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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Lundi 8 septembre 2014 1 08 /09 /Sep /2014 09:47

Dur, dur de n’être que la femme de… les mecs  vont à l’avenir expérimenter le statut inverse… Encore plus difficile lorsqu’on n’est qu’une concubine… Il fallait être Ségolène pour avoir l’audace de griller la politesse à son concubin lors de la présidentielle de 2007. Les officielles de tante Yvonne à Anne-Aymone la potiche, j'oubliais Claude injustement traînée dans la boue de l'affaire Markovitch, en passant par Danièle la militante alter ignorant la paternité de Mazarine, puis par l’impérieuse Bernadette « c’est elle ou moi ! » à propos de Marie-France Garaud,  avec enfin le feuilleton de Nicolas : en 1982 il épouse sa première femme, Marie-Domi­nique Culioli, avec laquelle il a deux enfants, Pierre et Jean. En 1996 il divorce et épouse Céci­lia Ciga­ner-Albé­niz, l’ex-femme de Jacques Martin dont il est tombé éper­du­ment amou­reux. Ensemble, ils donnent nais­sance à Louis. Il est le premier président en exer­cice à divor­cer. Il se marie pour la troi­sième fois avec l’ex-mannequin deve­nue chan­teuse, Carla Bruni, avec laquelle il a une fille, Giulia, née en 2011.


La seule égalité entre Nicolas et François est le nombre d’enfants : 4, avec une différence notable : 3 mères pour le premier, 1 seule pour notre infidèle en scooter.


Bref, être la femme de… ne confère aucune légitimité… il faut arrêter de nous gonfler avec un soi-disant statut de première dame car ça donne ça :


« Parfois, rien à faire, on éclate de rire. Elle raconte qu’à un Noël des enfants, à l’Elysée, elle invite des petites orphelines et une jeune paralytique en fauteuil.

Je demande à la directrice du cabinet du Président, Sylvie Hubac, la permission d’acheter six sacs de la créatrice Vanessa Bruno, dont les adolescentes des beaux quartiers raffolent.
– Mais c’est cher, prends plutôt des imitations, me répond-elle.
Comme quoi on peut avoir fait l’ENA et manquer de bon sens.
– Sylvie, c’est impossible ! Nous sommes à l'Elysée nous ne pouvons pas offrir de la contrefaçon !

C’est beaucoup plus drôle que les sans-dents ! Chaque phrase de cette histoire est une merveille.


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C’est Jacques Drillon critique littéraire au Nouvel Obs.qui a lu « Merci pour ce moment » qui le dit. Verdict: tout le monde n'est pas Marcela Iacublink


« Selon les informations de Femme Actuelle, c’est l’écrivain Laurent Binet qui lui aurait donné un coup de main. Ce dernier a tout de même remporté le prix Goncourt du premier roman en 2010 pour HHH et publié (en 2012) un ouvrage sur les coulisses de la campagne présidentielle de François Hollande (intitulé Rien ne se passe comme prévu). »


C’est vachard à souhait tout comme la Chronique d’HERVÉ GATTEGNO « Elle était illégitime à l'Élysée, Valérie Trierweiler est indigne en librairie »

 

« Toute cette histoire est lamentable, du début à la fin. La façon dont Valérie Trierweiler s'est arrogé une place dans le dispositif présidentiel, dont elle s'est servie de sa position pour intervenir dans le champ politique, tout annonçait ce vaudeville pitoyable. Par vengeance, par jalousie, par mesquinerie, elle ajoute l'indignité à l'indécence avec ce qui n'est rien d'autre qu'un sordide règlement de comptes personnel, qui n'a rien à faire sur la place publique. J'ai lu qu'elle avait envisagé d'appeler son livre L'illégitime. Elle aurait mieux fait de garder ce titre, parce qu'il qualifie parfaitement sa démarche. Ou encore mieux : de ne pas le publier. » link


Enfin une analyse plus sereine La triple faute de Valérie Trierweiler par Ariane Bonzon journaliste sur Slate.fr


« Lors de l’affaire DSK un de mes amis, qui n’avait pourtant rien à voir directement avec cette histoire, m’avait dit qu’il se sentait lui aussi touché: «J’ai honte à trois titres: en tant qu’homme, en tant que juif et en tant que libertin.» Chacune de ces identités impliquant chez mon ami une certaine exigence éthique. Comme si l’opinion qu’il avait de lui-même avait été bafouée par DSK, homme, juif et libertin. » link


 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Lundi 8 septembre 2014 1 08 /09 /Sep /2014 00:09
Nous sommes dimanche, je ne suis pas allé à la foire du Niolu, à Casamaccioli, je lis. 

