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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 00:09

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Avis à tous ceux qui rêvent ou espèrent un monde où les consommateurs se tourneraient à nouveau directement vers les petits producteurs proposant des produits de terroir. La semaine dernière une étude Sofinco/ OpinionWay réalisée auprès d'un millier de personnes et publiée le 19 mars  sur les Français et leur budget dédié à l’alimentation va leur faire l’effet d’une douche froide « 49 % des Français ont pour objectif de réduire « au maximum » leur budget consacré à l'alimentation (hors restaurant) en privilégiant le prix au détriment de la qualité. »


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Un budget alimentation en baisse mais qui semble toujours trop élevé


En moyenne, les Français déclarent dépenser chaque mois 389 € pour leur alimentation. Néanmoins, ce budget cache de fortes disparités : les Français les plus aisés — plus de 3500 € mensuels — déboursent 538 €, quand les plus modestes — moins de 999 € — se restreignent davantage (204 €). De la même manière, les couples avec enfants font état d’un budget de 446 €, très sensiblement supérieur à celui des Français seuls et sans enfant (270 €). Enfin, les 60 ans et plus déclarent un budget moyen nettement plus important (460 €) que celui de leurs cadets (249 € pour les 18-24 ans). Cette hausse n’est pas sans conséquences. Pesant de plus en plus sur leur portefeuille, ce budget alimentation est jugé trop élevé par 51 % des Français. Ce constat est plus largement exprimé par les plus jeunes (51 % des 18-24 ans contre 46 % des 60 ans et plus) ou encore les foyers avec enfants (58 % contre 48 % pour ceux qui n’en ont pas).

 

Le prix : premier critère de choix pour ses courses alimentaires…


Aujourd’hui, 80 % des Français déclarent prendre en compte le prix de leurs achats alimentaires, avant la date de péremption (45 %), la qualité (43 %), les habitudes familiales (30 %) ou la provenance du produit (28 %). Cette tendance est bien plus forte parmi les foyers les plus modestes (86 %, gagnant moins de 999€ par mois contre 66 % parmi ceux gagnant plus de 3 500 €) et concerne aussi très largement ceux qui font leurs courses dans les magasins hard-discount (91% contre 61 % pour ceux qui achètent directement auprès des producteurs). Par ailleurs, les Français sont de plus en plus nombreux à considérer que le rapport qualité/prix des produits alimentaires qu’ils achètent s’est amélioré au cours des dernières années (19 % contre 13 % en 2013).

Néanmoins,  pour 41 % d’entre eux, ce rapport s’est détérioré (49 % en 2013).

 

La tendance est donc inversée : à budget constant, il est possible de garantir la qualité des produits alimentaires. C’est cette évolution qui peut expliquer le constat général d’une baisse du sentiment de dégradation du budget alimentaire.


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Moins gâcher, comparer les prix, privilégier les promotions… Les Français sont prêts à tout pour faire des économies.


Les Français continuent à observer des comportements économiques. Ils tentent quasiment tous (97 %) de rogner leurs dépenses. Ainsi, 87 % d’entre eux cuisinent souvent leurs restes. Au moment des courses, les comportements changent aussi : 83 % comparent systématiquement les prix des produits selon les marques, 84 % privilégient les produits en promotion, 81 % gardent et utilisent les coupons de réduction présents sur les emballages alimentaires et 67 % achètent autant que possible des marques distributeur.


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Parallèlement à leur quête de prix réduits, on observe que les Français sont une majorité à privilégier la grande distribution pour faire leurs courses (84 %). Ils sont 38 % à faire le plus souvent leurs achats en supermarché, 35 % en hypermarché et plus que 11 % en hard-discount (14 % en 2013). A l’inverse, ils ne sont que 4 % à s’approvisionner au marché (mais 7 % parmi les 60 ans et plus), 5 % sur Internet et seulement 3 % directement auprès des producteurs. Faisant le choix des grandes enseignes et des produits en promotion, les Français cherchent à dépenser moins et aussi à rationaliser leurs dépenses alimentaires en se fixant des montants à ne pas dépasser (40 % contre 36 % en 2013).

 

Mais c’est surtout le budget « restaurant » des Français qui subit les conséquences de la crise. Amenés à réduire toujours plus leurs dépenses, 47 % d’entre eux déclarent que leur budget dédié aux sorties au restaurant est en baisse par rapport à l’an dernier. Ainsi, trois Français sur quatre déclarent limiter leurs sorties au restaurant (74 %) du fait de la crise. De plus, parmi ceux qui estiment que le budget alimentation doit être réduit au maximum, ils sont 89 % à limiter leurs sorties au restaurant, contre 60 % pour ceux qui le considèrent comme un budget plaisir.

 

En conclusion, bien que la qualité des produits alimentaires semble peu à peu à s’améliorer, près de la moitié (49 %) des Français semblent considérer leur budget alimentation (hors restaurant) comme un budget qu’il faut réduire au maximum.


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Cette étude a été réalisée par Opinon Way les 5 et 6 mars 2014, auprès d’un échantillon de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus (méthodes des quotas) et interrogées en ligne sur système Cawi. Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention suivante : « Le Sofinscope – Baromètre opinion Way pour SOFINCO ».


