Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:00
Le NU

Vais-je vous refaire le coup du vin nu ?

 

Dans ce domaine j’ai déjà donné Le vin nu «un vin qui se contente de refuser le soufre et n’exprime rien n’est pas naturel.» Alice Feiring buvait les paroles de Marcel Lapierre.

 

Lire ICI 

 

Le nu est proscrit sur Face de Bouc, les ricains sont pudibonds ça fâche beaucoup Pousson très friand de femmes nues.

 

Désolé pour lui ici il s’agit de l’HOMME NU

 

Behrouz Mehri

 

Jeudi 9 mars 2017

 

Okayama, Japon -- Comment photographier un évènement au sujet duquel on ne sait rien, ou pas grand-chose? L’avantage du Hadaka matsuri, le festival de l’homme nu, c’est qu’il suffit de se laisser emporter par la ferveur du moment. Un rituel mystérieux, à la violence plus ou moins maîtrisée.

 

En l’occurrence, Tout ce que je savais est que des milliers d’hommes se rassemblent à Okayama, un soir, vêtus d’un simple pagne, dans le froid. Qu’après s’être purifiés dans un bassin d’eau glacée, ils attendent un long moment, en se bousculant pour être bien placés au pied d’un temple. Avant de se presser dans une mêlée brutale pour s’emparer des “shingis”, des amulettes en bois jetées par des moines depuis une fenêtre, et censées apporter la prospérité à leur possesseur.

 

Après quatre heures de train depuis Tokyo, jusqu’à Okayama dans l’ouest, nous sommes arrivés au temple de Saidaiji, avec Alastair et le JRI bureau, Quentin Tyberghien.

 

L’endroit accueille cette cérémonie depuis environ 500 ans.

 

Il est très beau, comme tous les lieux de culte shintoïste ou bouddhiste.

 

C’est une architecture traditionnelle en bois, ceinturée de jardins japonais, qui me rappelle les décors des films classiques d’Akira Kurosawa et Masaki Kobayashi.

 

J’adore me trouver dans un cadre ancien, dans lequel il suffit de fermer les yeux pour, en les rouvrant, se retrouver à une autre époque. Comme une machine à remonter le temps.

 

La suite ICI : superbes photos

 

Mais comme je suis bon garçon j’offre à Pousson une belle collection de corps nus d’athlètes féminins et masculins, des ricains.

 

ICI 

 

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 06:00
Tous les 15 mars c’est Bashung.

Le 15 mars 2009 «Un jour je parlerai moins, jusqu'au jour où je ne parlerai plus» Bashung Alain parti sans laisser d’adresseICI 

 

En 1982 réalisait un rêve de fan : collaborer avec Gainsbourg, de retour de Jamaïque.

 

« La rencontre se conclura sur l’un des plus invraisemblables moutons à cinq pattes du rock français, mêlant absurde libertaire des textes, clair-obscur de détresses parallèles et scansion industrielle de la musique. »

 

Gainsbourg rendra hommage au talent créatif de Bashung en lui proposant la co-signature des textes (Gainsbourg n'avait jamais cosigné avec aucun artiste).

 

Play blessures 4e album de Bashung son unique collaboration avec Gainsbourg en 1982.

 

Album difficile d'accès pour un grand public, froideur de l'orchestration et des arrangements, noirceur et l'imperméabilité des textes, l’ensemble reste austère et les ventes seront mitigées. Certains commentateurs parleront de suicide commercial.

 

Avec cette nouvelle plume, Bashung s'amuse à casser son image. Alors que le chanteur ne sait que faire des immenses triomphes de « Gaby Oh Gaby » et « Vertige de l'amour », Play Blessures est « album sombre, torturé, imaginé par un Bashung dépressif. Impossible à reprendre a priori, tant il colle à son époque, à son auteur. Gaëtan Roussel a relevé le défi. « J'ai commencé par décortiquer tout l'album en studio, comme si j'en démontais chaque élément puis les remontais à ma façon en jouant autour de ce mélange électrique et électronique qui était très novateur à l'époque. » Après, il fallait en faire un spectacle. Et quel spectacle ! »

 

Gaëtan Roussel, le chanteur de Louise Attaque a été le dernier à collaborer avec Bashung sur son ultime disque, « Bleu pétrole », qu'il a réalisé et écrit en grande partie. «J'adore Play blessures»

 

L'album s'est vendu à 1 700 exemplaires.

 

Aujourd'hui Play Blessures bénéficie du statut d'album « culte »

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 06:00
Mieux vaut tard que jamais : l’INAO prône le vert dans les vignes : guide de l’agroécologie en viticulture.

Le 3 mars j’ai écrit à l’INAO :

 

Bonjour à vous,

 

Présenté le 2 mars sur le stand du ministère de l'Agriculture au salon de l'agriculture à Paris, ce document a été rédigé avec l'INAO. Il doit aider les ODG à introduire des mesures agroenvironnementales dans les cahiers des charges des appellations et des IGP. L'INAO en adressera un exemplaire à chaque président d'ODG.

 

Je ne suis pas président d'ODG mais je souhaiterais recevoir ce document en tant que chroniqueur sur le vin.

 

Mon adresse … boulevard Saint-Jacques 75014 PARIS.

 

Je profite de courrier pour féliciter le sieur Jean-Louis Piton.

 

Bien à vous.

 

Le jour-même j’ai reçu cette réponse :

 

Bonjour,

 

Vous trouverez ci-joint, le guide de l’agroécologie en viticulture.

Une version papier du guide vous parviendra par courrier.

Cordialement.

Jean-Luc Dairien

 

Je remercie le directeur de l’INAO pour sa célérité.

 

«Comment peut-on imaginer aujourd’hui qu’une organisation de producteurs soucieuse de valoriser son terroir et de prendre pour cela des mesures spécifiques pour le protéger, par exemple par des pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement, ne soit pas reconnue et accompagnée dans sa démarche?»

 

Formulée début 2016, par Jean-Charles ARNAUD, Président du Conseil Permanent de l’INAO, cette interrogation a conduit le Ministre de l’Agriculture à lever les obstacles rencontrés par les filières sous signe de qualité et d’origine, pour intégrer les mesures agroenvironnementales dans leurs modalités de production.

 

Parce que la protection des terroirs implique le respect de l’environnement, ce choix stratégique s’impose tel une évidence ; une évidence d’autant plus forte que la définition d’un produit sous indication géographique est fondée sur le triptyque «description technique ou organoleptique du produit, terroir de production, et savoir-faire de l’opérateur». Mais depuis 2016 et l’incitation de Stéphane LE FOLL, la démarche collective des producteurs sous signe de qualité et d’origine a pris en charge une approche agroécologique qui ne demandait qu’à s’exprimer.

 

C'est ce qu'écrit le Directeur de l'INAO.

 

Voilà donc la copie 52 pages que je peux vous faire parvenir en PDF si vous me le demandez.

