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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 06:00
Les grands feudataires des Grands crus du terroir se fédérèrent pour porter leurs « grandes idées » aux abscons de Bruxelles et se heurtèrent à leur plafond de verre.

Je ne comprends pas pourquoi je ne sais quel mauvais esprit me fout ce genre de papier sous le nez. ICI 

 

Va savoir, Charles …

 

Par l’odeur du fromage alléché je clique, je lis et les bras  m’en sont tombés !

 

Est-ce cela le jus de tête de nos grands feudataires des Grands Crus du terroir ?

 

Comme le chantait Antoine leurs idées sont tellement courtes que  je me demande si ce Manifesto n’est pas là, tel un leurre, pour faire un écran de fumée masquant la vacuité d’un rassemblement empruntant le nom du station de sports d’hiver où se rassemblent la fine fleur des boss de l’économie mondialisée.

 

C’est désarmant de naïveté, d’une naïveté que nos enfants n’ont même plus, comment peut-on espérer après cela être crédibles face à la technocratie bruxelloise et, rappelons-le, face à l’organe politique décisionnaire : le Conseil des Ministres.

 

C’est pire que de l’amateurisme, c’est même au-dessous d’une bonne conversation de café de commerce.

 

Un exemple :

 

 « L’Europe doit changer. Cela doit commencer par la fin de la règle la plus stupide de Maastricht : celle de l’unanimité requise dans les votes majeurs ! »

 

Que vient faire le traité de Maastricht dans cette galère ?

 

C’est tout le contraire.

 

L’extension du vote à la majorité qualifiée : Certains Etats membres ont longtemps refusé le passage de l’unanimité à la majorité qualifiée car ils refusaient d’être mis en minorité dans de nombreux domaines. L’Acte unique européen a contribué à lever ce blocage en organisant le passage à la majorité qualifiée pour une grande partie des décisions liées au marché intérieur. Les traités suivants ont poursuivi sur cette voie en augmentant le nombre des politiques pour lesquelles la majorité qualifiée est requise. Toutefois, certains domaines jugés très sensibles restent régis par l’unanimité (comme la fiscalité).

 

Le Conseil vote les projets de textes à la majorité qualifiée. Dans une Union à 28 États membres, l’unanimité devient en effet plus difficile à atteindre et les risques de blocage sont plus importants. Aussi, dans un objectif d’amélioration du processus de prise de décision dans l’UE, le traité de Lisbonne a étendu le vote à la majorité qualifiée à un grand nombre de domaines.

 

Tu parles Charles c’est à de Gaulle qu’on doit le principe du vote à l’unanimité dans une Europe à 6

 

- 25 mars 1957.

 

Les ministres de France, de la RFA, de Belgique, d'Italie, du Luxembourg et des Pays-Bas signaient les textes qui allaient prendre le nom de «traité de Rome». Avec de redoutables zones d'ombre en ce qui concernait les règles de fonctionnement interne du Marché commun ainsi instauré. Les décisions doivent-elles être prises «à l'unanimité» ou à la simple «majorité»? Dans le second cas, un pays membre ayant voté contre une décision sera sommé de l'appliquer, quelle que soit l'importance des conséquences pouvant en découler. Dans le premier cas, «l'unanimité» induit pour chaque pays membre un «droit de veto», c'est-à-dire de refuser toute décision qu'il juge contraire à des intérêts vitaux pour son peuple.

 

- 29 janvier 1966.

 

Adoption, à l'initiative du gouvernement français du général de Gaulle, après la politique de la chaise vide, du «compromis de Luxembourg». Celui-ci est consigné dans un procès-verbal officiel prévoyant que, premier alinéa, «lorsque, dans le cas de décisions susceptibles d'être prises à la majorité sur proposition de la Commission, des intérêts très importants d'un ou plusieurs partenaires sont en jeu, les membres du Conseil s'efforceront, dans un délai raisonnable, d'arriver à des solutions qui pourront être adoptées par tous les membres du Conseil dans le respect de leurs intérêts et de ceux de la Communauté, conformément à l'article 2 du traité».

 

Second alinéa: «En ce qui concerne le paragraphe précédent, la délégation française estime que, lorsqu'il s'agit d'intérêts très importants, la discussion devra se poursuivre jusqu'à ce qu'on soit parvenu à un accord unanime.»

 

- Février 1992.

 

Le traité de Maastricht codifie l'abandon de «l'unanimité» au profit de la «majorité qualifiée». Nous en sommes là aujourd'hui, mais, à l’époque, entendre des chiraquiens, des giscardiens ou certains membres du gouvernement crier à l'union sacrée contre une dérive qu'ils ont appelée de leurs vœux et érigée de toutes pièces... c'était fort de café, disons que c’était pour brosser dans le sens du poils les paysans.

 

Convenez-en, pour des gens qui veulent réformer l’UE, et Dieu sait si elle en a besoin, apporter des idées neuves, c’est une faute technique disqualifiante comme au basket.

 

Le flou c’est du mou.

 

Dans l’univers impitoyable des couloirs de l’Union peuplés de lobbyistes l’amateurisme, même porté dignement par les grands feudataires des Grands Crus de terroir, est mortifère, même s’il est accompagné de belles caisses de nectar béatifié.   

 

Voilà, c’est écrit et qu’on ne vienne pas me dire que j’ai mauvais esprit, je remets les pendules à l’heure et, ce faisant, je permets à tout ce beau monde de ne pas se couvrir de ridicule qui, certes, n’a jamais tué personne.

 

Mourir pour des idées, mais de mort lente chantait Brassens

 

Vaste programme comme disait le Grand Charles !

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7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 06:00
J’ai retrouvé une vieille chronique du 8 décembre 2006 La Nouvelle Ecole Socialiste du couple Dray-Mélenchon, je trouve qu’elle n’a pas pris une ride

Qui se souvient de la " Nouvelle Ecole Socialiste " ?

 

Pas grand monde, et pourtant c'est de ce creuset – qui au temps du fameux congrès de Rennes, se voulait l'aiguillon refondateur de la vraie gauche – que sont issus deux jeunes hommes qui ne s'aiment plus.

 

Lors du grand pugilat de Rennes, où 7 motions s'affrontaient, la leur portait le n°4, et elle avait recueilli un tout petit 1,35% un peu mieux que la Lienemann qui elle avait un zéro avant la virgule : 0,6%.

 

J'y étais et les deux garçons vibrionnaient. Leurs détracteurs les avaient affublés, en jouant de la phonétique de leur nom patronymique, de gentilles appellations : Gueule de Raie et Méchant Con. Plus sérieux, les analystes politiques, soulignaient qu'au-delà de leur rhétorique gauchisante, la démarche de ces petites pousses réchauffées par le Château était opportuniste, sans principe et que, comme tout bon petit apparatchik, les deux compères recherchaient une place au sein de l'appareil du parti.

 

Le premier, ludion, rond, aux yeux rigolards derrière ses petites lunettes cerclées, a reçu l'onction du suffrage universel, il est député. Il porte la parole. Homme des arcanes et des rouages, il a mis son savoir-faire et sa rouerie au service de celle que les éléphants n'attendaient pas sur la première marche.

 

Caramba, encore raté, a maugréé le second, toujours en pétard, jamais oint par le suffrage universel direct, sénateur par la volonté de l'appareil et de la proportionnelle, allié au vieux-jeune éléphant changeant avec le vent le Laurent (Fabius).

