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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 00:09

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Le Vendredi 24 octobre 2008 j’inaugurais une nouvelle rubrique : « Les 3 mêmes Questions à un ou une œnologue… »


J’avais envoyé à plus d’une douzaine d’œnologues ces 3 mêmes questions. Aucun, n’avait refusé d’y répondre. Certains m’avaient transmis un accord enthousiaste mais avec une demande compréhensible de temps. D’autres m’ont répondu en retour.


Question N°1 : Supposons que je sois un jeune bachelier passionné par le vin. Je cherche ma voie Sur le site du CIDJ je lis « L’œnologue, grâce à ses connaissances scientifiques et techniques, accompagne et supervise l’élaboration des vins et des produits dérivés du raisin. Sa principale activité concerne la vinification. Il conseille les viticulteurs dans le choix des cépages et la plantation des vignes. Il surveille les fermentations en cave, le traitement des vins et leur conditionnement. Il effectue des analyses et procède à des recherches technologiques visant à l’amélioration des cépages. L’œnologue peut également être chargé de la distillation ou fabrication des alcools à partir des marcs de raisins. Enfin, connaisseur et expert en dégustation, il participe à la commercialisation des vins en France et à l’étranger. En raison de la concurrence rencontrée désormais par la production française de vin sur le marché mondial, l’œnologue remplit une fonction stratégique pour le maintien ou l’amélioration de la qualité des produits de la viticulture française. »

Présenteriez-vous ainsi votre métier à une jeune pousse ?


Question N°2 : « Monsieur Seignelet, qui avait assis Bertrand face à lui, donnait à mi-voix des leçons d’œnologie, récitait des châteaux, des climats, des millésimes, émettait des jugements, prononçait du vocabulaire : puis il voulut enseigner à son fils aîné le rite grave de la dégustation. » Tony Duvert « L’île Atlantique » éditions de Minuit 2005. Dans le fameux manga « Les Gouttes de Dieu » «  Le héros est présenté comme œnologue alors que manifestement c’est plutôt un œnophile doué et cultivé.

Quel est votre sentiment sur ce glissement sémantique ?


Question N°3 : Moi qui ne suis qu’un pur amateur aussi bien pour le vin, que pour la musique ou la peinture je place ma confiance non dans les critiques mais plutôt dans ma perception au travers de l’œuvre, du génie du compositeur ou du peintre. Pour le vin l’affaire est plus complexe entre l’origine, le terroir, le vigneron, le vinificateur, le concepteur du vin, l’exécution est à plusieurs mains. La mise en avant de l’œnologue, une certaine starification, correspondant par ailleurs avec l’esprit du temps, à une forme de marketing du vin, ne risque-t-elle pas de nous priver d’une forme de référence objective, celle de l’homme, la femme en l’occurrence, de l’art, nous aidant à mieux comprendre l’esprit d’un vin ?


Si ça vous intéresse de plonger dans mon cabinet des curiosités il vous suffit de renseigner la case RECHERCHE en haut à droite du blog avec les 3 mêmes questions pour retrouver les réponses des intéressés...


Afin de vous appâter je vous propose celles de Stéphane Derenoncourt  « surtout pas œnologue» du 17/11/2008


« Comme c’est très tendance Stéphane Derenoncourt est un chti qui descend à Bordeaux au début des années 80 pour « entrer » en viticulture. J’emploie à dessein ce verbe car cet autodidacte avoue que « le vin entre dans sa vie par nécessité et par passion ». Ses expériences sur diverses appellations l’amènent à s’intéresser de plus en plus au concept de « terroir » »,il s’inspire du modèle Bourguignon, et se base sur la minéralité et la fraîcheur pour développer ses propres méthodes de travail, plus intuitives et moins systématiques. L’observation et la dégustation des baies, du jus et du vin sous-tendent sa philosophie.


