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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Bonne journée à tous, ceux qui ne font que passer comme à ceux qui me lisent depuis l'origine de ce blog.   

 

 

 

 

Photo du Taulier de Ludovic Carème © http://www.ludoviccareme.com/ 




 

Samedi 15 mars 2014 6 15 /03 /Mars /2014 09:31

Leur tristesse est infinie, ils pleurent une amie et jamais l’appellation réseau social n’a mieux porté son nom. Pour eux la stupeur du début de semaine avait succédé l’angoisse de l’attente pour hier être assommés par la douloureuse nouvelle.


Anne Graindorge je ne l’ai croisé qu’une seule fois dans ma vie, le 7 mai de l’an dernier, lorsque l’ami Patrick Baudouin m’avait convié à un  déjeuner « où, plein de sève, il plaidait Patrick. Il voulait convaincre Patrick, nous convaincre que son beau chenin sur schiste est un authentique passeur de terroir. » link 


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Anne, à table, était face à moi, rayonnante, heureuse de se retrouver-là, consciencieuse elle accomplissait son travail avec un amour qui se voyait dans ses yeux. Ses vins de Loire, la Loire le fil de sa passion, c’était un bonheur de la voir s’accomplir dans un métier qui était le cœur de sa vie.  


« Petite dentellière » a écrit Patrick sur le fil de la conversation de Facebook.


Je ne connaissais pas suffisamment Anne pour aller au-delà dans cette chronique mais, la peine de ses amis, la douleur de ses proches, celle de son compagnon Franck, font que moi, qui suis bien plus ancien qu’eux tous, je ne supporte pas la mort qui fauche de jeunes gens, ici Anne emportée alors qu’elle avait dans sa tête plein de projets, d’envies de vie…


Comme j’associe l’image d’Anne Graindorge à cette rencontre sur les routes du chenin, aller donc dimanche sur France-Inter link les suivre à nouveau dans l’émission « On va déguster », entre 11 heures et midi, où un coup de de projecteur sur les Anjous bancs et le chenin sec, ce sera lui rendre hommage, lui faire le plaisir qu’elle aurait pris à écouter cette émission.


Mes pensées et ma compassion vont à ses parents, ses proches, à tous ses amis, à Franck que j’embrasse…


 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 15 mars 2014 6 15 /03 /Mars /2014 00:09

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Avant de me tomber dessus à bras raccourcis merci de tenir compte des guillemets, cette profession de foi n’est pas de moi mais d’une charmante jeune fille : « Solange Te Parle »


Le bobo voilà la cause de tous les maux de notre vieux pays gaulois perclus de rhumatismes. Mot valise par excellence il est devenu l’insulte par excellence de la France rance…


Philippe Vandel dans La « bobo » parisienne… Même pas mal ! dresse une liste non limitative des griefs « De tout bord on leur tombe dessus. « Ce n’est pas moi qui ai fait le lit du FN en 2002. Les coupables sont ceux qui se sont détournés des ouvriers, ceux qui s’occupent des bobos et ont laissé tomber le populo », Jean-Pierre Chevènement. « Le mariage homosexuel est un caprice de bobos », Philippe Monnier, député UMP. « Ferme ta gueule ! Moi je parle à tout le monde. Tu n’y connais rien. Tu ne connais que les bobos », Nicolas Sarkozy à Chantal Jouanno, cité par L’Express (30/10/2012). « Les bobos typiques célèbrent le métissage et vivent dans des forteresses », Alain Finkielkraut.


Ces scuds proviennent du livre de Laure Watrin et Thomas Legrand : La République bobo  chez Stock dont le Taulier vous a déjà causé link

 

Il existe même un blog : www.bobodemerde.com

 

La suite de la chronique de Philippe Vandel ICI link

 

Revenons à « Solange Te Parle » qui, comme toute jeune fille d'aujourd'hui qui se respecte, poste sur les réseaux sociaux avec la légèreté d’un petit oiseau :


-        elle blogue link 


-      elle  fait des entrechats sur  face de bouc bien sûr link,


-        Twitte sur Twitter link 


-        et cause sur YouTube link 


Dans la vidéo ci-dessous  elle égrène avec  humour les grands thèmes de la République BOBO de Laure Watrin et Thomas Legrand.