 

Ce projet qui porte l’acronyme «AGRO-ECO-VITI» est conduit par l’Institut Français de la Vigne et du Vin, en collaboration avec l’INAO et la participation au comité de pilotage de:

 

– l’Onema – qui rejoint l’Agence française pour la biodiversité à partir du 1er janvier 2017 –

 

– la Direction Générale de la Performance Économique et Environnementale des entreprises du Ministère de l’Agriculture,

 

– la Confédération nationale des producteurs de vins et eaux-de-vie de vin à appellations d’origine contrôlées (CNAOC),

 

– la Confédération des vins IGP de France.

 

Le projet est lauréat de l’appel à projet Ecophyto 2 de 2016 ; Avec le soutien financier de l’ONEMA.

 

Je vous livre la préface de Stéphane Le Foll Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.

 

Sans faire de mauvais esprit, la plume de notre Ministre sent la besogne des services, ça jargonne dur !

 

L’évolution de l’agriculture vers l’agroécologie doit désormais être un élément structurant des réflexions de tous ceux qui participent à construire l’avenir de l’agriculture. Une réalité s’impose : il est possible de faire coexister les enjeux environnementaux et économiques. Il nous appartient collectivement de dépasser ce qui pouvait ressembler hier encore à des contradictions, des oppositions et surtout d’en tirer profit.

 

En effet, la prise en compte des enjeux environnementaux peut même être un vecteur de compétitivité et plus généralement de création de valeur.

 

A chaque crise sectorielle, le même constat s’impose: les productions qui ont une valorisation supplémentaire, correspondant à des segments de marchés qualitatifs, obtiennent des prix plus rémunérateurs.

 

La filière viticole, qui a vécu dans le passé, de graves crises, sait parfaitement que les vins à indication géographique ont montré leur pertinence dans le monde.

 

Il faut maintenant aller plus loin, et plus vite.

 

Le «Guide de l’Agroécologie en Viticulture» est, à ce titre, un outil destiné à accompagner les viticulteurs qui veulent progresser vers l’agroécologie, avec méthode et détermination.

 

Bravo pour cette initiative conjointe de l’INAO et de l’IFV. Je vois, dans la complémentarité et la mobilisation dont elle témoigne, entre l’Institut et le Centre technique, un signe de l’ambition agroécologique de toute une filière. Je m’en réjouis car cela lui permet de s’affirmer, une nouvelle fois, comme une filière dynamique, moderne en phase avec les enjeux sociétaux et en même temps capable de réussir économiques.

Mieux vaut tard que jamais : l’INAO prône le vert dans les vignes : guide de l’agroécologie en viticulture.
Mieux vaut tard que jamais : l’INAO prône le vert dans les vignes : guide de l’agroécologie en viticulture.
Mieux vaut tard que jamais : l’INAO prône le vert dans les vignes : guide de l’agroécologie en viticulture.
Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 06:00
La truffe, gemme des terres pauvres, la plus révérée des princesses noires ou la blanche d’Alba diamant du Piémont.
La truffe, gemme des terres pauvres, la plus révérée des princesses noires ou la blanche d’Alba diamant du Piémont.

Pour lutter contre la disparition de la truffe, des chercheurs de l’Inra l’étudie depuis plus de quarante ans sous toutes les coutures : mycorhization contrôlée, génomique, physiologie, reproduction et écologie.

 

Truffes : les chercheurs ont du nez !

 

« Magiques ou aphrodisiaques, on a souvent prêté à la truffe de nombreux pouvoirs. Aujourd’hui, elle est surtout appréciée par les gourmets prêts à dépenser des fortunes pour se procurer ces diamants de la cuisine. Qu’elle soit du Périgord, du Tricastin, de Teruel (Espagne) ou encore du Piémont (Italie), la championne des champignons est rare et donc chère : la truffe noire du Périgord (Tuber melanosporum) coûte en moyenne 500 €/kg. La truffe blanche du Piémont (T. magnatum) peut avoisiner 6 000 €/kg. Son parfum varie en fonction du lieu où elle est cultivée, du terroir et de sa maturité.

 

Grâce entre autres aux efforts de l’Inra depuis plus de quarante ans, la baisse de production observée au cours du 20ème siècle est enrayée. Les apports de l’Inra sont significatifs autant d’un point de vue scientifique, avec plus de 70 papiers publiés dans des revues internationales dont deux dans la prestigieuse revue Nature, que d’un point de vue pratique avec la mise au point de l’inoculation des plants mycorhizés, qui associe en laboratoire l’arbre et la truffe, et l’amélioration des techniques culturales.

 

Depuis 25 ans, la production est stable avec même une tendance à l’augmentation ces dernières années. Toutefois, malgré la mise en place à grande échelle de plantations de plants truffiers (environ 1000 hectares par an), ainsi que l’amélioration des techniques de gestion des truffières, nous n’avons pas encore retrouvé le niveau de production de la fin du XIXe siècle.

 

La production française ne suffit plus à répondre à la demande, ce qui nécessite son importation accrue. Afin de pallier ce problème, six laboratoires et deux organisations professionnelles se sont regroupées autour du projet Systruf «Bases d’une intensification écologique durable des écosystèmes truffiers», financé par l’Agence Nationale de la Recherche.

 

Pendant quatre ans (2010-2013), ce programme de recherche participative entre la recherche agronomique et la filière trufficole a étudié la biologie et l’écologie de la truffe sous toutes les coutures : génomique, nutrition, développement, reproduction et interactions avec les plantes, les autres champignons et les bactéries du sol. Les chercheurs nous dévoilent ainsi une partie des mystères de la truffe. »

 

Lire la suite ICI 

 

  • Unir l’arbre et la truffe pour lutter contre sa disparition
  • La symbiose arbre-champignon : une équation génétique ?
  • La génétique plonge le nez dans les arômes
  • Lutter contre la contrebande
  • Le sexe des truffes en kit
  •  

Le 30 décembre 2010 j’écrivais :

 

« Enfant je détestais la galantine truffée du charcutier que maman achetait pour le repas de Noël et ce pour deux raisons : la première était gustative, je suis allergique à la gelée qui l’entourait, la seconde était liée à mon instruction religieuse, en effet ce carré noir central, tel l’œil de Caïn dans la tombe, ne me disait rien qui vaille. J’en mangeais bien sûr pour faire plaisir à ma sainte mère mais mon rapport à la truffe s’en est toujours ressenti : je ne cours pas après. Même que, dans mes vertes années, la Tuber mélanosporum, évoquait pour moi la ringardise de la poularde demi-deuil chère aux banquets républicains et aux demi-sel chers à Audiard et consorts. »

 

[…]

 

« Reste que la truffe garde encore aujourd’hui sa part de mystère, certes on n’élucubre plus en affirmant qu’elle naît « des pluies d’automne et des coups de tonnerre secs », on ne la diabolise plus, elle l’« enfant des dieux », depuis que notre sainte mère l’Eglise catholique et romaine ne la rejette plus comme porteuse de mille sorts, on laisse à l’Ecole Nationale de chimie de Toulouse et à la société Trufarôme leur aromatisant jus de truffe commercialisé sous la marque « Arôme de Truffe », on préfère penser à George Sand qui vouait à la « gemme des terres pauvres », la plus « révérée des princesses noires, une passion sans borne ou à Giono la dégustant « au plus près de la Provence, crue avec du sel et de l’huile d’olive ».