 En 1999, avec son épouse Christine, Stéphane Derenoncourt acquiert une propriété située en Côtes de Castillon, Le Domaine de l’A. Vigneron et consultant, il intervient aujourd’hui dans une soixantaine de domaines où il propose une démarche globale allant de la vigne au vin. Stéphane Derenoncourt définit son travail « comme étant la recherche de l’expression optimale du terroir. L’enjeu, au travers des méthodes proposées, étant de favoriser l’exploration du sol par les racines afin de l’imprimer dans le fruit. » Il ajoute que « face au terroir, plus l'homme se fait discret, meilleur est le vin » et il met un point d'honneur à ne pas “signer” ses vins. Son but est d’élaborer des vins singuliers, frais, sensuels, des vins de soif comme il se plait  à le dire. Comment voulez-vous, après une telle profession de foi, que je ne sois pas très heureux de l’accueillir sur mon espace de liberté. »


La suite ICI link


Enfin si vous êtes œnologue-consultant vous pouvez vous y coller. Je publierai. Pour moi il ne fait aucun doute que le garnd oublié de cette époque Hubert de Boüard de Laforest  va s’empresser d’y répondre.


« Olivier, je hèle Olivier Dauga, fais pas la gueule mais je crois que tu ne m’avais pas répondu. Il n’est jamais trop tard pour bien faire… »

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 10:43

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Je suis têtu.


Le hasard de ma programmation erratique fait que ce matin j’abordais le vignoble algérien alors qu’hier, niché au sein de ma chronique sur le vin de mes amis les Rivier à Régnié je dévoilais un petit bout de ma vie en Algérie, deux années.


Là où je coopérais, dans l’est, à Constantine, il n’y avait pas de vignes mais des vaches « socialistes » et des grandes cultures dans des fermes collectives en un bien piteux état. Ça ne semble pas s’être vraiment amélioré comme en témoigne cet article de mai 2013 « La ferme-pilote Richi-Abdelmadjid, située dans la commune Belkheir (Guelma) s’apprête à entamer, sur plus de 500 hectares, sa campagne moissons-battage pour une saison qui pourrait être « la meilleure après plusieurs années de difficultés », affirment ses responsables. »


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Guelma mon frère aîné Alain est allé lui aussi en Algérie pour faire une guerre qui n’en portait pas le nom. Dans ma chambre j’avais une photo de lui accoudé à la pancarte Guelma, son lieu de cantonnement. Il passa l’essentiel de son temps sur la ligne Morice. 18 mois de sa vie sur un piton face à la ligne électrifiée entre la Tunisie et l’Algérie.


« Créée en 1982, la ferme Richi avait été secouée, au cours des dernières années, par des litiges de travail marqués par des grèves illimitées, des grèves de la faim et des appels au ministre de tutelle et au holding gérant les fermes pilotes pour dépêcher des commissions d’enquête. Ces conflits ont été même portés devant la justice. Entre temps, les ressources et les richesses de la ferme « dépérissaient », rappellent des cadres et des travailleurs.


Les conséquences de ces turbulences restent encore visibles à travers des étables et des infrastructures inutilisées, a-t-on constaté lors d’une visite dans cette exploitation en compagnie de travailleurs et de l’actuel directeur, le 6ème depuis 1982 et le 3ème en moins de cinq ans.


Plus de 800 vaches laitières, 500 ovins et 7.200 poules pondeuses peuplaient jusqu’en 2009 ces étables et ces hangars aujourd’hui déserts. Même les 130 hectares de vergers d’arbres fruitiers de cette ferme ont été détruits par des feux, ajoute M. Boucetta. »


« Cinquante-deux ans après son indépendance, l'Algérie est encore très dépendante de la France politiquement et économiquement.


Par exemple, l'Algérie est l'un des plus grands importateurs de blé dur au monde, principalement au bénéfice de la France, alors qu'elle pourrait être autosuffisante… »

Kamal Benkoussa, économiste et candidat malheureux à l'élection algérienne en 2014


L'agriculture est primordiale…


Hier donc j’écrivais : « Ben oui l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch c’était nous, surtout François, et c’est une longue histoire que je n’ai pas le temps de raconter mais qui mettait en lumière les illusions vendues par les bureaux d’études internationaux (ici des belges de Louvain je crois) à des planificateurs déconnectés des réalités de l’état de l’agriculture algérienne. »


Si ça vous intéresse allez donc lire ICI link sinon bonne journée et désolé de vous avoir importuné avec mes histoires de vaches…

 

Lire aussi « On avait le vin dans le sang »


