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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 00:09

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Jusqu’où ira la mode stupide qui consiste à vouloir systématiquement, en toute circonstance, pour tout ce que nous mangeons, faire des accords mets-vins. Je veux bien admettre que pour des plats cuisinés, hors d’œuvre, desserts, fromage, ce type de conseils puisse guider dans leur choix du vin monsieur et madame tout le monde. Mais que diable pour les fruits frais en l’état, pommes, poires, fraises, framboises, groseilles, mûres, myrtilles, abricots, brugnons, cerises, nectarines, pêches, prunes, coings, cormes, nèfles, ananas, bananes, caramboles, goyaves, litchis, mangues, papayes, fruits de la passion, kiwis, raisin... le vin ne me semble pas un compagnon indispensable.


J’imagine un très beau titre : « Que boire… avec le raisin ? »


Pour l’heure le sieur Enrico Bernardo officiant pour le Figaro, collant au calendrier fructifère, nous gratifie d’un « Que boire… avec les cerises ? »


Mais rien de rien monsieur Bernardo, s’il est un fruit qui désaltère c’est bien la cerise, « de la burlat douce et rouge foncé à la griotte plutôt acide et presque noire, en passant par la Napoléon jaune pâle et la Montmorency vermillon… ». Le manger de cerise est un art car ce petit fruit, tout rond, tout lisse, pendu à sa queue, parfois en un duo qui nous les faisait les pendre derrière  nos oreilles, s’ingurgite entier dans la bouche pour être dénoyautée grâce aux moyens prévus à cet effet : dents et langue. On la croque donc avant de n’avaler que sa chair en se gardant bien de le faire pour le petit noyau lui aussi tout lisse. En cas de fausse manœuvre buccale aucun danger, les petits noyaux s’expulseront par l’autre voie prévue à cet effet. Mais pour les autres qu’en faire ?

 

-         Méthode 1 : le noyau peut se sucer pendant des heures c’est très agréable.


-          Méthode 2 : le noyau peut s’expulser élégamment, bouche en cul de poule, en un beau jet tel de la mitraille, soit discrètement dans le creux de la main.


-          Méthode 3 : le noyau peut se propulser, si l’on est facétieux, entre pouce et index, vers une cible un peu plus lointaine.


Ayant mangé mes premières cerises perché sur les branches de l’immense cerisier du jardin familial j’étais adepte de l’expulsion immédiate qui me permettait de me gaver tel un sansonnet lubrique, puis au collège j’étais au réfectoire très porté sur la méthode 3, enfin ayant grandi en âge et en sagesse j’ai utilisé la méthode 1, lorsque j’étais fumeur, afin de ne pas griller cigarette sur cigarette, même si le fait de les rouler me freinait.


Alors, en plus s’il fallait se mettre à boire en se livrant à cette geste ça gâcherait tout le plaisir, ce serait une entrave à la créativité. Bien sûr je n’évoque ici que la consommation de cerise en l’état, lorsqu’elle est partie prenante d’un clafoutis ou si elle accompagne une viande, il est possible de se livrer au petit jeu de l’accord mets-vin.


Reste une question à laquelle il est extrêmement difficile de répondre « Que boire avec… des cerises à l’eau-de-vie ? »


Vu mon inculture je suis bien en peine de vous donner des conseils pour y répondre.


J’en reviens aux conseils d’Enrico Bernardo pour marier nos chères cerises avec le vino. Que nous dit-il ? « Sa chair – celle de la  cerise – toujours ferme, parfumée, goûteuse, propose généralement un bel équilibre entre sucrosité, amertume et vivacité. Pour cela justement, j'écarte résolument tous les blancs issus de vendanges tardives, bien mieux adaptés aux agrumes et aux fruits exotiques : ici, ils pourraient apporter une légère note oxydative désagréable en fin de bouche. Et j'irais plutôt vers ces vins mutés qu'on élabore en Roussillon et dans la Vallée du Rhône. Par exemple un maury… la suite ICI link 


Sans vouloir ironiser je trouve qu’en la matière on frise le grand n’importe quoi pour faire du remplissage sous couvert d’originalité. À l’extrême rigueur, et je m’en remets à l’expertise de mes lecteurs belges, j’admettrais avec les cerises une KRIEK.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 00:09

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« Ça balance pas mal à Paris » faut faire des économies a dit Bercy, alors exécution, concentration sur les sites des régions, l’INAO fermes ses petites annexes départementales et sitôt le tocsin sonne chez les vingerons « Touche à pas aux gars qui sont près de chez moi ! ». Dit, comme ça, facile de dire que les Français sont tous pour faire des économies sur le train de vie de l’Etat à condition que l’on ne touche pas à  ses « fonctionnaires » à lui. Mais là il y a sans doute matière à réflexion car cette concentration régionale semble bien être en droite ligne de la bureaucratisation que subit depuis des années le vieil Institut. Loin du terrain plus près de la paperasse et libre-court est donné à l’emprise des ODG et autres organismes de contrôle. Externalisons et tout ira bien dans le meilleur des mondes du vin. Alors, il faut aller au bout de la logique administrative et supprimer tous les doublons, les triples ou quadruple emplois pour ouvrir  des guichets uniques auxquels les vignerons pourront s’adresser physiquement ou télématiquement. A quand le choc de simplification dans le secteur viticole ?


 La direction banlieusarde de l’INAO – Montreuil-sous-Bois – aurait très bien pu conjuguer la proximité géographique de certains de ses agents, en les maintenant là où ils habitent en leurs faisant gérer leurs tâches administratives par télétravail, à charge pour ces agents de tenir des permanences géographiques en des lieux administratifs biens connus des viticulteurs. C’est simple, c’est souple, c’est intelligent et ça génère des économies de fonctionnement, tout particulièrement de déplacement. Nous en sommes restés, dans nos structures administratives à une conception du bureau physique proche de celle raillée par Courteline. Les réunions entre les agents et leur hiérarchie peuvent très bien se dérouler sous forme téléphonique face à un écran : Skype n’est pas fait pour les chiens. La modernisation du service public passe par de telles approches et non par des procédures en chambre entre gens qui résident à Paris. Il n’y a pas plus conservatrice qu’une Administration Centrale arcqueboutée sur ses vieilles lunes. Pour elle pour que tout change il faut que rien ne change, les Ministres passent elle reste.


Bien évidemment nul ne m’a demandé mon avis mais je le donne et je conseille à ceux qui, à juste raison, défendent la proximité de réfléchir à mes petites suggestions plutôt que de se contenter de défendre le maintien pur et simple de l’état ancien et d’apparaître comme les éternels défenseurs de droits acquis. Le directeur de l’INAO serait lui aussi bien inspiré de revoir sa copie en privilégiant, au cas par cas, des solutions qui soient tout aussi économes des deniers de l’Etat, mais proche de l’intérêt bien compris des citoyens vignerons. On ne réforme pas l’Etat par décret écrivait Michel Crozier. Dans une société de réseaux dit sociaux quand est-ce que nos hauts fonctionnaires ou supposés tels vont sortir de leur logique qui sent la naphtaline. Innover, anticiper, confier des responsabilités aux agents de terrain, recréer du lien, est pour moi l’un des moyens les plus efficaces pour tenter de réconcilier nos concitoyens avec les politiques. Mais je sais pertinemment que ma petite part de voix tombera dans le silence du grand cimetière des réformes de l’Etat.


