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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 10:00

Dans les bars branchés on voit ça tous les soirs : l’abomination de la désolation, le sommet de l’horreur pour grand amateur certifié par Ecocert, le déferlement d’une horde bruyante de glaçons dans le verre de sa boisson vénérée, le vin.


Bon quand c’est du rosé le péché est véniel.

 

Je plaisante bien sûr, mais boire un vin à bonne température, ni chaud bouillant comme un supporter de l'OM, ni glacé comme une volleyeuse de Cannes (voir plus bas), fait partie de la nomenclature agréée par le syndicat des sommeliers.


Y’a pas de quoi en faire un plat, un seau à glaces et le tour est joué. Sauf qu’il ne faut pas être pressé et comme les petites louves et les petits loups ont souvent le feu au cul la solution c’est ICEBAR rafraîchisseur pour bouteille ou pour verre.


Je ne sais pas ce que ça vaut, je n’ai pas essayé, et je ne sais encore moins si les grands maîtres du nectar ne vont pas pousser des cris d’orfraies, parler de nouveau sacrilège.


De quoi s’agit-il ?


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D’un moule à glaçons qui permet de réaliser des bâtonnets qu’il faut insérer ensuite dans un tube en acier inoxydable.


Ce tube on le plonge dans la bouteille de vin ou le verre. Voir les crobars.


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Bloqué au niveau du goulot par son bouchon en silicone, le rafraichisseur ne perd pas pied dans la bouteille.


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J’attends votre verdict.


Ça coûte 28 €


Peut-être une idée de cadeau ?


Moi ce que j’en dis c’est pour chroniquer. Je ne touche aucune royalties sur les ventes.


Bonne dégustation !


Quand j’entends ça  : je bois !


Pour les lecteurs qui aiment le volley-ball et les calendriers (pas ceux de la Poste, des éboueurs et des pompiers) un petit cadeau avant la Noël.

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 00:09

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Pour plaire aux marchés : Externaliser qu’ils disent dans les entreprises !


Externaliser c’est  le transfert de tout ou partie d'une fonction d'une organisation (entreprise ou administration) vers un partenaire extérieur. Elle consiste très souvent en la sous-traitance d’activités jugées non essentielles et non stratégiques : pour une entreprise, il s'agit de celles qui sont les moins productrices de revenus.

 

Pas de personnel sur le dos toute l'année, rien qu'une prestation à payer à un sous-traitant. C'est tout bénef pour les 2 co-contractants...


En traduction libre : chroniquer ou critiquer les vins n’est pas pour la presse parisienne une activité jugée essentielle et stratégique, sauf en période de fêtes ou de foires au vin où ça fait rentrer le blé de la publicité dans les caisses qui sonnent le creux.


Je ne vais pas dresser la liste des organes de presse qui sous-traitent leur supplément vins mais simplement noter que les sous-traitants sont au nombre de 2 : B&D et la RVF ce qui restreint la concurrence et nuit quelque peu à la diversité.


Seul le POINT et son Jacques Dupont échappe à ce mouvement.


Comme je suis un abonné  électronique du Monde.fr j’ai décidé de vous faire profiter de l’infographie présentée sur 2 des 34 pages dont 13 de publicité : 12 pour des marques de champagne et 1 pour la collective Bourgogne. Comme de bien entendu le supplément est titré : Champagne !


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«La dynamique des bulles » par Baudouin (source CIVC, Union des Maisons de Champagne, Marques, infographie le Monde)


Je note que Laure Gasparotto « transférée » du Point au Monde signe un article « Belles de Champagne » dans le supplément et Marc Roche correspondant du Monde à Londres un article « dans les secrets des caves de Buckingham ».


Cerise sur le gâteau, même si je risque de me faire enguirlander par la patrouille du copyright, je vous offre aussi l’édito signé par Antoine Gerbelle, l’homme qui parle dans l’oreille des chevaux et twitte plus vite que Jean-Michel Apathie et Bruno Roger-Petit réunis.


« Le champagne, vin de fête par excellence. Léger et évanescent comme les arômes d'une fleur de printemps. Où les bulles, rondes et éclatantes, défient les lois de la pesanteur, comme pour mieux s'extraire de leur condition de vin. L'attirance pour le champagne se situe-t-elle ici ? Entre ces éphémères états, liquide et gazeux ? Une chose est sûre : le champagne semble être le meilleur moyen d'échapper au quotidien et d'entrer dans la fête.


Son succès ne se dément pas. Toujours haut dans les ventes, toujours fort dans son rayonnement commercial international et toujours cher, le champagne vit sur un nuage de prospérité. Si les bouteilles voyagent plus loin, transportant avec elles quelques parcelles de l'image de la France, près d'une sur deux est encore achetée dans l'Hexagone. La consommation des 83 millions de touristes annuels de passage dans notre pays y contribue largement, tout comme les excursions dans la Marne des frontaliers allemands, belges et italiens, grands amateurs d'effervescents.


Face à ce destin cosmopolite, les vignerons champenois, ou leurs responsables des ventes, voyagent toujours plus afin de présenter leurs meilleures cuvées. Vous pourrez le découvrir à travers un reportage qui ouvre ce numéro spécial : certaines marques sont pilotées par des femmes, qui n'hésitent pas à mettre en avant leur image en guise de publicité, devenant le reflet de l'élégance à la française que véhicule le champagne.


Ce vignoble est également une filière à multiples facettes, comme le montre notre supplément. Avec de colossaux investissements dans la distribution, la publicité et le marketing, sans oublier le financement de performants outils de production, une dizaine de groupes champenois tiennent des positions mondiales dominantes. Ainsi, le groupe LVMH règne-t-il sur le marché avec ses marques Moët et Chandon (32 millions de bouteilles en estimation annuelle) et Veuve Clicquot (16 millions de bouteilles par an), les deux premiers champagnes les plus vendus et les mieux valorisés du monde. A l'exportation, la tendance est de pousser les cuvées spéciales, dont la marge bénéficiaire est bien supérieure. A l'aune de l'extraordinaire succès du Dom Pérignon.


Le consommateur, lui, retiendra une bonne nouvelle : le champagne n'a jamais été aussi facile à boire. Jamais les bruts de grande diffusion n'ont été aussi fruités et francs. C'est-à-dire destinés à la dégustation en apéritif très frais. A côté de ces marques prestigieuses, une autre génération de champagnes fleurit, que nous mettons également en avant dans notre sélection. Ce sont des bouteilles de vignerons ou de maisons qui misent sur la singularité.


Au final, tous les champagnes se rejoignent sur un point : dans leur saveur brille le sel d'un terroir continental et crayeux mis en scène par des bulles qui n'en finissent pas de nous faire rêver. »


Même si le focus champagne fait très appât à annonceurs bien dotés je concède que l’ensemble du cahier est de bonne qualité. L’interview d’Anselme Selosse par le duo Gerbelle-Beaudouin par exemple.


