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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme à ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.   

 

 

 

 

Photo du Taulier de Ludovic Carème © http://www.ludoviccareme.com/ 




 

Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 00:09

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Ne vous méprenez pas sur ma bordée de mots, elle n’est que le fruit de ma mémoire qui relie souvent les mots d’aujourd’hui à ceux d’hier. Les mots durs et tranchants sont le carburant des extrêmes, leur dialectique est implacable, avec eux ils modèlent le monde, le plient à leurs phantasmes. Par bonheur de nos jours le pouvoir reste loin de leurs mains.


Aux temps qui ont suivis le printemps de mai 68, les maos se payaient de mots tout comme Le Grand Timonier variqueux, dans son petit livre rouge, qui avait déclaré pour stimuler les larges masses : « Mourir, c’est toujours grave, mais mourir pour le peuple, c’est léger comme une plume»


Pour mémoire rappelons que ce phare illuminant le monde fut concepteur du « Grand Bond en avant, qui tua 36millions et demi de personnes entre 1958 et 1961. Cet épisode tragique ne doit rien aux calamités naturelles, ordinaires, rien au rappel par Khrouchtchev des experts soviétiques, impuissants, et tout aux délires d’un tyran, au pouvoir sans partage, qui s’obstina dans son utopie populiste alors qu’il était informé du désastre.


Au pire moment de la famine, Mao refusa de réduire les exportations de céréales qui finançaient le développement de l’industrie en faisant un commentaire qui glace le sang: «Distribuer les ressources de façon égalitaire ne fera que ruiner le Grand Bond en avant. Quand il n’y a pas assez de nourriture, des gens meurent de faim. Il vaut mieux laisser mourir la moitié de la population, afin que l’autre moitié puisse manger suffisamment.»


Comment qualifier l’envoi à des villageois qui mouraient de faim par centaines de milliers de détachements policiers qui détruisaient leurs masures pour y trouver les grains qu’ils y auraient cachés et torturaient à mort les cadres locaux pour leur faire avouer où ils dissimulaient ces récoltes imaginaires? »


Ce sont les camarades de l’Humanité.fr qui font ce sanglant constat.


Qui se souvient de « La Gauche Prolétarienne dirigé par Benny Levy, alias Pierre Victor, le Raïs de la GP, faux clandestin reclus au fin fond de Normale Sup rue d’Ulm, petit brun affublé grosses lunettes d’intello qui donnaient, à son regard «gris et froid comme celui d’un héros de James Hadley Chase» (Claude Mauriac dans son journal Le Temps immobile vol 3 attribue cette description à Gilles Deleuze…), chef suprême d’un noyau dur pour qui la «guerre civile» ne pourrait être menée par la classe ouvrière sans que des flots de sang soient versés.


Le gourou fascinait son entourage, sa douzaine de zélotes, par son verbe brillant, son goût de la synthèse et l’art qu’il avait de déceler chez ses interlocuteurs la faille dans laquelle il s’engouffrait sans pitié –l'autocritique étant à la GP la seule thérapie autorisée. Tout passait par lui, il auditionnait ses lieutenants et parfois même de simples hommes de troupes, dépiautait leurs dires, tranchait, approuvait ou désapprouvait, sans appel possible, lançait des ordres du jour délirants. Ses batailles de référence, Flins et Sochaux, ses Austerlitz à lui, loin des bastions tenus par ceux qu’il nommait avec mépris les chiens de garde du PCGT, dans le terreau vierge des prolétaires, fondait sa stratégie militaire.


Ceux qui n’ont pas connu cette période de diarrhée verbale putride et délirante ne peuvent comprendre l’ambiance qui régnait dans les hautes sphères de la GP. Pour convaincre les sceptiques je leur propose ce que Benny Levy, alias Pierre Victor, confiait à Michel Foucault en 1972.


 « Soit le patron d’une boîte moyenne, on peut établir la vérité des faits, à savoir qu’il a exploité les ouvriers abominablement, qu’il est responsable de pas mal d’accidents du travail, va-t-on l’exécuter ?


Supposons qu’on veuille rallier pour les besoins de la révolution cette bourgeoisie moyenne, qu’on dise qu’il ne faut exécuter que la toute petite poignée d’archi-criminels, en établissant pour cela des critères objectifs.


Cela peut constituer une politique tout à fait juste, comme par exemple pendant la révolution chinoise…


Je ne sais pas si cela se passera comme cela ici, je vais te donner un exemple fictif : il est vraisemblable qu’on ne liquidera pas tous les patrons, surtout dans un pays comme la France où il y a beaucoup de petites et moyennes entreprises, cela fait trop de monde. »


Sympa le petit juif pro-palestinien, enfin un politique qui se préoccupait du sort des PME, qui, dans les années 80, jettera sa défroque marxiste par-dessus bord pour renouer avec le judaïsme de son enfance, un judaïsme ultra-orthodoxe, deviendra rabbin et affirmera toujours aussi implacable  «Le peuple palestinien n’existe pas. Il n’a pas le droit d’exister…»


Le pont entre les 2 rives a toujours été facile à franchir, il l’est aujourd’hui bien plus encore. Le délitement des élites, leur impuissance, leur impudence aussi, ouvrent une large brèche dans laquelle s’engouffrent des citoyens désemparés. Alors, bien sûr, l’annonce d’un pacte de responsabilité ça ne fait pas bander les héritiers des guides des larges masses mais j’avoue que la réhabilitation du mot responsabilité me plaît assez dans un pays où tout ce qui va mal est la faute des autres…


C’était mon quart d’heure réformiste, je n’ai jamais cru aux lendemains qui chantent ce n’est pas aujourd’hui que je vais me convertir…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Samedi 8 mars 2014 6 08 /03 /Mars /2014 10:00

Sale temps pour nos grosses légumes, le bon peuple ne sait plus qui écoute qui, il entend des bordées volées de grosses conneries proférées par ceux qui se prenaient pour des huiles  mais qui virent jour après jour au vinaigre. Comme le dit finement le palmipède déchaîné : « le micro était caché dans le buisson. »


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J’adore ces expressions désuètes : c’est une grosse légume qui désignait initialement un officier supérieur.


Le mot légume était autrefois féminin, il l’est resté dans cette locution.


« Leur père, le Granger, gros cultivateur, mi-paysan, moitié monsieur ayant, comme on dit, du foin dans ses bottes, était bien avec toutes les grosses légumes du canton […] »— (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)


« C’est une grosse huile »


L'origine exacte de cette appellation argotique reste obscure.