 

Sitôt le triomphe de la gazelle il a claqué la porte de la boutique, mauvais perdant. A peine sorti, le voilà qui offre sa stature au camp des candidats multiples pour une candidature unique. Un de plus avec José, Clémentine (Autain), Olivier (Besancenot), Marie-Georges (Buffet) et d'autres encore... Ce garçon estime, sans rire, qu'il se situe à la jonction des grandes plaques tectoniques de la vraie gauche. Rien que ça, et dire que ce type a été Ministre du temps de Yoyo et qu'il s'affublait du chapeau plat du père François, heureusement le ridicule ne tue pas...

 

Ces deux jeunes gens, issus du même terreau, purs produits des grands appareils verticaux, alliés hier, aux antipodes l'un de l'autre aujourd'hui, qu'avaient-ils donc en commun ?

 

Réussir, tels deux jeunes cadres ambitieux, opportunistes et réalistes... Je ne sais pas et je ne les juge pas. Simplement, dans mon souvenir, étant un spectateur engagé au Congrès de Rennes, je les entends encore nous chanter leurs ritournelles pures et dures au nom de la " Nouvelle Ecole Socialiste " Mais comme chacun sait le nouveau vieillit vite...

 

Plus sérieusement, trois professeurs de Sciences-Politiques de Paris et de Lyon, qui ont mené sur deux ans une enquête de fond auprès de plusieurs groupes d'électeurs, répondent à la question :

 

" Que reprochent les français à leurs élus ? ":

 

- " L'hypocrisie, l'insincérité des politiques sont interprétées comme des conséquences du mécanisme électif : les élus veulent par définition plaire à leurs électeurs."

 

- Second ressort de cette prise de distance : le sentiment que les politiques " ne sont pas des gens comme nous. Ils sont perçus comme un groupe social spécifique, distinct de la communauté des citoyens. Ils font partie du monde des puissants, et surtout des nantis."

 

 

II - L’ÉPREUVE DU CONGRÈS DE RENNES ICI

 

la seconde partie de la vidéo sur le congrès à partir de la 13 ième minute est très intéressante

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 06:00
Extension du domaine du flou : « Quand on a la prétention de mener par la main des néophytes du vin sur des chemins de traverse on ne confond pas les départementales goudronnées avec les chemins de terre. »

Sur cet espace de liberté j’ai pour principe de ne jamais éreinter un livre, acheté ou reçu par service de presse, ou de me gausser d’un vin que je n’apprécie pas.

 

Dans la préhistoire du blog les agences de com me faisaient porter des bouteilles et au sortir des déjeuner de presse je recevais, comme mes collègues, des flacons de la puissance invitante. N’étant pas un dégustateur patenté je les distribuais à ceux de mes amis qui me disaient les apprécier. Je ne suis pas sectaire.

 

Du côté du vin, ayant quitté depuis un bon bout de temps le circuit des agences, et celles-ci trouvant de moins en moins de clients pour ce genre d’exercice, par bonheur on ne m’inflige plus des bouteilles indésirables.

 

Pour les livres, ceux qui les écrivent ou leurs éditeurs, se classent en deux catégories :

 

  • Les qui ont la rancune tenace, grand bien leur fasse, les qui ne supporte pas la moindre critique sur leur art de mélanger la défense d’une cause et le développement de leur fonds commerce. Blacklisté. Sous-entendu : t’as qu’à l’acheter ! Ce que je ne fais pas bien sûr. Mon budget et mon temps de lecture ne sont pas extensibles.

 

  • Les qui pensent que mes petites chroniques ont une quelconque influence pour inciter mes lecteurs à acquérir le livre. Je les remercie. Je les lis et s’ils me plaisent je chronique.

 

Dans le lot, je l’ai déjà écrit, certains soit me tombent des mains, soit ils m’irritent.

 

Comme je ne vais ne pas me faire des trous dans l’estomac c’est ce dernier cas que je souhaite, très brièvement, aborder ce matin.

 

Ces derniers temps les opus sur les vins nature déferlent sur le marché.  C’est porteur. C’est vendeur. Les opportunistes ne me font ni chaud ni froid mais cette cohorte d’ouvriers de la 25e heure qui vient, la gueule enfarinée, nous conseiller, nous guider, sur des chemins qu’ils viennent tout juste d’emprunter, ça me gonfle absolument.

 

J’oubliais : je ne jette jamais un livre.

 

Qu’en faire alors ?

 

Les donner ?

 

Non, l’ignorer, les laisser prendre la poussière dans un coin !

 

J’en ai reçu un ce matin, doublement signé où, joyeusement, les auteurs font un méli-mélo des vins bio avec les vins nature. Pour résumer, avec eux c’est l’extension du domaine du flou puisque leur cible va du naturiste pur et dur jusqu’à notre Gérard Bertrand. C’est l’Antonin qui va être content. Les citations sont d’un grand éclectisme, faut ratisser large, mais je n’y ai retrouvé aucune mes références de vin  nature, sans doute ne suis-je plus dans le coup mais à force de tirer sur la corde elle s’effiloche et ne sert plus à rien.

 

Je ne vais pas reprendre mes explications sur le thème : la vigne et le chai, j’ai mieux à faire. C’est lassant.

 

Quand on a la prétention de mener par la main des néophytes du vin sur des chemins de traverse on ne confond pas les départementales goudronnées avec les chemins de terre.

 

Voilà c’est dit. Je vous en prie, auteurs et éditeurs, épargnez-moi ce genre d’envoi. Par avance merci.

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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 06:00
Chère Sylvie Rocard, lorsque j’ai vu notre Michel à la télé avec un col de chemise digne de ce nom j’ai dit « il est enfin amoureux »

J’ai des témoins.

 

J’avais raison puisque vous écrivez que lors de votre première rencontre, la décisive, en juillet 1994, au George V « Le costume de Michel Rocard flotte de partout, la veste tombe sur ses épaules, la couleur de l’ensemble – beigeasse tirant sur le vert – est d’autant plus calamiteuse qu’elle est assortie d’une cravate façon tranche napolitaine. Ses chaussures, en daim marron à trou-trous, me font penser à celles d’un zazou marseillais des années 40. Une telle indifférence à l’apparence me le rend cependant encore plus sympathique. »

 

 

Je confirme, l’épisode de la marche avec le François de Jarnac lors de sa seconde candidature le montre, le premier cercle des mitterrandiens s’en est gaussé, tout comme de sa fameuse « vache », son cartable bourré de dossiers. Ce qui ne les empêchait pas de le supplier pour qu’il vienne les soutenir au moment des élections.

 

« Costume Lanvin homme, mocassins Weston, j’ai entrepris dès les premiers jours de notre vie commune un relookage complet de mon Michel. C’était la saison des soldes, finis, les vestons trop larges et les godasses sans style, le voilà équipé plus élégamment et chaussé comme un milord. »

 

J’ajoute, avec enfin des cols de chemises dignes de ce nom, bien ajustés. Ma mère état couturière, je suis très chiffons.