De la page 18 à la page 34 les experts de la RVF nous délivrent les notes et les commentaires sur leur sélection de vins qu’ils ont en magasin. Comme aimait à me le dire ce cher JP Lubot de Marie-Claire au temps où il ne cultivait pas ses ressentiments à l’égard de ma petite personne « c’est la richesse de la RVF… »


Je m’en tiens aux bulles pour rester dans la note du couple Le Monde&RVF, des chouchous à moi 


Eloge de la diversité


« Anselme Selosse le dit sans ambages : « Etre amoureux du terroir, c'est se laisser la possibilité d'avoir accès à de nouveaux paysages aromatiques. » Pour le vigneron, c'est une évidence. Pour l'amateur, cela se traduit par une recherche perpétuelle de diversité. Le vin est un objet de curiosité infinie. Aucun cru ne ressemble à celui du voisin. Aucune parcelle ne délivre la même cuvée que celle d'à côté.


A la complexité géographique s'ajoutent les affres du temps. D'un millésime à l'autre tout change. Une mauvaise pluie à la veille des vendanges ou à la floraison de la vigne, un été caniculaire ou trop gris, et les raisins libèrent de leur mémoire végétale les stigmates de ce temps changeant sous forme de larmes à la vendange d'automne. De ces larmes, les vignerons peuvent tirer mille variations de vins, comme un éloge de la diversité. Des millions de cuvées, dont nous présentons ici quelques-unes parmi les plus belles, issues des plus beaux crus de France. »


Sélection réalisée par Guillaume Baroin, Pierre Citerne, Antoine Gerbelle, Alexis Goujard, Philippe Maurange, Roberto Pétronio, Olivier Poels, Jean-Emmanuel Simond

 © Le Monde

 

En supplément dy supplément je vous offre un lien avec les producteurs.


Agrapart et fils   18/20 link


Brut nature grand cru Vénus 2007


Dans cette famille de vignerons implantée depuis le XIXe siècle à Avize, c'est aujourd'hui Pascal Agrapart qui prend le relais. Cette très belle cuvée libère de très longues saveurs mi-crémeuses, mi-minérales. Comme il est encore jeune, il ne faut pas hésiter à délaisser ce vin en cave quelques années. 86 €


Françoise Bedel et fils   17/20 link


Extra-brut L'Âme de la Terre 2002


Dans un millésime d'anthologie, un assemblage (42 % de pinot noir, 36 % de chardonnay) qui révèle le potentiel de l'est de la vallée de la Marne. Cela produit un champagne expressif, plein, généreux, crayeux, totalement dédié à l'expression loyale de son terroir. A boire sans urgence. 50 €


Francis Boulard et fille   16,5/20 link

Brut nature Les Rachais 2006


Le plus célèbre lieu-dit de ce vigneron de référence est un chardonnay de quarante-cinq ans, issu de sélection massale, vinifié en barrique. A la fois dense et frais, offrant une grande présence en bouche, ce 2006 en offre une version sapide et charnue. Une bouteille idéalement destinée à la table et aux nobles crustacés.


Mailly grand cru   16,5/20 link

Brut grand cru Les Echansons 2002


La prestigieuse cave coopérative de Mailly s'est fait une spécialité des sélections parcellaires, du niveau des grandes cuvées de maison. Les Echansons 2002 se composent de 75 % pinot noir et 25 % chardonnay. Dans son style habituel, cette cuvée sort une version veloutée, patinée, beurrée du grand millésime 2002 qui nous a habitués à plus d'énergie. 82€

 

Mailly grand cru 16/20


Brut grand cru Intemporelle 2007


Le chardonnay entrant à 40 % dans ce champagne apporte du tranchant et de la garde à cet assemblage original et pur Mailly. La version rosée est plus en rondeur, crayeuse, de bonne garde également. 59€

 

Domaine Hautes Terres  17/20 Limoux link

2011


Gilles Azam est un vigneron " bio " convaincu. Le blanc sec 2011 nous a bluffés. Un jus éclatant, tendu et tranchant, d'une limpidité cristalline, qui sort du lot par son énergie et sa précision. 12 €

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 09:48

 

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Ce matin m’éveillant comme toujours au son de France Inter j’ai entendu les paroles mesurées et non moralisantes de Patrick Chesnais sur l’alcool au volant. Celui-ci est engagé de longue date sur le sujet. En 2006, l’acteur a perdu son fils Ferdinand dans un accident de la route lié à l'alcool. Il a créé en 2007 l'association Ferdinand, pour laquelle il a depuis réalisé huit courts métrages sur les dangers de l'alcool au volant, essentiellement adressés aux jeunes.


A la demande de Patrick Chesnais. Guillaume Canet s'est lancé bénévolement dans le projet d’un nouveau  court-métrage intitulé «Ivresse» en collaboration avec l'association Ferdinand de Patrick Chesnais et la Fondation Vinci Autoroutes. « C'est un peu plus qu'un film sur la sécurité routière. L'idée, c'est d'essayer de faire réagir les jeunes, mais sans être moralisateur, ni vieillot » a souligné celui-ci. Il est présenté aujourd’hui mercredi.


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Guillaume Canet, lors du tournage du court-métrage "Ivresse", aux côtés de Patrick Chesnais. © DR dans le POINT

 

Le clip, de moins de deux minutes, raconte l'histoire d'un jeune couple, de sa rencontre jusqu'à un accident de la route après une soirée alcoolisée intitulé sera diffusé du 11 au 18 décembre au cinéma et sur plusieurs chaînes de télévision.


La dépêche AFP de  Frédéric Frangeul  du 10 décembre 2013 précise :


« Le clip, qui se veut très percutant, ne comporte cependant aucune image d’accident. « On peut être ivres de plein de choses dans la vie », explique Guillaume Canet, qui s'est basé sur « un scénario déjà pratiquement écrit »  mais qu'il a « un peu retravaillé ». « Pour sensibiliser les gens, surtout les jeunes, il faut d’abord pouvoir les surprendre, quitte pourquoi pas, à les choquer », a confié le réalisateur au Parisien. Et, cette fois, selon les premiers échos, l’émotion ne provient pas de la violence des images mais de l’intensité dramatique du clip.   


L’alcool impliqué dans un accident mortel sur trois. Parallèlement à sa diffusion en salles et à la télévision, le court métrage sera diffusé sur le site www.roulons-autrement.com , créé par la Fondation Vinci Autoroutes. Cette plateforme rassemble des vidéos sur la sécurité routière collectées à travers le monde entier. Avec cet objectif : alerter sur les jeunes sur les risques liés à l’alcool au volant. Car, en France, l'alcool est responsable d'un accident mortel sur trois sur les routes. Les 18-24 ans, qui représentent 9 % de la population française, comptent pour 26 % parmi les morts dus à l'alcool, selon la Sécurité routière.

 

Lire l'article très complet du POINT d'Antoine Grenapin link


Déjà, dans Les Petits mouchoirs. En 2010, Guillaume Canet avait débuté son film les Petits Mouchoirs par une scène choc digne de la prévention routière. Dans un long plan séquence, on suivait le personnage joué par Jean Dujardin, très alcoolisé, quitter une boîte de nuit parisienne au guidon d’un scooter avant une violente collision avec un camion. »

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 00:09

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« Arrive un moment dans la vie où, si tu veux boire les bouteilles que tu as achetées, il ne faut plus miser sur des vins de garde.


