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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 00:09

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Comme promis hier voici un extrait de Vin 1, le premier chapitre du livre d’Alessandro Baricco : Les Barbares essai sur la mutation. Le chapitre 2 c’est Vin 2 J


« Voici l'histoire. Pendant des années, le vin a été une habitude dans quelques rares pays : c'était une boisson pour se désaltérer et s'alimenter. Usage très répandu et chiffres de consommation à faire peur. On produisait des fleuves de mauvais vins de table et ensuite, par passion et par culture, on se consacrait à l'art proprement dit, on faisait alors de grands vins. Il s'agissait presque uniquement des Français et des Italiens. Dans le reste du monde, il est bon de le rappeler, on buvait autre chose : de la bière, des alcools forts et aussi des choses plus bizarres. Le vin, on ne savait même pas ce que c'était.


Et voici ce qui se passa après la Seconde Guerre mondiale. De retour des champs de bataille français et italiens, les Américains rapportèrent chez eux (parmi bien d'autres choses) le plaisir et le souvenir du vin. C'était une chose qui les avait frappés. Nous avons commencé à mâcher du chewing-gum et eux à boire du vin. Ou, du moins, ils auraient bien aimé en boire. Mais où en trouver ?


Pas de problème. Un Américain eut l'idée folle d'en faire. Et là commence la partie intéressante de l'histoire. S'il vous faut une date, un nom et un lieu, les voici : 1966, Oakville, Californie. Un certain M. Mondavi décide de faire du vin pour les Américains. A sa manière, c'était un génie. Il partit avec l'idée de copier les meilleurs vins français. Mais il comprit bien qu'il fallait les adapter un peu au public américain : là-bas, le créateur et le spécialiste du marketing sont une seule et même personne. C'était un pionnier, il n'avait pas quatre générations d'artistes du vin derrière lui, et il en fit là où personne n'avait jamais imaginé produire autre chose que des pêches et des fraises. Autrement dit, il n'avait aucun tabou. Et, avec une certaine maestria, il atteignit son objectif.


Il savait que le public américain était profondément ignorant (en matière de vin). Des aspirants lecteurs qui n'auraient jamais ouvert un livre. Il savait aussi que c'étaient des gens qui mangeaient habituellement de façon sommaire, qu'ils ne ressentiraient pas la brûlante nécessité de trouver le bouquet idéal pour accompagner un confit de canard. Il se les représenta avec un bon gros cheeseburger et une bouteille de barbaresco, et il comprit que ça ne marcherait pas. Il comprit que, si les Américains voulaient du vin, ce serait pour le boire avant de manger, comme un cocktail, qu'un vin bu à la place d'un alcool fort ne devait pas les décevoir et que, s'il était bu à la place d'une bière, il ne devait pas les effrayer. Il était américain et il savait donc, avec ce même instinct que d'autres firent fructifier à Hollywood, que ce devait être un vin simple et spectaculaire. Une émotion pour tout le monde. Il le savait et, à l'évidence, il avait du talent : il voulait faire ce vin et il le fit.

 

Cela marcha si bien que son idée de vin fut un modèle. Qui n'a pas de nom, mais je peux lui en donner un, pour qu'on comprenne: un vin hollywoodien. Voici quelques-unes de ses caractéristiques : couleur magnifique, degré assez élevé (quand on vient des alcools forts, on n'est pas très porté sur le cidre), saveur ronde, simple, sans aspérités (pas de tanins ennuyeux ni d'acidité difficile à dompter). A la première gorgée, tout est là : on a une sensation de richesse immédiate, de plénitude de saveur et de parfum ; une fois bu, peu de persistance en bouche, les effets s'éteignent ; peu d'interférence avec la nourriture, on peut l'apprécier même en ne réveillant ses papilles qu'avec de simples chips de comptoir ; il est fait à partir de cépages cultivables à peu près partout, chardonnay, merlot, cabernet, sauvignon. Manipulé sans révérence excessive, il a une personnalité plutôt constante, où la différence entre les millésimes devient quasiment négligeable. Et voilà.


Avec cette idée de vin, M. Mondavi et ses adeptes sont parvenus à un résultat étonnant : les Etats-Unis boivent aujourd'hui plus de vin que l'Europe. En trente ans, ils ont quintuplé leur consommation (on leur souhaite d'avoir réduit celle de whisky). Et ce n'est pas tout : car le vin hollywoodien n'est pas resté un phénomène américain, comme Hollywood, il est devenu planétaire. Nul n'y avait encore songé, mais voici qu'on boit du vin jusqu'au Cambodge, en Egypte, au Mexique, au Yémen et dans des endroits encore plus impensables. Et quel vin y boit-on ? Le vin hollywoodien. Quant à la France et à l'Italie, les deux patries du vin, elles n'en sont pas sorties indemnes : non seulement on y boit du vin hollywoodien en grande quantité, mais elles se sont même mises à en produire. Elles se sont adaptées, ont corrigé deux ou trois choses et ont fait le même genre de vin. Excellent, même, il faut le dire. Dans les villes italiennes, il est fréquent aujourd'hui de croiser dans les bars à vin un Italien qui, avant le dîner, grignote des chips et du mini-saucisson en buvant son verre de vin hollywoodien produit en Sicile. Du moins ne le boit-il pas directement au goulot en regardant à la télé la dernière partie de base-ball.


Les barbares ! »


La suite à lire dans le livre…


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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 00:09

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Si vous n’avez pas lu SOIE d’Alessandro Baricco courrez vite l’acheter !

 

Publié en 1996 sous le titre « Seta » en italien, puis en France en 1997, Soie c’est un roman culte.


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« Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour, qui vit à Lavilledieu dans le Vivarais avec son épouse Hélène, où il achète et revend des vers à soie, entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des œufs sains. Entre les monts du Vivarais et le Japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Après avoir traversé le Lac Baïkal et la Sibérie, il rencontre le seigneur japonais Hara Kei « l’homme le plus imprenable du Japon, maître de tout ce que le monde réussissait à faire sortir de cette île » et sa jeune maîtresse, femme énigmatique et très belle, dont les « yeux n’avaient pas une forme orientale », un amour impossible commence alors…« Revenez, ou je mourrai»


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Tout y est de longs et dangereux voyages, l’amour impossible, la passion, les désirs, le velours d’une voie, la sensualité d’un tissu magnifique érigée au rang du sacré, la lenteur du temps immuable…


Qui est Alessandro Baricco ?

