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Dimanche 13 juillet 2014 7 13 /07 /Juil /2014 00:09

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Pour ne rien vous cacher, l’acculturation historique conjugué à un individualisme forcené, qui règne sur les réseaux sociaux me fatigue, m’exaspère. Réflexion de vieux con m’objectera-t-on, j’assume, persiste et signe.


Rassurez-vous je ne vais ni me lamenter, ni m’affliger, ni ferrailler, mais me contenter de témoigner par plume interposée.


L’une de mes faiblesses c’est que pour aimer j’ai besoin d’admirer.


Bernard Lambert fait partie de ceux qui ont compté dans ma « fabrication » link


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Ce qui suit est de la plume de Gordon Wright, qui fut chef du département d’histoire de l’Université de Stanford en Californie. Un très grand historien qui pendant de longues années s’est penché sur l’histoire de la France contemporaine et a écrit un livre majeur « La Révolution rurale en France » en 1964, traduit et publié aux éditions de l’Épi en 1967. Ouvrage indispensable que les ruralistes de comptoir feraient bien de lire avant d’aligner comme des saucisses leurs hautes pensées sur la grande mutation qui a touché la France agricole et rurale au cours du XXe siècle.


Wright écrit « Ma première incursion sérieuse dans la campagne française eut lieu en 1950-51, alors que l’on pouvait déceler les tout premiers débuts de la mutation fondamentale. En réalité « déceler » est probablement un mot trop positif ; on pouvait conjecturer les signes de changement, les deviner, plutôt que les voir ou les démontrer.


Ma seconde visite, en 1960, m’amena dans bon nombre des villages déjà visités dix ans auparavant… D’autres ont été choisis parce qu’ils semblaient susceptibles d’apporter des lumières sur un phénomène différent – la montée d’une nouvelle élite dans les campagnes.


Élite, le gros mot est lâché… l’intelligence du fils d’un métayer de Teillé… loin des petits marquis d’aujourd’hui, du type Nossiter, qui pensent à la place de la piétaille, profitent d’une belle cause pour ne cultiver que l’ego…


Le texte de Wright est long. Je vais le tronçonner en 2 épisodes. Pas sûr que ça fasse le buzz mais j’aurais au moins le sentiment du devoir accompli.


Teillé : tradition féodale et révolution paysanne


« Le village de Teillé se trouve dans les marges méridionales de la Bretagne, dans l’agréable région de pâtures voisine de Nantes. Le receveur des P.T.T, avec un rien de fierté, montre le chemin de la ferme de Bernard Lambert, un des plus jeunes députés du Parlement français.


C’est une région où la féodalité, bien qu’officiellement morte en 1789, a survécu en esprit et dans les mœurs jusqu’à nos jours. Une grande partie des terres était exploitée en métayage jusqu’en 1945 ; les propriétaires pouvaient venir faire un tour sans prévenir pour surveiller la moisson, regarder ce qui se préparait en cuisine, prendre dans la basse-cour un poulet pour l’emporter. Certains parmi les plus vieux paysans continuent à saluer en se courbant lors d’une telle visite et s’adressent au propriétaire en l’appelant « Monsieur notr’maître ». Bernard Lambert rapporte qu’en 1938 son père, un métayer, avait gagné une radio dans une tombola – la première qu’on eût vue à Teillé, qui l’admiration et l’enchantement de tout le village. Deux jours après, le propriétaire se présentait : « Lambert, vous me devez de l’argent ; pas de luxe chez vous tant que vous avez des dettes. Je vais prendre la radio et je la créditerai à votre compte. » « Un bon moyen de faires des communistes », fait sèchement remarquer le jeune Lambert.


Au point de vue politique, les anciens aristocrates ont conservé une forte emprise sur la région ; les noms à particules sont nombreux au Conseil Général, et on les retrouve souvent aussi au Parlement. Au début du siècle, la vieille élite fut concurrencée par les bourgeois radicaux-socialistes, qui trouvèrent assez d’appuis dans les villes et les cités pour faire élire quelques députés. Ni la démocratie-chrétienne, ni le marxisme ne parvinrent à percer dans la région. C’était là un exemple classique de la vieille tradition rurale : d’un côté les aristocrates, l’église et la paysannerie ; de l’autre la bourgeoisie anticléricale.