Le Sofinscope – Les Français et leur budget dédié à l’alimentation – Mars 2014 link

 

Voir à titre de comparaison le Sofinscope Baromètre 21 mars 2013 : où les Français jugeaient déjà que leur budget était un poste de dépenses trop élevé. link 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:00

J’ai toujours milité contre la fraise « bubonique » rouge cramoisie cultivées par des émigrés payés par des coups de pieds au cul, en provenance, via des gros camions qui puent, des tunnels d’Andalousie : « elles déboulent sur les étals dès avril, grosses, moches, grenues, rouge brique, empilées, entassées, venues par camions entiers de la province de Huelva en Espagne. « L’Espagne exporte chaque année vers l’Hexagone, selon les douanes, 68000 tonnes de fraises (60% des importations françaises), soit un ballet de quelque 22000 camions par an, sur 2500 km. Un bilan carbone désastreux…


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Si un jour vous vous aventurez, comme moi, en Andalousie dans la province de Huelva vous découvrirez l’horreur de 6000 ha de films plastiques jetés sur des terres arrachées à la forêt du parc naturel de la Doňana sous lesquels pousse « l’or rouge » à 2,45€ la barquette de 500g chez les bienfaiteurs du pouvoir d’achat. Ponction d’eau monstrueuse, rejet de pesticides dans la nappe phréatique, main-d’œuvre de précaires, sans papiers Roms ou Marocains payée 5 à 6€ la journée. Tout ça pour des fraises sans goût qui vont se taper des milliers de kilomètres pour satisfaire quel besoin au juste ? » link 


Cette année Pierre Chanau sucre sec les fraises, il en fait de la bouillie :


« Dans les supermarchés Auchan, la livre de fraises coûte seulement 79 centimes au consommateur. Dur à avaler pour les producteurs français. C'est ce que relève Le Figaro ce mercredi. Pour Jacques Rouchaussé, président des Producteurs de légumes de France (FNPL), « il s'agit de ventes à perte ».


Simple opération de communication? Que nenni. Olivier Pageau, directeur des achats artisan chez Auchan, invoque pour Le Figaro une réponse à « la demande des consommateurs » et la création d'une « dynamique sur la famille des fruits et légumes ». Il réfute « bien sûr » la vente à perte.link

 

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Quitte à se foutre de la gueule du monde avec aplomb j’ai décidé d’enfourcher un autre canasson : la levée de l’interdiction par l’Union Européenne de la vente de la fraise de veau !


Pour les jeunes bobos parigots tête de veau je précise que :


1)     La fraise de veau est un abat qui correspond à la membrane entourant l’intestin grêle du veau. Le mot « fraise » est également employé pour l’agneau et le chevreau.


2)   On appelle cette membrane intestinale « fraise » parce qu'après la préparation du morceau par le tripier (lavage, pochage dans l'eau bouillante), il devient blanc et ferme et ressemble aux collerettes que portaient nos aïeux jusqu’au XVIIe siècle. La fraise de veau était un morceau utilisé pour fabriquer la célèbre andouillette de Troyes.


Depuis 1996 et la crise de la vache folle, certains abats de bovins étaient interdits à la consommation car ils pouvaient contenir le fameux prion, cet agent pathogène susceptible de transmettre la maladie de Creutzfeldt-Jakob à l’homme. Depuis l’extinction de la maladie, les abats interdits comme le ris de veau ou la cervelle ont de nouveau été autorisés à la consommation. Sauf la fraise de veau.


En 2013, lors du SIA, Gilbert Delmond, président du veau IGP Blason Prestige en Corrèze partait en croisade pour la levée de l’interdiction de la fraise veau. C'est un cri du cœur qu’il a poussé toute la semaine « Il est grand temps désormais d’autoriser la consommation de la fraise. C’est le seul abat qui soit encore interdit depuis la crise de l’USB. Il n’existe aujourd’hui aucune raison valable de ne pas permettre sa libre consommation ».


La raison invoquée par les autorités communautaires pour justifier le maintien de son interdiction ne sont pas très convaincante. Il paraît que le prion pourrait être contenu dans les morceaux de l’intestin blanc des bovins. Mais la maladie n’existe plus depuis l’interdiction des farines animales. Alors, qu’attend-t-on pour l’autoriser à nouveau comme les autres abats ?


 

« Faudra-t-il qu’on en arrive à créer des associations clandestines pour se régaler à nouveau de fraise de veau ? ».


Va-t-on vers un Front de Libération de la Fraise de veau ?


L’ex-président du Conseil Général de la Corrèze devenu roi de France va-t-il inverser la courbe du déclin de la fraise de veau ?


Est-il nécessaire de rappeler que c’est un « plat de roi » succulent, malgré son aspect et l’odeur fétide qu’elle dégage lors de sa cuisson.


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Faut-il rappeler que dans les recettes d’andouillettes, à l’origine le veau était privilégié mais l’interdiction d’utiliser la fraise, du fait de la crise de la « vache folle », a entrainé une adaptation des recettes régionales. link et link


Mobilisons-nous : boycottons la fraise « bubonique » rouge cramoisie et libérons la fraise de veau !

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 10:00

Le 20 novembre 2013 j’avais écrit une chronique « INACCEPTABLE ! MOBILISONS-NOUS pour condamner des actes de violence gratuite à l’encontre de des Curbières vignerons responsables de la Confédération paysanne dans l’Aude » link 

 

Mais l’indignation ne suffit pas, la solidarité doit s’exprimer et je sais que certains vignerons voisins ont apporté du vin à Edouard Fortin, « dont les vins (débutants) avaient sombré corps et biens dans l'incendie criminel de l'exploitation de l'ancien porte-parole de la Conf' en Cabardès. Il reconstitue un petit stock, avec l'accord des douanes et des fraudes. Eh bien, il y a depuis quelques jours un certain volume de vin de … (de très bon niveau, et il a choisi lui-même ce qui voulait ... sauf mon vieux carignan, faut pas exagérer quand même) dans son nouvel assemblage. Ce n'est pas de la grandeur d'âme: je préfère voir une partie de ce vin aider un collègue que des connards (coopérateurs selon toute vraisemblance) ont saboté, plutôt que de le céder pour trois roupies (on nous donne 80-90 euros/hl pour de l'AOC !!!!!!!) aux crapules du négoce local. »


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L’ami Richard Planas vient de m’écrire :

 

Jacques,


Le Foyer Leo Lagrange de Ventenac Cabardès organise, avec le soutien de nombreuses associations ou syndicats une soirée solidaire à l'égard des familles Curbières et Fortin,  le samedi 5 avril à 20H30 à l'espace René Douce à Ventenac Cabardès.


