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 Vin&Cie,    

 

l'espace de liberté

   

 

Chaque jour, avec votre petit déjeuner, dans ce petit espace de liberté, une plume libre s'essaie à la pertinence et à l'impertinence pour créer ou recréer des liens entre ceux qui pensent que le vin c'est " un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes..." Bon appétit ! Diffusez le message autour de vous. 

 

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J'ai ressorti une vieille photo de mon jeune collaborateur dans les vignes du seigneur pour implorer la clémence du dieu soleil... 

 

 

 

 

 

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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 11:00

Charles-Henri est un homme cultivé et lettré : 4 fautes en une seule phrase « Le plateau de fromages, Comté, Epoisse, Mont d'Or, Reblechon, Maroil et Valencay, sous cloche, nous fera grande et belle impression ! De l'odorant, du ragoutant et de l'alléchant ! » dans sa chronique du dimanche 5 mai 2013 au restaurant La Traversière - 75 012 Paris 40, rue Traversière Note : 13/20.


Dans son inimitable blog L'instant Resto « Gastronomique, et Hôtelier, Conçu, Proposé et Animé par Charles-Henri Orliac, Chroniqueur – « Appréciateur » Gastronomique et Hôtelier Indépendant » – sévit toujours sur la Toile avec ses critiques ampoulées qui débouchent sur le vide de l’absence de tout commentaire. Le blog se dit sélectionné par Libé-Food mais n’y apparaît jamais dans le top.


Je suppose que notre homme met toujours en pratiques les « bonnes pratiques » dont il est fier, qu’il joue toujours collectif comme au bon temps où il fit une irruption épistolaire remarquée sur la Toile par les bons soins de l’ami Bruno Verjus. Depuis, Oncle CHO est retombé dans les ténèbres extérieures.


Alors pourquoi lui  consacrer une chronique ?

 

Pour deux raisons :


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1-      Pour vous faire part de l’audience de son blog dans le classement TOP BLOGS - GÉNÉRAL – et GASTRONOMIE de MAI 2013 d’EBUZZING

 

2-      Pour poser la question aux restaurateurs qui « accueillent » ce cher CHO dans les conditions que l’on sait pourquoi le faites-vous ? Qu’en espérez-vous eu égard à ce que ce blog est un zombi sur la Toile ?

 

En effet,  L'instant Resto le  site le plus visité en France occupe la 13 566ième place au classement Général et la 932ième dans la catégorie Gastronomie

 

A titre de comparaison les blogs de deux chroniqueurs culinaires reconnus : Gilles Pudlowski et François Simon : « les pieds dans le plat » et « Simon Says » se situent ainsi dans le classement :

 

Pour le premier « les pieds dans le plat » : 727ième au Général et 132ième dans la catégorie Gastronomie

 

Pour le second « Simon Says » : 3174ième au Général et 450ième dans la catégorie Gastronomie.

 

Bien évidemment, ces deux critiques sont d’abord et surtout des critiques papier et leur blog n’est présent sur la Toile que pour « chasser » une nouvelle chalandise et leur permettre de mieux coller à l’actualité. Tel n’est pas le cas de notre Oncle Cho, qui doit sans doute exercer une autre activité pour vivre. Mais là nous pénétrons dans une zone grise où seuls ceux qui ont eu l’occasion de croiser l’Oncle CHO peuvent s’exprimer. Ils l’ont fait auprès de moi à titre privé… Que voulez-vous c’est la vie que l’on vit et Charles-Henri peut continuer à se vivre comme un grand de la Gastronomie, au moins il se nourrit ce qui n’est pas le cas des pauvres critiques de cinéma, de musique ou de livres. Du côté des vin CHO se contente de les citer : c’est moins risqué.

 

Celles et ceux d’entre vous qui souhaiteraient mieux connaître la vie et l’œuvre de Charles-Henri Orliac Chroniqueur – « Appréciateur » Gastronomique et Hôtelier Indépendant » peuvent faire appel au Taulier qui se fera un grand plaisir de vous communiquer tous les liens nécessaires. Sur la Toile rien ne se perd, rien ne se créé, tout reste virtuel.

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 00:09

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C’est le Nhon Keizai  Shimbun de Tokyo qui l’annonce : « Il se peut qu’un jour on ne puisse plus manger de sanuki udon [plat traditionnel japonais composé de nouilles plongées dans un bouillon] link  La quasi-totalité du blé utilisé pour leur fabrication est produite dans l’ouest de l’Australie, où les surfaces dédiées à cette variété diminuent massivement »

 

Ma référence en matière d’art culinaire au Japon est Naomichi Ishigelink. Que nous dit-il sur ces fameuses nouilles ?


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« Les nouilles, un mets on ne peut plus ordinaire, sont peut-être le plat le plus représentatif des différences gastronomiques qui existent entre les régions du Kantō et du Kansaï » Des barrières douanières ayant été installées depuis longtemps sur le route Tōkaidō qui longe le Pacifique, on a fait rapidement la distinction entre la grande région qui étaient à l'Ouest de celles-ci, Kansai, et celle qui était à l'est, Kantō. Aujourd'hui, le Kansai, désigne la grande région d'Ōsaka, Kyōto et Kōbe. Quant à la région du Kantō, c'est bien évidemment celle de la mégalopole formée essentiellement par Tōkyō, Kawasaki et Yokohama. « Il ne s'agit pas là de "régions" dans le sens administratif du terme, mais plutôt historique, économique, commercial et surtout culturel (…) une très grande majorité de Japonais considèrent que « l'âme » du Japon est plutôt à trouver dans le Kansai. »


« En effet, il existe une grande variété de nouilles au Japon mais celles que l’on consomme le plus fréquemment sont les udon et les soba. Les udon sont des nouilles longues et épaisses à base de farine de blé ; les soba sont des nouilles longues et fines à base de farine de sarrasin et de blé. Ces deux sortes de nouilles sont bouillies et servies dans le même type de soupe. Une fois cuites, les udon sont blanches et moelleuses, alors que les soba sont brunes et de texture granuleuse. »


Le modèle établi voudrait que les soba soient les nouilles favori à Tokyo et dans la région du Kantō alors que la région du Kansaï est considérée comme le territoire des udon. La réalité est plus complexe… »


Pour les habitants du Kansaï « la couleur noirâtre des soba est bien moins appétissante que la douce blancheur des udon et en plus, le bouillon des soba leur semble trop salé. »


Pour les habitants du Kantō au contraire « le bouillon à base de sauce de soja usu-kuchi qui accompagne les udon est trop léger et sans saveur. De plus, les nouilles udon sont si épaisses qu’il  est impossible de les avaler d’un coup et la façon dont les gens du Kansaï mordent dans leurs nouilles est considérés comme vulgaire. »


Sachez-le les Japonais sont à l’endroit des pâtes « d’une exigence maniaque, qu’il s’agisse de spaghettis italiens, de nouilles chinoises (râmen), de pâtes à base de farine de sarrasin (soba) ou de blé (udon). Du côté des cuisiniers, on en ferait presque un art, à l’instar du thé. »


Après cette mise en bouche revenons au péril qui menace les nouilles japonaises


« L’Australian noodle wheat [ANW, blé à nouilles australien], un blé à la texture moelleuse qui entre pour environ 60 % dans la composition du mélange de blés utilisé pour les udon, est un produit de niche pour les agriculteurs australiens. Mais son prix de vente à la tonne était en 2011 inférieur de 25 dollars australiens [20 euros] à celui des deux variétés qu’achètent la Chine et les pays d’Asie du Sud-Est.