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« Écrivain et musicologue, né à Turin en 1958. Dès 1995, il a été distingué par le prix Médicis étranger pour son premier roman, Châteaux de la colère. Avec Soie, il s’est imposé comme l’un des grands écrivains de la nouvelle génération. Il collabore au quotidien La Repubblica et enseigne à la Scuola Holden, une école sur les techniques de la narration qu’il a fondée en 1994 avec des amis. »


C’est donc dans la Repubblica qu’en 2006 il a écrit un livre qui vient d’être traduit en français et publié par Gallimard sous le titre Les Barbares essai sur la mutation. C’est un livre écrit sous forme d’épisodes, tous les 5 ou 6 jours.


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« J’écrivais en direct, ce qui signifie que, lorsqu’un épisode paraissait, je n’avais pas encore rédigé le suivant : les commentaires à chaud que je lisais en ligne, les réactions d’amis, de parents ou de voisins pouvaient donc modifier chaque jour ce que je pensais et par conséquent le livre lui-même. C’est une curieuse façon d’écrire un livre. Aujourd’hui (ndlr c’est la préface de l’édition française), avec quelques années de recul, je peux dire que c’était une façon plutôt barbare, comme si, pour étudier les dauphins, j’avais entrepris de vivre à la manière des dauphins. »


Mais qui sont ces barbares ?


Les prédateurs de la Toile sans culture ni Histoire répondent les anciens dominants de la culture.


Baricco n’est pas convaincu « dans le monde où je vis (ndlr. Les intellectuels), si l’honnêteté intellectuelle est une denrée rare, l’intelligence ne l’est pas, elle. Ils ne sont pas devenus fous. Ce qu’ils voient existe. Mais ce qui existe, je n’arrive pas à le voir du même œil. »


Simple conflit de générations : « les anciens qui résistent à l’invasion des plus jeunes, le pouvoir en place qui défend ses positions en accusant les forces émergeantes » ?


Non, pour Baricco « cette fois, ça semble différent. Un duel si violent qu’il paraît nouveau. D’habitude, on se bat pour contrôler des points stratégiques sur la carte. Aujourd’hui, les agresseurs font quelque chose de plus radical, qui va plus en profondeur : ils sont en train de redessiner la carte. C’est peut-être déjà fait. »


« Nul déplacement de troupes, nul fils tuant le père. Mais des mutants, qui remplaçaient un paysage par un autre et y créaient leur habitat. »


Dans son livre Alessandro Baricco ne se place ni dans la condamnation, ni dans le mépris, ni dans une critique des barbares mais dans une tentative pour comprendre si ce sont eux qui ont raison.


« Après Les Barbares, beaucoup de gens ont été forcés d’accepter qu’ils ne pourraient plus s’en tirer avec l’habituel sermon sur les jeunes qui ne se lisent plus, qui vont dans les fast-foods et ignorent qui est Michelangelo Antonioni. Désormais, avant de prendre de haut ce qui se passe, ils devraient transpirer au moins un peu. »


 La première partie du livre est intitulée SACCAGES


 « Ils arrivent de partout, les barbares. Ce qui nous trouble un peu, si bien que nous avons du mal à réunir les pièces du puzzle, à continuer une image cohérente de l’invasion dans sa totalité. On se met à parler des grandes librairies, des fast-foods, de la télé-réalité, de la politique, des jeunes qui ne lisent pas et d’autres choses de cet ordre, mais ce qui nous n’arrivons pas à faire, c’est regarder d’en haut et reconnaître le dessin que les innombrables villages saccagés tracent à la surface du monde. Nous voyons les saccages, mais nous ne voyons pas l’invasion. Et nous ne parvenons donc à la comprendre.


Croyez-moi : c’est d’en haut qu’il faudrait regarder… »


Alessandro Baricco m’a donc entraîné dans un voyage pour voyageurs patients, un livre et ça m’a changé des pauvres écrits de chroniqueurs de la Toile qui voient tout au travers de leur petite lorgnette, usant jusqu’à la corde les mêmes sujets, nous saoulant de leurs regrets d’un monde bucolique, ripoliné à l’eau de rose ou agrémenté des mêmes clichés qui se veulent frondeurs alors qu’ils ne sont souvent que convenus.


Suivre le chemin proposé par Alessandro Baricco exige de s’éloigner du prêt-à-penser, de sortir de son confort intellectuel, de se remettre en question… tout ce que se refuse ou ne sont pas capables de faire les y’a k’a et les faut k’on.


Demain, je tenterai de vous convaincre de me suivre sur ce chemin car Alessandro Baricco a commencé par « étudier les barbares à travers le saccage des villages périphériques, pas à travers leur assaut contre la capitale. Il est possible que là où la bataille est plus simple, circonscrite, il soit plus facile de saisir la stratégie de l’invasion et les gestes fondateurs de la mutation. »


Premier village périphérique : le VIN.

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 00:09

Sur le site LPV un certain Daniel Popp proclame « j'en ai marre...des vins nature dénaturés ! »


« La coupe est pleine, ras-le-bol d'acheter ou de déguster des cuvées nature portées au pinacle par les cavistes et bars à vins à la mode, qui s'avèrent être d'infâmes daubes. Accident, laisser-aller, négligence, amateurisme ? Je laisse aux spécialistes le soin d'en débattre même si le dialogue à ce sujet, est entamé depuis longtemps sur LPV… »


Ce genre de proclamation outrée ne cessera jamais de m’étonner : pourquoi diable faire déborder sa coupe en buvant « d'infâmes daubes » sur le conseil de cavistes et de bars à vins de cette boboïsante obédience dites des naturistes?


En effet, à l’image de ceux qui ne peuvent pas me piffer et qui continuent de me lire, je ne comprends pas cet  acharnement à se faire du mal avec un liquide dont la fonction est essentiellement de se faire du bien.


Hormis d’être masochiste, ce que je ne suis pas, je ne vois pas au nom de quoi, sinon la défense du « bon goût », le sien bien sûr, lancer un tel débat.


