigmatique, du ténébreux romancier des «Racines du ciel».

 

Grégoire Leménager

 

Mariage en douce, par Ariane Chemin,

Editions des Equateurs, 160 p., 15 euros.

Rééd. Points, 158 p., 6,20 euros.

 

Paru dans "L'OBS" du 23 juin 2016.

 

Retour sur images :

 

17 septembre 2017

 

 

 

À propos du Mariage en douce de Romain et de Jean « J’ai été plus discret qu’une urne puisque j’ai tenu 5 jours ! » Natale Sarrola maire de Sarrola-Carcopino.

 

« Depuis À bout de souffle, deux ans plus tôt, l’actrice a laissé pousser ses cheveux. Dommage, cette coupe garçonne, c’était tellement elle. »

 

 

«Le « Vieux » demeure le dieu du panthéon intime du diplomate-écrivain, la seule autorité qu’il a respectée toute sa vie avec sa mère, général à sa manière.»

 

 « Le ballet à Campo dell’Oro le prouve : la République tout entière s’est mise à la disposition du compagnon de la Libération. Les noces se déroulent sous le haut patronage des services secrets français, qui ont déployé un de leurs meilleurs agents, avion, voitures et protection. Sur la piste de l’aéroport, le comité d’accueil des futurs mariés a des mines d’agents secrets préparant un putsch ou un coup d’État. »

 

 « Pas de bouquet ? » interroge Jean l’air mutin…

 

« Pas d’orchidée pour miss Seberg, pas de champagne, ni de flonflons. »

 

Toute la chronique ICI 

 

 

 

Jean Seberg en 20 clichés vintage ICI

 

À l'occasion de la rediffusion du film culte "À bout de souffle" de Jean-Luc Godard sur Arte, retour sur les plus beaux clichés de Jean Seberg, icône de la Nouvelle Vague.

Partager cet article

Repost0
1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 06:00
Mon meilleur dîner depuis des lustres : La Mercerie 9, cours Saint-Louis, Marseille (Ier) m’a fait chavirer, extase, épectase…

Arrivé tôt en OUIGO, pour une petite poignée d’euros, 19, en attendant l’embarquement le lendemain sur A Nepita le ferry de Corsica Línea, j’ai une belle et chaude journée à tirer à Marseille.  

 

Mon hôtel est à deux pas et de la gare maritime et de l’arrêt Joliette de la ligne du tramway ; j’emprunte celui-ci jusqu’à l’intersection Canebière-Capucins.

 

Image illustrative de l’article Tramway de Marseille

 

Il fait très chaud, le masque est obligatoire dans les rues de Marseille, tout autour du Vieux Port que des usines à bouffe, je dégotte le bar de la Marine qui est resté dans son jus et qui propose un plat de supions acceptable et un verre de rosé lamentable.

 

 

Je fais une sieste à l’hôtel.

 

Vers 17 h je ressors, prends une bière locale en terrasse.

 

 

Je baguenaude.

 

Trouve une librairie que je pille, rien que des petits livres.

 

 

Et puis, je tombe sur la MERCERIE, je zieute derrière la vitre, une équipe s’affaire, que faire ? J’essaie la réservation électronique qui me dit niet. Je téléphone, personne ne décroche. J’ai vraiment envie de dîner à la Mercerie, les ondes sont bonnes. J’hésite à signaler ma présence. Je m’en ouvre à un jeune livreur qui gentiment me répond « poussez la porte et demandez-leur ! » Ce que je fis.

 

 

Fort bien accueilli par celui qui se révélera le boss Harry Cummins, il me demande de laisser mon numéro de téléphone, on me rappellera pour confirmer.  Je le remercie en ajoutant que je suis prêt à n’occuper qu’un strapontin. Il sourit.

 

Une heure plus tard, mon grelot grelotte et une voix féminine sympathique avec une pointe d’accent non marseillais, me confirme qu’on m’accueillera avec plaisir à 19 heures.

 

Je suis aux anges.

 

 

À 19 heures pétantes, après avoir acheté un bob blanc à la chapellerie proche ( genre PAX), je pointe le bout de mon nez enfariné (french connexion, je plaisante). Je suis bien inscrit sur le grand cahier, on me propose le choix entre l’extérieur et l’intérieur et, bien sûr, je choisi d’être aux premières loges pour observer le bal des artistes, c’est-à-dire au bout du bar en châtaignier.

 

Ils sont 3 en préparation, c’est un régal de les voir œuvrer, gestes précis, chacun sa tâche, mes papilles sont en éveil.

 

À la Mercerie c’est menu unique donc je tente de deviner les plats qui se préparent.

 

 

J’ai décidé de m’offrir une belle quille de vin nu alors je me plonge dans la lecture de la carte, privé de ma conseillère favorite, suis bien en peine pour choisir. Alors je fais appel à la sommelière qui, avec compétence et gentillesse me tire les vers du nez. Je lui dit que je veux un blanc droit.

 

Je me range à son conseil qui s’avérera judicieux, comme quoi je ne suis pas encore un vieux ronchon blasé.