Lambert se révolta très jeune contre cet état de choses ; il s’y opposa dès l’âge de 12 ans. Jusqu’alors il avait accepté son état de fils de métayer et de fidèle catholique ; le curé, rapporte-t-il, en avait fait un bon royaliste et même, pour un temps, « un petit pétainiste. Puis, quelque chose vint lui ouvrir les yeux (comme il le dit maintenant) ; en 1942, il cessa d’un coup d’aller à la messe – d’un coup, et définitivement. Pourtant la rupture ne fut jamais totale de part et d’autre ; après la guerre, lorsqu’un nouveau curé fonda une section locale de la JAC, Lambert y fut accueilli comme membre malgré son refus de revenir au bercail. C’est là qu’il eut pour la première fois l’occasion de discuter de questions d’agronomie ; d’économie et de politique, dans une ambiance de liberté remarquable. Il lut voracement, découvrit qu’il possédait une réelle facilité d’élocution naturelle, fut entraîné (comme Michel Debatisse) à des responsabilités régionales, puis nationales, dans la JAC. Pendant ce temps, quelques jeunes voisins et lui entreprirent de travailler conjointement les petites fermes qu’ils tenaient en métayage et fondèrent un petit abattoir coopératif pour damer le pion au puissant monopole des marchands de bestiaux. Bientôt, ils remplacèrent leurs aînés qui avaient jusque-là dirigé le syndicat des agriculteurs, et le prirent totalement en main. Au bout d’un an, l’âge moyen  des dirigeants du syndicat régional passa de 65 à 30 ans. Leur coopérative d’abattage, harcelée par les chevillards furieux qui contrôlaient tous les débouchés sur le marché dans des villes comme Nantes, où elle organisa des ventes directes à  des groupements organisés de consommateurs et à des syndicats… »


à suivre…

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 10:52

 

Nous avons fêté mes 66 balais dès minuit au terrier de Ménilmontant où le noyau de mes amis avait organisé une surprise-partie. Mon vieux cœur a fondu comme un petit LU trempé dans autant de bonheur. Merci à ma petite bande d’apaches pour cette très belle et chaude soirée.


Au lever, des brassées de bon anniversaire sur face de Bouc et un beau score sur mon blog : 2137 visiteurs et 3396 pages lues…


Alors avec mon esprit folâtre je me suis souvenu du dernier livre lu : Enrico de Mouloudji, l’enfant de Belleville, publié en 1944 dans la collection blanche de Gallimard et qui a reçu le prix de la Pléiade.


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Il a été réédité par les soins de sa fille Annabelle  qui a imaginé aussi un CD pour les 20 ans de la mort du chanteur, dans lequel prend part, entre Chedid, Chamfort, et son frère.link


« Excellent écrivain, Mouloudji a raconté dans ses livres ses origines très modestes. Kabyle par son père, un maçon analphabète, Breton par sa mère qui, quand il a 12 ans, est internée chez les fous. Annabelle raconte : «Il ne nous en parlait jamais, nous étions convaincus qu’elle était morte. Et puis un jour de 1992, Grégory reçoit un appel de Bretagne : notre grand-mère venait de mourir, à 91 ans, après avoir passé cinquante-huit ans dans un hôpital psychiatrique.»


« L’humanité me dégoûte, pensai-je, mon père, ma mère, mes parents qui me battent, qui me font souffrir plus qu’ils ne pensent. Oh ! ces cours grises, cette vie, ces boucheries pour toutes denrées, cette danse macabre des ménagères hargneuses, toutes porteuses de germes maternels, qui traînent dans les marchés avec des sacs à main remplis de provisions pour leur fourmilière. Je sens la mastication familiale du midi de toutes les bouches humaines. Et pourtant, quand je vois un corps écrasé sur une charrette, je compatis niaisement avec la foule ; et même si ma mère était la dernière des putains et mon père le plus abruti des charretiers, je les aimerais toujours autant. Si quelqu’un disait quelque chose de mal sur ma mère, je le filerais par terre…»

 

Merci pour tout mes chers amis du bout de mes lignes, je vous aime...

 

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Samedi 12 juillet 2014 6 12 /07 /Juil /2014 00:09

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Dans le langage courant, avoir la banane signifie avoir la pêche, du côté de l’argot c’est plus phallique.