Dans le domaine du plaisir, des plaisirs, je choisis ce qui me fait jouir, aussi bien dans tous les arts mais aussi dans l’art du manger et du boire.


Rappel : le vin pour circuler doit être sain, loyal et marchand link tout le reste relève du choix personnel nul besoin de suivre la tendance que l’on estime néfaste.


Si un film me déplaît, je sors discrètement de la salle ; si un livre me tombe des mains, je le referme discrètement ; si une œuvre d’art m’indiffère, je passe outre discrètement.


Même motif, même punition pour le vin : un vin, quel qu’il soit, s’il ne va pas, je le crache et je n’en fais pas tout un plat sur mon espace de liberté. L’âge aidant, je préfère plutôt aimer qu’exécrer… je parle de vin bien sûr…


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C’est donc avec plaisir que je publie la page d’accueil du site de Michel  Issaly, vigneron de son état, du côté de Gaillac, un homme sage qui a exercé, pendant des années, la plus haute responsabilité au VIF, un homme pour qui j’ai toujours eu une profonde estime dès l’époque où une large partie de ses mandants ne portaient pas les propositions de mon rapport dans leur cœur.


Qu’il y ait des vins natures imbuvables pour certains et délicieux pour d’autres c’est dans l’ordre des choses. La réciproque est tout aussi vraie pour les autres vins. Il n’existe pas de police du goût et c’est heureux.


Reste que certaines charges contre les vins nature me semblent relever d’une forme de dépit face à une génération qui brise et ne respecte pas les codes en vigueur.


Le goût du vin n’est pas, et n’a jamais été, gravé dans le bronze. Déviance d’aujourd’hui sera peut-être le convenu de demain. Je ne sais, mais ce que je sais, je le vis tous les jours, c’est que les vins dit natures apportent à ceux qui les boivent du plaisir, de la convivialité, alors de grâce laissons le mépris au vestiaire.


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« Au-delà des idées préconçues, des stéréotypes, des Ayatollah pour ou contre, des casseurs de vin naturel et de la république des experts, nous voilà depuis plus de quinze ans continuer à persister dans notre démarche en vin naturel. Pas contre tout le monde, mais parce qu’il nous semble important de retrouver dans notre vin la vérité d’un terroir, d’un ou plusieurs cépages et d’un climat (millésime).


Notre vin est avant tout la représentation d’une diversité naturelle ou l’on doit retrouver cette authenticité d’un lieu et de son histoire. Les démarches bios, biodynamies, et HVE (Haute Valeur Environnementale) vont nous permettre d’aider la vigne à exprimer la variabilité des sols et de leur environnement.


 

Une fois le raisin à la cave, il est indispensable de respecter la naturalité (caractère de ce qui est produit par les seules forces de la nature) que nous avons préservé. Pour cela et mis à part un peu de soufre il nous parait important d’exclure tous les intrants qui viendraient modifier l’expression naturelle du raisin. De même que nous refusons d’utiliser des techniques physiques venant détruire la vie préservée à la parcelle.


 

La vinification doit respecter les équilibres pour que le vin reste du vin et qu’on l’apprécie pour sa buvabilité et son expression unique.


 

Réaliser des vins naturels c’est accepter d’en payer le prix fort et cela à plusieurs reprises. Dans la cave en premier lieux où il est toujours plus compliqué de gérer les vinifications (c’est la nature qui impose à l’homme et non le contraire), à la dégustation d’agrément ensuite, ou nos experts refusent quasiment systématiquement ces vins en IGP (Indication Géographique Protégée) et enfin auprès des consommateurs qui ne sont souvent pas préparé à servir ces vins dans de bonnes conditions (carafage et aération obligatoire). »link

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 00:09

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Que la France des femmes et des hommes de peu était belle ce dimanche, elle marchait loin du brouhaha des causeurs, des blablateurs, des commentateurs et autres penseurs à notre lieu et place. Elle n’en avait rien à foutre de ces récupérateurs, ces recycleurs, ces donneurs de leçons pissant de la copie sur la Toile.


Libre à eux, je me garderai bien, au nom de la liberté d’expression, de leur demander de se taire mais, pour beaucoup d’entre-eux, s’applique, au pluriel, le « si tous les cons volaient ils seraient chefs d’escadrille » et j’ajouterai « en plus ils voleraient en rase motte ! »


Ma crainte c’est que François Cavanna ait eu raison « Les cons gagnent toujours, ils sont trop. »


Ça me fiche en colère mais je m’en tiendrai à mes bonnes résolutions de début d’année : silence radio !


Pour calmer mon ire contre ces ramenards de tout petit calibre je me suis remémoré – éduqué chez les curés – le massacre des Innocents.


Étrange concomitance !


L’Ancien Testament est riche d’histoires dramatiques dont le point culminant sont des scènes de fuite, d’exode ou d’expulsion alors que le Nouveau Testament n’en propose qu’une seule la fuite de la sainte Famille en Egypte qui est rapportée, de manière plutôt brève, par l’évangéliste Matthieu qui raconte qu’à Bethléem, sous le règne du roi Hérode, Marie, femme de Joseph, mit au monde son fils Jésus, conçu de l’Esprit Saint, et que «les mages d’Orient» reconnurent en lui « le roi des Juifs ». Ils vinrent alors l’adorer et lui offrir des présents (Matthieu 1, 18-2, 12).


L’évangéliste poursuit : après leur départ, l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Egypte ; restes-y jusqu’à nouvel ordre, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. » Alors Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Egypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode (Matthieu, 2, 13-15).


« Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléem et dans tout son territoire, selon la date dont il s'était soigneusement enquis auprès des mages. Alors s'accomplit ce qui avait été annoncé par le prophète Jérémie ... » (Matthieu, 2, 16-18)


La Fuite en Égypte comme le massacre des Innocents ont inspirés de grands peintres…


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En son temps j’avais commis ce petit texte, entre deux rendez-vous, dans le train, je ne sais où, sans doute dans la période de Noël. J’étais alors aux manettes du cabinet d’un Ministre, dans le cambouis du quotidien, en un temps où les affaires prenaient une tournure délétère et même que le petit-chose Bérégovoy, l’ex-chef de gare de Pont-Audemer, préféra passer de vie à trépas.