Ce que l'on sait, c'est qu'à la fin du XIXe siècle, on disait « nager dans (parmi) les huiles » pour dire « fréquenter des personnes influentes ».


Ce qu'on sait également, c'est que cette appellation vient du milieu militaire où les huiles étaient d'abord les officiers supérieurs.


C'est pourquoi Cellard et Rey, dans leur Dictionnaire du français non conventionnel évoquent la possibilité d'une plaisanterie de haute volée.


En effet, chez les militaires, les galons sont aussi appelés des sardines, et, en dessous des généraux étoilés, plus le grade est élevé, plus le nombre de sardines l'est aussi.


Or, on sait bien que, dans leurs boîtes, les sardines (qui tuent le temps en se racontant des histoires sans queue ni tête) baignent dans l'huile. Autrement dit, plus le gradé est important, plus il a de sardines, plus c'est une huile. »


Reste « les gros bonnets » expression du début du XVIIème siècle qui fait allusion au bonnet carré, à quatre cornes, que portaient les docteurs, les ecclésiastiques, les juges et autres personnages dont le couvre-chef symbolisait l'importance sociale.


« … n’avait-il point remarqué une superbe truite qui se calait sous un rocher de la rive. Son coup d’œil l’avait soupesée : deux ou trois livres au moins, fameux morceau qu’il pourrait vendre facilement chez l’un ou l’autre de ses clients, fines gueules et gros bonnets du chef-lieu de canton. »— (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)


Souvenir de Louis Pergaud le roi des dictées écrites à la plume et à l’encre violette…


Les images associées à gros bonnets sur Google font plutôt références à des plantes assez plantureuses qu’aux légumes je suis allé quérir à Terroirs d’Avenir…


Leçon de choses : blettes, carottes, endives de plein champ, vitelottes, échalotes grelots, betterave Chioggia, navets violets, mâche sauvage récoltée dans les vignes de Julien Guillot...


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 8 mars 2014 6 08 /03 /Mars /2014 00:09

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Depuis la soudaine conversion d’Alain  Passard aux légumes, sa fuite résolue de Varenne, tout le monde s’y mets pour nous bassiner avec les légumes oubliés : panais, navet, topinambour, rutabaga… les chefs de haute-cuisine nous en font tout un plat et Enrico Bernardo dans le Figaro nous la joue accord mets/vins : « que boire avec les légumes oubliés ? » afin de nous placer les seconds vins des GCC de Bordeaux. J’en ris a gorge déployée !

 

Mais pourquoi aller chercher si loin du dépaysement, alors qu’avec notre bonne vieille patate, la grosse Bintje des grasses plaines de l’Aisne, tout est permis.


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Bien sûr elle est la reine des friteslinkou de la soupe de légumes en compagnie de ses acolytes le navet, la carotte et le poireau, mais on oublie trop souvent que cuite bouillie en robe des champs la grosse patate se prête à toutes les folies pour un tout petit prix.


Je ne vais pas vous faire l’histoire de la patate, pour ceci allez ICI link


Les patates modernes se vendent lavées, brossées et se présentent luisantes comme des sous neufs. C’est pour faire joli et plaire aux ménagères de plus de 50 ans.

 

Moi je préfère les grosses patates bien sales. Les laver est à la portée du premier con venu, donc de ma pomme.


Les miennes, 2,5 euros le kg proviennent de chez Laurent Bérurier est maraîcher à Neuville-sur-Oise, il cultive 145 variétés de légumes dont raffolent les grands chefs, la carotte jaune, la blette rhubarbe, la tétragone…


Le principal avantage de la patate bouillie est pratique : elle dispense de l’épluchage à cru. On les épluche cuites et la peau s’enlève comme du papier à musique en trois coups de couteaux…


Le second avantage est bien sûr économique :


-         si vous l’achetez en gros la Bintje Bassin Nord non lavée cat. II 50-75mm sac 10kg  c’est en ce moment 190 euros la tonne (cotations FranceAgrimer) soit 19 cts d’euros le kg.


 

-         Si vous les achetez sur le NET link-         Pommes de terre Bintje sac 10 kg Prix Unitaire 3,99 € Poids: 10 kg origine: France Cal: 35/50 soit 0,39 cts d’euros le kg.

 

 

-         Chez Leclerc POMMES DE TERRE BINTJE Cal. 50 et +. Cat. 2. Soit le kg : 0,30 €. 2.95 EUR (LE FILET DE 10 KG) ORIGINE France

 

-         Chez votre marchand de légumes comptez comme chez le mien : 1,50 euros le kilo


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Mode cuisson dans un gros faitout à l’eau froide poignée de gros sel gris ou comme moi du gros sel de Colonnata, évitez la cocotte-minute qui ne permet pas de vérifier en live l’état de la cuisson de vos grosses patates en plongeant une fine lame dans leur chair.


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Mode opératoire :


Dès que vos grosses patates sont cuites à point, vous en sortez une en la piquant délicatement avec une fourchette, vous l’épluchez avec dextérité puis vous la déposez dans une large assiette creuse.


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Vous l’écrasez brutalement à la fourchette pour la réduire en une purée granuleuse.


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Vous poivrez l’appareil et ajoutez de la cannelle moulue ou râpée.


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Vous saupoudrez l’appareil de farine ou de fécule (pour les no gluten).


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Délicatement, l’appareil étant encore assez chaud, dans le creux de vos mains formez une boulette que vous déposez sur une assiette plate  garnie un mince lit de farine


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Tapez-là ou roulez-là.


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Tournez-la pour la réduire à l’état de galette (grande ou petite selon vos désirs et la taille de votre patate).


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Dans une grande sauteuse faites fondre une grosse noix de beurre salé jusqu’à ce qu’il devienne mousseux.


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Lorsque le beurre a atteint cet état déposez délicatement avec une spatule la galette dans la sauteuse.


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Cuisson douce et précautionneuse.


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Retournez la galette pour dorer la seconde face.


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Le temps de cuisson de la galette dépend de votre goût pour une croûte dorée ou plus carbonisée.


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Vous répétez cette gymnastique autant de fois que vous avez de patates bouillies et, si vous avez la main cuisinière vous pouvez, comme le Taulier en faire cuire une colonie.


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Veillez bien à laisser vos patates au chaud dans l’eau pour qu’elles conservent leur chaleur qui est l’un des éléments de la réussite du pétrissage express  de vos galettes.


Donc n’égouttez pas vos patates bouillies !