Dans le jargon politique on parle de république bananière.


La banane est aussi le nom donné à une coupe de cheveux que portaient les rockers.


Le goût de banane a eu son heure de gloire au temps triomphant du Bojolo nouveau.


La banane est surtout un fruit qui détient le titre envié du fruit le plus consommé au monde.


Il en existe 400 variétés dont seule une poignée parvient sur nos tables : celles qui voyagent et se conservent le mieux.


Originaire de l’Inde, très cultivée dans les régions tropicales, « le bananier n’est qu’une herbe géante. Son faux tronc, composé de feuilles imbriquées, peut atteindre dix mètres de hauteur et soutenir un régime de cinquante à trois cents fruits… »


Il dégénère après sa fructification. C’est pourquoi pour les bouddhistes le bananier est « le symbole de la vanité et de l’instabilité des choses. »


Et pourtant la banane est la manne du pauvre, très énergétique, riche en glucides, en potassium et en vitamines C et K. 


Mais hormis le fait que j’adore les bananes flambées au rhum en beignets pourquoi soudain chroniquer sur la banane ?


La faute en est à la coupe du monde de football !


Le Brésil, la Colombie, le Costa Rica, l'Equateur, le Guatemala, le Honduras et le Mexique ont peuplé mes nuits au 78 rue de Varenne où le dossier de la banane ACP était une sacrée patate chaude !


amerique centrale

 

En fait, depuis les accords de Lomé en 1975, ce fut une partie de bras de fer entre l’Union Européenne et les USA


Trois régimes différents avaient cours.


-          Le premier concernait l'Allemagne qui importait ses fruits d'Amérique latine, sur la base d'un marché libre, sans aucune restriction. En vertu d'un protocole spécial au Traité de Rome, ce pays grand consommateur de banane appliquait un tarif nul sur les importations, à l'intérieur d'un quota annuel qui était suffisant pour satisfaire les besoins de son marché intérieur.


-          Le second régime consistait en un accès préférentiel basé sur la protection de la production locale en provenance de régions, par exemple d'anciennes colonies, rattachées ou liées politiquement à certains pays européens. Cette dérogation était accordée à la France, pour ses départements antillais (Guadeloupe, Martinique) et des pays africains associés comme la Côte d'Ivoire et le Cameroun ; au Portugal (au bénéfice de l'île de Madère) ; au Royaume-Uni (préférence pour la Caraïbe anglophone : îles Windward, Jamaïque) ; Espagne (îles Canaries) ; et Italie (accords avec la Somalie).


-          Le troisième régime était applicable aux pays de la Communauté importateurs de banane principalement d'Amérique latine et pour lesquels, il n'existait aucune restriction d'ordre quantitatif. Le tarif douanier commun appliqué était de 20%.


Avec l’entrée en vigueur du marché unique ce fut la guerre.


« Depuis l'entrée en vigueur de l'Organisation commune des marchés de la banane (OCMB), le 2 février 1993, dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC) et du marché unique, un différend politique et économique sérieux, en particulier commercial oppose, par gouvernement interposé, les producteurs et exportateurs de la zone dollar, et surtout les Etats-Unis d'Amérique à l'Union européenne. Ce qu'on a coutume d'appeler depuis, la Guerre de la banane est animée avant tout par les trois grandes transnationales étatsuniennes, Dole Fruit Corporated, Chiquita Brand International Corporated et Del Monte Fresh Produce. Elles dominent tout le marché américain, contrôlent plus de 40% des marchés européens et une bonne partie du marché japonais. Grâce à l'appui du gouvernement fédéral et de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), elles sont parvenues, en une quinzaine d'années, à obliger l'Union européenne à changer son régime d'importation de banane, l'obligeant à remettre en cause le système préférentiel mis en place pour les anciennes colonies signataires des accords de Lomé en 1975. Leurs stratégies illustrent parfaitement le passage de l'internationalisation à la globalisation des marchés. La Guerre de la banane, en dopant les exportations de la banane dollar sur les marchés européens, pénalise aussi la production communautaire et oblige Bruxelles à revoir le volet banane de la politique agricole commune. La période 1993-2006 est très riche en rebondissements dans le différend opposant les exportateurs de banane dollar et l'Union européenne.