Pour en savoir plus : 06 07 83 33 52 ou link


L'ensemble des recettes (entrées + buvettes) seront reversées aux 2 familles.


N'hésitez pas à diffuser cette information.


Merci par avance


Richard PLANAS

Président Foyer Léo Lagrange Ventenac Cabardès


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Autre manifestation plus proche dans le temps, ce samedi 22 mars, c’est le 12e Marché des Vins bio de Montreuil-sous-Bois, un grand classique organisé par les bouffons bios  www.bouffonsbios.ouvaton.org   dont voici le Manifeste.


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« Confrontées à la menace d’une récession économique sans précédent ainsi qu’aux défis du réchauffement climatique et de l’appauvrissement des énergies fossiles, nos sociétés s’interrogent : que faire ?


Face à la montée universelle des inquiétudes et des périls, les producteurs de vin bio prennent leurs responsabilités. Le 22 mars prochain, ils seront à Montreuil pour les assises mondiales du Développement Buvable qu’organise le Marché des Vins Bio de Montreuil à l’occasion de sa douzième édition.


Quarante vignerons issus des principales régions d’appellation de France, d’Italie, de Catalogne et de Grèce, tous partisans d’une viticulture respectueuse des terroirs, à la vigne comme à la cave, entendent montrer à la faveur de ce rassemblement qu’il est un remède au désespoir des peuples aussi bien qu’à l’égoïsme des Etats et à l’impuissance des responsables politiques.


Car le message d’espoir qu’apportent ces vins ébouriffants de charme et de naturel ne peut plus être ignoré de personne, comme le montrent l’attention que leur accorde la critique œnophile, les distinctions qu’ils accumulent dans les manifestations les plus prestigieuses et le nombre croissant des vocations qu’ils suscitent chez les jeunes vignerons.


A ceux qui ont soif de découvertes, comme à ceux qui cherchent des raisons d’espérer en l’avenir, ou qui simplement souhaitent passer un moment agréable dans une atmosphère qui ne porte pas à la mélancolie, le marché des vins bio de Montreuil offre une occasion exceptionnelle de découvrir cette philosophie si aimable, le développement buvable ! »


Les Vignerons avec mes amis Isabelle et Bruno Perraud, Patrick Baudouin, Patrice Lescarret en tête...

 

Domaine Paul Barre, Pascale et Paul Barre - Fronsac


Château Richard, Richard Doughty Saussignac -  Bergerac


Château Vent d’Autan, Anne et Olivier Godin - Cahors, Quercy


Domaine Roche-Buissière, Laurence et Antoine Joly - Côtes du Rhône


Domaine des Sablonnettes, Christine et Joël Ménard - Anjou


Domaine de la Bregeonnette, Stéphane Orieux - Muscadet


Domaine Patrick Baudouin,  -  Anjou


Domaine Bois Moisset, Philippe Maffre - Gaillac


EARL Régnier-David, Jean-François Régnier - Saumur


Domaine des Coteaux d’Engravies, Philippe Babin - Ariège


Frédéric Geschickt - Alsace


Domaine de Bel Air, Pierre Hervé - VDP de la Nièvre


Château Lagarette, Olympe et Alexandra Minvielle - 1ère côtes de Bordeaux


Arts et Vins, Alain Dubois - Grèce, Crète


Château La Salle, Mickael Jaumain - Bordeaux


Domaine de Causse Marines, Patrice Lescarret - Gaillac


Domaine Rouge Garance, Cortellini/Trintignant - Côtes du Rhône


Domaine les Maisons Rouges, Elisabeth et Benoît Jardin -  Jasnières, Cotx du Loir


Domaine Sylvie Spielmann, Sylvie Spielmann - Alsace


Domaine Jean-Claude Rateau, Jean-Claude Rateau - Bourgogne


Château Cajus, Pierre Veyron - Bordeaux supérieur


Domaine Bellauc, Marie-Blanche et Gil Schefchen - Jurançon


Domaine Jacques Maillet, Jacques Maillet - Savoie


Domaine Les Dolomies, Céline Jannet - Jura


Domaine Jolly Ferriol, Isabelle Jolly et Jean-Luc Chossart - Roussillon, Rivesaltes


Château Moulin de Peyronin, Véronique et Franck Terral -  Bordeaux


Clos 19 bis, Vincent Quirac - Sauternes et Graves


Domaines de Sainte Barbe et des Chazelles, Jean-Marie et Ewelina Chaland - Mâcon, Viré-Clessé


Domaine Les Faverelles, Isabelle et Patrick Georgelin - Bourgogne Vézelay


Bera Vittorio e figli, Alessandra e Gianluigi Bera - Moscato d’Asti


Château Planquette, Didier Michaud - Médoc


Domaine Côtes de la Molière, Isabelle et Bruno Perraud - Moulin à vent, Pouilly Fuissé


Château Larchère, Thierry Baudry - Montbazillac, Bergerac


Domaine Les Chesnaies, Béatrice et Pascal Lambert - Chinon


Nicolas Bertin et Geneviève Delatte, L’Echalier - Anjou


Domaine du Rousset Peyraguey, Alain Dejean - Sauternes


Domaine La Guintrandy, Olivier Cuilleras - Côtes du Rhône, Visan, Cairanne


Clos de Mounissens, David Poutays - Côtes de Bordeaux


Château de Grand Pré, Guy, Annick et Yann Bertrand - Fleurie


Domaine Les promesses de la terre, Bruno Weiller - Corbières


Azienda agricola Vairo, Eugenio Vairo - Riviera di Ponente, Vermentino

 