Et pourtant, si j'avais été plus courageux pour affronter le parcours sinueux, au lever du jour, je serais allé à la plus vieille foire de Corse qui, tel Janus, elle a deux visages : l’un sacré et l’autre mercanti. Comme chez notre ami Norbert le Forestier avec ses cloches, l'évêque sera présent mais sans montgolfière, pour la procession ancestrale en l’honneur de la Vierge et la Granitula où les pénitents marchent en cercle tout autour de la place centrale du village en portant la statue de la Santa. L'ambiance est pesante soutenue par des chants sacrés, nous ne sommes pas en Corse pour rien. Ensuite place à la foire pour les produits du terroir.

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Non, je lis.

Je lis que les partisans de l’indépendance de l’Ecosse sont pour la première fois en tête dans un sondage qui doit être publié dimanche, à onze jours du référendum, par le Sunday Times.

Selon ce sondage YouGov/Sunday Times, le camp du oui, favorable à l’indépendance, remporte 51% d’opinions favorables alors que le camp des opposants n’en compte que 49%.

Je lis aussi, et ça fait quelques jours que je suis attelé au second opus du très lettré Bruno Albert : Le conclave de Bordeaux. Notre homme adore les longues tirades, nous sommes loin de la Sicile de la même épopque et de l'insolence de Camillieri. J'y reviendrai lorsque j'aurai mené à bien ma lecture.
Pour l'heure j'en suis à la page 128 et notre cher Bruno Albert lâche un peu la bride à son héroïne Bérénice de Lignac, jeune veuve ayant épuisé le délai de viduité. La belle, «soucieuse d'échapper au péril de consanguinité si répandu en Médoc avec son cortège de débilités... projète d'élargir son «territoire de chasse»

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Diantre, sous le sage Bruno se cacherait-il un libertin ?

« Bérénice fut saisie d'une idée burlesque qui lui fit brièvement secouer les épaules puis aussitôt s'esclaffer...»

En effet, le mâtine a sélectionné 2 beaux partis : le séduisant Ryan Driscoll, marchand de vin irlandais installé à Podensac, et en second rang Iniacio Felix de Verdugo un héritier.

Qui choisir sur sa carte du tendre ?

«Naturellement, il y aurait bien une voie d'apaisement mais cela nécessiterait de tirer de chacun le meilleur !» songeait Bérénice séchant deux petites larmes de rire au coin des yeux : Driscoll pour le grand amour et Verdugo pour la particule. Le second pour le salon, le premier pour le lit ? Et malgré toute sa bonne volonté, elle ne parvenait aucunement à éprouver de la honte pour ce démoniaque dispositif.» Bah, une fois l'an, l'abbé Champion m'entendra en confession !»

Les bras m'en tombaient, je restais baba face à une telle audace, certes à mille lieux de Houellebecq et Camillieri réunis, j'imaginais les frissons parcourant les salons, Mgr Ricard haussant le sourcil et Norbert Le Forestier envisageant même de plaider maintenant qu'il est abonné aux prétoires.

Bref émoustillé, je poursuivais fébrilement ma lecture, me disant que, même si Driscoll n'était pas Ecossais mais Irlandais, l'anglomanie suffisante du Bordeaux des Chartrons en prenait pour son grade.

Je bichais grave sans S.

Mais le gai luron Bruno emporté par son élan me sortait sa botte de Nevers : la dégustation à l'aveugle comme moyen de drague féminine.«Bérénice... engagea Ryan Driscoll dans une dégustation à l'aveugle de vins de Bas-Médoc comparés à d'autres crus situés plus au sud»

En voiture Simone (fine allusion bien sûr au Deuxième Sexe)

« Après avoir laissé l'officer irlandais recueillir sa part de gloire, déclinant avec brio une verticale de Sociando-Mallet depuis un quart de siècle, Bérénice était conquise lorsque Driscoll lui-même proposa à son hôtesse d'identifier le contenu d'une bouteille qu'il avait pris soin de masquer d'un papier journal. Un vin bouché bien sûr, odorant et subtilement coloré. bérénice concentra toute son attention sur l'effet du liquide roulant sur la paroi du verre, le tourna délicatement entre deux doigts, le huma et livra un premier sentiment :

- Une belle robe tirant sur le violet. un bel éclat, il a tout d'un philtre. Peut-être un sortilège...

Puis reposant le verre, elle observa le vin notant une légère présence de pourriture noble en suspension, ces impuretés descendant lentement : « Ce vin a juste passé ses vingt ans. Il est le fruit d'un grand travail. C'est un vin d'un bon coteau correctement orienté. Ses baies ont discerné de loin l'estuaire, ses racines ont tracé leur identité dans une généreuse terre de grave. Deux tiers de Cabernet Sauvignon, le reste réparti à parts inégales entre Merlot, Cabernet Franc et Petit Verdot à peine suggéré mais décisif à l'assemblage. C'est un Saint-Julien. C'est un Léoville postérieur au démembrement. C'est donc un Léoville Poyferré 1823 » acheva-t-elle sans même goûter au vin.

Révélant l'étiquette, Ryan Driscoll, perdu d'admiration, se leva et applaudit quasi frénétiquement l'exposé de Bérénice qui, de fait, avait vu parfaitement juste.»