En attendant à  lire absolument :


1-      EN VOILÀ UNE DÉCISION QU’ELLE EST ABSURDE par Luc Charlier link


2-       L'Anjou n'est pas une petite région viticole par Patrick Beaudouin

   

Pour le détail de la réorganisation link veuillez adresser un courrier au Taulier qui reste à disposition pour mettre un peu de douceur dans ce monde de brutes…  

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 00:09

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La grandeur ici évoquée à propos d’Aymeric Sauty de Chalon, « le bâtisseur de cathédrales » est celle à laquelle se réfèrent « les sidérés »*, celle de la France bien sûr, notre prestige, nos GCC. Notre jeune homme, doté d’un ADN entrepreneurial très prégnant, programmé pour entrer chez McKinsey, s’est contenté modestement de créer le célèbre site d’e-commerce 1855, « la plus grande bibliothèque de vins au Monde » qui, depuis ces dernières années, a plutôt pris un abonnement dans les prétoires que des allocations chez les GCC. Ce garçon abonné, à la dernière place,  du prestigieux classement des personnalités du vin la RVF, centième sur 100 en 2011 et deux-centième sur 200 en 2013, semble avoir le chic de transformer l’or en plomb. Il lève des fonds, rachète Château On Line, dont les actionnaires étaient tout heureux de se débarrasser, et voilà-t-y-pas que ce site 1855 propose à la vente un château d’Yquem 2012 « livrable en juin 2015… » alors que le premier N de R venu sait qu’Yquem a décidé, en raison des conditions climatiques et du présumé manque de qualité des jus, de déclasser son 2012. Mais ce n’est pas tout ça fuse de partout Château On line casse les prix du Château La Conseillante 2012, ce qui lui vaut d’être taclé  sur Face de Bouc par Jean-Michel Laporte le directeur « Avertissement à nos consommateurs français : le site ChateauOnline.com, racheté par le "caviste" internet 1855, propose du Conseillante 2012 à un prix ridiculement bas. Il y a de fortes chances que les vins ne soient jamais disponibles, comme malheureusement cela a souvent été le cas avec le site tant décrié... » Bref, notre « bâtisseur de cathédrales » semble s’être spécialisé dans les châteaux en Espagne et le Pousson sort sa sulfateuse link


Comme tout n’est pas rose dans le petit monde du e-commerce car,  si  sa part de marché progresse, une étude de CCM Benchmark réalisée auprès de 65 des principaux acteurs du secteur pointe une rentabilité difficile des sites d'e-commerce. Les Echos par Philippe Bertrand 03/06 link  et Libération link , notre homme qui se voyait un destin exceptionnel est à la peine. Bien évidemment il est hors de question pour moi de tirer sur une ambulance mais de vous proposer de visionner un monument de suffisance mis en boîte et publié par l’Express le 03/04/2008. Mes citations entre guillemets en sont tirées c'est ICI link. En cliquant sur ce lien vous aurez aussi accès à la fiche de la bio Who's Who de Sauty de Chalon Emeric, Jean, Guillaume, Président de sociétés.


Pour l’extrait de la contine qui m’a inspirée le titre elle est signée Théodore Botrel et intitulée « Le Petit Grégoire ». Elle faisait partie du répertoire de mon pépé Louis. Allez Emeric, certes les vents sont contraires mais tu sais tenir bon le cap et t’es pas loin putain de devenir le « Hermès du vin » (sic)


Le mouvement des « les sidérés » conduit par Denis Saverot, François Audouze, Michel Chasseuil, Dominique Reynier… se bat pour bouter hors de notre prestigieux pays le dilapideur élyséen qui vend à l’encan nos trésors www.les-sideres-de-l’elysee.org


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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 00:09

Toute la semaine passée il faisait sur Paris un temps à fredonner « Je m'en vais l' dimanche à Orly. /Sur l'aéroport, on voit s'envoler/Des avions pour tous les pays. /Pour l'après-midi... J'ai de quoi rêver. / Je me sens des fourmis dans les idées /Quand je rentre chez moi la nuit tombée»


Juin est arrivé samedi, le soleil aussi et j’ai pu pédaler jusqu’à Ivry sous un ciel bleu délavé paré de ce beau et si nouveau soleil gentiment printanier avec l’envie de chantonner « À l'escalier 6, bloc 21, / J'habite un très chouette appartement /Que mon père, si tout marche bien, /Aura payé en moins de vingt ans. /On a le confort au maximum, /Un ascenseur et un' sall' de bain. /On a la télé, le téléphone /Et la vue sur Paris, au lointain. / Le dimanche, ma mère fait du rangement / Pendant que mon père, à la télé, / Regarde les sports religieusement /Et moi j'en profit' pour m'en aller. »


Dimanche, cet intermittent du spectacle céleste a bien voulu rester accroché, à l’heure du déjeuner, sur le carré bleu ciel découpé à l’aplomb du seul gazon bourguignon de Paris au lieu-dit Les Climats de Paris.link


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Normal j’avais écrit en ces temps gris par défi « Fait un temps de bœuf bourguignon fait comme en Bourgogne… » link 

 

Les Climats ont relevé le défi !

 

Récit :

 

Se poser. Converser. Partager autour d'une bouteille du Taulier


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Et puis déjeuner.


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Carpaccio de dorade royale Aquanord


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Le bœuf Bourguignon de Tam


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Le Clou d’orge 2009 Ladoix 1er Cru domaine Chevalier


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La mousse d’Epoisses

 


Gilbert Becaud - Dimanche à  Orly par guigui_62

 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 00:09

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S’il s’était dénommé Lepetit peut-être qu’Olivier eut promu le camembert moulé à la louche mais son patronyme Legrand fait de lui un type branché, parfois même survolté lorsqu’il fait fuser ses Tweet. Pour les petites louves et petits loups qui ne voient pas plus loin que les bords de leur verre je leur signale que Legrand est l’un des leaders mondiaux des produits et systèmes pour installations électriques et réseaux d'information, sis à Limoges. Ce garçon discret, qui révère le PowerPoint, grand organisateur de festivités pour Vinocampeurs, s’anime et se révèle dès qu’il est question du CSP Limoges. Je ne sais s’il a pratiqué le basket où votre cher Taulier a particulièrement brillé dans sa jeunesse puisqu’il fut considéré comme un Espoir. Espoir qui préféra le Droit au Panier percé, mais ceci est une autre histoire qui n’est pas celle d’Olivier Legrand de rhône-valley.org.


Olivier respire mieux ces jours-ci car les interprofessions ont sauvé leur blé, les fameuses CVO puisque la Cour de justice de l’Union européenne a rendu une décision qui légitime les cotisations volontaires obligatoires. Dans son arrêt rendu le 30 mai, la Cour de Luxembourg juge que la décision d’étendre une CVO n’a pas de rapport avec une aide d’État, étant donné qu’elle ne constitue pas un avantage financé par des « ressources d’État ». Ouf, Olivier ne sera pas considéré comme un para-fonctionnaire et il pourra continuer d’exercer son précieux Ministère au sein de rhône-valley.org. présidé par un Christian Paly grand sachem de l’INAO.