La guerre de la banane se termine le 15 décembre 2009 par un coup de théâtre. Au siège de l’OMC à Genève, l’Union européenne finit par céder aux pressions sud-américaines et conclut un accord avec les pays producteurs du continent. Elle s’engage à réduire ses tarifs d’importation progressivement à 114 €/t d’ici à 2017. En contrepartie, les Etats-Unis et quatre autres pays d’Amérique latine renoncent aux recours engagés contre l’Union européenne auprès de l’OMC.


« Cette libéralisation du marché n’est pas sans conséquence pour les pays de l’ACP. Leurs 900 000 tonnes de bananes exportées vers l’Union européenne se trouvent brutalement en concurrence de plain-pied avec les 4 millions de tonnes des multinationales, qui bénéficient d’économies d’échelle quant aux coûts de transports et de transactions. En 2008 déjà, les pays producteurs de bananes ACP s’étaient alarmés dans l’ « appel de Yaoundé », sur les conséquences néfastes de ce « libéralisme extravagant ». Un cri d’alerte relayé par un rapport de l’ICTSD (International Centre for Trade and Sustainable Development) (15) qui estime que les pays ACP vont perdre près de 15% de parts de marché et prédit la disparition de certains petits producteurs comme la Jamaïque ou le Surinam. Le Cameroun, la Côte d’Ivoire voire le Ghana se trouveront eux aussi en difficulté. »


L’accord a plus profité trois grandes transnationales étatsuniennes qu’au Brésil, à la Colombie, au Costa Rica, à l'Equateur, au Guatemala, au Honduras, et au Mexique. D’ailleurs Carla Veldhuysen, coordonnateur régional de Fairtrade International pour la Colombie, le Venezuela et le Panama s’en inquiétait « Pour nos producteurs, la décision d’abaisser les droits de douane devrait leur donner l’occasion d’accroître leurs revenus. Cependant, la grande question est de savoir qui va vraiment profiter de cet accord. La différence de prix sera-t-elle retournée au producteur? ».


 Vous voyez je suis pile poil dans l’actualité 5 des pays cités jouaient la Coupe du Monde.


Du côté gastronomique sachez que « certaines bananes deviennent jaunes en en mûrissant, d’autres restent toujours vertes. Il en existe de petites et parfumées, pas plus grosses qu’un doigt, comme la banane figue ou la banane « œuf de poule » : fondantes et mielleuses, elles se dégustent nature.


D’autres, âpres et farineuses,  révèlent leurs qualités une fois rôties, mijotées ou cuites à la vapeur ; c’est le cas des longues bananes plantains à la peau épaisse et verte  et à la chair ferme. »


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Vendredi 11 juillet 2014 5 11 /07 /Juil /2014 10:00

Joindre le geste à la parole !


Comment faire ?


Amorcer la pompe !


Pour cela je vous propose de participer à ma bourriche de l’été : c’est simple, il vous suffit de me faire parvenir les coordonnées d’un vigneron sinistré et je l’ajoute à ma bourriche dont je publierai, à chaque fois qu’elle s’enrichira, la liste sur mon blog.


Ensuite c’est à vous de jouer chers lecteurs : à votre bon cœur, à tout ce que vous voudrez mais mettez un peu de chaleur à la solidarité.


À l’origine de ma minuscule initiative l’appel lancé par mes amis Charlotte et JB Sénat.


Le premier lot de ma bourriche « en primeur 2014 »livrable en mai 2015 de Frédéric Palacios du mas de mon père en carton de 6,  60 euros.


Les coordonnées de Frédéric Palacios

Le mas de mon père Arzens

04 68 76 23 07   fmpalacios@orange.fr


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Dans ma bonne Vendée lors des fêtes le premier lot de la Tombola était une bourriche, un grand panier d’osier rempli de victuailles diverses. Parfois, elle était proposée d’une manière originale : il fallait en évaluer le poids et le gagnant était celle ou celui qui s’approchait au plus près de la pesée exacte.


Quoi qu’il en soit garnissez vite ma bourriche !


J’en suis bien évidemment.