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La fuite en Belgique


Aux premières lueurs de l’aurore


J’ai juché ma jeune femme


Sur le dos usé de mon vieil âne.


Notre bel enfant, ignorant le sort


Que lui réservait l’avenir


Dormait dans les bras de sa mère


Et moi son père


Craignant le pire


J’attrapai la bête par le licol


Et au rythme de son pas lent


Nous avons pris à travers champs


Pour atteindre le col.


                    ***********

 

Le pire n’est jamais sûr


Mais du marigot


Au loin tonne un héraut


Les affaires sont les affaires


Des prédateurs


Des chasseurs d’électeurs


Je fuis


Je les fuis


Ces sans-souci de notre vie


De la vie qui fait des ravages


Ces ignorants de notre quotidien


Des riens


Des moins que rien


Je pars me réfugier


Au plat pays Outre-Quiévrain…

 

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 00:09

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J’entends, ou plutôt je lis ici et là, qu’enfin justice est faite puisque le groupe Héraclès de Sauty de Chalon va cesser son activité.


Sauf que le plan de continuation décidé par le tribunal de commerce de Paris en novembre, certes préservait les intérêts des actionnaires mais aussi ceux des clients floués. Nous sommes dans le domaine commercial et comme l’écrit Boursier.com « Les actionnaires et les clients d'Héraclès, le holding des sites de vente de vin 1855 ou ChateauOnline, pensaient avoir échappé au pire en novembre, lorsque la société était sortie de redressement judiciaire via un plan de continuation, avec la promesse de nouveaux financements et d'un changement de management. Mais vendredi, coup de tonnerre : les dirigeants, l'administrateur judiciaire et le mandataire judiciaire ont demandé la liquidation judiciaire immédiate de la société et de toutes les structures juridiques du groupe. »


Le plan de continuation reposait sur un partenaire financier PLF1 qui n'a pas versé les fonds prévus. Ceux-ci devaient servir « à relancer l'activité sans délais et de bénéficier de la fin de l'année, traditionnellement favorable aux activités de vente de vin. En son absence, les stocks n'ont pu être constitués et les opérations commerciales ont été bloquées. »


Pour ce qui concerne la justice elle passer si la responsabilité des dirigeants est engagée « À ce jour, près de 11.000 créanciers ont été bernés par le duo Sauty de Chalon et Hyon. Et les pertes s’élèvent à plus de 40 millions d’euros. Pour autant les déboires judiciaires d’Emeric Sauty de Chalon et Fabien Hyon sont loin d’être terminés, car un volet pénal pourrait bien s’ouvrir dans les prochaines semaines, ainsi que d’autres actions visant à engager la responsabilité personnelle des dirigeants. »


Me Hélène Poulou, qui défend plus de 300 clients floués, a déclaré, après l’annonce de la mise en liquidation judiciaire des sociétés du groupe Héraclès (1855, ChateauOnline et Cave Privée) : « Enfin, une décision appropriée vient d’être prise. Il était temps ! Les sites vont être suspendus et cela met un terme à ces pratiques commerciales litigieuses. On va enfin pouvoir lancer les procédures en responsabilité contre qui de droit »


Clap de fin donc, pour la saga du «prestidigitateur de dettes Emeric Sauty de Chalon le roi du cache-tampon link


Affaire à suivre donc mais cette liquidation judiciaire devrait malheureusement sonner le glas des espoirs des clients floués...

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 00:09

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Fernand Reynaud, en bon auvergnat, jouait à merveille « le pauvre paysan, ça eu payé, ça ne paye plus… », il n’est pas certain que son humour soit prisé de nos jours par les adeptes du vocabulaire émasculé. Bref, tout ça pour vous dire qu’il est des plantes humbles, pas très présentables, et qui sont pourtant pleines de ressources. La betterave, sous ses 3 formes, fourragère, potagère, sucrière, est de celle-là.


La Beta vulgaris est une racine charnue, légume pour les humains, fourrage pour les animaux et mère du sucre par la grâce de François Charles Achard, de Chaptal et de Napoléon 1er.


Bien évidemment, du fait de mes origines, c’est la betterave à vache que j’ai connu en premier, ou presque. En effet, l’un de mes grands plaisirs d’enfant était de faire tourner le grand volant de la trancheuse de betteraves du pépé Louis. J’aimais le rythme, le son des couteaux fendant la pulpe et les grandes tranches ovales humides. Il ne fallait pas grande chose pour nous émerveiller en ce temps-là.


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Concurremment, le jardin du pépé Louis fournissait des betteraves rouges que, ma bonne cuisinière de mère, nous préparaient chaudes avec de la crème fraîche maison : tous les matins la tante Valentine actionnait l’écrémeuse qui tintait pour signaler l’arrivée de la crème.  Succulent ! Je reviendrai sur cette betterave qui retrouve des couleurs, si je puis dire, sous l’impulsion de certains chefs.


La betterave sucrière je l’ai découverte, elle, au 78 rue de Varenne, avec le lobby le plus puissant, car le plus argenté, celui du sucre. La CGB, les planteurs, était présidée par Georges Garinois, 15 ans à la tête de ce puissant syndicat (1977-1992) qui, avec celui des céréaliers, dominait la FNSEA : faiseurs de présidents.


Le système des quotas sucriers A, B, C négocié à Bruxelles était une petite merveille de protectionnisme à la sauce libérale qui avait permis à la France de disposer l’une des plus puissantes au monde industrie du sucre, qui ne souvient pas des petits dominos de sucre Béghin-Say.


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Ces gens-là savaient y faire à Bruxelles comme à Paris, discrets, efficaces, pas du tout bling-bling, des pros du lobbying quoi.


Dans ma carrière de faiseur de discours, en lieu et place de mes chers Ministres, celui que j’ai prononcé en 1991, au Palais des Congrès de Paris, devant un milliers de congressistes de la CGB est resté gravé dans ma mémoire. Le président Garinois n’aimait guère le Président de la République de l’époque et, dans son discours, sans notes, avaient lourdement moqué le couple Kohl-Mitterrand. J’étais doté par les services d’un merveilleux discours technique. L’horreur absolue que de faire des figures imposées sur les quotas. Par bonheur le président Garinois aimait discourir ce qui me laissa le temps de prendre la décision qui s’imposait.