 

La galette de patates à la cannelle se mange chaude, tiède ou froide, seule ou en accompagnement d’une belle viande blanche… avec de la salade… comme support de ce que vous voulez


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Bien évidemment il est possible d’incorporer dans sa galette de patate toutes sortes d’ingrédients : herbes fines, oignons dorés, des restes de pot-au-feu, du jambon, du fromage râpé ou en lamelles…


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Elle peut aussi se manger nature et même sucrée…


Bref, c’est un petit plat simple, qui ne demande pas beaucoup de temps, facile à préparer, délicieux et qui ne coûte pas cher… Mon plat est le fruit de 2 patates bouillies (600g) qui m'ont permis de fabriquer 7 petites galettes. Hormis le prix des patates, un peu de farine, de la cannelle, du beurre et la cuisson le calcul est simple à faire : mon plat revient entre 1 et 2 euros.


Ce message s’adresse à tous les adeptes des plats cuisinés moins cher que moins cher acheter en GD, il est possible de bien manger à petit prix en étant sûr de ce que l’on sert dans son assiette et celles de la maisonnée. Piquez un peu de temps à votre télé pour cuisiner et votre pouvoir d’achat retrouvera des couleurs…


Symphonie pour grosses patates bouillies en sol mineur…

 

Pourquoi sol mineur ?

 

Pour vous signaler que le terroir ça existe aussi pour les produits modestes.

 

Il est d'autre terroirs modestes, tel celui de Saint-Drézery où officie Catherine Bernard qui fait du bon vin et fort bien la cuisine. Bon appétit et soif XXL...


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Vendredi 7 mars 2014 5 07 /03 /Mars /2014 09:56

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Sur son mur Face de Bouc Guillaume Deschamps notait hier :


Billets de blog incendiaires dont personne n'a rien à carrer : CHECK


Engueulades entre blogueurs (et autres) sur Facebook : CHECK


Invectives et distribution de baffes sur Twitter : CHECK


Ambiance générale de merde : CHECK


Bon si c'est ça, je retourne à mon livre (qui ne parle pas de vin)


 

Moi je n’ai rien suivi n’ayant pas de temps à perdre, cependant au-delà de l’écume provoqué par le billet d’un pâle courtisan ce qui compte c’est le fond des choses, la réalité des faits et eux ils sont têtus les faits.


Hier, donc, petite tempête dans un verre sur la blogosphère provoquée par un petit capitaine pédalo ridicule et suffisant à propos de l’autoproclamé brûlot d’Isabelle Saporta.


Le petit monsieur volait si haut qu’il s’abaissait plus encore que d’ordinaire en attribuant à l’auteure des noms d’oiseaux et même d’oser publier « On préfère s'infliger ce genre de lecture plutôt que d'avoir eu mademoiselle Saporta pour voisine dans les années 40... »


Rien que cela mes amis, sauf que le factotum de B&D a dû, la queue entre ses petites jambes battre en retraite piteusement « On m’a beaucoup reproché mon billet d’hier qui était jugé « malpoli » ou « à la limite de l’insulte » ou « machiste » voire « paternaliste » à l’endroit de Madame Saporta, maladroite auteur de Vino business, un petit livre inutile. J’ai ri.

 

Ndlr : jaune sans doute du côté B&D

 

Pour m’amender, je propose ci-dessous ce texte très argumenté. Je l’ai reçu hier, par mail et de manière anonyme et il apparaît que son auteur signe d’un pseudonyme. Ainsi l’information des lecteurs de ce blog sera complète. Je le publie tel que je l’ai reçu, fautes d’orthographe et de typo incluses, sans rien en modifier. »


Le courageux supplétif monte au front planqué derrière un grenadier anonyme qui fait des fautes d’orthographe le bougre, comme le souligne le toujours élégant Rin Rin link


Vieille technique roublarde que de disqualifier quelqu’un pour mieux jeter un rideau de fumée sur des faits avérés bien peu reluisants.


Sans railler j’avoue que je peux comprendre vraiment l’ire d’un Hubert qui, après être tombé sous le charme d’Isabelle Saporta, ne tire pour seul bénéfice que de se faire rouler dans la farine par celle-ci. C’est si inhabituel pour lui que sa stupéfaction n’est pas feinte mais, ce qui m’étonne, sans me surprendre vu la qualité de ceux qui vibrionnent autour de ces astres qui éclairent le monde, c’est que dans cette petite cour, de conseillers appointés, d’affidés stipendiés, de pâles courtisans, nul n’ait prévenu ce cher Hubert des «risques» auquel il s’exposait en se confiant à une écrivaine dont la «toxicité» était connu dans tout le landerneau de l’agriculture.

 

Malheureusement ces gens-là ils ne lisent pas…


Si j’étais lui, ce que je ne suis pas Dieu merci, je ferais du ménage dans la volière, je botterais le cul  à la plupart de ces inutiles courtisans grappillant dans ses nobles mains, d’avoir omis de le mettre en garde contre la «dangerosité» de l’écrivaine.


« La nunuche » selon l’élégant Rin Rin qui la tutoie – normal ils ont baptisés les cloches d’Hubert ensemble sous la crosse de Mgr Ricard – a bénéficié des services d’informateurs, bien informés, Stéphane Derenoncourt en première ligne, de gorges profondes plus ou moins bien masquées mais fort pointus sur le classement de Saint et Millions, et là je m’étonne que la pétoire de l’imprécateur devienne muette. Sans doute ne faut-il pas se fâcher avec tout le monde quand on bosse pour le compte d’une boutique qui fait salon au Louvre.

 

Qu’elle crédibilité accorder à ce demi-solde salonnard ?


À vous d’en juger !


Pour ma part, j’ai lu et critiqué link  le livre d’Isabelle Saporta bien avant tout ce petit monde sans pour autant jeter sur sa personne le discrédit. Même qu’un des appointés d’Hubert m’a violemment reproché d’en avoir parlé.


Belle conception de la liberté d’expression…


Que tout le monde se rassure ce ne sera dans le marigot qu’une petite tempête dans un verre de GCC, vite oublié tout comme les élucubrations d’Hervé Chabalier sur son histoire personnelle et son soi-disant livre commandé par un Ministre de la Santé, le Douste-Blazy, qui allait tout changer dans la lutte contre l’alcoolisme.


A la trappe mais les problèmes posés eux resteront sur la table, les faits sont têtus…


Je laisse la conclusion  de ce petit mot à Philippe Cuq un sage mais engagé Aveyronnais :


« Peut-être est-il utile de rappeler que le sujet du débat est le vin. Utile aussi de rappeler que le vin, quelle que soit la chapelle dont on se réclame, est pour l'essentiel et avant tout un support de partage, d'échange et de plaisirs, et un objet de culture.