 

Moi ce que j’aime dans la truffe, la « rabasse » provençale, c’est qu’elle est capricieuse, exigeante : elle naît dans un sol attentif et adapté, c’est mademoiselle « juste ce qu’il faut » de chaleur, de froid, de pluie, c’est la locataire d’un arbre ami, c’est une amoureuse d’une nature humanisée mais respectée. De plus, sa récolte, le cavage s’avère délicate et aléatoire. Elle nécessite un détecteur : cochon (S-O), chien (S-E), mouche (Grasse) selon la tradition locale, de la patience, du nez, de la délicatesse lorsque le caveur gratte le sol avec son « truffidou ». Connaissance empirique des signes annonciateurs, sens de l’observation : le brûlé du sol autour de l’arbre truffier, ressenti, chaque rabassier a ses secrets. »

 

Ma chronique ICI 

 

Si je vous demande :

 

  • Est-ce que vous connaissez le tuber magnatum pico ?

 

Bien peu vont me répondre, mais si au contraire, je vous dis :

 

  • Est-ce que vous aimez la truffe blanche ?

 

J’ai plus de chance d‘obtenir des réponses positives. Et pourtant, il s'agit du même produit, l'un des plus précieux au monde du point de vue gastronomique et économique. À cause de son prix très élevé, la valeur de la truffe blanche peut dépasser celle d'un diamant.

 

La truffe blanche d'Alba est la plus célèbre. Alba est une commune du Piémont, en province de Cuneo, qui détient le record de la plus ancienne Foire de la Truffe blanche (entre les mois d'octobre et novembre).

 

La Vente aux enchères Mondiale de la Truffe Blanche d'Alba qui a lieu dans la Salle des Masques au Château de Grinzane est très people de Joe di Maggio à Alfred Hitchcock, mais aussi Ugo Tognazzi, Alain Delon, Gérard Depardieu et beaucoup d'autres.

 

À l'occasion de l'édition 2010, 13 truffes ont été vendues aux enchères pour un total de 307,2 mille euros. L'une des truffes plus précieuses a été vendue à Hong Kong à 105 mille euros, l'autre à Grinzane à 100 mille euros.

 

En 2009, Hong Kong s'est adjugée la truffe la plus précieuse ayant un poids de 750 grammes, vendue à 100.000 euros.

 

AFP | Publié le 22/10/2016

 

« Au total, l’Italie compte 200 000 truffiers, tout type de champignon confondu, dont 4000 dans le Piémont, où se trouve Alba. Depuis 86 ans, cette ville de 30 000 habitants accueille chaque année pendant presque deux mois une «grande foire à la truffe blanche», qui attire des milliers de visiteurs, y compris étrangers.

 

Cette année (2016), le prix de la truffe blanche d’Alba oscille entre 3 et 4000 euros le kilo à la Fiera, qui dure jusqu’au 27 novembre.

 

«Cela fait 50 ans que je cherche des truffes, je connais tous les plants, tous les sentiers», dit le truffier qui préserve jalousement ses «lieux secrets». «A une époque il y avait beaucoup plus» de truffes, mais certains plants ont été coupés et d’autres, avec la pollution, ne produisent plus.

 

Face à ce constat, une campagne de financement participatif à hauteur de 50 000 euros a été lancée pour sauvegarder l’écosystème singulier des terrains truffiers de la région.

 

Autrefois bien entretenus, les bois sont désormais «plus dans une situation d’abandon», explique le président du Centre national d’étude des truffes, Antonio Degiacomi. «Il y a beaucoup de plantes grimpantes, qui entrent en compétition» avec les plants truffiers.

 

«Il n’y a pas de menace imminente mais (...) il faut être pro-actif», insiste-t-il en soulignant l’importance de «nettoyer les terrains, de planter de nouveaux plants», même si le fait que les chasseurs de truffes ne sont souvent pas les propriétaires des terrains complique les choses.

 

«Sa particularité est la légèreté incomparable de ses arômes et son élégance», souligne Matteo Baronetto, chef du restaurant «Del cambio» à Turin.

 

«La truffe est comme le vin, chaque zone a son parfum» et celle d’Alba est «la plus parfumée», assure Giovanni Sacchetto.

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 06:00
La petite mort du repas à table et l’autre qui est bien meilleure le matin… La jouissance me paraît le but de la vie et la seule chose utile au monde..

La table de la salle à manger, celle de la cuisine, le canapé face à la télé, le lit, le pieu, le plumard, la moquette du salon… assis, debout, allongé, vautré…

 

Aurais-je ce matin fumé la moquette avant de chroniquer ?

 

Détrompez-vous, je n’aime pas l’herbe même si j’adore Fine la mascotte du Salon de l’Agriculture, une petite bretonne pie noire.

 

Rappelez-vous « en novembre 2010, lors d’une réunion qui se tient à Nairobi, au Kenya, les experts de l'Unesco examinent une demande française: l’inscription de la gastronomie du pays sur la liste du patrimoine mondial immatériel. Autour de la table, l’ambassadrice de France à l’Unesco, Catherine Colonna, explique alors:

 

«Les Français aiment se retrouver, bien boire et bien manger et célébrer un bon moment de cette façon. C'est une partie de nos traditions et une tradition bien vivante.»

 

Les experts de l’Unesco considérèrent que le «repas gastronomique à la française» remplissait les conditions.

 

« Il n'est alors pas tant question de la qualité de la nourriture que du repas en tant que tel, avec ses rituels, ses codes, sa présentation, son histoire: la «pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes. Le repas gastronomique met l’accent sur le fait d’être bien ensemble, le plaisir du goût, l’harmonie entre l’être humain et les productions de la nature. […] Le repas gastronomique resserre le cercle familial et amical et, plus généralement, renforce les liens sociaux

 

Le 26 novembre 2010 dans une chronique véhémente et très lue je m’élevais contre la qualification « gastronomique » accolée au repas à la française :

 

Chère maman d’accord avec Yves Camdeborde : «enlevons le mot gastronomique» au repas à la française inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco

 

ICI 

 

Et puis, patatras, voilà t’y pas qu’un beau matin je découvre que 7 ans plus tard, une enquête, menée par l'institut de sondage YouGov pour l'application de restauration à domicile Allo Resto, vient semer le doute: le repas pris en commun, à table, serait-il en voie de disparition ? Un Français sur trois prend désormais son repas ailleurs que sur une table de salle à manger ou de cuisine.

 

Tout fout le camp ma bonne dame, où va notre vieille France si la salle à manger est désertée !