 

 

Que la fête commence, l’équipe vient d’entamer la préparation du premier plat, je suis aux premières loges et j'apprécie la gestuelle rythmée des 3 larrons souriants.

 

Je me tais, place aux photos.

 

Mais avant tout de même je laisse à la parole à l’immense François-Régis Gaudry que je viens de consulter sur le woueb :

 

Passementerie&mercerie, exit 2 vieilles rombières acariâtres place à 1 ex-fine lame de Frenchie François-Régis Gaudry, l’idole du sémillant Paul, adore La MERCERIE

 

La Mercerie, quelle étoffe ! ICI 

 

Buzz d'enfer à Marseille : un nouveau bistrot gastronomique réveille le quartier Noailles.

 

A Noailles, la Mercerie Cat, c'était un peu Arsenic et vieilles dentelles. Deux rombières acariâtres dans un magasin de passementerie acariâtres dans un magasin de passementerie, capables de se mettre en boule pour une pelote de laine... Autant dire que les voisins n'ont pas vraiment sorti les mouchoirs quand elles ont baissé le rideau. Ils cultivaient même l'espoir de voir se tramer à la place une adresse déboutonnée du col, sans frou-frou ni chichi. Bingo ! Julia Sammut, la tenancière solaire de l'épicerie-cave-table d'hôte L'Idéal, a mis sur le coup l'un des gangs les mieux armés de la restauration : la sommelière québécoise Laura Vidal, le cuisinier anglais Harry Cummins et la gestionnaire canadienne Julia ­Mitton.

 

La suite ICI

 

Et pour faire bonne mesure un petit coup de Fooding :

 

Après avoir parcouru le monde (Japon, Canada, Vietnam, USA, Maroc…), le trio d’agit’popote canado-britannique du Paris Popup s’est finalement posé à Marseille en 2018 ! Dans une ancienne mercerie du popu quartier Noailles (murs à vif, comptoir en châtaignier, chaises vintage en treillis blanc), l’entrepreneuse Julia Mitton, la sommelière Laura Vidal et le chef Harry Cummins (ex-Frenchie à Paris), aidés d’une armée de tabliers rayés, ambiancent parfaitement vos assiettes. Ce jour-là, dans le sensass menu déj’ à 29 balles : foudroyante tombée d’oignons nouveaux au lait parfumé à l’anguille ; démentiels gnocchis lovés dans un ragoût de lapin aux petits pois ; avant un cajolant riz au lait infusé aux feuilles de figuier avec des fraises, le tout coiffé d’une superbe glace au fromage blanc. Le soir, c’est surprise du chef en cinq services avec, par exemple : tourteau au fenouil avec jus de persil, zesté de main-de-bouddha ; courge spaghetti, beurre à la poutargue et jaune d’œuf ; magret au céleri-rave, truffe d’automne et lactaires ; courge confite avec sorbet au tamarin… A.H.

 

 

 

 

 

 

 

Manger seul au restaurant n'est pas vraiment ma tasse de thé, j'aime choisir les plats et les vins qui vont avec sous un œil complice, nous sommes presque toujours raccord elle et moi, nous aimons partager nos plats, j'adore chercher son assentiment, l'entendre me dire « ça c’est vraiment un vin pour toi… » et puis échanger sur tout et rien.

 

À la Mercerie j'ai retrouvé le plaisir de manger, comme je le faisais à Table lorsque le chef était aimable, face à ceux qui font, et seul, comme au bar chez Giovanni Passerini, j’ai n’ai pas vu le temps passer. Sans verser dans les superlatifs, ce fut une soirée mémorable où tout ce qui fait le charme d’un restaurant était assemblé, de beaux produits locaux travaillés et assemblés avec inventivité, sans chichis ni flatteries, des saveurs, des odeurs, une forme de raffinement, d’élégance discrète, oui j’ai exulté, bien bu, la satiété joyeuse et légère.

 

Grand Merci à vous tous gens de La Mercerie, je reviendrai bientôt, pas seul j’espère… 

La Mercerie Marseille Un néobistrot bouillonnant à Marseille Voyage À Paris, Salle De Conférence, Aménagement Intérieur, France, Meuble, Décoration Intérieure

Petite notule pour égayer PAX 

 Jean Daniélou (à gauche) en 1962. Celui qui a été ordonné  cardinal en 1969 était aussi un théologien renommé et membre de l’Académie française.  

Jean Daniélou (à gauche) en 1962. Celui qui a été ordonné cardinal en 1969 était aussi un théologien renommé et membre de l’Académie française.  100 % Keystone

Épectase et extase : 

Jean Daniélou : l’autre scandale qui a embarrassé l’Eglise ICI

Partager cet article

Repost0
31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 06:00

Crédits photographiques : Le métier de luthier, Gustave Villaume, Mirecourt 1982, photographie de Bernard Lesaing. Tous droits réservés. Source : Enquête ethnologique d’Hélène Claudot-Hawad sur les luthiers de Mirecourt (Vosges, Lorraine), 1980-1982. ICI 

« Il est rare de pleurer à la lecture d’un livre de fiction et il est encore plus rare de l’avouer… »

 

J’avoue !