Et quelques jolies surprises de dernière minute…


Samedi 22 mars, Palais des congrès, Halle Marcel Dufriche. Paris Est Montreuil -

128 rue de Paris

93100 MONTREUIL

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 00:09

À ce qui suit…


Annoncer que le « Château Dauzac, qui appartient à la Maif, va lancer un second vin élaboré par une jeune chef médiatique. »


J’étions invité par le Château Dauzac, à partir de 19 heures au Princes de Galles mais, comme j’avions décidé depuis le début de cette année de ne plus honorer de mon irremplaçable présence les pinces-fesses parisiens, poliment j’avions décliné l’invitation lorsque l’agence de communication m’avions relancé.


Comme vous pouvez le constater, eu égard à mon absence de maîtrise de la conjugaison, j’aurais un peu déparé dans les salons.

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Mais, comme y’avait de vrais journalistes à cet évènement, qui n’était pas un déjeuner de presse mais un grignotage de presse, je me permet de vous faire bénéficier de la relation qu’en a fait Clotilde Briard le 18/03 à 06:00 dans les Échos sous le titre Dauzac, un margaux qui pousse sa marque


« Pour élaborer son second vin, Château Dauzac a choisi d'innover. Le domaine du Bordelais a demandé à une jeune chef, Stéphanie Le Quellec, qui officie au Prince de Galles à Paris, vient tout juste de recevoir sa première étoile au guide Michelin et a été lauréate de l'émission « Top Chef », d'y apporter sa touche personnelle. Une manière de muscler de manière visible sa stratégie de marque.


En février a donc eu lieu au château une rencontre entre Stéphanie Le Quellec, le directeur technique et l'oenologue conseil pour définir l'expression d'un margaux dont il a été décidé qu'il serait plutôt sur le fruit et pourrait se boire jeune. « Nous voulions aller chercher une sensibilité féminine en lien avec la gastronomie », remarque Laurent Fortin, le directeur général. Ou comment mêler le principe de l'égérie et du parrainage pour donner naissance à Aurore de Dauzac, qui commencera à être commercialisé en 2015. En niveau de prix grand public, cette nouvelle griffe se situera aux alentours de 18 euros, contre une quarantaine d'euros pour le premier vin. »

 

La suite ICI link 


Vous conviendrez aisément que le Taulier n’aurait guère ajouté de la valeur ajoutée en allant se pavaner du côté du Prince de Galles.


Il se peut que le château Dauzac se taillât ces jours-ci une belle place dans les feuilles vineuses de mes chers confrères patentés, ou non, et chez certains blogueurs des deux sexes…

 

Voilà une chronique qui ne m'a pas demandé beaucoup d'effort, moins j'en fait mieux je me porte et comme dit sa publicité la MAIF assureur-militant sera contente de ma contribution à l'érection de sa marque château Dauzac...


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J'adore les zinzins !

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 10:00

Comme mes nouvelles fonctions de concierge au village de Saint-Emilion où, sans prétention les « braves gens » n’aiment pas que les autres suivent une autre route qu’eux, ne me laisse pas le temps de m’occuper de l’autre rive, la gauche bien sûr (les détails ICI link ) j’externalise.

 

C’est très tendance d’externaliser mais, en ce cas, il vaut mieux confier ses intérêts à des gars compétents, ce qui se traduit en langage cru du Taulier qu’il vaut mieux éviter de s’adresser à Deux Ruines.


Moi je préfère les 2 Dupont, pardon « I have the dream » : Jacques Dupont et Olivier Bompas qui vont du même pas même s’ils fabulent avec le lièvre et la tortue…


Des forçats les 2 gars, ils se sont tapés tous les 1855 du millésime 2009 pour la seconde fois « Quatre ans après avoir dégusté « en primeur », c'est-à-dire en avril qui suit la vendange, les grands crus classés du Médoc - des vins en cours d'élevage, pré-adolescents - il nous semble intéressant de revenir sur ces mêmes crus mais cette fois embouteillés, assagis. Il est assez étonnant de voir comme ce millésime 2009, de très grande qualité, un de ceux que l'on pourrait qualifier à juste titre d'exceptionnel, engendre des vins déjà délicieux pour une bonne part même s'ils sont loin de l'apogée. Avec une réserve cependant. On remarquera que sur les appellations les plus "austères", pauillac ou saint-estèphe, nos notes sont souvent un peu inférieures à celles délivrées en 2010. Sur ces terroirs, les vins sont plus refermés, moins gracieux pour le moment et demanderont plus d'attente que ceux de margaux ou haut-médoc. »


Cette seconde dégustation a eu lieu en janvier 2013.


« Le cabernet tortue, le lièvre merlot »


 « Le raisin ne se résume pas à des courbes, des relevés et des statistiques. Il a sa vie à lui, avec ses petits soucis et ses humeurs. Deux grands cépages s'affrontent où plutôt se complètent à Bordeaux : le cabernet-sauvignon, timide, boudeur, tardif, un peu protestant nordiste. Et le merlot, enjoué, exubérant, précoce, festif, davantage catholique sudiste pour continuer dans la métaphore climato-religieuse généralisante.