En 2011 cette proportion est tombée à 12 %, et il semble qu’en 2012 elle ait encore diminué. Inquiets, des représentants du ministère de l’Agriculture japonais et les professionnels concernés rendent chaque année visite aux cultivateurs australiens à l’époque de la récolte pour leur demander de poursuivre la production, mais la tendance ne change pas »


L’Australie, dont la moitié des terres arables est cultivée en blé, était en 2011 le troisième exportateur de blé dans le monde après les Etats-Unis et l’Union européenne. Elle est le deuxième fournisseur du Japon après les Etats-Unis, avec 20 % des importations nippones de blé toutes variétés confondues. La menace vient de la Chine « entre janvier et octobre 2012, l’Australie a exporté 2,26 millions de tonnes de blé en Chine, soit trois fois plus qu’en 2011. »  Comme sur toutes les matières premières agricoles la demande chinoise fait exploser les marchés, tout particulièrement pour les céréales afin de satisfaire la consommation humaine, mais aussi celle du bétail, du fait de l’augmentation de la consommation de viande. L’arbitrage quantité/qualité joue au détriment du Japon.


« La Chine ne se montre pas seulement combative sur le plan des importations ; elle s’emploie aussi à acquérir des terres agricoles australiennes. A la fin de l’année dernière, a rapporté la presse locale, une entreprise affiliée au Beidahuang Trade Group, un grand organisme de production et de négoce agricoles de la province du Heilongjiang, le plus important de Chine, a acquis 23 000 hectares de terres d’excellente qualité dans la Weatbelt « ceinture céréalière », en Australie-Occidentale. »


Pour lire l’article « Menace sur les nouilles japonaises » c’est ICI link


À Paris si vous souhaitez déguster les meilleurs udon allez au restaurant Sanukiya 9 rue d'Argenteuil, 75001link 

 

Que boire avec vos udon ?

 

Bien sûr on peut opter pour du thé, chaud ou froid, ou pour une bière japonaise. Mais votre Taulier lui vous propose d’opter soit pour du saké, soit pour un vin nature d’Inoué Mito vigneronne à Chanonat 63450. Enthousiaste, un fan écrivait « Une vigneronne japonaise en Auvergne!... Ça vous en bouche un coin, n'est-ce-pas ? Et, en plus, elle réalise des prodiges travaille de la façon la plus naturelle possible et n'utilise aucun intrant. Le résultat est remarquable, mais hélas si rare… » En effet, notre vigneronne nippone produit peu de flacons. J’ai acquis en son temps 2 de ces précieux flacons : Chicci un gamay et la cuvée Genki des raisins de roussanne achetés en Ardèche pour être vinifiés en Auvergne, aussi floral que friand et tendu.


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Du côté du saké sur lequel je n’ai pas encore chroniqué car je ne suis pas encore au bon niveau pour le faire, je vous propose la belle préface de Toshiro Kuroda au livre de Laurent Feneau « Sakés » chez Argol 13€.


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En guise de préface

Le saké n’est pas

Le saké n’est pas un brûle-gorge.

Il ne tord pas les boyaux non plus.

Le saké n’est pas à être servi dans une coupelle à double fond,

au personnage poilu.

Il n’a donc pas besoin de serveur asiate aux grands sourires.

 

Le saké n’est pas un spiritueux

Il n’a pas, s’il est bien fait, de distillat d’alcool.

Le  saké n’est pas destiné à la fin du repas.

Il ne choisit donc pas le moment pour être bu : avant, pendant, après et entre-temps.

 

Le saké n’est pas difficile pour la température.

Il ne déteste pas être tiédi, ni ne refuse à être servi frais.

Parce que le saké n’est pas boisé, il ne contient pas de tanin.

Il n’a pas non plus l’acidité saillante de tartrique.

 

Le saké n’aime pas, comme une jeune fille, le temps qui passe.

Il ne vieillit que difficilement, sauf quelques exceptions, qui, elles,

ne détestent pas la marque des ans.

Le saké n’a pas de terroir, puisque le riz, sa matière, aime voyager.

Il ne dépend pas du lieu, sauf pour l’eau de roche à qui il essaie de ressembler.

 

Le saké est cependant tout un monde de saveurs, que Laurent a su si bien décrire.


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 12:00

Qui c’est qu’a dit, comme m’sieur Gotti, que j’aimions point la Bourgogne. C’matin je cause de la maison Latour de Beaune et juste avant la méridienne je fais de la réclame pour « quatre boxeurs de poésie qui ne flanchent pas devant le mythe, plus qu'un hommage, ils se glissent avec amour et insolence dans les mots de Gainsbourg et plus précisément sur sa période jazz. Humour, dérision et surtout émotion sont une fois de plus au rendez-vous. C'est d'une classe et d'un talent fou. »  le Quartet Gevrey Chambertin.


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« Gainsbourg, moi non plus » c’est du jeudi 9 mai 2013 au dimanche 30 juin 2013 à L'Européen 5, rue Biot dans le 17e Paris link 

Zoon Besse : le chanteur

Pierre Marie Braye Weppe : violon et guitare

Dany Rizo : Contrebasse

Gaetan Pantanella : guitare


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« La gageure est osée : comment faire du Gainsbourg sans l'imiter, mais aussi sans l'affadir ?Ils le font, et de quelle manière ! Zoon Besse, le chanteur, a le timbre de voix (tout le monde le dit) de Gainsbourg. Cet attribut le sert, il n'en fait pas son fonds de commerce. Pareil pour la gestuelle et l'expression : il sait esquisser un geste, une mimique, qui suggèrent le personnage, sans en rajouter. Il est un interprète, dans toute sa noblesse, il donne son ton à une chanson. »

« Une mise en scène efficace, une énergie débordante, entre musique et théâtre, entre cabaret et grand concert, ça joue du tonnerre, c’est généreux... C’est beau !

Un vrai beau spectacle sur Gainsbourg et ses chansons… un vrai beau spectacle tout court... »

Joël

 

Un aperçu musical ICI link 


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : les afterwork du taulier
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Vendredi 10 mai 2013 5 10 /05 /Mai /2013 00:09

Cher Louis-Fabrice Latourlink ,

 

Au tout début d’avril, sur les coups de 5 heures de l’après-midi, je reçu un courrier – presqu’un poulet - Billet doux [Ancien]. Synonyme de lettre – d’une de vos cousines, Bénédicte Poisot,  émigrée dans le Perche, à Moutiers-au-Perche précisément où, avec toute la famille, elle élève des vaches charolaises et des volailles. Que me disait donc cette Bourguignonne d’origine ? Tout d’abord pour éclairer ma lanterne : que Louis-Fabrice Latour venait de lui donner mes coordonnées. Très gentil de votre part me disais-je ! Et puis elle m’indiquait « Nous élevons une poularde, volaille à maturité, la Poularde de Culoiseau que nous distribuons chez de grands restaurants et bouchers. » Pensez bien Louis-Fabrice que le taulier, tel un bon vieux cheval de trait – j’oserais même écrire un percheron – par l’odeur de belle et bonne avoine alléché sentait ses papilles frétiller. Votre cousine poursuivait « Nous avons eu le désir d’associer les vins de la maison Latour à nos poulardes à l’occasion d’un déjeuner de Presse chez Senderens. C’est une mise en commun des compétences familiales magnifiées par le chef Jérôme Banctel  que nous vous proposons de découvrir. »


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Vous me connaissez Louis-Fabrice, si l’on me prend par le flanc des bons sentiments je suis toujours partant. C’est donc avec un réel plaisir, et beaucoup de curiosité que j’ai accepté l’invitation de Bénédicte Poisot. J’adore la volaille, c’est un marqueur de mon enfance, le visage de ma mémé Marie et de sa basse-cour un peu anarchique. « Mon petit gars as-tu pensé à barricader le poulailler ? » me disait-elle. Bien sûr que oui car de les voir ainsi toutes « accoumussées » (serrées les unes contre les autres) sur le perchoir dès que le jour baissait me procurait un sentiment de paix, c’était le rythme naturel du temps. L’odeur du poulet rôti et la douceur de la poule au riz font partie intégrante du socle de ma culture culinaire.


Bien évidemment, l’alliance de la Poularde de Culoiseau et des vins de vos propriétés Louis-Fabrice, chez Senderens de surcroît, me hissait sur les hauts-plateaux de la haute cuisine  française. Mais, comme je m’en doutais, la réception fut sans façon, sans tralala, simple et de bon goût, chaleureuse et familiale. Benoît, le mari de Bénédicte, leur fille étudiante, étaient là accueillants et heureux de nous présenter le fruit de leur travail. Vous Louis-Fabrice n’étiez point des nôtres, et je ne vous en fait pas le reproche car je crois que vous étiez chez nos « amis » anglais à faire votre commerce, ce qui pour un grand négociant bourguignon, président de la Fédération des Exportateurs est dans l’ordre des choses.