 

J’ai pleuré…

 

Ce livre venu comme un don du ciel m’a ému, bouleversé, sanctifié…

 

« À travers les feuilles d’un bon livre, on pourra entendre un écho qui ressemble aux bruits des forêts »

Henry David Thoreau Journal 20 juin 1840

 

Merci !

 

 

« Âme brisée », d’Akira Mizubayashi, la musique comme garde-fou ICI 

 

Âme brisée eBook by Akira Mizubayashi

 

Contre un monde au garde-à-vous, Akira Mizubayashi a composé une parabole vertigineuse sur le pouvoir de la musique, de la mémoire et de l’amour.

 

Antoine Perraud, le 18/09/2019

 

Âme brisée, d’Akira Mizubayashi, Gallimard, 244 p., 19 €

 

L’universitaire japonais Akira Mizubayashi, spécialiste de la littérature du siècle des Lumières, écrivit à 59 ans son premier livre en français. Un essai magnifique consacré à notre idiome (Une langue venue d’ailleurs, 2011). Suivirent une ode à feu sa chienne (Mélodie. Chronique d’une passion), puis une analyse du rituel nippon des ablutions (Dans les eaux profondes).

 

Il s’était entre-temps essayé au roman, avec un résultat somme toute enchanteur (Un amour de Mille-Ans). Sa récidive dans le champ de la fiction se révèle bouleversante, au-delà de l’imaginable.

 

 Les premières pages pourront paraître appliquées, qui nous transplantent à Tokyo le 6 novembre 1938 : un quatuor amateur y répète le Rosamunde (D. 894) de Schubert, avant que ne fasse irruption la soldatesque impériale, qui brise littéralement les choses – l’instrument du premier violon est saccagé et l’homme disparaît à jamais, laissant son fils terrorisé caché dans une armoire.

 

Un amour dévorant pour la musique

 

Le style un rien désuet d’une telle scène d’exposition relève d’une écriture sépia. La suite, absolument merveilleuse, emplie de volutes et d’échos, subjugue, qui se déroule de la fin des années 1960 au printemps 2005 (ne surtout pas la dévoiler, tant cela gâcherait le vertige romanesque).

 

La suite ICI 

 

Lisez-le !

 

Mirecourt & le violon - Guillaume KESSLER, Luthier

 

Mirecourt : haut lieu de la lutherie en France

 

La vocation de Mirecourt

 

Mirecourt est une petite ville de 6000 habitants située à proximité de Neufchâteau dans le département des Vosges en France.

 

L’école de lutherie est hébergée dans l’enceinte du lycée Jean-Baptiste Vuillaume de Mirecourt.

 

Est-ce un hasard si la bannière du site internet de Mirecourt marque son identité visuelle par la représentation de violons ? Qui serait assez naïf pour le croire ?

 

Les premiers facteurs de violons habitant Mirecourt sont recensés dès 1620.

 

Au lendemain de la première guerre mondiale, Mirecourt héberge quatre fabriques, une vingtaine d’ateliers de lutherie et quelque 175 artisans luthiers…

 

ICI

 

Mirecourt : découvrez le quotidien des meilleurs luthiers de France

Mirecourt : découvrez le quotidien des meilleurs luthiers de France

 

La cité vosgienne, héritière d'une tradition née au XVIe siècle chez les maîtres italiens de Crémone, perpétue ce savoir-faire de fabrication d'instruments du quatuor et d'archets. Un marché aujourd'hui restreint qui incite les artisans à rivaliser d'imagination pour survivre.

 

 

La suite ICI 

 

 

Akira Mizubayashi

Nationalité : Japon
Né(e) à : Sakata , le 05/08/1951
Biographie :

ICI 

 

 

Partager cet article

Repost0
29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 06:00

Coutumes et croyances corses, la vendetta

Lorsqu’au mois de juin mon petit sélectionneur de nouveauté m’a informé de la parution de Vendetta. Les Héritiers de la Brise de mer (Plon, 280 pages, 20 €), écrit par la correspondante de France Bleu à Ajaccio Marion Galland et la journaliste de L’Obs. Violette Lazard,  je me suis dit : « encore un ! »

 

.

 

Bien sûr j’ai acheté et, bien m’en a pris, « nourri de procès-verbaux (mais pas uniquement, ce qui fait son prix), sur la récente dérive meurtrière de trois hommes. Un trio d’orphelins, fils de barons du grand banditisme, qui dort aujourd’hui en prison. » c’est de l’excellent travail de journalisme d’investigation qui ose dire son nom, c’est-à-dire en ne se la jouant pas à la Plenel qui tire toujours la couverture à lui, mais en citant ses sources.

 

À lire absolument !

 

Bravo les filles !

 

« L’histoire débute en décembre 2017 à l’aéroport de Bastia-Poretta : d’une bise – un vrai baiser de la mort – une « matonne » de la maison d’arrêt de Borgo désigne deux cibles à un tueur. L’épisode, digne d’un polar, avait été raconté dans Le Monde. Les deux victimes ? Des lieutenants de Jean-Luc Germani, un des voyous les plus puissants de Corse, qui, de sa cellule à Arles (Bouches-du-Rhône), continue depuis 2014 à régner sur son clan et ses affaires.