 

Pour renforcer ce constat alarmant Robin Panfili, journaliste à Slate, a convoqué le ban et l’arrière-ban de la sociologie de le table :

 

  • Le sociologue Jean-Claude Kaufmann
  • Jean-Pierre Corbeau, professeur émérite en sociologie de l'alimentation à l'université François-Rabelais de Tours
  • Le sociologue de l'alimentation Jean-Pierre Poulain
  • Le socio-anthropologue Claude Fischler
  • Olivier Arifon et Philippe Ricaud chercheurs.

 

«Le protocole de la table traditionnelle, le rituel avec la fourchette à gauche, le couteau à droite. On ne veut plus être prisonnier de cet espace. Ce besoin de liberté revient beaucoup dans les verbatims de l'étude.»

 

«L'un des reproches qui pouvait être fait au repas traditionnel "à la française", c'était qu'il était trop contraignant. On n'avait pas le droit de se lever; la sédentarité était très longue; il y avait des protocoles dans les prises de parole. Tout ça, ça reste dans l'imaginaire de la table traditionnelle». Corbeau

 

L'«intermittence à table».

 

Fischler sur la progressive «déstructuration de l'alimentation quotidienne»

 

«La télévision associée au repas familial n'a rien d'anecdotique. Elle joue un rôle important et est très révélatrice de ce qui se joue à en ce moment particulier. Le repas est l'architecte de la vie familiale, imposant notamment une conversation par ailleurs plus aléatoire. Mais cette conversation est difficile dans nombre de ménages, qui doivent donc s'aider de la prothèse télévisuelle, pour masquer le silence et relancer la parole. Ceci explique sa fréquente utilisation.»

 

Jean-Claude Kaufmann

 

«Le repas, la table et leurs organisations spatiales et gustatives sont donc un objet à la fois communicationnel, anthropologique et sémiotique. [Il] est mise en scène d’un pouvoir et présentation des statuts et rôles de ceux qui y siègent», écrivaient les chercheurs Olivier Arifon et Philippe Ricaud dans la revue Communication en 2006.

 

Lire la chronique de Robin Panfili La petite mort du repas à table ICI 

 

La référence à la petite mort m’a fait immédiatement passer de la table au lit toujours sur Slate Le sexe est meilleur le matin

 

Christina Cauterucci, traduit par Peggy Sastre — 23.02.2017 - Et le sexe du soir est une arnaque !

 

« Nous forniquons dans des lits parce que c'est agréable, qu'il est facile de fermer la porte de sa chambre et qu'il n'y a pas à se creuser trop la tête pour laver des draps, contrairement à un canapé post-coït. Et parce que le sexe se fait généralement dans un lit, il survient en général au moment de dormir. En 2005, une petite étude menée par Roberto Refinetti, biologiste à l'université de Caroline du Sud, consignait les habitudes sexuelles de quelques dizaines d'adultes: la majorité des parties de jambes en l'air avait lieu les week-ends et juste avant l'heure de coucher des participants, soit entre 23h et 1h du matin. En 1982, une étude plus conséquente portant sur des couples mariés trouvait que, pour les deux tiers des volontaires, les activités sexuelles se déroulaient entre 22h et 1h. Interrogés sur les raisons d'un tel emploi du temps, 72% des cobayes de Refinetti avaient répondu qu'il s'agissait d'un moment de liberté pour les deux partenaires, ou tout simplement parce que le couple était d'ores et déjà au lit. Seulement 28% avaient lié le phénomène à une réelle spontanéité sexuelle. »

 

Quelle bien triste, absurde et ennuyeuse manière de structurer une vie sexuelle. Si le sexe était un projet de dîner et le capitalisme un convive, c'est un peu comme si les humains lui disaient «Je ne sais pas, tu choisis». Nous faisons du sexe le soir et les week-ends parce que ce sont des moments où ne nous travaillons pas. Nous baisons avant de dormir parce que nous nous sommes déjà déshabillés, que nos dents sont déjà lavées et que nous nous sommes déjà installés en position horizontale. Par paresse intellectuelle et physique, le sexe par défaut se joue le soir, parce que c'est pratique et que telle est notre petite habitude. Reste que si les humains entendent jouir du plein potentiel de leurs rencontres sexuelles, il nous faut briser les chaînes du sexe pré-sommeil, et ouvrir les bras à un moment bien plus sexuellement propice: le matin. »

 

Lire l’article ICI 

 

"La jouissance me paraît le but de la vie et la seule chose utile au monde", disait l'écrivain français Théophile Gautier. Malheureusement, du côté physique, tout le monde n'est pas égal face à l'orgasme. C'est en tout cas le résultat d'une étude publiée le 17 février dans le journal Archives of sexual behavior, rapporte le Guardian.

 

Selon les chercheurs, les femmes ont le plus de chance d'avoir un orgasme si ces trois pratiques sont présentes dans leurs rapports sexuels: "baisers langoureux, stimulation génitale manuelle et sexe oral". Si cela vous semble logique, ce ne semble pas l'être pour tout le monde.

 

L'article ICI 

 

 

 

La petite mort du repas à table et l’autre qui est bien meilleure le matin… La jouissance me paraît le but de la vie et la seule chose utile au monde..
Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 10:15
Journal d’1 chroniqueur de campagne (7), épuration selon MLP, guerre civile selon Fillon, Mélenchon «lamberto un jour, lamberto toujours», les fossoyeurs de Jospin en 2002

MLP sera, selon les sondages, présente au 2d tour des présidentielles et de surcroît en tête.

 

Qui s’en étonne ?

 

Pas grand monde, selon certains elle est devenue fréquentable parce qu’elle ne dérape pas comme son obsessionnel de père, et j’ai même entendu de jeunes électeurs anti-Macron dit de gauche me dire : si c’est elle que les Français veulent, pourquoi pas, au moins ils comprendront ce qu’elle est vraiment et ce sera le bordel.

 

J’en suis resté pantois et hier j’ai découvert les propos suivants qui ont été tenus par Marine Le Pen le 26 février 2017

Journal d’1 chroniqueur de campagne (7), épuration selon MLP, guerre civile selon Fillon, Mélenchon «lamberto un jour, lamberto toujours», les fossoyeurs de Jospin en 2002

Daniel Cohn-Bendit qui était l’invité, dimanche 26 février, de l’émission « Questions politiques » (France Inter, Le Monde, France Télévisions) a lui déclaré qu’« au jour d’aujourd’hui », il voterait pour Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, « le mieux placé » pour battre largement Marine Le Pen.

 

Cohn-Bendit votera en avril pour la première fois à une élection présidentielle française, après sa naturalisation en 2015.

 

« Qui peut aujourd’hui le mieux battre Marine Le Pen au 2e tour ? Si c’est François Fillon qui est au 2e tour, la gauche ira très difficilement voter ; si c’est Benoît Hamon, la droite n’ira pas voter, donc si vous voulez vraiment nous éviter Marine Le Pen, Emmanuel Macron au jour d’aujourd’hui est le mieux placé », a-t-il analysé.