Pour les comparer, on pourrait aussi utiliser La Fontaine, son lièvre et sa tortue. Le cabernet tortue a démarré lentement, a mûri calmement, profitant au maximum du soleil, des nuits fraîches et des rares épisodes pluvieux. Le lièvre merlot s'est lancé tôt, ventre à terre, s'est heurté au stress hydrique, s'est essoufflé, et sa fin de course fut davantage problématique. « Le merlot avait de la peine à mûrir. Les sucres ont été mûrs très vite, mais pas les polyphénols, et la pluie de septembre n'y a rien changé pour les merlots, alors qu'elle a été bénéfique pour les cabernets », raconte Philippe Delfaut, de Château Kirwan, à Margaux. »


Notes et verdicts  des 2 fabulistes ICI : Promesses tenues link

 

Y'a chez le lièvre de la vidéo ci-dessous un petit côté Norbert Le Forestier et ses déboires... à voir donc


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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 08:46

Aujourd’hui, sur ma flèche d’argent, sans plaque ni casque, je circulerai dans Paris qu’en compagnie, ou presque, que des numéros impairs. On me dit à la radio qu’il y a deux fois moins de bouchons aux portes de la capitale aujourd’hui. Comme c’est bizarre !


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L'épais voile brunâtre qui a embrumé Paris toute la semaine passée a vraiment marqué les esprits de nous les parigots malheureuses têtes de veaux et de tous ceux qui viennent dans la capitale travailler ou se promener en auto.


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Bien évidemment à une semaine du premier tour des élections municipales, le pic de pollution se retrouve au cœur de la campagne. Les candidats à la mairie de Paris ont fait assaut de démagogie pendant le week-end depuis que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ait décidé de mettre en place la circulation alternée à Paris et sa petite couronne, ce lundi.


Non crédibles, même les écolos, trop tard camarades, vous êtes tous restés les bras ballants depuis des décennies pour que je vous fasse crédit moi le cycliste parisien depuis plus de 30 ans.


Thomas Legrand sur France-Inter (cher Thomas rien que pour faire plaisir à Pax) a rappelé la loi sur l’air de Corine Lepage adoptée en 1996 link suivie de 17 ans d’inaction.


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Des bus diesel, des camions de livraisons qui puent, des grosses bagnoles conduites en solitaires par des gens qui n’ont rien à faire, des gros camions qui tournent sur le périphérique, des transports en commun inter-banlieues anémiques, des chauffages au fioul, des 2 roues fumeuses par milliers, « tire-toi connard de cycliste t’as rien à faire sur la chaussée, tu m’empêches de polluer ! »


Samedi soir, c’était plutôt dimanche matin, rentrant sur mon vélo d’une petite fête au lapin je me suis fait insulter par une gamine le cul posé au fond d’une petite bagnole immatriculée 95 car j’empêchais elle et ses copains de foncer comme des dératés dans un Paris déserté.


J’ai une auto, une Twingo, je ne suis pas anti-auto mais j’en ai marre de tous ceux qui sont contre : le développement du tramway, le ferroutage, le covoiturage, la fermeture des quais aux bagnoles, Vélib, Autolib, demain Scootlib… Respirons ! Marchons ! Pédalons ! Déplaçons-nous en auto quand il le faut ! Cessons de râler,  de rejeter la responsabilité sur les autres. Bref, soyons un peu citoyens ça ne pourra que faire du bien à notre vie en commun.


Mais, comme je suis un bon Français, et qu’en France Renault et Peugeot sont des symboles  nationaux je vous offre la chronique Erner du temps publiée dans Libé le week-end dernier :


La France, une affaire qui roule


« Bonne nouvelle : la Peugeot 308, a été élue voiture de l’année 2014. Mauvaise nouvelle : c’est parce qu’elle ressemble à une allemande. Pourquoi ne pas considérer que le meilleur camembert de France est celui qui ressemble à du gouda ? Comme si nos automobiles n’étaient plus capables de poursuivre une route bien à elles…

 

Quelques décennies après la 4 CV, la traction ou la R 16, voilà où nous en sommes de nos mythologies nationales : les Peugeot sont plébiscitées lorsqu’elles ressemblent à des Volkswagen. Jadis les voitures françaises donnaient une idée de la grandeur de la France et de ses débats politiques. A gauche, il y avait Renault, à droite, Peugeot et Citroën.

 

Mitterrand est arrivé au pouvoir en R 30, il l’a quitté en Safrane. Le camp d’en face empruntait l’autre marque, depuis De Gaulle, sauvé par sa DS au Petit-Clamart, à Chirac, célébrant sa victoire en Citroën CX. Tout ce que l’Hexagone comptait de notables roulait en tricorps statutaire orné du lion, qu’elles se nomment 403, 404, voire 504, des chiffres indexés sur la croissance. Les Renault, elles, proposaient aux profs des voitures à vivre : 4 L, R 5 ou Twingo ; la qualité de vie, c’était une affaire qui roule.

 

Oui mais voilà, aujourd’hui cette France est sur les jantes. C’est un constructeur roumain, Dacia, qui fait avancer Renault ; Peugeot est devenue une marque chinoise qui lorgne outre-Rhin.

 

En somme, notre industrie automobile fout le camp, se délocalise, et lorsqu’elle demeure, c’est pour être colonisée de l’intérieur par l’extérieur. La roue tourne, mais le drame, c’est qu’elle n’est déjà plus française. »

 

La Chine, vache à lait du groupe Volkswagen


« Le constructeur auto allemand a enregistré 4,3 milliards d’euros de bénéfice opérationnel en Chine, où il a vendu plus de 3,2 millions d’unités. Un record. Le groupe compte investir plus de 18 milliards d’euros dans le pays entre 2013 et 2018.


Etre le pionnier paye. Arrivé au milieu des années 80 en Chine, le groupe automobile Volkswagen a réalisé en 2013 un bénéfice opérationnel record de 4,3 milliards d'euros (en hausse de 600 millions sur 2012) dans l'ex-Empire du milieu.