 

Surprise : ce double assassinat porte la signature de la Brise de mer, un gang mafieux né au début des années 1980 et que tout le monde, à commencer par la police, croyait éliminé. C’est d’ailleurs en écoutant les téléphones des protagonistes d’un vaste trafic de stupéfiants que les enquêteurs tombent presque par hasard sur le double homicide de l’aéroport. Les commanditaires sont trois enfants issus de la bourgeoisie. Trois « fils de », comme on dit dans cette île où chacun, à l’école, a côtoyé un futur haut fonctionnaire, un futur flic, un futur voyou. »

 

Ce sera peine perdue pour Jean-Luc Germani qui n’aura pas obtenu d'interdire la parution du livre « Vendetta » de sa prison d'Arles. 

 

Ce jeudi 11 juin, sortait en effet dans les librairies le récit du destin tragique des héritiers de la brise de mer raconté par Violette Lazard, journaliste à l'Obs. et de Marion Galland, journaliste à Radio France.

 

Mercredi matin, lors d'une audience en référé, la défense de Jean-Luc Germani, avait demandé au tribunal de retarder la publication du livre, notamment pour relire le chapitre 23 intitulé "Jean-Luc Germani, ennemi juré et intouchable" et supprimer les passages qui pourraient nuire à leur client. Dans celui-ci, les auteures retranscrivent des écoutes de fin 2015 alors que des micros avaient été dissimulés dans sa cellule aux Baumettes, à Marseille.

 

Un joli coup de publicité pour ce livre qui serait déjà en rupture de stock chez son éditeur Plon. A Bastia, à la librairie Album, il n'en restait plus qu'une dizaine dans l'après-midi.

 

Jewpop

 

« Les jeunes années des deux aînés de Francis Guazzelli (un des piliers fondateurs du gang de la Brise de mer, NDLR) sont douces. (...) En famille, Francis Guazzelli est le patriarche, point à la ligne. Pour ses enfants, il a des rêves plein la tête, mais leur laisser la Brise de mer en héritage n’en fait pas partie. Un homme qui a fréquenté la famille Guazzelli explique :

 

« D’abord parce que, quand tu es le “fils de”, en Corse, tu fréquentes les gens du milieu, c’est automatique. Les gens sont intéressés, te montent la sega (se la racontent, NDLR), tu peux vite prendre la grosse tête. Francis ne voulait pas ça pour ses garçons. Il expliquait que lui-même avait vécu à une autre époque, plus propice au banditisme. Il estimait que cette vie-là n’était plus possible aujourd’hui, et il voulait que ses fils s’écartent de son chemin. »

https://www.corsenetinfos.corsica/photo/art/default/47608429-37617798.jpg?v=1593348513

Interview croisée de Violette Lazard, journaliste d'investigation à L'Obs, et de Marion Galland, reporter à RCFM, coauteurs de cet ouvrage, qui vient de paraître aux éditions Plon, et représente un long travail d'enquête sur la Brise de Mer et le double assassinat de l'aéroport de Bastia-Poretta du 5 décembre 2017 ICI

 

 

Rencontre avec Violette Lazard, journaliste d'investigation à L'Obs, et Marion Galland, reporter à RCFM, coauteurs de Vendetta (éditions Plon)*, un livre-enquête sur le grand banditisme corse qui raconte l'histoire du gang de la Brise de Mer et le parcours de ceux que les services de police présentent aujourd'hui comme ses héritiers, Jacques Mariani, Christophe et Richard Guazzelli, et les rivalités avec le groupe dirigé selon les policiers par Jean-Luc Germani. Très documenté, apportant des éléments inédits, cet ouvrage retrace notamment la genèse du double assassinat de deux proches de celui-ci le 5 décembre 2017 devant l'aéroport de Bastia-Poretta, dossier dans lequel les deux fils de Francis Guazzelli, assassiné le 15 novembre 2009 et considéré comme un pilier de la Brise, sont mis en examen. Ils font également l'objet de poursuites dans un trafic de produits stupéfiants.  

Quels sentiments vous inspirent le succès en librairie rencontré par votre livre ?

Violette Lazard.

C'est toujours agréable de savoir que l'histoire intéresse les lecteurs autant qu'elle nous a intéressées en tant qu'auteurs. Nous considérions que tout n'avait pas été écrit, loin de là, sur le sujet et ne l'avait pas été forcément dans le détail. Nous avions l'impression qu'il y avait encore des choses à raconter et à révéler, l'intérêt des lecteurs démontre que c'est une réalité.

Marion Galland. 

La première partie, l'histoire des pères, a été racontée à de nombreuses reprises à travers l'évocation d'une succession de faits mais pas de ce qu'ils étaient. Pour notre part, nous avons mis l'accent sur l'humain, les relations père-fils. Ce n'est pas tant le succès qui me fait plaisir mais le fait d'entendre des personnes dire qu'elles ont pris du plaisir à lire ce livre.

