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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 00:09
Les 3 B de Berthe Berthomeau mon cordon bleu de mère… Clémence Lefeuvre son beurre blanc et son muscadet pur melon de Bourgogne

Dieu quelle n’aimait pas son prénom ma sainte mère si bonne cuisinière !

 

Berthe au grand pied, pensez-donc !

 

Berthe Berthomeau par les liens du mariage, ça tenait pour elle d’une forme de malédiction…

 

Elle aurait pu adopter son second prénom : Clotilde, mais c’était celui d’une lointaine parente avec qui les Gravouil – nom de jeune fille de maman – était fâché depuis une éternité. Comme dans la Sicile de Camilleri les fâcheries entre familles puisaient leur source en des terroirs insondables. « Il faut savoir que les d’Asaro et les Petralonga étaient à chiffe-tirées depuis l’époque de l’empereur Frédéric II. Non seulement ils ne s’adressaient pas la parole, mais tous les prétextes étaient bons pour se mener une guerre sans pitié, chaque famille rameutant parents et alliés, des plus proches aux plus éloignés »

 

Quant à son troisième prénom Armantine, il était d’une laideur insoutenable.

 

Résignée, maman porta son prénom comme une croix jusqu’aux jours où ses petits-enfants lui donnèrent de la mamie Berthe.

 

Et pourtant, ce prénom honni est celui de la mère de Charlemagne, cette Berthe que « les récits médiévaux surnomment « au grand pied ». De cette histoire, très populaire au Moyen Âge, il existe de nombreuses versions. Soulignons-le encore une fois : toutes n’ont que de très lointains rapports avec la réalité historique. Que l’on ne s’étonne donc pas, par exemple, d’y voir Berthe présentée comme la fille du roi d’une Hongrie qui, à l’époque supposée, n’existait pas encore. »

Les 3 B de Berthe Berthomeau mon cordon bleu de mère… Clémence Lefeuvre son beurre blanc et son muscadet pur melon de Bourgogne

« Jadis régnait sur la France le roi Pépin, fils de Charles Martel. On le surnommait Pépin le Bref, en raison de sa petite taille : il ne mesurait pas plus de cinq pieds de haut, à ce que rapportent les chroniques. Mais excepté cela, il n’y avait rien à reprendre en lui, car il était bon chevalier, plein de prouesse et de belle mine, et souverain puissant et respecté. À maintes reprises, il avait victorieusement défendu sa terre contre les païens : Huns et Vandales, Saxons et Maures.

 

Ce roi, n’ayant point d’épouse, se décida un jour à se marier, comme son rang l’exigeait… »

 

Pépin assembla ses barons en la grande-salle de son palais à Paris pour leur dire qu’il avait décidé de prendre femme « afin de donner au royaume de France un héritier qui le maintiendra et le protégera » après sa mort.

 

Ses hommes liges, ses grands vassaux, se concertèrent longuement car ce n’était pas une mince affaire que de trouver une femme au roi de France.

 

C’est le duc Amaury de Bourgogne, chevalier plein de prouesse et sage prudhomme, dont on écoutait volontiers les avis, proposa :

 

« Sire, je crois connaître une pucelle qui vous plairait fort : c’est Berthe, la fille du roi Floire de Hongrie. Sa beauté est renommée dans toute la chrétienté ; elle est bien apprise, instruite et parlant bien français, sage et accomplie en tout ce qui sied à une noble dame, et on la tient pour pieuse et de bonnes mœurs. Quant à son lignage, on n’en saurait trouver de plus excellent, que ce soit du côté paternel ou maternel. Son père est un puissant souverain, dont l’alliance vous en sera précieuse… »

 

Ainsi comme ainsi, comme l’écrirait Camilleri, une ambassade au roi Floire de Hongrie se rendit à Bude pour lui demander la main de sa fille…

 

En voilà une belle histoire maman, sûr qu’elle t’aurait plu et réconcilié avec Berthe au grand pied.

 

Reste que, si j’ai conté la légende de Berthe au grand pied c’est pour mieux vous vanter les talents de cuisinière de ma mère, la Berthe Berthomeau.

Les 3 B de Berthe Berthomeau mon cordon bleu de mère… Clémence Lefeuvre son beurre blanc et son muscadet pur melon de Bourgogne

Les 3 B de Berthe Berthomeau : béchamel, béarnaise et beurre blanc…

 

  • La béchamel, contrairement à une idée reçue tenace, n’est pas une invention de Louis de Béchameil, marquis de Nointel (1630-1703) mais l’œuvre de François-Pierre de La Varenne, cuisinier du marquis d’Uxelles, qui l’évoque dans son Cuisinier françois, publié en 1651.

Le Béchameil en question, fin gourmet, maître d’hôtel du jeune Louis XIV au lendemain de la Fronde après avoir été au service de la maison d’Orléans en qualité de surintendant, l’aurait un chouïa amélioré et s’en serait attribué la paternité en 1700.

 

Le duc d’Escars ironise sur cette captation d’héritage :

 

« Est-il heureux, ce petit Béchameil ! J’avais fait servir des émincés de blancs de volaille à la crème plus de vingt ans avant qu’il fût au monde, et pourtant je n’ai jamais eu le bonheur de pouvoir donner mon nom à la plus petite sauce ! »

 

De Béchameil en béchamelle la sauce devint béchamel…

 

La sauce béchamel d'après le Guide culinaire d'Auguste Escoffier 

 

Pour 5 litres de sauce : 650 g de roux blanc et 5 litres de lait bouillant.

 

Eléments auxiliaires :

 

300 grammes de veau bien blanc et maigre, détaillé en dés, étuvé au beurre et à blanc avec : 2 petits oignons ciselés; une brindille de thym, une pincée de mignonnette, une râpure de muscade

 

Traitement :

Délayer le roux avec le lait bouillant ; faire prendre l'ébullition en remuant, et ajouter : assaisonnement, condiments, et veau étuvé. Cuire doucement pendant une heure ; passer à l'étamine et tamponner la surface de la sauce avec un morceau de beurre. Lorsque la sauce Béchamel est destinée à des préparations absolument maigres, le veau en est supprimé, mais les aromates indiqués doivent être conservés.

 

On peut aussi faire cette sauce aussi rapidement en procédant ainsi : ajouter dans le lait bouilli, l'assaisonnement, l'oignon émincé, thym, mignonnette et muscade ; couvrir et tenir sur le côté du feu pendant 10 minutes.

 

Passer ce lait infusé sur le roux ; faire prendre l'ébullition, et cuire la sauce pendant 15 à 20 minutes seulement.

 

  • La béarnaise est-elle originaire du Béarn ?

Bien évidemment, l’origine de la sauce béarnaise divise les historiens. Ce que l’on sait avec certitude est qu’elle est inventée, non pas dans le Béarn, mais au château de Saint-Germain-en-Laye, dans le pavillon baptisé du nom d’Henri IV, roi béarnais. S’il faut en croire le fameux gastronome Curnonsky (1872-1956), c’est Jean-Louis-François Collinet, chef cuisinier du château, en 1860, qui en serait l’auteur. » in François Pigaillen L'Histoire de la casserole.

 

Le paradoxe Bayrou ou quand la sauce béarnaise ne prend pas 

 

ENTRECÔTE GRILLÉE SAUCE BÉARNAISE 

 

  • Le beurre blanc de Clémence Lefeuvre

 

« Comme cela arrive parfois dans l’histoire de la gastronomie, son invention (le beurre blanc) est issue d’une erreur. Vers 1890, Clémence Lefeuvre (1860-1932), cuisinière au château de Goulaine, près de Nantes, prépare une sauce béarnaise pour accompagner un brocheton qu’elle doit servir au marquis de Goulaine. Elle oublie d’incorporer les œufs et obtient ce qu’elle nomme le beurre blanc. C’est d’ailleurs sous ce nom qu’elle ouvre plus tard un restaurant au lieu-dit La Chebuette. Elle reçoit régulièrement à sa table Aristide Briand, grand amateur de son beurre blanc et qui déclare à sa mort que « sa perte est quelque peu un deuil national ». Le beurre blanc a été depuis importé à Paris, au restaurant La Mère Michel, rue Rennequin, qui la popularisé » in L'Histoire de la casserole Henri Pigaillen

Les 3 B de Berthe Berthomeau mon cordon bleu de mère… Clémence Lefeuvre son beurre blanc et son muscadet pur melon de Bourgogne

C'est finalement le dessin d'Angélique Cousseau, de l'école AGR de Nantes, qui a été le plus "liké" pour représenter le muscadet du prix Clémence-Lefeuvre 2015.

 

Comme c'est désormais une tradition, le dessin qui définira l'étiquette d'un des grands prix du muscadet, le Clémence-Lefeuvre, est issu de l'imagination des élèves de l'école de design AGR de Nantes.