Ce style de texte (ndlr celui du Rin de Rin bien sûr) aurait tendance à nous le faire oublier... »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 7 mars 2014 5 07 /03 /Mars /2014 00:09

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« Faire salon… », expression un peu désuète se référant au temps où les salons nommés aussi « sociétés » étaient l’une des principales composantes de la sociabilité mondaine du XVIIIe siècle dont le XIXe siècle cultiva la nostalgie.


Le divertissement lettré, la recherche du bon mot, la maîtrise de soi et du savoir-vivre mondain étaient au cœur de cette sociabilité aristocratique. Chacun se devait de s’y faire valoir et reconnaître tout en respectant les autres invités. Lorsque les conversations s’échauffaient, l’hôtesse intervenait pour mettre fin aux débats et changer de conversation.


Certes les salonnières et les salonnards du « pinard » de notre époque post-modernes n’ont pas le prestige de leurs illustres prédécesseurs Jean le Rond d'Alembert, Louis Turgot, Denis Diderot, François Quesnay, Jean Philippe Rameau, Jean-Jacques Rousseau, l’abbé Raynal, Marivaux, René Antoine Réaumur…mais pour certains il est capital d’en être, de montrer au commun des mortels que l’on représente encore la crème du marigot.


La gestuelle, le rituel, la déambulation, le cercle des idolâtres, les clans, les tribus, dans les allées des salons de dégustation, officiels ou estampillés off, les grands critiques du vin ou présumés tels, côtoient la piétaille des sans-grades pour se livrer à une forme moderne de représentation.


Pour ma part, depuis toujours je me suis défini dans beaucoup de chroniques comme étant un « dégustateur-imposteur » lorsque je me croyais obligé d’arpenter les travées de ces salons. Je m’y ennuyais. Je déteste rester planter debout, je suis un buveur assis. J’exècre la bousculade, les ramenards postés devant les crachoirs, donner mon opinion sur le sauvignon. Bref, en début d’année j’ai pris une sage décision : l’abstention.


Mais, comme je suis soucieux, en vieux Taulier roué, des intérêts de ma crèmerie j’ai décidé d’externaliser cette fonction de dégustation en lançant un appel à contribution.


Bonne pioche, le sieur Denis Boireau avec sa chronique « LA TRIBU DES CHEVEUX SALES ou « une segmentation naturelle du marché du vin »link a fait péter les compteurs.


Qu’il est doux de ne rien faire…


Il revient en deuxième semaine comme  disait pour le Schmilblick.


Merci Denis, et sache que je ne suis fâché avec personne mais il est des gens que je ne fréquente et ils savent pourquoi… Quant au titre que tu me décernes en conclusion je lui préfèrerais celui d’homme adulé des femmes… mais pas de toutes... Désolé…


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A Renaissance il y avait foule, contrairement au SDVL

 

Le Taulier nous a fait part de son peu d’appétence pour  ces évènements, mais en proposant à ceux qui le voudrait d’en parler sur son blog. Puis quelques vieux routiers du monde du vin avaient ajouté leurs commentaires blasés. Faut pas charlier, ne pousson pas : moi je les trouve géniaux ces salons ! Donc j’ai pris Berthe au mot pour vous pondre cette petite revue des stars de la dégustation que vous pouvez croiser dans ces salons.


Commençons par le salon par lequel tout a commencé : le Salon des Vins de Loire, ou SDVL pour faire plus pro. Je confirme que ça semble en perte de vitesse : on ne se bousculait pas dans les allées. Mais du coup les contacts étaient faciles avec les vignerons. Ceux que j’ai revus après m’ont confirmé que ce fut un bon salon malgré l’ambiance un peu vide.  Et ça fourmillait de stars de la dégustation !


En finissant ma revue des vins de Bruno Cormerais (incontournable !), je croise David Cobbold  très studieux à la table d’à côté. Je lui balance une vanne sur les stars de la dégustation en plein travail, il me répond par une vanne sur les stars du rugby. Comment a-t-il deviné en moi l’ancien joueur ? Ça doit être son British Flair. Si comme moi vous aimez à la fois le vin, les motos et le rugby, vous devez suivre le blog de ce parfait gentleman link

 

David participe au Blog des Cinq link ‎ dont presque tous les membres ont gravité au SDVL et alentours. Soit en plus de David : Hervé Lalau, journaliste humoristique que les Belges nous ont volé, Marc Vanhellemont, journaliste-poète  réellement Belge, et Jim Budd, bourgeonnant sujet de sa Gracieuse Majesté qui aime tant le vignoble français qu’il a décidé d’y vivre. Il manquait malheureusement de la bande des cinq mon préféré : Michel Smith, un ex-bistrologue pas tout à fait retiré de la presse vineuse, qui était resté dans le Roussillon parmi ses chers  carignans.


Aussi croisé un Gaillard du guide à moitié éponyme, en train de tenir le crachoir à Henry Marionnet, mais sans déguster. Au vu de ce qu’ils sélectionnent je pense effectivement que le tandem du guide ne doit pas boire de vin.


Toujours au SDVL, j’ai croisé le meilleur dégustateur du monde : Michel Bettane. J’ne rigole pas ! Si vous êtes un néophyte du vin, vous avez au moins entendu parler de Robert Parker, le critique Américain devenu star internationale. Eh bien en France, on a mieux avec Michel Bettane. Lui et son compère Thierry Desseauve ont redressé la vénérable Revue du Vin de France pour se faire les dents, avant de voler de leurs propres ailes de guides en blog, de sélections en salon (le Grand Tasting). Comme j’allais le saluer, je comprends que Michel se rend, de sa démarche impériale, auréolé de son immense prestige, aux pissotières…je l’ai laissé aller son chemin.


Pas vu cette année Pierre Guigui, auteur du Gault-Millau des vins, et organisateur bénévole du plus important et plus anciens concours de vins bios : le Concours Amphore


Si on parle de vins bios, il faut vous parler des deux plus importants salons offs : le salon Renaissance qui regroupe surtout des biodynamistes haut de gamme, et La Dive Bouteille où on trouve la fine fleur du vin nature.