Stéphane Sellami on Twitter: "Cette semaine débute dans @lequipe ...

Un ancien footballeur du FC Nantes aurait tué l'oncle de Jenifer ICI

 Publié le 13/06/2018

L'enquête sur la mort de Jean-Luc Codaccioni, l'oncle de la chanteuse Jenifer, tué dans une fusillade en Corse début décembre, se poursuit. La police a procédé à plusieurs interpellations début juin. Parmi les interpellés se trouverait Christophe Guazzelli, un ancien footballeur du FC Nantes qui serait l'auteur des tirs mortels.

Partager cet article

Repost0
28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 06:00

 

Les moutards et les moutardes (appellation non contrôlée) après avoir asséché à la fête foraine le porte-monnaie de leurs parents avec des tours de manèges, de balançoires, de trampolines, de couloir des horreurs et autres joyeusetés foraines, se mettent à réclamer de la barbe à papa.

 

Horreur, malheur, du sucre, du sucre… pour le plus grand bonheur des dentistes !

 

Barbapapa_LCAV3

 

Ça tombe bien puisqu’il se dit que la barbe à papa a été inventée par un dentiste américain William J Morrison, et John C. Wharton, confiseur. Le brevet est déposé en 1897, et l’invention fait un carton à l’Exposition Universelle de Saint-Louis. En France, les filaments de sucre prennent le nom de barbe à papa en 1937.

 

Ils vendent alors la fairy floss dans une fête foraine, puisque c'est là que les parents emmènent leurs enfants. Ils réussissent ensuite à en vendre 68 655, au prix de 25 cents. La fairy floss est alors connue dans le monde entier et prend plusieurs noms selon certains pays, par exemple: cotton candy (cotton en sucre) aux Etats-Unis, candy floss (fil en sucre) en Angleterre et bien sûr, nous les Français, nous l'appelons barbe-à-papa. Son nom originel a été adopté en Australie.

 

William avait plusieurs cordes à son arc car il était aussi avocat, auteur de livre pour enfants, leader dans des affaires civiques et politiques, inventeur et enfin président de l'association des dentistes de l'état du Tennessee

 

Son nom initial était « Tooth Floss » soit fil dentaire, pas très glamour comme dénomination alors les inventeurs décidèrent d’en changer « Fairy Floss » ou « Fil à fée »

 

 

Pour rassurer les mères soucieuses des quenottes de leur progéniture :

 

Une canette de cola contient une fois et demi plus de sucre qu’une barbe à papa de fête foraine.

 

Selon les normes du métier, une barbe à papa est composée de 25 g de sucre. Une canette de cola standard en contient 39 g pour 33 cl.

 

Barbapapa_LCAV5

 

Principe de la machine à barbe à papa

 

La machine qui fabrique cette confiserie se compose d'un baquet central qui tourne sur lui-même -- dans lequel on dépose du sucre et du colorant alimentaire -- entouré d'un réceptacle. À l'intérieur du baquet, on trouve des résistances électriques qui chauffent le sucre jusqu'à sa température de fusion.

 

Du fait de la force centrifuge, le sucre fondu va s'échapper par de petits orifices placés au sommet du cône central. Au contact de l'air, bien plus frais que l'intérieur de la machine, ce sucre se solidifie sous forme de minces filaments, qu'un bâton va récupérer pour former la fameuse barbe à papa.

 

L'épaisseur des filaments dépend de la vitesse de rotation de la machine : plus elle tourne vite et plus les filaments sont fins.

 

Barbapapa_LCAV4

 

Pourquoi est-elle rose ?

 

Quant à la couleur, elle dépend du colorant alimentaire qui est déposé dans le baquet en même temps que le sucre.

Partager cet article

Repost0
27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 06:00

L’image contient peut-être : nourriture

Être abonné à Télérama depuis Mathusalem présente, en dépit de mon allergie à la bien-pensance qui y règne, des avantages, tout particulièrement de me flécher des événements culturels intéressants.

 

“Je mange donc je suis” : un grand mezze ludique et savant au Musée de l'homme

 

Vue de l’exposition.

Le crâne d'Homos sapiens (-14 000 ans) : le secret des mandibules du chasseur cueilleur

 

Des pierres taillées dans les cavernes à la porcelaine des dîners à l’Elysée, des galettes de blé du Néolithique aux repas en poudre des cosmonautes, des offrandes de Papouasie-Nouvelle-Guinée aux néons du supermarché… Il y a à voir et à manger en quantité dans l’exposition proposée par le Musée de l’homme, à Paris.

 

Pour sa nouvelle exposition, la vénérable institution blottie au pied de la Tour Eiffel s’empare d’un sujet aussi fédérateur qu’universel : l’alimentation. Conçue comme une déambulation à travers nos assiettes, ce copieux banquet ethno-scientifique en explore les facettes biologiques, culturelles et écologiques, sous un titre aux consonances cartésiennes : « je mange donc je suis ». En trois salles, 650 mètres carrés et 450 objets, l’accrochage propose un picorage ludique et savant, à la croisée de la science et de l’art, du passé et du présent. Le tout servi par une scénographie aux petits oignons, qui n’oublie pas l’humour, la poésie et l’inventivité.