 

La semaine dernière encore, cinq dessins étaient en lice. Pour choisir l'heureux élu, il suffisait de liker le dessin sur la page Facebook du Prix Clémence-Lefeuvre. Avec 324 voix, c'est celui d'une jeune Vendéenne, Angélique Cousseau, en 4e année de cycle supérieur, qui a été choisi.

Les 3 B de Berthe Berthomeau mon cordon bleu de mère… Clémence Lefeuvre son beurre blanc et son muscadet pur melon de Bourgogne
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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 00:09
Pourquoi cette soudaine danse du ventre autour des vins nus ?

D’abord il y eut le temps du mépris, de l’ignorance, puis vint celui des tirs qui se voulaient ravageurs type grosse Bertha, des railleries, voire des insultes, des pugilats, il y eut même des excommunications, certains parlaient de schisme, mais en dépit de la disproportion des camps, le bruit médiatique tournait doucement et sûrement en la faveur des ultras-minoritaires et voilà qu’aujourd’hui, en un soudain revirement de jurisprudence, sentant le vent de la tendance se retourner, des ouvriers et des ouvrières de la 25e heure, en se tortillant le popotin, se livrent à une étrange danse du ventre autour des vins nus. Beaucoup de ces Paul sur le chemin de Damas ont bien du mal à cacher que leur soudaine conversion a des motivations très mercantile : la nouvelle chalandise, souvent taxée de boboïste, est tout compte fait bonne à prendre. Mieux vaut donc la caresser dans le sens de ses beaux poils friqués à l’instar d’un Gainsbourg face à la vague yéyé.

 

Denise Glaser

Quand vous parlez des jeunes gens qui chantaient, alors cette fois il n'y a pas trois ans mais il y a deux ans, vous me disiez : « Je suis en train de m'apercevoir que leurs blousons - qui est un vêtement pour aller tous les jours, enfin pour vivre tous les jours - que leur vêtement est doublé de vison et que il serait peut-être intéressant de le retourner ».

 

Serge Gainsbourg

Le mien.

 

Denise Glaser

Oui, un jour vous m'avez dit ça ; « je vais retourner le mien ».

 

Serge Gainsbourg

Ma veste est doublée de vison.

 

Denise Glaser

Vous l'avez retournée ?

 

Serge Gainsbourg

Oui, ça y est, c'est fait.

 

Ce tout petit monde des réseaux sociaux du vin, qui se regarde surtout le nombril pour se persuader d’exister, paraît bien vain. En effet, force est de constater que la part de voix de tous ces prescripteurs autoproclamés ne dépasse guère la limite étroite de leur pré et que leur influence est donc fort limitée. Y’a un côté cour de récré, avec ses clans, ses inimitiés, ses copinages, ses fâcheries, ses rabibochages et, comme on le dit chez moi, ça ne pisse pas loin. Rassurez-vous, j’en suis, je ne place pas hors du champ de jeu, j’ai mes têtes et je les cible, parfois je participe à quelques pugilats sur Face de Bouc mais de moins en moins souvent. Cependant, contrairement à beaucoup, je n’ai rien à vendre, je ne suis ni dégustateur, ni prescripteur, ni caviste et vu mes heures de vol je n’ai plus rien à prouver. 10 ans sur la Toile ça donne du recul et je dois avouer que je ressens un certain plaisir à voir beaucoup de mes chers collègues s’essouffler ou brasser toujours les mêmes sujets jusqu’à plus soif. Ça ne relève même pas du marronnier mais plutôt d’une recherche éperdue du fameux buzz. En remettre une couche sur les affreux vins nus, ceux qui ont du poil aux pattes, sentent le foutre de lièvre et la petite culotte de la fermière, permet de redonner des couleurs à une audience bien pâlichonne.

 

Ces asticotages n’ont guère d’intérêt.

 

À partir du moment où un vin est sur le marché, car loyal et marchand, le buveur/payeur n’en a rien à foutre – c’est le cas de la dire – rien à péter des avis de ces juges aux excellences. Qu’il ait une tronche un peu trouble, qu’il frétille du popotin, qu’il pète, qu’il soit adulé par les hipsters ou les jeunes bobottes, que son père le vigneron porte des tongs ou des Richelieu, qu’il plaise ou non à Pousson, qu’il pousse la vieille RVF à draguer les résistants en peau de lapin, qu’il permette à B&D de faire ou non leur beurre, qu’il incite des blogueurs des deux sexes à se masturber gaiement ou tristement, ça ne fait ni chaud, ni froid aux abrutis comme moi car moi je bois ! Oui je bois, vieux con que je suis, toujours en bonne compagnie, et croyez-moi nous ne nous privons pas de nous foutre de la poire de ceux qui veulent nous imposer leur critère du bien boire.

 

Lâchez-nous les baskets !

 

Ce qui m’étonne dans ces petites joutes picrocholines c’est que pas grand monde prend en compte l’essentiel : les réelles perturbations provoquées par les vignerons de vins nus et autres vins différents dans l’équilibre d’un système à la française qui se veut bien huilé comme une démonstration de Vin&Société. Quand est-ce que ce beau monde va arrêter de nous gonfler avec cette histoire de Rafales ? Que le secteur du vin pèse lourd dans la balance ce n’est pas moi qui vais le contester mais il me semble que pour un produit de haute culture il serait plus pertinent d’utiliser d’autres images.

 

Revenons aux turbulences des trublions.

 

 

Pourquoi cette soudaine danse du ventre autour des vins nus ?

Pour illustrer mon propos je vais vous conter la fable du petit caillou dans la chaussure.

 

Un fermier avait une très jolie fille et les hommes venaient de très loin pour lui demander sa main, mais, respectueux des traditions, il voulait être sûr que sa fille aurait un mari qui subviendrait à ses besoins – fort, raisonnable et diligent.

 

Le père arrêta son choix sur trois jeunes garçons et leur posa une simple question : « Si vous travaillez dans les champs et que vous trouvez un caillou dans votre chaussure, pendant combien de temps travaillerez-vous dans cette condition ? »

 

Le premier jeune homme, sans réfléchir, répondit « Je peux travailler toute la journée en ignorant le caillou dans ma chaussure jusqu’au coucher de soleil. Je suis robuste et je pourrai supporter la douleur.»

 

Le fermier acquiesça et se retourna vers le second jeune homme, qui en rajouta : « Je peux faire la même chose, mais je sifflerai pour montrer que le caillou ne me dérange pas le moins du monde ! J’ignorerai la douleur. »

 

Le fermier se retourna vers le troisième jeune homme, qui déclara : « Je ne peux pas travailler une seule seconde avec un caillou dans ma chaussure».

 

Mais avant que les 2 autres pensent avoir partie gagnée, ce dernier ajouta « Je m’arrêterai, retirerai le caillou de ma chaussure et continuerai à travailler comme je l’ai toujours fait. Ainsi à la fin de la journée, mon épouse n’aura pas à laver une chaussette pleine de sang. »

 

Lui et la belle fille du fermier se marièrent au printemps suivant.

 

La morale de cette histoire est que souvent il ne s’agit pas d’être le plus fort ou d’être le plus entêté – quelque fois il s’agit d’être plus intelligent, plus subtil, et un chouia malin.

 

Le petit caillou des vins nus et de leurs cousins germains, le deuxième opus de Tronches de Vins ratisse bien au-delà la stricte frontière du « nature », dérange le confort du discours dominant qui, sous le couvert du poids économique du secteur, mélange les torchons et les serviettes. Sous les grandes ombrelles des AOC ne se cachent plus forcément des vins indignes, comme je l’avais écrit dans l’introduction de mon rapport de 2001, mais des vins qui ne sont que d’honnêtes IGP sans grand caractère, bien fait au sens de l’œnologie moderne, des ni-ni : ni vin d’artisan, ni vin industriel, écoulés dans les rayons de la GD à des prix minables qui ne sont pas en rapport avec les exigences d’une véritable AOC.

 

Le choix de Vin de France par la grande majorité des vignerons qui n’entrent pas dans le grand moule ou qui ne veulent pas se soumettre à son formatage, ne relève pas seulement du pied-de-nez, du goût de la provocation d’une bande de va-nu-pieds adeptes du laisser-aller. Ces vignerons ne sont pas que de gentils rêveurs qui ne savent pas compter ou une bande de militants qui veulent en découdre avec le système. Ce sont des vignerons à part entière confrontés à l’obligation de vendre leur vin. Si ceux-ci trouvent preneur je ne vois pas en quoi il faille les considérer comme hors-jeu, les exclure des cénacles dit représentatifs. C’est encore plus vrai pour ceux d’entre-eux qui, contre vents et marées, tracasseries en tout genre, rebuffades, se maintiennent dans le giron de leur appellation, loin de la dévaloriser, comme ils se situent le plus souvent dans le haut du panier, ils apportent un plus à la notoriété de celle-ci. Qu’ils soient des emmerdeurs, des empêcheurs de tourner en rond, des originaux, c’est l’évidence mais pour moi c’est une chance. Dans ce fichu monde mondialisé, uniformisé, sortir de l’uniformité, être original, c’est de la création de valeur. Une valeur territorialisée, le fondement même de ce qui fut l’origine.