 

En 1983, lorsqu’Huchon que j’avais connu lorsqu’il était chef du bureau agriculture du budget, position stratégique : l’équivalent du Ministre de l’Agriculture, me demande de rejoindre le cabinet de Michel Rocard, propulsé à l’Agriculture pour pacifier la situation explosive créée par Edith Cresson, je suis dans mes petits souliers. Jean-Paul lui avait dit que j’étais l’homme de la situation pour l’épauler dans le difficile dossier vin, le Midi Rouge, afin de faciliter les négociations d’élargissement à l’Espagne et au Portugal. Je pondis  une longue note où, au-delà de mon analyse de la situation, je lui proposais des solutions. Il l’annota de son écriture qui penche à droite et me dis « Berthomeau je suis d’accord maintenant vous allez aller leur expliquer… » Sous-entendu aux cagoulés des Comités d’Action Viticole adeptes de la mèche lente. Ce que je fis, dans le Midi Libre je devins le bras droit du Ministre, c’était très chaud.

 

 

Au Conseil des Ministres de ce qui était encore la Communauté européenne à 12, Michel Rocard était une véritable star, un homme politique respecté, même par le britannique, nous étions au temps de Margaret Thatcher, il venait en effet lors de la Présidence française de boucler le fameux dossier des quotas laitiers. Il noua de suite des relations amicales avec son collègue italien, Pandolfi, un lettré, ce qui nous permis de pacifier les relations orageuses avec la viticulture transalpine pourvoyeuse de mauvais vins. Il m’envoya à Rome. Je tombai amoureux de l’Italie. Nous avons fait de nombreux déplacements dans le Midi Rouge dont il connaissait l’histoire comme toujours avec lui. J’avoue que j’étais fier. Il a réussi en étant l’architecte des accords de Dublin, contre la volonté du château et de son impérieux locataire, qui permirent à la viticulture languedocienne de prendre le chemin de la qualité et de la reconnaissance.

 

Ma plus grande fierté, je l’ai découverte, moi le blogueur, au hasard d’une recherche, dans une déclaration de Michel Rocard : « j’ai eu une chance de plus, celle d’avoir effectivement un cabinet fabuleux. Il y a des hasards de carrière partout. J’ai bénéficié, dans un cadre de carrière, de quelques-unes des meilleures cervelles du monde agricole français et disponibles à ce moment-là. Je tiens à citer ici Bernard Vial, Bernard Candiard, Jean Nestor, Jacques Berthomeau et François Gouesse, parmi d’autres.

 

 

Au passage, dans ce cabinet, dans la galerie Sully, j’avais retrouvé mon ami Guy Carcassonne, l’homme de la réforme de l’enseignement agricole, nous avions passé des nuits blanches à l’Assemblée Nationale, lui conseil juridique de Pierre Joxe, président du groupe socialiste et moi conseiller technique de Louis Mermaz Président de l’Assemblée Nationale. Deux rocardiens pur jus collaborateurs de mitterrandiens du premier cercle, nous en plaisantions en croquant les fameux macarons de la buvette.  Guy fumait des biddies, je fis de même pour le plus grand malheur de mes pulls troués à l’impact des cendres. Mes visiteurs pensaient que je fumais des joints. Un jour Guy débarqua dans mon bureau « Jacques, voudrais-tu initier Claire (Bretécher)  et Dominique (Lavanant) à la dégustation ? » J’acceptai, le déjeuner se déroula rue de Bourgogne, au restaurant les Glénan,  aujourd’hui disparu. Un grand moment. Lire  ICI 

 

Michel Rocard nous quitta nuitamment pour cause de scrutin à la proportionnelle intégrale, il me fallait songer, moi le contractuel,  à réfléchir à ma reconversion. Ce fut la Société des Vins de France filiale du groupe Pernod-Ricard que l’ami Pierre Pringuet rejoignit aussi. Il terminera au plus haut de l’échelle, premier patron non issu des familles fondatrices.

 

 

Et puis, au petit matin d’un lundi du mois de mai 1988, Michel Rocard vient de former son gouvernement et, en compagnie d’Henri Nallet et de Jean Nestor, nous nous rendons pédestrement au 78 rue de Varenne pour la passation des pouvoirs : le Ministre sortant est François Guillaume qui avait lui-même succédé à Henri Nallet en 1986. Nous devisons. Henri Nallet me confie : « j’espère que le Président ne va pas nommer Julien Dray Secrétaire d’Etat… ». L’ouverture est à l’ordre du jour mais le filet lancé vers le Centre ne ramène que des petits poissons : Stirn, Pelletier, Durafour, LalondeSimone Veil, Barrot, Stasi n’ont pas sauté le pas. Lors du remaniement post législatives : Soisson, Rausch, Durieux, Hélène Dorlhiac rejoindront le navire et Alain Decaux sera Ministre de la Francophonie. Ma situation personnelle est étrange : la veille au soir j’ai dit oui à Jean-Paul Huchon, « Tu viens ! » alors que je suis toujours Directeur à la Société des Vins de France et que je vais le rester jusqu’à la fin juin. Passer de mon vaste bureau de plain-pied de l’Hôtel de Villeroy (c’est aujourd’hui celui du Ministre qui à l’époque logeait au 1er étage depuis le passage d’Edgar Faure) à celui que j’occupais avec vue sur le port de Gennevilliers, relevait du grand écart.

 

Tout ça pour vous dire, chère Sylvie Rocard, que dans ce cabinet, où j’étais directeur-adjoint, on m’avait confié les dossiers chauds : les DOM-TOM donc la Nouvelle-Calédonie, la Corse… C’est sur ce dernier dossier que j’ai vécu, à nouveau, des moments très forts sur l’île et à Paris où je participais au Comité Interministériel sur le dossier Corse. J’y siégeais vraiment, seul non ministre à la table, Michel Rocard me connaissant il ne s’en est jamais étonné, face à Pierre Joxe ministre de l’Intérieur et de Michel Charasse, à moitié corse, ministre du Budget. Et je ramenais ma fraise ce qui me vaudra, bien plus tard, les foudres de Joxe lorsque je témoignai devant le juge Charles Duchaine (patron actuel de l’agence anticorruption) sur le dossier de détournements des aides.

 

Là encore, grâce à Michel Rocard, j’ai vécu les plus beaux moments de ma vie professionnelle. Je lui en suis éternellement reconnaissant.

 

S’il était allé à la bataille présidentielle j’y serais allé à ses côtés. Je fréquentais le 226 Bd Saint-Germain où je retrouvais ma copine Catherine L.G. Ensuite, je me suis déconnecté de la politique et n’ayant que peu de goût pour les cercles rapprochés je me suis contenté de suivre Michel Rocard au travers de la presse et de ses livres.

 

Deux moments par la suite : je suis allé à son domicile du 14e lui remettre un beau livre sur Gaston Chaissac et une bouteille d’Armagnac à son millésime de naissance pour lui témoigner ma reconnaissance ; je vous ai rencontré à une soirée avec Gorbatchev, Michel me présenta à vous, avec chaleur,  comme l’homme du vin.

 

Je suis un fidèle.

 

Je vous remercie chaleureusement, chère Sylvie Rocard, de l’avoir enfin rendu heureux.

 

J’étais aux Invalides dans les rangs des grognards discrets.

 

9 juillet 2016

La fidélité est une valeur sûre parole d’un vieux grognard de Michel Rocard… Joxe, Julliard, Cavada, Chavagneux parlent vrai 

 

Comme je vais tous les ans passer mes vacances en Corse, celle du Sud, c’est tout naturellement que je me suis rendu à Monticello où il avait souhaité qu’on lui rendit visite.

 

Aux dernières nouvelles il n’est toujours pas dans ce magnifique cimetière. Dès qu’il y sera je ferai un saut en Corse, avion puis le train pour Monticello.