 

Pédago sans être pédante, l’exposition ne craint pas, aussi, de se frotter aux sujets qui fâchent, de l’agriculture intensive (sans doute la première entrée au musée d’un bidon de Round Up !) aux OGM, des poussins broyés de l’élevage industriel aux « fausses » tomates marketées par la grande distribution…

 

La suite ICI 

 

Christophe Lavelle, biophysicien, chercheur au CNRS et au Muséum national d’histoire naturelle, cofondateur du Food 2.0 Lab, dans son labo au MNHN, à Paris, le 21 juillet 2020.

 

Christophe Lavelle, chercheur : « La cuisine, c’est la culture qui transforme la nature »

 

Commissaire de l’exposition “Je mange donc je suis”, présentée jusqu’à la fin août au musée de l’Homme, à Paris, Christophe Lavelle est un scientifique gourmand. Du casse-croûte de Cro-Magnon à l’assiette du futur, de la chimie de la mayonnaise à la pêche éthique, rien de ce qui touche à la nourriture ne lui est étranger. Pour lui, l’acte de manger fonde la civilisation.

 

Aussi à l’aise avec une fourchette qu’avec un tube à essai, Christophe Lavelle parle couramment la langue des cuisiniers, qu’il fréquente avec gourmandise, tout en menant des recherches pointues sur la fermentation ou l’épigénétique — l’incidence de notre environnement sur nos gènes. À 45 ans, et après s’être rêvé chef, ce physicien de formation mène ses recherches sous la houlette du CNRS, de l’Inserm et du Muséum national d’histoire naturelle. Jetant des ponts entre sciences dures et sciences humaines pour éclairer le sujet qui le passionne : l’alimentation. C’est avec cet appétit omnivore qu’il a conçu le menu de l’exposition « Je mange donc je suis », présentée jusqu’à la fin août au musée de l’Homme. Un voyage à travers l’assiette où se mêlent arts de la table et paléontologie, rites ancestraux et nourritures futuristes, pour mieux rappeler que « la cuisine, c’est la culture qui transforme la nature », comme le dit joliment cet épicurien. Et que se nourrir, acte aussi banal que vital, est plus que jamais au cœur d’enjeux essentiels — d’écologie, d’éthique et de santé —, comme la récente crise sanitaire est venue nous le rappeler.

 

L’alimentation semble devenue un inépuisable sujet de controverse. L’a-t-elle toujours été ?

 

Ce n’est que lorsque l’on a la certitude d’avoir une assiette pleine que l’on peut commencer à se demander dans quelles conditions nos tomates ont été cultivées, ou si on tolère bien le gluten du pain… Dans le monde occidental, ce confort absolu date des années 1950, moment à partir duquel ont commencé à émerger ces préoccupations, parce que les pratiques agricoles ont profondément changé en quelques décennies. Il faut se rappeler que l’histoire de l’humanité a été marquée par deux grandes révolutions alimentaires : la première est la transition du paléolithique au néolithique, le passage du chasseur-cueilleur, qui puise dans la nature ce dont il a besoin, à l’agriculteur-éleveur, qui produit lui-même sa nourriture. La seconde n’est intervenue qu’au milieu du XXe siècle, avec l’industrialisation des modes de production. Engendrant avantages — la capacité à nourrir le plus grand nombre — et inconvénients — des pratiques très énergivores, très polluantes, et qui posent de lourdes questions sanitaires sur le long terme.

 

L’article intégral ICI 

Partager cet article

Repost0
24 août 2020 1 24 /08 /août /2020 06:00

Eros au secret, l'enfer de la bibliothèque - Le journal de Maître Po

« L'enfer n'existe pas – STOP – Tu peux te dissiper – STOP – Préviens Claudel – STOP – Signé : André Gide »

 

Télégramme et canular littéraire le plus fameux, reçu le 20 février 1951 par François Mauriac. Soit deux jours après la mort de Gide au Vaneau.

 

« Ce petit bleu d'outre-tombe a été attribué à divers auteurs potentiels : Jean-Paul Sartre, Roger Nimier ou encore Anne-Marie Cazalis… »

 

« On a beaucoup ri d'un télégramme que Mauriac a reçu peu de jours après la mort de Gide », note Julien Green le 28 février dans son Journal.

 

L'année suivante le Vatican, qui espérait une conversion jusqu'au dernier souffle de Gide, inscrit l'ensemble de son oeuvre à l'index. Le 2 juin 1952, à la suite d'un décret du 24 mai 1952 de la Suprema Sacra Congregatio Sancti Officii, "Andreae Gide opera omnia" est inscrite à la liste des "librorum prohibitorum". L’Osservatore romano l'accuse d'être "un négateur du Christ ", "Un poète de la joie la plus trouble et de la gloire la plus vaine.