Fermez le ban, Bob est carbonisé, le père Bettane sur le cul, Norbert Le Forestier envisage de la faire jouer dans le prochain film où il exhibera sa cloche, mon Jacques Dupont bluffé, moi j'avoue préférer L'éteignoir à chandelles, de Taninè mais je suis un canaillou dévergondé.

Affaire à suivre donc, que nous réserve la suite :
Allons vers des ébats ou notre cher Bruno Albert va-t-il privilégier les débats entre Bérénice et ses hommes ?

Je ne sais...

Je suis en conclave avec moi-même.
Je lis.  
Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Dimanche 7 septembre 2014 7 07 /09 /Sep /2014 07:00
Alors que le soleil, en un soudain et brutal retour en force, redonnait à Paris une lumière crue d'été, je décidais de m'exfiltrer de la Mouzaïa pour mettre en oeuvre un projet fou, une forme de solde de tout compte : j'allais demander sa main. Dieu que la Bretagne est belle sous le soleil ! Le pays bigouden, un port sardinier, « Quand les bateaux arrivaient, il fallait que les sardines soient mises en boîte tout de suite. La corne de brume sonnait donc. Les ouvrières arrivaient à toute heure du jour ou de la nuit. Au début, elles y allaient à pied et, pour ne pas avoir peur la nuit, elles chantaient sur la route. Quand il n'y avait plus de travail ici, chez Cassegrain, Amieux ou les autres, on les envoyait comme du bétail aux Sables-d'Olonne, au Croisic ou à Saint-Jean-de-Luz. Là-bas, les ouvrières logeaient dans des dortoirs. ».

Sa mère, l'effet de surprise passé m'a écouté avec un léger sourire, puis nous avons échangé, longuement, je me suis expliqué, maladroitement, le temps filait, « je suis sûre qu'elle vous vouvoie...» enfin je me suis permis de l'inviter à dîner à l'hôtel Le Sterenn, plage de la joie. Elle a accepté. Mon audace me stupéfiait mais je ne pouvais m'empêcher de l'apprécier, d'en goûter le miel, elle me libérait de mes dernières entraves. « Dans ce restaurant typiquement breton, posé sur la pointe de Penmarch, on travaille en famille: le chef compose avec son gendre une partition culinaire à quatre mains. Les produits de la mer dominent, avec des poissons issus de la pêche côtière locale, préparés avec attention et joliment présentés dans l'assiette...». Google avait raison, ce fut un moment simple et délicieux, nous en profitâmes sans retenue. Nous rîmes même, « vieux fou que je suis...». Il se faisait tard, elle m'a proposé de m'héberger. J'ai accepté.

Pourquoi ai-je pris le Quimper-Bordeaux ? Parce qu'il le fallait ! Il fallait que je me donne le temps d'égrener mes souvenirs, non pas pour les ressasser mais pour tenter de mettre un terme à mon errance. Face au malheur qui m'était tombé dessus en ce jour d'août 68, pourquoi  toujours ce verbe tomber, j'avais décidé de brûler ma vie et je l'avais brûlé avec une complaisance sans limite. L'avais-je pour autant bousillé ? Qu'en aurais-je fait si Marie en était resté le coeur ? Je ne sais, mais ce que je savais aujourd'hui, alors que les gares entre Nantes et la Roche-sur-Yon défilaient, c'est que l'irruption de ce grand amour, si neuf, si fort, dans mon dernier bout de vie lui redonnait un sens. Suprême dérision que l'impossible, l'inatteingnable, comme une forme d'esthétisme pur, l'amour rien que l'amour. J'appréciais même l'affreux sandwich du marchand ambulant. Bordeaux Saint-Jean, l'ami François venait me quérir pour me porter jusqu'à l'aéroport, son éternel sourire accroché dans le buisson de sa barbe il se gardait bien de me poser la question de savoir en quoi consistait mon étrange périple. L'amitié, la vraie, n'aime pas les questions, nous nous comprenions d'un simple échange de regards. François savait qu'il y avait le feu au lac, il vaquait, avec son habituelle discrétion, à l'ordinaire de mes folies. En peu de mots je lui faisais part, avant de passer le contrôle de police, de l'état des lieux, il me prenait dans ses bras et murmurait « Prends soin de toi...»

« En survolant la Giraglia, j’ai l’impression de toucher des yeux ce caillou couvert de myrte et de lentisque. Les hublots deviennent autant de masques qui grossissent les contreforts du cap Corse, un index tendu vers le golfe de Gênes… Une forte odeur de maquis me gagne à l’aéroport de Bastia-Poretta, quelque chose d’âpre et d’entêtant qui fait battre mon cœur et me confirme que je suis Corse aussi…» Corse, elle l'est la belle, à demi et, dans le taxi qui me mènait à l'hôtel Castel Brando à Erbalunga, je me rappellais du jour où je vins témoigner, dans le dossier de la Caisse de Crédit Agricole Corse, dans le cabinet du juge Charles Duchaine. Journée étrange, je m'étais juré de ne plus jamais remettre les pieds dans ce pays sauvage, si beau et si étrange.