« André se retrouve seul, plus rien ne le retient. Il reste. Et restera, malgré les échecs répétés, malgré les invites au départ. Au nom du devoir filial à respecter « jusqu’à la mort ». André Féral cherche « dans un tiroir en fouillis, il tire une petite boîte noire et en fait glisser le couvercle. » Il en tire un écusson rouge et vert « Ce sont nos armoiries, les armoiries des Féral. » C’est « écusson gravé d’un « F » majestueux. » André Féral s’explique ému « J’ai remonté notre arbre généalogique. Nous avions des ancêtres en Corrèze. J’y suis allé, exprès. C’est là que j’ai trouvé l’écusson ». Et si vous avez eu le courage de m’accompagner jusqu’à maintenant je vous livre cet extrait qui donne sa chair au titre de ma chroniquelink


Pour Michel Smith à propos de Frédéric Lung link

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 00:09

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Hier matin à la première heure j’ai reçu la bulle papale : Le bulletin n° 589 de François Audouze… dit François eau XII… 


Lors de son 22ème conclave au restaurant Macéo à Paris l'académie des vins anciens, présidée comme il se doit par le Pape François, c’est le Royal-Kebir de Frédéric Lung des années 40 qui a reçu l’onction pontificale.


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« Celui qui va régler tous les problèmes de classement, c'est le Royal Kebir Frédéric Lung années 40. L'ami qui a apporté ce vin sait que je suis un inconditionnel des vins algériens de Lung. Pour mon goût, il coiffe au poteau ses trois prédécesseurs *. Tout le monde dans notre groupe applaudit au tir groupé de ces quatre vins exceptionnels. Le Royal Kebir a une aura extrême, une majesté démocratique et se boit comme un vin de pur plaisir. Je l'ai encore en bouche en écrivant. »


Encore dans les brumes du sommeil votre Taulier bien aimé se souvint soudain d’une chronique jamais publiée, oubliée : « Le vignoble algérien d’avant-hier et d’aujourd’hui... »


« Dans un article du quotidien algérien El Watan de mai 2009, Mohamed Naïli, constate un brin nostalgique « La production nationale ne figure même pas sur le classement mondial effectué annuellement par l’OIV (Office International de la vigne et du vin), dont le seuil minimum de production requis est de 100 000hl. La production de l’Algérie n’atteint pas ce niveau et reste très loin derrière des pays comme la France, l’Italie ou l’Espagne qui, jadis, représentaient les principaux clients du marché algérien du vin.»


En 1935, le vignoble couvrait 396 000 ha (plus qu’en Espagne) et produisaient 18 millions d’hl dont 98% étaient vendus en métropole. Ce vignoble qui ne couvrait en 1861 que 6500 ha est l’enfant des « déportés du phylloxéra » majoritairement des viticulteurs de l’Hérault, du Gard et de l’Aude qui vont affluer à partir de 1880. Très vite les grandes propriétés vont absorber les exploitations des petits colons et le vin va devenir le premier revenu de l’Algérie. En 1903 à Bercy « les cours des vins algériens dépassent pour la première fois ceux du Midi. »


La suite ICI link


Je vous invite à lire dans cette chronique un document «  Les Vins Algériens » édité par le Gouvernement Général en 1953-55 link et qui décrit très bien l’encépagement, les différents types de vins produits sur la base d’une classification : vins de plaine, vins de coteaux et vins de montagne (ces derniers étaient depuis 1945 classés VDQS). S’y ajoute un tableau synoptique par grande zone de production avec : appellation, aire de production cépages autorisés, degré minimum, caractère et production moyenne en hl.


Très instructif, jetez-y un œil...


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* « Le Château de Beaucastel Châteauneuf-du-Pape rouge 1959 est une merveille. C'est l'archétype de ce que l'on vise à l'académie des vins anciens. Quelle richesse, quelle ampleur de goûts. C'est le Beaucastel idéal, celui que l'on rêve de boire. Ce vin est authentiquement rhodanien mais a aussi des accents bourguignons de bon aloi.