A Renaissance, je goutais les cidres d’Eric Bordelet lorsqu’arriva Olivier Poussier. J’ai immédiatement laissé la place à ce dégustateur surdoué, qui gagna le concours de meilleur sommelier du monde il y a quelques années. Ce que j’admire chez Olivier Poussier c’est son enthousiasme et sa vision sans limite du monde du vin. Pour preuve, son intérêt ici pour …des cidres ! Il aime avec autant de compétence et de passion les icones du vin comme les plus oubliées des appellations.


J’ai aussi eu le plaisir de discuter avec Nicolas Joly, le pape de la biodynamie dans la viticulture. J’entends d’ici les dents de Léon qui grincent : notre matérialiste n’aime pas les ‘explications ‘ trop ésotériques de la biody.  Moi je m’en fiche bien de leur ésotérie, la vérité est dans mon verre, et là y a pas photo, c’est chez les bios et biodys que j’ai trouvé la grosse majorité des vins qui me plaisent ces 10 dernières années.


A La Dive, j’ai droit à la bise de Sylvie Augereau à l’entrée. Maintenant ce sont les dents du Taulier que j’entends grincer, mais je ne sais toujours pas pourquoi ils sont fâchés ces deux-là. Sylvie est la grande prêtresse des vins nature. En plus d’organiser La Dive et d’un petit guide, elle collabore à la RVF, avec sans doute l’espoir de faire évoluer cette revue extrêmement conservatrice.


Bon, vous l’avez compris, tout le star-system du vin était là. Ne manquait pour éclairer ce scintillement que l’astre le plus lumineux de notre ciel vineux, la star des stars : notre Taulier Jacques Berthomeau.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : écrits des autres
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Jeudi 6 mars 2014 4 06 /03 /Mars /2014 10:00

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1-     Hier au soir une réunion sous l’égide du ministère du Redressement productif et du ministère délégué à l’Economie sociale et solidaire, s’est tenue « avec les différents acteurs du dossier » a été organisée afin « d’analyser les difficultés industrielles et financières de l’entreprise et les moyens éventuels de pérenniser son activité. »


Les deux ministres souhaitaient « que toutes les options soient examinées afin de permettre la poursuite de l’activité industrielle. » en rappelant cependant que « s’ils peuvent avoir un rôle de levier, les pouvoirs publics n’ont cependant pas vocation à prendre en charge la totalité des besoins de financement des activités industrielles »


Selon la matinale de France-Inter un accord aurait été trouvé avec les banques pour financer la poursuite de l’exploitation de l’entreprise. Il a été aussi annoncé que Les Atelières allaient lancer à 12 h aujourd’hui un appel à souscription  auprès du public. link


Je vous tiendrai au courant tout particulièrement sur Face de Bouc…


2-   Le feuilleton de l’autorisation de mise sur le marché du Baclofène semble toucher à sa fin


« Il y a dix mois, une recommandation temporaire d'utilisation (RTU) avait été pressentie pour le Baclofène, mais le dossier sur le bureau de l'Agence nationale de sécurité du médicament a pris un retard inattendu. Cette fois, le recours légal du médicament pour le sevrage alcoolique semble imminent et moins hypothétique. Il ne manque plus que l'accord de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), puisque le suivi des patients traités nécessitera l'ouverture d'un fichier. La CNIL se réunira avec cet ordre du jour le jeudi 13 mars et l'agence du médicament pourrait annoncer dans la foulée, une autorisation temporaire et encadrée. »


Mais, il se dit que ce ne sera qu’une autorisation limitée c’est-à-dire une recommandation temporaire d'utilisation, donc limitée dans le temps et avec aussi un seuil de dosage. Un maximum de 200 mg par jour est évoqué, mais les associations estiment la barre trop basse pour 30 % des personnes alcooliques.


Actuellement deux essais cliniques sont menés en France : l'un sur des doses allant jusqu'à 300 mg jour et le second à 170 mg. Les tests portent sur l'efficacité et la tolérance du Baclofène qui peut, à haute dose, provoquer des effets secondaires. Selon Samuel, à la tête d'une association de personnes alcoolo-dépendantes, la gêne n'est pas négligeable mais il se dit « guéri » après trente ans d'addiction, « guéri comme 50 000 autres personnes sous Baclofène ».


Ayant soutenu depuis l’origine le combat d’Olivier Ameisen mais n’étant ni scientifique, ni médecin, je vous livre ci-dessous 2 liens.


Le premier « Retard à l'autorisation du Baclofène : la colère monte »link 


Le second « Baclofène : qu'on attende la fin de l'évaluation ! »


Le Pr Bergmann rappelle que la preuve de l'efficacité du Baclofène contre l'alcoolisme n'a pas été apportée et qu'il existe des alternatives thérapeutiques. link

 

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 6 mars 2014 4 06 /03 /Mars /2014 00:09

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Dans les critères du nouveau classement de Saint et Millions il y a une très grave omission préjudiciable au bon renom de l’appellation : la révérence obligatoire !

 

Illustration : Laquais servant du vin. Illustration de H. Reuß zu Köstritz: Der korrekte Diener, Paul Parey Verlag, Berlin 1900; p. 21


Comme à la Cour, genoux fléchis, le front bas, la plume serve telle une vile « nénette » sur la carrosserie d’une trop neuve Bentley…


Que le domaine Huet à Vouvray ait refusé la dégustation de ses 2013 à deux journalistes bloggeurs britanniques lors du Salon des Vins de Loire, Jim Budd Chris Kissack montre à l’évidence que le phénomène fait tache d’huile.


Sarah Hwang, présidente de la société Huet, a déclaré à La RVF : « Pour être claire, ni M. Kissack ni M. Budd n’ont été interdits de visite au domaine, et j’ai invité chacun à acheter des bouteilles du millésime 2013 lorsqu’il sera commercialisé. Après deux années où la situation du domaine a été parfois présentée de manière trompeuse, où nous avons parfois senti un manque de respect envers le domaine et un manque de soutien pour l’appellation Vouvray, j’ai fait le choix de ne plus me taire pour défendre le domaine, notre équipe, et Vouvray. »


Les critiques de tout poil se doivent donc pour être en odeur de sainteté d’être respectueux et de soutenir l’appellation. Des supporters tendance souteneurs…


Interdit de séjour, je connais ! Le président de la RVF Jean-Paul Lubot, après nous avoir fait de plates excuses, sous la pression de madame Prouvost sa présidente du groupe Marie-Claire, pour son comportement inadmissible, m’a puni.