Tout ça pour ça ! Risquer sa vie pour ça ! Pourquoi pas après tout, les causes perdues sont souvent les plus belles...

« Dix ans d’instruction, un pôle financier spécialement créé au tribunal de Bastia, 40 mis en examen dont deux préfets, un dossier de près de 100 tomes et… un gros flop. Dans son réquisitoire écrit du 24 novembre, le parquet de Bastia a réclamé un non-lieu général dans l’instruction judiciaire sur le Crédit agricole et le détournement de subventions d’Etat. Lancée après l’assassinat du préfet Erignac, en 1998, dans le cadre d’une opération «Mains propres», l’affaire semblait au départ accablante : le Crédit agricole offrait des crédits à des agriculteurs qui ne remboursaient jamais, attendant que l’Etat efface l’ardoise. Les vrais ou faux agriculteurs truquaient leurs déclarations, et certains prêts n’avaient aucun rapport avec l’agriculture : l’un a acheté des chevaux de course, l’autre des voitures, le troisième a construit un lotissement. L’Etat approuvait sans contrôle la dilapidation des fonds publics, au nom de la «paix sociale» chèrement acquise.»

Je m'étais pourtant payé la tronche d'un Ministre.

« Ministre de l'intérieur de mai 1988 à janvier 1991, Pierre Joxe , aujourd'hui membre du Conseil constitutionnel, a été interrogé le 28 juin en qualité de témoin par le juge Duchaine. « Comment expliquez-vous que l'Etat ait pu consacrer plus de 440 millions de francs à la mesure Nallet, alors que l'enveloppe prévue était de 185 millions ? », lui a demandé le magistrat. « Les dépassements de crédits sont fréquents, a répondu M. Joxe. Ils sont votés annuellement, ils peuvent être reconduits d'année en année ou augmentés par décision budgétaire ou par transfert interne. » Questionné sur le témoignage du directeur de cabinet au ministère de l'agriculture à cette époque, JB, pour qui le dossier avait été « piloté par Matignon (...) et copiloté par Pierre Joxe », il a indiqué : « C'est exact que j'ai copiloté ce dossier, puisque, même si Rocard s'y intéressait beaucoup, il m'a délégué et soutenu dans l'élaboration du statut pour la Corse » M. B..., qui avait déclaré qu'il voyait « mal un préfet aller chercher ses ordres ailleurs qu'auprès de M. Joxe », s'est attiré cette réplique : « Si B... voit mal, je n'y peux rien. » 

Sous les palmiers du Castel Brando, avant d'aller dormir je sirotais un Muscat du Cap Corse glacé en pensant à elle, demain je monterais au village, dans la Castagniccia et ce serait une autre histoire, un vrai défi au code en vigueur sur cette île.
Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 7 septembre 2014 7 07 /09 /Sep /2014 00:09

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« Vins libertins à ne pas mettre entre toutes les mains » titrais-je le lundi 19 janvier 2009. Ce matin je repasse dans l’alcôve pour vous émoustiller.


Si vous souhaitez savoir quel poète a écrit les 4 vers ci-dessous allez d’un cœur léger ICI link


« Heureux qui, profitant des plaisirs de la terre,


Baisant un petit cul, buvant dans un grand verre


Remplit l'un, vide l’autre, et passe avec gaieté


Du cul de la bouteille au cul de la beauté. »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 6 septembre 2014 6 06 /09 /Sep /2014 08:00
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Hier, pépère, je rentrais de l'une de mes visites journalières à mes voisins de palier, un ban de gros sars indolents, lorsque je découvre dans ma boîte une invitation.

Je parcourais le pli ci-dessous et je me disais c'est qui ce Thévenoud ?

Et puis je me douchais, me peignais et je cassais une petite graine.

Et puis alors que je lisais mon cri-cri électronique m'alertait. Comme je suis relié direct avec l'Elysée un communiqué venait de tomber le sieur Thévenoud venait d'être exfiltré du gouvernement.

La suite vous la connaissez, le gars s'est embrainé les pieds dans sa feuille d'impôts, surréaliste !

Bruno Roger-Petit chroniqueur politique sur le + du Nouvel Obs. se lamente avec une certaine pertinence :

«... un député qui ne déclarait pas ses revenus depuis trois ans. Autant dire qu'aux yeux des Français, cela va se résumer de manière plus directe encore : François Hollande et Manuel Valls ont nommé secrétaire d'État un député qui fraudait le fisc.

 Un secrétaire d'État qui se moquait bien des Français

Hollande et Valls, en toute légèreté, en toute bonne conscience, ont consacré un secrétaire d'État en délicatesse avec son percepteur depuis trois ans.