 

12 septembre 2016

Ma supplique pour être enterré dans le cimetière sur les hauts de Monticello… 

 

16 septembre 2017

Pour la stèle de Michel Rocard au cimetière de Monticello ce ne sera pas Soulages mais les copains Pierrot le facteur, Mimi du bar des Platanes et Jojo de la Pastourelle. 

 

Sachez, chère Sylvie Rocard, pour moi aussi C’était Michel même si, vouvoiement oblige, jamais je ne l’ai appelé par son prénom, C’était Monsieur le Ministre puis Monsieur le 1er Ministre. Ça m’arrangeait je suis un vouvoyeur. Mais le cœur y était.

 

Encore une fois merci pour ce livre empli d’amour, d’une fraîcheur, d’une spontanéité qui n’est pas la marque habituelle des livres consacrés aux hommes politiques.

 

16 avril 2017

La Corse Michel Rocard, Pierre Joxe et moi… je soutiens la vérité de Sylvie Rocard-Pélissier née Emmanuelli…

 

 

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 15:02
Chez les Bizot il y eu Jean-François le créateur d’Actuel puis aujourd’hui Jean-Yves : bon anniversaire à lui.

Ce matin face de bouc me dit c’est l’anniversaire de Jean-Yves Bizot, aucun lien de parenté avec Jean-François.

 

Que faire ?

 

Pondre un petit baratin un peu convenu sur son changement de millésime, bof ça ne m’emballait pas outre mesure.

 

Chemin faisant, après avoir déjeuner, voir ci-dessous, je me suis dit je vais lui faire une surprise.

 

Et la surprise la voilà :

 

« Une nuit, dans sa propriété de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), Jean-François Bizot est tombé sur un cambrioleur en train de dévorer un poulet, dépité de n'avoir rien trouvé d'autre à voler. Tranquille, le patron d'«Actuel», le mensuel «nouveau et intéressant», de Nova (la radio et le magazine) et le découvreur de tant de personnalités, de Patrick Rambaud à Jean-Michel Ribes, de Jamel Debbouze à Frédéric Taddeï, a ouvert une bouteille avec lui, entamé une discussion et trouvé au monte-en-l'air un petit boulot dans son groupe. Cette anecdote résume parfaitement cet ogre blond comme les blés: il n'avait peur de rien, ni de personne. »

 

Je ne suis pas entré chez Jean-Yves Bizot par effraction  mais par la Toile :

 

Le Tome 5 des Gouttes de Dieu

22 janvier 2009

 

« 3 verres pour réveiller le passé, les japonais sont fous des grands Bourgognes et de JY Bizot »ICI 

 

Mme Mizusawa : c’est merveilleux… si le verre précédent ressemblait à une petite mais vigoureuse cascade dont le bruit de la chute résonne au cœur d’une vallée pleine de fleurs écloses… celui-ci est un cours opulent… sa surface brille de mille feux et d’innombrables fleurs pourpres s’y reflètent. Quand j’en puise entre mas mains, elle est limpide… et un arôme de roses, ainsi que l’acidulé un peu douloureux des fraises fraîches… se rapprochent, venant de je ne sais où.

 

Le sommelier : fantastique description… On voit que vous êtes une artiste… on dirait que le paysage se dessine devant mes yeux.

 

Le premier «était un « Nuits-Saint-Georges » premier cru de chez Henri Gouges… et le second un Vosne-Romanée de chez Yves Bizot *, un vin village de grande qualité où figure le nom du vignoble.

 

 

25 novembre 2015

Claire séduite et conquise par le Vosne-Romanée 2011 de Jean-Yves Bizot « Ma plus belle émotion avec le vin…» ICI 

 

Bon anniversaire Jean-Yves...

 

Au 8 novembre pour lever mon verre avec toi…

 

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25 octobre 2018 4 25 /10 /octobre /2018 06:00
Enfin le Monde parle des vins nature et je me dis t’es qu’un âne bâté n’ayant aucun sens du biseness, t’aurais dû déposer les marques « espace  de liberté »®« vin de France »®« sans interdit »® « chemins  de traverse »®

Mieux vaut tard que jamais, maintenant la vague monte, même si elle reste modeste, il est intéressant de surfer dessus.  Quitter enfin les sentiers balisés des vins formatés pour emprunter les chemins de traverse de ceux qui ne sont pas dans les normes.

 

Bravo donc, mais tout de même quelques remarques sur l’irruption du fameux vin de France dans le paysage gaulois.

 

Est-il tombé du ciel ?

 

Est-il l’héritier des Vins de Consommation Courante devenus Vin de Table, ces vins roturiers vilipendés ?

 

Non, il n’est pas tombé du ciel, c’est une invention française.

 

Retour en arrière, au début du nouveau siècle, au temps où il était encore loisible de réfléchir librement sur l’avenir du secteur du vin, loin des carcans des verrouilleurs des organisations professionnelles, un petit groupe pondit une note stratégique Cap 2010 les défis des vins français, où à côté du tout AOP-IGP (on parlait alors d’AOC et de vin de pays) il fallait ouvrir un « espace de liberté ».

 

Horreur, malheur, ce fut très vite la curée, les grands chefs protestèrent en haut-lieu, les cépages c’étaient eux et rien qu’eux, le grand Jacques roi des cépages d’Oc tempêta, et ce pauvre Gaymard, la queue entre les jambes, via sa conseillère technique, m’indiqua, moi le porte-plume de ce groupe d’empêcheurs de tourner en rond, la porte du placard.

 

C’est ainsi que naquit Vin&Cie l’espace de liberté.

 

Puis vint le club « Sans Interdit »

 

Un peu de résistance ne nuit jamais, exploiter les failles d’un système en voie de dévoiement, mettre le doigt là où ça fait mal. Bref, cette petite graine insignifiante, doucement sans grand contenu, germa tout à la fois chez des vignerons réfractaires aux cahiers des charges bétonnés, estampillés par la suite « naturistes » et chez des négociants adhérents à l’ANIVIN qui voulaient sourcer librement leurs marques à l’international.

 

Ainsi naquit le fameux VIN de FRANCE qui n’avait pas vocation à se substituer aux anciens vins de table, comme l’écrivent les demoiselles du Monde, ceux-ci sont devenus dans le jargon communautaire des VSIG, des vins sans indication géographique.

 

Les Vins de France sont une entité identifiées comme le martèle Valérie Pajotin directrice de l'Anivin« Nous sommes la dénomination de la liberté. »

 

Les vins de France ne sont pas les héritiers des vins de table, ils sont les nouveaux dans le paysage.

 

Les VSIG occupent les bas de rayons de la Grande Distribution, les produits en France comme les importés d’Espagne, avec des confusions qui fâchent les héritiers du vin de table du Midi.

 

Alors vive le vin de France ! 

 

Et de grâce n’écrivez pas que « Par le passé, on les appelait vins de table »

 

J’ai vendu beaucoup de cols de vins de table du terroir de Gennevilliers au temps de la Société des Vins de France, j’ai livré des casiers et des casiers de litres 6 étoiles dans les épiceries de quartier, croyez-moi les Vins de France ne sont ni les héritiers, ni les enfants des vins de table.

 

Encore une fois, longue vie au Vin de France !

 

Peu importe si ses obscurs géniteurs sont passés à la trappe, l’un d’eux est tout de même Président de l’INAO, Jean-Louis Piton.