Les petits ruisseaux font les grandes rivières, mais ça n’exonère pas ceux qui sont en charge des affaires du pays et aux responsables professionnels de mettre sur la table le sujet pour le traiter plus au fond. Je ne suis pas de ceux qui pensent que l’invective et les condamnations sommaires font avancer les choses. Sans  doute suis-je un peu con mais je ne me soigne pas, la facilité de ceux qui se sont jamais mis les mains dans le cambouis me saoule…

Par JACQUES BERTHOMEAU
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Vendredi 11 juillet 2014 5 11 /07 /Juil /2014 00:09

Depuis que j’ai osé critiquer link et link le sieur Lubot président de la RVF et directeur-délégué du groupe de presse Marie-Claire, je suis tricard du côté des pinces-fesses de la RVF. Privé de petits fours, de discours, au piquet le Taulier.


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Grand bien leur fasse, ce n’est pas d’une élégance folle dans la mesure où, à l’époque, le sieur Lubot s’était fendu d’excuses publiques et que le groupe Marie-Claire avait condamné par communiqué son comportement.


Les petites vengeances sont à la hauteur du personnage.


Bref, y’a plein de gars à la RVF que j’aime bien et j’aurais pu espérer qu’au nom de l’indépendance éditoriale Denis Saverot passe outre à l’oukase du représentant de son actionnaire.


Rassurez-vous ça ne m’empêchait pas de dormir.


Et puis, avant-hier, je reçois un petit courrier que je vous livre :


Le Salon de La Revue du vin de France, 5ème édition de Bruxelles

 

David Huynh - Le Salon de La Revue du vin de France

 

Bonjour,


Je suis David Huynh du Salon de La Revue du vin de France qui se déroulera pour sa 5ème édition les 22 et 23 novembre 2014 à l’Hôtel de la Poste Tours & Taxis à Bruxelles.


Notre événement regroupe 50 vignerons exposants sélectionnés parmi l’élite du vignoble français.


Afin de promouvoir au mieux notre Salon, pourrions-nous envisager de bénéficier de visibilité sur votre site (newsletter, agenda, actu, display, jeux concours,…) ?


Pour vous remercier, le Salon de La RVF se ferait un plaisir de vous inviter à cet évènement.


Je reste à votre entière disposition pour tout complément d’informations.


Vous pouvez retrouver notre événement sur : http://salon.larvf.com/fr/#/fr/

 

Très cordialement,

 

David Huynh

Le Salon de La Revue du vin de France

P A R I S • B R U X E L L E S • P É K I N • G E N È V E

http://salon.larvf.com

 

Groupe Marie Claire

10, boulevard des Frères-Voisin

92 792 Issy-les-Moulineaux Cedex 9.

Tel. : +33 (0)1 41 46 86 24

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Jeudi 10 juillet 2014 4 10 /07 /Juil /2014 10:00

C’est l’été je crois, il m’est conseillé d’être léger alors j’obtempère en vous livrant dans un même paquet cadeau une chronique du millésime 2007 « Mini, mini, tout est mini dans notre vie... » link et un article du Huffington. Post  « La minijupe fête ses 50 ans, une libération du corps ou presque »


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Toujours aussi vert je m’insurgeais


« Le préfet Gandouin, doublement célèbre pour être à la fois l'auteur reconnu d'un guide du protocole et des usages et s'être fait débarquer par son Ministre de l'Intérieur, alors qu'il était préfet de la Sarthe, pour propos orduriers à l'endroit d'un preneur d'otages, donne du discours une définition savoureuse « Un discours doit être comme une mini-jupe, suffisamment long pour couvrir le sujet, mais suffisamment court pour retenir l'attention ». Tout ça pour dire, et l'écrire, que ceux qui réécrivent l'histoire des années 60, à l'aune d'une nouvelle pudibonderie, en prêchant pour un retour à l'ordre moral, couvrant au passage les baby-boomers d'opprobre, me gonflent. »


Bref, si ça vous chante lisez ces 2 chroniques un verre de Jasnières du domaine de la Bellivière link à la main.


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« La voilà devenue quinqua, la mini. Elle fête son cinquantenaire ce 10 juillet. Mais en bonne demoiselle, c'est une date qui l'arrange bien. Son vrai jour naissance demeure inconnu. Les historiens de la mode qui s'y sont penchés n'ont pas réussi à dire qui d'une styliste londonienne ou d'un grand couturier français pouvait se targuer d'avoir fait remonter, le premier, un ourlet aussi haut sur les blanches cuisses des femmes. Le 10 juillet semble en tout cas faire consensus pour célébrer sa création.