De longue garde, je veux dire. Je parle pour moi, évidemment, qui viens de recevoir ses premiers chèques de pension de vieillesse.


Je vise tout au plus, maintenant, des vins qui ont un potentiel de vieillissement maximum de dix ans.

 

J’espère évidemment vivre plus longtemps encore, mais en même temps je ne vois pas l’intérêt de risquer sur des bouteilles de l’argent dont j’ai peur de ne plus jamais revoir la couleur ni humer l’odeur »


Ce n’est ni le Secrétaire-perpétuel justement autoproclamé de l’académie des Vins Anciens François Audouze, ni moi-même, tout aussi autoproclamé Secrétaire-perpétuel de l’Amicale du Bien Vivre, dites des Bons Vivants, qui avons écrit ce qui précède mais un chroniqueur de la belle province Claude Langlois du Journal de Montréal.link


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Les vins sont faits pour être bus et non thésaurisés, les caves ne sont ni des geôles pour condamnés à perpète, ni des mausolées, mais des endroits secrets, des cavernes d’Ali Baba où les belles bouteilles attendent leur heure. Mais la question qui taraude tout possesseur de beaux flacons, je n’écris pas grands car je laisse à chacun la liberté de son échelle de valeur, est bien sûr : quelle est la meilleure heure, le meilleur moment pour les ouvrir ?


Le vin a bien sûr un âge, celui que lui attribue son millésime, mais pour autant dans le secret de son flacon il garde entier tout son mystère en dépit des caractéristiques de son année de naissance : comment a-t-il affronté le poids des ans ? Son ticket est-il toujours valable ? S’est-il bonifié ? Est-il fatigué ? A-t-il gardé la vivacité de sa jeunesse ? Je ne sais mais ce que je sais c’est que c’est le pari de François Audouze : donnez leur chance aux vins anciens en les mettant sur la table pour qu’ils soient bus ou dégustés, et surtout appréciés à leur juste valeur.


Mon élevage vendéen – référence vinaire bien sûr – me fait porter un grand respect aux Anciens pour leur sagesse, leur expérience, la transmission… mais l’âge n’est en rien un sésame absolu de sagesse et il faut bien constater que pour les humains le poids des ans ne fait qu’accentuer les défauts comme les qualités. Sous forme de boutade, comme Roger Ferdinand, un auteur de théâtre de boulevard « Ce qui me gêne ce n’est pas mon âge, mais l’âge des gens qui ont mon  âge ». Bien sûr il ne s’agit pas ici pour moi de l’âge des artères mais de celui de la tête.


Est-ce vrai aussi pour les vins ?


Je le crois. Bien des vins anciens ne font pas leur âge, sont d’un commerce bien plus agréable que certains qui, malgré qu’ils affichent un bel âge, la force de l’âge, devraient être mis à la retraite d’office pour sénilité avancée.


Trêve de ma petite philosophie de comptoir car il est temps d'entrer dans le vif du sujet : la 21e séance académique qui se tient au restaurant Macéo. Nous sommes 39 et nous allons partager une cinquantaine de vins. Nous sommes répartis en 3 tables. Je suis à la n°1, celle de François Audouze, et Gabrielle Vizzavona se tient à mes côtés afin d’éclairer ma faible lanterne d’amateur. Chaque table se voit affecter un lot de vins  anciens (voir répartition)


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Nous prenons l’apéritif debout, c’est un champagne le Brun de Neuville Millésimé 2003, élaboré par la maison d’un des académiciens. Commentaire de François Audouze « D’une année atypique, il est une agréable surprise et on y revient volontiers. Les gougères donnent de la douceur à son côté lacté. »


Gabrielle est sur la même longueur d’onde, enthousiaste « Nous débutons par un champagne vraiment excellent, un le Brun de Neuville 2003, plait-il ? Oui il plait beaucoup. Vif, autolytique, parfait pour s’éveiller en douceur et avec élégance. »


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Nous passons à table. Gabrielle a trouvé les mots pour nous introduire avec élégance et humilité dans le Saint des Saints. Je vous les livre.


« Chez François Audouze,  nous avons tacitement signé une clause de distinction, d’histoire, au profit de vins dénués de toute vulgarité. Et, devant eux, sans préjugés, nous nous sentons tous bien désarmés, réduits au plus petit atome, celui de l’énergie universelle qui les habite.


Mais aussi, nous nous sentons… bien jeunes !


C’est bon, ça fait parler – ou pas – et peu importe, car c’est un moment très personnel au final. La solitude oui, mais dans le partage !


Ça vibre comme une musique plus profonde, sous les pas et les anecdotes de François  qui tourne en salle, comme une mariée bénie par ses hôtes privilégiés… Une joie contenue mais palpable, une ambiance presqu’un peu mystique !


Tout prend une dimension nouvelle, incertaine, fébrile. Mais c’est normal après tout, le vin n’est-il pas censé enfermer les secrets de l’humanité ?


Il n’y a qu’à regarder de plus près la liste des doux flacons. Qui ne se sentirait pas fébrile devant elle… ? »


Les coups de cœur de Gabrielle voir photos ICI link


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1-      Puis ce Champagne Chauvet magnum 1914 un nez balsamique, à peine oxydé, encore tellement frais, un caramel en bouche, une couleur ocre, une beauté.


2-      Mâcon Viré André Bonhomme 71 merveille Alsacisante,  légèrement goudronnée, l’un des flacons favoris de la soirée. Salivant à souhait.


3-      Château Bel Air Marquis D’Aligre 1961 : pour moi, le Dionysos de  cette merveilleuse soirée, au nez, une confiture de fruits noirs, une bouche d’une vivacité prenante, profonde, longue. Fabuleux. Une dissociation nez/bouche très flatteuse, le fruit, confituré fait place à beaucoup de vie.


Accord personnel avec Gabrielle et François Audouze qui s'étonne « le Mâcon Viré André Bonhomme 1971 est une immense surprise. Que ce vin puisse atteindre un tel niveau de perfection est incroyable car on a exactement ce que l’on rêverait de boire si l’on désire un blanc charnu équilibré, profond à la lourde trace en bouche. C’est très probablement la plus belle surprise de ce dîner mais il y en aura d’autres. »


Comme le maître de céans j’estime «que la Bourgogne veut faire un concours de jeunesse, car le Chambolle-Musigny Pasquier Desvignes 1934 est facile à vivre, tranquille, aimablement bourguignon. » Comme lui j’ai adoré le Corton Clos du Roi Camille Chandesais 1957 et comme il le note avec pertinence « Et comme si c’était la soirée des concours, le Chapelle-Chambertin Louis Trapet 1974 se met à vouloir lutter avec les deux autres pour afficher sa « bourgognitude ». Bien que de deux Côtes différentes, le Corton et le Chapelle-Chambertin ont beaucoup de points communs car ils ont la grâce délicate que donnent les petites années. »


Vous allez me reprocher de m’abriter derrière les commentaires de Gabrielle et de François Audouze, de ne prendre aucun risque, d’être frileux, petit bras et tout le tralala. Et alors, j’ai fait mon choix et si j’emprunte leurs mots ça n’enlève aucun poids à mes préférences.  C’est clair pour moi les rois de la soirée ont été les vins bourguignons avec la palme au Mâcon-Viré. Comme Gabrielle j’ai aussi beaucoup apprécié le Château Bel Air Marquis D’Aligre 1961 et comme notre maître de cérémonie le Château Lafaurie Peyraguey 1926 « noir comme du café » d’un café qui exhale la fraîcheur des agrumes m’a séduit par son équilibre. C’est le sauternes comme je l’aime, dans sa plénitude.