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Le déjeuner fut de grande classe par l’excellence de ses mets et de vos vins, mais je ne vais pas tomber dans le travers de certains de mes collègues, qui se prennent pour des chroniqueurs gastronomiques, et vous allécher par une description chantournée des mets. Pour moi un  repas, même de presse, reste un lieu de conversation et de convivialité. Tel fut le cas du déjeuner du 18 avril qui allia la haute cuisine, des vins de haut vol et une atmosphère conviviale, décontractée, permettant d’échanger sans se cantonner à des commentaires sur les vins et les mets. Pour tout vous dire, Louis-Fabrice, je me suis senti l’invité de vos cousins comme chez eux dans cette belle campagne du Perche verdoyante et si représentative de cette France à la Vidal de La Blache que j’aime tant.


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Les mots ont de l’importance. J’y attache une grande importance car ils sont tant et tant galvaudés par les petites plumes des communiqués de presse que de lire en en tête de la belle brochure de présentation des poulardes de Culoiseau : Éloge de la lenteur excite grandement mes neurones, me fait pressentir que chez les Poisot l’authenticité n’est pas un mot galvaudé. Le temps, prendre le temps de laisser au temps d’accomplir son œuvre : ici des « volailles bien faites ». Ce temps qui est de l’argent nous le compressons insoucieux des rythmes biologiques : les poulardes de Culoiseau au plumage roux et aux pattes blanches, sont issues d’une souche ancienne à la croissance lente. Elles sont élevées jusqu’à leur maturité sexuelle, 4 mois, ce qui leur confère une chair persillée, dense, fine et savoureuse. Le bien-manger des poulardes de Culoiseau est issu des céréales cultivées sur l’exploitation des Poisot. Ce sont des agriculteurs, des éleveurs et des commerçants, ce que l’on nomme dans le jargon une TPE.


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Que puis-je vous dire de plus ?


-          Tout d’abord allez visiter le site, c’est simple et de bon goûtlink 


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-          Pour ceux qui n’y irait  pas un peu de géographie « Installé sur les bords de la Corbionne, Moutiers au Perche est un des villages les plus anciens du Perche. Ce ravissant petit village est accroché à la colline du Mont Harou. Il a abrité au VIème siècle la plus ancienne communauté monastique du Perche, fondée par Saint Lhaumer. Cet ermite venu de Chartres a évangélisé les habitants de la forêt qui couvrait alors tout le Perche. Aujourd’hui, ce village d’éleveurs, d’artisans et de cultivateurs de 500 habitants a su conserver une image forte et est classé parmi les plus beaux villages de France. Les chemins de randonnées y sont très nombreux. Un des chemins remarquables est le chemin du « Gué de Culoiseau » qui depuis le centre du bourg, passe devant l’église, gravit le mont Harou et traverse la forêt. C’est dans cet environnement magnifique, dans un panorama admirable, que nous abritons depuis un demi-siècle le cœur de notre élevage. »


-          J’adhère en tant que Secrétaire-Perpétuel autoproclamé de l’ABV  à ce que « La Poularde de Culoiseau est l’héritage de la «volaille du dimanche», à la fois tendre et goûteuse, croustillante et juteuse. À partager tout simplement »


-          Pour « les parigots tête de veau » vous la trouverez : • Boucherie de l'avenir 51, rue du rendez-vous 75012 Paris - 01 43 43 72 80 - • Boucherie Yves Marie Le Bourdonnec 172, avenue Victor Hugo 75016 Paris - 01 47 04 03 28 • Boucherie le Coq Saint Honoré 3, rue Gomboust 75001 Paris - 0142 61 52 04

 

- Que le Corton Grand Cru 2003 « Château de Grancey » était grand et je lui ai fait grand honneur n'en déplaise aux modérés...


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Voilà, cher Louis-Fabrice, ce petit mot pour vous dire merci de m’avoir fait convier à ce déjeuner chez les Poisot, ce dont je suis ravi. Je profite aussi de cette lettre pour renouveler à la famille Poisot mes encouragements et mes félicitations pour leurs volailles bien faites. Avec eux le terroir reprend de sa consistance, de sa substance humaine, cette main qui fait, qui fait bien et qui permet, bien plus que le verdissement de la PAC chère aux gris bureaucrates de Bruxelles, de faire vivre nos belles campagnes, de les entretenir comme un vaste jardin, mosaïque de territoires boisés, enherbés, cultivés et de villages bien tenus et encore peuplés. L’emploi commence par l’infiniment petit, ces mailles fines qui sont la trame de nos pays.


Bien à vous.

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 12:00

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Chers deux amis, grands amoureux du vin et autres plaisirs masculins,


Je sais vous n’êtes en ce pays qui se dit catalan que des branches rapportées, des émigrés, mais comme vous vous êtes bien intégrés dans le paysage de ce département cher à mon cœur vous vous devez de m’informer des grands sujets qui l’agitent. Bien sûr, de temps en temps, notre ami Léon nous conte des histoires d’échanges sur le bord des routes mais là, alors qu’il s’agit d’une drôle de route, dite route neutre, pas un mot sur la violation du Traité des Pyrénées qui n’est pas un simple bout de papier mais le fruit de la victoire de la France sur l’Espagne (ce n’est pas du football, rassurez-vous) en 1653 où après la bataille des Dunes Louis XIV conclut la paix avec Philippe VI.

 

L’article 42 de ce vieux traité prévoyait « le partage des villages de Cerdagne, région jusque-là espagnole, entre les deux pays. Les villages d’accord… mais les villes ? C’est donc au prétexte que le traité ne parle pas des villes que les commissaires chargés d’appliquer les accords sur le terrain laissent Llivia à l’Espagne. Mazarin, qui a pourtant négocié le traité, s’en étonnera plus tard lui-même.» Convenez-en Mazarin ce n'est pas Raffarin, c'est du lourd tout de même.


Vous allez vous exclamer : putain le Berthomeau faut toujours qu’il  étale sa culture comme la confiture sur sa tartine. Pour tartiner, je tartine, mais de culture que nenni : je lis. Comme vous le savez je suis friand de petits livres que je peux glisser dans ma poche. C’est moins encombrant et moins lourd qu’un litron et ça fait moins pochtron pour la maréchaussée qui serait capable de me contrôler positif sur mon beau vélo.


Donc, rue des Écoles, j’ai fait l’acquisition d’un petit opus d’Olivier Marchon « Le Mont Blanc n’est pas en France ! et autres bizarreries géographiques » au Seuil 14,50€ avec la ferme résolution de vous titiller sur la guerre des stops qui a fait rage entre 1973 et 1983 du côté de Llivia, enclave espagnole en territoire français.  En effet, depuis 300 ans, une route française est déclarée « neutre » et réservée à la circulation des espagnols. Mais, « en 1973, la France décide de déclasser cette route : de « nationale », elle devient « départementale ». La bien française nationale 20 qui coupe la route déclassée devient alors prioritaire : on fait installer des stops ». Mais les Espagnols ne supportent pas de devoir s’arrêter sur leur route et font disparaître les panneaux. La guéguerre dure dix ans, pendant lesquels un nombre indéterminé de stops tombent au champ d’honneur. En 1983, enfin, on décide la création d’un viaduc et d’un échangeur : les routes ne se croisent plus, l’honneur des deux nations est sauf. »


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Sauf que le goût immodéré des Ponts&Chaussées Français pour les ronds-points ne déterre la hache de guerre entre les deux parties. En effet, que lis-je dans la Dépêche du 6 mars 2013 « Llivia, l'enclave catalane qui empêche les ronds-points de tourner en rond »link ?