Mais pourquoi diable le Taulier vient-il ce matin tirer de l’ombre qu’il adore ce cher Olivier ?


La réponse tient dans le texte qui suit.


Lisez-le donc et vous conviendrez qu’Olivier a bien travaillé pour la renommée de Rhône Valley.


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« Retour en arrière : Jane et Neil sont dans un restaurant avec la rédactrice en chef d’un magazine, qui les encourage à boire du vin. À quoi bon occuper ce poste si elle n’utilise pas ses frais de représentations ha-ha-ha. Neil lève son verre aux deux tiers vide pour faire tourner le liquide rouge aux reflets fluorescents dans la nuit. Il se met à pleuvoir, les gouttes striant la fenêtre du restaurant. Neil boit une gorgée, hoche la tête. « Parfait », dit-il d’un ton un peu querelleur. (Le serveur est-il hyper attentif aux messages contradictoires : est-ce pour cela qu’il hésite avant de servir Jane, puis la rédactrice en chef et enfin Neil, très timidement ?)


Jane accepte un compliment de la journaliste. Elle prend son verre côtes-du-Rhône. Par la suite, Neil lui apprendra qu’elle doit exiger que son vin soit  servi dans un « verre au pied court ». La serviette de cocktail reste collée dessous. Plus tard, il lui dira de la retirer, car c’est toujours une gêne. (il évite dans la plupart des cas d’employer cet adverbe, ce qui  lui donne beaucoup de force quand il  l’utilise). Elle s’en souviendra toute sa vie – à la fois quand l’argument semble approprié aux circonstances, et lorsqu’un tel savoir ne paraît pas s’y appliquer. Elle se rappellera toujours cette leçon et repoussera la serviette.


À quoi peut bien servir ce conseil dans le parcours d’une vie ? »


Ce texte est extrait de Walks with Mean d’Ann Beattie publié par Christian Bourgois sous le titre de Promenades avec les hommes 15€.


Ann Beattie est considérée par le Washington Post comme « L’un des maîtres de la nouvelle les plus décisifs et indispensables à notre époque. Beattie saisit et rend brillamment une époque, un lieu et la forme d’un engagement. Sa voix est originale et unique. »


Donc ce n’est pas un petit roman de gare de la collection Harlequin mais un must pour l’intelligentsia américaine publié en France chez un éditeur, Christian Bourgois www.christianbourgois-editeur.fr  connu pour son élitisme littéraire. Ann Beattie aurait pu se référer à un vague Pinot Noir de la Sonoma Valley mais tellement influencée par le travail de fourmi de Rhône Valley elle ne peut que verser dans les verres de ses héros un côtes-du-Rhône « aux reflets fluorescents dans la nuit ».


Et voilà le travail d’Olivier couché à tout jamais sur la page d’un très beau petit livre, dont l’action se situe certes dans les années 80, mais qui a été publié aux USA en 2010. Voilà de la belle ouvrage qui vaut ce matin à notre « passeur », ça fait très basket et terroiriste, de notoriété, un très recherché cep d’or du Taulier. Tellement recherché d’ailleurs que, jusqu’à présent, nul n’a su en retrouver un, sauf peut-être du côté de châteauneuf-du-pape (pardon il s’agit là-bas d’une férule crucifère triple).


Bravo Olivier, sous nos applaudissements en référence à Jacques Martin… dont je vous conseille d’écouter le dialogue savoureux entre lui et jeune Tristan link


La rédaction de Vin&Cie ne disposant pas de cliché d’Olivier s’est reportée sur celui d’Omer Simpson que notre récipiendaire révère par-dessus tout.

 

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 00:09

Rappelez-vous « Des cornichons/De la moutarde/Du pain, du beurre/Des p´tits oignons… » de Nino Ferrer…


Et puis, face aux envahisseurs Indiens (voir plus loin)  se dressèrent les cornichons français introuvables du Guillaume Nicolas-Brion, qui se shoote au Morgon. Notre naturiste patenté, dans un papier engagé, promouvait « Le cornichon made in France contre la « mondiabanalisation » de chez Martin-Pourret d’Orléans le vinaigrier (n'y voyez aucune allusion en rapport avec notre Nicolas-Brion) link 


Appâté, le Taulier se précipitait pour acquérir ces cucurbitacées françaises, mais après avoir erré entre les rayons de GE du BM n’en n’avions point trouvé mais il lui en fallait bien plus pour le décourager. Il remit donc l’ouvrage sur le métier lors d’un nouveau passage et, immense bonheur, avec sa sagacité habituelle, tout en bas du rayon son œil de lynx repéra un petit bocal de cornichons dont l’étiquette verte arborait un fin liseré tricolore. Mais ce n’était pas tout, ces cornichons « aigre doux » bas-Bourguignons, originaires de Chemilly-sur-Yonne s’affichaient cultivés  sans herbicides, sans insecticides et ramassés à la main.


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Vert qu’il était le GNB de se voir doubler sur sa gauche par un vieux 60 huitard social-traître capable de dénicher en plein 7e arrondissement de Paris un bocal de cornichons bas-bourguignons « bio ». Et cerise sur le gâteau, les siens, étaient totalement artisanaux, de vrais locaux, et affichaient, pour un poids équivalent, 6,35€, alors que ses Martin-Pourret valaient 6,80€.  Battu sur toutes les lignes, il ne lui restait plus qu’à offrir au Taulier triomphant un gorgeon d’un de ses vins nus dont il a le secret : un Eric Callcut par exemple.


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Le cornichon est le chouchou des Français. Nous consommons 400 grammes par an et par habitant de cette cucurbitacée qui est une variété de concombre cueillie encore jeune ce qui préserve son croquant. Son nom scientifique est Cucumis sativus et plus poétiquement cornichon signifie «légume en forme de petite corne» alors que c’est un fruit. Le fruit d'une plante grimpante qui peut atteindre 4 mètres de haut sur support palissé, le cornichon aime les sols légèrement acides et parfaitement drainés. Il a également besoin de chaleur, les températures de développement optimales se situant entre 18° et 25° C.


Les cornichons « français », disons plutôt à la française, le « vert parisien » épineux, bien droit, vert clair, le « fin de Meaux» plus long plus foncé, parfois aqueux – ne voir aucune allusion au débat Fillon-Copé – le «Massy» assez gros, sont plutôt petits, craquants, et ont un goût plutôt pimenté et, jusqu’aux années 2000, ils étaient surtout cultivé dans le Sud-Ouest, en Sologne, en Basse-Bourgogne : l’Yonne et même en Vendée. Leur récolte, chez les jardiniers du dimanche, s’étend du mois de juin à septembre. Mais ce temps béni est presque fini depuis que les grands groupes européens de l’agroalimentaire se fournissent en Inde pour un prix inférieur à 40 % au prix français. Pour Amora Maille (50 % du marché mondial du cornichon) – groupe Unilever – c’est Bangalore. Reitzel, autre géant du cornichon, son usine du Kerala débite 10 000 bocaux de cornichons/heure. Quelques farmers indiens ont fait fortune avec le cornichon. « Le quotidien Tribune India signalait, dès avril 2001, que l’exportation de cornichons avait rendu 12 fermiers millionnaires dans le Karnataka et l’Andrah Pradesh. »


La Chine est le premier producteur mondial de cornichon mais l’Inde, deuxième producteur mondial avec 200 000 tonnes est le premier exportateur. En conséquence vos cornichons en bocaux ont de fortes chances de provenir d’Inde de l’un des trois Etats producteurs, le Karnataka (à 70 %), l’Andrah Pradesh et le Tamil Nadu.