Applaudissements nourris pour le Président qui entamait son dernier mandat. Je monte à la tribune avec mes feuillets mais au lieu de les poser sur le pupitre je les tends au Président Garinois en lui disant « je vous confie ces pages qui feront le suc du rédacteur-en-chef du Betteravier Français… » Rires dans la salle, ce qui était déjà une performance de la part d’un représentant d’un Ministre de Gauche.


Et je me lançai dans une improvisation qui répondait point par point à l’ironie de ce cher Garinois. Je mouillais le maillot, soulignant à plaisir le génie des sucriers à se préserver de la concurrence du sucre ACP ou du fameux aspartam… La salle surprise par mon audace m’écoutait. J’en profitais pour lancer quelques piques sur la nécessaire évolution des prix face à la concurrence de l’éthanol. Bref, je ne fis aucune concession et, à ma grande surprise, je fus applaudi chaudement. Rassurez-vous c’est plus la performance que le fond de mes propos qui déclencha ces bravos. Le Betteravier Français me consacra même son édito ce qui bon pour l’ego.


L’histoire de la betterave sucrière fait partie du génie français link


Dès la fin du 16ème siècle, simple curiosité de botaniste, Olivier de Serres observait que la betterave  possédait un jus qui, en cuisant, ressemblait au sirop de sucre issu de la canne.


C’est en 1747, qu’en Allemagne, Andréas Sigismund Marggraf parvenait pour la première fois à cristalliser, en laboratoire, du sucre de betterave et ce fut François Charles Achard qui consacra sa vie scientifique à appliquer industriellement la découverte. « En 1799, il produit des pains de sucre, comparables à ceux issus de la canne et en 1801, il crée la première fabrique de sucre de betterave du monde, en Silésie. »


Au début du XIXème siècle une véritable « saccharomanie » s’empare, en Europe, des  chimistes, pharmaciens, agronomes qui, tous essayent d’extraire du sucre à partir de la betterave.


« Au cours de la première décennie du XIXème siècle, les deux premières fabriques métropolitaines sont établies en région parisienne à Chelles et à Saint-Ouen. D’autres fabriques sont créées dans la Somme, dans l’Aisne et le Pas de Calais. La naissance de la sucrerie de betterave est donc l’aboutissement d’un long processus de maturation scientifique et intellectuelle, concrétisant une idée qui était « dans l’air » depuis plusieurs années.


Mais c’est le blocus continental, instauré en 1806 par Napoléon 1er, qui va engendre une guerre économique contre le commerce anglais et rendre nécessaire le remplacement des produits coloniaux, comme le sucre de canne.


« En 1811,  Le Ministre Montalivet  présente à Napoléon 1er des pains de sucre, fabriqués par le chimiste et pharmacien de l’Empereur, Deyeux.


Napoléon, voulant  favoriser le développement de cette production et avec l’influence décisive du chimiste Chaptal, signe le 25 mars 1811 un décret ordonnant la mise en culture de 32 000 hectares de betterave.

 

 

Ce jour-là : le 2 janvier 1812


« Dans sa  raffinerie de sucre de canne de Passy,  Benjamin Delessert, jeune botaniste  et industriel français,  essayait depuis plusieurs années de fabriquer industriellement du sucre de betterave avec l’aide de l’un de ses ouvriers,  J-B. Quéruel. Leurs  efforts sont enfin récompensés dans les derniers jours de 1811 et le 2 janvier 1812, il en informe Chaptal. Ce dernier avertit aussitôt l’Empereur et Napoléon, ravi, s’écria « il faut aller voir cela, partons ».


Après avoir constaté par lui-même les résultats obtenus, Napoléon 1er s’approcha de Benjamin Delessert et dans un élan d’enthousiasme et de reconnaissance, il détache la croix de la Légion d’Honneur, qu’il portait sur la poitrine et la lui remit. (l'illustration de la chronique)


Le 6 janvier 1812, Chaptal fait un rapport à l’Empereur sur la fabrication du sucre de betterave et le 15 janvier 1812, ce dernier,  pensant détenir avec la naissance de la  sucrerie métropolitaine, une carte maîtresse  dans sa lutte économique contre l’Angleterre, signe un nouveau décret, qui ordonne cette fois la mise en culture de 100 000 hectares de betteraves et qui prévoit  la création de 5 écoles de sucrerie et  accorde 500 licences pour établir de nouvelles fabriques.


Quelques années plus tard, Benjamin Delessert revendra sa fabrique de sucre à la famille Say et se consacre à son autre activité industrielle, la filature de coton. »


Mais revenons un instant à la betterave pour bipèdes :


-         Un grand classique : la mâche betterave link


3Betteraves

photo je mijote link


-         Un must : la betterave jaune-ricotta restaurant Yard


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-         Un grand retour : la soupe de betteraves in Régal


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Bon appétit et pour la SOIF c’est « Le Clou 34 » l’aligoté de Claire Naudin… qui n'est pas chaptalisé bien sûr 


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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 00:09

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La vie continue...

 

Sur les réseaux sociaux le fin du fin est de basher, de l’anglais bash : frapper, tabasser, critiquer vertement… Bien évidemment, l’une des têtes de turc les plus prisées dans ce jeu de massacre est notre Président…


Pourquoi pas, ce n’est pas nouveau, autrefois dans les foires et les fêtes foraines, les jeux de massacre issus des jeux de Passe-boules permettaient de se révolter sans risques contre l’ordre établi.


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Il s’agissait d’abattre, à l’aide de balles en chiffon garnies de son, des têtes caricaturées de bourgeois, de juges, de gendarmes ou d’homme politiques. Il y eut même des cibles vivantes : de jeunes gens acceptaient pour un salaire dérisoire de recevoir, non sans risque, une balle sur leur visage grossièrement maquillé.


Jeux d’adresse * donc, mais le corollaire était, bien sûr, qu’il fallait être adroit pour emporter le lot de pacotille proposé par le forain. Se défouler est à la portée de n’importe qui, gagner est une autre paire de manches.


Et c’est là que, sur les réseaux sociaux, le bas-blesse car en effet y fleurissent, si je puis m’exprimer ainsi, des plumes bien médiocres tenues par des aigres, des frustrés, des à ego surdimensionné, des Pr Choron d’occasion, des tout le monde et des n’importe qui, qui ne peuvent prétendre à jouer dans le registre d’un Desproges ou d’un Coluche.


Ça vole souvent très bas.


Consternant, je dirais même con tout court… Mais, que voulez-vous, les vents ça ne fait que du vent, du trafic quoi, de la « notoriété » à deux balles dans le cercle étroit de ses « amis » de Face de Bouc.


En écrivant ceci je ne joue pas les mijaurées, les cul-pincés ou les c’était mieux avant car moi aussi j’ai mes têtes mais ne comptez pas sur moi pour vous dire lesquelles.


Avoir ses têtes : « Préférer certaines personnes à d'autres, avoir ses aversions personnelles…


« Il a ses têtes, la concierge de l'école maternelle, un camionneur du Vaucluse et Julius. Celui-là il ne peut pas le blairer »

 


Ce goût immodéré de l’exécration affiché, développé jusqu’à plus soif par certains, ne m’étonne pas car il relève d’une forme de posture bien commode qui évite aux intéressés de se remettre en question. Comme le disait ma grand-mère de se regarder dans la glace. Ces autres sur lesquels ils frappent à bras raccourcis, aussi puissants, aussi exécrables qu’ils fussent, sont aussi très souvent le reflet de la face caché, l’impuissance, de ces adeptes du bashing.


Liberté, liberté chérie, les réseaux sociaux ouvrent grande la fenêtre de la liberté d’expression de tout un chacun et ce n’est pas moi qui vais m’en plaindre. Simplement il faudrait tout de même que ces pourfendeurs évitent d’avancer masqués, de ne présenter que le côté lumineux de leur face. Les personnages publics sont, à juste raison, appelés à la transparence, demander aux redresseurs torts d’afficher autre chose que des bribes de CV me paraîtraient de bonne et saine politique.


Ce n’est qu’un vœu, sans doute pieu mais savoir à qui on a affaire est, pour une conversation, un échange, une controverse, la moindre des politesses dans une société qui se dit civilisée.


Le mécontent solitaire qui se payait une partie de jeu de massacre, à la fête votive du village ou à la Foire du Trône, se défoulait sous le regard de ses copains et de quelques badauds rigolards alors que le bashing sur la Toile entretien un étrange climat où, la soi-disant ironie, le second degré ou autre méchanceté prennent souvent des relents nauséabonds, une forme de haine ordinaire…


Mon code déontologique sur Face de Bouc est simple et clair :


-         Je ne participe plus aux empoignades factices sur les murs des spécialistes des jeux de massacre…


-         En cas de récidives notoires je vire de mes « amis » ceux qui dérapent…


-         Je vire les coucous qui squattent mon mur.


-         Je poste sur mon mur des informations de bonnes sources, des caricatures de gens de talents, des photos, des vidéos, et mes chroniques bien sûr.

 

- Je continuerai de moquer le minuscule bal des vanités de Savonarole en vieux cashmere et de révoltés récupérés pour un plat de lentilles...


« Un peu de douceur dans ce monde de brutes… »

 

 

* « LES JEUX D’ADRESSE : les plus simples sont les chamboul-tout ou casse-boites invitant le joueur à abattre une pyramide d’objets. Perfectionnées, les boîtes se transforment en plateau de garçon de café. Il faut alors abattre verres et bouteilles.



* Jeu de massacre politique La bande à Hitler Jeu complet de quarante têtes caricaturant ennemis et collaborateurs Bois sculpté en ronde bosse polychrome France, vers 1946 (fentes, meuble de présentation moderne) Haut.: entre 25 et 30 cm Inventaire de la collection n°298 Sorti juste après la libération, ce jeu de massacre destiné à assouvir des pulsions vindicatives, rassemble autour d'un Führer - multiplié en plusieurs exemplaires et associé à l'effigie du diable - certaines figures de l'Allemagne nazie aux côtés de Mussolini et d'une partie du gouvernement de Vichy (Pétain, Laval...) entourés de toute une équipe de collaborateurs


 

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 00:09

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J’ai reçu ce message de mon ami Olivier Horiot vigneron des Riceys :


Coucou à tous,


Nous sommes tous Charlie ici, mais la situation n'est pas joyeuse au Sahel non plus chez nos amis de Maroua (les agriculteurs que nous aidons avec notre association champenoise « la Vigne du Partage »link).


En pièce jointe, pour info donc, et si jamais leur écho pouvait s'entendre jusqu'ici afin de ne pas les oublier.


Gardons les yeux ouverts, bon courage !


Bises à tous depuis la rue ... de Bise


Et meilleurs veux, malgré tout, à ceux que je n'ai pas encore croisé.


Fil


Sincèrement,


Olivier HORIOT


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Objet: Situation de Mbaljouwel dans la paroisse de Nguetchéwé


 

Les attaques lâches et barbare contre Charlie Hebdo en France perpétrées par les extrémistes islamistes, nous rappelle la situation que nous vivons chaque jour dans la région de l'Extrême-Nord. Nous avons l'impression que la méchanceté gratuite veut prendre le dessus sur la liberté dans notre monde. Cela n'est pas acceptable. La terreur et l'obscurantisme ne peuvent pas diriger notre monde.


Je tiens à vous partager en fichier joint, un document présentant une situation que nous venons de vivre dans notre diocèse. Cela nous inquiète énormément.


Merci pour vos prières afin que la paix reviennent dans notre monde et spécialement dans notre région de l'Extrême-Nord Cameroun.


Bonne et Heureuse année 2015.


 Edouard Kaldapa


Secrétaire de la Caritas Maroua-Mokolo


         CARITAS MAROUA-MOKOLO


Diocèse de Maroua-Mokolo

B.P : 49  Maroua

Tél : (237) 22 29 18 12 / 99 86 99 31

Email : caritasmarouamokolo@yahoo.fr

 

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Situation des attaques de Baljouwel dans la paroisse de Nguetchéwé

 

Suite à notre visite du 3 janvier 2015

 

 

Les périodes de fête de Noël se sont révélées être dramatiques pour de nombreuses populations de Mayo-Tsanaga et du Mayo-Sava. L'attaque de Baljouwel  du 26 décembre 2014 dans l'arrondissement de Mayo-Moskota (paroisse de Nguetchéwé) perpétrée par des éléments armés attribués à la secte islamiste Boko Haram a créé une panique générale au sein des populations. Au moment où l'insécurité monte en intensité, une psychose gagne l'ensemble des populations de la Région de l'Extrême-Nord Cameroun. La zone autour de Nguetchéwé, à une trentaine de kilomètres à l'intérieur du territoire Camerounais s'est révélée être le principal théâtre des opérations de la secte islamiste. La menace n'est plus seulement aux frontières, mais se trouve désormais à l'intérieur du territoire Camerounais.


Notre descente sur le terrain dans les villages sinistrés et nos divers entretiens avec les autorités locales justifient la présente note qui fait un point sur la situation d'insécurité dans la zone.


 

La situation actuelle des attaques :


Depuis juillet 2014, des attaques ciblées se multiplient contre des personnalités gênantes pour la secte islamiste Boko-Haram dans la zone de Ngeutchéwé. Ces attaques montent en intensité depuis le 21 décembre 2014. Le cas emblématique reste l'attaque spectaculaire du village Baljouwel  par les éléments de la secte islamiste Boko-Haram.


En effet, Baljouwel  est un village enclavé perdu dans la brousse à 7 km à l'Ouest de Nguetchéwé et 11 km de Mozogo, le chef-lieu d'arrondissement du mayo-Moskota. Le village est inaccessible en véhicule 4 roues, les pistes qui le traversent font de ce village, un village carrefour et un dernier verrou  avant la ville de Mozogo. Peuplé d'environ 650 habitants, essentiellement composés d'agriculteurs non musulmans, ils sont perçus comme des traitres qui renseignent les autorités sur les mouvements des éléments de la secte dans leurs zones.


Ainsi, dans la nuit du 26 décembre 2014 aux alentours de 19h, plus d'une centaine de personnes armées, dont plusieurs enfants d'environ 12 ans, probablement appartenant à la secte islamiste Boko-Haram ont pris d'assaut le village. Sans raison connue, scandant "Allahu akbar", ils ont encerclé le village, puis se sont mis à piller les maisons en emportant les chèvres et moutons avant de mettre feu et tuant tous les hommes. L'essentiel des personnes tuées sont larguées dans les flammes. Plusieurs familles ont été bloquées et consumées par les flammes. L'alerte donnée par les survivants n'a rien donné. Les assaillants ont opéré tranquillement jusqu'à 23h avant de répartir vers le Nigéria. Ils se sont permis de se faire accompagner de quelques jeunes filles et femmes pour les aider à conduire les animaux jusque dans les environs du village Djibrili. Après avoir tergiversé entre eux s'il faut les emmener ou non, craignant de se faire repérer par les forces de l'ordre, ils décident de les renvoyer. Faute d'effectifs suffisant de l'armée dans la zone et en raison de son enclavement, le village n'a pu être secouru ni pendant, ni après les attaques. Ils sont abandonnés de tous à leur triste sort.


Le bilan de cette attaque est très lourd: 37 morts brulés par le feu, toutes les 137 maisons du village brulées avec tous les biens familiaux (épargne, vêtement, pièces officiels, récoltes, etc.), tous les animaux emportés, population traumatisée et en fuite. Les récoltes qui viennent d'être achevées (mil, arachides, haricots, coton, etc.) sont totalement brulées.


selon les survivants, ces personnes connaissent très bien le village. Ils appelaient certaines personnes par leurs noms. Ces crimes odieux resteront bien sûr impunis, puisque aucune enquête n'est pour le moment diligentée. Cette méchanceté reste difficile à comprendre.


Les attaques de même ampleur ont eu lieu successivement dans les villages de Zénémé (24 maisons brulées et 3 morts), Hodogo (10 maisons brulées), Goldavi (1 maison brulée), Tala-Gozélé et Vouzi (27 maisons brulées et 1 mort).


Le trait commun entre ces villages est la non appartenance des habitants à la religion musulmane. Il est évident qu'il n'ya pas de guère entre les religions au Cameroun. Toutefois, les communautés musulmanes constituent le vivier principal de recrutement de la secte islamiste et ceux qui s'y opposent subissent la même violence. Les victimes commencent à soupçonner une complicité ou une "béhachisation ou bokoharamisation massive"(c'est-à-dire devenir membre de Boko Haram) des populations dans les villages en majorité musulmane dans la zone. Ces déclarations se justifient selon eux par le fait que les terroristes traversent certains villages pour attaquer d'autres.


Les inquiétudes grandissantes des populations:


Les attaques des villages et des marchés en plein jour par des éléments terroristes ont créé une grande psychose dans la population des arrondissements de Koza et Mayo-Moskota. Les populations non musulmanes des villages attaqués et de villages voisins fuient les villages pour se réfugier dans les villes de Mozogo, Moskota, Koza, Mokolo, Maroua. Les structures sociales telles que les écoles, les centres de santé, les marchés sont complètement fermées dans la zone. Les plus nantis mettent leur famille en sécurité loin des théâtres des opérations.


Les attaques successives du marché de Kuyapé qui se sont soldées par des morts et le pillage des commerçants renforcent ces craintes.


Il est désormais évident que Boko Haram se trouve à l'intérieur du territoire Cameroun. Comment comprendre que certains villages tels que Bornori, Djibrili, Talakatchi, Chérif-Moussari, Zénémé, Gouzda Vréket, Goldavi, Talkomari, Kuyapé, Nguetchéwé ne sont pas inquiétés et régulièrement traversés par les membres de la secte islamiste pour perpétrer des exactions plus loin. ont-ils déjà fait allégeance à la secte islamiste Boko-haram? Dans tous les cas, il y a des fortes complicités dans ces villages, ce qui rend difficile le travail des forces armées pour protéger les populations. Il est urgent de pacifier et sécuriser la zone.


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Les mesures humanitaires urgentes à prendre:


A cause de ces attaques, les survivants des villages brulés sont aux abois et dans le dénuement total. Ils manquent d'abris, de vêtement, de nourriture. L'accès aux soins de santé est inexistant. Leurs enfants en âge scolaire sont dans la rue. Ils ont plus que jamais besoin de la solidarité agissante des autres.