 

C'est ce qu'a annoncé Martin Winterkorn, président du directoire, lors de la conférence annuelle de bilan ce jeudi à Berlin. Ces profits ont été générés par les deux co-entreprises chinoises et… ne sont pas consolidés dans les résultats globaux annoncés par le deuxième constructeur auto mondial ! C'est donc un sacré « plus ».


Investissements faramineux


Le consortium de Basse-Saxe a vendu 3.266.235 véhicules (+16,2%) en Chine l'an dernier. Un marché chinois plus de trois fois supérieur à ce que représente le débouché allemand pour Volkswagen… Le groupe de Wolfsburg vend en Chine six fois plus de voitures que PSA, pourtant arrivé aussi au milieu des années 80… mais à travers une première co-entreprise de Peugeot avec la mairie de Canton qui a périclité. PSA a dû ouvrir une deuxième co-entreprise quelques années plus tard avec Dongfeng ! »link

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:09

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Au fur et à mesure de mon avancée dans la lecture de votre plaidoyer pro-bobo j’angoissais grave en constatant l’absence des naturistes du vino. Pourquoi n’avaient-ils pas leur juste et éminente place dans la République des bobos ?

  

Je me disais tout même qu’un journaliste passé par les Inrocks, donc bobo-type, que j’écoute fidèlement lors de la matinale de France-Inter de Patrice Cohen « messe vespérale, s’il en est, de la population bobo. » d’après vous, ne pouvait pas se permettre une telle faute de goût.


Mes plus sincères excuses à Laure Watrin, dont j’ai goûté dès l’origine les très pertinentes « Pintades à New-York », de ne pas l’avoir mis en avant dans cette affaire pinardière boboïste, mais RTL sonne toujours un peu pour moi, qui suis un soixante-huitard tendance Rocard assumé, comme le Radio-Luxembourg de mon enfance avec Geneviève Tabouit.


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Mais enfin le « vin nu », cher à Alice Feiring link, la Woody Allen du vin du Village – celui de New-York pas Embres&Castelmaure in Corbières – parut page 147 !


Enfin me dis-je, le bouquin, fort de ses 167 pages, tirait à sa fin.

 

Bien sûr, votre question d’entame « Un château d’yquem ? » (sans trait d’union et en majuscules, cher Thomas, c’est une marque et non une AOC) va faire bander notre GNB linkGuillaume Nicolas-Brion pour les naturistes tendance Tronches de Vin – national et votre réponse le plonger dans une extase proche de l’épectase « Et pourquoi pas une nappe blanche et des serveurs biens rasés obséquieux pendant qu’on y est ? »


Vous vous rattrapez très bien aux vieux ceps de vigne – les vieilles vignes sont consubstantielles à l’approche naturiste – en fléchant avec pertinence les lieux où le vin nu règne en maître absolu : « le marchand de vin engagé » et la « cave à manger » termes estampillés bobo pur sucre pour caviste et bar à vins.


Vous tapez à peu près juste en analysant l’impact politique – normal c’est votre job cher Thomas – du double sens de la dénomination « Contre-Etiquette » pour les militants de la cause du « vin nu », Antonin « no wine innocent » en tête qui boira du petit lait (cru et bio bien sûr) en vous lisant :


« Oui, La Contre-étiquette ! Quasiment un slogan politique pour un lieu de révolte contre le vin guindé qui symbolise si bien la bourgeoisie mais pas bohème : vous y trouverez peut-être des grands crus, mais surtout des vins « glouglou », des pinards « sympathiques », des picrates « authentiques », des vins de soif « attachants ». Des vins qui « ont d’la gueule ». Des vins qui ont une histoire. Bref, un vrai piège à bobos.


Quand un bobo aime le vin, il le chine comme il chine ses meubles. Quand il achète une bouteille (rarement Nicolas, jamais en supermarché), il achète une histoire. Celle du (micro-) vigneron et de sa parcelle qu’il cultive à l’ancienne »


Ensuite, cher Thomas, vous les vannez grave, lol, en ironisant « Plus dix points si cet artisan vigneron est une prothésiste dentaire qui a envoyé bouler la résine pour la vigne ou un trader qui a lâché le CAC 40 pour le calendrier lunaire des vins biodynamiques. Abandonner un boulot qui ne faisait que du fric pour faire du bien à la terre et aux papilles, c’est une forme de rédemption qu’affectionne au plus haut point la population bobo, à la recherche éternelle du modèle du monde de demain, forcément hédoniste et écologique. En fait, il n’y a rien qui réjouisse plus le bobo que l’idée qu’en achetant une bouteille (acte visant avant tout la satisfaction personnelle), il fait une BA qui aide un ex-citadin conventionnel à réalise son rêve »


Je passe sur les étiquettes trash, les jeux de mots à 2 balles ou la pure provoc : dont le fameux On s’en bat les couilles de Pascal Simonutti, traduction littérale de « Never Mind the Bollocks », l’album culte des Sex Pistols, pour dire qu’il y a un blogueur qui va se la péter d’être cité dans votre livre, cher Thomas, c’est David Faria dit bicéphale-buveur link


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Il renouvelle le genre du vin qui a de la cuisse et ça vous plaît comme une paire de Doc Martens à un punk « Du glou-glou avec du corps. De la grosse main-d’œuvre de charpente avec de la finesse. Dorian Gray  qui te donne des coups de batte de base-ball. Laetitia Casta qui te hurle des insultes à l’oreille. Une bodybuildeuse qui boit du thé à la framboise. Joey Starr qui te fait des câlins. Bref, la classe… »


À ce stade, cher Thomas Legrand, je me permets de regretter que vous n’eussiez pas cité Roland Barthes dans Mythologies, les bobos aiment ce type de référence même que son vin totem était massivement la bibine du populo.