Mais la minijupe ne fait pas que des heureux, une frange de la population ne voient pas d'un très bon œil cette nouvelle mode: en 1964, la speakerine Noëlle Noblecourt est virée de l'ORTF pour avoir osé montrer ses genoux à l'antenne. Mais les femmes persistent. En France, les meilleures ambassadrices de la mini sont Sheila, France Gall et surtout Françoise Hardy dont la silhouette très mince se prête parfaitement à cette jupe courte. Avec l'avènement de la mannequin Twiggy, la mode est désormais à une minceur dont le culte est toujours vivace. C'est à cette époque, en 1963, que les régimes Weight Watchers font leur apparition. »


La suite ICI link 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU
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Jeudi 10 juillet 2014 4 10 /07 /Juil /2014 00:09

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Fait gris sur Paris, dès je donne deux coups de pédale ça mouille alors que le manque de précipitations dans l’Yonne commence à avoir des conséquences sur les ressources en eau. La préfecture impose des restrictions de consommation. La grêle a de nouveau frappé, chacun y va de son petit couplet, mais rien ne se fait de concret. Chacun pour soi, comme si les remèdes individuels pouvaient être à la hauteur d’une recrudescence des accidents climatiques. Il est vrai que le mot collectif est aujourd’hui un gros mot…


Bref, pas facile d’être vraiment gai par les temps qui courent…


Alors je me force un peu ce matin en sortant de ma musette un petit quizz tiré du livre de Cleo Rocos : « L’art de l’ivresse » chez autrement.


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Mercredi 9 juillet 2014 3 09 /07 /Juil /2014 00:45

Vous me connaissez, depuis j’ai quitté ma loge de Saint-Émilion pour me lancer dans la littérature, j’écris un roman  d’amour, il m’arrive de repenser au bon temps où des gorges profondes glissaient dans ma boîte aux lettres des infos de derrière les tonneaux.


Bref, hier au soir, alors que je tricotais devant la télé, où les grands gars d’Angela, qu’avaient sorti nos pioupious au tour précédent, mettaient une musette à des brésiliens qui semblaient jouer avec des sabots, voilà t’y pas qu’on m’appelle sur Skype.


Je pose mon ouvrage et je décroche.


Qu’apprends-je ?


« Nouveau : des restaurants poursuivent leurs clients qui osent les critiquer. Il faut dire qu’ils trouvent des juges pour leur donner raison. » L'avocat-blogueur Maître Eolas s'étonnait hier soir de la décision du Tribunal de Grande Instance de Bordeaux le 30 juin dernier, qui a condamné en référé la blogueuse « L'Irrégulière » à 1500 € à titre de provision sur dommages et intérêts et 1000 € de frais de procédure (article 700 du code de procédure civile), pour une critique d'un restaurant du Cap Ferret (33).


Ce restaurant avait peu apprécié un post de « L'Irrégulière » titré « L’endroit à éviter au Cap-Ferret » suivi du nom de l'établissement (l'article a depuis été retiré mais est toujours disponible en cache ici link  ) publié en août 2013, et qui apparaissait en première page de Google lorsqu'on tapait le nom du restaurant. Le papier déplorait notamment la désorganisation du service dans l'établissement et l'attitude de la patronne des lieux, qualifiée de « diva ». « Tout ça pour deux apéritifs... à quoi tiennent les guerres » concluait le post, en référence à une sombre histoire d'apéritifs arrivés en même temps que le plat principal (que la blogueuse avait donc renvoyé).


La fin de l’embrouille ICI link


Y’a pas à dire que je me dis notre ex-président a de bonnes raisons d’être vénère, c’est à croire que du côté du TGI de Bordeaux ça devait pioncer en référé.


Franchement, la chronique ne casse pas 3 pattes à un canard, de plus commander des apéros, pire du pastis, au Ferret ce n’est vraiment pas classe et râler parce qu’il n’y a pas de cacahuètes c’est le summum du mauvais goût. 


« Bref. On nous apporte notre vin (froid !) » note la blogueuse, mais que fait le CIVB ?