Un secrétaire d'État qui, député, avait enquêté sur le fraudeur Cahuzac, en tant que membre de la Commission d'enquête parlementaire sur le sujet. Un secrétaire d'État qui, député, ne cessait de dénoncer les fraudeurs et les paradis fiscaux. Un secrétaire d'État qui, député, exigeait des fraudeurs "la repentance fiscale". Un secrétaire d'État qui, député, se moquait en réalité des Français, des contribuables et des électeurs.

 Il a beau dire, aujourd'hui, Thomas Thévenoud, qu'il a fini par payer ce qu'il devait, avec pénalités afférentes, cette repentance, qui n'en est pas une, est inaudible. Car après tout, s'il était désormais en règle avec l'administration fiscale, pourquoi s'en aller comme un voleur, après neuf jours en poste, comme s'il fallait très vite disparaître du champ public ? Quand on lit l'enquête de Mediapart, on se demande si la réalité correspond aux éléments de langage accompagnant la piteuse sortie du gouvernement du secrétaire d'État.»

Dans tout ça moi je suis gros Jean ( pardon Olif) comme devant et les gens de l'Agence We vont devoir rectifier le tir.

Comment qui s'appelle le nouveau ?

Je ne sais pas, et de toute façon je n'irai pas au Hong Kong Trade Development Council j'ai piscine...

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Le 28 octobre et pour la 1ère fois en France, le Hong Kong Trade Development Council organise au Carrousel du Louvre, l’événement « Think Asia, Think Hong Kong », inscrit au programme officiel du cinquantenaire des relations franco-chinoises. Cette journée d’information et d’échanges réunira, autour du Chef de l’Exécutif de la Région Administrative Spéciale, CY Leung, et des principaux acteurs économiques de Hong Kong, une importante délégation d’entrepreneurs et d’investisseurs chinois et hongkongais. 

Un symposium et des ateliers donneront toutes les clés nécessaires aux chefs d’entreprises pour aborder les marchés asiatiques à partir du premier hub commercial et financier d’Asie.

9h30 : Session d’ouverture

M. Jack So Chak Kwong, GBS, OBE, JP, Président, Hong Kong Trade Development Council

L’Honorable CY Leung, GBM, GBS, JP, Chef de l’Exécutif de la Région Administrative Spéciale de Hong Kong

Thomas Thévenoud, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’extérieur.
La suite ICI link
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Samedi 6 septembre 2014 6 06 /09 /Sep /2014 00:09
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Kalliste en grec signifie la beauté, mon titre est donc une tautologie, puisqu'une beauté ne peut-être que belle mais le patronyme de ce nectar corse nature, fruit de l'union du sciaccarello et du nielluccio « aux arômes de mûre, de myrthe et de feuille d'olivier froissée », dixit mes amis de la cave des Papilles in the Paris, acheté chez de jeunes cavistes d'Ajaccio nouvellement installés rue Fesch : la cave du cardinal link

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Le Domaine U Stiliccionu dont il provient tire son nom du lieu dit « U Stiliccione » situé sur la commune de Serra-di-Ferro, à 8 km de Porto Pollo, au sud d'Ajaccio en allant vers Propriano. Le vignoble « a été planté en 1961, et restructurée de 1995 à 1996, par François Casabianca, en respectant les cépages locaux : Sciacarellu, Grenache et Vermentinu. Planté sur un sol arène granitique exposé plein Est, il jouit d’un ensoleillement total du lever au coucher du soleil. Soucieux de voir se perpétuer la tradition vinicole de la famille François a décidé en Avril 2005 de passer les rênes du Domaine à son petit fils Sébastien Poly. Un fils de vigne globe trotter qui n’a pas hésité a arpenter le vignoble du Sud Ouest Hongrois et de Nouvelle Zélande pour apprendre le métier. Le premier signe a été une reconversion du Domaine en agriculture biologique, avant un passage en biodynamie. Le vignoble est cultivé traditionnellement à la charrue vigneronne et traitée uniquement au sulfate de cuivre.»

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Le domaine est situé «au niveau de la mer sur les premiers coteaux s'élevant d'une rivière calme. Les vignes, uniques dans le coin, sont entourées de maquis et d'arbres fruitiers. Dans l'ensemble le paysage est particulièrement doux pour la Corse et cela se ressent dans le vin. On est loin d'un Patrimonio exprimant la roche et le vent. Ici les vins sont floraux, fruités avec des notes de framboise splendides, mais il y a également des épices et le poivre en particulier. Sébastien n'utilise le soufre qu'avec parcimonie mais recherche avant tout la pureté. Je n'ai d'ailleurs jamais ressenti la moindre déviance dans ces vins. Cela s'explique par un travail considérable à la vigne et beaucoup d'attention à la cave. Au final les vins sont gourmands, juteux avec une belle fraicheur. » signé Nicolas link

Jeudi, à 16:58 précises, notre François MOREL, sur Twitter ‏@morelexplo, plaçait une remarque très pertinente à propos du livre de qui vous savez « C'est dommage de perdre du temps sur des bouses quand la rentrée littéraire est riche. Olivier Adam, Carrère...»