41KuV+CGs5L.

 

Les auteurs, se revendiquant eux-mêmes Bobos, s’essaient, avec un certain bonheur, à mieux cerner la nébuleuse bobo et la boboïtude.


« Dans certains cas, le bobo gentrifie les quartiers dans lesquels il s’installe. Dans d’autres, il participe à la mixité sociale et même la renforce. »


En simplifiant le bobo gentrifieur est plus bourgeois que bohème, et le bobo mixeur est plus bohème que bourgeois…


J’ai sélectionné un exemple que je connais : la Place des Fêtes, au sommet de la Butte de Belleville, dans le 19e arrondissement de Paris, qui offre selon les auteurs « un patchwork (sinon le mélange) social et ethnique » se tisse.


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« La place des Fêtes est un vaste carré, une dalle entourée de deux côtés formés de barres de logements sociaux et de deux côtés de petits immeubles typiques du haut Belleville. D’un côté de la pente, au-delà du carré, la rue de Belleville et le parc des Buttes-Chaumont ; de l’autre, le versant qui mène porte du Pré-Saint-Gervais, avec le quartier de la Mouzaïa, foyer bobo historique constitué d’anciennes maisons ouvrières individuelles. Des pavés, des lampadaires, des fontaines Wallace… Le décor des poulbots peints à Montmartre. Les ancêtres des bobos ont racheté à bas prix, dès les années 1970, ces bicoques ringardes tout en meulière, brique, ferronneries et marquises tarabiscotées, pour en faire de mini-hôtels particuliers, maisons de ville, petits temple de l’esthétique parigote, du « bon goût » et de la récup […]


Mais revenons place des Fêtes au centre de cette multitude. À côté des commerçants traditionnels des marchés « bien de chez nous », volaillers, charcutiers, poissonniers, maraîchers – « elle est belle, ma salade, elle est  beeelle ! »  –, et autres fleuristes, on trouve des bouchers hallal, les vendeurs d’épices, de produits orientaux, et les étals des marchands de produits bios. Les poireaux des retraités à casquette et fichu dépassent de leurs cabas à carreaux. Les poussettes des bobos sont pleines de légumes « oubliés » ou d’œufs « plein air ». Ils apprennent les saveurs du marché à leurs enfants. Ils passent devant le boucher hallal sans s’arrêter mais n’oublie pas de prendre des olives fraîches, du taboulé libanais et du tarama chez le Tunisien du bout de l’allée, qu’ils appelleront tout  en bas en rigolent entre eux le « salafiste » parce que son visage est masqué par une épaisse et inquiétante barbe noire. Ici, différents groupes sociaux se côtoient, vivent non pas ensemble mais sur un même territoire. La mixité n’est pas privée, elle est publique mais c’est déjà ça. Elle est à l’évidence un facteur d’équilibre social et de cohésion, de reconnaissance mutuelle dans ces quartiers et villes investis par les bobos… »


C’est une réalité qui dépasse les clichés et il serait imbécile de se contenter de la railler car elle existe. Elle n’est ni une image d’Epinal pour sanctifier les bobos, ni une exception mise en avant pour masquer la dureté sociale d’autres lieux ghettoïsés…


Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 14 mars 2014 5 14 /03 /Mars /2014 10:00

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Mais qui donc a racheté la vénérable maison Cruse, sise quai des Chartrons, à Bordeaux, lorsqu’elle fut emportée, dans les années 70, au milieu d’un vignoble bordelais sur le point de sombrer ? En effet, ce n’était pas la joie en ce temps-là, assommé par la crise, une consommation sous l'éteignoir, deux mauvais millésimes, un effondrement des cours de 80% et, pour couronner le tout, le scandale Cruse: la vente de vins venus d'ailleurs sous l'appellation bordeaux.

 

La Société des Vins de France de Paul Crémieux elle-même tombée dans l’escarcelle du groupe Pernod-Ricard lors des ennuis judiciaires de son fondateur en Allemagne.