Si ça vous chante, et si vous vous aventurez au Ferret, allez donc faire la bise à la patronne et donnez-lui le bonjour du Taulier, p’tète qu’elle vous offrira l’apéro ?

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Il Giardino

Adresse : 

71 Bis Boulevard Plage Cap Ferret, 33970 Lège-Cap-Ferret, France
05 56 60 65 22

 

Par JACQUES BERTHOMEAU
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Mardi 8 juillet 2014 2 08 /07 /Juil /2014 10:30

J'écrivais en août 2013 : faut-il mutualiser le risque de grêle ?


En juillet de 2014 plus que jamais la réponse est OUI.


La grêle est un risque assurable qui n’entre pas dans le cadre de loi de 1964 sur les calamités agricoles. Contrairement aux fruits des arbres fruitiers dont la valeur marchande peut être évaluée dans l’état, le raisin destiné à la vinification n’est ni remplaçable dans le cas des AOP (sauf sous conditions dans les grands bassins génériques) ni vraiment indemnisable. L’assurance compense la récolte perdue et assure la trésorerie, mais l’absence de vin pénalise les exploitations, tout particulièrement les vendeurs directs qui ne peuvent honorer leurs ventes auprès de leurs acheteurs habituels.


L’assurance grêle est donc coûteuse pour un retour en cas de sinistre qui n’est pas à la hauteur des sommes engagées sur le long terme. En conséquence beaucoup de vignerons ne s’assurent pas ou ne s’assurent plus, ce qui a pour conséquence de renchérir le coût de l’assurance-grêle du fait de la faiblesse de l’assiette.


Je ne suis pas un spécialiste de l’assurance et je ne vais pas m’aventurer sur une terra incognita. Cependant je me permets de suggérer aux grands dirigeants de nos organisations viti-vinicoles, de concert avec les pouvoirs publics, de mettre sur le chantier la question de la mutualisation de l’assurance grêle en la rendant obligatoire comme l’assurance habitation ou automobile ce qui élargirait l’assiette et permettrait de faire baisser son coût. Coût supplémentaire (à évaluer) certes mais qui permettrait à l’ensemble de la vigne France d’être mieux armée face aux rudesses du climat qui mettent en danger un nombre de plus en plus important de vignerons. Les CVO sont obligatoires alors pourquoi ne pas l’envisager pour couvrir un risque économique qui s’avère de plus en plus fréquent.

 

La chronique ICI link

 

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Mardi 8 juillet 2014 2 08 /07 /Juil /2014 00:09

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Rien n’est pire sur un sujet sensible que d’entonner des couplets horrifiés, outrés, sans avoir pris la peine d’étudier et de mesurer la portée d’une mesure.


L’alcool au boulot ne se réduit pas aux pots dans les bureaux ! Certains chroniqueurs, journalistes, blogueurs réduisent la France à un pays de bureaucrates. C’est assez symptomatique de notre état d’esprit face à ceux qui travaillent encore de leurs mains au dehors : les agriculteurs, les travailleurs du bâtiment… et en usines.


Même si ça déplaît à certains : l’alcool, quel que soit sa provenance, est un facteur de risque très important.


Je parle en connaissance de cause.


Pendant 3 ans j’ai assumé les fonctions de « patron » du site de Gennevilliers pour le compte de la Société des Vins de France, 600 salariés dont les ouvriers et ouvrières des chaînes d’embouteillage et  de conditionnement, des caristes, et 125 chauffeurs-livreurs. Donc grosso-modo 70 % du personnel.


Des alcooliques il y en avait comme dans tout groupe humain avec dans le cas d’espèce un facteur aggravant : le produit a portée de mains.

 

Dans le domaine de la sécurité des travailleurs j’avais une obligation de résultat et je savais pertinemment qu’en cas d’accident je serais tenu pour responsable. Hormis la responsabilité juridique il y a aussi celle qui relève de sa conscience personnelle.


Je puis vous assurer que ce fut pour moi et mon encadrement un souci quotidien que de lutter contre les prises d’alcools en des points clandestins, au bar du local syndical (le petit jaune, nous étions filiale du groupe Pernod-Ricard), le vin à la cantine… J’ai dû, à la demande de son épouse, avec l’appui de la section CGT dont il était membre, licencier un technicien de l’entretien qui mettait sa vie et celle des autres en danger.