Le classement  de François Audouze


1 – Palmer 1900,


2 – Champagne Chauvet magnum 1914,


3 – Mâcon Viré André Bonhomme 1971,


4 – Château Lafaurie Peyraguey 1926,


5 – Champagne Dom Pérignon Œnothèque 1969.


Est-ce un bon choix, je ne sais pas.

 

L’ensemble des commentaires de Gabrielle


Nous  débutons par un Champagne vraiment excellent, un le Brun de Neuville 2003, plait il ? Oui il plait beaucoup. Vif, autolytique, parfait pour s’éveiller en douceur et avec élégance.


Puis ce  Champagne1914, un nez balsamique, à peine oxydé, encore tellement frais, un caramel en bouche, une couleur ocre, une beauté.


Dom Perignon  69, année érotique. Classique mais classieux,  difficile de passer après le 1914, qui avait tellement d’âme.


Mâcon Viré André Bonhomme 71 merveille Alsacisante,  légèrement goudronnée, l’un des flacons favoris de la soirée. Salivant à souhait.


Le Palmer 1900 (ou pas loin)  D’une densité particulière, du cuir frotté au cirage par un homme fumant un gros cigare ! Surprenant.


Cos d’Estournel 1928  forte piqure acétique, malheureusement.


Château margaux 1923 : Encore du cuir au nez, plus léger cette fois ci, une  beauté  presque orientale, aux tannins de taffetas. Une caresse pour nos âmes de pécheurs.


Château Lagrange Saint-Julien années 50 bouchonné (je t’épargne le smiley triste Jacques, je n’en pense pas moins)

 

Château Bel Air Marquis D’Aligre 1961 : pour moi, le Dionysos de  cette merveilleuse soirée, au nez, une confiture de fruits noirs, une bouche d’une vivacité prenante, profonde, longue. Fabuleux. Une dissociation nez/bouche très flatteuse, le fruit, confituré fait place à beaucoup de vie.


Corton Clos du Roi Camille Chandesais 1957 concentré aussi. Remarquablement doux.


Chapelle Chambertin Louis Trapet 1974 de grande fraicheur, mentholé, réglissé, long.


Moulin à Vent 1947 : Se tient très bien,  vaillant, boisé, exprimant avec ferveur des notes de café, de vanillé, de foin, de  céréales. Beau.


Inglenook CS Napa 1978  plein de poivre noir, opulent, marqué par des notes goudronnées, très joli.


ChâteauLafaurie Payraguey 1926 balsamique, notes de noisettes, de raisins secs, d’une infinie longueur.


Marc  de Bourgogne 1970 végétal, fin. Fin


L’ensemble de la chronique de François Audouze avec ses commentaires link

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 09:24

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En France nous aimons les rapports. Ceux-ci font très souvent des constats intéressants, peinent un peu plus quand il s’agit de faire des propositions concrètes, mais leur destin commun est à coup sûr de disparaître dans l’oubli.


L’accroche du titre est capitale pour espérer émerger dans le flot continu et bousculé de l’actualité. Comme il s’agit de rapports officiels les auteurs ne peuvent se permettre de verser dans la fantaisie ou de verser dans la provocation comme je l’ai fait ce matin avec mon titre. Alors, pour faire genre, ils mitonnent une appellation qui se veut chic et choc : les vieux baby-boomers sont donc les nouveaux héros de la Silver Économie.


J’avoue humblement, moi qui ne me rase plus depuis une éternité : je taille ma barbe avec une tondeuse, que ça m’a fait penser aux lames Gillette Silver Blues.

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Ça ne m’a pas empêché de me plonger dans la lecture de ce rapport « La Silver Économie, une opportunité de croissance pour la France »


En effet, j’en suis un des acteurs de cette Silver Économie et c’est vrai que nous allons dans les décennies qui viennent peser lourds.


Pour autant allons-nous n’être que des boulets, que des gens qui se baladent en car avec guides ou en chaises roulantes, que des gros égoïstes profitant de leur retraite ?


Comme toujours le tableau est contrasté et ça vaut la peine de l’examiner d’un peu plus près.


Quel rapport avec l’économie du vin me direz-vous ?


Sans vous faire un dessin : d’abord ces baby-boomers sont le cœur de nos consommateurs, ensuite tout ce qu’ils insuffleront dans notre économie pour lui redonner des couleurs ne peut qu’être bon pour le porte-monnaie de nos futurs consommateurs.


Revenons au rapport :


« Dans les sociétés développées, le vieillissement de la population, d’abord explicable par l’allongement de l’espérance de vie, se trouve accéléré par l’avancée en âge des cohortes de baby-boomers. Cette évolution démographique pose d’immenses défis en termes de financement de nos systèmes de santé et de retraites.


En 2005, un Français sur cinq était âgé de plus de 60 ans.


En 2035, la proportion sera de un sur trois.


Le nombre des seniors devrait connaître une hausse de 80 %.


Ce vieillissement de nos sociétés a suscité de nombreux travaux mettant en évidence les enjeux et les risques que représente une telle mutation démographique. La plupart abordent la question par l’angle sociétal ou médicosocial.


Selon une enquête du Crédoc de 2010, les seniors assureront dès 2015 une majorité des dépenses sur les différents marchés : 64 % pour la santé, 60 % pour l’alimentation, 58 % l’équipement, 57 % les loisirs, 56 % des dépenses d’assurance… Déjà, ce sont les seniors qui déterminent une large majorité de la consommation française. Ces baby-boomers disposent globalement d’un pouvoir d’achat et d’une épargne qui dégagent un marché potentiel pour tous les secteurs de l’économie liée à l’âge : bien-être, adaptation et sécurisation du domicile, transports, loisirs, santé, équipements, etc. Décathlon, Danone, Leclerc, LVMH, L’Oréal, Bouygues, Crédit agricole… toutes nos entreprises, tous les secteurs, seront touchés. Le vieillissement pourrait ainsi devenir source de valeur pour une économie comme celle de la France.


Dans quelle mesure le marché en pleine expansion des seniors peut-il être source de croissance pour l’économie française ?


Comment les pouvoirs publics peuvent-ils encourager la réalisation de ce potentiel de croissance ?