Jusqu'à ce jour, les sinistrés de ces différents villages n'ont bénéficié d'aucune assistance. Il est donc urgent d'organiser une assistance à ces populations d'environ 2000 personnes. Leurs besoins concernent l'alimentation, les abris, les vêtements, les couvertures, l'éducation des enfants, l'accès aux soins de santé, carte nationale d'identité, actes de naissance.


Dans les 6 mois à venir en période de soudure, une famine de grande envergure est à redouter dans les départements du Mayo-Sava et du Mayo-Tsanaga. Les récoltes ont été détruites dans plusieurs villages et l'élevage est quasiment anéanti. Il s'agira de venir en appui à l'ensemble de la population déplacée qui touche plus de 200 000 habitants. L'aide alimentaire est donc nécessaire.


         Fait le 5 janvier 2015

 

Le secrétaire de la Caritas

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 00:09

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« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », disait Albert Camus.


Donnons-leur un NOM : des LÂCHES


MAIS NE RIEN CHANGER... MARCHER DANS LA RUE... NE RIEN LEUR CÉDER... PLEURONS… RIONS… RÉSISTONS…


« Ils voulaient mettre la France à genoux, ils l’ont mise debout »


« Cet après-midi, la réponse apparaît dans son évidence : ce qui nous rassemble, c’est notre commune humanité, elle à qui les assassins ont déclaré une guerre impitoyable. Elle est riche et puissante, cette commune humanité, elle nous donne le courage nécessaire pour défendre la liberté. » Axel Kahn


« Ils ont pris la foudre pour nous » a dit Borloo, adieu à tous, les inconnus, les connus, le doux Cabu, le paillard Wolinski, le brillant Bernard Maris, les jeunes Charb et Tignous


On ne tue ni l’irrévérence, ni l’impertinence, ni l’intelligence…

 

Silence pour ceux qui sont morts…


 

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 00:09

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En dépit de mon lourd passé d’enfant de chœur maîtrisant tous les rites  de notre sainte mère l’Église catholique et romaine, j’ai toujours aimé pécher, succomber à la tentation. À genoux, la confession, près du curé niché en son confessionnal, servait de grande lessiveuse, d’essoreuse de péchés, via le je confesse à Dieu et un bel acte de contrition, et nous rendait plus blanc que blanc après avoir marmonné, vite fait sur le gaz, notre pénitence.


L’homme en noir, avec son surplis blanc empesé par les bonnes sœurs, son étole de couleur violette, ne prêtait qu’une oreille distraite aux péchés de la bonne chère, se concentrant sur celui de la chair, seul ou avec d’autres. Là, c’était le quai des Orfèvres, il fallait subir un interrogatoire en règle. Pendant tout un temps la notion de pécher seul me semblait totalement ésotérique, et les autres ne pouvaient être que les filles. Dieu que j’étais niais !


Mon titre est une version d’une des nombreuses saillies d’Oscar Wilde « La meilleure façon de résister à la tentation, c'est d'y céder. »


Je préfère succomber à céder car, suprême hypocrisie, succomber suggère que l’on a vraiment longuement résisté au grand nombre avant de rendre les armes.


Mais rendons à César ce qui appartient à Philippe Conticini qui titre pour sa galette des Rois « Faire succomber les Rois »


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« Une Galette des Rois, à la fois traditionnelle et originale : un feuilletage inversé, une frangipane légèrement parfumée au rhum ambré, avec à l’intérieur quelques morceaux d’amande. »


Bien sûr maman confectionnait, dans les règles de l’art, pâte feuilletée et frangipane, notre galette des Rois. Au tout début la fève n’était qu’un vulgaire haricot blanc, un fayot, une mogette de la Vendée profonde, sauf que mon farceur de père, détestant toute forme de couronnement, l’avait à plusieurs reprises avalée. Maman eut donc recours par la suite à une fève fantaisie que lui refilait Madeleine Remaud la femme du boulanger.


En fait maman avec son haricot revenait à la source « À l'origine, on mettait une fève dans la galette des rois. Puis, la fève naturelle est devenue un objet de porcelaine... »


Et si nos grands pâtissiers faisaient de même, excellent marketing mais pas sûr que les gabelous sanitaires voient ce retour d’un bon œil !


Tirer les Rois !


Cette expression m’a toujours un peu chagriné car le vieux Melchior  blanc, barbu et chevelu, qui offrait de l'or symbole de la royauté, le jeune Caspar, jeune imberbe au teint rouge, qui offrait de l'encens, symbole de la divinité et le Balthasar, barbu au teint sombre, qui offrait de la myrrhe rappelant que le Fils de l'homme est mortel, je les aimais bien et c’était pour moi un grand plaisir de les placer dans la crèche pour l’Épiphanie avec le chameau, l’éléphant et le cheval…


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Version officielle


« Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem en disant : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu, en effet, son astre à son lever et sommes venus lui rendre hommage. »


À la vue de l'astre ils se réjouirent d'une très grande joie. Entrant alors dans le logis, ils virent l'enfant avec Marie sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; puis, ouvrant leurs cassettes, ils lui offrirent en présents de l'or, de l'encens et de la myrrhe. »


Extraits de l'Évangile de Matthieu (II, 1-2 & 10-11)


Le Roi boit !


Je suis rarement couronné. Ça n’est pas dû au fait que je suis préposé à la découpe de la Galette des Rois, je ne puis tricher car la répartition des parts se fait à l’aveugle par tirage au sort.


Que boit le Roi ?


Des bulles bien sûr de toute nature et nature !


Vous avez le choix.


Moi j’ai choisi ceci:


Lorenzon e Albertini Guido Indigeno 2013 Vino Bianco frizzante cépages glera et perera chez RAPlink


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Cidre “Le cid’ de Huisnes-sur-mer” et le Poiré “De cloche et Fausset” Les vergers de la Retenue de la cuve Etienne Lery. Chez Sauvage link


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Si vous souhaitez en savoir plus sur l’Epiphanie allez voir ICIlink


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Tableau Le Roi boit Jacques JORDAENS  Anvers 1593 – 1678

 

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