 

Le match va être dur avec la Côte Rôtie Brune & Blonde Chapoutier 1955, vin lui aussi merveilleux. Selon les gorgées, lorsque l'on passe de l'un à l'autre, on va préférer tantôt l'un, tantôt l'autre. Ma préférence changera et se fixera sur la Côte Rôtie, mais la différence avec le Châteauneuf est d'un cheveu.


Tout se complique lorsqu'entre en scène le Rioja Viña Real - Bodegas CVNE Haro 1964 qui a une aisance et une facilité où se mêle la complexité d'un vin de soleil. Il est peut-être un peu moins subtil que les vins du Rhône, mais ça se joue à la nième décimale ! » 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 10:38

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Overdose vont crier, les anti-foots, les alter, les je ne regarde jamais la télé, les allergiques à la Kro cul sur canapé, les bobos, les déçus du bus de Knysna détruit par Adidas, les nostalgiques du temps de Kopaszewski, Wisnieski, Piantoni que des bons Français, les fachos qui n’aiment pas le noir, les râleurs, les Mélanchoniens « C'est l'opium du peuple, cette histoire, a-t-il estimé à quelques jours de l'ouverture de la précédente Coupe du Monde de football. Ça m'a toujours choqué de voir des RMIstes applaudir des millionnaires», mais pas Besancenot qu’est supporter du PSG et qui aime beaucoup Zlatan…


Pour sûr y’en a que pour eux : « Les bleus en passent 8 à la Jamaïque, les bleus montent dans leur avion à Lille-Lesquin, seelfies des bleus dans l’avion, arrivée des bleus à Ribeirao Preto : excellent article des Echos « Un monde vert, un ruisseau noir et quelques Bleus… »


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« Après un long vol en provenance de Lille via Sao Paulo. Dans la chaude nuit du sud-est brésilien, la bande à Deschamps n'aura pas pu profiter du paysage via les hublots. Entre les deux villes, rares sont les endroits éclairés. La région se voue à l'agriculture intensive. Du maïs un peu, mais surtout de la canne à sucre s'étend à perte de vue quand le soleil n'a pas encore cédé sa place à la lune. Ribeirao Preto est une ville universitaire. Mais c'est surtout une ville agricole. Il n'est pas rare de voir des Français ou des Chinois venir discuter prix des denrées au Pinguin, cette célèbre brasserie locale où l'ancien capitaine du Brésil, Socrates, enfant de la ville, avait l'habitude de descendre quelques bières. » link


Vous voyez on peut aussi s’intéresser à la vie du pays en suivant les footeux.


C’est le choix qu’ont fait les vibrions connectés de Socialter avec leur Spécial Brésillink


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« Hausse des prix, faible croissance, fortes inégalités… Le Brésil d’aujourd’hui connaît d’importantes difficultés. Pourtant, partout dans le pays, des acteurs innovent et mettent en œuvre des initiatives à impact social ou environnemental positif : ils insufflent ainsi une énergie nouvelle pour venir en aide aux laissés-pour-compte du plus grand pays d’Amérique du Sud. Entre deux matches du Mondial, Socialter vous propose un autre regard sur le Brésil, terre de solutions et d’innovations. »


Bien évidemment mes jeunes amis de Socialter, qui aiment tant me faire plaisir, entament leur dossier brésilien par un article d’Hélène Seingiers sur les Fabriques responsables.


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« En 2013 au Bengladesh, l’immeuble Rana Plaza s’écroulait, tuant 1 138 salariés du textile  sous-payés. Pour détricoter un tel système, rien de mieux que la mode éthique. Le Brésil qui dispose de ressources naturelles gigantesques, de droits sociaux de plus en plus respectés et d’une créativité sans limite, se révèle un pionnier du secteur »


Et ça le taulier l’a depuis longtemps flairé  6 septembre 2006 : « Tout ça pour mes Veja »link


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« Lorsqu’ils se sont demandé dans quel pays développer leur projet de baskets équitables, les deux Français de la marque Veja n’ont pas hésité longtemps. « Au Brésil, on trouve les matières premières nécessaires – du caoutchouc sauvage en Amazonie, du coton bio dans le Nordeste –, et des usines qui respectent les droits des travailleurs », résume François-Ghislain Morillon, assis à l’arrière d’un pick-up sur les chemins cabossés de l’Acre. C’est dans cette région isolée, à l’extrême ouest du Brésil, que se trouvent les rares producteurs de caoutchouc sauvage de la planète. Pour récolter le lait d’hévéa, Erasme Santos ne se rend pas sur une plantation : machette à la main, il se fraie un passage dans la forêt vierge. « Ces arbres sont notre richesse, affirme le producteur en saignant un tronc gris, au milieu d’un fouillis de lianes et d’arbres centenaires. Le commerce équitable paie un bon prix pour le caoutchouc. Cela nous évite de déboiser pour élever du bétail, qui est très rentable ».