« Les habitants de Llivia, conseil municipal en tête, estiment que ce projet porte atteinte à l'esprit même du traité des Pyrénées. «Dans le traité, il est dit que la ville de Llivia doit bénéficier d'une liaison directe et sans obstacle avec l'Espagne. Or, pour nous, installer un stop sur la route neutre, c'est bafouer le traité des Pyrénées. Voici quarante ans, les habitants de Llivia se sont battus contre une première tentative de l'administration française. Cela s'était soldé par la guerre des stops. Les panneaux étaient enlevés la nuit et les automobilistes ne les respectaient pas», raconte Silvia Orriols Palmero, la jeune maire de Llivia. Elle redoute un soulèvement populaire et des routes barrés, lorsque, dans quelques semaines, le chantier du double rond-point avec stop va démarrer sur la fameuse route neutre D68/N154 tantôt espagnole, tantôt française. Et elle en appelle à la commission internationale des Frontières. »


Comment n’avez-vous pas eu le réflexe de porter cette importante et douloureuse affaire à mon attention pour que je puisse aller interpeler Manuel Valls qui, de par ses racines catalanes se serait penché sur cet épineux dossier pour le régler ? J’en reste pantois. Si le Pousson l’avait su lui pour sûr qu’il aurait rameuté ses fans et ses « fanettes », la moitié de la blogosphère, son copain Nicolas,  pour apporter son soutien aux 1 388 habitants de Llivia et à sa jeune maire  Sílvia Orriols Palmero. Même qu’il serait venu sur son beau vélo à la rencontre des révoltés. Et vous, qu’avez-vous fait ? Rappelez-vous la révolte des soutifs à Banyuls link bien sûr beaucoup mobilisatrice, plus attractive que celle d’un petit peuple opprimé par le rouleau compresseur de l’Administration.


Pour vous faire pardonner, même si je peux comprendre que vous n’en ayez rien à péter du Traité des Pyrénées, je vous demande de me tenir informer de l’évolution de cet épineux dossier. En effet, mes services me signale qu’outre le tabac le vin n’y est pas cher link mais de quels vins s’agit-il ? Pourriez-vous éclairer ma faible lanterne ?

 

Bien évidemment cette affaire ce n'est pas Marignan 1515 cher à nos coeurs mais ça vaut tout de même un bon coup de carignan pour ma pomme.

 

Merci par avance, chers amis, pour votre contribution à la résolution des graves conflits qui troublent la bonne marche de notre joli monde mondialisé ?

Je vous embrasse.

Un taulier qui a négocié avec le petit père Rocard l’entrée de l’Espagne dans ce qui était alors la Communauté Européenne, à Llivia y sont restés sans doute sur le palier.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 00:09

La question est posée dans le Monde : « un jour férié en moins pour améliorer la croissance ? »link Dans ce domaine nous ne sommes pas les champions d’Europe car nous nous situons dans la médiane à la 7e place en compagnie de la vertueuse Suède. Notre problème c’est le mois de mai où nous faisons du cumul avec 3 ou 4 jours fériés selon les années. En 2013 on fait le plein avec le 1, le 8 mai, l’ascension et le lundi de la Pentecôte avec en prime que l’ascension est le 9 et que comme c’est toujours un jeudi ça vous offre un grand Pont. Tout ça c’est la faute de la religion, du calendrier liturgique bien sûr.


Ma petite virée dans Paris le 8 mai me prouve au moins une chose c’est que les jours fériés font marcher le commerce : tout était ouvert, les terrasses pleines et je suis persuadé que les hôtels de la côte normande ou d’ailleurs sur la mer étaient complet. Consommez qui nous disent ! L’effet sur la production des jours fériés, selon les jours fériés, est à relativiser, puisqu'il est compensé dans le temps par les entreprises. De plus, cette année, les ponts de mai tombent pendant les vacances de printemps des zones A et C.


J’en reviens à la religion catholique et romaine qui ce 9 mai fête l’Ascension du Christ ressuscité. Je suppose que les églises sont aussi bondées que les hôtels de la côte. Rien n’est moins sûr, alors pourquoi nous accorde-t-on une journée de congé ? Pour autant suis-je ou non partisan de la supprimer ? Non, je pose simplement la question car je n’ai rien contre les traditions à la condition que ceux qui se disent majoritaires quand il s’agit de nous bassiner avec leur attachement indéfectible au sacrement du mariage m’expliquent pourquoi ils ne sont pas tous à la messe en ce jour en ce jour de l’Ascension ?


Comme le sieur Benoît Duteurtre, dont je vais vous causer dans un instant « je ne suis pas un laïcard pressé de provoquer ni de ferrailler. Les blasphèmes ne m’amusent guère. Tout excessive passion pour la question religieuse, y compris sur le mode de la provocation, me paraît vaine. »


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Faut que je vous explique ma référence : dans ma dernière razzia de livres j’ai acheté son dernier opus « Polémiques » chez Fayard 17€ non pour son titre, ni pour sa couverture illustrée par un dessin de Sempé mais parce qu’après l’avoir feuilleté et lu des passages en diagonale les questions posées m’intéressaient. Que Benoît Duteurtre me pardonne je n’avais jusqu’ici rien lu de lui et j’ignorais jusqu’à son existence mais, même s’il était en culotte courte en mai 1968, j’avoue une grande proximité avec lui. Certes il voit des poussettes partout, dans les cafés et les restaurants, nous ne devons pas  fréquenter les mêmes les miens sont exempts de moutards à 4 roues, mais je suis raccord avec lui quand il s’insurge contre l’invasion des poussettes dans les transports en commun. « Les autobus sont de plus en plus encombrés par les voitures d’enfant. Dans le métro, certaines mamans n’hésitent pas à bloquer l’entrée d’une rame avec leur engin qui occupe 4 places, et au milieu duquel l’enfant sacré. » Comme je ne suis pas un grand adepte des transports en commun j’en souffre moins que lui mais là encore ce cher Duteurtre voit des vélos partout sur les trottoirs. Faut pas pousser pépé dans les chiottes, certes des ducons et des duconnes font tout et n’importe quoi : l’autre soir un vélibiste s’est payé tous les feux rouges devant moi qui me suis arrêté. Nous sommes arrivés ensemble. À trop vouloir prouver il affaibli sa démonstration. Ma pratique de 30 ans de vélo sur le macadam parisien me fait constater que les piétons scotchés à leur téléphone cellulaire et les gros culs sur scooters à gros moteurs sont de vrais dangers publics pour moi qui, pour rester en vie, a toujours adopté une pratique de paisible cycliste. Et je ne suis pas Vert.

 

Bref, je ne vais pas polémiquer avec lui à propos de sujets mineurs car sur d’autres questions plus importantes il prend des positions courageuses et argumentées. Nul besoin d’être complètement en accord avec lui, ce qui est mon cas, pour dévorer son livre d’une seule traite, ce que j’ai fait au cours des 7h30 que j’ai passé dans le Téoz de la SNCF Paris-Clermont-Ferrand-Paris dans la même journée. Comme Duteurtre je considère qu’Houellebecq est le grand écrivain de sa génération et que les livres d’Angot me tombent des mains, mais contrairement à lui je ne fume pas de joints.


J’en reviens à la religion en mettant mes lignes dans les siennes avec « Dieu contre-attaque »


Que nous dit-il ?


Que la plupart  de ses amis et lui ont cessé de fréquenter les églises à 14 ans et n’y pensaient plus mais que depuis un temps difficile à dater précisément, dans son entourage amical, il constate un retour en force de la religion sous ses trois formes monothéistes : catholique, musulmane et judaïque. Il dit pouvoir comprendre « mais pas au point de réciter son chapelet ou d’ingurgiter la sainte communion » ou de s’accrocher à des croyances primitives, des images naïves et  sentimentales » érigées en vérité absolu alors qu’il n’y voit que « fariboles et calembredaines. »


Comme lui le « retour au religieux » me laisse sceptique et désemparé.