 

Et qui c’est qui a travaillé à la Société des Vins de France en 1986 ?

 

Votre Taulier bien-aimé qui ainsi a vendu beaucoup de grands crus classés via sa filiale Cruse.

 

Pourquoi donc évoquer ce souvenir ?

 

Deux raisons :

 

-        Rappeler à certains que Bordeaux ne se réduit pas à la bulle des GCC, et que la crise fait partie du paysage de ce grand vignoble ;


-        Ce qui suit : bonne lecture et merci à Pax…


 

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Lorsque le Taulier m’a fait l’honneur et le plaisir de publier mon commentaire le 16 février dernier il pronostiquait, le lendemain, que je ne tarderai pas à repiquer au truc. Perspicace il avait, à la fréquence et au nombre de mes commentaires, deviné le graphomane doublé d’une mouche du coche qui sommeillait en moi.

 

Alors, allons-y.

 

Comment en suis je venu à fréquenter avec assiduité cet Espace de liberté « Vin&Cie » (évoquer une assiduité est certainement en dessous de la réalité ; un observateur attentif parlerait sans risque de trop se tromper, d’addiction, comme on dit aujourd’hui.) ? Je n’en ai plus la moindre idée et ma vieille amie Elsa HEIMMER n’y est pour rien.

 

Ado rêveur et solitaire, lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la littérature je choisissais mes livres de poche en fonction de la couverture. C’est ainsi que j’ai découvert, et lu, tout Félicien MARCEAU parce que les couvertures de Bergère Légère et de Capri petite île m’enchantaient et me laissaient songeur. Le « contenu » se révélant à la hauteur du « contenant » je devins fan de l’auteur et suivait son actualité. Dès qu’il parlait de quelque chose ou de quelqu’un je filais voir de quoi il retournait. Quand son actualité recoupait la mienne je me trouvais conforté dans mes choix et bien sur « le roi n’était pas mon cousin ».

 

C’est ainsi, de fil en aiguille, qu’on acquiert un bagage qui participe à la création de votre univers.

 

Pour l’instant, pas de souvenir, permettant de remonter au début de ma fréquentation du blog du Taulier. Cela reviendra sans doute et ce sera peut être l’objet d’une prochaine chronique qui sait ? Pour le moment laissons le temps au temps et puis souvenons nous que Marcel a mit plusieurs tomes pour retrouver le sien. (hi,hi,hi) Alors, patience, patience.

 

En revanche, je sais très bien comment j’en suis venu au monde du vin. Mais laissons la parole à Pépé qui va raconter ses campagnes.

 

Dans les années 60 c’est le théâtre qui était à la mode et qui faisait de vous quelqu’un si vous pouviez vous pâmer en évoquant le TNP ou le Festival d’Avignon. Puis la société évoluant vers le matérialisme et le consumérisme c’est la photo, du moins le matériel qui faisait de vous quelqu’un à qui on ne la fait pas. On traversa également une période caméscope ; ces deux phénomènes créant autant d’occasion pour cultiver sa misanthropie et choyer sa solitude afin d’échapper aux soirées diapositives ou films de vacances des uns et des autres. N’étant jamais à une goujaterie près, je me suis régalé. N’oublions pas le phénomène Hifi est ses platines, amplis, tuner et autres enceintes qui permettait de parler de puissance, de basse sans jamais écouté le moindre disque.

 

Gourmant par nature j’ai été moins insensible à la naissance de la « Nouvelle cuisine » de Gros et Nigaud que  le côté star et gourou  discréditait à mes yeux. Avec quelques copains on émargeait les livres d’or des restaurants décevants en signant ainsi rajoutant le qualificatif «escrocs en gros» (Depuis le potache est revenu à de meilleurs sentiments et a pris grand plaisir à lire les ouvrages de Christian Millau, qu’ils concernent la littérature, l’histoire ou la gastronomie : « Dieu est il gascon ? »

 

Avec la bouffe s’est également développé la soif et les délires sur le vin. Mon bagage familial se limitait aux bordeaux de la vénérable Maison CRUSE, aux vins d’Alsace du Domaine GEISBERG, de mémoire, propriété des Papeteries de KAYSESBERG et du Vouvray pétillant de Marc BREDIF ainsi que du champagne POL ROGER. Au passage rappelons la déconfiture de CRUSE, ce chartron historique, qui sombra dans un scandale de fraude montrant par la que la viande de cheval dans des lasagnes au bœuf n’avait vraiment rien de neuf ce qui en bon ado révolté je ne me privais pas de moquer les certitudes de mon père.