Voilà mes nouvelles Veja 2 fois moins chères que les marques bodybuildées au marketing (voir les maillots et les godasses des joueurs du Mondial)


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Autre détail à l’attention des révoltés en Nike (prononcer niqué) et en jeans Levis « Il n’y a rien de plus sale que le coton conventionnel. Comme ce n’est pas comestible, les producteurs les arrosent de produits chimiques… » sans parler de la teinture, du traitement bourrés de cochonneries… link

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 10:05

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« Pour sa première édition, Le Vin Fait Son Cinéma dédie sa soirée à Jean-Louis Trintignant à travers la découverte des crus de son Domaine Rouge Garance suivie de la projection en salle privée du film Le Fanfaron.


Chez Paris Fait Son Cinéma, on a notre acteur chouchou, du genre sacré, celui dont la voix embue les yeux des filles et la carrière force, sans broncher, le respect des garçons : Jean-Louis Trintignant. Cet homme-là, on pourrait vous en parler pendant des heures, surtout Antoine qui a eu le graal suprême de jouer son petit garçon dans Un Homme et Une Femme, respect. Mais loin de nous l’envie de vous soûler de paroles alors on a trouvé un moyen, certes un brin plus subversif mais imparable, de vous rendre accro autant que nous au grand JLT : une soirée dégustation, avec tapas gourmands en accord, autour de la découverte de ses vins. En effet, l’acteur qui illumine les écrans de cinéma possède également un vignoble à son image, discret, rare, raffiné et chaleureux, le Domaine Rouge Garance. »


Côté vins :


« Clause non négociable, on vous a déniché le meilleur œnologue apte à vous enseigner et partager la découverte des vins durant une heure et quart de dégustation. Cette perle rare s’appelle Myriam, titulaire du select WSET III (Level 3 Award in Wine & Spirits), 9 ans d’expérience à apprendre et repérer les meilleurs vignobles aux quatre coins du monde, elle a fait ses classes auprès d’un des mythes fondateurs de la scène du vin à Paris, le tonitruant Tim Johnston, pionnier du concept des bars à vins. Elle vous a spécialement choisi trois crus du Domaine qui n’auront plus de secrets pour vous pendant que vous les savourerez tout en posant toutes les questions qui vous passent par la tête. »


La suite ICI link

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 00:09

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Dans le cadre de ma nouvelle politique du « moins j’en fais mieux je me porte » j’externalise sans délocaliser. Aujourd’hui je vous branche sur un papier de Jean-Loup Chiflet  qui « ne manque ni de livres ni d'humour, la preuve, c'est qu'il est éditeur link et aussi auteur d'une cinquantaine d'ouvrages sur l'humour et la langue, dont le fameux Sky my husband! Ciel mon mari! Il se définit lui-même comme « spécialiste, ancien élève et grammairien buissonnier ».

 

Pourquoi ?


2 raisons : la première c’est que j’adore sa chronique que je dédie aux accros de la grammaire, la seconde c’est que c’est un buveur chic ou du moins je le présume.


Donc Jean-Loup  Chiflet écrivait  le 14/07/2011 « Il vaut mieux avoir l'air conditionné que l'air stupide »


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En voici 2 belles rondelles :


« Comment expliquer aussi la présence de l’estomac dans les talons, des pieds dans le plat, du chat dans la gorge, de la confiture chez les cochons, du rubis sur l’ongle, sans parler de la curieuse cohabitation des vessies avec les lanternes !