Peut-on envisager le développement d’une « Silver Économie » servant de levier à des secteurs comme les services ou les technologies avancées ? »


Ce double phénomène du vieillissement est très accentué en France. Premièrement, on constate un accroissement marqué du « ratio de dépendance économique », soit le nombre de personnes de plus de 65 ans rapporté au nombre de personnes en âge de travailler : sous l’impact de l’arrivée des baby-boomers à la retraite, ce ratio devrait passer de 28 % en 2013 à 46 % en 2050. Deuxièmement, l’espérance de vie continue de s’accroître régulièrement : elle devrait passer de 81 ans aujourd’hui à 86 ans en 2050.

 

Le rapport adopte deux partis pris.


Le premier est d’accorder dans l’analyse une place décisive à la forte hétérogénéité de la population des seniors, qui se révèle à la fois dans les revenus et les patrimoines, dans  l’état de santé ou l’espérance de vie. Cette hétérogénéité n’est pas sans présenter des risques importants pour notre société, car elle menace de rompre le contrat social associé à notre système de retraite. Mais dans l’optique économique retenue ici, proche d’un marketing stratégique, elle suppose surtout des différences marquées dans les besoins comme dans les comportements de consommation. Le leitmotiv du rapport est que la Silver Économie ne pourra émerger qu’en prenant appui, au moins dans un premier temps, sur les catégories les plus solvables de la population.


Le second parti pris est de chercher dans la Silver Économie ce qui peut être un levier pour l’ensemble de l’économie. Au premier regard, cette économie des seniors rassemble des activités très diverses voire disparates. Si elles rendent difficile l’emploi du terme « filière » à proprement parler, cette multiplicité et cette complexité imposent comme prioritaire la question de l’organisation de l’offre. Précisons s’il en est besoin qu’il conviendra de combiner cette stratégie industrielle avec une politique sociale et sociétale visant les plus fragilisés.


Si ça vous intéresse c’est une centaine de pages ICI link

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 00:09

Jeudi dernier j’ai plongé mon nez dans mes archives poussiéreuses stockées dans mon bureau de la rue de Vaugirard (Y'a là de quoi faire sauter la République - je rigole bien sûr - )pour retrouver quelques documents pour illustrer ma chronique sur mon passage comme médiateur des VDN à la fin des années 90.


Je ne suis pas un champion du rangement mais je garde tout et je trouve tout. Alors, en feuilletant un dossier je suis tombé nez à nez avec un édito de Jean-Michel Peyronnet, alors rédac-chef de la RVI, titré « quel avenir pour le rapport Berthomeau ? »


Il s’inquiétait de l’avenir de l’œuvre de ma vie le Jean-Mimi. Bien sûr, et je l’assumais en bon rocardien que j’étais et que je suis, il me collait au beau milieu du dos, comme une belle cible, l’étiquette de « libéral » peu prisée chez les socialos. Parodiant les diététiciens j’estime qu’il y a du bon libéral et du mauvais libéral, l’espace de liberté préconisé par Cap 2010 c’était des règles du jeu assumées par les opérateurs et non des règlements de papier que tout un chacun s’empresse de tourner. 


Quoi qu’il en soit Jean-Mimi avait bien raison de s’inquiéter de nous voir flinguer en vol par les tenants du fusil à tirer dans les coins et de devoir suivre « la bière » de Cap 2010 jusqu’à sa dernière demeure. Nous fûmes couverts de fleurs artificielles pour mieux nous étouffer mais comme la réalité n’aime pas qu’on lui fasse des pieds-de-nez nos petites idées sont entrées de plain-pied sur le marché.


Vin de France vous avez dit vin de France !


Merci Jean-Michel à bientôt dans ta drôle de lucarne qui parle de vin me dit-on dans mon oreillette. Mort aux cons !


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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 00:09

Au temps du Bourg-Pailler, les « bonnes », désolé c’était à l’époque le nom des gens de maison, venaient chercher le lait à la ferme. Souvenir de les voir défiler avec leur bidon pendant mon petit-déjeuner. C’était les potins des commères, je savais tout ou presque des petites histoires de la Mothe-Achard.  


La ferme, les gens des fermes par opposition à ceux du bourg. Mon frère et ma sœur nés à la Célinière, une ferme posée à la frontière de Saint-Georges-de-Pointindoux et de la Mothe-Achard, faisaient chaque jour l’aller-retour, soit au moins 8 km, pour aller à l’école. La zézette, ma sœur Marie-Thérèse, rouspétait contre mon Alain de frère qui se bataillait avec ses bretelles. Autre temps, le temps des fermes où « cohabitaient » plusieurs générations.


De nos jours, les fermes n’ont pas disparues, sauf dans les lieux où l’exode rural a transformé le paysage en champ de ruines, mais elles se sont banalisées soit pour cause de maison neuve ou d’exil vers le bourg, ou pire encore lorsque les corps de ferme sont passés entre les mains des citadins : c’est beau, c’est propre, mais il n’y a plus de coq qui chante ni de bouse de vache. Le temps est aux gîtes ruraux et au camping à la ferme où l’on emmène les bambins urbains voir les animaux.


La ferme c’était la quintessence du vieux modèle nourricier de l’exploitation de polyculture-élevage, tout de tout et même de la vigne chez nous en Vendée. Pour les vignerons c’est plus compliqué, l’appellation de leur lieu d’exploitation varie suivant les régions : mas, domaine, château, clos


Mais pourquoi diable ressortir toutes ces vieilleries aujourd’hui ?


Tout simplement parce que vient d’être publié un ouvrage « Corps de Ferme cœur de vie » aux éditions Campagne&Compagnies dans lequel loin des paillettes et du tape-à-l’œil de certains ouvrages sur la campagne, Amarante Puget pour les photos et Michèle Villemur pour les textes nous font redécouvrir les trésors humains et architecturaux du fin fond de nos belles campagnes.


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21 régions de  programme parcourus représentées par une ferme telle la ferme des Hortillonnages en Picardie et le Moulin Migné de ma bonne vieille Vendée. Y’a de la vie, y’a de l’espoir, de l’envie de vivre au pays, c’est plus que réconfortant c’est aussi ça la France lorsqu’on prend à nouveau la peine et le temps de pénétrer dans ses plis et ses replis.


J’ai choisi de vous proposer que quelques photos car il ne m’était pas possible de chroniquer sur chaque produit proposé. Dieu sait s’il en est de gouteux : je l’ai vérifié lors du lancement du livre à l’OIV : la soupe de lentilles vertes du Berry, le jambon de porcs cul-noir du Limousin, la gâche vendéenne, les bulots de Granville…


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Comme je suis dans le lait jusqu’au cou et que ma dernière mission de médiation a conduit mes pas jusqu’aux producteurs de lait cantalous c’est sur l'Auvergne la ferme GAEC du Soliage Jean-Paul, Alain et Serge Ausset que s’est porté mon choix.


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Grange-étable du GAEC Lacombe à Saint-Germain dont la façade esr ornées des multiples trophées récompensant ses meilleures bêtes Salers

 

« Les monts du Cantal sont parsemés de burons désaffectés. En 1950, près d’un millier étaient encore utilisés pour la fabrication des fromages… Aujourd’hui, seuls 6 buronniers perpétuent la tradition, tel Jean-Paul Ausset au col du Légal…


Longtemps limités à  une pièce servant à l’élaboration  des fromages et une cave pour leur stockage, les burons se sont agrandis au  XIXe siècle, se dotant d’une cheminée et d’un étage, servant à la fois de fenil et de chambre pour le buronnier. Attenant au buron, on trouve parfois le « bedela », une étable réservée aux veaux qui y sont rentrés pour la nuit. »


En 1986, JP Ausset a rouvert le buron du col de Légal situé sur la commune de Saint-Projet-de-Salers, à une trentaine de kilomètres d’Aurillac.