 

Je me dis que nous aurions pu faire fortune en déposant nos idées.

 

Je plaisante, bien sûr, les idées ce ne sont pas déposables, mais tout de même, un petit coup chapeau à ceux qui ont eu le courage de se faire donner des coups de pied au cul me paraîtrait la moindre des choses.

 

La reconnaissance se perd dans les couloirs des ministères et des journaux autrefois dit de référence ; dans cette génération tout commence avec eux…

 

Soyons sport, les tréfonds de l’histoire sont les fonds de tiroir des politiques.

 

Mais reste un point qui me chagrine lorsqu’on aborde les vins nature dans la presse sérieuse : pourquoi se croire obligé, sans doute pour se dédouaner, de souligner « Estampillés vins de France depuis moins de dix ans, ces crus moins réglementés comptent autant de piquettes que de pépites. »

 

Ça me fait sourire, je n’ai jamais vu ce genre de dichotomie exposée à propos des vins dit traditionnels.

 

Seraient-ils tous bons ?

 

La réponse est évidemment non, mais comme nos goûteuses et nos goûteurs ne mettent leur nez qu’au-dessus de la crème ils n’ont pas la queue d’une idée de ce que sont la grande majorité des vins pas chers de la Grande Distribution.

 

Sans être rosse, pendant très longtemps, pour beaucoup, seuls les grands vins avaient droit de cité. Ce n’est pas Isabelle Saporta qui me contredira : toucher un seul cheveu aux GCC de Bordeaux était péché mortel, Hubert est un hôte si prévenant. »

 

Mais à tout péché miséricorde, battre sa coulpe ne change rien, ainsi va la vie que l’on vit. Cependant un dernier point me chiffonne, c’est l’emprunt de mes fameux « chemins de traverse »®

 

C’est beau comme l’antique !

 

François des Ligneris en est le co-auteur.

 

C’est notre marque de fabrique, j’aurais dû vraiment la déposer.

 

Trop tard !

 

Les récupérateurs s’en sont emparés, je n’ai rien contre : César en faisait des compressions, la chasse aux lecteurs est ouverte, je suis abonné au Monde, dans ce monde impitoyable les affaires sont les affaires, faut aller chercher l’oseille là où elle est, donc manger à tous les râteliers, surtout ceux bien pourvus en avoine, ou en blé, ça ne mange pas de pain de se la jouer border-line, mais pas trop, faut pas chagriner les annonceurs, les fêtes de fin d’année arrivent : champagne de grandes marques et GCC pleine page.

 

Comme dirait ce coquin de Ruffin : merci patron !

 

Autre satisfecit, je note avec satisfaction que «  Marie Guittard a repris la direction de l'INAO l'an dernier. Et sa vision du jugement d'Alexandre Bain est inédite dans l'habituel rapport de force : « Nous n'avons pas fait appel car l'objectif n'est pas de gagner une bataille juridique. Nous voulons entendre et repérer les signaux des viticulteurs qui, bien que s'écartant des règles, sont des innovateurs, porteurs d'évolution pour leur appellation, sans pour autant la déjuger. Notre but est, désormais, de repérer parmi les anti-systèmes ceux à prendre en considération. »

 

Affaire à suivre !

 

J’oubliais le serpent de mer : la définition officielle des vins nature.

 

Ma doctrine est constante : c’est l’affaire des vignerons qui en font. Ils n’ont nul besoin de conseillers. De toute façon les contrefaçons ne se trouvent que dans les rayons de la GD, un lieu que ne fréquentent pas les amateurs de vin nature, les pousseurs de caddies, eux, n’en ont rien à traire, laissons les récupérateurs faire leur marketing d’image, ils ne jettent aucun discrédit sur le vin nature, bien au contraire, leurs breuvages formatés sont des incitateurs à changer de crèmerie.

 

Aller, j’attends avec impatience un dossier vin nature dans le magazine que le monde entier nous envie : En Magnum.

 

Source :

 

« On peut, bien sûr, préférer les chemins balisés, s'incliner devant des monuments, ces appellations unanimement célébrées qui jalonnent les guides, les bonnes caves et les tables raffinées. Sur cette autoroute du bon goût, on ne peut pas se perdre. La voie est sûre, mais aussi, parfois, il faut l'avouer, un peu ennuyeuse. Il y a comme un air de déjà-bu. Alors, quand on est d'humeur canaille, pourquoi ne pas emprunter les chemins de traverse, dans un maquis encore à défricher ? Depuis quelques années, les Livingstone du goulot ont trouvé un continent à explorer : les vins de France. On appelait, avec un léger mépris de classe, ces vins sans origine contrôlée des vins de table. Les temps ont changé, et cette dénomination fourre-tout, créée en 2009, aux règles bien moins strictes que les autres, offre, au milieu du tout-venant destiné à l'exportation, quelques perles. L'appellation, ici, cède le pas au vigneron, seul maître à bord. Parfois pour le pire, mais souvent pour le meilleur. Bars et restaurants branchés ne s'y trompent pas, qui placent sur leur carte ces bouteilles, en compagnie des grands crus. Voici nos conseils pour partir à l'aventure, sans pour autant se perdre. »

 

Le nom de tous les possibles.

 

Par le passé, on les appelait vins de table. Estampillés vins de France depuis moins de dix ans, ces crus moins réglementés comptent autant de piquettes que de pépites. Un nouveau terrain de chasse pour les amateurs à l'affût de nouveautés. » 

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 06:00
De la violence verbale ordinaire « Quand on voit Mélenchon vitupérer et violenter, il ne faut pas s'étonner que des gamins dérapent » estime Éric Dupond-Moretti.

Il n’y a pas que les gamins qui dérapent !

 

Je suis frappé, lorsque je consulte le fil de Face de Bouc ou celui de Twitter, de la part de gens que je connais, par la violence de leurs posts et de leurs échanges. Je m’abstiens de tout commentaire mais dans la vraie vie je ne les fréquente plus. À côté d’eux il y a la foule des anonymes planqués derrière des pseudos, dernier avatar numérique des corbeaux auteurs de lettres anonymes en des temps où la liberté était placée sous le joug des occupants et des collaborateurs.

 

Sans tomber dans une analyse socio-psychologique de café du commerce je détecte sous leur exécration le poids de leurs frustrations maquillées sous une rhétorique qui se veut révolutionnaire, qui dégouline de bons sentiments, sans contribuer à nous aider à conjurer la difficulté de vivre ensemble dans nos sociétés consuméristes et individualistes. Le simple fait de passer autant de temps sur les réseaux sociaux est un symptôme probant du vide sidéral de leur vie.

 

Quittant le virtuel pour la vraie vie, celle d’un vieux cycliste parisien, je vais vous relater un fait ordinaire, banal, qui se renouvelle chaque jour sur la chaussée.