« Ce que je ne puis comprendre – au risque de passer pour un esprit buté – c’est le retour à la lettre de la religion, cette soudaine fascination pour les textes sacrés, cette foi du charbonnier dans les figures et dans les rites, quand l’esprit moderne nous enseigne précisément que ce sont des imageries locales, dont le sens, aux âges anciens de l’humanité, n’est plus compatible avec nos connaissances. Je ne dis pas que la science élimine le sentiment religieux ; mais elle rend moins sérieux les vieux catéchismes ; d’où ce côté absurdement fanatique des nouveaux dévots : dans les collèges évangélistes où l’on ne veut plus entendre parler de Darwin, dans les écoles islamistes où chaque détail du Coran passe pour une vérité indiscutables, ou chez les juifs bondieusards qui semblent traverser l’existence en vase clos. »


Que s’est-il passé, alors que dans les années 60, les intellectuels partageaient une « même pensée universelle, dédaigneuses pour les croyances archaïques ».


-           pour qu’aujourd’hui, trente ans après, le moindre philosophe, revenu de ses idées gauchistes, nous tartine des volumes sur son attachement au judaïsme comme fondement de son identité ? 

-          Pour que d’excellents romanciers, au regard aigu sur le temps présent, mettent en avant leur foi chrétienne ? 

-          Pour que tant de jeunes français des « quartiers », et jusqu’aux stars su  football, aillent trouver leur supplément d’âme dans les mornes litanies de l’islam ?


Comme Duteurtre j’ai toujours honni les superstitions et les bondieuseries


« Aujourd’hui, les superstitions sont partout de retour ; la religion exige le respect jusque dans ses balivernes, incluant les jours de jeûne, les piscines réservées aux femmes, les régimes alimentaires qui  obligent les compagnies aériennes à jongler avec les plateaux-repas. Un peu partout, une foi rudimentaire se présente comme l’unique forme de résistance aux excès de la modernité. L’identité religieuse rassemble des foules immenses soudées par des croyances dignes d’un enfant de cinq ans. L’autorité des prophètes et leur catalogue de châtiments contredit la « mondialisation heureuse ».

Comme lui « je ne parviens pas à prendre la religion au sérieux, sauf pour m’inquiéter des méfaits qu’elle inflige encore… »

« Contre les légendes et les racontars, nous avons gagné la liberté de l’esprit ; ce qui n’interdit pas de nous interroger sur nous-même, sur l’infini des choses, sur le sens de la beauté, et sur notre héritage des mystères. On peut même le faire dans la nef des églises qui rappelle l’immense perspective du temps. Pour le reste, je ne parviens pas à prendre la religion au sérieux, sauf pour m’inquiéter des méfaits qu’elle inflige encore, dans ses habits de lumière barbares, à toute une partie de l’humanité. »

 

Le Point de Vue de la Tribune de Genève sur « Polémiques »link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 11:18

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Rien ne m’énerve plus que le spectacle 100 fois rejoué, surjoué, de la classique partie de ping-pong entre les chevaliers à la triste figure, en blouses blanches : ça pause, prohibitionnistes masqués, hygiénistes de pacotille, adeptes de la communication-provocation et les offusqués, les gens du vin d’abord, ceux qui le font qui se sentent agressés, ce que je comprends bien sûr, c’est leur vie et le double langage de la célébration économique et de la stigmatisation leur est insupportable ; mais dans ce groupe se nichent aussi les méprisants, les esthètes, les grands amateurs qui au nom du boire moins mais boire mieux tout en regrettant la baisse de la consommation, voudrait nous faire accroire que l’on boit du vin uniquement pour son goût.


Je signe des deux mains ce qu’écrit Jean-Pierre Poulain Professeur de sociologie à l’université Toulouse-II-Mirail auteur du Dictionnaire des cultures alimentaires. « J’ai proposé l’expression, « la dérive «gustronomique» pour rendre compte d’un phénomène qui a déjà eu lieu dans le vin et qui est en train de se produire dans la gastronomie. C’est un phénomène de réduction de l’expérience alimentaire à sa dimension gustative. Or, l’expérience gastronomique, c’est beaucoup plus que le goût. C’est aussi l’échange, la convivialité, le plaisir et elle se prolonge des heures durant après le repas. Vous voulez apprendre à déguster le vin ? En trois heures, je vous apprends 200 mots pour briller dans les salons. Mais, le vin, c’est bien autre chose. Il y a toute la dimension festive, et surtout le vin, c’est aussi de l’alcool. La nourriture et le vin modifient les états de conscience et changent les relations entre les individus ; c’est cela la gastronomie. On a la chance d’avoir une culture de l’ivresse. Personne ne peut croire que l’on boit le vin uniquement pour son goût. C’est la grande usurpation de la fin du XXe siècle. »link

 

Le vin ne doit donc ni être stigmatisé, ni victimisé. Il tient sa place, rien que sa place et depuis ces dernières années il a changé de place. « La bière reste la boisson la plus consommée par les jeunes hommes de 18 à 25 ans (39,3%), suivie des alcools forts (29,5%), du vin (22,4%) et des autres alcools (9%). Chez les jeunes femmes, le vin est la boisson la plus courante (14,3%) devant les alcools forts (11,1%), la bière n'arrivant qu'en troisième position. » Affronter la réalité des évolutions sociétales vaut mieux que de brasser des phantasmes ou des représentations idéales. Les batailles de chiffonniers, cette façon d’engager l’analyse sur des présupposés, des vieilles lunes ne mène qu’aux invectives, à l’immobilisme, aux batailles de chiffres, dont la plus sinistre le nombre de morts, à des conclusions qui ne permettent pas de faire régresser le fléau qu’est l’alcoolisme. Le débat, si je puis m’exprimer ainsi, vient de rebondir avec la publication mardi 7 mai par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). L'alcool est, selon l'étude, la « substance psychoactive la plus précocement expérimentée à l'adolescence » « Un collégien français sur six et trois lycéens sur cinq reconnaissent avoir déjà été ivres. Effectuée à partir de données fournies par deux enquêtes scolaires internationales, l'étude montre que les comportements d'alcoolisation effective, comme les ivresses, augmentent rapidement pendant les années de collège et de lycée : alors que 7% des élèves de 6e admettent avoir déjà été ivres, le taux atteint 69% en terminale. link et link

 

Se référer à l’alcool est sans contestation possible le facteur commun des boissons alcoolisées, dont le vin fait partie, et c'est scientifiquement correct mais l’étude des comportements, de leur évolution, tout particulièrement chez les jeunes, doit être menée avec beaucoup plus de finesse et d’à-propos. La manipulation, l’honnête comme la malhonnête, de statistiques globales (1) n’apporte que des indicateurs, elles mettent tout le monde dans le même panier, sans nuance, et surtout elles sont incapables de traduire la vie que l’on vit. Lire « le vin est un produit plaisir créateur de sociabilité » de Jean-Pierre Corbeau, sociologue :link Vouloir faire le bonheur des gens en leur lieu et place, la « maximisation du bonheur » chère aux philosophes utilitaristes conduit par Jeremy Bentham au XVIIIe siècle, encadrer par des règles précises ce qui relève du plaisir ou de la douleur dans notre activité humaine, étrange calcul du « bonheur et des peines », part d’un bon sentiment mais conduit tout droit à l’édiction de règles autoritaires qui détruisent le libre-arbitre, étouffent la responsabilité individuelle. Seul l’expert détermine ce qui est bon pour nous. Lire ce qu’écrit Jacques Dupont dans son dernier opus « Invignez-vous » page 52 et suivantes. Je pondrai une chronique sur ce livre d’un honnête homme au sens du XVIIe siècle…  

 

La réalité, la vie que l’on vit, n’est pas un décor de théâtre, ni un espace froid de laboratoire avec des cobayes, comme le fait justement remarquer le professeur Xavier Pommereau, pédopsychiatre au CHU de Bordeaux, qui estime que « les jeunes ne vont sans doute pas réduire leur consommation d'alcool dans cette morosité ambiante. « Il faut arrêter de délivrer aux enfants systématiquement un discours négatif, de leur dire que la planète est foutue, que la crise économique les attend, tout en leur mettant la pression à l'école », remarquait le médecin sur 20minutes.fr, en 2011. Et d'ajouter : « C'est ce qui explique qu'en fin de semaine, ils veuillent se lâcher. »


J’ai suffisamment écrit, ferraillé, à ce sujet sur mon espace de liberté pour en tenir une comptabilité : l’ANPAA, Sandrine Blanchard du MONDE et le premier verre, la stratégie du Pr Got, le combat du Dr Ameisen… mais je ne puis laisser passer ce goût jamais rassasié pour les affrontements bloc contre bloc, entre-soi, qui tournent toujours à l’avantage des hygiénistes car, que ça nous plaise ou non, la majorité de l’opinion publique leur prête une oreille attentive et apeurée. Tant que les gens du vin ne mèneront pas d’une manière décomplexée, en s’appuyant sur la bonne image qu’a reconquise le vin ces dix dernières années, sans tomber dans l’esthétisme des grands amateurs ou le mépris de la consommation populaire, la « bataille » de l’art de vivre, du mieux vivre, de la culture du lien social où le vin a sa place, dans une société française inquiète, pessimiste qui cultive le bonheur à domicile en faisant des enfants, la cuisine et les petites bouffes avec vin compris, nous nous tirerons des balles dans le pied sans pour autant faire régresser l’alcoolisme. C’est navrant. Ça me navre. Mais qui puis-je ? Écrire une énième chronique sur le sujet.