 

« Ce que j’espère, c’est que le candidat sera devant Marine Le Pen » dès le premier tour, a aussi déclaré M. Cohn-Bendit. « Je ne vote pas idéologiquement, je vote pour la personne la mieux placée et la faire gagner à 70 %-30 %, je vote contre Marine Le Pen », a-t-il martelé.

 

Un mariage et un divorce en à peine 24 heures.

 

Après l'officialisation, dimanche après-midi, du ralliement de l'écologiste Yannick Jadot, Benoît Hamon a écarté dans la foulée la perspective d'une alliance avec Jean-Luc Mélenchon. Invité du journal de 20 heures de TF1, le candidat socialiste a affirmé qu'il avait secrètement «vu» son rival de la France insoumise vendredi, et que ce dernier lui avait «confirmé (...) qu'il sera candidat». «Dont acte, la situation est maintenant claire, et c'est pour ça que je me tourne vers les Français», a-t-il embrayé.

 

N’en déplaise à ceux qui clamaient, chacun dans leur camp, « union de la gauche… union de la gauche… » pas un seul instant je n’ai cru à ce PACS de dernière minute.

 

Le PS subclaquant, cornaqué par Cambadélis, a eu la bonne idée de mettre dans les pattes du Président sortant une primaire ouverte qui a eu pour résultat de l’obliger à jeter l’éponge et propulser son Premier Ministre dans l’arène. Et c’est Hamon, le frondeur qui est sorti du chapeau.

 

La gauche du PS et la gauche de la gauche à la sauce Mélanchon chassent sur les mêmes terres avec l’ambition pour les gens de Solférino de maintenir en son sein ceux qui ont soutenu Hollande et pour la Méluche d’annexer ce qui reste du PCF.

 

Conséquences :

 

- Si Hamon se retirait pour Mélanchon l’aile modérée du PS passait avec armes et bagages chez Macron.

 

- Si Mélenchon se retirait pour Hamon le cœur de son électorat foutait le camp.

 

Reste qu’au PCF ses derniers élus doivent se faire du mauvais sang.

 

Les 3 périodes de Mélenchon qui ont précédé la création du Parti de Gauche.

 

Entre 1968 et 1977, avant d’adhérer au Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon a été militant de l’Organisation communiste internationaliste (OCI), le courant trotskiste de Pierre Boussel-Lambert. Comme les socialistes Lionel Jospin et Jean-Christophe Cambadélis, ou l’historien Benjamin Stora. Commentaire d’un ami de 20 ans :

 

« Il n’est plus trotskiste aujourd’hui. Mais, comme on dit, « lamberto un jour, lamberto toujours » : il en garde une façon de fonctionner, il est très carré. Quand il est convaincu qu’une idée est la bonne, il n’en dévie jamais. »

 

En 1992, Mélenchon était opposé au traité européen de Maastricht, mais a voté pour, par discipline de parti et par amitié pour François Mitterrand. « Je ne pouvais pas lui faire ça », a-t-il justifié auprès de ses amis. Il avait aussi la conviction que le « non » serait trusté par les nationalistes.

 

En Mars 2000, il entre au gouvernement Jospin (1997-2002) comme ministre délégué à l'enseignement professionnel. L'ironie, c'est que selon lui, ce gouvernement était sous influence de la gauche du PS, au moins « au début » :

 

- La gauche du PS que vous animiez a-t-elle pesé entre 1997 et 2002 ?

 

Sous Lionel Jospin, c'est la gauche du PS qui a donné le tempo, avec 35 heures sans pertes de salaires et l'alliance rouge-rose-verte notamment. Nous avons eu une contribution utile. A la fin de la législature, le rapport de forces s'est dégradé. Le mouvement socialiste a fini par être contaminé par l'orientation blairiste social-libérale, à laquelle François Hollande est d'ailleurs très lié.

 

Pour sourire un peu, même si l’hypothèse est bien improbable :

 

Guide de survie en cas de second tour Le Pen-Mélenchon

 

Jean-Marc Proust — 25.02.2017 –

 

Dans quelques semaines, nous regarderons, effarés, s’afficher sur nos écrans les visages des vainqueurs du premier tour. Dans cette campagne qui ressemble à un blockbuster avec des rebondissements tous les jours, une finale Mélenchon–Le Pen est très possible. Si c’est le cas, il sera alors trop tard. Le 23 avril, des millions de Français se poseront la même question: partir ou rester ?

 

À lire ICI  je trouve ça savoureux et très réaliste.

 

Enfin, petit rappel à tous les jeunes électeurs de gauche : qui a fait trébucher Jospin en 2002 ?

 

Résultats du premier tour :

 

  • Chirac 19,88%

 

  • JM Le Pen 16,86%

 

  • Jospin 16,18%

 

Les fossoyeurs de Jospin : Chevènement 5,33% et Taubira 2,32%.

 

Merci à eux !

 

Le candidat de la droite à l'élection présidentielle, François Fillon, a "accusé" dimanche le gouvernement de laisser "se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile" qui perturbe la campagne, après des incidents visant plusieurs candidats.

 

"En tant qu’ancien Premier ministre, en tant qu’élu de la Nation, j’accuse solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie. Ils portent une très lourde responsabilité en laissant se développer dans le pays un climat de quasi-guerre civile qui ne peut que profiter aux extrêmes", estime M. Fillon dans un communiqué. 

 

"Quels que soient les candidats, ils doivent avoir le droit de s’exprimer et le gouvernement doit prendre des mesures pour que les casseurs et les ennemis de la démocratie cessent de perturber cette campagne présidentielle", ajoute-t-il.

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 06:00
«De péter en pissant ne faites pas mystère. C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire.» Vive le régime de l’escole de Salerne !

Dès que les premiers rayons de soleil s’annoncent les magazines féminins et aussi masculins dégainent leurs régimes : sus au gras, aux bourrelets, aux poignées d’amour, à la petite bedaine, à la cellulite !

 

Toujours à la pointe du combat de la conjugaison des délices de la bonne chère avec les splendeurs des chairs je vous propose d’adopter le Regimen Sanitatis Salernitanum.

 

« Le régime de vie particulièrement y fait beaucoup, comme aussi le choix des vins & des viandes, l’abstinence des excès, & l’usage opportun des medicamens, tant purgatifs, alteratifs, que confortatifs. »

 

« Contre ventre affamé les raisons sont frivoles / Tu perds à discourir ton temps et tes paroles. »

 

« J’ai décidé de tester moi-même le Regimen Sanitatis Salernitanum. Durant une semaine et demie, j’ai suivi, du mieux que j’ai pu, les conseils des médecins de Salerne. J’ai bu du vin dilué au dîner et parfois au déjeuner, j’ai mangé du pain à presque tous les repas, j’ai opté pour de riches plats de viande en sauce dès que j’ai pu. Toutefois, le régime ne se contente pas d’énumérer ce qu’il faut manger (ou non). Il donne également des préceptes d’hygiène de vie à suivre au quotidien.