 

Tout cela va bien donc bien au-delà des piapiapas des experts en tout genre, des intermédiaires, des conseilleurs, des vendeurs de produits en tout genre, des œnologues, des winemaker, des restaurateurs, des journalistes, des blogueurs, sur l’avenir des vins nus pour bobos, bobottes et autre engeance urbanisée face au rouleau compresseur des autres vins, auxquels on a du mal à accoler un qualificatif, destinés soit au petit peuple pousse-caddie ou soit à ceux qui peuvent s’acheter des étiquettes pour éblouir le populo.

 

Rassurez-vous, comme toujours, même si ça déplaît à ceux qui l’abhorrent, c’est le marché qui arbitrera le match, pas la danse du ventre des nouveaux convertis ou l’exécration des amortis : en effet si les déviants versent dans le fossé nul n’ira les ramasser et si les vins tous faits pareils se font tailler des croupières par la concurrence ce sera bien évidemment de la faute à loi Evin ou autre bouc-émissaire.

 

En effet, ce qui me semble important c’est de souligner que ces vignerons différents sont, à leur manière, et à leur place, des innovateurs car ils reprennent ou tentent de reprendre en main leur destin en se dégageant de l’emprise des grands systèmes massificateurs verrouillés par les multinationales et la distribution de masse. C’est en cela qu’ils sont pour moi un petit caillou dans la chaussure de ceux qui n’ont de cesse de les exclure du jeu car ils se placent là où ça fait mal : montrer que les vins de masse français sont des vins de masse comme les autres et que les parer des artifices d’un terroir qui ressemble de plus en plus à une fermière sur une boîte de camembert ne trompe plus grand monde dans notre vaste monde mondialisé.

 

Savoir boxer dans sa catégorie est le seul moyen de lutter à armes égales, c’est ce que nous avions écrit dans Cap 2010, et ces lignes n’ont guère vieillies à la différence de ceux qui les ont combattues et enterrées. Satisfaits ils dorment. Surtout ne les réveillez-pas ils ont l’éternité devant eux… D’ailleurs, ils n’ont pas trop de soucis à se faire vu que les minoritaires, comme tous les minoritaire, adorent se tailler entre eux des croupières à l’instar de ce que fut feu le PSU. Un exemple d’actualité parut dans Vitisphère : Bordelais un jour bordelais toujours Yvon Minvielle : « les vins natures portent atteinte à la représentation des vins en biodynamie »

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 00:09
Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »

C’est l’histoire d’un mec, bibi sans majuscule, accoudé sur le bord d’un zinc après avoir fait l’ouverture du nouveau restaurant de Pierre Jancou Heimat, qui cause vin, vin nu bien sûr, avec le taulier.

 

Avant d’aller plus loin dans mon histoire, pour fermer le clapoir des plumes langues de putes, je précise que j’étais chez Pierre Jancou de mon plein gré, j’avions point demandé à être invité comme le Lubot, boss de la RVF, l’avait fait dans le passé avec ses gros sabots bien cirés de DG de Marie Claire.

 

Bref, pas d’embrouilles, j’avions – j’étions point seul – bien mangé et bien bu et nous nous étions attardés à table. Avant de lever l’ancre nous levions une dernière fois le coude : Pierre nous offrait un dernier verre pour la route. Pas de souci Claire et moi z’étions à vélo. Dans la conversation, je ne sais pas pourquoi, nous en sommes venus à causer d’Alessandra Pierini mon amie qui tient l’une des plus belles épiceries italienne de Paris. Quoi qu’il en soit, je repartais avec dans ma gibecière une information de première Alessandra était en possession, dans sa superbe cave voutée, d’un trésor rare : un Barbacarlo 1996 !

 

Moi il ne faut pas me dire ça deux fois, vous me connaissez, en quelques tours de roues je débarquais chez Alessandra pour mettre la main sur un des derniers flacons de ce Barbacarlo millésime 1996.

Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »
Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »

Je ne vais vous faire le coup du grand sachant, le genre exilé au-delà des Pyrénées ou passeur de plats pour GCC classé A, avant ce moment j’ignorais l’existence du Barbacarlo.

 

Mais qu’a-t-il donc de spécial ce cru pour que j’en fasse tout un plat ?

 

C’est un vin rouge produit exclusivement dans l’Oltrepò Pavese près de Broni par le Commendatore Lino Maga et son fils sur son vignoble.

 

C'est environ 10 000 bouteilles par an.

 

C’est un vin est fait à partir de 50% de Croatina, 30% de raisins rares et 20% d’Ughetta

 

C’est une marque enregistrée Barbacarlo.

 

Horreur, malheur, me direz-vous : une marque !

 

Pas si vite mes cocos, rien à voir le Cadet de Mouton, ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas du triomphe d’un mercanti contre la tradition mais le contraire : Lino Maga est une sorte d’irréductible gaulois qui a résisté à la facilité des faiseurs de raisins industriels.

 

Ça c’est un truc qui va plaire aux Tronches de Vin, sans doute un peu moins à leur préfacier révolté du ciné.

 

Je m’explique : l’Oltrepò Pavese est le premier producteur de Pinot Noir au niveau italien, plus de 3000 hectares et ce depuis longtemps: plus de 150 ans. La présence de Pinot Noir en Oltrepò est due au comte Carlo Giorgi des Vistarino qui, à partir de 1860 a facilité son implantation. Dès le début, la production fut orientée vers l'utilisation des raisins Pinot noir pour les mousseux. Ils prenaient la route du Piémont. Mais bientôt avec ce Pinot noir on a commencé à faire du vin en rouge, aux côtés des nombreuses variétés autochtones 225 variétés de raisins.

 

Confusion donc, car l’Oltrepò Pavese signifiait Barbacarlo traditionnel.

 

C’est dans ce contexte que Lino Maga a entreprit de défendre son Barbacarlo traditionnel en revendiquant un droit d'aînesse, contre les puissances qui avaient appauvri la désignation historique locale.

 

Au-delà des Alpes comme ici le coup de la dilution chère à nos nouveaux défendeurs des AOC à la mode de tout le monde il est content d’en décrocher une nouvelle du grand sac de l’INAO.

 

La pugnacité et la ténacité du Commendatore Lino Maga, après 23 années de procédure, lui ont permis de s’approprier la dénomination Barbacarlo pour préserver son authenticité. Ce qui aurait pu être une DOC est devenu une marque. C’était malheureusement le prix à payer pour éviter la mainmise sur la dénomination Barbacarlo de grandes sociétés acheteuses de raisins.

 

Lino Maga est un personnage, une forte personnalité, passionnée, authentique, qui parle vrai, sans détours ni emphase. Il a un petit côté Hubert de Montille, une forme de noblesse à l’ancienne, accrochée à ses valeurs et à la tradition. Pour ceux qui le connaissent Lino Maga est « un grande vino contadino » (cf. extrait d’un article en italien ci-dessous)

Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »
Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »

Tout ça et bel et beau me direz-vous mais ce Barbacarlo 1996 quand l’as-tu bu espèce de bavassou ?

 

Pas tout seul bien sûr, bu le jour de du Jour des femmes lors de mon traditionnel dîner de filles : 6 !

 

Florence a dit : Le Barbacarlo me fait penser à certains hommes :

 

- le premier contact est viril et un peu flambeur (avec les arômes de fruits mûrs et des touches animales)

 

- puis quand on approche (on goûte) il est surprenant avec son coté frizzante qui donne une impression de fragilité et de naturel

 

- on découvre ensuite qu'il est plutôt fin et délicat

 

- et là il se boit tout seul !

 

Marie a dit : ce Barbacarlo c’est, soit une autruche, différent, grand, puissant mais pas capable de s’envoler ou comme une crème de cassis après une prise de mousse surprise.

 

Claire fut la plus prolixe et la plus enthousiaste mais je n’étais pas en mesure de prendre des notes.

 

Émilie fut concise : comme ouvrir une boîte en thuya d’Essaouira… réminiscence d’enfance..;

 

Gaëlle resta sur l’Aventin et Daniela l’italienne s’abstint…

 

Quant à votre serviteur selon une tradition bien établie : il but à la fois les paroles des filles et le nectar inclassable du Commendatore Lino Maga mais ne prit pas part au débat vu sa position ultra-minoritaire.

Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »

Pour clore cette chronique sachez que « Le nom Oltrepò se compose de oltre, en signifiant outre ou au-delà, et pò, qui désigne le fleuve Pô, d’où au-delà du Pô.