« Cultivé dans les plaines de l’Himalaya depuis 3 000 ans, il s’est très vite propagée vers la Chine et vers le Moyen-Orient. Il fut cultivé sur les bords du Nil par les Egyptiens, qui en consommaient beaucoup, et le faisaient figurer parmi les offrandes destinées à leurs dieux. Il était très apprécié par les Grecs et les Romains. On raconte qu’Apicius, célèbre cuisinier romain  accommodait le cornichon avec du miel pour combattre son amertume. Les Hébreux l’importèrent en Terre Promise, où il devint l’un de leurs mets préférés. En France, la consommation du cornichon remonte au Moyen Age et on lui attribuait déjà des vertus thérapeutiques. Il fait son apparition en Amérique du Nord au 15e siècle. L’histoire raconte que Christophe Colomb relatait le concombre comme provisions de base dans ses récits. Au XVIe siècle, sa consommation comme condiment, au sel et au vinaigre, s’est étendue à tout le territoire. »


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Deux grandes préparations :


1-      A l’aigre-doux : laissez 12 h 1 kg de cornichons couverts d’eau salée dans un faitout émaillé. Egouttez et séchez. Répartissez dans des bocaux, avec dans chaque : une branche de thym, une autre de fenouil et 10 grains de poivre. Faites par ailleurs, bouillir un mélange de vinaigre d’alcool, d’eau et de vin blanc (1/3 chaque), sucrez (une cuillérée à soupe par litre de liquide). Versez bouillant sur les cornichons. Fermez hermétiquement et stérilisez 45 mn.


2-      A la russe : 24 cornichons de 7 cm de long, 500g de gros sel gris, 12 feuilles de bourrache, autant de feuilles et de tiges de fenouil, 6 feuilles de cerisier (griottes), autant d’aneth.


Frottez les cornichons au gros sel. Essuyez-les un à un. Remplissez un pot en grès en couches alternées avec les diverses feuilles fraîches. Le bocal rempli, terminez par un lit de feuilles et recouvrez d’eau froide. Laissez macérer une semaine dans une pièce fraîche. Puis fermez avec un bouchon de liège entouré d’un linge propre.

 

Un conseil pratique : utilisez toujours une pince en bois pour extraire vos cornichons du bocal. Ne les piquez pas avec une fourchette vous feriez tourner le vinaigre et ne les attrapez pas avec les doigts sinon le vinaigre se couvrira de fleur.


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« Le cornichon est bon pour la santé. Peu calorique, aiguisant l'appétit, facilitant la digestion, il sait parfaitement calmer les petits creux en apportant à nos organismes des minéraux et des vitamines qui participent à notre bien-être. Sans parler du vinaigre qui a la réputation d'améliorer la vue, l'ouïe et l'activité cérébrale. Rien que ça !

 

Le cornichon possède une composition proche de celle du concombre. Comme lui, c'est un aliment renfermant peu de calories (environ 2 g de glucides pour 100 g, moins de 1 g de protides, et seulement des traces de lipides). Il n'apporte que 13 kilocalories (54 kJoules) aux 100 g.

 

Le cornichon est très légèrement plus riche en fibres que le concombre (1 g aux 100 g). En revanche ses teneurs en vitamines du groupe B sont un peu moins élevées, de même que sa teneur en vitamine C (5 mg aux 100 g). Il renferme cependant davantage de provitamines A (0,8 mg) et de fer (1 mg), comme c'est souvent le cas des aliments bien pourvus en chlorophylle et en pigments caroténoïdes.

 

Compte tenu des quantités de cornichons que l'on consomme lors d'un repas (20 à 30 g en général), ces valeurs restent peu significatives. Seul le sodium fait exception : il provient du sel ajouté lors de la première étape de la préparation du cornichon et atteint une teneur en moyenne de 700 mg aux 100 g (soit l'équivalent de 1,75 g de sel ou chlorure de sodium) »

 

« Un jambon-beurre, c'est quoi ? On a l'impression que c'est parfois trop demander. C'est solliciter une autre époque. Celle d'une candeur alimentaire. En ces temps-là, une baguette de pain était bonne, ou non. Il n'y avait pas trois classes comme aujourd'hui où, pour atteindre une qualité honnête, il faut demander la baguette luxe à l'ancienne. Les sandwichs, c'est pareil. Les plus prolétaires sont abandonnés pour des versions plus chics. Il faut voir, dans certaines boutiques, le snobisme des vendeuses qui vous expliquent d'un air navré que cela ne se fait plus. À la place, des versions habillées, sous Cellophane avec couleurs tendance et tarifs Cartier. Cela dit, il existe encore quelques havres de bonté qui sont restés solidement amarrés au siècle, fut-il le précédent. »

 

Notre classement des meilleurs «jambon-beurre» de Parislink

 

Le vrai sandwiche jambon-beurre ne peut donc se passer de cornichons, le mien est confectionné avec :

-          D’une baguette tradition de chez Laurent Duchêne (MOF) 2 rue Wurtz link


-          De jambon de Paris de chez Eric Pellé 213 rue de Tolbiac link


-          De beurre cru salé acheté chez Quatrehomme 215 rue de Tolbiac link

 

Comme la grande majorité des sandwiches de bistros sont chers et dégueulasses, le problème qui se pose à tout bon parisien pédestre ou à 2 roues comme moi c’est de le déguster en faisant couler la miette soit avec un bon demi de bière (là encore c’est dur car les cafés ne servent que des bières de gros faiseurs) ou un bon verre de vin.

Deux solutions :


-          Manger son sandwich sur un banc public ou une chaise de jardin public puis se rendre à la terrasse d’un café pour consommer ;


-          Faire la même chose en ayant acheté au préalable un petit contenant, plus facile pour la bière, la canette et la consommation au goulot. Pour le vin il est possible de se munir d’un verre dans sa musette. Ce type de consommation arrosée en public fait très mauvais genre, allez savoir pourquoi ? Les ouvriers sur les chantiers le font bien, alors où le problème ? C’est la conséquence de la fatwa des prohibitionnistes sur la consommation de boissons alcoolisées… qui fait assimiler une consommation ambulante comme du pochtronage…

 

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 00:09

Messieurs,


L’autre n’en buvait pas, moi j’en bois sans me cacher du bon peuple.