 

J’ai eu l’impression de vivre dans Game of Thrones. Certains jours, il m’a semblé que je vivais comme un roi du XIIIe siècle. Malgré toute la quantité de vin que j’ai bu, je n’ai jamais été ivre! Pour tout dire, je me sentais vraiment bien. »

 

Ce n’est pas moi qui cause aussi riche mais Sarah Laskow, traduit par Florence Delahoche — dans SLATE le 20.02.2017.

 

« Le régime de santé de l’école de Salerne reposait sur la théorie humorale, selon laquelle une bonne santé réside dans l’équilibre des quatre humeurs du corps –le sang, le flegme, la bile jaune et la bile noire. Les médecins de l’époque considéraient que les aliments possédaient des qualités –chaud, froid, sec ou humide– qui permettaient de préserver cet équilibre. Ces idées trouvent leurs origines dans le monde méditerranéen, à l’Antiquité, plus particulièrement chez le médecin grec Galien. Elles furent ensuite transmises aux médecins du monde arabe avant de faire leur réapparition en Europe. »

 

« Le premier conseil du régime est simple et plein de bon sens: chasser de son esprit les «soucis» et éviter «la colère». Il faut aussi ne pas trop manger, ne pas faire de sieste l’après-midi et ne pas boire trop de vin non dilué. Pour rester en bonne santé, trois grands principes: «le repos modéré, l’esprit gai et la diète».

 

« Quelques aliments sont toutefois particulièrement recommandés : les œufs frais, le vin rouge et les bouillons gras. Les figues fraîches et les raisins sont bons; les pommes, les poires et les pêches un peu moins, puisqu’elles sont «mélancoliques», humeur qui est associée à la bile noire. Le blé et toutes les sortes de viande «fournissent bien le corps de graisse et d’aliment». Les fromages frais sont également considérés nourrissants, mais les fromages affinés sont déconseillés, car considérés «grossiers, froids, durs et astringents».

 

« Les conseils du poème à propos des légumes sont pratiques: l’ail et les radis sont des antidotes aux poisons, la soupe au chou a des propriétés laxatives et les navets donnent des gaz et envie d’uriner. Les pois sont, en revanche, «un bon aliment».

 

L’intégralité de la chronique ICI 

 

Regimen Sanitatis Salernitanum est l'œuvre la plus célèbre de Salerne, du XIe siècle ou XIIe siècle, reproduite et augmentée jusqu'au XVIIIe siècle. Elle est attribuée à Jean de Milan ou le Milanais, personnage imaginaire, mais plus probablement à un collectif, car il s'agit d'un texte à visée pédagogique, destiné à être appris par cœur.

 

C'est un poème en hexamètres latins, une sorte de mémento bréviaire pour le médecin médiéval qui, après la Renaissance, servira de modèle à toute une littérature populaire de santé, car le texte ne parle pas tant de maladie que d'hygiène de vie et de régime diététique selon les saisons.

 

On en connait une centaine de manuscrits et plus de 300 éditions imprimées dans toutes les langues d'Europe (la première à Pise en 1484). La version française retenue est généralement la traduction en vers français de Charles Meaux de Saint Marc, parue à Paris en 1880.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'école de médecine de Salerne a été la première école de médecine du Moyen Âge. Elle a fourni la plus importante source locale de connaissances médicales européennes de l'époque. L'école a gardé vivante la tradition culturelle de la Grèce antique et de la Rome antique, la fusionnant harmonieusement avec les cultures arabes et juives.

 

Un poète du XIIe ou du XIIIe siècle est l'auteur du Regimen Sanitatis Salernitanum (Régime de santé de Salerne), c'est une sorte de poème didactique sur la manière de préserver sa santé, et qui détaille un grand nombre d'aliments, les épices, les vins, le sommeil... L'école de Salerne : la première faculté de médecine.

 

Les étudiants viennent de toute l’Europe et de la Méditerranée y suivre un cursus laïc. Leur diplôme leur confère une estime et une réputation sans pareils. Il semblerait que des femmes aient suivi l’enseignement de l’école de Salerne. L’une d’entre elles, appelée Trotula, y enseignait même la gynécologie.

 

L’école de Salerne doit son âge d’or, entre le XIème et le XIIIème siècle, à l’introduction de la médecine arabe par Constantin l’Africain. Les textes qu’il apporte viennent s’ajouter au corpus de textes grecs et latins issus de l’Antiquité jusqu’alors étudiés.

 

Lire : Jacqueline BROSSOLLET, « SALERNE ÉCOLE DE MÉDECINE DE », Encyclopædia Universalis 

«De péter en pissant ne faites pas mystère. C'est un ancien usage, aux reins fort salutaire.» Vive le régime de l’escole de Salerne !
Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 06:00
La disparition des seconds rôles dans le cinéma français, ils avaient des gueules de populo…

Les seconds rôles n’ont pas vraiment disparu mais, sans tomber dans la nostalgie, il fut un temps où le cinéma français regorgeait d’un vivier de très grands seconds rôles qui avec leur humour, leur humanité, leur gouaille, mettait en scène le peuple avec une forme de génie.

 

J’ai toujours eu un faible pour les seconds rôles dans le cinéma français et à mon Panthéon j’inscris en tête :

 

Jean Bouise, Charles Denner, Georges Géret, Bernard Fresson, Marcel Bozzufi, Maurice Biraud, André Pousse, Hubert Deschamps, Robert Dalban

 

Ils avaient des gueules de populo, ils avaient des voix reconnaissables entre toutes…

 

Pourquoi j’évoque soudain les seconds rôles aujourd’hui ?

 

Tout bêtement parce qu’ils ne meurent jamais.

 

Pour preuve, je me suis fait piéger sur la Toile par l’annonce de la mort de l’acteur Julien Guiomar « qui s’est éteint le matin à l’âge de 82 ans. Originaire de Morlaix (Finistère), il a joué dans une centaine de films pour le cinéma et la télévision. Souffrant de problèmes cardiaques, il est décédé chez lui, à Monpazier en Dordogne.»

 

Sauf que je n’ai pas vérifié la date de la parution de l’article et j’ai posté «la nouvelle» sur mon mur Face de Bouc.

 

Et puis, pris d’un doute je suis retourné voir et l’article datait du 27/09/2013.

 

Mais la machine à chroniquer était lancée et comme la disparition du peuple des écrans radars politiques est d’actualité je n’ai pas coupé mon élan.