 

Samedi soir je rentrais chez moi, sur mon nouveau vélo électrique bien éclairé. J’empruntais la rue du Faubourg  Saint-Jacques, elle-même bien éclairée, je venais de passer devant les Urgences de Cochin (souvenirs), des travaux comme il y en a tant dans Paris rétrécissaient la chaussée, je ralentissais, je tendais le bras pour déboîter et, derrière moi le chauffeur d’une fourgonnette type J7 écrasait nerveusement son klaxon, c’est maintenant monnaie courante lorsque ça dérange les chauffeurs, pour un oui ou pour un nom, ils klaxonnent), je passais et me rabattais dans le couloir cyclable non balisé, la fourgonnette me dépassait et le passager par la fenêtre ouverte gueulait « Pauvre P.D, enculé… ». Je continuais mon chemin paisiblement. La camionnette 200 mètres plus loin était bloquée dans la file d’attente du feu rouge, dans mon couloir cyclable je passais près d'elle comme si de rien était. À nouveau j’avais droit aux horions « Pauvre P.D, enculé… » Le feu passait au vert, accélérais pour planquer mes abattis car le risque n’est pas négligeable que ces abrutis cherchent à me renverser.

 

En quoi dérangeais-je la rapide progression de ces « travailleurs » rentrant chez eux ?

 

En rien, ce qui les a mis en rogne c’est ma présence même sur la chaussée, un cycliste, pensez-donc ça n’a rien à faire sur leur route. Grossièreté, impunité, intolérance, comme une envie de m’écrabouiller, ni vu, ni connu, ne croyez pas que j’exagère ça m’est arrivé une fois de me faire poursuivre par un automobiliste fou de rage parce que je lui avais fait remarquer que klaxonner pour rien était une infraction.

 

Maintenant, je planque mes abattis.

 

Comme une envie de partir sur une île sans touristes, dans une petite maison blanche, manger du poisson, lire, contempler le coucher du soleil s’immergeant dans la mer, loin du bruit et de la fureur, un peu de douceur dans ce monde de brutes…

 

Dans l’affaire Mélenchon, si l’on veut bien aller au-delà de la pure émotion, il est indéniable que la procédure de visite domiciliaire au petit matin pour perquisition revêt une forme de violence qu’il serait imbécile de nier.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 07:00
Je pourrais chroniquer sur Mélenchon « l’idiot utile » de Mitterrand mais je préfère le faire sur la votation à propos des cornes des vaches suisses.

Comme la Françoise Giroud à propos de Chaban j’ai pour principe de ne pas tirer sur les ambulances.

 

Il est de bon ton dans les cercles de ses affidés de souligner que François Mitterrand, qui s'intéressait à lui, confiait volontiers : «Jean-Luc Mélenchon est l'un des plus doué. Il ira loin à condition que sa propre éloquence ne l’enivre pas

 

Permettez-moi de sourire, ayant fréquenté chaque jour pendant deux ans un mitterrandiste de la première heure et du premier cercle, Louis Mermaz, je sais que le Mélenchon et son alter-ego de l’époque Julien Dray de la Gauche Socialiste étaient considérés par Tonton comme les idiots utiles qu’ils pouvaient jeter dans les roues des réformistes, Rocard en tête, pour se refaire la cerise de la vraie gauche. Mais, et ce mais est de poids, il n’a jamais au grand jamais proposé à Mélenchon d’être Ministre alors que celui-ci en rêvait le jour et la nuit. Il lui faudra attendre l’arrivée de Jospin, ancien trotskyste comme lui pour accéder au maroquin de Ministre et de le soutenir à la Présidentielle où il s’est vautré… Tout le Jean-Luc est là.

 

Et même si ça déplaît à ceux qui croient  benoîtement qu’il incarne une «opposition humaniste, écologiste et sociale», Jean-Luc Mélenchon est « l’homme de toutes les ruptures : rupture avec la Ve République, qu’il veut remplacer par une VIe République, régime d’assemblée piqueté de démocratie directe, rupture avec l’Union européenne, rupture avec le FMI, rupture avec l’OMC, rupture avec l’économie de marché, rupture avec le monde réel.

 

Jean-Luc Mélenchon reprend la place qu’occupait Georges Marchais au début des années 70, une place dont François Mitterrand a délogé le PCF. C’est l’inverse même de la démarche de l’homme de Latché, et c’est la voie qui se dessine. Le Parti socialiste n’est pas mort mais il est très gravement atteint et il lui faudra des années pour se reconstituer, se réunifier, se relever. En somme, le PS se retrouve dans la position qu’il occupait durant les années 60, avant que François Mitterrand le ressuscite. Et Jean-Luc Mélenchon a repris le rôle de Georges Marchais à l’orée des années 70 : la longue impasse de la gauche de rupture. »

 

Donc, comme je n’ai nulle intention de me cailler le lait pour les déboires de Jean-Luc et de Sophia, ce dimanche encore ensoleillé j’ai décidé de vous parler d’une votation chez nos voisins helvètes.

 

« Ces Helvètes n’ont pas fini de nous «surprendre», s’exclame Le Dauphiné libéré. Journal pour lequel «après la libre circulation des personnes, le renvoi des étrangers, la fin du nucléaire… le maintien des cornes sur la tête des vaches semble un sujet quelque peu décalé».

 

Décalé?

 

Pas tant que ça. Car s’il est un organe animal qui fait débat aujourd’hui, c’est bien la corne de vache. Même si l’initiative populaire «Pour la dignité des animaux de rente agricoles (Initiative pour les vaches à cornes)» sur laquelle le peuple suisse est appelé à se prononcer le 25 novembre et qui pose la question des limites de la démocratie directe en matière de bonheur des bovidés fait bien sourire un certain nombre d’acteurs médiatiques. Sur le fond des propriétés de la kératine. Ou dans le traitement du sujet.

 

«C’est vrai qu’une vache sans cornes, c’est moche», se doit de constater la radio RTL. «Et on en voit de plus en plus, y compris en France. Mais il y a une raison, les éleveurs les leur enlèvent par sécurité, pour éviter de prendre des coups de cornes et pour que les vaches qui se bagarrent parfois entre elles ne se blessent pas.»

 

Les initiants, sur ce point, sont clairs: ils «disent vouloir redonner leur dignité aux animaux, ils ne demandent pas l’interdiction de l’écornage, mais une subvention pour les éleveurs qui arrêtent de le faire». Soit 190 francs par vache et 38 par chèvre. (On oublie souvent que les caprins sont aussi concernés.) Le sujet est «sérieux», dit la journaliste française, il faut donc bien qu’«on en parle»:

 

Mais vous savez, «nous, les Français, regardons plus souvent le doigt qui montre la lune, alors que les Suisses qui sont bien plus pragmatiques et intelligents… un monde nous sépare!!» répond @JonquetBernard sur Twitter. Il réagit, lui, à une chronique chafouine de La Matinale de RTS, selon laquelle «il y aurait des bons et des mauvais sujets de votation, des objets de première classe et d’autres qui ne mériteraient pas la réflexion et le vote populaire». Ainsi, ces fameuses cornes ne seraient «pas un sujet assez sérieux pour la Constitution»:

 

La suite ICI

Un cas de vache folle détecté en Ecosse
Le gouvernement écossais a annoncé avoir identifié un cas de vache folle dans une ferme de l'Aberdeenshire. Son origine est encore inconnue. ICI 

 

 

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 06:00
montage de six photos d'archives : le juge Jean-François Perrin, Henri Emmanuelli, André Laignel, Michel Pezet, Philippe Sanmarco et et Gérard Monate © AFP / STF

montage de six photos d'archives : le juge Jean-François Perrin, Henri Emmanuelli, André Laignel, Michel Pezet, Philippe Sanmarco et et Gérard Monate © AFP / STF

Les ébraiements, les gesticulations de tous les chevaux de retour, tous sans exception, Mélenchon en tête en ce moment, de toutes les couleurs, me laissent aussi froid que la banquise avant les effets du réchauffement climatique.  Attention, je n’entonne pas le couplet « tous pourris » mais j’invite à la décence celles et ceux qui ont bénéficié tout au long de leur longue et exclusive carrière politique des retombées d’un système de financement opaque et qui n’ont de cesse de trouver des failles dans le système mis en place.