Drôle de pays en effet où il ne faut pas confondre : scène, cène, Seine, saine ou chair, chaire, cher, Cher et où pendule est masculin entre les mains d’un radiesthésiste et féminin entre celles d’un horloger. Mais il y a mieux : amour, délice et orgue, masculins au singulier et féminins au pluriel ! Ce qui faisait d’ailleurs dire à Courteline : »


Si vous souhaitez savoir ce que disait Courteline c’est ICI link et en prime vous lirez l’intégralité de la chronique de Jean-Loup Chiflet.


Pour le Chiflet buveur chic il vous faudra attendre une prochaine chronique un de ces 4.


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C’est comme ça maintenant depuis que je n’en fiche plus une rame je suis un vieux monsieur indigne à 100%.


* 80 ans d'histoire franco-américaine par l’humour ! Le pari réussi de Jean-Loup Chiflet, qui a rassemblé, traduit et commenté 300 dessins publiés dans The New Yorker entre 1925 et 2006. Les 2 illustrations en sont tirées.

 

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 10:10

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6 juin : de Gaulle parle!


Le jour J, le général de Gaulle prononce un discours mythique sur les ondes de la BBC : "La bataille suprême est engagée. Après tant de combats, de douleurs, voici venu le choc décisif…".


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A l'heure où nous célébrons le 70e anniversaire du Débarquement, je vous propose d'écouter « Le Chant des partisans ». Composé en 1943, diffusé sur les ondes de la BBC, il devint rapidement l'hymne de la résistance. Catherine Ribeiro l'interprète ici a capella. Magistral !


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A la Une en juin 44 vue par la propagande de Vichy


En juin 44, les actualités officielles, contrôlées par les Allemands, continuent de distiller leur propagande : Pétain devient un modèle, les soldats allemands des héros, les bombardements alliés inhumains et les résistants de dangereux terroristes.


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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 00:09

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Vous aimez les notes sur 20, sur 100, même si ce c’est un peu passé de mode, alors vous allez être servi ce matin car vous allez être noté sur 46. Étrange total me direz-vous, mais il est le résultat d’une addition : 10 + 15 + 11 + 10. Le défi que vous allez avoir à relever messieurs les beaux nez, les filles aussi, est celui que devait relever les élèves de l’enseignement agricole et ménager en 1938. Les questions sont qualifiées d’ardues pour ces braves élèves, alors j’espère que vous vous y collerez avec enthousiasme pour mieux vous situer dans la hiérarchie des bons connaisseurs de  l’univers merveilleux du vin.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 09:34

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Socialter est une toute jeune revue link  qui vient de sortir son N°5  « Bouge Brésil ! Sur le terrain de l'innovation sociale ». Au sommaire, un Mondial de solutions pour accélérer le changement.


J’ai chroniqué sur son N°3 « Les MOOCs, Claire, Socialter, la vérité est au fond des verres… » link et « Le coup du Lapin Blanc : l’éclate totale des « anti-notaires » de Socialter ! »link


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Je reviendrai sur le spécial Brésil, mais ce matin je vous propose une chronique short sur le Désherbator le petit dernier  de Naïo Technologies


1-      Genèse de l’entreprise : link


Mai 2010 – Fête de l’asperge à Pontonx sur l’Adour


« Je veux faire des robots ! » Gaëtan Séverac.

 

A cette fête de l’asperge Gaëtan Séverac rencontra un producteur avec lequel il échangea sur les problèmes liés à la production d’asperges. C’est ainsi que l’étincelle se fit. Il eut de suite l’intime conviction que les robots agricoles représentaient l’avenir.


Mai 2010 – Journée de travail classique en informatique


« Je veux créer une boîte, quelque chose de différent. » Aymeric Barthes.


Non pas que le travail était inintéressant, bien au contraire. C’était surtout l’envie de tenter des expériences nouvelles. De faire des activités différentes, nouvelles tous les jours, d’utiliser sa tête mais aussi ses mains. L’évidence ne mit pas longtemps à apparaître ! La facilité c’était de créer sa propre entreprise.

 

2-      Pour qu’un robot fonctionne, il lui faut de la mécanique et de l’électronique.


Mais pour vérifier que cela fonctionne, il faut faire des tests. Ça c’est le rôle des sorties terrain et des démonstrations.