 

Julien Guiomar, fils du dentiste morlaisien n’a pas suivi les traces de son père. «Quand on était jeunes, on allait beaucoup au cinéma. Et dès que j’ai pu, je suis monté à Paris suivre les cours Simon et ceux de la Rue blanche, comme tout le monde (!) » déclarait-il dans nos colonnes en 1985. »

 

C’était dans Ouest-France ICI 

 

Ha ! Monter à Paris, ses chambres de bonne, ses petits boulots, manger des nouilles, les copains, les petits rôles…

 

Il y avait une floppée de Jacques : Dufilho, Legras, Monod, François, Fabbri, Jouanneau, Marin, Morel…

 

Des Marcel : Bozzufi, Dalio… Des Maurice : Biraud, Baquet, Barrier… Des Robert : Dalban, Le Vigan… Des Paul : Crauchet, Frankeur, Le Person… Des Pierre : Vernier, Mondy… Des Michel : Constantin, Beaume, Duchaussoy… Des François : Chaumette, Maistre… Des Charles : Denner, Gérard…

 

André Pousse, Roger Carrel, Henri Garcin, Claude Pieplu, Daniel Ceccaldi, Jean-Pierre Darras, Daniel Ivernel…

 

Et beaucoup d’autres ICI 

« Tu seras toujours un second, un brillant second certes, mais un second. Repère bien tes limites. Et n’en sors pas. C’est comme ça qu’on dure. » - réplique de Julien Guiomar dans Mort d’un pourri.

 

« Ses paupières tombantes sont surmontées de lunettes à large monture. L’irrégularité de ses dents se laisse deviner sous l’épaisse moustache noire qui s’étend au-delà de la commissure des lèvres. Il ne quitte jamais son costume terne, le plus souvent gris ou noir, qui lui donne l’air affable d’un notable de province. Posé et terre-à-terre, à la démarche sûre et contrôlée, Jean Bouise impose cette image auprès du grand public dans Le Retour du Grand Blond (1974), Le Vieux fusil (1975) et Le Juge Fayard dit Le Shérif (1977). Couronné d’un César pour sa performance dans Coup de tête (1979), l’acteur excelle lorsqu’il joue avec retenue et ambiguïté, sans laisser transparaître ses pensées, en déployant une gestuelle et une voix très maîtrisées qui forgent sa présence à l’écran. Du début des années soixante à la fin des années quatre-vingt, il incarne une grande variété de personnages qui ne le figent jamais dans un caractère unique. Son visage évolue d’un film à l’autre, barbu, moustachu, glabre, sans ou avec lunettes, et se modèle selon les professions qu’il interprète : ministre ou député, directeur d’usine ou garagiste, gangster ou homme d’église, magistrat ou commissaire, etc. Ce second rôle brillant est un professionnel, un homme de métiers, qui dévoile rarement son intimité et sa vie privée. Enfin, les rôles de Jean Bouise sont souvent connectés, de près ou de loin, à des événements sociopolitiques de premier plan, qui structurent profondément la filmographie de l’acteur. La révolution cubaine, la dictature franquiste, les scandales de la Vème République, le régime de Vichy, la société post-Mai-68 et l’héritage colonialiste contraignent directement ou indirectement l’action de ses personnages. »

 

« Dans Les Granges brûlées (1973) qui prend pour cadre un petit village enneigé du Jura, l’acteur défend ce territoire sauvage, déserté par les jeunes qui s’en vont vers les villes. « Notre beau pays du Haut Doubs est calme, traditionnellement tranquille, et ses paysans sont peut-être les derniers à pouvoir porter avec fierté ce qualificatif », dit-il à Alain Delon »

 

« Il est également admirable dans Coup de tête dans la peau de l’inoubliable Sivardière, directeur d’usine et président du club de foot de Trincamp. Malgré son influence dans les décisions politiques et la législation de cette petite ville imaginaire, il se retrouve piégé par la soudaine popularité de Patrick Dewaere, érigé en dieu du foot par la population locale. »

 

« Je fais ce que je crois pouvoir faire. Et tout se fait en se faisant. C’est souvent en regardant les autres qu’on apprend le mieux. En se taisant. Je ne sais jamais rien au moment où je vais jouer. J’ai une vague idée mais je me méfie des indications trop précises. Un seul mot parfois me met bien mieux sur la voie : l’exemple d’une couleur, d’un son... Jouer c’est aussi mystérieux, aussi indicible que lire un poème. On ignore pourquoi ça vous touche tant, mais on devine que c’est essentiel... »

 

Portrait de Jean Bouise ICI 

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 06:00
Lorsque 2 financiers suisses agités du bocal cuisinent des légumes moches ça m’intéresse…

« Si la Suisse était bien repassée, ce serait un grand pays »

 

Signé Jean-Luc Godard binational franco-suisse, son père Georges Godard, issu d'une ancienne famille protestante de Sancerre, en 1916, déménage avec sa famille en Suisse par conviction pacifiste et s'installe à Vevey, puis à Genève.

 

J’apprends par le journal Le Temps que « Patrick Bante et Luca Kuettel se sont rencontrés sur les bancs de l’Université de Saint-Gall. Après deux masters en banque et finance suivis de quelques expériences professionnelles dans le monde des affaires, les deux amis décident de sacrifier à leur passion: la cuisine. »

 

Ils créent « Oggi », qui veut dire "aujourd’hui" en italien, ne fait pas seulement référence à un menu, mais célèbre surtout l’essence même du style de vie et de la culture culinaire en Méditerranée.

 

Sixtine les a rejoints en Septembre 2016.

 

 

 

 

 

 

 

 

En Italie «oggi si mangia» correspond à la «suggestion du jour» du chef. Elle est inspirée par les arrivées du jour pour assurer une première fraicheur.

 

« Chez Oggi, les plats cuisinés sont d’inspiration méditerranéenne. Ils se composent d’ingrédients locaux et saisonniers et notamment des fameux légumes moches pas assez sexy pour la grande distribution mais dont la qualité reste au top. Un procédé économique qui évite le gaspillage alimentaire et qui colle à la philosophie «zéro déchet» des deux associés. »

 

Le Menu de la semaine 20.02. - 24.02.2017 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comment Ça Marche ?

 

Deux Genevois qui en ont dans le bocal (gastronomique) ICI

 

Lors de mon prochain séjour sur les bords du Léman j’irai mettre mon nez dans les bocaux d’ « oggi si mangia » pour ensuite tester le rapport qualité-prix.

 

Pour convertir le Franc Suisse CHF en euros c’est ICI

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 09:00
Journal d’1 chroniqueur de campagne (6) le pari de la recomposition de Mr X au PACS Macron-Bayrou en passant par l’ouverture de Rocard en 1988.

SOUVENIRS

 

Acte 1 : La grande affaire. : Monsieur X contre de Gaulle.

 

Ce titre barre la Une de l'hebdomadaire l'Express le 19 septembre 1963.

 

L'hebdomadaire joue aux devinettes avec ses lecteurs : « Il s'agit d'un homme politique exemplaire : il possède une équipe dynamique, il a beaucoup d'amis dans le milieu, de très bonnes relations avec les dirigeants des grandes entreprises ».

 

En fait, les dirigeants de l'hebdo, Servan-Schreiber, Ferniot, Françoise Giroud ont décidé d'inventer un candidat contre de Gaulle. Les supputations vont bon train. Le président du Sénat Gaston Monnerville, le radical Maurice Faure, Mitterrand, Antoine Pinay…

 

Une semaine plus tard, Le Canard Enchaîné annonce «Monsieur X est un homme Defferre». Triomphalement réélu aux municipales de Marseille, Gaston Defferre entame une tournée nationale et veut créer une fédération allant du centre droit aux communistes.