 

« C’était le ciel que mon enfer épousait », écrit André Gide dans Si le grain ne meurt. Si Juliette Rondeaux, sa mère, lui avait grandes ouvertes les portes du ciel, Gide ne pouvait y rencontrer qu’un ange. Mais « à sainte femme fils pervers » et son enfer était celui des revendications de la chair. Pour joindre le ciel et son enfer, des noces blanches furent célébrées, mettant à l’abri Madeleine, son ange, qui a respecté les « suppliciantes délices » de l’enfer de Gide. Du désir mortifié nous allons voir par quel miracle Gide a fait un désir vivant. « Il anime tout ce qu’il touche », disait de lui son ami, Roger Martin du Gard.

Isabelle Morin

 

 

Le 23 mars 2008 Classé X : les "Enfers" du sexe... (interdit aux moins de 16 ans) j’écrivais :

 

À la tentation j’ai longtemps résisté mais ce matin j’y ai succombé avec un grand plaisir que j’espère vous partagerez.

 

Pudibonds, pudibondes passez votre chemin, l’ouverture de la porte de son Enfer par notre Bibliothèque Nationale, ce grand X rose placardé la nuit sur le flanc d’un des 4 grands vits érigés sous le règne de François Mitterrand, m’y invitait depuis des mois. Bien évidemment je ne puis me pencher sur un tel sujet sans vous offrir quelques gâteries, le sexe dans tous ses états, frivole, grave, polisson, esthétique et parfois sadique…

 

Âmes pudiques, femmes honnêtes ou sages, prudes et prudes retirez-vous nous allons emprunter le chemin de la licence, de l’indécence et de l’obscénité. Mais, permettez-moi quand même, en un temps où la sexualité trop souvent se réduit à une frénétique mécanique des corps, de vous confier qu’il est temps de réenchanter le désir. Ne rallumez pas pour moi les feux de l’enfer mes propos matinaux, comme toujours, sont là pour vous éclairer non pour vous dévergonder.

 

La suite ICI

 

L'enfer de la bibliothèque – Éros au secret - YOZONE

 

Pourquoi avoir mis en oeuvre un tel projet ?

 

« Parce que cet enfer nourrit tous les fantasmes. On le voit comme une sorte de pénitencier de la censure ou, à l'opposé, comme un boudoir galant, un lieu clos où serait conservé, à l'abri des regards, l'obscène et le licencieux, explique Marie-Françoise Quignard, l'une des commissaires de l'exposition. Or l'enfer de la BN, ce n'est ni un boudoir ni une prison, mais une cote attribuée à un volume conservé dans la réserve des livres rares. »

 

L'enfer est né au XIXe siècle. La première mention d'un livre portant la mention "Enfer", suivie d'un numéro, date de 1844.

 

« Cette décision n'est pas le fait du pouvoir politique, mais sans doute des bibliothécaires, précise Mme Quignard. Peut-être parce la BN de l'époque était devenue un lieu de lecture publique et que, le puritanisme aidant, on voulait éviter de mettre certains livres "osés" entre toutes les mains. Pour avoir accès à ces ouvrages, il fallait que la demande passe devant un comité consultatif. »

 

Les publications qu'on y garde sont presque toujours clandestines, et souvent imprimées à l'étranger. Ce sont les saisies qui facilitent la constitution de ce fonds, riche de 620 livres en 1876, et qui compte aujourd'hui près de 2 000 références.

 

 

En 1969, quelques mois après Mai 68, l'enfer de la BN avait été liquidé et les titres "licencieux" intégrés aux collections ordinaires. En revanche, une cote - 8o Y2 90000 - avait été ouverte pour la "basse pornographie", qui disparaîtra à son tour. « Pour des raisons pratiques et la nécessité de mieux classer les livres érotiques, on a rouvert l'enfer en 1983, mais les difficultés de communication n'existent plus », explique la commissaire de l'exposition. Mieux, les principales pièces de l'enfer quittent la clandestinité pour se montrer au grand jour.

Partager cet article

Repost0
22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 06:00

 

Le bonheur est dans le pré, 1995, réalisé par Etienne Chatiliez avec Michel Serrault, Eddy Mitchell, Sabine Azéma

 

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/c85982c3-2f95-4a0d-a79a-3d02406f48b6_2.jpg

 

Télérama fait la fine bouche :

 

Le PDG d'une usine de lunettes pour WC profite d'une méprise pour changer de vie. Il part vivre dans le Gers. Là-bas : le bonheur.

 

Après La vie est un long fleuve tranquille (petits-bourgeois javellisés contre prolos crados) et Tatie Danielle (méchante vieille femme contre famille neuneu), Etienne Chatiliez et sa scénariste, Florence Quentin, se livrent à nouveau à leur exercice favori : plonger un corps étranger dans un univers donné et voir ce qui se passe. Ici : petites femmes de la ville, coincées et prétentieuses, contre filles de la campagne, sympas et libérées. Tant qu'à faire dans la caricature, autant aller le plus loin possible... Jusqu'à la vulgarité. Chatiliez ne l'évite pas, il la traque. Heureusement, les comédiens, déchaînés, sont savoureux, et la tendresse finit par l'emporter sur la caricature. Car, ici, pour arriver au bonheur, il faut surmonter la plus grande des vulgarités, celle d'une société qui a codifié les sentiments. — Philippe Piazzo

 

Superbe

 

J'ai mis des années avant de me convaincre de regarder ce film, et j'ai très rapidement compris mon erreur.