Vive la liberté d’expression ! Les cireurs de pompes sont légion… y’en a même un qui donne du cher Hubert… pour se donner des airs qui ne trompent personne… y compris l’intéressé qui le renverra à son panier lorsqu’il ne lui sera plus d’aucune utilité… Vaillant pourtant, droit dans ses mini-bottes, le p'tit Rin Rin monte au front, à petits pas, tutoiement en bandoulière, pour laver la souillure de la Nunuche Saporta jetée sur le blason de son idole :

 

«Pour conclure, deux choses.


Un, la surabondance de notes de bas de pages montre que tu t’attends à quelques procédures. Je pense qu’il n’en sera rien. Ton petit livre sale n’intéresse déjà plus personne.


Deux, la jubilation avec laquelle tu décris la manière dont tu as piégé Hubert de Boüard montre assez quelle sorte de personne tu es. Il y a un gros mot de six lettres pour ça, mais ici, c’est un blog familial, des enfants peuvent le lire, tu m’as compris.»

 

C'est du lourd, et dire qu'ils ont picorés ensemble des petits fours au baptème des cloches d'Hubert. Le Nunuche étant en ce temps-là en odeur de sainteté au royaume des petits marquis et de leurs laquais. Y' a du Buisson chez la Saporta...


H de Boüard vient de faire savoir à un nez éminent qu’il ne sera plus « reçu » à Angélus pour déguster ses primeurs. Un de plus. Après Perse, Magrez, Rolland et quelques autres…


Faites-le savoir autour de vous !


Pour ce cher Hubert, le « je suis partout », ça se comprend après ses « liaisons dangereuses » avec la sulfureuse Isabelle Saportalink


Je vais de ce pas me fendre d’une belle lettre à ce bon Hubert de Boüard de Laforest pour lui proposer d’aller lui présenter mes civilités à Angélus… Adviendra ce qu’il voudra mais ça lui ferait du bien d’entendre des propos qui le fasse redescendre sur terre plutôt que de se contenter de l’encens des laquais.


Du côté de madame Prouvost, la présidente du groupe Marie-Claire je me propose de lui demander si les excuses de son directeur-délégué n’étaient  qu’un chiffon de papier ?


Affaires à suivre, je ne dispose pas de dictaphone enfouit dans la poche de ma veste pour enregistrer les propos peu amènes des uns sur les autres, je laisse cela au conseiller du Prince par ailleurs fort révérent comme le souligne le Canard Enchaîné

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 10:00

Quand je pense que les élus d’Houilles souhaiteraient changer le nom de leur cité, et que dire des gens de Montcuq – la visite culte de Daniel Prévost à Montcuq ci-dessous – alors pour les citoyens de Groslay la vie ne doit pas être simple tous les jours.

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Par bonheur en ce mois de mars plein de giboulées vont débouler à Groslay derrière les Grololo de Jo Pithon une bande de vignerons venus de la France entière.


Groslay c’est dans le 95, un de ces départements venus de nulle part, le Val d’Oise créé en 1968 à la suite d'un démembrement du département de Seine-et-Oise qui a sombré corps et bien puisque le 78 est devenu les Yvelines.


« L'origine du nom Groslay provient de Graua (en langue gauloise) devenu groele, qui signifie terrain contenant de petits cailloux. Cette nature du sol est particulièrement favorable à la culture de la vigne, qui fut exploitée ici depuis la nuit des temps, jusqu'à l'épidémie de phylloxéra, à la fin du XIXe siècle.


Le nom de Groslay est attesté pour la première fois dans un acte de donation de vignes à l'abbaye de Saint-Denis en 862. Le premier seigneur de Groslay est Odon ou Éudes de Groslay à la fin du xie siècle. Au xiiie siècle, le village devient un fief des Montmorency, puis des Condé au XVIIe siècle.

La commune vit essentiellement de la vigne et du maraîchage jusqu'au début du XXe siècle (la culture du poirier s'y développe à partir de 1860). Groslay connaît une évolution comparable au village voisin de Montmorency : construction de châteaux de plaisance au XVIIIe siècle, de propriétés bourgeoises au XIXe siècle puis l'urbanisation pavillonnaire du XXe siècle. »

 

SALON DE GROSLAY  15 ET 16 MARS 2014
Domaine Appellation
PICHET ST EUGENE  
BARGE Côtes Roties  
CASTEL LA ROSE Côtes de Bourg 
CAVE DU CLOS  
WOD BEST SLICERS Trancheuses à jambon
CEP D'ARGENT Vins Etrangers 
CHAMPALOU Vouvray 
CLOS DU PELERIN Pomerol 
COLOMBIERE Fronton
COMMANDERIE DES VINS ET SPIRITUEUX C D V F 
CROIX SAINT PRIVAT Coteaux du Languedoc 
DESORMIERE Côtes Roannaises
FAILLENC SAINTE MARIE Corbières 
GATINAUDS Charentes
HATON Champagne 
JONC BLANC Bergerac
LA GABARE Cognac
LANDRON Muscadet 
LAMBERT Chinon
MACHARD DE GRAMONT Nuits Saint Georges
MEUZARD-MUSSY Pommard
MOUSSIERE Sancerre 
MURINAIS Crozes Hermitage
MUZARD Santenay 
OPERA DES VINS Côteaux de Jasnières (Loire) 
PITHON PAILLE Anjou
POUILLON Champagne 
RICARD Touraine 
QUATRE PIERRES CABARDES/IGP
LA RAMAYE Gaillac
ROUSSET PEYRAGUEY Sauternes
SAINT NICOLAS Fiefs Vendéens
JEAN BAPTISTE SENAT Minervois
SCHUELLER Alsace 
SEAILLES Armagnac et Côtes de Gascogne
SIGAUT Chambolle Musigny
SULAUZE Côtes de Provence
SURONDE Quarts de chaume
TOUR GRISE Saumur 
TOUR VIEILLE Collioure
VAQUER Risevaltes
VERGE Viré Clessé
   
  CDVF
  38 rue d'Amsterdam
  75008 PARIS
  01 39 83 32 93



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Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 00:09

En ces temps ukrainiens et Copéistes, le vigneron-rebelle se porte bien sur les médias nationaux : Giboulot se fait le Grand Journal de Canal+ et Cousin s’invite à la matinale de France-Inter « messe vespérale, s’il en est, de la population bobo » dixit Thomas Legrand chroniqueur politique du 7-9 de Patrick Cohen, pour répondre à Clara Dupont Monod.


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Lorsqu’on est blogueur s’amuser au jeu des mots-clés qui font le buzz sur la Toile est une nécessité.