 

J’ai le souvenir de la panique qui s’était emparé des éléphants du PS lorsqu’éclata l’affaire URBA. Je rassurai Matignon, du côté du 78 de la rue de Varenne nous étions clean : la distribution des quotas GATT instituée sous Edgard Faure était un lointain souvenir, aucun paquet de biftons ne traînait dans le coffre du Ministre. En plaisantant je fis remarquer à Huchon que les seuls explosifs qu’avait contenu le coffre étaient les comptes de campagne de François Mitterrand qu’Henri Nallet, le trésorier de la campagne, gardait au chaud.

 

Je ne croyais pas si bien dire.

 

« Sans doute faut-il rappeler qu'au début de l'année, Thierry Jean-Pierre est un juge d'instruction inconnu qui enquête sur un double accident mortel du travail survenu sur un chantier du Mans en 1990. Le 8 janvier il entend un ancien élu du PS, le Dr Pierre Coicadan qui lui indique que «certaines entreprises versent des commissions par l'intermédiaire de bureaux d'études pour avoir des marchés publics». Jean-Pierre informe alors le premier substitut du procureur qui ouvre une information contre X pour «extorsion de fond».

 

Le 6 avril, l'instruction conduit à l'interpellation de Christian Giraudon, ancien responsable d'Urba pour les Pays-de-Loire qui sera inculpé et écroué. Le magistrat sait alors que Giraudon a prévenu l'ex PDG d'Urba, Gérard Monate. C'est pourquoi, il décide de monter à Paris sans attendre le lundi, tente en vain de perquisitionner chez G. Monate avant d'aller le faire dans les locaux d'Urba.

 

Pendant ce temps la Chancellerie et l'Elysée s'affolent : le pouvoir décide d'ordonner le dessaisissement du juge qui n'en sera officiellement avisé qu'à sa sortie des locaux d'Urba, par un magistrat parisien flanqué de Me Yves Baudelot, avocat du PS, lequel n'hésitera pas à bousculer le magistrat pour tenter de s'emparer des cartons de scellés qu'il vient de saisir. Le scandale aidant, Henri Nallet et Georges Kiejman feront dans la calomnie grossière, le premier parlant «d'équipée sauvage», le second de «cambriolage judiciaire».

 

Évidemment, la Chancellerie peut choisir de continuer «la guérilla judiciaire» comme le dit le juge Jean-Pierre en faisant attaquer la procédure sur d'autre points, comme la perquisition. Mais près deux décisions favorables au juge manceau, on doit commencer à hésiter en haut lieu. Le plus cocasse dans l'affaire, est sorti jeudi soir de la bouche du Garde des Sceaux, Henri Nallet, lequel, nullement troublé par ce camouflet, n'a pas hésité à saluer la décision de la cour Suprême comme une «démonstration tout à fait remarquable de l'indépendance de la Justice». Quel humour M. le ministre! »

 

Le Far West.

 

Pour autant, le travail de la justice se poursuit. « J’avais une opinion à soumettre au Premier ministre : « il faut dire au procureur, allez-y, ouvrez ! C’était le Far West, et bien découvrez le Far West ! Et dites-nous ce que vous allez faire ». Le Premier ministre était assez tenté… », raconte Henri Nallet, nommé en octobre 1990 au ministère de la Justice, dans le documentaire La parole est au garde des Sceaux. Finalement, Michel Rocard aurait reculé devant la pression des barons du parti. « Il m’a dit : « il faut arrêter. Il faut essayer d’expliquer aux magistrats que l’on va réguler tout ça, mettre de l’ordre, mais que pour l’instant, ce n’est pas la peine de mettre en examen trente ou quarante dirigeants politique », poursuit Henri Nallet.

 

Tout le monde  sait. Tout le monde se tait.

 

« Nombreux sont les dirigeants d’entreprises qui connaissent parfaitement – et s’en plaignent – les quatre techniques principales qui sont utilisées pour financer la vie politique, à savoir les fausses factures, la surévaluation de factures, l’emploi de personnel indu et la prise en charge de factures indues…certains [élus] se font prendre, le plus souvent par inexpérience, ce qui, en la matière, est une grave faiblesse. D’autres, qui ont plus d’expérience ou qui pratiquent sur une plus grande échelle, ce qui leur permet de s’équiper de façon plus adaptée, ne se font pas prendre. »

Pierre Joxe Sénat, séance du 14-11-1989, p. 3255

 

« Depuis trente ans que je suis un responsable politique, j’ai vu les pratiques des uns et des autres dans mon département. Personne, sur aucun de ces bancs, ne peut affirmer qu’il n’a pas reçu de l’argent d’entreprises privées, et particulièrement dans le département de la Seine-Saint-Denis. Il ne faut pas jouer les oies blanches ! »

 

« Il y a aussi des sociétés industrielles ou commerciales – c’est ainsi depuis toujours et tout le monde le sait sur ces bancs, [tonne Charles Pasqua] – qui contribuent au financement de la vie politique. Et que l’on ne me dise pas le contraire : tous les partis politiques et tous les candidats ont bénéficié de cette sorte d’aide. Il est donc nécessaire que la loi reconnaisse cette réalité et qu’elle l’encadre.

Sénat, séance du 17-02-1988, p. 122)

 

Histoire du financement du PS (85-89) par Gilles Gaetner, James Sarazin publié le 29/11/1990 ICI

 

 « Un homme, la soixantaine enveloppée, sort d'un porche discret du quai des Grands-Augustins. Sous son bras, un paquet joliment emballé de papier fantaisie. Un beau cadeau, en vérité: 5 millions de francs, en coupures de 500 francs. Le porteur du colis s'appelle Gérard Monate, patron d'Urba-Gracco, la pompe à finances du PS. Une affaire qui a failli passer sous le nez du parti au pouvoir. Quelque temps plus tôt, l'un des plus gros chauffagistes parisiens a emporté un contrat fabuleux: la réfection des installations des lycées d'Ile-de-France. Un contrat qui vaut bien une largesse: 10 millions de francs en liquide pour le RPR, via un intermédiaire, Jean-Claude Méry. Au siège du PS, on l'apprend. Fureur. Monate est chargé de récupérer le coup. Méry, qu'il connaît bien - ils font le même «métier» - accepte de couper la poire en deux. Moyennant promesse de ristourner une partie du pactole au PC, lui-même se chargeant d' «intéresser» l'UDF. »

 

Henri Nallet, l'actuel ministre de la Justice, harcelé par l'opposition à propos de son rôle de trésorier de la campagne présidentielle de François Mitterrand en 1988, n'est pas le seul à en savoir quelque chose. Deux amnisties au goût amer pour l'opinion publique - votées en 1988 et 1989 - auront soulagé plus d'un élu pris dans le collimateur de deux petits flics marseillais, Antoine Gaudino et Alain Mayot. »

 

Vendredi, 28 Juin, 1991

 

Le juge Jean-Pierre a bien fait. C'est à dire qu'il n'a rien d'un «cambrioleur» et qu'il a agi légalement. Ainsi en ont décidé hier, les 27 magistrats de la chambre criminelle de la Cour de Cassation, en rejetant le pourvoi formé par le procureur général d'Angers contre l'arrêt de la chambre d'accusation d'Angers qui avait déclaré valable, le 19 avril dernier, la procédure instruite au Mans par le juge d'instruction Thierry Jean-Pierre dans le dossier Urba, le bureau d'étude chargé de la collecte de fonds pour le compte du parti socialiste.