 

Le jeu des acteurs est criant de réalisme et captivant dans la qualité des interprétations. Je salue bien bas les performances d'Eddy Mitchell, excellent, de Sabine Azéma, qui touche également l'excellence, La réalisation est simple, impeccable. Le scenario, de par sa forme si proche d'une situation réelle dans notre pays, nous fait vivre une vraie aventure dans une vie française de tous les jours. A tel point que je qualifierais l'oeuvre d' "action contemporaine". Et sans qu'il n'y ait d'action, le film ne revêt pourtant aucun temps mort, aucunes longueurs. On se complait à accompagner les pérégrinations de nos personnages et le cheminement psychologique et moral qu'ils effectuent tout au long de l'histoire.

 

Un véritable moment de détente, de tranquillité, d'émotions, de sensibilité et... de bonheur qui, cette fois, est dans la télé plutôt que dans le pré !

 

Une oeuvre vraie et superbe.et bien entendu celle du très regretté Michel Serrault.

 

Je vous ai mis l’eau à la bouche, je vous ai fait languir, mais il est l’heure d’abandonner les amuses-bouche pour passer au plat de résistance :

 

« Ma belle, pendant des années à chaque fois tu me regardais avec l’air de dire que ma bite elle a un goût, et maintenant tu t’habilles comme un sapin de Noël pour avoir des nouvelles. »

Eddy Mitchell

 

Les mots délicieusement surannés

 

Faire une tête de monsieur-votre-bite-a-un-goût ICI 

Partager cet article

Repost0
21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 06:00

jasques-carelman-objet-introuvable-00

Né à Marseille en 1929, mort à Argenteuil le 28/03/2012 Jacques Carelman s'installe comme dentiste à Paris en 1956. Il se consacre également à diverses activités artistiques : décoration théâtrale, illustration de livres, peinture et sculpture.

 

Dès 1962, il réalise les décors et les costumes pour plusieurs pièces de théâtre de Molière, Gogol, Dostoïevski ou Raymond Queneau. Ses sculptures-machines lui sont inspirées par la littérature : Mécaniques pour Cyrano (1965), la Hie et le Diamant (d'après Locus Solus de Raymond Roussel), Machine à inspirer l'amour (d'après Le Surmâle d'Alfred Jarry), Machine de la colonie pénitentiaire (d'après Franz Kafka, 1975). Certaines de ses machines sont présentées en 1975 lors de l'exposition itinérante Machines célibataires, organisée par Harald Szeemann, dans les principaux musées d'art moderne européens.

 

Jacques Carelman illustre de nombreux ouvrages classiques, tels que les contes des Mille et Une Nuits ou les Fables de La Fontaine en rébus, mais aussi ceux d'écrivains contemporains, comme Noël Arnaud, François Caradec, Jacques Lacarrière et Claude Roy. En outre, il revendique avoir participé à la réalisation de plusieurs affiches pendant les événements de Mai-68. (la célèbre affiche de Mai 68 qui représente un CRS avec une matraque)

 

Son affiche du CRS lors des événements de Mai 68

 

En 1969, Jacques Carelman devient membre du Collège de 'pataphysique. Il collectionne les instruments de musique, les jeux, des objets en spirale... Cette idée d'accumulation liée à son goût pour les machines lui inspire un Catalogue d'objets introuvables (1969), comme une cafetière pour masochiste dont le bec verseur est du côté de l'anse ou la machine à mettre les points sur les i. L'auteur parodie ici le Catalogue de la manufacture d'armes et cycles de Saint-Étienne du début du XXe siècle, en utilisant la même mise en page, le même style.

 

Il publie en 1972 un second catalogue, le "Catalogue de timbres-poste introuvables".

 

C'est à son initiative que le mouvement artistique Oupeinpo (Ouvroir de peinture potentielle) a été (re)fondé en 1980.

 

« Les activités humaines sont innombrables et variées. Certains détournent des avions, d’autres des fonds publics ou la conversation, je préfère, quant à moi, détourner de leur usage courant les objets usuels. C’est moins dangereux, plus honnête, et infiniment plus divertissant ! Mes objets, parfaitement inutilisables, sont le contraire de ces gadgets dont notre société de consommation est si friande. Si on me le demandait, je les qualifierais de : poétiques, hilarants, absurdes, philosophiques, ingénieux, morbides, puérils, profonds, dérisoires… Le lecteur serait alors prié, selon son humeur, ses goûts et sa culture, de biffer les qualificatifs inutiles. » J.C.

jasques-carelman-objet-introuvable-05

108863_carelman-pantoufles.jpeg

jasques-carelman-objet-introuvable-08

jasques-carelman-objet-introuvable-03

bouteille-absorbante-Carelman.jpeg

Carelman-0018.jpeg

Catalogue-dobjets-introuvables-Carelman-cycles-02-index-grafik

invent_equ.png

lunettes-pour-eplucher-les-oignons-Carelman.jpeg

tenaza-curva.jpeg

Partager cet article

Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents