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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 10:00
« Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années » Eliott Sarrey, 14 ans et son robot jardinier, Bot2karot… et pourquoi pas la vigne ?

Pierre Corneille, fait dire à Rodrigue, dans Le Cid : «Je suis jeune, il est vrai; mais aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années».

 

Il voulait exprimer le fait que le talent et les dons innés n'ont pas besoin d'attendre les années de maturité pour s’exprimer.

 

Ce matin sur France-Inter, dans le 5-7, alors que je prenais mon petit déjeuner, j’ai écouté Jean-Baptiste Rudelle le co-fondateur et PDG de Critéo, la première start-up cotée au Nasdaq en 1994, qui revenait sur son parcours et mettait à mal les clichés concernant l'attractivité française dans son livre « On m'avait dit que c'était impossible » (Stock).

 

 

Et puis, face à mon écran, lors de ma petite revue de presse, je lis sur le Huff-Post :

 

« Il n'osait trop l'espérer et disait il y a trois jours ne pas y aller "pour gagner un prix". Pourtant, le Français Eliott Sarrey, 14 ans, fait partie des lauréats du concours Google Science Fair grâce à son robot jardinier, Bot2karot.

 

Lors d'une cérémonie organisée dans la nuit de lundi à mardi, Google lui a en effet décerné le « prix incubateur », destiné à "un élève âgé de 13 à 15 ans présentant un projet extraordinaire dans le domaine de la science". Eliott Sarrey repart ainsi de la Silicon Valley avec un chèque de 10.000 dollars et "un mentorat d'un an pour poursuivre son projet ».

 

C'est le premier Français à aller aussi loin dans le concours annuel de Google, organisé depuis 2011. L'année dernière, Guillaume Rolland et son réveil olfactif étaient arrivés jusqu'en finale (une première pour un Français) mais n'avaient pas été sélectionnés parmi les lauréats.

 

Le principe de Bot2karot est simple: un robot doté d'un bras capable de prendre des pots, creuser la terre et arroser les plantes. Il se déplace dans des serres spécialement adaptées et, cerise sur le gâteau, est commandé très facilement par smartphone. Même plus besoin de se salir les bottes! »

 

Les questions que je me pose pour ce qui concerne la vigne :

 

- Pourquoi nous bassine-t-on dans les milieux du Net pour des petites applications sans grand intérêt ?

 

- Pourquoi les start-up du vin sont-elles aussi peu créatives ?

 

- Pourquoi les levées de fond vont toujours vers des projets d’e-commerce peu innovants ?

 

Le champ de la culture de la vigne est immense, mobilisons les énergies pour faire éclore des projets du même type que Bot2karot !

 

Bonne journée à vous

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (20) dans la famille Arena je demande l’un des fils Antoine-Marie… pour MEMORIA
En dévers et contre tout (20) dans la famille Arena je demande l’un des fils Antoine-Marie… pour MEMORIA

En vacances, lorsqu’il pleuvait, les parents jouaient avec leurs enfants au jeu des 7 familles, maintenant qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il fasse beau toute la famille pianote sur son écran. Et puis, de toute façon ici en Corse il fait toujours beau alors je me tourne vers la famille Arena : le père Antoine, la mère Marie et les deux fils : Antoine-Marie et Jean-Baptiste… Comme dirait « Camini Di Ferru Di A Corsica » la SNCF Corse : « un Arena peut en cacher 1 autre… »

 

L’an dernier j’explicitais le Père&fils Le 3 en 1 des Arena à Patrimonio« s’il y a des escargots c’est bon signe, cela veut dire qu’il n’y a pas de pesticides ! » 

 

Avec Antoine, le patriarche, je peux parler de la Corse d’égal à égal car nous avons en commun des souvenirs que les jeunes ne peuvent pas connaître… et avec Marie on charrie Antoine... mais trêve de radotage : place à la jeunesse triomphante !


« S’il y a des escargots c’est bon signe, cela veut dire qu’il n’y a pas de pesticides ! » dit Antoine Arena qui surveille le vermentinu qui tombe dans le pressoir. Et prend le même plaisir que lors de sa première vendange. Aux commandes du tracteur qui amène la benne de raisin, le fils, Antoine-Marie. Pour faire descendre ce même raisin, son frère, Jean-Baptiste. Symboles de la reprise de l’AOC Patrimonio par des jeunes, à peine trentenaires souvent. « Ils veulent nous mettre dehors » s’amuse le père Antoine… »

 

Cette année je suis passé aux travaux pratiques en achetant à Ajaccio – oui Antoine je sais, je crèche au Sud – un flacon signé Antoine-Marie baptisé MEMORIA un Patrimonio 2014.

 

Antoine-Marie aime l’acidité, ça tombe bien moi aussi…

 

Mais pourquoi Memoria ?

 

C’est à la mémoire du grand-père d’Antoine, le patriarche de Patrimoniu, donc l’arrière-grand-père d’Antoine-Marie, qui a planté une parcelle en nelluccio dans les années 20. Celle-ci est située au cœur du village et a échappé par miracle à la construction. C’est la plus vieille vigne de l’appellation qui est devenue pour le domaine une vigne-mère (sélection massale).

 

Oui mais que penser du jus de ce Memoria ?

 

Comme vous le savez je n’ai pas un goût prononcé pour les commentaires de dégustation alors que j’étais friand dans mes jeunes années étudiantes des commentaires d’arrêt. J’adorais !

 

Donc, j’ai décidé de faire passer la Méditerranée à ce précieux flacon, de l’envoyer en l’air pour le proposer à une « buvaison » sauvage dans la cantine d’altitude Le Lapin Blanc bourrée de naturistes surexcités mais où le patriarche Antoine n’a jamais daigné monter de peur de tomber sous le charme des cantinières.

 

Chose promise, chose due, dès dimanche soir, une fine équipe avec à sa tête les 2 cantinières de charme et de choc, Gaëlle et Claire, un vigneron naturiste de passage, un caviste alternatif même s'il est Aveyronnais, un amateur, un couple de passage... et ma pomme avons bu au cours de notre dîner Memoria.

 

L'avis fut unanime, ce vin surprend, étonne, agile, posé comme un équilibriste sur son fil, il affiche une belle tenue faite de tension mais on se dit mais jusqu'où ira-t-il ? Fin, élégant sans chichis, le temps a joué pour lui, son expression s'est développée avec une belle ampleur jusqu'à la fin de notre repas. Belle ouvrage toujours perfectible mais qui augure d'une nouvelle génération d'Arena pleine de promesses...  

 

À l’attention du Patriarche de Patrimoniu : il n'y a pas que le Paul Bert à Paris, les cantinières du Lapin en leur tanière d'altitude mettront les petits plats dans les grands pour l'accueillir en haut de Ménilmontant...

 

 

En dévers et contre tout (20) dans la famille Arena je demande l’un des fils Antoine-Marie… pour MEMORIA
En dévers et contre tout (20) dans la famille Arena je demande l’un des fils Antoine-Marie… pour MEMORIA
En dévers et contre tout (20) dans la famille Arena je demande l’un des fils Antoine-Marie… pour MEMORIA

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (19) « Pour entamer la conversation avec nos voisins de table, nous leur offrîmes du vin », une belle leçon de politique…
En dévers et contre tout (19) « Pour entamer la conversation avec nos voisins de table, nous leur offrîmes du vin », une belle leçon de politique…

Il est de bon ton, dans les sphères dirigeantes, de se référer au peuple. Mais que savent-ils, nos politiques, nos élites, de ce peuple ? L’écoutent-ils ? Sont-ils, ou se mettent-ils en position de l’écouter ? Le veulent-ils d’ailleurs ? L’entre soi est la règle, les entourages veillent, filtrent, les communicants tirent des plans, les déplacements ne sont souvent que des mises en scène pour faire des images. Le contact direct n’existe plus. Seuls les solliciteurs, les courtisans et les militants approchent d’un peu près nos « huiles ».

 

Dans son roman La princesse de Mantoue, Marie Ferranti, cite in extenso une lettre de celle-ci, Barbara de Brandebourg, à Maria son amie, où elle lui raconte l’escapade nocturne dans Mantoue, incognito, d’elle et de son époux Louis de Gonzague, seulement accompagnés de Francesco Rialoto, le capitaine des gardes de Louis et de Teresa sa cameriera.

 

« … le cœur battant, nous nous engouffrâmes dans cette pièce bruyante, enfumée, empuantie par la crasse.

 

Cette auberge est ouverte toute la nuit à tous les songe-creux de Mantoue, les mercenaires, mal montés, mal vêtus, les femmes jeunes et vieilles, dont certaines ont leurs enfants qui dorment sur les tables ou à leurs pieds, à même le sol. L’air est si corrompu que les yeux et la gorge me piquaient. Il fallut s’accoutumer à cette puanteur et à l’odeur âcre de la suie […]

 

Attablés, la princesse de Mantoue, au grand étonnement de son époux, jure.

 

« J’ai noté que ces mots me venaient parfois naturellement. Et bien ! crois-moi, ils apaisent la colère plus commodément que ceux que nous employons d’ordinaire. »

 

« À notre table, tout le monde était mêlé : jeunes et vieux, hommes et femmes. Au bout d’un quart d’heure, nous n’en étions plus étonnés. Trois grands gaillards me faisaient face et deux filles très jeunes qui étaient très gaies et, je crois, un peu ivres.

 

On nous apporta à boire et à manger : du ragoût de mouton et une soupe, le tout accompagné d’un mauvais vin. Nous bûmes et mangeâmes avec grand plaisir car cette longue course que nous avions faite nous avait ouvert l’appétit.

 

Pour entamer la conversation avec nos voisins de table, nous leur offrîmes du vin […]

 

« … La conversation s’engagea aussitôt et ne tarda pas à s’enflammer […]

 

La Princesse s’enhardit « … à mots couverts, mais fort compréhensibles, je ne privai pas de médire de Louis. Imagine son étonnement. Il manqua de s’étouffer. Un gros garçon, fort en gueule, intervint.

 

Et tous vidèrent leur sac sans retenue « … les jardins du château… sont à l’abandon. Et les rues n’en parlons pas. Elles empestent. Le soir c’est un vrai coupe-gorge. […] On peut le dire, on est toutes les nuits dehors. Il n’y a que les voleurs qui veillent, ça, on peut le dire, les soldats, ils dorment ! »

 

« Nous en restâmes bouche bée et laissâmes la conversation suivre son cours, acquiesçant de temps à autre, sans plus parler de rien. Le vin échauffait les esprits […]

 

« Que retira Louis de Gonzague de tout ceci ? Sans doute pas grand-chose du discours des deux ivrognes que Barbara rapporte avec une belle vivacité, mais une leçon politique, certainement. Barbara l’a compris, qui écrit : « Ce qui fit la plus forte impression sur Louis fut la liberté de parole de ces petites gens, comparé aux grimaces des seigneurs de la cour. Il y vit la nécessité de changer. Ce qu’il fit. »

 

« Plus d’un siècle plus tard, Mantoue était renommée pour être, selon Montaigne, qui la visita en 1580, « une des villes les plus propres et les plus policées d’Italie »

 

Lire RAPPELLE-TOI BARBARA par Angèle Paoli

 

« Ce récit de Marie Ferranti s’ouvre sur un portrait. Le portrait de Barbara de Brandebourg, princesse de Mantoue. Un portrait réalisé en 1470 par le peintre Mantegna pour la « Camera depicta » (Chambre des époux), et qui n’est pas vraiment du goût de la princesse, alors âgée de cinquante ans. Un portrait sans concession qui révèle à Barbara tout ce que le peintre a saisi d’elle. Toutes les facettes d’un visage « aux yeux las et jaunes, étirés vers les tempes comme ceux des chats », et d’une âme dure. Implacable parfois. »

 

C'est un roman où l'maginaire de Marie Ferranti tisse une toile dont les personnages ont été peints dans le milieu du XVe siècle italien. Tout cela est un jeu, à vous de lire La Princesse de Mantoue pour en découvrir les règles. Je suis sûr que vous vous y laisserai prendre. Bonne lecture.

En dévers et contre tout (19) « Pour entamer la conversation avec nos voisins de table, nous leur offrîmes du vin », une belle leçon de politique…

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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 06:00
Chantilly, son château, ses chevaux, ses chapeaux, sa crème fouettée sucrée, pourquoi avons-nous raccourci notre ROI ?
Chantilly, son château, ses chevaux, ses chapeaux, sa crème fouettée sucrée, pourquoi avons-nous raccourci notre ROI ?
Chantilly, son château, ses chevaux, ses chapeaux, sa crème fouettée sucrée, pourquoi avons-nous raccourci notre ROI ?
Chantilly, son château, ses chevaux, ses chapeaux, sa crème fouettée sucrée, pourquoi avons-nous raccourci notre ROI ?
Chantilly, son château, ses chevaux, ses chapeaux, sa crème fouettée sucrée, pourquoi avons-nous raccourci notre ROI ?
Chantilly, son château, ses chevaux, ses chapeaux, sa crème fouettée sucrée, pourquoi avons-nous raccourci notre ROI ?

Emmanuel Macron, répondant à la question des journalistes de Le 1 : « La démocratie est-elle forcément déceptive ? » a rajouté une pierre à la détestation que lui vouent les qui n’ont que le peuple à la bouche.

 

« La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude, car elle ne se suffit pas à elle-même. Il y a dans le processus démocratique et dans son fonctionnement un absent. Dans la politique française, cet absent est la figure du Roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu sa mort. La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif : le roi n’est plus là ! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures : ce sont les moments napoléonien et gaulliste, notamment. Le reste du temps la démocratie française ne remplit pas l’espace. On le voit bien avec l’interrogation permanente sur la figure présidentielle, qui vaut depuis le départ du général de Gaulle. Après lui, la normalisation de la figure présidentielle a réinstallé un siège vide au cœur de la vie politique. Pourtant ce qu’on attend du président de la République, c’est qu’il occupe cette fonction. Tout s’est construit sur ce malentendu. »

 

« Avec De Gaulle, les Français « suivaient le grand druide dans la forêt pour aller couper le gui avec lui ». Avec Pompidou, « nous avons un conseil d’administration qui nous annonce le cours des valeurs mobilières » Jean Lacouture.

 

En France, tout finit par des chansons dit-on, mais souvent tout commence avec le Roi, tout particulièrement les pépites de notre gastronomie.

 

Prenons ce brave Vatel, né en 1631, qui fit son apprentissage chez un pâtissier-traiteur de sa famille, Jehan Heverard et qui eut la chance, en 1653 de devenir « écuyer de cuisine » au service du puissant et immensément riche Nicolas Fouquet, le surintendant des finances de Louis XIV.

 

Le Roi Soleil prit ombrage du faste de son train de vie et de la beauté de son château de Vaux-le-Vicomte et ce qui devait arriver arriva le 17 août 1661, lorsque Fouquet reçut la cour et le roi Louis XIV dans son château.

 

De mémoire d’homme, la fête fut si grandiose, les spectacles et la cuisine si fastueuses que le Roi, jaloux, s’empressa sur le chemin du retour d’envoyer en prison son ministre et de l’imiter.

 

C’est lors de cette fête que Vatel fit servir la fameuse crème fouettée sucrée qui enchanta les palais raffinés des courtisans… Cependant effrayé par le sort de son maître et craignant pour sa vie, le cuisinier s’empressa de s’exiler en Angleterre. Deux ans plus tard, il fut engagé par le prince de Condé, dont il devînt « le contrôleur général de la Bouche » et officia dans sa résidence préférée, le fameux château de Chantilly…

 

Le Grand Condé c’est la Fronde, celle des Grands contre le Roi et mâtée par lui. Celui-ci, après la mort du cardinal Mazarin, assuma le pouvoir, imposant son autorité. La maison de Condé se trouvait dans une fâcheuse position, à la merci du Roi. Alors pour sceller la réconciliation avec lui le prince de Condé eut l’idée d’organiser une fête prestigieuse en avril 1671, une fête de trois jours qui effectivement atteignit son but : Condé et les siens furent absous.

 

Et Vatel y perdit la vie « Bal tragique à Chantilly : un mort »

 

On coupa symboliquement la tête des impertinents de Hara-Kiri, en interdisant la feuille qui avait osé un crime de lèse-majesté avec notre dernier Roi, le Général.

 

Vatel, pour une livraison tardive de poissons, se sentit déshonoré et mit fin à ses jours en plein milieu de l’incroyable fête. Sa gloire et sa fin étrange firent beaucoup pour que l’invention de la crème Chantilly lui soit attribuée.

 

« De ce passage du roi à Chantilly, Mme de Sévigné relate que les souverains visitèrent les appartements du château superbement meublés et fleuris, et qu’ils furent servis abondamment des plus excellents mets lors du dîner. Une quantité de tentes étaient dressées sur la pelouse pour la cour. Seul incident, le rôti manqua à quelques tables où des invités inattendus s’étaient présentés, ce qui désespéra l’intendant Vatel. Le lendemain à l’aube, Vatel descend dans les cuisines et trouve la livraison de poisson insuffisante pour le repas du vendredi : il monte à sa chambre, et se passe l’épée au travers du cœur. La marée cependant arrive de tous côtés. L’anecdote fit de Vatel le patron des cuisiniers, alors qu’il était intendant. » 

 

Objection votre honneur la fameuse crème fouettée sucrée aurait été créée en Orient et importée en France sous le règne de Catherine de Médicis où on la fouettait à l’aide de baguettes de genêt ou d’osier.

 

En effet, les premières traces de son existence auraient été relevées en Italie vers 1550-1570, puis en Belgique au début du XVIIe siècle dans les ouvrages de Cristoforo di Messisbugo, de Bartolomea Scappi et de Lancelot de Casteau. Ces hommes tenaient la recette d’un inconnu, d’un savoir oral ou écrit aujourd’hui disparu.

 

« Pourtant, il fallut attendre le milieu du XIXe siècle pour que l’association légendaire entre Vatel, le château de Chantilly et la crème se concrétise et que les premiers livres de cuisine la nomme crème chantilly. Elle fut dit-on à l’honneur des princes de Condé et de leur cuisine au crépuscule de l’Ancien Régime, lorsque qu’elle fut décrite et appréciée par la Baronne d’Oberkirch dans le Hameau de Chantilly vers 1774 " Jamais je n'ai mangé d'aussi bonne crème, aussi appétissante et aussi bien apprêtée.". Ce petit village champêtre, imaginé par le prince de Condé du moment, était un endroit d’agréments et de réception intégré dans le parc du château des Condé. Il fut à l’origine de celui que fit construire Marie-Antoinette à Versailles, au Petit Trianon. »

 

Lundi 20 juillet le MONDE m’annonce :

 

Art de vivre

 

La chantilly à l'honneur

 

« Avis aux gourmands, la Maison de la chantilly a ouvert ses portes rive gauche, à Paris. Comme son nom l'indique, ce nouveau haut lieu de la gastronomie sucrée met à l'honneur la fameuse crème fouettée sucrée inventée au XVIIe siècle. On peut la déguster sur place ou l'emporter, et ce de différentes façons – en cornet, chanticcino (café et crème chantilly) ou choux…

 

Il est aussi possible de savourer de la chantilly fraîche, proposée dans une jolie boîte à emporter. »

Chantilly, son château, ses chevaux, ses chapeaux, sa crème fouettée sucrée, pourquoi avons-nous raccourci notre ROI ?Chantilly, son château, ses chevaux, ses chapeaux, sa crème fouettée sucrée, pourquoi avons-nous raccourci notre ROI ?
Chantilly, son château, ses chevaux, ses chapeaux, sa crème fouettée sucrée, pourquoi avons-nous raccourci notre ROI ?Chantilly, son château, ses chevaux, ses chapeaux, sa crème fouettée sucrée, pourquoi avons-nous raccourci notre ROI ?

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (18), l’inimicizia corse me va bien…

Je suis fidèle en amitié.

 

En revanche, lorsque l’ami (e) me déçoit mon sentiment bascule, le rejet est violent. Jusqu’ici je ne savais comment qualifier ce revirement. J’ai trouvé grâce au superbe livre de Marie Ferranti Haine de Corse.

 

Il aborde avec brio et sensibilité la haine que Charles Pozzo di Borgo et Napoléon Bonaparte se vouaient…

 

« Dans ses Mémoires, sous couvert de brosser un portrait des Corses, Pozzo nous renseigne sur l’état d’esprit qui l’anime, alors qu’il embarque sur un vaisseau anglais, sans espoir de retour : « le nom de haine ne suffit pas à la haine pour exprimer cet état destructeur, les Corses se servent de celui de inimicizia. Les vengeances sont cruelles et l’honneur le commande. »

 

« L’inimicizia, que l’on pourrait traduire en français par inimitié, rendrait un son très atténué comparé à celui de haine, mais en corse, le mot signifie l’amitié rompue, l’impossibilité de réconciliation, le devoir de détruire ses ennemis jusqu’au dernier, et cette inimicizia fait naître chez Pozzo un sentiment d’une telle violence qu’il est intraduisible. »

Buste de Charles-André Pozzo di Borgo au Cimetière du Père-Lachaise

Buste de Charles-André Pozzo di Borgo au Cimetière du Père-Lachaise

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (17) pour écrire léger sur la Toile suffit-il d’être creux ?
En dévers et contre tout (17) pour écrire léger sur la Toile suffit-il d’être creux ?

« C’est du lourd » est l’une des expressions qu’affectionnent les fondus des réseaux sociaux pour qualifier l'une de leur production, ou celle de quelqu’un dont il assurent la promotion, qui va ravager la Toile, une vraie boucherie quoi.

 

Mais quel est donc le poids des mots ?

 

Léger comme une plume, lourd comme le plomb, faut-il en faire des tonnes pour émerger du flux continu de la Toile ou au contraire se la jouer léger ?

 

Je ne sais, et pour dire le vrai ce n’est pas ma préoccupation première, mais ce que je sais c’est que l’épais, sous la chape commode du second degré, règne en maître et que le creux, le vide, n’est pas le passeport de la légèreté.

 

Celle-ci me semble le meilleur antidote à l’esprit de sérieux qui, souvent, tente de masquer l’indigence ou le pompeux des propos dit d’experts. Certains écrivent fort bien, ont du style, maîtrisent bien la grammaire et l’orthographe, mais après passage au tamis de la lecture, je me dis : qu’est-ce que j’en retiens ?

 

Des scories !

 

Exercice bien difficile que celui de la légèreté qui ne peut se réduire au seul humour surtout lorsque celui-ci s’exerce exclusivement sur le dos des autres.

 

Trouver la bonne distance, ne pas se prendre au sérieux tout en recherchant la pertinence avec une dose d’impertinence, tel est le défi.

 

« Donner à penser » comme me l’écrivait Éric Fottorino c’est laisser de l’espace à ses lecteurs, ne pas leur asséner du prêt-à-penser, s’exposer aussi, c’est-à-dire éviter de se draper dans des postures tout à son avantage, assumer son histoire.

 

Et c’est là où le bât blesse trop souvent sur les réseaux sociaux où, hormis les signatures connues et reconnues, certains se gardent de bien de révéler leur biographie complète, certifiée, sans trous ni oublis commodes.

 

Mais qui êtes-vous donc vous pour nous faire la morale, nous rabrouer, se moquer ?

 

Êtes-vous un chevalier si blanc pour taper à bras raccourci sur tout ce qui ne trouve pas grâce à vos yeux ?

 

Votre parcours personnel est-il tellement irréprochable pour que vous vous permettiez de remettre « certaines catégories de personnel », comme on dit lors des grèves du Service Public, à leur place ?

 

Comment êtes-vous dans la vie que l’on vit ?

 

Très souvent je ne sais, mais parfois je sais et je me tais.

 

Alors, pourriez-vous, pendant un instant, en prendre de la graine ?

 

« Vos gueules les mouettes ! »

 

Ça me rappelle les mouflons chiants au restaurant, une calamité certes, et les vôtres comment les élevez-vous ?

 

Dites-le-moi !

 

Ça m’intéresse, je suis vieux jeu même si je suis un ancien 60 huitard, permissif et tout et tout, je crois à la valeur de l’exemplarité. J’ai 3 petits-enfants…

 

Additif autorisé : l'actualité m'a fait commettre ce matin une charge contre l'INAO...Q. Je me permets de demander à mes collégues blogueurs, dit influents, d'aller au-delà d'une chronique circonstancielle et de se mobiliser pour mettre la pression médiatique sur l'INAO...Q. Ne rien lâcher. En clair les faire chier. Je puis vous assurer que ça va les emmerder. 

 

Comme me l'écrit Jules Tourmeau, grande figure de l'INAO :

 

 Bonjour Jacques,

Loin de moi l'idée de cracher dans la soupe, mais de qui parles tu??, de quel INAO?, il n'y a plus d'INAO! c'est l'INOQ, ce machin, complice des règlements communautaires qui a transformé l'acte volontaire défini par le décret-loi de 1935 en obligations nées d'une règlementation de contrôle, réductrice, certificatrice et assassine, inhibant toute initiative. 
Messieurs les vrais producteurs d'AOC, réveillez vous et RE crééz un vrai CN des AOC, avant que le terme AOC ou AOP disparaisse du vocabulaire.

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 06:00
Passages disparus de Paris celui de l’Opéra et son café Certa, Aragon y était sensible au charme de la jeune femme qui tenait la caisse et à son Porto…

« Le passage, l’interstice par excellence, a sa vie propre, ses horaires, ses métiers, ses intérieurs doublement intérieurs et ses bistrots, doublement lieu de passage, doublement refuges et éphémères. » Marc Augé l’Éloge du bistrot »

 

Le passage de l’Opéra, 10-12 Bd des Italiens dans le 9e, ouvert en 1822, comprenait deux galeries parallèles : de l’Horloge et du Baromètre, courant du boulevard des Italiens à la rue Le Peletier, et une galerie perpendiculaire du Thermomètre.

 

C’est dans la galerie du Baromètre, qu’un basque nommé Certâ avait « ouvert un café qui passa à la postérité. Le décor était sommaire : des tonneaux autours desquels des tabourets cannés et des fauteuils de paille composent le seul ameublement. »

 

C’est là que Tristan Tzara, Max Ernst, Jean Arp, Fraenkel, vont, après le Manifeste Dada de 1918, former un groupe rejoint par ceux qui deviendront les principaux animateurs du surréalisme : Breton, Aragon, Reverdy, Eluard, Picabia, Apollinaire...

 

 

Louis Aragon dans Le Paysan de Paris écrit :

 

« C’est ce lieu où, vers la fin 1919, André Breton et moi décidâmes de réunir désormais nos amis, par haine de Montparnasse et de Montmartre, par goût aussi de l’équivoque des passages… c’est ce lieu qui fut le siège principal de assisses de Dada, que cette redoutable association complotât l’une de ces manifestations dérisoires et légendaires qui firent sa grandeur et sa pourriture, ou qu’elle s’y réunit par lassitude, par désœuvrement, par ennui, ou qu’elle s’y assemblât sous le coup d’une de ces crises violentes qui la convulsaient parfois quand l’accusation de modérantisme était portée contre l’un de ses membres. Il faut bien que j’apporte à en parler une sentimentalité incertaine. »

 

« De ce bistro furent fomentées les actions symboliques : le procès de Barrès, les attaques et « manifestations dérisoires et légendaires » comme « la visite à Saint-Julien-le-Pauvre » le 14 avril 1921.

 

Le vendredi était le jour de lecture de poèmes avec pour participants Apollinaire, Cendrars, Reverdy, Max Jacob. Des comédiens participaient aussi à ces lectures dont Marcel Herrand, (le formidable Lacenaire des « Enfants du Paradis ») »

 

Source 

 

Marc Augé note que « Le Certa offre un décor de calme et de tranquillité : le bois des tables, les vitres et les miroirs, le grand comptoir et la banquette de molesquine composent « un délicieux endroit… où règne une lumière de douceur ». Aragon est sensible également au charme de la jeune femme qui tient la caisse, aimable et jolie ; il téléphone souvent au Certa pour le plaisir de lui entendre répondre : « Non personne ne vous a demandé », ou encore : « Il n’y a pas personne des Dadas, Monsieur. »

 

Aragon appréciait aussi le Porto du Certa dont il fait une description « avec une minutie d’ethnographe et un enthousiasme de pratiquant fidèle : (extrait du Paysan de Paris)

 

« Je veux consacrer un long paragraphe reconnaissant aux consommations de ce café. Et tout d’abord à son porto. Le porto Certâ se prend chaud ou froid, il en existe diverses variétés, que les amateurs apprécieront. Mais le porto rouge ordinaire, qui vaut deux francs cinquante, est déjà si recommandable que je craindrais de lui nuire en parlant des autres. Je suis au regret de dire que le bon porto se fait de plus en plus rare à Paris. Il faut aller chez Certa pour en boire. Le patron m’assure que ce n’est pas sans sacrifice qu’il arrive à fournir celui-ci à sa clientèle. Il y a des portos dont le goût n’est pas mauvais, mais qui sont en quelque sorte labiles. Le palais ne les retient pas. Ils fuient. Aucun souvenir n’en demeure. Ce n’est pas le cas du porto de Certa : chaud, ferme, assuré, et véritablement timbré. »

 

« Et le porto n’est pas ici la seule spécialité. Il y a peu d’endroits en France où l’on possède une gamme pareille de bières anglaises, stout et ales, qui vont du noir au blond par l’acajou, avec toutes les variations de l’amertume et de la violence. Je vous recommande, ce n’est pas le sentiment de la plupart de mes amis (Max Morise excepté) qui ne le goûtent pas comme moi, le strong ale à deux francs cinquante : c’est une boisson déconcertante. Je recommanderai encore le Mousse Moka, toujours léger et bien lié, le théâtre Flip et le Théatra Cocktail, pour des usages divers, ces deux derniers oubliés dans le tableau suivant : »

Passages disparus de Paris celui de l’Opéra et son café Certa, Aragon y était sensible au charme de la jeune femme qui tenait la caisse et à son Porto…

Le percement de la dernière section du boulevard Haussmann, en 1925, emporte cependant « le grand cercueil de verre ». C’en est fini des galeries et des lueurs changeantes « qui vont de la clarté du sépulcre à l’ombre de la volupté, de délicieuses filles servant l’un et l’autre culte avec de provocants mouvements de hanches et le retroussis aigu du sourire ».

 

L’actuel Certa est situé 5 rue de l'Isly, 75008. Paris-Bouge le décrit ainsi :

 

« Le Certa est un bar-restaurant, à la déco dite "industrielle-chic", créé en 1926. Côté restaurant, le Certa offre la possibilité de se restaurer tous les jours de 12h à 00h (dimanche : fermeture 17h). Au menu, une carte composée de plats « faits maison » : cheesburgers, fish & chips, de nombreuses spécialités aveyronnaise, entrecôte d’environ 300 grammes... Et tous les mardi soirs au Certa, c’est soirée spéciale Aligot-saucisse. Côté bar, une carte de cocktails de la maison et une carte de vins à déguster installé dans des canapés Chesterfield, à la table d’hôte conviviale de 12 personnes ou au bar. Le dimanche, le Certa propose un brunch avec buffet sucré/salé et boissons chaudes à volonté. »

 

Le Certa est ouvert tous les jours. Du lundi au vendredi de 8h à 2h, le samedi de 10h à 2h et le dimanche de 12h à 18h.

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (15) le «Gaz» d’Ajaccio le plus «petit» club de l'histoire moderne de l'élite du football français est à la peine…

“Sempre cù noi”

 

Entre la Corse et le foot c’est le grand amour.

 

4 clubs professionnels pour 316 578 habitants dont 169 786 en Haute-Corse et 146 792 en Corse-du-Sud. 43 % des habitants vivent sur à peine 2 % du territoire. Ce phénomène de concentration de population est même un peu plus marqué en Corse qu'en France métropolitaine. Il résulte de la force d'attraction exercée par les communes d'Ajaccio et de Bastia. Elles concentrent à elles seules 36 % de la population insulaire.

 

Le club le plus emblématique de la Corse pour est bien sûr, pour les pinsuttu le SC Bastia, depuis ses exploits en coupe d’Europe. Finaliste de la coupe UEFA en 1978 avec Claude Papi et de nombreux joueurs talentueux tel que Johnny Rep, double finaliste de Coupe du Monde avec les Pays-Bas, Jean-François Larios, milieu de terrain international Français ou encore Charles Orlanducci, solide libéro surnommé le Lion de Vescovato.

 

Cependant, c’est l’AC Ajaccio qui fut le premier club corse à rejoindre l’élite en 1967. Tino Rossi, ami des dirigeants et grand supporter de l’A.C.A., donne un nouveau concert, afin de permettre au club de récolter de l’argent.

 

« Le championnat débute à Gerland où les Ajacciens affrontent Lyon.

 

Malgré une rencontre de qualité réalisée par les joueurs d'Alberto Muro, les Ajacciens sont vaincus sur le score de 2 buts à 1. Puis, le 27 août 1967, l’A.C.A. a rendez-vous avec l’histoire. Après le déplacement lyonnais, les Ajacciens s’apprêtent en effet à recevoir Rennes au stade Jean-Lluis. La formation bretonne est alors considérée comme l’une des plus spectaculaires de France, avec un jeu offensif bien léché et un effectif de qualité. Des joueurs comme Takac ou Floch sont notamment présents. C’est la première fois qu’un club français franchit la mer pour disputer une rencontre de première division. Le public se rend en masse au stade puisque 5.000 personnes remplissent la vieille enceinte ajaccienne. Alberto Muro aligne sa meilleure équipe pour cette échéance : Marchetti, Vannucci, Brucato, Moïse, Risso, Peretti, Munoz, Sansonetti, Touré, Guillon et Girod. Poussés par un public nombreux et particulièrement chaud, les Ajacciens prennent rapidement le match à leur compte. La rencontre se jouant l’après-midi en plein mois d’août, les Rennais sont gênés par la chaleur. Lors de ce match, Etienne Sansonnetti est intenable et inscrit un doublé mémorable, permettant ainsi à l’A.C.A. de s’imposer 2 à 0. Ce succès est également le premier d’un club insulaire en D1. »

 

Dans l’ombre des 2 grands : le CA Bastia et son emblématique maillot noir et le Gazelec d’Ajaccio, les diables rouges, avec son stade «Ange Casanova» de (bientôt) 5.000 places. Ironie de l’histoire, l’AC Ajaccio jouera lui en Ligue 2 alors que le Gaz, ex-club corpo d’EDF-GDF, découvrira la Ligue 1 pour la première fois de son histoire.

 

Pour  l'heure ça ne gaze pas fort pour les 4 clubs qui se traînent dans le fond du classement.

 

Le 16 août, le Paris Saint-Germain, accueillait le Gazélec Ajaccio au Parc des Princes : une rencontre du troisième type.

 

Lucas Burel de l’Obs., met en avant : Des chiffres presque absurdes

 

« 500 millions contre 13,8 millions. L'écart entre les budgets des deux clubs est presque absurde. Un peu gênant. Selon les estimations des budgets prévisionnels des clubs de Ligue 1 fournies par "Le Parisien", le club de la capitale peut même se targuer de disposer d'autant de fonds que 15 de ses concurrents au titre de champion de France, soit 16 fois le budget du club corse, considéré comme le plus "petit" de l'histoire moderne de l'élite du football français.

 

 

Question masse salariale, la comparaison entre les deux clubs donne également le vertige. D'après les informations données à l'"Obs" par le staff du club corse, le salaire moyen chez les "diables rouges" se situerait autour de 14.000 euros bruts. Ce que gagne le capitaine Thiago Silva (23 millions d'euros par an, primes comprises) en... moins de quatre heures. Nuits et temps de sommeil compris.

 

La masse salariale - hors primes - des 20 joueurs sous contrat pro du "Gaz" devrait elle se situer autour de 4 millions d'euros pour la saison prochaine et 700.000 euros pour le staff technique, explique Olivier Miniconi, le président du GFCA depuis 2007, interrogé par l'"Obs" :

 

Le salaire de notre entraîneur est très légèrement au-dessus du minimum prévu par la charte de la Ligue." Environ 20.000 euros mensuels donc, bien loin des 500.000 euros de Laurent Blanc. »

 

En 1968 le « Gaz » est déjà venu au Parc pour jouer la seconde manche de Coupe de France (on rejouait en cas de match nul à cette époque) contre son grand rival AC Ajaccio.

 

Sur son blog Didier Braun titre « En 1968, Ajaccio éliminait Ajaccio » 

En dévers et contre tout (15) le «Gaz» d’Ajaccio le plus «petit» club de l'histoire moderne de l'élite du football français est à la peine…

En 16e de finale le tirage au sort met aux prises les deux équipes d’Ajaccio. « L’A.C.A., champion de division 2 en 1967, fait ses débuts parmi l’élite de la division 1. Son avant-centre, Etienne Sansonetti, sera le meilleur buteur du championnat, avec 26 buts marqué. Le Gazelec est, depuis plusieurs années, la meilleure équipe du championnat de France amateurs (le niveau 3 de l’époque). »

 

« 17 000 spectateurs, dont une majorité de Corses, sont réunis au stade vélodrome de Marseille pour assister à un match très serré. Les amateurs ont longtemps l’avantage. Leur capitaine-entraîneur, Pierre Cahuzac (41 ans), rate même l’occasion d’inscrire un deuxième but en manquant un penalty. Ils se font rejoindre dans le dernier quart d’heure. En prolongation, chaque équipe marque une fois. A l’époque, en cas d’égalité, les équipes ne se départagent pas dans l’épreuve des tirs au but. Il faudra donc jouer un second match.

 

A.C.AJACCIO et GAZELEC 2-2 après prolongation. 17 073 spectateurs. Arbitre: M.Héliès. Buts: Taverni (29e) et Alfonsi (107e) pour le Gazelec; Peretti (72e) et Risso (95e) pour l’A.C.A.

 

« La deuxième manche se déroule le dimanche suivant, à Paris, dans le Parc des Princes alors coupé en deux (construction du boulevard périphérique, avant la démolition totale du stade, précédant sa reconstruction). Près de 20 000 spectateurs se tassent dans cette moitié de stade, que domine une haute palissade, pour cacher le chantier voisin. L’international amateur Marc Kanyan y signe un superbe exploit, à la suite d’un raid solitaire où il résiste à tous les assauts des défenseurs de l’A.C.A. »

Le gardien de but du Gazelec Ajaccio arrête un ballon en 16ème de finale de la Coupe de France de football, le 18 février 1968, contre l'AC Ajaccio

Le gardien de but du Gazelec Ajaccio arrête un ballon en 16ème de finale de la Coupe de France de football, le 18 février 1968, contre l'AC Ajaccio

Dans « L’Equipe », Victor Sinet, chantre du football corse, décrit les scènes de liesse qu’a connues la ville impériale:

 

« De mémoire d’Ajaccien, ce qui s’est passé dimanche soir, entre 17 heures et 20 heures sur le cours Napoléon et à travers toute la ville, était de nature à saisir d’ahurissement toute personne étrangère au football et au pays. Même les plus fertiles imaginations n’auraient jamais pu concevoir de pareilles scènes d’enthousiasme général, de délire collectif. »

 

Le lendemain, les héros sont de retour. Sinet évoque « une ambiance digne des plus grands fastes sud-américains et c’est ainsi qu’à l’assourdissante soirée dominicale succéda hier un tintamarre matinal aussi éclatant. »

 

À cette époque, football amateur ne rime pas avec absence de résultats. En effet, le "Gazélec est le premier club à donner des titres nationaux au football corse", rappelle Didier Rey. En 1963, même s'il s'agit d'un championnat amateur en CFA, le club devient champion de France, "avec neuf corses dans l'équipe". Pourtant, le "Gaz" refuse alors de passer le cap du professionnalisme.

 

« Étant dans une optique communiste -ou communisante- de vanter les mérites de l'amateurisme, le Gazélec décline la proposition qui est faite par la mairie d'Ajaccio de le rapprocher avec l'ACA, à la réputation bourgeoise et bonapartiste et qui avait déjà entamé son virage professionnel", détaille l'historien. Terminant quatre fois à la première place du championnat en National, le club refuse de monter pour ne pas avoir à passer en "pro". »

 

Lire l’excellent article de Romain Herreros dans le HuffPost : « Gazélec d'Ajaccio: derrière l'arrivée du club en Ligue 1, la mémoire du football populaire »

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 06:00
Reiser a commencé sa carrière comme livreur chez Nicolas et s’est fait virer du Monde le 4 août 1978 au 23ième épisode de son feuilleton d'été« La famille Oboulot en vacances »

Je voue à Reiser une affection sans bornes, il est pour moi le symbole de l’esprit Charlie. Il appartenait à cette bande de « mal piffés, morve au nez, Pieds Nickelés du journalisme », comme Cavanna appelait sa petite troupe de Charlie. « Reiser, c'était des couilles qui dépassaient de partout, une transgression pour Le Monde », rappelait, amusé, l'ex-journaliste politique Thierry Pfister.

 

Je rapproche deux épisodes de sa sulfureuse carrière : ses débuts chez le très sérieux caviste Nicolas où il est livreur et publie ses premiers dessins dans le journal interne de la Maison : La Gazette du Nectar sous le pseudo de J.M.Roussillon et sa collaboration au Monde, à la demande du très sérieux Bruno Frappat « Il était tout le contraire de moi, petit bourgeois tranquille qui passais mes vacances dans ma bulle familiale de l'Ain. » pour un feuilleton d’été dans un journal austère, sans photos. « Il faut imaginer que les seules images qu'il y avait alors, c'était des cartes de géographie ou presque », rappelait Delfeil de Ton, du Nouvel Observateur.

Reiser a commencé sa carrière comme livreur chez Nicolas et s’est fait virer du Monde le 4 août 1978 au 23ième épisode de son feuilleton d'été« La famille Oboulot en vacances »

La Maison de vins Nicolas, créée en 1822, a publié entre 1930 et 1932, un album annuel soigné autour du vin, en faisant appel à des artistes de qualité, tel Paul Iribe, illustrateur de mode, affichiste, journaliste et décorateur français. Il est considéré comme un des annonciateurs de « l’art déco ».

Reiser a commencé sa carrière comme livreur chez Nicolas et s’est fait virer du Monde le 4 août 1978 au 23ième épisode de son feuilleton d'été« La famille Oboulot en vacances »

Je ne sais si vous me voyez venir avec mes gros sabots mais je verrais très bien Antonin Iommi-Amunategui, tout auréolé de sa nomination de blogueur de l’année par la RVF, grand ami de la maison Nicolas et ardent défenseur du Mouton-Cadet, organiser lors de l’un de ses Salons Rue 89 une rétrospective Reiser chez Nicolas. Ça aurait de la gueule pour une Tronche de Vins !

Reiser a commencé sa carrière comme livreur chez Nicolas et s’est fait virer du Monde le 4 août 1978 au 23ième épisode de son feuilleton d'été« La famille Oboulot en vacances »

Le 4 août 2014 Ariane Chemin écrit Le jour où... « Le Monde » vira Reiser

 

« L'été 1978 était pourri, de la pluie pour les juillettistes et guère mieux pour les aoûtiens – le détail a son importance. Pas le genre de vacances à passer au camping, mais à vrai dire les lecteurs du Monde dorment peu sous la tente. Le journal coûte 1,80 franc et surfe sur l'après-Mai 68, décennie bénie où les tirages flirtent avec les 600 000 exemplaires. Le 10 juillet, Le Monde annonce à sa «une» deux feuilletons estivaux, un polar sur la Californie, « paradis des milliardaires et des hippies », de l'Ecossais Alistair MacLean, et une bande dessinée qui se moquera du « stakhanovisme du congé ». Une BD originale, confiée à une vedette : Jean-Marc Reiser, 37 ans, jeune homme blond et charmant aux faux airs de Daniel Cohn-Bendit, étoile filante qui mourra foudroyé par un cancer cinq ans plus tard, au sommet de sa gloire.

 

C’est à l’initiative de Bruno Frappat qui, à 33 ans, s'est « autoproclamé » spécialiste de la bande dessinée au Monde. C'est lui qui publie le premier article sur le Festival d'Angoulême, en 1974, sous le bandeau « neuvième art ». Il explique aux lecteurs – mais aussi à la direction du journal – que la BD n'est ni « une maladie honteuse », ni « un signe de perversion culturelle ou de débilité », mais « l'un des continents de la culture d'aujourd'hui »

 

« C'est une idée autrement folle qui germe dans le cerveau de Frappat quatre ans plus tard. « Je connaissais bien Cabu et Wolinski, raconte-t-il, mais aussi Reiser », le père de Gros Dégueulasse, mythique anti-héros au slip douteux et aux élastiques fatigués.

 

Frappat passe ses vacances dans l’Ain et « Reiser l'y rejoignait parfois l'été, matinal, sportif, une petite boîte d'aquarelle et son joli sourire fourrés dans la poche. Entre Frappat, fils de famille nombreuse et de patron mutualiste chrétien, et Reiser, autodidacte né d'une mère sans mari, dans un pays où « les ouvriers étaient de la même couleur que les paysages », au pied d'un haut-fourneau de Longwy, une amitié s'est installée, qui autorise toutes les audaces. »

 

« Et si tu nous dessinais un feuilleton l'été prochain ? » A l'étage d'un petit resto de la rue du Helder, de l'autre côté de l'immeuble de la rue des Italiens, Bruno Frappat sait, en cet hiver 1977-1978, que sa proposition tient de l'exploit impossible.

 

Le déjeuner « un peu arrosé » se prolonge. Ce n'est pas de travailler pour une « institution » installée et d'être traité d'« agent double » par ses potes de Charlie qui le fait hésiter. « Jamais j'y arriverai… C'est mon rêve, moi qui suis fils de femme de ménage, mais jamais j'y arriverai », se débat-il avant d'accepter. »

 

« Dessiner dans Le Monde, pour Reiser, c'était entrer dans une cathédrale. Il était comme un petit abbé qui devient pape », se souvient Frappat. « Pour nous c'était phénoménal, pour lui c'était gigantesque », confirme Delfeil de Ton, un ancien d'Hara-Kiri. Reste le plus difficile : convaincre la chefferie du quotidien. Frappat déploie sa panoplie d'arguments. Reiser ? Un formidable chroniqueur de mœurs. Un lecteur du Monde et de Teilhard de Chardin. S'il « dessine le pire », explique-t-il aux huiles du premier étage, c'est parce qu'il « aime le beau ». Lui saura, en outre, fidéliser le lectorat étudiant rallié au journal depuis Mai 68. Jacques Fauvet, directeur du journal, emporte les réserves d'André Fontaine, son rédacteur en chef : Reiser dessinera du 10 juillet à la fin du mois d'août.

 

Le premier épisode de « La famille Oboulot en vacances » paraît dans Le Monde daté 11 juillet 1978, en page 13, un peu écrasé entre le Carnet, les mots croisés et la météo. Les aventures d'un couple et de ses enfants à la mer, à la campagne, à la montagne. Une histoire de mioches et de torgnoles, de goélands mazoutés sur la plage et de congés qui commencent mal, sous la pluie et dans la boue, au camping Les Mimosas. C'est le talent de Houellebecq avant l'heure, mais tendre et enfantin, drôle et triste à la fois… »

 

La suite ICI 

Reiser a commencé sa carrière comme livreur chez Nicolas et s’est fait virer du Monde le 4 août 1978 au 23ième épisode de son feuilleton d'été« La famille Oboulot en vacances »

« Reiser, c'est une catastrophe. On arrête tout », annonce Fontaine à Frappat interdit, le 3 août, au téléphone.