« La vie au buron est un peu rudimentaire. Jusqu’en 1999, on était sans électricité, lais on avait déjà un cantou (la cheminée) et une marmite. » raconte-t-il avec humour.


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Il a rejoint ses frères en 1996 sur l’exploitation familiale située à Laroquevieille au GAEC du Soliage. Ils ont unis leurs terres et leurs troupeaux : des Salers pour les premiers, des Montbéliardes pour Jean-Paul, soit autour de 130 têtes de bétail, des vaches bien sûr.


Ils fabriquent essentiellement du Cantal fermier et un peu de Salers avec du lait frais issu de l’exploitation, immédiatement après la traite, soit 2 fois par jour, et uniquement pendant l’estivage (15 avril au 15 novembre) pour le Salers (voir la chronique du Taulier link


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Lors de la petite sauterie de l’OIV je me suis régalé du vieux Cantal de JP Ausset en pensant à mon compère Pierre Fouillade maire de Valette dans le Cantal.

 

La jeune femme au milieu du troupeau de Montbéliardes est Pauline Ausset qui, son BTS comptabilité-gestion en poche, a rejoint le GAEC de son oncle et de son père en juin 2012.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 10:00

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Depuis que Jeff Bezos, le patron d'Amazon, projette de faire livrer ses paquets via des drones, ces petits engins volants sans pilote d'ores et déjà utilisés en génie militaire, à des fins de repérages mais aussi d'espionnage, je vois des drones partout.


Jean-Paul Fritz Geek canal historique défouraille à tout va sur cette fausse bonne idée : link 


Je suis d’accord avec lui. Je n’ai pas envie de voir des drones partout dans les villes ?


Oui mais à la campagne, là où y’a plus beaucoup d’âmes qui vivent, dans les vignes par exemple, on va t’y pas voir pulluler plein de petits drones pour asperger de pesticides et d’engrais nos terroirs profonds.


Je ne décoconne pas. Lisez donc cela et vous ne tomberez pas ainsi des nues lorsque le ciel sera couvert de nuées de petits drones surexcités.link

 

Un exemple d’application possible pour la viticulture

Cluster Aquitain
Services et Systèmes de Drones

Un réseau de compétences de haut niveau pour le développement et l’exploitation des systèmes de drones


L’utilisation de drones est- particulièrement intéressante pour surveiller l'état sanitaire de la vigne et le degré de maturité du raisin. Des clichés infrarouges du feuillage permettront d’évaluer sa robustesse et son état de santé. Les variations observées sur l’ensemble de la parcelle, de par les différences d’exposition climatique et de nature du sol, fourniront par ailleurs des indications importantes pour le dosage « raisonné » des engrais, la définition du meilleur itinéraire de vendange et le choix des raisins dédiés aux premiers et seconds vins de la propriété. Mieux encore : un drone équipé de capteurs chimiques pourrait détecter les molécules émises par certains parasites ou maladies en vue d’un diagnostic précoce.link

 

Un drone dans un vignoble


La Napa Valley est une région des Etats-Unis réputée pour sa production viticole. En collaboration avec des producteurs de vin, des ingénieurs américains sont sur le point d’expérimenter l’utilisation d’un drone pour l’arrosage de produits sur les vignes.link


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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 00:09

Même si c'était bon pour le slow de drague de bal de campagne du dimanche Hervé Vilard a tant bassiné ma génération avec son Capri c’est fini que je ne puis m’empêcher de vous proposer d’écouter et de visualiser les 4 mn de l’une de ses œuvres méconnues : « Le Vin Corse » cosignée par T.Cutugno - Lulac - R. Ferri - D. Barbelivien - H. Vilard. Vous pouvez télécharger sur votre téléphone portable cette œuvre impérissable.


Pour vous reposer de ces 4 mn d’intense bidonnade je vous offre le « tango Corse » interprété par Fernandel avec ce quatrain culte :


Un jour des musiciens du nord

On joué trop vite et trop fort

Un vrai tango de salarié !

On ne les a jamais retrouvés !


L’œuvre des 5 tâcherons.


Le vent m'emporte dans la région de Corte / Et les guitares racontent / Que l'Empereur avait choisi l'honneur / Pour effacer la honte /Je suis sous ta fenêtre, ivre mort / La musique de la fête tourne encore / Le vent m'emporte dans la région de Corte /Et mon amour est mort

 

Le vin de Corse m'avait donné la force / De t'avoir dit je t'aime / Le vin de Corse me réchauffe le corps / Et tu n'es plus la même / Les bateaux se baladent dans l'eau bleue / De la mer Ajaccienne et dans mes yeux / Le vin de Corse a des reflets soleil / Couleur des jours heureux

 

Dans la lumière / Y a des amoureux tout autour de moi /  Moi j'ai fait le tour de la terre / La terre, c'est rien sans toi / Encore un verre / Ce soir je te dirai pourquoi je bois / Pache Salute et Salute Pache

 

Le vin de Corse m'avait donné la force / De t'avoir dit je t'aime / Le vin de Corse me saoule comme un gosse / Et tu n'es plus la même / Sous une pluie d'étoiles / J'ai envie de jouer avec le feu cette comédie / Mais toutes ces femmes / Qui te ressemblent un peu m'entraînent dans la nuit

 

Je suis sous ta fenêtre ivre mort / La musique de la fête tourne encore / Le vin de Corse m'avait donné la force / Et notre amour est mort

 

Le vin de Corse m'avait donné la force / De t'avoir dit je t'aime / Le vin de Corse me saoule comme un gosse / Et tu n'es plus la même / Je suis sous ta fenêtre ivre mort / La musique de la fête tourne encore / Le vent m'emporte dans la région de Corte / Et notre amour est mort

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 00:09

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Les adeptes des réseaux sociaux adorent s’enflammer comme de l’étoupe. Dénoncer, combattre, mettre au piquet les affreux, sales et méchants. Dans le lot le bouc-émissaire idéal est souvent le fonctionnaire au front bas, planqué dans son bureau poussiéreux, abrité derrière ses piles de circulaires, grincheux, inefficace, obtus, intraitable, qui passe son temps à pourrir la vie de ses concitoyens. Les pires bien sûr sont ceux qui contrôlent et verbalisent.


De tous les fonctionnaires du Ministère de l’Agriculture des corps de contrôle les moins connus sont ceux de la Protection des Végétaux.

 

Pourquoi diable protéger les végétaux me direz-vous ?


«  Le ministère en charge de l’agriculture conduit de nombreuses actions pour la prévention et la gestion des risques sanitaires et phytosanitaires inhérents à la production végétale.