Une sortie terrain ça se prépare : il faut savoir quoi tester et pouvoir noter les résultats. Cependant, il n’y a pas que les résultats à noter. Pour pouvoir exploiter les retours de tests, il faut pouvoir décrire les conditions dans lesquelles ils ont été réalisé. C’est là que le stagiaire intervient ! (Et le stagiaire, c’est moi ;)


Tout d’abord, il faut concevoir une fiche de suivi, avec toutes les caractéristiques du contexte du test :


Celles de la culture

Celles de la parcelle

Celles des paramètres de réglage du robot


Après, c’est tout simple. Il suffit de cocher les cases correspondantes ou compléter les quelques zones laissées libres.


Ne pas oublier non plus de prendre des photos, de relever les problèmes rencontrés, mais aussi ce qui a fonctionné et les remarques éventuelles des agriculteurs.


Ça c’est la partie terrain.


Une fois le test fini, il faut classer les fiches de retour, les dater (pour faire l’association avec les photos), mais aussi retranscrire toutes les données sur l’ordinateur.


Et ça, c’est la partie bureau.


À terme, ce travail permettra de développer une base de données suffisante pour continuer à améliorer le robot, mais aussi pouvoir réaliser un guide d’utilisation adapté à chaque culture, chaque outil et chaque mode d’utilisation du robot. Cela pourra aussi aboutir à la création de nouveaux outils ou de nouvelles fonctionnalités du robot.


Sébastien


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3-      Oz, le tracteur léger autonome de désherbage et d’assistance au maraîchage link


Oz est un tracteur électrique de petite taille, condensé de puissance et de technologie il est capable de désherber mécaniquement (sans produits chimiques) les rangées de cultures de manière autonome. Il est également utilisé aux côtés du producteur pour transporter les légumes lors des récoltes.


4-      Financements et aides à l’achat


N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez plus d’information ou à nous envoyer une demande de devis personnalisé.


Ce produit bénéficie de solutions de financement bancaire pré-négociées (prêt du type « Agilor ») dans le cadre d’un achat. Ce produit est également disponible à la location sous conditions et selon les stocks du moment.


Permettant d’améliorer les conditions de travail (prévention des troubles musculo-squelettiques) et de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires, vous pouvez bénéficier d’aides publiques pour son achat. Selon les régions elles peuvent provenir de différents organismes, (Conseil Général, Agence de l’Eau, MSA, organisations professionnelles, etc.).


Nous vous invitons à vous rapprocher du conseiller technique de votre chambre d’agriculture afin de bénéficier de ces aides.

 

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 00:09

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Face de Bouc est le royaume de celles et ceux qui, faute de pouvoir gouverner leur propre vie, gouvernent la terre entière en délivrant allègrement des conseils sur tout et le contraire de tout, des sentences sans appel, hachent menu les politiques tous plus incompétents les uns que les autres, pratiquent une forme d’ironie à 2 balles, geignent aussi, se réfugient souvent au cul de quelques gourous de pacotille…


Je ne les qualifierai pas « d’anti-système » car l’appellation est maintenant trop connotée mais de gens qui, dès qu’il y a un pet de travers, une décision qui ne va pas dans le sens de leurs intérêts, une contrariété, un obstacle, accusent le système.


Il a bon dos le système.


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Je vous propose le texte qui suit, qui ne sort pas de ma plume mais de celle d’un homme qui veut garder vivantes « les aspirations d’une jeunesse bouleversée par la lecture de Kant et de Lévinas, et l’inspiration initiatique d’un Christian Bobin ou d’une Christine Singer… » Qui se pose la question « comment peut-on être efficace et utopique, manager et dissident ? » Affirmer qu’ « un autre monde est possible » sans verser dans l’imposture.