 

Hier, j'étais à Clermont-Ferrand, l'un de mes interlocuteurs connaissant mes affinités pour le vin m'a convié à déjeuner chez un caviste restaurateur. Nous avons beaucoup parlé de lait bien sûr mais à la fin du repas ce père de famille, 3 enfants, m'a fait part de son désarroi face à la fin de semaine des jeunes. C'est un vrai sujet de préoccupation, alors il nous faut nous en préoccuper comme des adultes responsables et non comme des militants d'une quelconque cause...


(1)    Jacques Dupont Le POINT Lobbies et statistique « La France serait donc un repaire d’alcooliques qui s’ignorent. Du moins si l’on en croit la dernière publication signé Catherine Hill et de quatre autres spécialistes dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire. On peut tout de même s’étonner du contenu, de la méthode d’analyse et des conclusions de ce rapport. Interrogée par le journal Le Monde au sujet du nombre de décès provoqués par l’alcool : 28000 lors « d’une précédente enquête » et 49000 aujourd’hui, voici ce que répond Catherine Hill : « Nous avons multiplié la consommation déclarée par 2,4 pour l'ajuster à la consommation estimée par les ventes. » A partir de quelles base scientifique ce coefficient de 2,4 et quel rapport avec le nombre de morts. Faut-il en conclure qu’en appliquant un coefficient multiplicateur à la « consommation déclarée » on a aussi bricolé le nombre de décès avec un coefficient « en rapport » avec les ventes ? Rappelons tout de même que tout ce qui est acheté en France ne l’est pas forcément par des français et encore moins consommé par eux. La France accueille chaque année 90 millions de touristes qui ne boivent pas que de la grenadine et ne viennent pas chez nous uniquement pour s’intéresser à la vitesse de la marée au Mont-Saint-Michel… Si en France, les lobbies médicaux qui voudraient nous « faire vivre dans un jardin d’enfants » comme le disait Gérard Oberlé, méprisent la gastronomie et le vin, ceux qui nous visitent le font la plupart du temps pour découvrir ce qu’on appelait autrefois « l’art de vivre » à la française. La même Catherine Hill, dénombrait en 1995 45000 morts dus à l’alcool, soit 4000 de moins qu’aujourd’hui. Cela prouve déjà la nullité des pratiques dictées par les lobbies hygiénistes et médicaux, la fameuse loi Evin, appliquées depuis 1993. Cette loi, qui comme les auteurs de ce rapport, met dans le même sac les alcools industriels, le vin qui relève d’une toute autre approche culturelle et historique et le tabac… Le professeur Robert Proctor, historien des sciences à l’Université de Stanford, auteur du best-seller « Golden Holocaust», relevait que seuls 3 % des buveurs d’alcool sont dépendants alors que 80 à 90 % des fumeurs sont addicts. Si les chiffres de madame Hill sont vrais, et que l’alcoolisme progresse, alors il convient très vite de remettre le vin à l’honneur en France. Sa consommation s’est divisée par trois depuis 50 ans sur le sol national, tandis que depuis 2007, les ventes de vodka et de bourbon ont connu une progression de 47%. Cela signifie que comme le souligne nombre d’experts étrangers, le vin de par l’éducation qui doit accompagner sa découverte, constitue un excellent rempart contre les conduites à risques. »


(2)    LA SANTÉ EN CHIFFRES ALCOOL Comité français d’éducation pour la santé link

 

CONCLUSION : « La diminution de la consommation d’alcool depuis une trentaine d’années est le signe de l’évolution des  modes de consommation des Français. Comme le soulignent différentes études, on assiste à une diminution sensible de la consommation quotidienne au profit d’une consommation au cours des week-ends. Les disparités entre sexes restent élevées : boire régulièrement ou en quantité demeure un comportement beaucoup plus fréquent chez les hommes.

En dépit de cette baisse générale de la consommation, l’alcool reste l’un des déterminants majeurs de maladies et de morts potentiellement évitables, et des inégalités sociales face à la santé. La consommation excessive d’alcool est impliquée dans la survenue de 16 000 cancers par an, de 10 000 décès par traumatismes (accidents, suicides, homicides), de 10000 maladies gastro-intestinales (y compris cirrhose), de 10 000 décès liés à des maladies mentales et cardiovasculaires. Elle est également une cause importante d’accidents, en particulier de la route, et de diverses violences.

Face à la communication puissante des alcooliers, les efforts des politiques publiques doivent être poursuivis et amplifiés :

- en renforçant l’application de la réglementation;

- en développant encore davantage l’information du public

Les programmes d’éducation pour la santé des années à venir devront aussi :

- aider ceux qui ne boivent pas ou qui boivent peu à faire respecter leur choix;

- aider la population à quantifier la modération (développer la notion de seuil de consommation à moindre risque) et accompagner cette information d’une argumentation précise fondée sur des éléments scientifiques indiscutables : seuils de toxicité, niveau de risque, etc.;

- aider les consommateurs à risque à diminuer leur consommation.

L’ensemble de ce programme passe par des actions de communication publique et d’information, mais aussi par des actions de proximité et une implication renforcée de tous les acteurs de santé : personnels éducatifs et sociaux, animateurs spécialisés, personnels des associations, professionnels de santé et structures spécialisées. La cohérence et la synergie des actions de prévention sont nécessaires.

Un travail d’amélioration des indicateurs de suivi de la consommation d’alcool par la population, de la morbidité et de la mortalité liées à l’alcool est en cours. Un travail pluri-institutionnel de tous les producteurs de données est nécessaire. »

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 8 mai 2013 3 08 /05 /Mai /2013 00:09

Que lis-je « Les Murisaltiens sont invités à participer à la cérémonie commémorative de la victoire de 1945 qui se déroulera à 11 h 30, avec défilé et cérémonie au monument aux morts avec dépôt de gerbe. Un vin d’honneur sera ensuite servi au caveau de l’hôtel de ville. »


Qui sont ces Murisaltiens invité à un vin d’honneur, les habitants de quel patelin ? C’est pour la rime car sinon je sens que monsieur Gotti va me poursuivre pour outrage à une prestigieuse appellation.


Le vin d’honneur j’en causé ici en juin 2007 link mais c’était à propos des mariages carillonnés.


En mai, mois des jours fériés, comme me le disait un PDG lors de ma médiation : cette année est une année de salariés, le 8 mai est un jour de commémoration qui donne lieu à l’organisation de vin d’honneur. J’ai puisé au hasard dans la France profonde et la seule remarque que je puisse faire pour vous donner le sentiment que j’ai travaillé c’est de commenter les lieux où ces vins d’honneur sont servis : la mairie bien sûr, les salles communales : polyvalente, socioculturelle, des fêtes, des Associations, chez Henri Jan, l'Hôtel-Restaurant Le Bellevue, café Poillot, enfin y’a ceux qui n’indiquent pas le lieu car la population sait où aller licher.