Aucun accident n’est survenu au cours de ces 3 années (nous travaillions en 2 postes, et celui de nuit était de tous les dangers) mais vous comprendrez mon irritation de lire la prose de certains qui n’ont jamais mis les pieds dans une usine et qui poussent des cris d’orfraies sur un sujet aussi grave.


En effet, pour les fameux pots dans les bureaux le nouveau décret ne change rien car il indique que les entreprises françaises peuvent désormais « restreindre la consommation de boissons alcoolisées » dans les locaux de leurs établissements. »


Pouvoir n’est pas devoir !


Les chefs d’entreprise pourront, et beaucoup le feront pour entretenir une bonne ambiance au travail, autoriser l’organisation de pots.


C’était déjà le cas.


Comme le  décrypte Michel Ledoux, avocat au cabinet Ledoux et associés « Ce décret est une réponse au Conseil d’Etat qui, dans un arrêt de novembre 2012, avait interdit, en référence au Code du travail, les interdictions générales et absolues d’alcool au travail ».


En effet jusqu’ici, survivance de la gamelle des travailleurs manuels, « Aucune boisson alcoolisée autre que le vin, la bière, le cidre et le poiré n’était autorisée sur le lieu de travail », se contentait en effet de préciser le Code du travail.


Quels en étaient les conséquences pour l’employeur ?


En matière de sécurité, celui-ci a une obligation de résultat. C’est-à-dire qu’il doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé de ses salariés.


En tant qu’employeur, vous pouviez édicter des règles plus strictes que celles prévues par le Code du travail. Ainsi, vous pouviez encadrer, restreindre l’introduction et la consommation d'alcool, voire l'interdire totalement en le précisant dans le règlement intérieur (ou une note de service à défaut de règlement intérieur).


Mais comme le précisait une décision du Conseil d’Etat, ces restrictions aux libertés individuelles et collectives introduites dans le règlement intérieur devaient être justifiées par la nature de la tâche à accomplir, proportionnées au but recherché.


Les restrictions ou l’interdiction générale et absolue d’alcool au travail devaient être notamment justifiées par des impératifs de sécurité, une situation de danger ou de risque.


Michel Ledoux   précise que « Cette évolution va dans le sens de l’histoire, estime maître Ledoux. Ce texte s’inscrit en outre dans le cadre de la jurisprudence de la Cour de cassation, qui impose à l’employeur une obligation de prévention de résultat de lutter, le plus en amont possibles, contre tous les risques professionnels. »


Avec ce nouveau décret les limitations et les interdictions devront être proportionnées au but recherché… notamment prévenir un risque d’accident, protéger la santé et la sécurité des travailleurs qui, par exemple, occupent des postes où la consommation d'alcool n'est pas sans risque (conducteur, travail en hauteur, manipulation de produits dangereux, etc.)


Je rappelle que la prise d'alcool dans un contexte professionnel est surtout constatée pour les professions les plus pénibles physiquement : bâtiment, agriculture, manutention et les professions en rapport avec le public…


Le Moniteur des TP écrit :


« Donner aux employeurs les moyens d’assumer l’obligation de sécurité de résultat pour protéger la santé et la sécurité des salariés. C’est l’objectif du décret du 1er juillet 2014, qui permet aux entreprises de limiter voire d’interdire, dans le règlement intérieur, la consommation d’alcool au travail. Une mesure qui devrait réjouir les DRH du BTP, dont certains se désolaient de ne pouvoir modifier leur règlement intérieur en ce sens.


Le secteur est d’ailleurs concerné en première ligne. D’après une étude de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) de 2012 sur les consommations de substances psychoactives en milieu professionnel, le BTP arrive en tête pour l’alcool. Ainsi, 32,7 % des actifs de la construction boivent six verres ou plus, lors d’une même occasion, au moins une fois par mois. »


Défendre une juste cause, et j’en suis depuis fort longtemps, n’autorise pas à proférer des contre-vérités ou à jouer les hypocrites. Dans le cas présent ceux qui crient que c’est une victoire des prohibitionnistes se trompent et pire ils leur donnent des armes pour nous traiter d’irresponsables.


Il aura toujours et encore des pots au boulot, à chacun de prendre ses responsabilités, qui peut s’en plaindre ?


Pas moi !

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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