Titrer « Le Cousin d’Emmanuel Giboulot est-il le copain d’Isabelle Saporta la star d’Hubert de Boüard » c’est la quasi-certitude de faire péter les compteurs.


Pour autant pour défendre la cause de ces vignerons faut-il écrire n’importe quoi ?


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-        C’est le cas de JP Géné dans le Monde daté du 28.02.2014


 Il a rechaussé ses pompes de soixante-huitard « Nous serons nombreux le mercredi 5 mars à pique-niquer avec Olivier Cousin devant le palais de justice d'Angers comme nous avons été des centaines de milliers à signer la pétition en faveur d'Emmanuel Giboulot, qui a comparu le 24 février devant le tribunal correctionnel de Dijon. Parce qu'il arrive un moment où il faut dire "basta !". Assez de ces petits chefs de la bureaucratie vineuse, plus familiers du maroquin que du sécateur, qui font leur fiel de procédures misérables à l'égard de vignerons sincères et authentiques victimes de harcèlement textuel.


Que reproche-t-on à Olivier Cousin ? Ses cheveux (en catogan) ? Ses chevaux (qui labourent) ? Ses vins (sans intrants) ? Vous n'y pensez pas ! Les gens du vin sont civilisés : verticales et martingales pour quelques-uns, fringale pour beaucoup. Le vigneron de Martigné-Briand (Maine-et-Loire) a commis le grave délit de faire du vin en Anjou et d'en avertir le consommateur en l'écrivant sur l'étiquette de ses flacons. L'outrage absolu pour la nomenklatura des appellations. Il dit la vérité. L'accusation brandira les textes de loi qui interdisent à celui qui a osé sortir du système de l'AOC (appellation d'origine contrôlée) pour faire du vin de table de spécifier l'origine de son raisin, le cépage ou le millésime. Elle ne manquera pas de rappeler que l'individu a déjà été verbalisé pour son "Anjou cabernet" et ses cartons imprimés "Anjou Olivier Cousin" (AOC). Ce ne sont qu'arguments de prétoire. Au fond du fond, il faudra trancher un problème simple et néanmoins stupide : un vigneron en Anjou a-t-il le droit d'écrire qu'il fait du vin en Anjou ?


En son temps, Karl Marx a dénoncé l'appropriation privée des moyens de production ; nous en sommes au stade de celle des moyens d'expression avec la privatisation des mots et des appellations au profit des plus forts et des plus habiles. "Anjou" appartient aujourd'hui à l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité), d'abord observatrice dans l'affaire Olivier Cousin et désormais partie plaignante. Un dossier important, il est vrai : le litige porte sur 2 800 bouteilles de 75 cl dans un pays qui a produit plus de 45 millions d'hectolitres en 2013. A la veille de l'audience, Olivier Cousin remercie l'Inao de l'attention portée à ses crus désormais connus et défendus dans le monde entier. Il ne manquerait plus qu'une condamnation pour clore ce procès aussi ridicule qu'inutile. »


-        Désolé Géné lorsque tu écris que l’appellation «  "Anjou" appartient aujourd'hui à l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité) » c’est une connerie absolue puisque depuis l’origine des pères fondateurs de l’AOC une appellation est un bien collectif appartenant au syndicat d’appellation, nommé aujourd’hui ODG, et que l’INAO n’est là que pour le reconnaître et le protéger tout particulièrement au plan international en vertu de la propriété intellectuelle contre les « affreux » étasuniens impérialistes. De même, il est faux d'écrire qu'Olivier ne peut mentionner ni le cépage, ni le millésime, c'est autorisé en vin de France.


-        La bonne réponse est celle donnée par un vigneron voisin d'Olivier Cousin d’Anjou Patrick Baudouin qui est monté au créneau de l’INAO pour défendre Olivier Cousin et surtout l’esprit de l’AOC link


Reste le plaidoyer d’Olivier Cousin lui-même sur France-Inter pour expliquer sa position.


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Ecoutez le podcast de l'interwiew ICI link


Deux arguments : le premier fondé sur ce qu’il appelle « le vol de l’appellation Anjou par les AOC industrielles » et le second sur la nécessité de redonner aux AOC leur authenticité originelle en faisant référence à ce qu’avait proposé un temps René Renou : les AOC d’exception…


Ça se tient bien mieux que ce qu’écrit Gené qui jette le bébé avec l’eau du bain alors que Patrick Baudouin et Olivier Cousin mettent le doigt là où il faut, là où ça fait mal, sans pour autant partager le même chemin.


Tout comme les élucubrations dans son livre de miss Saporta sur l’INAO – et Dieu sait que j’ai éreinté ici cette maison – ne sont qu’un galimatias informe qui travestit l’histoire des AOC, Jean-Pierre Géné quand à lui, avec une emphase bien parisienne déclare ce qui suit (1), il se fait plaisir mais, que ça lui plaise ou non, la propriété d’une appellation reste un sujet entre les mains des vignerons et non de celle de l'INAO.


Bien sûr, et je suis le premier à l'un des premiers à l'avoir fait, on peut regretter la dérive des AOC sous la pression de la majorité des dit vignerons et militer pour un retour aux fondamentaux originels. Ça fait un bail que j’ai choisi ce parti et que je suis monté aux créneaux pour défendre ceux qui suivaient des chemins différents. Cependant je persiste à écrire que c’est un sujet trop important pour le laisser entre les mains des journalistes parisiens.


2 stratégies depuis les années 2000 s’affrontent : réformer le système de l’intérieur ou en sortir pour reconstruire ?

 

Rien n'a été fait, sinon une réforme qui bétonne l'existant, et je ne crois pas que c'est en faisant feu sur le quartier général, comme le président Mao, qui est un truc qu’adorent les bobos bien au chaud, et c’est vachement confortable, mais ça solidifie les gens d'en face.

 

Mieux vaudrait qu'ils accompagnent Patrick Baudouin lors d’une réunion de la Fédération d’Anjou pour voir et entendre. Des travaux pratiques, quoi, comme me disait le père Rocard « allez leur donc expliquer ce que vous me dites Berthomeau… »


(1)             « Messieurs de la Cour, des Douanes et de l'Inao, il faudra comprendre un jour qu'il existe en ce pays des vignerons et des amateurs de vin qui entendent faire et boire le vin qu'ils aiment. Ce n'est pas le vôtre, pas celui que vous avez encouragé durant des décennies à coup de pesticides, de progrès technologiques et de campagnes marketing. Pas ces cuves dont vous ne savez que faire face à la baisse de la consommation nationale et à la concurrence des vins étrangers à l'export. Avec vos AOC qui tombent comme à Gravelotte et les règlements sadomaso qui les encadrent, vous nous avez saoulés. Nous avons décidé depuis quelques années de cultiver, de vendanger, de vinifier et de boire autrement. Pourriez-vous, n'en déplaise à vos honorables personnes, nous lâcher un peu la grappe sur le vin que nous aimons ?