Quels vins y sert-on ?


Mystère !


Je vous suggère fidèles lecteurs de vous rendre au Vin d’Honneur de votre commune pour me faire l’inventaire de ce que le maire propose à ses administrés. Y’aurait peut-être quelques belles surprises à dénicher. À vous de voir. Des photos seraient les bienvenues.


1-      Dans l’arrondissement de Loches (les Lochois et les Lochoises) en Indre-et-Loire c’est presque total addict au Vin d’Honneur :


Abilly

11 h 45, rassemblement place de la mairie ; 12 h, cérémonie au monument aux morts, dépôt de gerbes, discours ; 12 h 30, vin d'honneur à la cantine scolaire ; 13 h 15, repas à la salle polyvalente, par souscription.

 

Betz-le-Château

10 h 45, rassemblement place des Anciens-Combattants ; 11 h, cérémonie au monument aux morts ; 11 h 30, vin d'honneur à la salle polyvalente ; 12 h 30, banquet du CCAS.

 

Bournan

11 h 30, rassemblement devant l'école, défilé et dépôt de gerbe au monument aux morts, vin d'honneur offert par la municipalité chez Henri Jan.

 

Bossay-sur-Claise

11 h 15, rassemblement sur la place de l'Église ; 11 h 30, cérémonie au monument aux morts suivie d'un dépôt de gerbe au cimetière ; 12 h 15, vin d'honneur offert par la municipalité ; à la salle socioculturelle ; 13 h, banquet par souscription au restaurant L'Assiette gourmande.

 

Bossée

9 h 45, rassemblement devant la mairie ; A 10 h, défilé au cimetière avec la Musique de La Chapelle-Blanche, dépôt de gerbe au monument aux morts, vin d'honneur à la salle des fêtes.

 

Civray-sur-esves

11 h 30, dépôt de gerbe au monument aux morts ; 12 h, vin d'honneur à la mairie.

 

Esves-le-Moutier

11 h 30, rassemblement devant l'église, défilé jusqu'au cimetière, cérémonie au monument aux morts, vin d'honneur à la salle des fêtes.

 

Ferrière-Larçon

10 h, rassemblement place de l'Église.

 

La Celle-Guenand

11 h, rassemblement des combattants sur la place de l'Église ; 11 h 15, dépôt de gerbe au monument aux morts ; 11 h 45, réunion générale à la salle des fêtes verre de l'amitié.

 

La Chapelle-Blanche-Saint-Martin

Rassemblement place de la Mairie à 11 h, défilé et dépôt de gerbes aux monuments aux morts, vin d'honneur offert par la commune à l'Hôtel-Restaurant Le Bellevue.

 

Ligueil

10 h, dépôt de gerbes au monument du cimetière, recueillement sur les tombes ; en délégation, dépôt de gerbes aux plaques place du Général-Leclerc et avenue des Martyrs ; 11 h, office religieux en l'église Saint-Martin ; 12 h, place de la Mairie, levée des couleurs, dépôt de gerbes, allocutions, avec L'Entente musicale de Betz-le-Chateau, Ligueil, Saint-Flovier ; 12 h 30, vin d'honneur à la salle polyvalente ; 13 h 30, repas amical au restaurant Le Colombier (se faire inscrire auprès du restaurant ou du président UNC).

 

Louans

11 h 30, rassemblement sur la place du 11-Novembre, défilé au cimetière et dépôt de gerbes au monument aux morts, vin d'honneur à la mairie.

 

Maillé

9 h 45, rassemblement devant la mairie ; 10 h, défilé, dépôt de gerbe au monument aux morts ; 10 h 30, vin d'honneur à la mairie.

 

Mouzay

11 h 30, rassemblement place de la Mairie, levée des couleurs, défilé au cimetière, dépôt de gerbes, allocutions, vin d'honneur.

 

Saint-Épain

10 h 40, rassemblement, place de la Mairie, du conseil municipal, des anciens combattants, de la Batterie-Fanfare municipale, des sapeurs-pompiers ; 11 h, cérémonie du souvenir à l'église ; 11 h 30, défilé au monument aux morts au cimetière et place du 8-Mai ; 12 h, vin d'honneur salle des Associations.

 

Varennes

10 h 30, rassemblement allée du Cimetière, défilé au monument aux morts, dépôt gerbe de fleurs, visite de l'école, plaque Roger Petitbon, dépôt gerbe de fleurs et vin d'honneur.

 

Vou

11 h, rassemblement place de la Mairie, défilé au cimetière, dépôts de gerbes, allocutions et vin d'honneur offert par la municipalité.

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2-      Du côté d’Arnay-le-Duc en Bourgogne, patrie de Bonaventure Des Périers, conteur français qui dit-on y est peut-être né en 1510 et mort en 1543 au même lieu, pas de trace de vin d’honneur mais dans le canton les communes se rattrapent.


La commune et les associations d’anciens combattants invitent leurs membres à participer à la cérémonie organisée ce mercredi à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 8 mai 1945. À 11 h 15, rassemblement devant la mairie, lever des couleurs, défilé rues Carnot, A.-Dubois, Lavirotte, des Capucins, dépôt de gerbe au monument aux morts, suivi d’un défilé rues Saulnier, René-Laforge, place Bonaventure-des-Périers. La population d’Arnay-le-Duc et du canton est invitée à participer nombreuse à cette manifestation.


Clomot-Le Fête

Rassemblement à 9 h 45 au monument aux morts. Dépôt de gerbe avec le concours de l’harmonie municipale d’Arnay-le-Duc. Vin d’honneur au café Poillot.

 

Culètre et Longecourt-lès-Culètre

Rassemblement et dépôt de gerbe au monument aux morts de Culètre à 11 heures. Vin d’honneur servi à la salle de Longecourt-lès-Culètre

 

Lacanche

Le maire invite la population à participer nombreuse à la cérémonie de commémoration de la victoire de 1945. À 10 h 15, rassemblement place de la mairie ; à 10 h 30, départ du défilé pour un dépôt de gerbes aux deux monuments ; à 11 heures, vin d’honneur à la salle des fêtes, offert à tous les participants.

Magnien

Rassemblement et dépôt de gerbe au monument aux morts à 11 heures, suivi d’un vin d’honneur.

 

Saint-Prix-lès-Arnay

Lors de la cérémonie du 8 Mai, un dépôt de gerbe au monument aux morts aura lieu à 10 h 30 avec la participation de l’harmonie municipale d’Arnay-le-Duc.

 

Viévy

Rassemblement et dépôt de gerbe au monument aux morts à 11 heures, suivi d’un vin d’honneur.

 

Pour les petits loups et petite louves le 8 mai est « le jour où l’Allemagne a officiellement capitulé dans une villa de Karlshorst dans la banlieue est de Berlin. Les représentants de l'URSS, de la Grande-Bretagne, de la France et des États-Unis arrivèrent peu avant minuit. Après que le maréchal Georgi Joukov eut ouvert la cérémonie, les représentants du Haut commandement allemand, emmenés par le maréchal Wilhelm Keitel ont été invités à signer l'acte de capitulation qui est entré en vigueur à 23 h 1, heure locale3 (heure d'Europe centrale), soit le 9 mai à 1 h 1, heure de Moscou. »

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 12:00

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J’aime l’éclectisme. J’aime Maxime Le Forestier. J’ai beaucoup aimé la chronique de Luc Charlier sobrement baptisée « PAS D’ACCORD AVEC LA CRITIQUE » ( à lire ICI link)  à propos de la sortie du nouvel opus Le Cadeau de Maxime Le Forestier. Luc n’est jamais meilleur que dans l’adversité, elle le transcende, lui donne l’occasion de nous faire part de son amour de la musique et de la chanson. Merci Luc. Bon, tous les critiques ne sont pas contre mais peu importe.