Comme en  ce moment il m’est reproché de faire plutôt la pluie que le beau temps je ne suis donc pas étonné que la fine fleur des grands amateurs de vin vienne me chercher des noises pour un minuscule déstockage équivalant à 200 caisses. Est-ce sans doute de leur part une quête éperdue de notoriété et, pour ce faire, certains n’y vont pas avec le dos de la cuillère sur Twitter : Dominique Reynie ‏@DominiqueReynie 10 h Humiliation planétaire pour 225k€. Peu me chaut je suis vacciné, je ne crains pas le venin, préférant les tannins bien ronds.


Venons-en aux faits, ma nouvelle résidence, le palais de l’Elysée, est pourvue d’une cave, créée en 1947, sous la présidence de Vincent Auriol, un socialiste, et elle a été réaménagée en 1995 sous la présidence de mon voisin corrézien, pour une meilleure conservation des vins. Virginie Routis, chef sommelière du Palais, m’a fait un inventaire, 12 000 bouteilles, où «les plus belles étiquettes traditionnelles y côtoient désormais des valeurs montantes». Cependant,  certains flacons n’étaient plus en quantité suffisante pour assurer une réception officielle, d’autres affichaient des prix qui ne cadraient pas vraiment avec la réalité et la dureté du temps. « On ne peut plus se permettre de mettre sur la table des bouteilles à 2.000 ou 3.000 euros », de plus, « on ne peut servir les grands crus que pour des diners d'Etat, où il y a souvent 300 personnes, alors que nous n'avons que 5 ou 6 bouteilles » de certains crus. Nous avons donc décidé de vendre, une petite partie, 1200 bouteilles. Ça m’a semblé relever d’une saine gestion de bon père de famille. Mon ami le député René Dosière m’avait déjà informé que «l'Élysée dépensait toujours chaque année 250.000 euros de vins»


C’était sans compter sur la vieille garde des chiens de garde qui m’ont immédiatement taxé d’affaiblir le prestige de la France en mettant aux enchères ces belles bouteilles. Que n’aurais-je entendu si je m’étais octroyé, pour ma consommation personnelle, ces orphelines. Certains font dans l’emphase, l’artillerie qui se veut lourde mais qui ne fait que péter fort « Le vin est un trésor national. Recevoir un président russe ou chinois avec des petits vins, c'est désolant. C'est comme s'ils vendaient des tableaux du Louvre, comme s'ils vendaient la Joconde sous prétexte qu'il faut de la trésorerie. » Puis-je faire remarquer à ces procureurs que la plus grande modestie du prix d’un vin, en rapport avec le niveau himalayen atteint par certains, ne signifie en rien que nous allons servir des petits vins à nos hôtes prestigieux. Qu’est-ce donc qu’un petit vin, messieurs les procureurs ? Vos qualificatifs outranciers relèvent du pur fantasme car notre pays est si riche de valeurs montantes, dans toutes nos belles régions viticoles de France, que le choix qui m’est offert pour renouveler la cave est riche et ouvert. 

 

Monsieur Chasseuil, conservateur du « Louvre du vin », quelque 40.000 bouteilles parmi les plus prestigieuses n’ayant jamais existé, m’a écrit, pour exprimer son mécontentement. C’est son droit le plus strict, même si j’ai du mal à saisir le sens profond de la muséification du vin. Qu’il me permette de lui rétorquer, lorsqu’il déplore de voir ces bouteilles « partir aux milliardaires du monde entier » : à qui la faute ? N’est-ce pas là le destin de la presque totalité de nos GCC aux prix pharaoniques qui sont vendus par containers entier au Pays du Soleil Levant. Ce ne sont pas nos enfants et nos petits enfants qui profiteront de ces trésors nationaux. Croyez-vous vraiment, monsieur Chasseuil, que ces « bijoux », s’ils eussent été bus lors d’un déjeuner ou un dîner officiel, auraient été apprécié à leur juste valeur. Hormis le prestige de l’étiquette transcrite sur le menu officiel, beaucoup de chefs d’Etat seraient bien incapables de faire la différence entre un Pétrus 1990 et une Romanée-Conti 1985. Comme l’aurait mieux dit que moi Michel Audiard, il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages.


Même si l’on me taxe d’avoir la plaisanterie facile je n’irai pas au-delà de ces quelques remarques de bon sens. Simplement puisque je suis en bute à la coalition des grands amateurs puis-je leur demander si le château Poujeaux, cher au cœur et au palais d’un de mes illustres prédécesseurs, Georges Pompidou, est un petit vin à leurs yeux ? Puis-je le servir ? Lire absolument ICI link Le petit vin qui avait tout d'un grand. Au lieu d’instruire un mauvais procès, ces beaux esprits, ne pourraient-ils pas être un peu plus soucieux et respectueux de tous ces vignerons qui produisent de très bons vins, d’excellents vins, même de très grands vins, mais qui n’ont ni la notoriété, ni le prestige de ceux qualifiés de Grands. Sans vouloir être méchant, qui parmi eux est en capacité d’acheter une ou deux caisses de ces trésors nationaux ? Tout juste un quarteron de vieux briscards mais restons sérieux, la France du vin d’aujourd’hui ne se réduit pas à ce petit cénacle, bien au contraire et il est de mon devoir de promouvoir la belle diversité du vignoble français. Que je sache, au salon de la RVF, aucun de ces Grands n’était présent, mais il y avait des Marcel Richaud, des Jean-Michel Deiss, des Pascal Agrapart, des Jean-Luc Thunevin, des François Despagne et bien d’autres… L’avenir de la France ce sont aussi eux, et beaucoup d’autres, qui portent haut nos valeurs et notre éthique du vin.


Alors de grâce, ne pourrions-nous pas nous éviter ces querelles, petites et stériles, à propos d’une décision, certes emblématique, un peu trop politique, qui ne renflouera certes pas les caisses de la République, mais qui n’en a pas moins une valeur, sinon  d’exemple, mais d’un retour à un peu plus de modestie sous les ors de la République. Mais, c’est un grand classique depuis 1981, nous sommes à vos yeux des bradeurs, des gaspilleurs, des gens insoucieux. J’ai le souvenir d’une anecdote que m’avait conté le Taulier. En juin 1981, à l’arrivée des socialo-communistes au pouvoir, il avait fait l’inventaire de la cave de l’Hôtel de Lassay, lieu de résidence du Président de l’Assemblée Nationale. Elle était à 100% bordelaise vu que le précédent locataire, Jacques Chaban-Delmas était le maire de la bonne ville de Bordeaux. Son souci fut donc d’accueillir d’autres beaux flacons de toutes les régions et lorsqu’il rendit les clés de la cave elle était à la hauteur de sa voisine du Quai d’Orsay. Le président de l’AN, juste avant l’alternance de 1986, organisa une plongée dans la cave de l’Hôtel de Lassay avec une cohorte d’amateurs emmenés par Bernard Pivot, afin de le constater. Verdict : belle, très belle !