 

Soif de découverte, je testais d’autres breuvages toujours en fonction de choix ou l’on chercherait en vain une raison logique voir cohérente. C’est ainsi que je tâtais du chablis dont le « kimméridgien » du sol m’intriguait autant qu’il me laissait entrevoir un monde ignoré, ou encore le fabuleux vin jaune et le mystère de sa capricieuse élaboration.

 

Je m’instruisais aussi. Mon premier ouvrage fût, en poche, le passionnant « Guide du Vin » de Raymond DUMAY que je recommandais autour de moi en précisant que cela ce lisait comme un roman policier.

 

Avec mon petit bagage je ne me retrouvais pas dans les écrits et discours sur et autour du vin.

 

J’ai voulu en avoir le cœur net et savoir si ce sabir auquel je ne comprenais rien correspondait vraiment à quelque chose qui méritait d’être approfondi. Je me suis mis en marche.

 

Mais je m’aperçois que le temps qui m’est imparti est achevé. Alors, au bon plaisir du Taulier, la suite….par la suite…

 

Patrick Axelroud

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : écrits des autres
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Vendredi 14 mars 2014 5 14 /03 /Mars /2014 00:09

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Au-delà du tintamarre, de la fureur, des excès de langage, des insultes, soulevées par la publication d’un livre, dont j’ai fait une critique précoce et sereine link, la plupart de ceux qui sont montés au créneau pour défendre « l’honneur bafoué » de leur grand ami, se gardent bien d’aborder le fond du dossier du classement de saint-émilion.


Il agissent sans doute par méconnaissance, amateurisme ou complaisance, peu m'importe les juges trancheront tant sur le recours administratif que sur la plainte au pénal. Quant à l’accusation de diffamation publique du propriétaire du Château Angélus contre l’auteure Isabelle Saporta et son éditeur, elle ne constitue pas « la fin de la récréation » comme l’écrit un esprit limité, mais ouvre un épisode judiciaire à mon sens inutile. Que sera, sera, nul ne doit vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.


François Mauss, à juste raison, souligne « Faut-il redire que ce classement des St Emilion n'a rien à voir avec un classement de terroirs comme en Bourgogne – ce que je regrette à titre perso – mais dont le but était de mettre en avant des domaines prêts à offrir une nouvelle approche de la clientèle. »


En effet, un peu d’histoire doit nous remettre en mémoire ce qu’est un Grand Cru du côté de Saint-Émilion. Le cahier des charges de l’AOC « saint-émilion grand cru » homologué par le décret n°2011-1779 du 5 décembre 2011, JORF du 7 décembre 2011 indique page 55, point X lien avec la zone géographique « La zone géographique de l’AOC « saint-émilion grand cru » identique à celle de l’appellation « saint-émilion », est située… »

 

On ne saurait être plus clair, le différentiel de rendement est minime, entre 4 et 5 hl/ha en moins, il suffit de payer la cotisation et le tour est joué. Le fait de porter le terme « Grand Cru » sur une étiquette fait gagner environ 2 euros. En gros et HT, une bouteille de Saint Emilion est vendue 3,5 euros alors qu'une Grand Cru est vendue 5,5.


Les sorties propriétés à la fin décembre 2013 donnent les chiffres suivants :

Saint-Émilion 36 440 hl

Saint-Emilion « grand cru » 127 556 hl soit 78% de l’ensemble. (30 à 40 % il y a 30 ans)


Récoltes 2011 : 76 000hl saint-émilion et 171 764 hl saint-émilion grand cru

2012 : 66 704 hl et 166 764 hl

2013 : 52 952 hl et 116 346 hl

 

Surfaces : 2011 1453 ha saint-émilion et 3955 ha saint-émilion grand cru

2012 : 1333 ha et 4072 ha

2013 : 1491 ha et 3891 ha

 

Rendements : 2011 52,3hl/ha saint-émilion et 43,5hl/ha saint-émilion grand cru

2012 : 50,1hl/ha et 41 hl/ha

2013 : 35,5 hl/ha et 29,9 hl/ha

 

Que du bon ?