Vous abordez ensuite, un peu rapidement « le procès des vins naturels », trop, car c’est là que se cristallisent les affrontements violents entre les zélotes des vins nus et ceux qui parlent de « vins idéologiques » en raillant les « écolos-bobos-gogos » qui se pâment en buvant des « jus de raisin oxydés qui piquent ». Vous avez reçu sur France-Inter Olivier Cousin venu causer dans le poste de ces soucis avec ses pairs des AOC Anjou, j’ai cru entendre le son de bouteilles. Vous avez pu, certes un peu tôt dans la journée, goûter ce breuvage nature.


Vient votre expérience personnelle de la découverte des vins nus, classique mais pourquoi diable assassiner le brave saint-chinian qui donnerait des maux de tête. C’est un peu parigot tête de veau même si, cher Thomas, vous habitez au Pré-Saint-Gervais.


Enfin mes copains les Tronches de Vin vont bicher de savoir que leur opus « trône sur la table basse du salon » de vos copains à vous. Une suggestion Thomas Legrand venez-donc à la Bellevilloise au Salon de rue 89 « Sous les pavés la vigne » les 27-28 avril vous pourrez ainsi progresser dans votre connaissance du microcosme des bobos amateurs de « vin nu » Et c’est l’Antonin qui sera content !

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3 pages et demi pour « You fuck my wine ? » ça me semble un peu court mais c’est mieux que rien. Vous serez pardonné, cher Thomas Legrand, car vous êtes sensible à la cause lorsque vous concluez « Evidemment, il n’est pas question de bouder les vins classiques bien faits. Mais mettre un peu d’éthique dans l’étiquette ne peut sûrement pas faire de mal à une filière en crise, boursouflée par ses certitudes élitistes et qui, comme l’agriculture, a usé des pesticides et abusé des additifs (1 million de Français dépasseraient la dose journalière admissible de sulfites).


Pour ma part, ça fait la troisième fois que je chronique sur votre livre link et link, chère Laure Watrin, cher Thomas Legrand, alors je puis m’auto-attribuer un satisfecit de bon défenseur de l’écrit… 


41KuV+CGs5L.

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 00:09

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La formule est de Marcel Duchamp et elle me va bien au teint. Comme l’expliquent l’auteur du charmant livre Les plus belles fesses du Louvre « quel que soit le nom que l’on donne à celui qui regarde, c’est l’exercice de son  regard qui lui permettra de trouver le mode par lequel l’œuvre le touchera. »


C’est une quête essentielle, vitale, elle me construit.


« C’est ce que je trouve qui m’apprend ce que je cherche » résume en 1934 le peintre Pierre Soulages.


« En prenant conscience de la singularité de mon regard, je le libère. Ainsi : je regarde donc je suis. » Bruno de Baecque in Les plus belles fesses du Louvre.


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Les croquis sont de Joëlle Jollivet

 

« Souvenons-nous avec quelle tendresse le représentant en parapluies, joué par Jean-Pierre Marielle dans le film Les Galettes de Pont-Aven dit à sa jeune maîtresse : « Je vais peindre ton cul, ton cul surtout… Montre-le-moi bien. Là. Cambre-toi, tends-le bien vers moi. Oh ! comme il est beau. On dirait un Courbet dis donc »


Le même Marielle, dans son livre Le Grand n’importe quoi, écrit « Regarder est mon activité favorite, je peux rester des heures à une terrasse, devant un verre vide, à observer les démarches, les visages, les vêtements. Je laisse filer mon imagination, leur invente des vies, des amours, des chagrins, leur prête des caractères et des intentions. Parfois, cela servira pour jeter les fondations d’un rôle ; souvent, c’est un plaisir qui honore sa vocation, il est gratuit. »


« Regarder prend du temps, car l’opération se fait en plusieurs couches, en laissant ou non un délai de séchage entre deux visions, couches, en laissant ou non un délai de séchage entre deux visions. C’est en regardant encore et encore que la joie du regard peut venir. » Bruno de Baecque.


Catherine Ringer chante cette joie dans la chanson « Alors c’est quoi » soutenue par la guitare de Fred Chichin dans l’album Cool Frénésie (2000)

 


LES GALETTES DE PONT AVEN EXTRAIT par Kezny35

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 09:31

Leur tristesse est infinie, ils pleurent une amie et jamais l’appellation réseau social n’a mieux porté son nom. Pour eux la stupeur du début de semaine avait succédé l’angoisse de l’attente pour hier être assommés par la douloureuse nouvelle.


Anne Graindorge je ne l’ai croisé qu’une seule fois dans ma vie, le 7 mai de l’an dernier, lorsque l’ami Patrick Baudouin m’avait convié à un  déjeuner « où, plein de sève, il plaidait Patrick. Il voulait convaincre Patrick, nous convaincre que son beau chenin sur schiste est un authentique passeur de terroir. » link 


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Anne, à table, était face à moi, rayonnante, heureuse de se retrouver-là, consciencieuse elle accomplissait son travail avec un amour qui se voyait dans ses yeux. Ses vins de Loire, la Loire le fil de sa passion, c’était un bonheur de la voir s’accomplir dans un métier qui était le cœur de sa vie.  


« Petite dentellière » a écrit Patrick sur le fil de la conversation de Facebook.