Pour terminer cette missive sur une note un peu légère, en ces temps lourds et pluvieux, je conseille à mes détracteurs de lire l’adresse que me prête le sieur Jean-Charles Chapuzet « Moi, Président de la République, je prendrai conscience du trésor vinicole français ! Moi, Président de la République, je serai fier de nos vignobles ! »link C’est d’une excellente veine, bien dans l’esprit d’une France de Bons Vivants qui ne sont ni empesés, ni confits dans des certitudes d’un autre âge. Je me permettrai seulement une remarque à propos de la suggestion de créer un Secrétariat d’Etat à la vigne et au vin : vous n’y pensez pas ! Comment voulez-vous que le seul qui puisse occuper valablement cette haute fonction, en l’occurrence le Taulier, puisse accepter un simple strapontin, un demi-maroquin, alors que même Ministre d’Etat il n’en voudrait pas.


Je ne puis résister, avant de mettre un point final, de décerner le prix de la meilleure saillie à un illustre dégustateur qui ne me porte pas dans son cœur : « Pour cette gauche qui se veut la plus «normale» possible, c'est tendance. Mais pourquoi François Hollande ne vend-il pas aussi sa voiture de fonction blindée pour circuler à vélo dans Paris? Pourquoi ne remplace-t-il pas le caviar de l'Élysée par des œufs de lump? » Bravo, quel à-propos, quel esprit !


La France est un pays jeune et frondeur. Prenez le sieur Vindicateur qui, sur son compte Twitter balance « J'ai feuilleté le catalogue de la vente des vins de l'Elysée (et me suis endormi au 52ème lot) ». Alors chers grands amateurs ne nous faites pas tout un foin à propos d’une vente qui va permettre de donner à la cave de l’Elysée une image plus conforme à la réalité de nos vins de toute la France et, rappelez-vous, que 90% des vins en cave à mon arrivée y sont encore, sauf ceux déjà servis, et, soyez assurés que nous ne servirons pas du mauvais jaja ni à Poutine, ni à Barack Obama, ni au roi des Belges ou à tout autre hôte de la République. Vraiment « Beaucoup de bruit pour rien » messieurs, certes un peu d’acidité ne nuit jamais, j’en conviens volontiers, mais je vous conseille de vous mettre un peu aux vins natures ça vous éviterait d’être aussi aigres et vindicatifs.


Vous m’accablez, me vilipendez, mais, citant Marc Aurèle, je n’en ferai pas grand cas : « Regardez-les, quand ils mangent, qu’ils dorment, qu’ils baisent, qu’ils se rendent aux… Et après, quand ils se donnent des grands airs, qu’ils se rengorgent, ou qu’ils s’irritent et vous accablent de leur supériorité. »  La France du vin n’est ni un musée, ni un conservatoire de raretés pour grands amateurs, elle est diverse, vivante, conquérante et ne la toiser qu’à l’aune de quelques Grands Crus prestigieux serait la réduire à la dimension d’une principauté. Le Taulier vient de m’informer que Michel Rolland venait de vendre Bon Pasteur à un milliardaire chinois link. Allez-vous lui remonter les bretelles messieurs les censeurs ou plier le genou comme vous savez si bien le faire d’ordinaire. J’en profite pour vous dire Bonsoir comme l’avait fait l’inénarrable Maurice Clavel !

 

Po/

Le Taulier

 

PS. Le premier jour de la vente aux enchères d'une partie de la cave de l'Elysée a dépassé les estimations, rapportant 295.663 euros, avec notamment deux Petrus 1990 adjugés à 5.500 et 5.800 euros.link 

La vente a rapporté, selon la maison de vente, 718.800 euros frais compris. Un montant correspondant à plus du double des estimations, notamment grâce à la vente de trois Petrus 1990 dont un adjugé à 6100 euros.


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Le catalogue ICI link et link

 

Et comme un bonheur ne vient jamais seul un grand Cru de François Morel 

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 00:09

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Taulier 9 ans ça suffit !


Un bail, 3, 6, 9 c’est déjà beaucoup, beaucoup trop dirons certains.

 

Décroche !

 

Débranche !

 

Passe la main !

 

Laisse la place aux jeunes pousses qui cherchent la lumière !


Et puis comme tu le sais fort bien la monoculture intensive appauvrit, y compris celle du vin. Ce monologue il tourne, dans ma petite Ford d’intérieur, depuis quelque temps, pour autant, tout laisser tomber, vous laisser tomber, prendre la clé des champs, fermer le barreau*, et ce seront les toiles d’araignées dans la grange, du chiendent dans l’aire et la friche dans les champs et les vignes. Et je ne vous dis pas la désolation qui s’installerait dans le chai. Rassurez-vous, ni coup de pompe, ni coup de boulgour, mais simplement, un grand besoin de renouvellement, une forte envie d’élargir plus encore l’horizon de mon espace de liberté, d’ouvrir plus grand les fenêtres sur le monde, de m’aventurer au-delà de notre petit cercle d’initiés. Lorsque je sens la routine pointé sa truffe j’ai moins de goût à l’ouvrage, je rousine*, je cherche, je ne tiens plus en place et, dans le cas présent, j’en arrive toujours au même point, à la même conclusion, si je veux continuer de chroniquer sur le vin il faut que reprenne mon bâton de pèlerin, que je sorte de Paris, que j’arpente à nouveau le terroir profond pour me redonner de l’élan.


Pour ne rien vous cacher à force de fréquenter, pour faire court, tous les lieux de dégustation éphémères de la capitale, et y’en a un fichu paquet, de plus en plus, dans tous les coins et recoins, je m’y sens de plus en plus mal à l’aise. Pas à ma place. Lorsque je débarque en des lieux exotiques, des restos chics ou des cambuses bobos, on pointe mon nom, on me confie un verre, un carnet de dégustation et souvent un crayon. Comme je n’ai que deux mains mon martyre commence. Vite je me propulse sur le champ de bataille où je contemple d’un air effaré, derrière des tables plus ou moins bien nappées, et vite souillées, un alignement de vignerons et vigneronnes troncs qui vont me servir gentiment un fond de verre de leur vin dans le verre syndical que je leur tendrai, verre que j’agiterai ensuite avec une inélégance, une gaucherie, d’un ridicule achevé, au risque de m’asperger, j’abrège mon Golgotha, ce fond de verre je l’ingurgiterai avec un air inspiré avant de régurgiter dans des récipients qui ne sont en général pas prévus à cet effet. Je devrais fuir mais je ne le fais pas, au contraire je passe, avec un air faussement dégagé, une forme d’inspection des troupes tel un général qui se dit qu’il serait mieux au mess des officiers à siroter. Bien sûr je croise d’éminents collègues, des gens dont c’est le job mais aussi une étrange faune dont je me dis qu’elle tue le temps ici. Quelques civilités et il faut y aller.