 

Pas si sûr, je ne me risquerais pas à évaluer le % de saint-émilion « grand cru » au-dessous du niveau de la mer. Nos grands dégustateurs ne s’intéressent guère à la piétaille mais c’est pourtant du saint-émilion, l'appellation-socle, qu’il faudrait mettre à niveau et, comme une délimitation semble exclue, car elle serait, politiquement et pratiquement, irréalisable ne restent plus que des artifices pour que l'utilisation du terme très valorisant « Grand Cru » puisse perdurer.


Je vous invite à lire page 55 du cahier des charges le texte décrivant le lien avec la zone géographique c’est un grand moment link Saint-Emilion Grand Cru_JORF du 7 décembre Document Adobe Acrobat [123.4 KB]

 

Mais le vrai problème le plus important c’est que beaucoup d'autres AOC souhaitent pouvoir utiliser ces mots : le Languedoc, Bergerac, Montagne-Saint-Emilion, Lalande-de-Pomerol, etc.... et les Bordeaux souhaitent obtenir la dénomination « 1er Cru ». Pourquoi ne se réclameraient-ils pas de la jurisprudence saint-émilion grand cru ?


Bref, les grands de Saint-Émilion, le « meilleur d’entre-eux » en tête, lui qui siège au Comité National de l’INAO, garant de l’intérêt général de l’appellation et des appellations, devraient s’en soucier.


Que nenni, ou presque la nouvelle ODG dit serrer les boulons qualitatifs, toute l’énergie a été tournée vers la conception d’un classement qui fasse émerger, sur un océan de relative banalité, voire médiocrité, la crème de la crème.


Et c’est à ce niveau, celui de l’élaboration du texte que tout s’est joué. En effet, profitant du choc des recours à répétition et de l’annulation par le Conseil d’État du précédent classement, nos petits machiavel ont concocté le fameux règlement que j’ai épluché dans une chronique du 17 avril 2013.


« Après tout y’a que le vin qui compte puisque c’est lui que je bois… démonstration par le classement des Grands Crus de Saint-Émilion »


Je vous la livre dans son intégralité


Quant à moi, qui bois bien sûr, je suis allé mettre mon nez dans l’Arrêté du 6 juin 2011 relatif au règlement concernant le classement des « premiers grands crus classés » et des « grands crus classés » de l'appellation d'origine contrôlée « Saint-Emilion grand cru » signé par Bruno Le Maire et l’immense Frédéric Lefèvre pour voir comment le vin y est traité. En clair combien le niveau de qualité et constance des vins appréciés par dégustation des échantillons pèse dans la note finale ?


Extrait de l’Article 6 : Examen des candidatures


 Les critères et pondérations retenus par la commission pour fixer la note des candidats sont les suivants :


 Pour la mention « grand cru classé » :


 1. Niveau de qualité et constance des vins appréciés par dégustation des échantillons (50 % de la note finale) ;


 

2. Notoriété appréciée au regard de la valorisation nationale ou internationale du vin de l'exploitation, de la mise en valeur du site, de la promotion et des modes de distribution (20 % de la note finale) ;


 

3. Caractérisation de l'exploitation appréciée à partir de l'assiette foncière, de l'homogénéité de ou des entités culturales et de l'analyse topographique et géo-pédologique (20 % de la note finale) ;


 

4. Conduite de l'exploitation tant sur le plan viticole que sur celui de l'œnologie appréciée en tenant compte de l'encépagement, de la structuration et de la conduite du vignoble, de la traçabilité parcellaire en vinification et des conditions de vinification et d'élevage (10 % de la note finale) ;


 

Tout candidat dont la note finale est supérieure ou égale à 14 sur 20 est proposé au classement « grand cru classé ».