Les services de la protection des végétaux ont ainsi trois principaux objectifs : la veille sanitaire et phytosanitaire ; le contrôle des conditions de production des végétaux ; la promotion de pratiques agricoles plus respectueuses de la santé et de l’environnement. La Direction générale de l’alimentation élabore la politique de protection des végétaux et de contrôle de la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et en surveille l’utilisation. Elle coordonne le contrôle et la dissémination des organismes génétiquement modifiés (OGM), élabore les plans de surveillance et de contrôle des résidus de produits phytosanitaires dans les denrées végétales et les milieux et veille à leur mise en œuvre. »


Si ça vous dit allez voir ICI link 


La semaine dernière il y eu donc l’affaire Emmanuel Giboulot link  


Mon but ici n’est ni de prendre la défense du service de la protection des végétaux, ni de m’instaurer en médiateur ou en arbitre dans la mêlée médiatique mais tout simplement de vous informer sur ce qu’est la flavescence dorée et sur les moyens alternatifs qui peuvent être utilisés dans la lutte contre la maladie en vous donnant la possibilité de lire :


1-      une thèse sur la flavescence en bio « mémoire Pyrèthre naturel et stratégie de lutte contre la cicadelle de la flavescence dorée en viticulture biologique ». mémoire de fin d’étude de Tiphaine Ripoche link


2-     les dernières découvertes génétiques de l'INRA sur la flavescence dorée de la vigne link 


Retenez 2 points importants :


-          Il n’existe pas de traitement curatif contre cette maladie, le seul moyen de limiter sa propagation est donc de lutter contre son vecteur.


-          Les plans de lutte obligatoire contre le vecteur, basés sur l'utilisation d'insecticides de synthèse, sont polluants, coûteux, et peuvent générer à terme le développement de résistances et des effets indésirables sur l’environnement. (INRA).

 

Grand merci à mon ami Olivier un vigneron comme je les aime  qui prend le temps d'éclairer ma lanterne. La citation du titre est de Picasso.


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EXTRAITS


1-      INTRODUCTION du Mémoire de Tiphaine Ripoche


La flavescence dorée est une maladie phytoplasmique qui ravage les vignobles français depuis les années 50 et qui est aujourd’hui présente dans la majorité du vignoble européen. C’est une maladie épidémique qui se propage rapidement grâce à son vecteur, la cicadelle de la flavescence dorée (Scaphoideus titanus) et par le matériel de multiplication contaminé. Il n’existe pas de traitement curatif contre cette maladie, le seul moyen de limiter sa propagation est donc de lutter contre son vecteur. En 1994, une lutte insecticide obligatoire est instaurée contre la cicadelle de la flavescence dans les vignes de production situées dans un périmètre établis en fonction de la présence de la maladie : le Périmètre de Lutte Obligatoire. Celui-ci ne cesse de s’étendre chaque année. Aujourd’hui, en Aquitaine, 90% du vignoble est situé dans le PLO (Chiffres SRAL Aquitaine)


Cependant, la mise en place de programmes de lutte contre la cicadelle vectrice ne semble pas éviter la dissémination de la maladie dans les vignobles aquitains : de nouveaux foyers sont découverts chaque année. Par exemple, en Gironde, 47 nouvelles communes contaminées ont été découvertes en 2011 (Données SRAL Aquitaine)


La lutte obligatoire est accompagnée d’une surveillance active des populations présentes dans les vignobles, par piégeage de cicadelles adultes. Or, certains techniciens effectuant les relevés de ces pièges affirment observer un taux de piégeage plus important dans des parcelles menées en viticulture biologique (ou à proximité de celles-ci) que dans celles menées en culture conventionnelle. Ces observations ne sont pas généralisables ni chiffrées mais elles sont suffisantes pour interpeller sur la stratégie de lutte contre la cicadelle de la flavescence dorée dans les vignobles biologiques. Un seul insecticide biologique est actuellement homologué contre la cicadelle de la flavescence dorée : le Pyrévert qui est à base de pyrèthre naturel. Les diverses structures professionnelles, dont le travail est en lien avec la lutte contre la flavescence dorée et/ou la viticulture biologique, se sont réunies avec la firme Samabiol qui commercialise le Pyrévert ; il a été décidé de mettre en œuvre une étude permettant de faire le point sur la situation et d’identifier les éventuels problèmes lié à l’utilisation du Pyrévert.


 

Cette étude, fondée sur une approche « de terrain », repose sur le suivi de 50 parcelles de vignes biologiques d’Aquitaine traitées au Pyrévert. L’objectif est d’obtenir un aperçu global de la situation dans les vignobles biologiques aquitains afin d’estimer si les observations ponctuelles mentionnées précédemment sont généralisables à l’ensemble du vignoble biologique. Les résultats obtenus devraient nous en apprendre plus sur l’action et le comportement du Pyrévert utilisé dans des conditions réelles. Cela nous permettrait de définir une utilisation optimale du produit et d’élaborer, pour la viticulture biologique, une stratégie de lutte adaptée et efficace contre la cicadelle de la flavescence dorée.


La démarche adoptée pour répondre à cette problématique comprend dans un premier temps un suivi des populations de cicadelles présentes sur des parcelles traitées afin de mesurer l’efficacité de la lutte. Ensuite on cherchera à expliquer ces résultats en identifiant quels paramètres influencent le plus l’efficacité du traitement En particulier, est étudiée l’influence du nombre de traitements ainsi que les positionnements et les conditions dans lesquelles sont faits ceux-ci. Seront aussi pris en compte les facteurs environnementaux et les pratiques culturales propres à chaque parcelle. Cela permettra ainsi d’établir les conditions optimales d’utilisation du pyrèthre naturel et d’adapter la stratégie de lutte en conséquence. En parallèle, cette étude permet aussi de faire le point sur les pratiques adoptées par les viticulteurs en ce qui concerne les traitements au Pyrévert.


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2-      L’origine de la flavescence dorée vu par l’INRA


Les études génomiques ont permis de montrer que les souches de phytoplasmes responsables de la flavescence dorée sont d'origine européenne et qu'elles pré-existaient dans des plantes sauvages telles que l'aulne et la clématite, avant d'être introduites dans la vigne. L'insecte vecteur Scaphoideus titanus est d'origine américaine. Il aurait été introduit en France lors de l'importation de porte-greffes américains pour lutter contre le mildiou et le phylloxera, au début du 20e siècle. Scaphoideus titanus aurait largement contribué à l'expansion rapide de la flavescence dorée en France et en Europe.