Que j’ai l’air con dans l’exercice de dégustation, ça c’est sûr mais ça n’est pas grave. Ce qui me pose question, et d’autres que moi devraient se la poser « est-ce que ma présence ici est justifiée ? », que fais-je là tout simplement ? Ne suis-je pas qu’un mauvais figurant encombrant mobilisé pour faire nombre afin de satisfaire le quota de crédibilité de l’agence ? Vous allez dire que j’exagère, que je force le trait à dessein. Je peux en convenir mais le bénéfice mutuel que nous devrions tirer les participants comme moi-même me semble souvent très mince. Je ne suis qu’un chroniqueur, pas un dégustateur. Quand je vois tous ces flacons je panique. Moi ce que j’aime c’est l’intimité, causer avec les gens, assis, échanger, glaner du grain à moudre en partageant le pain et le sel, en trinquant, en cherchant certains soirs la vérité au fond des verres, mais en ces lieux impersonnels je suis bien trop conscient que les vignerons n’ont pas fait le déplacement pour que je leur tienne la jambe (utilisant cette vieille expression française, que j’aime bien, j’ai évité le féminin). Alors vous comprenez mieux pourquoi j’ai besoin de me ressourcer au grand air.


Ce sont mes vaches, loin d’être folles, qui m’ont donné des fourmis dans les fesses lorsque je me suis retrouvé à passer tout un samedi après-midi dans une ferme des Monts du Forez. Alors je me suis dit c’est bien beau mon coco de chroniquer le cul sur ta chaise qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il grêle mais il faudrait que tu bouges à nouveau, tu fasses mouliner tes gambettes, pour aller puiser, au plus près des gens, du minerai pour raconter d’autres histoires. C’est donc ce que je vais faire, comme on le dit à la rentrée. Ces incursions éviteront bien sûr les grandes routes, j’ose même dire les biroutes*, mais emprunteront tous les chemins de traverses à ma disposition, le nez en l’air, la tête dans les étoiles, sans pour autant baguenauder, je prendrai mon temps sans forcément le perdre en poursuivant mes petites idées. Marauder sans vraiment chercher pour avoir la chance de tomber nez à nez avec celui ou celle que je désirais rencontrer. Voyez-vous, ce que je caresse comme projet c’est de ne pas en avoir, un peu comme la première fois où j’ai rencontré, chez lui, avant d’aller dîner chez le Pousson qui avait cuisiné du poulet, Patrick Hoÿm de Marien, l’emblématique président d’Embres&Castelmaure. Nous nous sommes assis. Nous avons conversé sur tout, la peinture, la céréaliculture de l’Ariège, les hommes des Corbières et du Midi, et rien, mais surtout assez peu du vin.


La monochromie engendre la monotonie. J’aime les couleurs, celles qui pètent, leur alliance, leurs dissonances et même si l’enseigne de ma crèmerie affiche « Vin&Cie » c’est bien sûr que son logiciel, comme disent les speakers de la télé, c’est le jus fermenté du raisin, mais, dès l’origine, lui a été accolé « l’espace de liberté » et ce n’est pas pour faire joli. Tout au long de ces neuf années la maison du Taulier s’est toujours efforcée d’élargir son horizon, d’ouvrir plus grand ses fenêtres sur le monde, de s’aventurer au-delà du petit cercle des initiés du vin. Ce qui m’a toujours surpris c’est qu’un noyau dur d’entre vous m’a toujours suivi, donc encouragé à repousser les limites de notre petit monde. Écrire pour écrire ne présente aucun intérêt, ce qui est intéressant pour vous, du moins je le crois, comme pour moi, c’est de nous aventurer sur des terres nouvelles en gardant notre dénominateur commun qu’est le vin sans pour autant ressasser, radoter, tomber dans la routine. Pour autant, je ne crois pas au changement pour le changement, à cette volonté forcenée de faire du neuf avec du vieux, de vendre le vaisselier de mémé pour acheter à la brocante du coin un superbe buffet en pur formica.


Comme je ne peux céder mon fonds de commerce en empochant un gros pas de porte ni ne veux opter pour la bonne vieille jachère qui consisterait à laisser pousser des herbes folles et des petites fleurs sur mon espace de liberté pour que les naturistes s’y ébrouent en proclamant que sous les pavés y’a de la vigne, j’ai décidé de revenir aux bons vieux principes de l’agronomie, pratiquer un assolement intelligent, une saine rotation des cultures et surtout revenir à une forme large de diversité, polyculture-élevage des mots où se mêleront prairies naturelles, la diversité des cultures en tous les sens du terme, des vignes, des ruches, des vergers, un potager, des vaches, des veaux et des couvées, de jolies fermières et d’accortes crémières, des blogueurs et des blogueuses qui se retrousseraient les manches, écriraient de belles chroniques joliment travaillées, une forme de petite maison dans la prairie posée sur les toits de Paris.


De façon moins bucolique voilà mon programme des temps qui viennent si Dieu me prête vie:


1-      Vin&Cie l’espace de liberté reste ouvert avec sans doute des horaires et des jours d’ouverture plus fantaisistes.


2-      Je continue de m’occuper de mes vaches.


3-      À la rentrée de septembre je redécouvre, dans les plis et les replis de nos terroirs profonds, le goût  de la conversation autour d’un verre en partageant le pain et le sel avec vous.


4-      Toujours en septembre je relance le club « Sans Interdit »


5-      J’ouvre une nouvelle crèmerie aux services du monde du Vin : « Influence&Confluences ». pour de plus amples renseignements prière de contacter le Taulier via son e-mail indiqué sur le bandeau tout en haut de ce blog.


Bonne journée à vous tous et, pour les parigots tête de veau, ceux des alentours proches et les de passage n’hésitez pas à me faire signe pour prendre un verre si tel est votre désir afin de fêter ces 9 années passées en compagnie de certains d’entre vous.

 

* un barreau est une petite barrière en vendéen.

 

* rousiner : baguenauder sans trop savoir quoi faire en vendéen.

 

* les biroutes expression utilisée par un député gaulliste breton pour dénommer le doublement des nationales bretonnes dans le cadre du  Plan routier de cette province.


 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 00:09

Le Pierre il sait jouer du tam-tam pour rameuter le ban et l’arrière-ban de la fine fleur des dégustateurs pour son Concours National des Vins Bio. Mais moi qu’allais-je faire dans cette galère chargée d’amphores de vins bios ? Faire plaisir à Pierre, voir de près puisque c’était à deux pas de chez moi, m’obliger à faire un truc que je ne sais pas faire : noter d’excellent à mauvais, en passant par très bon, bon, insuffisant l’aspect visuel, l’intensité olfactive, la qualité olfactive puis gustative, la persistance gustative d’un vin. Donner une note à mon impression générale. Tout ça dans un puzzle de chiffres. Pire encore, faire la description du vin. Et pourquoi ne pas aussi me demander de deviner son nom de baptême planqué sous la chaussette !


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Quand faut y’aller faut y’aller, remonter à vélo puis descendre la rue de Tolbiac pour se retrouver rue des Terres du Curé et me faire doubler par Véronique Raisin. Lorsque je pénètre dans le hall d’accueil de la Maison des Associations de Solidarité * je suis impressionné par le beau linge qui l’occupe. Y’a même des filles, chic ! Pour nous faire patienter nous avons droit à un trio de chanteurs bios tendance rétro. Et puis nous pénétrons dans le Saint des Saints, tables de 4 numérotées, boutanches encapuchonnées, verres, petit pain, serviette et liasse de fiches de notation. Dans ma petite Ford intérieure je me dis qu’il me faut m’incruster à une table avec une pointure. Je convaincs aisément Pierre de me laisser gagner celle, la n°26, où siège déjà Myriam Huet le top du top de la dégustation. Ouf !  Elle sera le chef de cabine car dans le petit jeu du concours des vins bio nous devons nous causer, nous recaler les uns par rapport aux autres afin au bout du compte de décerner des médailles or, argent et bronze.