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Idem pour votre Taulier exilé qui s'insurge contre les détracteurs des vins nus qui nous font le coup de la fragrance bouse de vache pour sournoisement les dézinguer. 

Tout d'abord en Corse il n'y a pas de vaches, ou si peu, les résistantes, dûment baguées, enregistrées à l'UE, préfèrent faire le trottoir : les bas-côtés des routes départementales où se prélassent U Porcu Neru qui feront de beaux saucissons. 

Ici les vins sentent le maquis et mon Kalliste n'est pas en reste, il apporte sur ma table toutes les senteurs du pays des bandits d'honneur, s'apparie avec le lonzu et la tomme de brebis sur miche, ne fait pas de chichis, se liche avec délice, glisse, c'est du vin quoi. 

La preuve ICI

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Bon appétit et large soif !
Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 5 septembre 2014 5 05 /09 /Sep /2014 10:50
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Certains me font le reproche, injustifié, que je cultiverais la détestation des vins de Bordeaux et que, par conséquent, j'aurais une dent contre les Bordelais.

Ce matin, je publie deux courriers de mes lecteurs à propos des Boissenot, père et fils, avec qui j'ai un jour déjeuner, à l'initiative d'une amie blogueuse bordelaise, Laurence, et j'avais beaucoup apprécié leur courtoisie discrète et leur extrême modestie. 

« Jacques Boissenot est mort, grand oenologue qui travaillait en grande complicité avec son fils Eric, deux incroyables personnages qui conseillaient les plus grands du Médoc Latour, Lafite, Margaux etc... mais accordaient autant de temps à un obscur cru bourgeois. Eric continue bien sur qui, en plus de travailler 20 heures par jour fait, de la musique et de la photo, toujours modeste comme un amish. On est finalement bien loin de Saint-Emilion.»

« Le journaliste Jean-Paul Kauffmann avait écrit : «Boissenot est de ces hommes dont on ne saurait se passer, parce qu'ils ne sont jamais préoccupés de devenir indispensables». C'est avec émotion et respect que nous lui rendons hommage.»

Association des Oeno de Bdx
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Vendredi 5 septembre 2014 5 05 /09 /Sep /2014 00:09
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De mon lointain exil sur une île sauvage je ne sais ce qui m'a pris hier matin de ramener ma fraise à propos d'une chronique du sieur Lalau un poil furibard car l'amie très chère de Norbert Le Forestier fourrait selon lui dans un canard belge tous les critiques de vin dans le même sac.link

Horreur, malheur, que suis-je aller piétiner les plates-bandes des gars du métier, déranger les acolades entre poteaux, en un mot mettre mon grain de sel là où il faudrait verser de l'huile pour adoucir les démangeaisons d'urticaire.

Pour ma défense de déviant force est de constater que dans le petit monde des critiques de vin tout le monde ne boxe pas dans la même catégorie et que la surface médiatique, l'influence et la visibilité des uns et des autres font de cette profession une nébuleuse assez disparate. 

De bric et de broc !

Comme dans le monde du vin on adore les classements, surtout celui de Saint-Emilion, je propose une classification pour faire un peu de lumière dans le fameux sac du sieur Lalau :

- Le trop visible : le Bob Parker.

- Les prévisibles : ceux qui vivent à l'ombre du précédent, en prennent ombrage et cherchent la lumière.

- Les invisibles : ceux qui font vaillamment et honnêtement leur métier dans l'ombre. 

- Jacques Dupont du POINT.

Stupeur et tremblements, rudimentaire ce classement, qui n'en est pas un bien sûr, ce n'est que ma grille de lecture que je trouve pertinente pour ma seule gouverne.

Ma petite pratique du Landerneau des critiques de vin m'a permis de me forger une opinion que je me contente de partager avec moi-même. 

Fermez le ban, ça m'apprendra à m'occuper des oignons des autres, j'ai passé l'âge des empaillages sur la Toile. 

Reste le cas du Jacques Dupont du Point que - tout bas-bourguignon qu'il est - j'apprécie pour le sillon qu'il trace depuis des décennies dans les vignes du Seigneur. Estime n'est pas synonyme de brosse à reluire, nous vivons notre vie chacun de notre côté, lui beau nez classique, moi naturiste dévergondé. Avec mon mauvais esprit il m'arrive parfois d'exercer une mauvaise influence sur lui mais lui, qui s'Invigne facilement, me ramène souvent avec humour à la raison.

Le Spécial Vins du Point c'est l'évènement de la rentrée, le seul, les autres fleurent bon le jus de navet sous-traité. 