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La flavescence dorée préexistait chez des plantes sauvages en Europe


A partir du séquençage du génome du phytoplasme de la flavescence dorée, des marqueurs génétiques ont été isolés. Ils ont permis d'étudier la diversité moléculaire des phytoplasmes de la flavescence dorée afin de mieux comprendre l’origine de cette maladie, d’identifier de nouveaux réservoirs et de suivre la propagation des différentes souches au vignoble. Ces études ont montré l’origine européenne du phytoplasme de la flavescence dorée, avec comme réservoir hôte originel des plantes sauvages, dont l'aulne et la clématite. En effet, les souches des trois groupes génétiques de phytoplasmes responsables de la flavescence dorée (FD 1, 2 et 3) sont identiques ou proches de certains isolats présents dans l'aulne. Ces phytoplasmes auraient pu être transmis accidentellement à la vigne par une autre cicadelle Oncopsis alni, comme l'a démontré une équipe allemande. Des phytoplasmes identiques à des souches de type FD3 ont aussi été identifiés dans des clématites blanches à proximité de parcelles de vignes mais également dans des zones non viticoles en Italie et dans les Balkans. Des études italiennes ont noté la présence d’insectes fréquentant les clématites en sous-bois et la présence de Scaphoideus titanus de manière sporadique sur cette plante. Un fulgore Dictyophara europaea a aussi été observé dans ces écosystèmes, or on sait qu’il peut être porteur de phytoplasmes identiques à la souche FD 3 et capable de l’inoculer à la vigne. Il y a donc plusieurs hypothèses pour expliquer le passage du phytoplasme des plantes sauvages vers la vigne.


Quoiqu'il en soit, la maladie a été caractérisée pour la première fois en 1949 sur la vigne en Armagnac. Cette année-là, la flavescence dorée ne concernait que très peu de ceps regroupés dans une zone géographique restreinte. Le vecteur majeur S. titanus aurait ensuite accéléré la transmission de la flavescence dorée de vigne en vigne.


Toutefois, la faible diversité génétique, la rapidité de propagation au vignoble ainsi que l’absence de différences de virulence entre souches suggèrent que les souches prédominantes aujourd’hui ont été propagées par le transport de plants de vignes contaminés, relayé ensuite par la transmission naturelle par l’insecte vecteur.


Le vecteur majeur S. titanus est arrivé en Europe au début du 20e siècle


D’après les données historiques, la cicadelle S. titanus a été accidentellement introduite d'Amérique du Nord en Europe au début du siècle dernier. Dans sa zone d’origine, peu d'individus sont observés sur les vignes cultivées, la plupart des captures sont réalisées dans le compartiment sauvage, principalement sur des espèces sauvages de Vitis. En Europe, la cicadelle a été observée pour la première fois en 1958 dans un vignoble du sud-ouest de la France et s'est répandue rapidement dans une grande partie du vignoble français, puis a colonisé l’Italie, la Suisse, le Sud et une grande partie du Centre de l'Europe.


La caractérisation génétique des populations de S. titanus américaines et européennes  a pu montrer que les populations européennes proviennent d’une seule introduction depuis les États-Unis (un haplotype majoritaire en Europe) et que la région viticole de la côte Est des États-Unis est l’origine la plus probable des populations européennes.


L’introduction de la cicadelle pourrait être liée aux intenses importations de bois de vigne depuis les États-Unis destinées à lutter contre la crise du mildiou et la crise phylloxérique en Europe, et qui, dans leur grande majorité ont été effectuées avant 1930. Pendant cette période, un grand nombre d’œufs de S. titanus ont probablement été introduits à plusieurs occasions et en provenance de la même région du Nord des États-Unis. La reconnaissance des voies de colonisation en Europe seront des éléments indispensables pour évaluer ‎l'impact des méthodes de lutte sur la dissémination des populations introduites.‎


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3-      Les Moyens de lutte alternatifs et durables


 

Les plans de lutte obligatoire contre le vecteur, basés sur l'utilisation d'insecticides de synthèse, sont polluants, coûteux, et peuvent générer à terme le développement de résistances et des effets indésirables sur l’environnement. Les recherches actuelles ont pour objectif de mettre en place des stratégies de lutte permettant une diminution des intrants.


Brouiller l’écoute


L'accouplement chez les cicadelles met en jeu une communication utilisant des signaux vibratoires transmis par la vigne. Les mâles émettent des vibrations perçues par les femelles qui leurs répondent si elles sont disponibles pour s'accoupler. La nature de ces vibrations (intensité, longueur d'onde, fréquence) renseigne le mâle sur la localisation de la femelle et sur sa disponibilité. Une technique de lutte possible contre la cicadelle consiste à émettre des vibrations créées artificiellement afin de perturber la communication entre les deux sexes. Le but étant que le mâle ne puisse plus localiser de femelles et qu'il n'y ait donc plus, ou peu, d'accouplements. Les premiers essais menés en Italie ont été concluants en laboratoire et au vignoble.


Application des stratégies de type "push-pull"


Ces stratégies actuellement à l’étude consistent à manipuler le comportement des insectes via l'utilisation simultanée de stimuli attractifs et répulsifs : la culture est rendue répulsive par utilisation par exemple du kaolin, tandis que des produits attractifs (par exemple des extraits végétaux de différentes espèces américaines de Vitis) permettent d'attirer les ravageurs dans une zone où ils seront détruits. La concentration des insectes dans une zone précise permet de mieux contrôler leurs populations avec de plus faibles quantités d'insecticides ou grâce à l'utilisation ciblée de méthodes alternatives. Cette technique de push-pull a déjà donné des résultats prometteurs en Israël, contre des vecteurs de phytoplasmes de la vigne tels que Hyalesthes obsoletus.


Recherches de vignes moins sensibles


Les chercheurs de l'Inra ont initié un programme de recherche de résistances naturelles au phytoplasme et au vecteur au sein du genre Vitis. Ces travaux de phénotypage sont menés par observation des symptômes et quantification de la multiplication des phytoplasmes après inoculation par le vecteur en serre de haut confinement. L'objectif à court terme est d'identifier des assemblages porte-greffe/greffon plus résistants à la maladie, puis, à plus long terme, de caractériser les bases génétiques de la résistance.

 

Dernière minute le BIVB communique : FLAVESCENCE DOREE : UN PREMIER BILAN RASSURANT, MAIS LA VIGILANCE RESTE DE MISE

 

Confronté à la Flavescence Dorée, comme presque tous les vignobles français, la Bourgogne s’est « largement mobilisée pour réagir. Le dispositif régional de lutte, mis en place en 2013 se devait d’être très énergique pour répondre à l’urgence. Dans ce cadre, plus de 3 000 professionnels, accompagnés par les organismes référents, ont réalisé une prospection « pied à pied », afin d’endiguer l’extension de cette maladie. Il s’agissait de repérer au plus tôt les pieds malades, pour les arracher.


A l’heure du bilan intermédiaire (bilan définitif mi-décembre), ce dispositif est une réussite.


Pour le moment, seuls quelques nouveaux cas ont été constatés (dont Meursault, Mercurey, Viré et la Chapelle de Guinchay). Ces contaminations restent donc limitées, au regard du caractère très épidémique de la maladie, et maîtrisées.


 

La vigilance et la mobilisation restent primordiales pour 2014.


 

Pour mémoire, cette maladie est transmise par la piqûre d’un insecte mobile (cicadelle de la Flavescence Dorée). Une fois un pied contaminé, il n’existe aucun traitement. Il doit être arraché. Si une parcelle est touchée à plus de 20 %, elle doit être détruite. Les principaux moyens de lutte sont le traitement à l’eau chaude des plants, l’arrachage des pieds malades et la régulation des populations de l’insecte vecteur.


 

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