 

Pour la mention « premier grand cru classé » :


 

1. Niveau de qualité et constance des vins appréciés à partir de l'excellence des résultats de la dégustation et de l'aptitude au vieillissement (30 % de la note finale) ;


 

2. Notoriété appréciée au regard de la valorisation nationale et internationale du vin de l'exploitation et de la mise en valeur exceptionnelle du site (35 % de la note finale) ;


 

3. Caractérisation de l'exploitation appréciée à partir de l'assiette foncière, de l'homogénéité de ou des entités culturales et de l'analyse topographique et géo-pédologique (30 % de la note finale) ;


 

4. Conduite de l'exploitation tant sur le plan viticole que sur celui de l'œnologie appréciée en tenant compte de l'encépagement, de la structuration et de la conduite du vignoble, de la traçabilité parcellaire en vinification et des conditions de vinification et d'élevage (5 % de la note finale).


 

Tout candidat dont la note finale est supérieure ou égale à 16 sur 20 est proposé au classement « premier grand cru classé ».


 

La commission peut décerner des distinctions (A et B) aux vins proposés pour la mention « premier grand cru classé » compte tenu de leur notoriété et de leur aptitude au vieillissement.


 

Bref comme dirait Bof la qualité du vin pour un « premier grand cru classé » ne compte que pour 30% dans la note finale soit moins que la Notoriété appréciée 35% avec un parent très très pauvre la Conduite de l'exploitation 5%.

 

Enfin, pour accéder au nirvana A et B c’est encore la notoriété qui se taille une belle part.

 

I have a dream j’achète un magnum d’Angélus – rêver ne coûte rien – vais-je boire pour 35% de notoriété appréciée au regard de la valorisation nationale et internationale du vin de l'exploitation et de la mise en valeur exceptionnelle du site ?


Un peu difficile à avaler tout de même surtout qu'il faut qu’en sus je me tamponne la coquillette du fait que la conduite de l'exploitation tant sur le plan viticole que sur celui de l'œnologie appréciée en tenant compte de l'encépagement, de la structuration et de la conduite du vignoble, de la traçabilité parcellaire en vinification et des conditions de vinification et d'élevage c’est peanuts.


Sans être un grand dégustateur patenté, ça se saurait et le GJE m'accueillerait à bras ouverts, je constate que ce classement, du fait de la pondération des critères, vise essentiellement les buveurs d’étiquettes à forte capacité financière.


C’est le choix de l’ODG Saint-Emilion que je n’ai pas à contester et que je ne conteste pas. Ce que je n’admets pas c’est que tout ça soit contenu dans un Arrêté Ministériel link.


Que vient faire la puissance publique dans cette affaire ?


Ce classement est en effet une affaire qui relève du droit privé, de la volonté des parties et non d’un intérêt général supérieur impliquant l’INAO qui, dans mon souvenir, était le garant de l’origine et non un certificateur pour la bonne marche des affaires.


N’en déplaise à ceux qui se pavanent en traitant ceux qui ne pensent pas comme eux d’esprits faibles, sous-entendant ainsi qu’ils sont des esprits forts, en dépit de la signature de 2 Ministres en bas de cet arrêté, les critères du nouveau classement de saint-émilion sont contestables en droit public. L’Etat n’a pas à cautionner une pure opération commerciale qui débouche sur un enrichissement patrimonial. Ce type de compétition, je le répète relève du droit privé, de la liberté des parties de se soumettre à des règles qu’ils se sont données.


Il est très important de rappeler que le texte de l’arrêté du 6 juin 2011 a été rédigé par le syndicat de saint-émilion sous l’œil bienveillant de l’INAO, puis approuvé par le Comité National de l’INAO avant d’être soumis à la signature des 2 Ministres qui n’ont eu pour seule alternative : signer le texte en l’état ou le rejeter sans pouvoir d’amendement.