 

Les magistrats de la Cour Suprême ont suivi les conclusions de l'avocat général, Mme Nicole Pradain qui avait estimé que le premier substitut du procureur avait tout à fait le droit d'ouvrir une information «contre X pour extorsion de fond», information dont il devait confié l'instruction au juge Jean-Pierre.

 

Ce qui revient à valider l'ensemble des actes d'instruction effectués par Thierry Jean-Pierre, et notamment la perquisition opérée dans les locaux parisiens d'Urba le dimanche 7 avril dernier. Un acte qualifié «d'équipée sauvage» par le garde des Sceaux Henri Nallet, et de «cambriolage judiciaire» par Georges Kiejman, l'ex-ministre délégué à la Justice, qui devaient dessaisir le juge le jour même de cette perquisition.

 

Pour Thierry Jean-Pierre, la décision d'hier n'en constitue pas moins une victoire contre la raison d'Etat.

 

En 1992 et en 1994, les conjonctures présentent bien des points communs. Les partis qui gouvernent sont touchés par l’éclatement de scandales. En 1992, Pierre Bérégovoy devient 1er Ministre, et insiste dans son discours de politique générale devant l’Assemblée du 08-04 sur la nécessité de vider l’abcès de la corruption ; il installe également une commission pour réfléchir à la prévention de la corruption présidée par Robert Bouchery, ancien procureur général près de la cour d’appel de Paris. Il ne fait que répondre à la pression judiciaire et médiatique ambiante. En janvier, Renaud Van Ruymbeke vient perquisitionner au siège du PS dans le cadre de l’instruction de l’affaire Urba le jour de l’entrée en fonction de Laurent Fabius comme 1er secrétaire. En mai, Yves Challier, ancien chef de cabinet de Christian Nucci au ministère de la Coopération est condamné à cinq ans de prison pour « soustraction de deniers publics par dépositaire de fait, faux et usages, falsification de chèque et usages ». Deux élus PS sont mis en cause dans une affaire de fausses factures en lien avec la SAGES. En juillet enfin, juste avant l’ouverture du congrès du parti socialiste, Le Monde révèle la probable inculpation d’Henri Emmanuelli en liaison avec ses fonctions passées de trésorier du PS.

 

Presque 30 ans, la corruption est toujours constituée d’un couple infernal : les corrupteurs et les corrompus, l’appétit du pouvoir balaie trop souvent la faible digue des textes. Nos hommes politiques feraient bien de nettoyer les écuries d’Augias et éviter de se donner en spectacle au fameux peuple qui souvent se régale de leurs turpitudes car les prébendes, les passe-droits font aussi partie de notre ADN national. Le courrier parlementaire que j’ai vu défiler chaque soir sous mes yeux, les parapheurs du soir, en tant que directeur de cabinet constitue un florilège des demandes de l’électeur à son élu.

 

Reste un point fondamental : la frontière très perméable entre les nécessités de financer l’action politique et l’enrichissement personnel. Ironie de l’histoire Urba avait été institué pour créer un sas entre les financeurs et les élus afin d’éviter que ceux-ci prélèvent une dîme au passage (les porteurs de valises de billets étaient coutumiers du fait). La corruption était constituée bien sûr mais l’argent collecté illégalement était réparti de façon transparente, Monate était un honnête homme, ses petits carnets en témoignent.

Dans l’affaire Mélanchon, un retour à la raison s’impose, il n s’agit que d’enquêtes préliminaires menées dans le cadre de la procédure pénale – la violence d’une perquisition matinale est évidente et peut justifier une réelle émotion, mais elle est la même pour tous – notre Jean-Luc ne s’est pas vu passer des menottes ou placer en garde à vue.

 

En annexe :

 

  • Perquisition chez Mélenchon : "Pas de justice politique, mais une justice déséquilibrée" ICI 

 

  •  La procureure générale de Paris répond à Jean-Luc Mélenchon : "Ces perquisitions ont été diligentées en pleine légalité" ICI   

 

  •  Justice : l’Elysée prend la main sur les procureurs ICI 

 

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 06:00
Emmanuel tu fais tout de Travers pourquoi t’as pas nommé Marc Fesneau à l’Agriculture ça aurait fait plaisir à son père François Fesneau qui arpenta de mon temps le 78 rue de Varenne.

Je bichais, pensez-donc ce remaniement m’offrait un sujet de chronique en or massif : Travers à la trappe, clap de fin enfin, arrivée au 78 du fils de François Fesneau : Marc.

 

Vous allez me dire c’est qui ce François Fesneau ?

 

Soyez patient !

 

Et puis, petit à petit, le remaniement se traînant en longueur, prenait des allures de char à bancs de rois fainéants et à mon grand regret, comme le Lulu Castagnette tenait la corde pour l’Intérieur, Marc Fesneau se voyait offrir les Relations avec le Parlement, un poste stratégique mais sans assise administrative.

 

Le sénateur Guillaume de la Drôme, qui va hériter du maroquin agricole, me laisse froid : je n’aime pas les sénateurs et les hiérarques socialistes du vieux monde.

 

Marc Fesneau c’est un parigot du Loir-et-Cher, comme papa, il lui ressemble…

 

 

Son premier mandat politique est celui de conseiller municipal de Marchenoir, petite commune d’à peine 600 âmes dans le Loir-et-Cher. Il en est devenu le maire en 2008.

 

Diplômé de Sciences-Po après avoir repris ses études à 30 ans, Marc Fesneau a été directeur du développement  local à la chambre d'agriculture du Loir-et-Cher. Depuis 2016, il préside la communauté de commune de Beauce Val de Loire.

 

Je connais bien et le Loir-et-Cher dont j’ai été le Monsieur Vin dans les années 80 et François Fesneau père que j’ai connu lorsque j’étais conseiller technique au cabinet de Michel Rocard.

 

C’était, monsieur Fruits&légumes, l’héritier d’Alexis Gourvennec, l’homme de la Sica de Saint Pol de Léon, les choux-fleurs et les artichauts.

 

Il partageait avec Michel Rocard : un débit mitraillette, plus compréhensible que celui du Ministre, et le goût des idées.

 

Je suis déçu car j’imaginais François Fesneau dans la salle à manger de l’hôtel de Villeroy lors de la passation des pouvoirs : fier et un peu en retrait, c’est un grand timide.

 

Pour le consoler je ressors de la naphtaline le discours que prononça le 17 janvier 1985 Michel Rocard Ministre de l’Agriculture lorsqu’il lui remit les insignes de chevalier dans l’ordre de la Légion d’Honneur.

 

J’y étais. Ce n’est pas moi qui avais écrit le discours, sinon il eut été bien meilleur.

 

PS; Merci à ceux d'entre-vous qui m'ont fait parvenir un message pour regretter ma non nomination au 78.

Emmanuel tu fais tout de Travers pourquoi t’as pas nommé Marc Fesneau à l’Agriculture ça aurait fait plaisir à son père François Fesneau qui arpenta de mon temps le 78 rue de Varenne.
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