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Rasséréné je m’aperçois enfin que je suis à une table de vins espagnols : 11 DDO Alicante, 3 DOC Alicante, 1 DOC Rioja, 1 DOP Utiel-Requena et une méthode traditionnelle Valencia par laquelle nous commencerons après avoir dégusté un échantillon de calage. C’est du sérieux, ça ne rigole pas chez le Guigui, d’ailleurs nous étions sur la haute surveillance de la DGCCRF et moi qui pensais faire le coup de la caméra cachée je me suis vite ravisé laissant ça à ceux qui font des docus pour Arte en se contentant de rabouter des bouts de ficelles. Et ça se dit journalistes en plus, je me gondole grave et je fais une petite batterie de photos.

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L’exercice Guiguien à notre table se déroula avec précision et efficacité sous la houlette de notre Myriam et des deux autres dégustateurs qui sont des pros. Moi je me concentre, je fais les gestes qu’il faut faire, je crache proprement, je gratte comme besogneusement, j’échange, je pose des questions, je me cale et je m’aperçois que je ne suis pas totalement con. Même qu’à l’échantillon 472 je me contente dans la description d’inscrire médaille. Nous lui donnerons l’argent. Je récidive avec le 444 où je suis un peu plus prolixe « me plaît beaucoup, bien équilibré, agréable, belle amertume  en fin de bouche » et médaille. Nous lui donnerons l’or. J’adorais le 426 très vin nature mais mes coéquipiers n’étaient pas emballés. Nous avons terminé dans les temps. Myriam a rempli le PV. Nous l’avons signé et nous avons cassé une petite graine très sympathique en dégustant les nectars des tables d’à côté. Mon amie Aurélie est venue nous rejoindre avec son château de Baal et son superbe sourire.


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Tout était bien qui finissait bien. Une seule remarque par rapport à nos gentils vins espagnols : nos 3 médailles n’ont pas tout à fait le même poids spécifique que celles attribuées par d’autres tables d’un niveau bien plus élevé. Nous jouions en DRH alors que d’autres batifolaient plutôt en ligue 1. C’est le lot de ce genre de compétition qui mêle des compétiteurs de calibres fort différents mais comme les vins présentés ne boxent pas tous dans la même catégorie ce n’est pas très important.


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De  Pierre Guigui quelques précisions :


« Nous avions toutes les régions de France avec une belle avancée à Bordeaux qui restait à la traine en terme de développement jusqu'à présent. Nous avions 110 jurés en très grande majorité des pros de la dégustation plus quelques dégustateurs-observateurs. La fiche de dégustations est aujourd'hui la plus précise dans notre secteur. J'ai fait le choix de ne pas attribuer de médailles selon un barème car celui-ci ne respecte pas l'avis des jurés. Certains mettent une médaille d'or sur une note correspondant au barème de bronze par exemple. Le règlement se trouve sur le site il est valable dans l'ensemble sauf sur l'ouverture à l'étranger puisque nous faisons cette année une première tentative en invitant uniquement l’Italie, l’Espagne et le Portugal. »


 

  • « La MAS est née de la volonté d'un chef d'entreprise, Olivier Lafon, désireux de mettre son expérience et son argent au service de l'économie sociale. C'est ainsi qu'après s'être retiré des affaires, cet ancien patron de centres commerciaux a fait appel aux deux principales fédérations d'associations du secteur sanitaire et social de l'Ile-de-France, l'URIOPSS et la FNARS, pour mener à bien son projet :" »Beaucoup d'associations ont des problèmes de locaux, d'autres n'ont pas assez de subventions, d'autres encore manquent d'expérience et ont besoin de conseils. En les rassemblant, j'ai voulu créer un outil innovant pour leur permettre d'avancer plus rapidement et donc d'être plus efficaces… »

Palmarès 2013 du Concours International des Vins Bio et en Conversion


483 inscrits, 416 français et 67 vins étrangers

133 vins médaillés soit 27%.

Prix Marc Jolivet : Sud-Ouest, Cahors Rouge 2009, Malbec XL, Château de Lacapelle Cabanac

Alsace, Vin d’Alsace, Gewurztraminer Blanc 2010, Vendanges Tardives, Pierre Frick.

 

Voir ICI link 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 00:09

Ma plume a volontairement fourché je pensais écrire les belles quilles des bords de Loire comme le dit notre Eva 100% Ligérienne mais comme elle n’était pas sur la Seine ce lundi après-midi étrangement ensoleillé je me suis dit faut oser. Je n’ai osé tout de même la fillette chère aux licheurs de ma vieille Vendée pour une raison que vous comprendrez aisément ; si tel n’était pas le cas appelez le n° Vert : letaulierN1 sur Twitter (abonnement conseillé)


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Pour m’y rendre j’ai enfourché ma flèche d’argent, grimpé au train vers le sommet de la place d’Italie pour fondre plein pot sur la Seine, viré sur le quai qu’est au pied de la TGB – qui n’est pas le repaire des LGTB – et mettre le cap sur le Batofar. Ma belle enchaînée je me rendis à pied jusqu’à la Seine où défilaient des belles qui ensorcellent sous le soleil d’un été qui s’annonce aussi torride qu’un cachet d’aspirine. Précisions pour les canaillous fort nombreux : primo ma belle enchaînée est ma flèche d’argent qui est anglaise ; secundo les belles qui ensorcellent sont je le rappelle les quilles chères à notre Eva 100% Loire et qui est une belle Tronche de Vin.


Comme le dirait mieux que moi le sémillant Patrick Baudouin, amoureux du Chenin couché sur schiste, il flottait sur ce quai de Seine « une douceur angevine » et, verre à la main, je me sentais prêt à exercer mon art consommé de juge aux élégances. Avant de me lancer, je serrais avec effusion des louches amies. Clap ! Silence on tourne ! Le casting et les prises de vues sont du Taulier pour le scénario prière de s’adresser à celles et ceux qui ont remplis des cahiers entiers de notes. Qui trop embrasse de belles quilles mal étreint…


1-     Plan large sur le ★ DOMAINE DES BÉRIOLES link 

 

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2-     Plan séquence sur le « Clos de Venise » de ★ LA TAILLE AUX LOUPS link 


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3-      Arrêt sur image sur L’Insolite ★ DOMAINE DES ROCHES NEUVES link


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4-      Gros plan sur les Côtes de la Charité ★ ALPHONSE MELLOT link

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5-      Zoom avant sur Le diable rouge de ★ PATRICK BAUDOUIN link


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6-      Plan américain sur le ★ DOMAINE HUET link 


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7-      Contre plongée sur ★ ALAIN MABILLOT link


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8 -     Panoramique sur ★ DOMAINE DES HUARDS link


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9-      Travelling sur ★ JEAN-FRANÇOIS MÉRIEAU link


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10 -   Profondeur de champDomaine Le Clos du Serres link


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