Si vous m’avez bien suivi, en dépit de la longueur de ma chronique, c’est dans cette boîte « grise » que tout se joue. Et qu’on ne vienne pas me dire que ce jeu se déroule sur le devant de la scène, l’influence, le lobbying, les amicales recommandations, toute la batterie des liens, relations, amitiés, entrent en ligne de compte… et je n’irai pas au-delà. En écrivant cela je ne porte aucune accusation à l’encontre de qui que ce soit, mais je préconise une solution simple : le retrait pur et simple de la puissance publique. Elle n'a rien à faire dans cette galère...


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De la part de gens qui plaident pour le moins d’Etat ce serait mettre en conformité leurs actes avec leurs revendications. Ainsi, l’INAO pourrait retrouver ses couleurs d’origine en demandant aux ODG, ex-syndicats d’appellation de se préoccuper de l’essentiel : la défense de la nature même de leur appellation.


Tel n’est pas le cas à Saint-Emilion où l’appellation socle déjà bien galvaudée ne ressort pas renforcée avec le contenu du fameux arrêté du juin 2011. Les critères qui le fondent n’ont strictement rien à voir avec une AOC. Le ver est dans le fruit et je trouve cela très inquiétant pour l’avenir de notre système d’AOC déjà bien ébranlé par la dilution. 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 13 mars 2014 4 13 /03 /Mars /2014 10:00

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Jacques Dupont cite Péguy « Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles » dans sa saison 2 de la grande saga des 2 Rives de la Gironde : « La concentration en marche à Saint-Émilion s'expose. Celle opérée dans le Médoc ces dernières décennies fut bien plus discrète, mais tout autant efficace… »


Pierre Leclerc, homme du vin, homme de passion, d’engagement, de fidélité, m’écrit pour apporter une pierre supplémentaire au combat qu’il mène depuis l’origine, suite au livre d’Olivier Ameisen, pour que le baclofène soit reconnu comme un médicament permettant de guérir l’alcoolisme.


Marcel Gotlib, ce jeune homme de 80 ans c’est pour moi le « Roi de la déconnade, prince de la dérision et du second degré, le père de Gai-Luron et de Superdupont mais aussi de Nanard et Jujube, Hamster Jovial, Professeur Burp, Isaac Newton et autres Pervers Pépère… »  qui s’est rappelé à mon bon souvenir lors de la matinale de France Inter il y a quelques jours ICI link

 

-         Marcel Gotlib, il paraît que vous êtes juif…

-         Ah ben OK, d'accord ! Si vous croyez tout ce qu'on dit dans les journaux !

 

-         Jack Lang vous a remis la Légion d’honneur en 2000. Drôle d’idée : comme si la bande dessinée pouvait prétendre à une reconnaissance institutionnelle… Pourquoi ne pas l’avoir jetée aux orties, comme Jacques Tardi ?

 

-         D’abord, parce que j’aime bien Jack Lang. Ensuite, parce que je n'ai pas pu me résoudre à refuser la décoration en souvenir de mon père, qui s'est engagé volontaire dans l'armée française en 1940. En récompense de quoi, après l'armistice de Pétain, les flics sont venus l'embarquer vers des colonies de vacances d'où il n'est pas revenu (il devait trop s'y plaire). link

 

Les mondes de Gotlib


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Exposition au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, à Paris 12 mars - 27 juillet 2014

 

« Né à Paris le 14 juillet 1934, Marcel Mordekhaï est le fils du peintre en bâtiment Erwin Tzvy Gottlieb et de la couturière Régine Berman, immigrés juifs de langue hongroise. L’artiste Gotlib est resté ce galopin qui a grandi entre les rues Ramey et Ferdinand-Flocon dans le XVIIIe arrondissement. Enfant caché pour échapper à la persécution antisémite dans la France occupée – son père, déporté, est assassiné à Buchenwald en février 1945 –, Gotlib sera marqué par cette expérience traumatisante.


Mais, fort des acquis de l’école française, il trouvera sa voie dans le métier de dessinateur. » link 

 

2- Une lettre de Pierre Leclerc


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Ce dimanche soir 16 mars, sur M6, le magazine « zone interdite » de Wendy Bouchard diffuse un reportage très intéressant et important, de 20 h 50 à 22 h 50.


Le titre annonce  un sujet « nouveau » et « féminin »...