 

Le territoire a la forme d’un triangle dont la base, côté nord, est limitée par le lit du fleuve Pô qui en fait la partie de plaine. Les deux côtés descendent vers le sud où ils rencontrent les premières collines de l’Apennin ligure et former la pointe entourée des sommets, dont le plus élevé de la province de Pavie, le mont Lesima (1724m), puis le mont Chiappo (1700 m), la cime de la Colletta (1494 m) et le mont Penice (1460 m).

 

La limite occidentale est formée par le val Staffora et la partie orientale par le val Tidone ; ce sont ses deux principales vallées qui encadrent plusieurs autres petites vallées et reliefs montagneux. L’hydrologie est assurée par le fleuve Staffora et sont affluent le torrent Ardivestra, la Versa, la partie avale du fleuve Tidone et une partie du lac de Trebecco.

 

Les centres principaux sont : Voghera, Casteggio, Broni, Stradella, Varzi.

Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »
Le droit d’aînesse du Barbacarlo vin « unique » du Commendatore Lino Maga à Broni province de Pavie…« un grande vino contadino »

“Maga Lino, il commendator Maga Lino. Ci troviamo a Broni, in provincia di Pavia, nel cuore dell’Oltrepò vitivinicolo. Lui è il discendente diretto di una famiglia di agricoltori, coltivatori di vigna sulla collina di Barbacarlo a partire dal 1860. Che poi, ‘sto nome, Barbacarlo, nulla ha a che vedere con toponimi o compagnie cantanti, macché: solo il tributo al vecchio zio Carlo (“barba”, in dialetto pavese, sta per “zio”), fra gli iniziatori della saga familiare. Da allora vigna e uve son sempre le stesse: la vigna è struggente, alcune sue parti accolgono ceppi molto vecchi; ti colpisce per l’eroica vertiginosa pendenza e per l’esposizione propizia, che guarda a sud ovest. Quanto alle uve, trattasi di croatina in maggior misura, a gettare le fondamenta strutturali, ughetta e uva rara a connotarne gli aromi. Più un goccio di barbera a conforto. La vinificazione avviene in botti di rovere vecchie e vecchissime (ognuna delle quali dedicata a una persona cara), senza controllo della temperatura, e dura assai poco, per arrivare a svinare e imbottigliare nella primavera successiva alla vendemmia, seguendo i suggerimenti della luna. “Il vino deve maturare in bottiglia, non in legno”- questo il diktat di casa Maga. E l’imbottigliamento può portare con se la naturale conseguenza di una rifermentazione in bottiglia, visto che in quel periodo evolutivo il vino potrebbe non averla ancora completamente svolta. Da qui la speciale “venatura” carbonica -a volte carezzevole, altre volte più indomita e affilata- e la mutevole dolcezza che da sempre caratterizzano questa etichetta. Assieme alla sontuosa avvolgenza del frutto di mora e mirtillo e alla fremente acidità, dote salvifica per alimentarne la proverbiale “vocazione da maratoneta”. E a una tannicità salata e profonda, che ne caratterizza l’eloquio in gioventù ma che lentamente si stempera negli anni, fondendosi mirabilmente al corpus del frutto. E alle ghiaie tufacee di quel vigneto pendente che si riflettono nel timbro minerale, nettissimo, che ti inchioda all’ascolto nella persistenza.

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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 00:09
Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

Si j’ai convoqué Bourvil pour le titre c’est pour la bonne et simple raison que je ne savais pas par quel bout commencer cette chronique dont l’origine puise sa source dans un sublime dessert, baptisé AGRUMES, de la Chef Pâtissière du restaurant Les Climats Ji Sun SUNG.

 

Depuis la salade de fruits de ma mère, dessert lui aussi chanté par Bourvil : Salade de fruits, jolie, jolie, jolie/Tu plais à mon père, tu plais à ma mère… et l’orange de Noël les agrumes semblaient bannis des tables.

 

Et puis voilà que, petit à petit, la jeune génération de chefs remet au goût du jour les agrumes, sous une forme simple au Yard, plus élaborée aux Climats.

 

Le dessert imaginé par Ji Sun SUNG redonne envie de prendre un dessert et, si je puis l’écrire ainsi, sa belle vivacité et son aérienne sucrosité permettent d’atterrir en douceur, de clore le repas en toute fraîcheur. Ce retour de la simplicité, qui n’exclut ni le raffinement, ni la recherche d’accords subtils, donne au dessert un nouvel élan en l’éloignant d’une forme d’excès, de préciosité.

Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

 

Du fruit, du fruit, du fruit… rien que du fruit… et comme aux Climats je ne fais pas que manger, je bois aussi, avec Franck-Emmanuel Mondésir (nom prédestiné) le sommelier, je suis comblé : il me déniaise en me guidant pas à pas dans la subtilité des nectars bourguignons.

Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG
Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG
Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

Et comme le chef Julien Boscus se met en 4 rien que pour moi : ses morilles fraîches au Viré-Clessé vendange levroutée accompagnée de copeaux de jambon de porc noir de Gascogne étaient de vraies merveilles et son bar de petit bateau subtilement cuit avec sa poêlée d’encornets au piment d’Espelette ne pouvait qu’être cher à mon cœur de grand amateur de poisson.

Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG
Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

Ce soir-là j’ai pu, entouré de l’attention du personnel de la salle des Climats, j’ai pu en toute sérénité explorer les tourments de l’âme humaine.

 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous livrer le produit de mon jus de tête mais simplement chroniquer sur les agrumes.

 

  • Étymologie : emprunté à l’italien agrume, venant lui-même du latin médiéval acrumen (« substance de saveur aigre »), attesté au XIe siècle.

  • Botanique : arbuste fruitier tel que l’oranger ou le citronnier, de la famille des rutacées. La famille des agrumes se décompose en trois genres : les Citrus, les Poncirus et les Fortunellas. La grande majorité d’entre eux appartiennent au genre Citrus.

Genre Citrus : Bigaradier, Bergamotier, Cédratier, Citronnier, Limettier, Clémentinier, Combava, Mandarinier, Oranger, pamplemoussier, Pomelo.

 

Genre Fortunella : Kumquat.

 

Genre Poncirus : Poncirus.

 

  • Conte, légende... La vie du plus vieil oranger de France aurait débutée en Espagne en 1421, sous le règne de la reine de Navarre.

 

Elle aurait semé dans un pot cinq pépins d’une Bigarade au goût savoureux.

 

En 1499, son arrière-petite-fille, envoya le pot contenant les cinq orangers à sa cousine Anne de Bretagne, lors de son mariage avec Louis XII. Les pieds s’étant soudés en se greffant par approche, l’oranger à cinq branches passa entre les mains du connétable de Bourbon, de Charles-Quint, de François 1er, puis de Louis XVI qui le fit transporter dans l’orangerie du château de Versailles en 1687 avant même la fin des travaux.

 

Le vieil arbre est depuis cette date à Versailles, il fait maintenant plus de 7 mètres de haut. Son tronc très court se divise en cinq grosses branches charpentières qui correspondent aux cinq pépins plantés par la reine à Pampelune en 1421.

 

  • Économie : les agrumes représentent la première production fruitière mondiale.

Les agrumes sont essentiellement cultivés pour leurs fruits destinés à la consommation en frais ou à la transformation : extraction du jus principalement (oranges, pomelos, mandarines, citrons). On peut également élaborer des confitures ou des fruits confits à partir des fruits. Les fleurs et feuilles des variétés les plus aromatiques (bigaradiers à fleurs, bergamotiers, citronniers…) sont distillées et les huiles essentielles utilisées par l’industrie de la parfumerie. Les tourteaux, sous-produits de la transformation, peuvent être utilisés en alimentation animale.

Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

L'orange est le fruit le plus cultivé au monde.

 

On récolte les oranges de novembre à juin.

 

Les 2 pays au monde qui produisent le plus d'oranges douces sont:

 

1. le Brésil (29% de la production mondiale)

 

2. les Etats-Unis (18% de la production mondiale) la Floride, le Texas et la Californie

 

En Europe, l'Espagne est le plus gros producteur d'oranges.

 

  • l'orange navel : peau est épaisse, rugueuse et facile à enlever. Sa pulpe juteuse et sucrée est très savoureuse et presque toujours sans pépins.

  • l'orange de Valence : pulpe très juteuse et acidulée contient peu ou pas de pépins. C'est une bonne orange pour faire du jus d'orange.

  • l'orange amère : « la bigarade » ou « orange de Séville ». Elle a une peau épaisse et rugueuse, teintée de vert ou de jaune. Elle sert surtout à faire de la confiture. De ses fleurs, on extrait l'eau de fleur d'oranger qui sert à aromatiser les pâtisseries.

  • l'orange sanguine : la pulpe de cette orange est rouge. L'orange sanguine est surtout cultivée en Espagne, en Italie et en Afrique du Nord. Sa pulpe est sucrée, juteuse et très parfumée.