Je ne connaissais pas suffisamment Anne pour aller au-delà dans cette chronique mais, la peine de ses amis, la douleur de ses proches, celle de son compagnon Franck, font que moi, qui suis bien plus ancien qu’eux tous, je ne supporte pas la mort qui fauche de jeunes gens, ici Anne emportée alors qu’elle avait dans sa tête plein de projets, d’envies de vie…


Comme j’associe l’image d’Anne Graindorge à cette rencontre sur les routes du chenin, aller donc dimanche sur France-Inter link les suivre à nouveau dans l’émission « On va déguster », entre 11 heures et midi, où un coup de de projecteur sur les Anjous bancs et le chenin sec, ce sera lui rendre hommage, lui faire le plaisir qu’elle aurait pris à écouter cette émission.


Mes pensées et ma compassion vont à ses parents, ses proches, à tous ses amis, à Franck que j’embrasse…


 

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 00:09

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Avant de me tomber dessus à bras raccourcis merci de tenir compte des guillemets, cette profession de foi n’est pas de moi mais d’une charmante jeune fille : « Solange Te Parle »


Le bobo voilà la cause de tous les maux de notre vieux pays gaulois perclus de rhumatismes. Mot valise par excellence il est devenu l’insulte par excellence de la France rance…


Philippe Vandel dans La « bobo » parisienne… Même pas mal ! dresse une liste non limitative des griefs « De tout bord on leur tombe dessus. « Ce n’est pas moi qui ai fait le lit du FN en 2002. Les coupables sont ceux qui se sont détournés des ouvriers, ceux qui s’occupent des bobos et ont laissé tomber le populo », Jean-Pierre Chevènement. « Le mariage homosexuel est un caprice de bobos », Philippe Monnier, député UMP. « Ferme ta gueule ! Moi je parle à tout le monde. Tu n’y connais rien. Tu ne connais que les bobos », Nicolas Sarkozy à Chantal Jouanno, cité par L’Express (30/10/2012). « Les bobos typiques célèbrent le métissage et vivent dans des forteresses », Alain Finkielkraut.


Ces scuds proviennent du livre de Laure Watrin et Thomas Legrand : La République bobo  chez Stock dont le Taulier vous a déjà causé link

 

Il existe même un blog : www.bobodemerde.com

 

La suite de la chronique de Philippe Vandel ICI link

 

Revenons à « Solange Te Parle » qui, comme toute jeune fille d'aujourd'hui qui se respecte, poste sur les réseaux sociaux avec la légèreté d’un petit oiseau :


-        elle blogue link 


-      elle  fait des entrechats sur  face de bouc bien sûr link,


-        Twitte sur Twitter link 


-        et cause sur YouTube link 


Dans la vidéo ci-dessous  elle égrène avec  humour les grands thèmes de la République BOBO de Laure Watrin et Thomas Legrand.


41KuV+CGs5L.

 

Les auteurs, se revendiquant eux-mêmes Bobos, s’essaient, avec un certain bonheur, à mieux cerner la nébuleuse bobo et la boboïtude.


« Dans certains cas, le bobo gentrifie les quartiers dans lesquels il s’installe. Dans d’autres, il participe à la mixité sociale et même la renforce. »


En simplifiant le bobo gentrifieur est plus bourgeois que bohème, et le bobo mixeur est plus bohème que bourgeois…


J’ai sélectionné un exemple que je connais : la Place des Fêtes, au sommet de la Butte de Belleville, dans le 19e arrondissement de Paris, qui offre selon les auteurs « un patchwork (sinon le mélange) social et ethnique » se tisse.


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« La place des Fêtes est un vaste carré, une dalle entourée de deux côtés formés de barres de logements sociaux et de deux côtés de petits immeubles typiques du haut Belleville. D’un côté de la pente, au-delà du carré, la rue de Belleville et le parc des Buttes-Chaumont ; de l’autre, le versant qui mène porte du Pré-Saint-Gervais, avec le quartier de la Mouzaïa, foyer bobo historique constitué d’anciennes maisons ouvrières individuelles. Des pavés, des lampadaires, des fontaines Wallace… Le décor des poulbots peints à Montmartre. Les ancêtres des bobos ont racheté à bas prix, dès les années 1970, ces bicoques ringardes tout en meulière, brique, ferronneries et marquises tarabiscotées, pour en faire de mini-hôtels particuliers, maisons de ville, petits temple de l’esthétique parigote, du « bon goût » et de la récup […]


Mais revenons place des Fêtes au centre de cette multitude. À côté des commerçants traditionnels des marchés « bien de chez nous », volaillers, charcutiers, poissonniers, maraîchers – « elle est belle, ma salade, elle est  beeelle ! »  –, et autres fleuristes, on trouve des bouchers hallal, les vendeurs d’épices, de produits orientaux, et les étals des marchands de produits bios. Les poireaux des retraités à casquette et fichu dépassent de leurs cabas à carreaux. Les poussettes des bobos sont pleines de légumes « oubliés » ou d’œufs « plein air ». Ils apprennent les saveurs du marché à leurs enfants. Ils passent devant le boucher hallal sans s’arrêter mais n’oublie pas de prendre des olives fraîches, du taboulé libanais et du tarama chez le Tunisien du bout de l’allée, qu’ils appelleront tout  en bas en rigolent entre eux le « salafiste » parce que son visage est masqué par une épaisse et inquiétante barbe noire. Ici, différents groupes sociaux se côtoient, vivent non pas ensemble mais sur un même territoire. La mixité n’est pas privée, elle est publique mais c’est déjà ça. Elle est à l’évidence un facteur d’équilibre social et de cohésion, de reconnaissance mutuelle dans ces quartiers et villes investis par les bobos… »


C’est une réalité qui dépasse les clichés et il serait imbécile de se contenter de la railler car elle existe. Elle n’est ni une image d’Epinal pour sanctifier les bobos, ni une exception mise en avant pour masquer la dureté sociale d’autres lieux ghettoïsés…


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