Même que cette année le Jacques s'aventure, sur la pointe des pieds, via Florence Kennel, sur le terrain miné des sulfureux vins naturels. Même qu'elle cite le pape du vin nu : le camarade Olif, avec en contre-point le philosophe du vin : le Bruno Quenioux.
En progrès mais peut mieux faire !
Je rêve pour le Spécial Vins 2015 d'une extension du domaine des vins dit d'AOC, ses 13 appellations au top, à celui des Vins de France qui cartonnent dans notre belle jeunesse. Y'a des vignerons d'exception sur cette nouvelle planète mon Jacques comme disent les attachées de presse lorsqu'elles me croisent. 

Mes amis les Nicolas du domaine de la Bellivière en sont un bel exemple sieur Dupont. J'espère que ton intérêt pour le Jasnières n'a rien à voir avec la Sarthe patrie politique de mon boss au 78 rue de Varenne. Je te charrie bien sûr !

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La relève Jacques, la relève, crois la vieille expérience d'un vieux routier qui a connu toutes les guerres, celle du gros rouge qui tache en 81 : l'Ampelos à Sète, et celle des vins qui sous les grandes ombrelles sont indignes de l'AOC en 2001.

Michel et Hervé je vous aime, n'en doutez pas, mais ne me demandez pas d'apprécier les cires-pompes de Norbert le Forestier qui se la jouent donneur de leçons sur les 5 du Vin...

Attention Hervé, comme le disait la SNCF dans les wagons anciens : un lien peut en cacher un autre : le titre initial de ta chronique était : au secours Saporta revient... Même pas peur !
Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 4 septembre 2014 4 04 /09 /Sep /2014 08:00
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L'alcôve lieu de tous les dangers, femme blessée, bafouée, sort ses griffes, l'ex-madame de l'Elysée règle ses comptes, déballe tout, croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer.
 
Pitoyable !

Nelly Kaprièlian dans les Inrocks traduit bien mon sentiment personnel face à cet affligeant spectacle, bal d'ego surdimensionnés, qui vient s'ajouter aux épanchements de Cécile Duflot, au bal des faux-culs de la Bresse et des soi-disants frondeurs.

« Certains trouveront peut-être l’exercice de dévoilement des coulisses de la politique et plus particulier de l’Elysée, et de la fonction présidentielle, intéressant. Sauf qu’à en croire la journaliste de Match, Catherine Schwaab, Valérie T s’épancherait avant tout sur ses “mauvaises surprises” au contact du pouvoir, découvrant un monde rompu à l’hypocrisie et à la trahison. On s’étonne déjà que cette ex-journaliste politique face ici figure de jeune oie blanche tombant de la dernière pluie. Hypocrisie, coups bas, et luttes de pouvoir en politique ? On le sait au moins depuis Shakespeare. Le reste de l’article de Match vaut son pesant d’or côté niaiseries : voici Angélique à l’Elysée, belle ingénue blonde, trompée, pleurant, blessée, jalouse, vengeresse. Le problème que pose ce lavage de linge sale en public, déguisé en soap opéra, c’est qu’il éclipsera, comme toujours, les questions les plus graves : celles, entre autres, de l’Ukraine, de l’Irak, de l’extrême pauvreté en France, et on en passe.

Au final, le livre de Valérie Treirweiller n’est que le symptôme de l’immense conformisme de la politique : devoir, pour un président, s’afficher en couple lors des cérémonies publiques, vivre à l’Elysée à la façon d’une famille royale. Si ces “règles” étaient changées, leur vie privée aurait davantage de chances de rester privée. Car pour tout dire, leur vie sentimentale ou leur conjoint ne nous intéresse pas le moins du monde. Ce sont pour des idées que nous avons voté.»

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Comme j'ai mauvais esprit, j'en reviens à mon cher Camilleri et à sa Taninè et son Pippo dans la Concession du Téléphone link :

- ... écoute, Pippù, tu rertournes tout de suite à l'entrepôt ?

- Non. Je prendrais bien deux petites heures de repos.

- Alors, je fais la vaiselle et puis je viens.

- Taninè, faisons dans l'autre sens. D'abord tu viens avec moi et après tu fais la vaisselle.

...

- Mon Dieu, mon Dieu mon Dieu oui oui oui mon Dieu je meurs...

...

- Le chariot renversé Taninè !

- Oui oui oui oui mon Dieu mon Dieu ouiiiii je meurs...

...

- L'éteignoir à chandelles, Taninè !

- Je meurs mon Dieu mon Dieu mon Dieu oui oui oui oui...
...

- A la socialiste, Taninè !

- Attends, que je m'installe. Comm ça. Mon Dieu, que ça fait mal ! ça fait mal ! Mon  Dieu, que... Oui. Oui. Oui. Ouiouiouiouiouioui. Je meurs...»


Si vous voulez savoir quel fut la fin de Genuardi Filippo dit Pippo vous êtes prié de vous adresser au sieur Philippe Cuq tenancier du Lieu du Vin qui la connaît et qui vous la donnera si vous avez la gentillence de lui acheter l'un de ses merveilleux nectars de l'Aveyron.