 

Et c'est ainsi que, au numéro 23, le feuilleton d'été s'interrompt brutalement. Le 4 août, la famille Oboulot reprend sa bagnole sous la pluie, empruntant ce mot de la fin à Pascal : « Tout le malheur des hommes vient d'une chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre. » Il faudra attendre trois ans pour que la fin de la BD trouve refuge dans Le Nouvel Obs, où Claire Brétecher s'est lassée de ses « Frustrés », puis termine sa course dans l'album posthume paru en 2012 chez Glénat, augmenté des fameux dessins soustraits aux lecteurs du Monde. »

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 08:00
En dévers et contre tout (13) le cabanon à Ajacciu c’est le fin manger, où le chapon est aussi un poisson… fraîcheur sur toute la ligne…
En dévers et contre tout (13) le cabanon à Ajacciu c’est le fin manger, où le chapon est aussi un poisson… fraîcheur sur toute la ligne…

Amarré sur le port un immeuble flottant rutilant : Croisières de France qui a déversé dans les rues de la vieille ville, une horde de retraités étiquetés drivés par un guide à drapeau incorporé. La halte sera courte, le haut-parleur du paquebot sans âme huche pour rameuter  les retardataires. Le tourisme ambulatoire est encore pire que le tourisme tout court. Bien sûr nos déambulateurs vont, en passant dans l’affligeante avenue Fesch cernée de boutiques à souvenirs, faire l’emplette d’un petit drapeau à tête de Maure ou un autre machin pour le fourguer à la famille au retour. Mais le soir, ils iront au réfectoire se taper la tortore du chef (je ne sais s’il y a des classes sur ces gros machins, je pense que oui vu l’étagement des cabines et la surface dégressive des hublots).

 

Se mettre à table autour de la cuisine corse, pas question, ça pourrait leur donner des boutons à ces pauvres vieux. Je concède qu’autour du port d’Ajacciu c’est, comme dans toutes les villes touristiques, le règne de cantines à touristes. Mais pas que, et avec un peu de curiosité il possible de se dégoter une belle table. Suffit de se renseigner, de causer avec les gens du cru. Bon, nos voyageurs en paquet n’ont pas le temps, ils se contenteront des photos de leurs Smartphones.

 

Moi qui suis un vieux en vacances permanentes j’aime, vous le savez, «le bien manger». Ce vendredi-là, sans doute en réminiscence de mon élevage chez les curés en Vendée, j’avais une furieuse envie de poisson. Dans les tortores au tour du port d’Ajacciu, aussi étrange que cela puisse paraître, les cartes affichent guère la cuisine poissonnière.

 

Votre serviteur, fouineur et dénicheur, en faisant l’emplette d’une belle quille à la Cave du Cardinal, s’était enquis auprès du sympathique caviste d’une bonne adresse à poissons. La réponse avait fusé, le cabanon ! 4, boulevard Danièle Casanova, tout au bout. Et en plus ils ont une belle carte de vins… Bon plan. C’est la cuisine de Nadine, chez les Ferrier-Micheli c’est familial : Loïc pêche et Nadine est aux fourneaux pour préparer langoustes, araignées, oursins, lottes, pagres, chapons… à peine sortis de l’eau.

 

 

La nuit tombe, sur la terrasse du Cabanon les tables sont joliment apprêtées. Le sleeping Bastia-Ajaccio, le seul capable de s’arrêter pour prendre un jeune en stop, étant à l’heure nous sommes en avance. Loïc nous accueille, choisissez votre table, vous êtes les êtes les premiers. Celle de l’angle nous tend les bras. Bonne pioche c’était celle qui nous était réservée. En attendant, notre hôte nous propose un petit verre de Muscat du Cap Corse, un différent pour chacun, pour comparer. Tope-là ! Loïc s’enquiert de notre préférence entre les 2 Muscat. Celui-là, c’est aussi son choix. Afin de ne pas froisser mes amis du Nord je garde pour moi le nom du domaine.

 

La terrasse s’emplit doucement, c’est l’heure du choix sur l’ardoise. Comme celle-ci change chaque soir je ne vais pas vous faire du plat mais vous donner mon choix photos à l’appui :

 

  • Ravioles de homard.
  • Saint Pierre risotto.
  • Pavlova aux fruits rouges de saison. 
En dévers et contre tout (13) le cabanon à Ajacciu c’est le fin manger, où le chapon est aussi un poisson… fraîcheur sur toute la ligne…
En dévers et contre tout (13) le cabanon à Ajacciu c’est le fin manger, où le chapon est aussi un poisson… fraîcheur sur toute la ligne…
En dévers et contre tout (13) le cabanon à Ajacciu c’est le fin manger, où le chapon est aussi un poisson… fraîcheur sur toute la ligne…

Que du bon, du fin, du frais, servi dans de belles assiettes avec bonne humeur. Il flotte sur cette adresse, à l’image de l’air ce soir-là, une douceur faite de simplicité et d’authenticité. Même qu’il est possible d’engager la conversation avec ses voisins de table.

 

Comme vous le comprenez si vos pas vous mènent jusqu’à Ajacciu, et si bien sûr vous n’êtes pas dans la cargaison d’un Haussmann des mers, ce dont je suis certain, précipitez-vous à cette adresse pour y réserver une table. 04 95 22 55 90.

 

Deux détails pour les curieux qui sont ici nombreux :

 

  • Le Chapon n’est pas que de Bresse, c’est aussi le nom donné à la Rascasse rouge (Scorpaena scrofa). C’est un poisson qui atteint 50 cm de long. Son corps est trapu. Sa tête est massive, couverte de nombreux lambeaux de peau. Ses yeux sont gros et surmontés d'un tentacule court et sa bouche est très large. Le chapon possède une nageoire dorsale échancrée allant de la tête à la queue. La partie antérieure de cette nageoire est dotée de rayons épineux durs contenant un venin virulent qui peut infliger des piqures extrêmement douloureuses. La partie postérieure à des rayons épineux mous. La rascasse est rouge-orangé avec des marbrures claires et foncées qui lui procure un excellent camouflage. La nageoire dorsale a une tache noire. La rascasse rouge vit généralement posée sur les roches, immobile à l'affût des poissons et crustacés dont elle se nourrit. On la rencontre entre 10 m et 300 m de profondeur en Manche, en Atlantique depuis les Iles britanniques jusqu'au Sénégal et en Méditerranée.

 

  • La Pavlova, son nom pourrait faire penser à un dessert d’origine russe mais il s’agit d’un dessert australien (ou Néo-zélandais, les 2 pays se disputent la paternité!) ainsi nommé en honneur à la Ballerine russe Anna Pavlova. A base de meringue légère et croustillante, on peut décliner la garniture de la Pavlova avec différents fruits de saison.
En dévers et contre tout (13) le cabanon à Ajacciu c’est le fin manger, où le chapon est aussi un poisson… fraîcheur sur toute la ligne…
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