L’Express Le Cadeau de Maxime Le Forestier, un album en demi-teinte link

 

La Croix « Le Cadeau », nouvel album de Maxime Le Forestier DIX MÉLODIES AÉRIENNES link 


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 7 mai 2013 2 07 /05 /Mai /2013 00:09

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Imaginez-vous la scène, sitôt après avoir attaché sa flèche d’argent à un vulgaire poteau de signalisation,  votre Taulier s’est attablé en une fin de matinée radieuse, fort intimidé car entouré que de beaux nez exercés, des gorges profondes aux papilles surentraînées, des preneurs de notes sur carnet distribué à cet effet. Dans ses petits souliers quoi, pétrifié, cerné, prêt à rendre son tablier mais, à la guerre comme à la guerre, prêt à affronter avec le sourire l’épreuve des Anjou blanc de garde, fait pour durer, putain 17 vins ! Que du chenin sur schistes qui dit le Patrick Baudouin qu’il connaît bien. Ne va pas lui dire que chez les bobos et les bobottes le schiste a depuis quelque temps mauvaise presse, il sent le gaz qui disent les écolos. Mais comme notre Patrick il est bio depuis une éternité je vais l’écouter même si notre Tonton David à nous, citoyen de sa Très Gracieuse Majesté, adepte de la moto plutôt que du vélo, dit qu’il n’est pas géologue et qu’il s’en fout un peu car le sujet lui semble relever plutôt d’un débat sur le sexe des anges… (Lire ICI link) Un ange passe et moi je fais semblant de prendre des notes pour ne pas prêter le flanc à l’accusation récurrente dont je suis l’objet : ma légèreté blâmable.


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Mais pour démonter notre Patrick il en faut plus que ça, même Raymond Devos n’y serait même pas arrivé. Plein de sève il plaide Patrick. Il veut convaincre Patrick, nous convaincre que son beau chenin sur schiste est un authentique passeur de terroir. Ce serait donc lui ce fameux lien que tous les détectives communautaires veulent voir mettre à jour pour que nos beaux discours mettent un peu de chair dans les cahiers dont on dit qu’ils sont des charges. Étrange appellation pour ce qui devrait être une ardente obligation pour tous les vignerons. Que voulez-vous c’est l’origine qui est contrôlée, le chenin de Patrick et de ses collègues il est né sur des schistes. Alors, va pour les schistes, la parole est à la défense « Planté sur un socle précambrien (formé il y a 500 millions d’années) et paléozoïque (l’ère primaire) de schistes ardoisiers aux allures de millefeuille avec aussi des roches magmatiques, des rhyolites, des spilites… le chenin transmets à ses raisins les sols dont il est issu, qui ne sont pas sans rappeler… le système des « climats »


Mais qui c’est ce chenin ?


Son histoire est intimement liée à celle de la Loire, sa présence est attestée dès l’an 845 à l’abbaye de Saint-Maur, sis entre Saumur et Angers. Donc ce n’est pas un jeune homme, douze siècles ça classe son cépage et puis David souviens-toi qu’en 1154, un certain Henri II Plantagenêt, devenu roi d’Angleterre, l’exigeait à sa Cour. Bon, ce garçon, se pare de plein de noms : franc blanc, plant d’Anjou, plant de Brèze, pineau de Loire mais c’est Rabelais dans Gargantua qui met tout le monde sur le vrai chemin : c’est le chenin en référence au mont éponyme où Thomas Bohier, seigneur de Chenonceau, l’implanta en 1445. Alors Jean-Luc la merluche défile avec ses balais à la Bastille pourquoi ne pas appeler à la rescousse un curé jureur révolutionnaire, Jean-Alexandre Cavoleau, écrivain et agronome reconnu, qui en 1827, estimait que le succès des chenins de Loire, bien qu’éclatant, n’était pas à la hauteur de la qualité des vins. « Les bons vins d’Anjou (produits de pineau blanc) ne sont pas estimés ce qu’ils valent. Il est peu de vins blancs en France qui leur soient préférables. » Amen, mais la messe n’est pas dite.


En effet, suite aux ravages du phylloxéra, le vignoble d’Anjou s’est ensuite essentiellement replanté en cépages rouges dont les vins clairets correspondaient à une nouvelle demande. Au milieu du XXe siècle, les rosés-d’anjou, les cabernets-d’anjou et les anjous rouges ont pris le pas sur les anjous blancs. Seuls les chenins blancs moelleux ou liquoreux de grandes réputations continuaient de camper sur le territoire : coteaux-du-layon ou de l’aubance, quarts-de-chaume, bonnezeaux… Nos chenins secs ne représentent plus que 5% de l’appellation Anjou. Une niche diraient les économistes, pour moi un terroir de reconquête pour sortir l’Anjou de sa banalité. Quand je vois, pour d’autres produits de bouche, les « efforts d’imagination » que déploient les créatifs, les marqueteurs, pour nous faire accroire que ces produits formatés ont des racines dans le terroir, je me dis que je ne vois pas au nom de quoi nos amis vignerons en nos vraies appellations ne mettraient pas en avant cette merveilleuse conjugaison entre la main de l’homme et là où celui-ci a implanté et développé, depuis des millénaires, des ceps qui ont la tête en l’air mais les pieds dans une terre choisie. Foin d’arguties, si ces vignobles ont traversé le temps ça ne doit rien au hasard.


Reste à nos éveilleurs de terroir, convaincus qu’ils sont de l’extraordinaire potentiel qu’ils détiennent, à faire sortir leurs vins de leur relatif anonymat. Leur labour est profond, leurs efforts acharnés, leurs soins attentifs, ils travaillent davantage les sols, réduisent les rendements au profit de la concentration, cherchent les maturités sans lourdeur, affinent les élevages. Pour faire plaisir à Tonton David, tous en chœur proclamons « « L’Anjou blanc is back ! » Moi je suis réceptif, j’aime les gens qui se retroussent les manches pour faire, bien faire. Que le chenin soit un cépage plastique par excellence parce qu’il laisse s’exprimer le terroir je suis prêt à le croire. Né dans ces terres rarement limoneuses qui ne retiennent pas l’eau, le chenin peut gérer ses besoins en eau en allongeant ses racines au travers de la pierre. Grâce aux schistes, me dit-on, son profil aromatique s’affermit avec les années : floral et fruité en sa prime jeunesse, il peut être assemblé à 20% de sauvignon ou de chardonnay dans sa déclinaison anjou de printemps.

 

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Mais tout cela est bel et beau mais qu’ai-je fait de mes graffitis de dégustation ? Rassurez-vous pas des confettis mais pour autant je ne me sens pas d’attaque pour vous en infliger la lecture. Ce que je puis vous dire, c’est la grande majorité des prix sont doux, raisonnables mais avec des écarts importants ce qui sur les 15 vins présentés nous donne : 8 vins entre 5 et 10€, 3 à 12€, 2 à 16 et 18€, 1 à 21,4€ et 1 à 30€.


Hormis Le Cornillard 2010 de Patrick www.patrick-baudouin.com , le sec de Juchepie Le Clos 2010 d’Eddy Oesterlinck www.juchepie.com et le Coteaux des Treilles 2010 du domaine Pithon-Paillé www.pithon-paille.com  qui sont tout en haut de la fourchette que j’ai particulièrement apprécié, je cite :


-          La Chapelle 2011 du Château de Fesles


-          La Varenne Combre 2011 du domaine Les Grandes Vignes www.domainelesgrandesvignes;com


-          Les Ardoisières 2010 du château Princé www.chateaudeparnay.fr


-          Expression du Chenin 2009 du domaine des 2 moulins www.domaine2moulins.com


Mais ce qui est important, car ce ne sont là que mes goûts personnels, c’est que la palette des vins présentés me semble représentative d’un excellent niveau global de ces chenins d’Anjou. Sans doute le chemin collectif reste long, et je l’espère pas trop périlleux, mais sur la base de ce que j’ai  dégusté je suis persuadé que les amateurs trouveront leur bonheur et démentiront ce que déplorait, il y a de cela plus de 35 ans, Pierre-Marie Doutrelant dans son livre collector « les bons vins et les Autres » au Seuil 1976 « Mais où sont passés les anjous blancs d’antan ? Alors qu’hier on s’exclamait ; quel grand vin blanc et qui vieillit bien ! »

 


Raymond Devos la mer par susacacon

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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