 

« Vitre ouverte pour profiter de la tiédeur de ce soir de juin, je suis en voiture, embourbé dans les difficultés du trafic parisien. J’appelle l’ami avec lequel j’ai rendez-vous pour le prévenir de mon retard : « Excuse-moi, je serai là dans vingt minutes : je suis coincé dans un embouteillage. » Amusement d’entendre mon infortuné voisin, dans un élégant cabriolet, passer à  so tour, en mains libres, le même appel : « Je ne sais pas si tu as invité tous les Parisiens, mais on dirait  que tous ces c… ont pris leur voiture pour venir chez toi : il y a un embouteillage monstre. »


Je  réalise : mais c’est de moi qu’il parle ! Une seconde de recul suffit et me revient une phrase lue quelque part : c’est vrai, il a raison, « je ne suis pas dans un embouteillage, je suis l’embouteillage » ! C’est moi, le problème. Ce n’est pas la faute à la météo, de la grève, de la mairie de Paris, des constructeurs automobiles et de leurs publicités racoleuses, ni de celle du crédit à la consommation qui a permis à « tous ces c… » d’acquérir un nouveau véhicule et de le mettre sur la route, ni donc celle du gouvernement qui a dérégulé le crédit. Le responsable de ma situation, c’est moi !


Pour mon confort personnel, j’ai choisi ce soir-là un moyen de transport qui convient pour cinq personnes alors que je suis seul à bord (en Indonésie, on serait dix dans cette voiture). Mon cousin d’embouteillage a visiblement fait le même choix. Et nous sommes nombreux dans ce cas. Nous en assumons les conséquences (et nos amis qui nous attendent, aussi). Si nous recommençons demain, c’est que nous y trouvons chacun des avantages. Alors de grâce, ne nous plaignons plus des embouteillages !


Je ne suis pas victime du système, je suis le système.


Oui, bien sûr, au supermarché, il est difficile de résister à l’attrait  des promotions, à la mise en avant dans les têtes de gondole, à  la voix obsédante et doucereuse qui dirige chacun vers la dernière affaire : « attention, elle durera que quelques minutes encore, chère cliente, cher client ! » Cela dit en substance : « Vous n’avez que quelques instant, ô chanceux privilégié, pour acheter moins cher que d’habitude un produit dont vous n’avez absolument pas besoin maintenant », et ce sentiment d’aubaine supplante tout autre critère de discernement. Ce n’est pas la marque à laquelle vous faites confiance depuis toujours ? Tant pis. Le lot est deux fois supérieur à votre consommation annuelle ? Vous aurez pris de l’avance. Vous ne savez ni d’où ça vient ni comment cela a été fabriqué ? Pas si important que cela après tout, et puis si ce n’est pas moi qui l’achète, d’autres ne laisseront pas passer cette chance, donc ça ne change rien.


Oui, je peux toujours continuer à  accepter ou chercher les prix les plus bas dans mon supermarché, et continuer à critiquer le système qui ne donne plus de travail à mes proches voisins. Mais si l’entreprise locale les a licenciés, c’est parce que je préfère acheter des produits fabriqués au Vietnam et vendus trois fois moins cher. C’est aussi simple que cela, l’économie.


Je suis le système.


La dernière fois que je suis allé voir mon banquier, il m’a proposé un produit financier étonnant : un niveau de rendement de 10%, presque garanti. Son nom je ne m’en souviens plus très bien. Il y avait du « turbo », du « dynamique », du « privilège ». Ça avait l’air sérieux. Je me suis senti valorisé. Il faut dire qu’il s’y connaît, mon banquier. Il a le vocabulaire technique qui rassure et sait convaincre. Résultat : nous avons vendu toutes mes obligations sous-performantes (qui ne rapportaient que 3 ou 4% par an)  et acheté plein de ce nouveau produit. J’ai eu un petit pincement au cœur, parce que certaines de ces vieilleries, c’est mon grand-père qui me les avait achetées. Il y a bien longtemps. Mais bon, mon banquier avait l’air très content (il est vrai qu’il touche une commission sur leur vente…)


Je peux toujours critiquer le casino qu’est devenue la Bourse, et me  scandaliser devant le journal de 20 heures, son lot de fermetures d’usines et les profits démesurés des grandes entreprises, mais la réalité, c’est que je ne suis pas allé voir mon banquier pour lui dire : « Au travers de ces produits d’épargne, je suis actionnaire d’entreprises et je finance l’économie. Ces rendements garantis me semblent trop élevés. J’ai bien réfléchi, vendez tout ça, et achetez-moi des produits qui rapportent au maximum 5%. Et je veux savoir ce qu’ils financent. »


Je suis le système… »

 

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