Assez de ces petits chefs de la bureaucratie vineuse, plus familiers du maroquin que du sécateur, qui font leur fiel de procédures misérables à l'égard de vignerons sincères et authentiques. »

 

 

Le combat d'Olivier Cousin est identitaire, il revendique le droit de mentionner le lieu d'origine de ses vins mais dans l'espace de liberté ouvert par les vins de France il cultive, récolte, vinifie ce qu'il veut comme il veut et rien ne m'a jamais empêché de boire ses vins... Pousser le bouchon trop loin nuit à la crédibilité et comme dirait l'autre c'est en écrivant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui...

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 4 mars 2014 2 04 /03 /Mars /2014 08:59

Le samedi 11 août 2012 j’écrivais une chronique « Les dessous chic des Lejaby sur Facebook : Soutenez-les avec 10 euros : «les Atelières» sont en passe de boucler leur souscription »


 

« Les Atelières, atelier de façonnage haute couture en lingerie et bain, sera créé́ à l’automne prochain après la rencontre, en janvier 2012, entre d’une part, un groupe d’ouvrières et d’ouvriers de l’entreprise Lejaby conduit par Nicole Mendez et d’autre part, Muriel Pernin, chef d’entreprise.


 

Sur ce champ de ruines qu’est l’industrie de la corsetterie en France, notre objectif est de maintenir vivant ce savoir-faire. L’atelier, qui comptera 25 personnes à son ouverture, aura pour premier client la nouvelle Maison Lejaby puisque Alain Prost s’est engagé́ à nous confier la réalisation de ses collections haute couture. link 


 

Si notre aventure réussit, elle sera la preuve qu’un nouveau modèle est possible conjuguant, sur le marché́ du luxe, l’audace industrielle et l’excellence du savoir-faire français. Notre initiative est soutenue par la préfecture du Rhône pour son caractère expérimental. La dimension innovante de l’entreprise porte également sur l’organisation sociale de l’atelier qui fonctionnera avec un management participatif. »


Le Monde annonçait hier au soir avec AFP | 03.03.2014


« Les Atelières » vont devoir mettre la clé sous la porte… Cette société coopérative d'intérêt collectif (SCIC), fondée il y a plus d'un an et dirigée par une communicante, Muriel Pernin, va demander sa liquidation vendredi devant le tribunal de commerce de Lyon, selon un communiqué publié lundi. « C'est avec une grande tristesse que j'ai décidé de mettre fin à l'aventure des Atelières un peu plus d'un an après l'ouverture de l'atelier. C'est un crève-cœur pour celles et ceux qui ont eu l'espoir de relancer un atelier de lingerie corsetterie haut de gamme »


Pourquoi ?


1-    « Dans notre pays, les banques sont plus fortes que la République. Avec notre argent, elles exécutent chaque jour des dizaines de PME. Ce sont Les Atelières qui montent aujourd'hui à la guillotine. »


2-  « Nous avons souffert de la désorganisation de la filière corsetière et textile et des marques », a ajouté la dirigeante des Atelières, regrettant l'« absence de matières premières en circuit court », les commandes de tissus et de fournitures se faisant « souvent à l'étranger avec des délais toujours aléatoires ».


3-  « Les habitudes de payer des services à bas coût au Maghreb et en Asie faussent les relations entre clients et fournisseurs », souligne-t-elle encore, saluant toutefois le soutien du préfet du Rhône, Jean-François Carenco, et du président de la région, Jean-Jack Queyranne. link

 

Hier au soir j’ai publié ces infos sur ma page Facebook et la question m’a été posé : que peut-on faire ?


Très franchement je crois, à ce stade, pas grand-chose car, sans connaître le fond du dossier, au-delà du problème de financement : la coopérative avait besoin d’un million d’euros et n’a réussi à réunir que 500.000 euros, c’est la question du carnet de commandes qui a plombé l’entreprise. Même si l’entreprise estimait être sur la bonne voie, avec un carnet de commandes rempli à hauteur de 15.000 pièces, pour survivre, Les Atelières devait dépasser le seuil fatidique des 35.000 pièces commandées.


Les banquiers n’étant que des banquiers il ne faut pas attendre d’eux d’aller au-delà de leurs engagements lorsque la demande n’est pas au rendez-vous. Quant à l’Etat, la BPI, au risque de choquer certains, je ne vois pas ce qu’il irait faire dans cette aventure.


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Reste, nous, et de 2 manières :


-        Vu les prix de la lingerie de luxe (280 euros le bout de tissu ci-dessus), le créneau choisi par les Atelières, le seul moyen, mesdames, c’est que lorsque vous achetez vos sous-vêtements (les messieurs peuvent aussi le faire aussi lorsqu’ils se fendent d’un cadeau) c’est de privilégier le made-in-France. Et ne me dites pas que c’est ringard sinon gardez dans vos beaux yeux vos larmes de crocodile ;


-        Avec notre bel argent, pour ceux qui en ont dans leur bas de laine, en finançant des opérations de type crowdfunding par exemple. Les projets de la dimension de celui des ex-Lejaby ne pourront être financés, et non soutenus comme la corde un pendu, que si localement, régionalement des leviers sont mis en place. Joindre le geste à la parole même petitement : les petits ruisseaux font les grandes rivières et la démocratie y gagnera.


L’économie de l’offre, décriée par les bêlants de la gauche extrême alliés objectifs de la Grande Distribution grands acheteurs de produits délocalisés et des fabricants de produits de luxe qui se gavent en faisant fabriquer leurs produits à bas prix, c’est cultiver son petit jardin et acheter aussi les produits du petit jardin. Ce n’est pas du repli sur soi mais comme le dit avec justesse Muriel Pernin « Pour être dans l’innovation, il faut inventer un smartphone ou une application alors que nous, on s’investit avec des femmes qui s’investissent à 100%, qui trouvent des idées tous les jours et ce n’est pas reconnu ? C’est à pleurer… »


Alors les petites et les petits poucettes accrochés à vos  smartphones made in China sachez que le combat commence aussi par la remise en cause de vos pratiques personnelles et que vous contenter de signer des pétitions relève de la facilité. 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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