  • l'orange maltaise demi-sanguine est une variété d'orange douce et semi-sanguine cultivée en Tunisie, sur la péninsule du cap Bon
Un oranger sur le sol irlandais, on ne le verra jamais… Un jour de neige embaumé de lilas, jamais on ne le verra sauf aux Climats : sublime AGRUMES de Ji Sun SUNG

Origine

 

La culture de l’oranger est très ancienne, elle se confond avec l’histoire de la Chine d’où il est originaire. Au cours du premier millénaire avant notre ère, l’oranger se propage très vite à l’ensemble des pays du Sud-Est asiatique, puis arrive en Méditerranée au VIIe siècle.

 

Les oranges amères, encore appelées bigarades, arrivent en Europe à partir du Xe siècle, époque des croisades. Mais l’orange douce telle que nous la connaissons ne fera son apparition qu’au cours du XVe siècle lorsque des navigateurs portugais la découvrent en Chine. Par sa douceur, elle évince très vite l’orange amère.

 

Une fois implanté dans le bassin méditerranéen, l’oranger est diffusé à travers le monde par les Européens, Amérique du Nord et du Sud au XVIe siècle, Afrique du Sud au XVIIe et Australie au XVIIIe.

 

« Gallesio s’arrête à l’idée que l’orange douce a été introduite en Europe vers le commencement du XVe siècle ; mais Targioni cite, d’après Valeriani, un statut de Fermo, du XIVe siècle, dans lequel il est question de cédrats, oranges douces, etc., et les renseignements recueillis récemment sur l’introduction en Espagne et dans le Portugal par M.Goeze, d’après d’anciens auteurs, concordent avec cette même date. Il me paraît donc probable que les oranges reçues plus tard de Chine, par les Portugais, étaient seulement meilleures que celles connues auparavant en Europe, et que les noms vulgaires d’oranges de Portugal et de Lisbonne sont dus à cette circonstance. »

de Candolle origine des plantes cultivées

 

Atouts nutritionnels

 

« L’orange, disponible pendant de nombreux mois (et en particulier durant l’hiver) peut être considérée comme le fruit de base pour assurer un apport optimal de vitamine C : une orange moyenne permet de couvrir pratiquement l’apport quotidien recommandé ! Elle constitue ainsi une aide précieuse dans la lutte contre les agressions et la fatigue. Elle fournit, par ailleurs, des quantités intéressantes de minéraux variés (notamment de calcium, facilement utilisable par l’organisme, de potassium et de magnésium), ainsi que des fibres bien tolérées. Et tout ceci pour un apport énergétique modéré : 45 kcal aux 100 g. »

 

Tous les matins je bois un jus d’agrumes frais : oranges sanguines et maltaises + pamplemousse + citron… jamais de jus de fruits en bouteille.

 

Je mange des oranges de table et des mandarines que j’achète à terroir d’origine et qui provienne de Sicile.

 

J’adore la confiture d’oranges amères que j’achète chez les bonnes sœurs.

 

La production mondiale de jus d'orange

 

Le jus d'orange est une industrie agro-alimentaire importante, avec une production mondiale de plus de 55 millions de tonnes par an.

 

Au plan mondial, l'industrie du jus d'orange est nettement dominée par le Brésil, et notamment par l'Etat de Sao Paulo: près de 600 000 tonnes de jus d'orange concentré et congelé sont exportées chaque année du Brésil vers l'Europe, et près de 500 000 tonnes vers les USA.

 

Les USA sont également un producteur important (essentiellement pour leur marché intérieur), en Floride et en Californie.

 

Les oranges sont produites an Brésil, le jus est extrait, puis l'eau présente est évaporée avec des bains-marie. On consomme donc beaucoup d'eau pour faire évaporer l'eau présente dans le jus, afin de le concentrer (à 8% de sa masse), pour diminuer le volume à transporter. Une fois concentré, le jus est congelé à - 18°C, puis transporté par cargo en Europe (ou aux USA). Une fois sur place, le jus d'orange est à nouveau dilué pour la consommation.

 

La consommation mondiale de jus d'orange

 

La consommation annuelle moyenne d'un consommateur allemand, soit 21 litres de jus d'orange par personne et par année.

 

Selon une étude menée par Suren Erkman, il faudrait utiliser toutes les surfaces de 3 planètes Terre pour produire le jus d'orange pour tous les humains s'ils en buvaient autant que les Allemands.

 

En 2009 en France, la consommation de jus de fruits et de nectars représentait 1,6 milliard de litres. Le jus d'orange reste le jus de fruits préféré des Français, avec 48,2 % de part de marché, en volume, en 2008.

 

La consommation annuelle de jus de fruits des Français a été multipliée par 8,6 en 30 ans (de 2,9 litres en 1980 à 25 litres en 2008) selon Unijus (Union nationale interprofessionnelle des jus de fruits).

 

En 1996, on consommait plus de 13 milliards de litres de jus d'orange dans le monde, dont les trois quarts à partir de concentré, pour une valeur globale frôlant 15 milliards d'EUROS.

 

Mais même s'il demeure le jus de fruits le plus consommé en France, les ventes en volume de jus d'orange ont baissé au profit des multifruits et des fruits rouges. Selon Unijus, les deuxièmes types de jus de fruits préférés des Français après le jus d'orange sont les jus composés (18,2 %), suivis des jus vitaminés (10,6 %).

 

Ce sont les hypermarchés et supermarchés qui contribuent à l'augmentation importante de la consommation de jus de fruits des Français en trente ans. Dans ces circuits de distribution, le chiffre d'affaires des jus de fruits a cru de 16 % entre 2006 et 2008.

 

Apparition des smoothies en 2005 : les smoothies, mélanges de fruits mixés, connaissent un succès croissant, avec une part de marché qui est passée de 0,1 % en 2006 à 11 % en 2008

 

Ce que représente un litre de jus d'orange

 

Pour obtenir une tonne de jus il faudra donc au total 24 tonnes d’eau et 100 kilos de pétrole. Pour le jus de Floride, le bilan est encore moins bon car pour 1 litre il faut une tonne d’eau et l’équivalent de 2 kilos de pétrole.

 

Pour le traitement des oranges, il faut une quantité de 22 verres d’eau.

 

Pour le transport et la conservation de ce verre de jus d’orange, il faut ajouter l’équivalent de 2 verres de combustibles (électricité, fioul, …)

 

80% du jus d’orange englouti par les Européens provient du Brésil et parcourt donc un trajet 12000 kilomètres avant d’arriver sur les étagères de la GD.

 

Source : Planétoscope

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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 00:09
Aquarelle dans les vignes « Les Loups » G.Adam 1892 un peintre au chapeau noir sous une ombrelle blanche…

Est-ce un autoportrait ?

 

Oui sans doute, on imagine mal que G.Adam ait peint l’un de ses confrères en train de peindre assis sur un pliant au bord de ce chemin bordé de vignes.

 

Qui est G.Adam ?

 

Je ne sais, sans doute un peintre amateur non répertorié. Si par le plus grand des hasards l’une ou l’un de vous le sait, dites-le nous !

 

Aquarelle :

 

Étymologie fin XVIIIe siècle : calque de l’italien acquarello, dérivé de acqua « eau ».

 

  • Peinture délayée à l'eau, légère, transparente, appliquée le plus souvent sur du papier blanc.
  • Œuvre obtenue à l'aide d'une telle peinture. (L'aquarelle apparaît, en Europe, au XVe s., et devient un genre autonome vers la seconde moitié du XVIIIe s.)

 

Nom de la parcelle : « Les Loups »

 

Sans doute est-ce là l’indice le plus sûr pour tenter de situer ces vignes.

J’attends vos réponses

 

1892

 

11 janvier : instauration du tarif protectionniste Méline. Les accords douanier antérieurs sont dénoncés et remplacés par des conventions bilatérales. Les droits d’entrée sont augmentés d’environ 40 %. Les droits de douanes passent de 8,2 à 11,4 % en moyenne et de 3,3 à 21,3 % sur les produits agricoles.

 

11 juillet : l'anarchiste Ravachol est guillotiné.

 

16 août : début de la grève des mineurs de Carmaux, défendus à l'assemblée nationale par Jean Jaurès, elle durera jusqu’au 3 novembre.

 

21 novembre : scandale de Panama dénoncé par l’antisémite Édouard Drumont. Il met en cause une centaine de parlementaires qui ont reçu en 1888 de l’argent pour faire passer à la Chambre le vote d’un emprunt destiné à renflouer la Compagnie de Panama. Progrès de l’antisémitisme en France.

 

Notre petite promenade dans le temps est terminée, sait-on jamais peut-être allons-nous retrouver grâce à ses descendants qui était G.Adam ? Grâce à votre perspicacité sans doute allons-nous géolocaliser la parcelle « Les Loups » et faire ainsi la démonstration que la Toile est un lieu où il est possible de recréer des liens.

 

Bonne journée et si vous m’appelez sur mon téléphone ne vous étonnez pas d’entendre mon répondeur indiquer que je suis dans les vignes : j’y passe ma vie !

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 00:09
Le quart d’heure d’avance des blogueurs : nous humons les tendances bien avant les magazines papier glacé type Régal

Mon titre fait référence au fameux quart d’heure d’avance de Carrefour qui, de l’aveu même de Lars Olofsson son PDG aujourd’hui débarqué, s’était transformé en quart de retard. Viré pour avoir sur internet aussi, perdu son quart d’heure d’avance. « Carrefour a certes confié la gestion de ses rayons non alimentaire au spécialiste Pixmania mais Casino a une longueur d’avance avec sa filiale C Discount, numéro un du marché. »

 

Exposé des faits :

 

1er acte : Le 2 juin 2013 je publie une chronique « Comme y fait un temps de pique-nique alors je ne sors jamais sans mon pot cornichons bas-bourguignons 100% bio dans ma musette et mon kil de Callcut » 

 

J’écrivais : « … face aux envahisseurs Indiens (voir plus loin)  se dressèrent les cornichons français introuvables du Guillaume Nicolas-Brion, qui se shoote au Morgon. Notre naturiste patenté, dans un papier engagé, promouvait « Le cornichon made in France contre la « mondiabanalisation » de chez Martin-Pourret d’Orléans le vinaigrier (n'y voyez aucune allusion en rapport avec notre Nicolas-Brion)

 

Appâté, le Taulier se précipitait pour acquérir ces cucurbitacées françaises, mais après avoir erré entre les rayons de GE du BM n’en n’avions point trouvé mais il lui en fallait bien plus pour le décourager. Il remit donc l’ouvrage sur le métier lors d’un nouveau passage et, immense bonheur, avec sa sagacité habituelle, tout en bas du rayon son œil de lynx repéra un petit bocal de cornichons dont l’étiquette verte arborait un fin liseré tricolore. Mais ce n’était pas tout, ces cornichons « aigre doux » bas-Bourguignons, originaires de Chemilly-sur-Yonne s’affichaient cultivés  sans herbicides, sans insecticides et ramassés à la main. »

 

Pour lire la chronique c’est ICI

 

2ième acte : Régal de mars-avril 2015 « Le cornichon français reprend du piquant » par Françoise Dabadie

 

« La cucurbitacée tricolore a bien failli disparaître face à la concurrence indienne. Grâce à un producteur qui  a fait des émules, elle relève la tête sans mollir » proclame-t-elle fièrement !

 

Sans trop ironiser je ferais remarquer : « vous avez mis le temps pour dégainer, deux ans ça fait un chouïa ouvrier de la 25ième heure.

 

3ième acte : lecture comparative entre ma chronique et l’article de Régal…

 

Si vous avez pris la peine de me lire vous saurez à peu près tout sur le cornichon, même le prix du bocal de la cucurbitacée tricolore.

 

Le petit plus de Régal :

 

  • Jamais avec les doigts « Utilisez une pince en bois pour saisir vos cornichons. Ne les attrapez pas avec les doigts sinon le vinaigre se couvre de fleurs. Et bannissez la fourchette qui le fait tourner. » conseil de Florent Jeannequin.

  • La marque « maison Marc » de Florent Jeannequin est servie sur la table de l’Elysée.

  • La consommation française de cornichons 25000 tonnes soit 400g/habitant.

  • La récolte n’est pas mécanisable « il faut cueillir les fruits sous la plante et les casser net à la base du pédoncule. Par temps humide, la fleur se détache mal du cornichon. » Florent Jeanneret.

  • La production des Jeannequin père&fils de 90 à 200 tonnes/an (la culture est très sensible aux écarts de température)
  •  

CONCLUSION : les blogueurs sont des défricheurs de tendance lorsqu’ils ne sont pas inféodés à ceux qui sont payés pour leur faire cracher de la copie pour le compte de leurs clients. Si la presse écrite était un peu plus attentive, moins hautaine, elle ferait son miel de nos découvertes mais elle applique un chacun chez soi et les vaches seront bien gardées d’un autre temps.

Le quart d’heure d’avance des blogueurs : nous humons les tendances bien avant les magazines papier glacé type Régal
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 13:36
Tempête dans un verre de sauternes à l’eau de Perrier : un remake moderne d’une pratique de  Philippe de Rothschild qui mettait en furie Bertrand de Lur Saluces

La Toile est un lieu merveilleux où, au hasard d’une lecture vous découvrez un lien sur l’un des grands sujets qui agitent notre bas monde mondialisé sous la plume d’un roi du name dropping, l’énumération de ses chers amis, j’en ai compté 9 : Xavier Planty Château Guiraud, Denis Dubourdieu château Doisy-Daëne, Magrez à Clos Haut-Peyraguey, Denz à Lafaurie-Peyraguey, Paul-Henry de Bournazel Château de Malle, Bérénice Lurton à Climens, Alexandre de Lur-Saluces à Fargues, Pierre Lurton à Yquem Alain Déjean et son merveilleux rousset-peyraguey, qui se sent soudain zadiste face à l’affront fait au sauternes « le plus raffiné, le plus compliqué, transformé en ingrédient de «mixologie» (encore un joli néologisme, tiens). Cette manière unique de toujours prendre le consommateur pour un demeuré. » En clair, une « idée monstrueuse : mettre du Perrier dans mon sauternes. »

 

Pauvre chou, comme je le plains !

 

L’échange entre le susdit et Florence Cathiard vaut aussi le détour.

 

La transgression papa ça ne se commande pas !

 

Ce petit courroux m’en a rappelé un autre d’un tout autre niveau, celui du marquis Bertrand de Lur Saluces à l’endroit du baron Philippe de Rothschild.

 

Je l’avais conté dans une chronique du septembre 2010 : Déjeuner de courtiers chez le baron Philippe, « je souhaite qu’il soit étouffé par les serpents, piétiné par les éléphants et dévoré par les tigres ! » 

 

« Le dessert était une tarte aux pommes maison, légèrement caramélisée. Le maître d’hôtel servit des petits verres emplis d’un liquide topaze. On aurait dit une liqueur. Édouard Minton connaissait la marotte de son hôte pour l’avoir expérimentée. Le baron affectionnait de faire mettre une bouteille d’Yquem, débouchée er placée debout, dans le compartiment à congélation du réfrigérateur. En trois heures de temps, le vin se dissociait, son eau devenant glace tandis que l’alcool et l’essentiel des autres principes restaient à l’état liquide. Cette concentration par le froid produisait un extrait qui était versé à chacun en faible quantité, pour une qualité très particulière. Lorsqu’il avait appris le traitement infligé à son cru, le marquis Bertrand de Lur Saluces était entré dans une colère monstre. Les deux seigneurs des vignes se détestaient de tout cœur. Mis à part l’originalité du sous-produit d’Yquem ainsi obtenu, Philippe de Rothschild jubilait à l’idée que le marquis eût immanquablement vent de cette pratique et qu’il en éprouvât quelque furie. »

 

Le retour à l’envoyeur de Bertrand de Lur Saluces : apprenant le prochain voyage en Inde de son ennemi intime Bertrand de Lur Saluces déclara sur un ton calme et féroce : « Ah ! En Inde ? Eh bien, je souhaite qu’il soit étouffé par les serpents, piétiné par les éléphants et dévoré par les tigres ! »

 

Autre temps autre mœurs, sans doute serait-il plus utile de se poser la question de la chaptalisation des sauternes, mais cela n’intéresserait que le populo qui l’achète chez Métro pour le revendre aux gogos !

 

Sur la photo  Robert Mondavi et le baron Philippe dans les vignes...

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 00:09
Histoire d’ELLE

Ce matin échappée belle pour elles ce féminin pluriel… Elles de tous les jours, elles qui riment avec amour, elles à qui je ne sais qui ne leur a accordé qu’un seul jour…

 

Pour elles, pour elle, j’ai brodé ou plus simplement assemblé, comme ma couturière de mère, des mots, pour un petit patchwork léger et sans prétention.

 

 

Histoire d’ELLE

Elle disait s’appeler mademoiselle

 

Elle

 

Elle logeait au rez-de-chaussée

 

Sans eau, sans gaz, ni électricité

 

Au cinq bis de la rue de la Grange aux belles

 

Elle vivait de bric et de broc

 

Comme coloc

 

Dans un bric à brac

 

Tel le fond de son sac

 

De fille de la nuit

 

Elle riait

 

Elle chantait

 

Elle dansait

 

Elle lisait

 

Elle  rêvait

 

Elle marchait

 

Et puis

 

Elle pleurait

 

Sans rime ni raison

 

Ou pour un garçon

 

Ou une fille

 

Elle disait L

 

Sonne comme fidèle

 

Ou infidèle

 

Mais aussi comme aile

 

Ou la marelle

 

1-2-3 le ciel

 

Elle prenait le métro à sept heures

 

Du matin

 

Le soir elle achetait des fleurs

 

Du jardin

 

Elle picorait

 

Butinait

 

Elle émargeait pour un petit salaire

 

Dans un fonds de pension

 

Rue de la Convention

 

Elle écrivait sur un petit carnet

 

Tout

 

Ou presque tout

 

Des riens

 

Le matin

 

Le soir

 

A plus soif sur le comptoir

 

Des miettes de vie

 

De la vie que l'on vit

 

Elle c’est elle

 

Celle

 

Croisée sur un quai

 

Je ne sais

 

Lequel

 

Ou sur une passerelle

 

Tout au bout de la terre

 

Mystère !

 

A Tumai, au Kenya, les femmes ont choisi de vivre entre elles. Depuis 2001, elles s’attachent à construire une vraie démocratie participative, 100 % féminine. Pour avoir la paix, loin des lourdeurs machistes du pays.
Photos de Nadia Ferroukhi,

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 00:09
1972 l’Anti-OEdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, 2015 l’Anti-Œnologique d’Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion « Ça chie, ça baise »

Il y a quelques jours je suis tombé sur cette annonce : « Ce vendredi 27 Février 2015, Caroline Deschamps vous présente le monde du vin et de l’œnologie online. Avec plus de 400 blogs francophones sur les vins et des milliers de posts sur les réseaux sociaux, l’émission « La politique c’est net » se penche sur le thème du vin sur internet.

 

Comme la cuisine, le vin, ses professionnels et ses amateurs investissent à plein le web et les réseaux. Au programme de l’émission « La politique c’est net »,  l’œnologie online avec 2 blogueurs invités spécialistes du vin sur internet !

 

- Ophélie NEIMAN, Journaliste et blogueuse (« Miss Glouglou » sur Lemonde.fr)

- Antonin IOMMI-AMUNATEGUI, Auteur et blogueur (« No Wine is Innocent » sur Rue 89)

 

Et l’Antonin n’a rien dit, et pourtant l’œnologie c’est de la chimie, le DNO vient en droite ligne de la Faculté de Pharmacie.

 

Le vin nature c’est l’Anti-Œnologique

 

Reste à écrire le pendant de L'Anti-Œdipe de Gilles Deleuze et de Félix Guattari : libérer les flux du désir livre symbole de l'après-68.

 

 

* Du même tonneau percé : Œnologie: trois stages pour devenir un expert en vin par Nicolas Alamone publié le 03/03/2015 à  09:36

 

Pour devenir incollable en vin et épater votre entourage, la meilleure solution est de multiplier les dégustations et les stages d'œnologie. Nous vous présentons nos trois cours favoris. 

1972 l’Anti-OEdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, 2015 l’Anti-Œnologique d’Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion « Ça chie, ça baise »

L'Anti-Œdipe est un ouvrage iconoclaste « En 1969, Gilles Deleuze le philosophe rencontre Félix Guattari le psychanalyste. Trois ans plus tard, ils publient L'Anti-œdipe, un livre étrange écrit à quatre mains. Premier fruit d'une collaboration atypique, L'Anti-Œdipe est un ovni dans le ciel philosophique. Par son style déjà : grossier, diront certains, en tout cas ébouriffant et bien loin du lourd esprit de sérieux qui pèse sur la production philosophique universitaire. « Ça chie, ça baise », lit-on dès la troisième ligne. Par ses idées surtout : L'Anti-œdipe constitue une manière révolutionnaire de penser le désir. Ah ! Cela sent mai 1968, rétorquera-t-on. Sans nul doute. Et même l'échec de mai 68 : porté par le souffle de cette folle équipée et par une soif inextinguible de liberté, L'Anti-œdipe cherche aussi à comprendre ce qui n'a pas marché... »

 

« Le désir n'est donc pas intérieur à un sujet, pas plus qu'il ne tend vers un objet : il est strictement immanent à un plan auquel il ne préexiste pas, à un plan qu'il faut construire, où des particules s'émettent, des flux se conjuguent. Il n'y a désir que pour autant qu'il y a déploiement d'un tel champ, propagation de tels flux, émission de telles particules… » 

1972 l’Anti-OEdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, 2015 l’Anti-Œnologique d’Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion « Ça chie, ça baise »

Vignerons de vins naturels : rebelles !

 

Nossiter parle « de douce révolte contre une société en panne d’éthique (…) de la révolution spontanée de ces paysans, néo-paysans et anciens agitateurs (ou conformistes !) ayant fui la vie urbaine, a réussi en une décennie à accomplir tant de choses dont nous rêvons tous… »

 

Pas très bandant tout ça Antonin !

 

« En vérité, la sexualité est partout : dans la manière dont un bureaucrate caresse ses dossiers, dont un juge rend la justice, dont un homme d'affaires fait couler l'argent, dont la bourgeoisie encule le prolétariat, etc. »

 

Les vins qui ont de la gueule ont besoin de quelqu’un qui gueule !

 

Pas de petits débats gentillets sur la chaîne du Sénat. Le Sénat, Antonin, cénacle des amortis, réceptacle des assoupis, symbole de la débâcle des notables buveurs d’étiquettes sulfités…

 

Franchement ça faisait très promotion du tome 2 des Tronches de Vin

1972 l’Anti-OEdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, 2015 l’Anti-Œnologique d’Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion « Ça chie, ça baise »

L’heure est à passer à la vitesse supérieure, la levée en masse, Valmy… hier Charles-François Dumouriez et François-Christophe Kellermann… aujourd’hui Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion

 

« Camarades, voilà le moment de la victoire ; laissons avancer l’ennemi sans tirer un seul coup de fusil, et chargeons-le à la baïonnette. » Kellermann

 

« Tous ceux qui ont été les contemporains de la sortie de L’Anti-Œdipe en 1972 aux Éditions de Minuit s’en souviennent : ce fut un événement. L’un des événements intellectuels et éditoriaux les plus considérables des années 1970. Au point qu’on a pu dire, non sans exagération sans doute, mais cette exagération était portée par l’enthousiasme, qu’il y avait un « avant » et un « après » L’Anti-Œdipe. »

 

Alors les deux Tronches de Vin, AIA et GNB vous savez ce qui vous reste à faire : écrire l’Anti-Œnologique pour qu’on puisse écrire un jour qu’il y avait un « avant » et un « après » l’Anti-Œnologique.

 

Putain ça aurait d’la gueule ! Ça décoifferait l’establishment du vin ! Ça exhalerait le parfum du cul des vaches ! Ça exploserait les snifeurs de sulfites ! Ça mettrait en transes les buveurs d’étiquettes ! Ça me procurerait une jouissance extatique !

 

Vous péteriez tous les scores de vente, passeriez au petit Journal et à ONPC : Amour, gloire et beauté…

1972 l’Anti-OEdipe de Gilles Deleuze et Félix Guattari, 2015 l’Anti-Œnologique d’Antonin Iommi-Amunategui et Guillaume Nicolas-Brion « Ça chie, ça baise »
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 00:09
I have a dream : Mybettane+desseauve déclarait leur flamme aux Tronches de Vin épisode 2

Avant tout il faut que je vous avoue qu’avant de tomber dans les bras de Morphée, et les draps tout court, j’avais glosé et carburé toute la soirée aux old GCC dans le terrier d’altitude de Ménilmontant ; un truc à chambouler tous les codes de la bienséance des dégustateurs ayant pignon sur rue : pensez-donc, introduire dans la cantine d’altitude vouée aux vins nus des châteaux blanchis sous le bois et les dorures c’est un peu comme postuler au Grand Tasting pour faire une Masters Class sur les vins de Gérard Marula ou de Floréal Romero.

 

C’était un rêve genre roman-photo des années 60, déjeuner sur l’herbe avec nappe à carreaux et panier d’osier, cuisses de poulet, bouteilles rafraichies dans le ruisseau, femmes en jupe vichy et débardeur échancré, hommes en futals pat d’eph et sabots suédois, les petits oiseaux chantaient, le soleil brillait, je me régalais en feuilletant ma tablette. Ô grande surprise Mybettane+desseauve déclarait sa flamme aux Tronches de Vin épisode 2. Je me disais que ce brusque retournement de chemise était la conséquence de l’attribution du 7 d’or du meilleur blogueur par l’odieuse RVF au naturiste débridé Antonin Iommi-Amunategui.

 

Et puis patatras, surgissant de nulle part, juché sur son scooter, l’homme préposé aux petites œuvres de la maison en question, mise en plis déstructurée au vent, richelieu lustrées, lançait à la cantonade : « Les tronches de vins, le guide des vins qui puent de la gueule… »

 

J’aurais dû m’en douter, le coup de pied de l’âne, alors toute affaire cessante j’ai relevé le gant pour laver l’insulte faite aux 6 blogueurs du vin « indépendants et réputés », ce n’est pas moi qui l’écrit mais la dame du 4ième, de couverture bien sûr.

 

5 gars et une fille, une saine parité, pas blasés du buccal ni inféodés au grand capital, des manieurs de missile sol-verre comme l’écrit Nossiter le grand révolutionnaire de notre époque post-moderne en mal d’appellations sulfureuses, des alternatifs aux antipodes des « critiques professionnels établis… empêtrés dans des contraintes financières et publicitaires », des tenants de la contre-culture du vin, des picoleurs coudes sur table aussi, « libres, humbles, passionnés et désintéressés » sic le Jonathan, à mon avis d’ex-enfant de chœur bons pour la béatification.

 

Trêve de vannes, j’ouvre les vannes de mon éminente fonction de critique autoproclamé. Qu’ai-je à déclarer sur ce second opus :

 

  1. Y’a mes découvertes à moi : l’Alonso, Alice et Olivier de Moor, Thomas Pico, Philippe Valette, Catherine Bernard, Vincent Caillé, les Puzelat, Sébastien Poly, Gérard Marula… etc. ce qui, vu mon grand âge, est la preuve irréfutable que j’ai piqué du nez, sans le savoir comme Mr Jourdain, dans les vins à poils depuis un petit bout de temps.

​2. Y’a plein de vignerons que je ne connais pas ce qui est la preuve indéniable de l’extrême faiblesse de ma culture naturiste. J’ai décidé de me soigner.

 

3. Que je suis bien incapable de dire qui a écrit sur qui sauf pour Pascal Simonutti car Antonin à l’œil rivé sur Brigitte Lahaie et Jean Van Roy brasserie Cantillon car Patrick lorsqu’il quitte son officine prescrit de la lambic sans ordonnance.

 

4. Que je me suis toujours demandé si un blogueur répondant au doux nom de Nicolas-Brion pouvait avoir une once de crédibilité pour vanter les mérites de vins roturiers produits en infime quantité pour le plus grand plaisir des nez aimant le poulailler.

 

5. Que la vallée de la Loire est le plus grand berceau des belles quilles nues avec comme nounou la belle Eva qui a eu la drôle d’idée de nous quitter pour crécher à Angers la ville du roi René.

 

6. Qu’Olivier habite Pontarlier où je ne suis jamais allé et Philippe la Vendée où j’ai usé mes fonds de culotte d’écolier… Ce qui vous fait une belle jambe mais vous donne une info sur leur terroir d’origine. 

 

7. Que je suis bien emmerdé car mes chers collègues de la presse officielle, ceux qui pratiquent le journalisme de promenade et leurs adorateurs, affublés de pseudo prétentieux ou la con, qui sont venus barbouiller du commentaire culturel chez moi, vont me taxer de copinage.

 

8. Que je vais me racheter de toutes les fautes que j’ai commises aux yeux de la corporation paysanne menée par son héraut bordelais : l’intraitable Bernard Farges de CNAOC&CIVB réunis, en choisissant dans la cuve de mes amis les vins nus : Vincent Ginestet, un nom qui sonne encore aux oreilles des maîtres des Chartrons et du Médoc profond.

 

9. Ce choix, pour ne rien vous cacher, me permet aussi de faire fructifier ma petite entreprise qui ne connaît pas la crise, en vous plaçant 2 chroniques où la parole était donnée à feu Bernard Ginestet.

 

 

« …je préfère me référer aux analyses d’un négociant de la place, fort pertinent et impertinent : feu Bernard Ginestet dans sa Bouillie Bordelaise datée de 1975. En effet, la bonne question est de savoir identifier les causes de ce grand écart, d’oser se demander : ça vient du haut, ça vient du bas avant d’en tirer des conclusions qui se veulent définitives mais qui ont de fortes chances d’être caduques à courte échéance. Le CIVB vient de rendre public, le 19 juillet dernier, son plan « Bordeaux demain » : la reconquête... Je prends le temps de le lire : 120 pages et je me permets de conseiller à mes chers « confrères » de tenter de sortir le nez de leur verre pour nous délivrer leurs commentaires.

 

La plume à Bernard Ginestet, voilà 35 ans déjà... à mon sens un millésime encore plein de fraîcheur et de vigueur, à méditer...

 

« Lorsqu’un homme du cru, Bernard Ginestet, ici d’un grand cru puisque les Ginestet furent les propriétaires du Château Margaux (de 1950 à 1977), après avoir trempé sa plume dans la fameuse « Bouillie Bordelaise » en 1975 se glisse dans la peau du romancier pour brosser le portrait de l’archétype du courtier bordelais du milieu des années 60, c’est l’assurance pour le lecteur de savourer un texte dans lequel la fiction n’est qu’une manière élégante de mettre en scène la réalité. Son héros, « Edouard Minton est l’un des plus illustres représentants de cette caste privilégiée de la bourgeoisie bordelaise, enracinée depuis des siècles dans le quartier qui porte son nom : les Chartrons. » Bernard Ginestet qui fut maire de Margaux de 1973 à 1995, pur médocain, grand dégustateur est décédé le 29 septembre 2001.

 

Revenons à Vincent Ginestet, « … médocain pur fruit ! De ceux qui marchent dans la campagne en levant les yeux au ciel pour observer ce vol d’oiseaux, ou le regard rivé devant ses bottes, afin d’être certain d’identifier les traces de lièvre dans la terre brune. Chasseur, pêcheur sans doute, bon vivant, hâbleur parfois, comme savent l’être les Bordelais certains jours, mais nourri de cette atmosphère propre au Médoc, où la pierre blanche de l’Histoire côtoie les palombières. »

 

I have a dream : Mybettane+desseauve déclarait leur flamme aux Tronches de Vin épisode 2

Château Boston, appellation Margaux, connais pas !

 

Pour cause c’est un château en devenir sis « sur l’un des plus beaux terroirs de Margaux. Un lieu unique, une lentille de graves formée par les dépôts du fleuve ancien. Il faut le parcourir à pied pour se rendre compte que l’endroit est hors du commun. »

 

Vincent Ginestet renoue le fil d’une histoire « en 1826, il (ce terroir) figure au cadastre napoléonien. Douze ans plus tôt, le général Palmer s’était porté acquéreur de ce qui allait devenir un 3e GCC en 1855. Plus tard, en 1938, la crise et la guerre se profilant, accélèrent le destin du secteur, jugé trop éloigné de château Palmer et vendu à un maquignon, qui s’empresse d’arracher les vignes, pour y faire pâturer ses vaches. »

 

C’est dans le début des années 2000 que Vincent Ginestet acquière ce lieu et dès 2002 il le replante, 12 ha, en cabernet et merlot. Pour en savoir plus vous vous rendez ICI  le camarade Philippe vous dira tout sur ce Boston.

 

« Si l'ensemble est planté à 80% de cabernet sauvignon (notons qu'une des plus belles parcelles de Château Margaux, la croupe Campion, ressemble fort à ce terroir de Boston et est aussi planté de ce cépage), les 20% restant le sont de merlot, qui a parfois du mal à trouver sa place dans un terroir si reposé et généreux. Pas de cabernet franc, qui se plaît davantage dans les zones argilo-calcaires, plus proches de la rivière. En moyenne, les rendements ne dépassent pas 40 ou 41 hl/ha. »

 

« Dégustation minimaliste au domaine d'un échantillon du millésime 2012, que Vincent Ginestet considère d'ailleurs peu représentatif (sic!), mais qui propose cependant une belle dynamique. A revoir donc, dans d'autres circonstances peut-être!... »

 

Tronches de Vin le seul guide de vins qui vous propose un château qui n’a pas de vin à vendre c’est un luxe que ne peuvent pas se payer B&D !

 

J’adore !

 

Je plaisante bien sûr j’ai trouvé un site proposant du château Boston OFFRE SPÉCIALE -20% : 23.20€ TTC la bouteille 75CL. (29.00€) Offre valable jusqu’au 30 septembre 2014 inclus, dans la limite des stocks disponibles. 

 

 

I have a dream : Mybettane+desseauve déclarait leur flamme aux Tronches de Vin épisode 2

L’opus de la bande des 6 sera en librairie le 13 mars et aujourd’hui disponible ICI 

 

Après avoir fait ma BA je suis retourné au lit en espérant faire de beau rêves plein de vins nus…

 

Ne cédant pas à la facilité du blogueur obsédé d’au-delà des Pyrénées, qui adore les gros nénés, vous n’aurez pas droit à la poitrine dénudée de Brigitte Lahaie… Prière de s’adresser à Vindicateur !

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