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* La critique de l'Express sur la concession du téléphone

Et revoilà Vigata! Andrea Camilleri nous entraîne à nouveau dans une chronique décapante de cette petite ville sicilienne. Nous sommes en 1891. Fillippo Genuardi - dit Pippo -, négociant en bois de son état, se met en tête d'obtenir "la concession d'une ligne de téléphone à usage privé". Ce qui suffit à déclencher la paranoïa du préfet de région, qui soupçonne Pippo d'être un dangereux subversif! Se greffent sur cette erreur judiciaire en gestation un règlement de comptes entre ex-copains et une pétillante histoire de cocufiage. Rebondissements, coups de théâtre: à travers un échange épistolaire délirant et quelques scènes dialoguées désopilantes, Camilleri élucubre une farce tragicomique où parrains mafieux et hauts fonctionnaires rivalisent dans l'art de magouiller. Décidément l'Histoire se plagie! 
Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 4 septembre 2014 4 04 /09 /Sep /2014 00:09
Imbitable, adjectif, au pluriel imbitables. Dérivé du verbe biter qui signifie comprendre. 

Sens 1 : à son sens premier, de l'argot  ce qui caractérise une chose incompréhensible.

Sens 2 : vulgaire, péjoratif, caractérise une femme sans attrait sexuel.
Je suis colère alors je m'octroie le droit d'être vulgaire.

Quel est donc la raison de mon courroux? 

Tout bêtement, parce que coup sur coup, à peine arrivé sur le lieu de mon exil j'ai lu dans le magazine Corsica puis entendu sur RFCA (Radio Forza Corsa Amora pour les ignorants de la corsitude) le bla-bla-bla d'un maître-sommelier du cru sur les vins du cru).

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Imbitable !

Lourd, bourratif, étalage d'un savoir livresque sur les cépages, les crus, les domaines, tout n'est pas bon à jeter bien sûr car presque tout y est mais cette exhaustivité est rébarbative, elle ne donne pas envie à ceux qui n'y connaissent que dalle. Trop de tout tue l'essentiel, noie le pauvre chaland ignare sous le flot d'infos guère utiles à son choix.

C'est bien joli de ne s'adresser qu'aux beaux nez : 3% qui disent s'y connaître beaucoup (un score de PSU) selon le sondage ci-dessous, de ne montez en chaire pour toujours psalmodier les mêmes antiennes pour convaincus, de tout dire pour ne rien dire en fait.

Croyez-vous vraiment que tous les maux de le consommation du vin dans notre vieux pays sont la conséquence de la funeste loi Evin ? 

C'est se rassurer à bon compte, une communication à la con bardée de pensée unique fait bien plus de ravages dans les rangs des ignorants.
J'ai toujours été frappé par la mise en garde d'une grande majorité de nos concitoyens lorsqu'on évoque auprès d'eux le vin «Moi vous savez, je n'y connais rien...» 

Beau résultat ne pensez-vous pas ?

Oui les Français estiment à 71% ne pas s'y connaître en matière de vin, selon un sondage Viavoice pour le magazine Terre de vins.

Selon Viavoice, «ce sont surtout les différences sociales qui structurent le sentiment de s'y connaître» et le résultat de ce sondage est «la preuve d'une vision encore très élitiste de l'initiation au vin dans la société française, mais aussi du sentiment (réel ou supposé) pour de nombreux ménages confrontés à des problèmes de pouvoir d'achat de ne pas avoir l'opportunité d'accéder à des vins de qualité».

Alors c'est bien joli de classer le vin au rang d'une valeur culturelle, ça rassure tout le petit monde nombriliste du vin, ça lui permet de se vivre comme une forteresse assiégée, ce qui est parfois vrai mais à force de se donner des verges pour se faire fouetter pourquoi s'en étonner.

Depuis que j'ai ouvert ce petit espace de liberté je m'époumonne à répéter qu'il n'y a pas que le vin dans la vie, comme me le faisait remarquer, en soupirant, une amie lors d'une petite fête entre bons buveurs : «Ils ne parlent que de vin...», ouvrons nos fenêtres au monde, soyons éclectiques, sortons de nos histoires de cépages, de nos master-class pour amateurs éclairés, de nos petites dégustations entre toujours les mêmes.

L'heure est au défrichement, c'est chiant mais c'est payant...

Sans cirer les pompes du sieur Dupont, qui s'Invigne facilement, je trouve qu'avec son compère Bompas ils font du bon boulot sur Le Point.fr, avec humour et compétence, pour le populo.

Comme je suis charitable, hypocrite bien sûr, j'épargnerai la presse du vin qui se contente de faire mijoter son petit fond de commerce avec pour seule ambition de câliner les bons annonceurs et de ne vivre que de leurs pinces-fesses pour amateurs qui se comptent facilement puisqu'à la question «en matière de vins avez-vous le sentiment de vous y connaître», 71% des Français répondent par la négative, dont 43% «pas du tout», contre 3% disant s'y connaître «beaucoup» et 26% «assez».

Conclusion : «Peut mieux faire !»

Beaucoup mieux même...
Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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