 

Guy Mollet, patron de la SFIO, lui barre la route en juin 1964. Defferre renonce mais soutient en coulisse Mitterrand. À l'été 1965, assuré qu'il n'y aura pas de candidat communiste, obtenant le ralliement des radicaux, ce dernier se déclare. « Il s'est inventé candidat » conclut l'Express.

 

J’EN ÉTAIS

 

Acte 2 : La France Unie de Mitterrand 2 en 1988 : Rocard à la barre

 

« La campagne présidentielle mitterrandienne, puis le premier gouvernement Rocard, ont mobilisé parallèlement des concepts-slogans «La France unie», «L’ouverture», «Gouverner autrement» qui ont laissé entendre que la porte restait ouverte, pour l’exercice du pouvoir, aux modérés aux « centristes » disposés à saisir la main tendue. »

 

Nous sommes en 1988. François Mitterrand, qui fait campagne pour sa réélection à la présidence de la République, promet un gouvernement "d'ouverture". Il envisage des débauchages individuels chez les centristes.

 

Une fois réélu, François Mitterrand nomme le socialiste Michel Rocard à Matignon. Son premier gouvernement comprend deux ministres UDF, Michel Durafour et Jacques Pelletier. Quatre personnalités non partisanes y figurent aussi: Pierre Arpaillange, Roger Fauroux, Jacques Chérèque et Hubert Curien.

 

Après les élections législatives de juin, le deuxième gouvernement Rocard compte dans ses rangs autant de socialistes que de non-socialistes. Parmi eux, le barriste Jean-Pierre Soisson, le centriste Jean-Marie Rausch, un CDS, une giscardienne et des personnalités comme Léon Schwartzenberg et Alain Decaux.

 

Le résultat très serré des élections législatives a donné encore plus d’acuité à cette idée de recomposition des forces ou des alliances politiques, en ne dégageant pas de majorité absolue pour le Parti socialiste (PS), alors que le Parti communiste (PC), contrairement à 1981, était dans une posture de prise de distance critique et de refus de participation à un gouvernement d’union de la gauche.

 

Avec 275 membres ou apparentés, le groupe PS n’avait que 47,8 % des effectifs de députés ; il lui manquait treize sièges pour atteindre la majorité absolue. La gestion politique de la situation par le gouvernement supposait donc, malgré l’existence de garde-fous constitutionnels, de réduire au maximum les « passages en force ».

 

D’où l’importance capitale des petits groupes parlementaires pouvant, par un vote positif ponctuel, ou par leur abstention, permettre de « passer en douceur ». Le PC possède alors 24 députés (4 %) et obtient de pouvoir reconstituer un groupe.

 

La plupart des députés membres du CDS fondent également leur propre groupe, la décision étant prise dès le 15 juin : 42 parlementaires s’y inscrivent ou s’y apparentent, soit un peu plus de 7 % des députés, le groupe enregistrant trois départs « d’ouverture », en 1988 et en 1990.  »

 

LIRE ICI 

 

L’ACTUALITÉ

 

Acte 3 : François Bayrou et le pari de la recomposition avec Macron

 

En se ralliant à Emmanuel Macron, le Béarnais espère prendre à revers la droite et la gauche et faire triompher, face au FN, une alliance des progressistes.

 

De l’art de transformer du plomb en or : crédité de 5 % à 6 % des suffrages dans les sondages d’intention de vote, François Bayrou ne pouvait aucunement prétendre emporter l’élection présidentielle de 2017.

 

En tentant sa chance pour la quatrième fois, le Béarnais pouvait en revanche faire chuter l’ovni Macron ; ce dernier est devenu la bête noire de la droite et de la gauche car leur électorat est très proche. Mais cela aurait été un choix négatif.

 

Il n’a pas pris cette option préférant au contraire surprendre et prendre une nouvelle fois la droite à revers en scellant une « alliance » avec celui qu’il appelait naguère le « candidat des forces de l’argent ».

 

On aurait tort d’interpréter cette décision à l’aune du seul dépit d’un sexagénaire sûr de son destin qui se serait fait doubler sur le tard par un trentenaire déluré. Le choix de François Bayrou se veut fondateur. Il repose sur la certitude qu’une recomposition politique est à l’œuvre depuis des années et qu’elle est arrivée à maturité.

 

Complexification du paysage politique

 

Les prémices étaient apparues lorsque, entre les deux tours de la présidentielle de 2007, Ségolène Royal avait tendu la main au centriste pour tenter de battre Nicolas Sarkozy. Cinq ans plus tard, c’est le Béarnais qui, par détestation du même homme, appelait à voter, entre les deux tours de la présidentielle de 2012, et à titre personnel, pour François Hollande.

 

La lune de miel s’était cependant rapidement interrompue, faute de réciprocité. Le nouveau président n’avait rien fait pour aider le centriste à sauver sa circonscription face aux assauts du Parti socialiste (PS). Pire, il avait négligé sa proposition d’organiser, à peine élu, un référendum portant notamment sur la moralisation de la vie politique et la réforme du mode de scrutin législatif, afin d’ouvrir le jeu et trouver « des majorités d’idées » alors que la France était confrontée au défi du désendettement et bientôt du terrorisme.

 

C’est ce projet que François Bayrou est allé vendre avec succès à Emmanuel Macron en y ajoutant un codicille sur la protection de « la rémunération du travail ». Dont acte.

 

En topant, les deux hommes complexifient un peu plus le paysage politique et précipitent la décomposition à l’œuvre sous le quinquennat : on ne compte plus comme naguère deux grandes forces politiques ni même trois mais cinq qui se disputent le podium : le Front national (FN), la droite, le centre, la gauche et la gauche radicale.

 

Union des progressistes

 

Cela veut dire que la qualification pour le second tour se jouera aux alentours de 20 % et qu’il faudra ensuite créer une majorité de rassemblement face au FN qui ne cesse de progresser.

 

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, avait été le premier à théoriser cette union des progressistes sans parvenir à séduire l’électorat de la primaire de la droite et du centre qui lui avait préféré le très droitier François Fillon.

 

François Bayrou reprend le flambeau en prêtant main-forte à Emmanuel Macron qui commençait à donner des signes de faiblesses.

 

Les deux hommes sont persuadés que le traditionnel clivage entre la gauche et la droite est désormais noyé par une opposition plus structurelle sur la mondialisation et le rôle de la France en Europe. Une opposition qui travaille les deux camps.

 

Leur pari repose sur le fait qu’au PS comme chez Les Républicains, les digues sont tout prêts de lâcher et que les électeurs ont déjà franchi le pas. Réponse le 23 avril.

 

Françoise Fressoz éditorialiste LE MONDE | 23.02.2017

 

 

Repost 0
Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
commenter cet article

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents