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24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 06:00
Mon tweet de la nuit de Noël

Je déteste les réveillons.

 

J’aime les ânes.

 

Doux et tendre, serein et courtois, organisé et montrant avec ses congénères un sens certain de la convivialité, l'âne est aussi intelligent.

 

J’ai conduit pendant une semaine une ânesse sur le sentier Stevenson dans les Cévennes, elle s’appelait Sarriette. J’étais bien triste lorsque j’ai dû la quitter.

 

 

L’âne n’est pas têtu parce qu'il n'avance plus ou lent parce qu'il est hésitant, son comportement traduit en réalité prudence, attention et circonspection. Sarriette allait à son pas, posant avec précaution ses petits sabots pour nous guider sur des sentiers escarpés, une fin de journée alors que fourbus nous avions hâte de fondre dans le village de la vallée où nous devions faire halte, elle refusa de tirer au droit, et elle avait raison car la prairie était une tourbière, je lui laissai l’initiative, et en des bonds gracieux, elle nous guida à pieds-sec.

 

Intelligence, prudence et personnalité font de l'âne un insoumis, un vrai. Il fait ce qu'on lui demande parce qu'il le veut bien, pour le plaisir de partager, il s'intéresse à ce qu'il fait, il est attentif et prudent, pour lui-même et aussi pour nous.

 

 

Buffon

 

« Pourquoi tant de mépris pour cet animal si bon, si patient, si utile ? Les hommes mépriseraient-ils jusque dans les animaux ceux qui les servent trop bien et à peu de frais ? ...

 

Si l’âne n’avait pas un grand fonds de bonnes qualités, il les perdrait en effet par la manière dont on le traite : il est le jouet, le plastron des rustres, qui le conduisent le bâton à la main, qui le frappent, le surchargent, l’excèdent sans précautions, sans ménagement. On ne fait pas attention que l’âne serait par lui-même, et pour nous, le premier, le plus beau, le mieux fait, le plus distingué des animaux, si dans le monde il n’y avait pas le cheval. Il est le second au lieu d’être le premier et par cela il semble n’être plus rien. C’est la comparaison qui le dégrade : on le regarde, on le juge, non pas en lui-même, mais relativement au cheval ; on oublie qu’il est âne, qu’il a toutes les qualités de sa nature, tous les dons attachés à son espèce ; et on ne pense qu’à la figure et aux qualités du cheval, qui lui manquent, et qu’il ne doit avoir. »

 

Je n’ai jamais cru au Père Noël pour une bonne et simple raison c’est qu’à la maison il était interdit de séjour, nous devions croire au Petit Jésus.

 

Bien sûr, il y avait une crèche à la maison comme dans l’église mais comme j’étais, sous mes airs de petit saint, un apprenti mécréant, je le trouvais un peu cucu la praline le Petit Jésus, rose bonbon, sourire de ravi, alors mon favori c’était l’âne.

 

Dans la crèche familiale, dans le creux de la grotte, formée de papier rocher modelé dans une caisse de carton, je plaçait l’âne, le nôtre comme le bœuf était en position couché, du côté de Saint Joseph car ce pauvre charpentier jouait les utilités, une fois passé les rois mages et la fuite en Egypte, à la trappe le Joseph alors que la Marie y’en a ensuite que pour elle, même une montée au ciel sans ascenseur et des retours inopinés comme à Massabielle devant Bernadette Soubirous.

 

Selon le Protévangile de Jacques, récit qui relate notamment l’enfance de Jésus écrit au IIe siècle, Marie a fait le voyage entre Nazareth et Bethléem sur un âne. Un âne gris commun, qui symbolise la loyauté dans l’Ancien Testament, «fidèle à son maître, alors que le peuple de Dieu ne l’est pas». On prête aussi à cette bête de somme les qualités de douceur, de patience et d’humilité. «La paix aussi, car il s’agit de la monture des patriarches Abraham, Isaac et Jacob», ajoute François-Xavier Nève. Et c’est ce même âne qui aurait permis à la Sainte Famille de fuir la persécution d’Hérode pour rallier l’Egypte, et sur le dos duquel Jésus entra dans Jérusalem le jour des Rameaux. 

 

Bref, ce soir, vu l’ambiance qui règne dans notre vieux pays, j’irai me coucher de bonne heure et je plongerai dans mes rêves d’enfant.

 

Je tweeterai.

 

Heureux d'être ce soir l'âne dans la crèche à Bethléem, ça me va comme un gant, la paille, la paix sur la Terre les étoiles retrouver un cœur d'enfant #Palestine #Noel #Israël #paix #amour #Beauté #fraternité #liberté

 

Les élus qui récupèrent la crèche en la plaçant dans leurs mairies sont minables récupérateurs…

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commentaires

pax 24/12/2018 07:12

De l'autre coté de la France, par cheu nous, idem. De père noël point. Le "Marché de Noël" de Strasbourg qui date 1570 s'appelle le "Chrichkindel märik" Marché du Petit Jésus et du côté lorrain de ma famille c'est le Saint Nicolas qui récompense les petits enfants ou le Père fouettard qui vient les punir. En Australie un lord anglais chasseur qui regrettait l'absence de son gibier favoris les lapins en importa quelques couples. Conséquence, faute de prédateur, une population de 200 000 000 ! Ainsi les ricains venu soutenir la libération de l'Europe du joug nazi menaçant ,nous laissèrent le Père Noël et son image aujourd'hui planétaire à la Coca Cola.
En Angleterre c’est le super chic collège Eton qui constitue la voie royale qui mène à Oxford ou Cambridge. En France ce sont les collèges de la Compagnie de Jésus tel le lycée Saint Louis de Gonzague à Paris (Franklin) et le l’école Sainte-Geneviève (Ginette) qui conduisent à l’Ena. Ce long préambule pour évoquer aussi la crèche, celle ou Joseph conduisit Marie tout en la rassurant le long du chemin : ne t’en fait pas Marie, j’ai réservé l’étable.
Noël Noël ! Il est né le divin enfant ! Et le divin enfant d’ouvrir un œil et vit un âne. Il ouvrit l’autre et vit un bœuf ...il soupira avant de se rendormir : « …Et c’est cela la Compagnie de Jésus… » On comprend que ce diable de garnement s’attacha toute sa vie à bousculer le politiquement correcte.
Tu ne seras pas seul Cher Taulier à bouder ces festivités ! Et si je savais touiter ce serait cette phrase qui m’obsède pendant toute cette période « Paix sur la terre aux hommes de bonnes volonté. *» qui sera chantée dans les offices religieux de ces jours et plus particulièrement lors des messes de minuits d’où les fidèles ressortirons avant d’aller réveillonner religieusement tout en enjambant les SDF jonchant le sol sur le chemin de leurs voitures.
* Pacem in Terris encyclique Saint Jean XXIII

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