Mais en fait, il s'agit de l'alternative qui se pose depuis 9 ans, pour tous les alcooliques, (et donc aussi pour leurs proches, parents, amis, dont vous pouvez faire partie) :


1) Soit les vieilles méthodes aux nombreuse rechutes, pour atteindre éventuellement l'abstinence définitive.


2) Soit le recours à un vieux médicament,  utilisé de façon nouvelle : le baclofène. Via un généraliste ou un psy, pour atteindre une précieuse « indifférence à l'alcool ».


Ce reportage, en 2 heures, devrait  apporter de quoi vous faire une opinion personnelle, sur un problème terriblement important, quand il se présente.


Ne vous reposez surtout pas sur une « autorisation temporaire » qui devrait être annoncée d'ici ce même « dimanche qui vient », dans les médias, au profit du baclofène :


- d'abord parce que les conditions de cette officialisation seront peut-être très tortueuses, après 9 années entières de tirs de barrage, télécommandés par les labos, contre un générique à 3 sous.


- ensuite parce que la diffamation du baclofène,  et sa prescription de travers, par la majorité de ceux  qui vivent à temps plein  de l'alcoolisme (alcoologues, addictologues,  cliniques de cure, ..) ne cessera pas pour autant.


Faites-vous une opinion, ça peut vous être utile un jour ! (peut-être apercevrez-vous 2 secondes ma maison, car ils sont venus y filmer une réunion nationale des « pro-baclo ».... Mais moi, je serai en Inde jusqu'au 27 mars, après 6 ans de combat quasi quotidien en faveur de ce médicament qui dérange tant d'intérêts ....)


 Pierre


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 3- Tant de haine ! Par Jacques Dupont du POINT

 

« Hubert de Boüard, patron d'Angélus (entre autres), alias Hubertus Magnus dans le livre d'Isabelle Saporta, cristallise les rancoeurs. Ce serait lui, le Docteur No, l'abominable cerveau de la machination qui, avec l'aide de quelques comparses, est devenu le maître du monde entre Dordogne et Barbanne. Peut-être. Cela facilite le récit. Mais de l'autre côté du grand fleuve, en Médoc, que s'est-il passé ? Dans les appellations communales de grand renom, pauillac, saint-julien, saint-estèphe, margaux, que sont devenus les petits propriétaires ? À Pauillac, les rares indépendants se sont fait dépecer par les grands groupes, et même des familles aussi fortement installées que les Cazes de Lynch-Bages ne peuvent pas suivre les enchères quand du foncier intéressant est à vendre. À Saint-Estèphe, la cave coopérative se vide de ses adhérents, et à Saint-Julien, en termes de crus non classés, on a vite fait le tour. En 1970, il y avait sur cette appellation 50 producteurs. Il en reste 15, dont... 11 crus classés ! » link

 

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 13 mars 2014 4 13 /03 /Mars /2014 00:09

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GNB est un obsédé de la peau… de la peau des raisins blancs bien sûr… mais aussi de toute peau qui se mange seule ou avec d’autres comme nous questionnait le curé à confesse à propos de l’acte de chair.


Ainsi vous comprendrez mieux le poids de son exhorte dans la préface de l’opus co-écrit avec Aurélie Portier La peau  dix façons de la préparer aux éditions de l’Épure : « Oser cuisiner toutes les peaux ! »


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Cuisiner les peaux encore un truc de bobos ! Va-t-on lui rétorquer dans les salons des bourgeois tout court du VIIe arrondissement.


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Ouais, ouais, pas tout à fait faux, mais le Guillaume, grand érecteur de la saucisse au couteau de Chevassieux link qu’a réponse à tout, leur cloue sitôt le bec avec l’argument qui tue « Oser cuisiner toutes les peaux, c’est rompre la monotonie des produits de l’industrie agroalimentaire avec son cortège de produits aseptisés et son prêt-à-manger ! […] Pour sortir des autoroutes du goût, la condition sine qua non est de cuisiner la peau rien que la peau. À ne pas confondre avec l’épluchure, l’écorce ou le zeste… »


Bon, bon, allez, ne chicanons pas, tous aux fourneaux pour vous colleter la préparation des fameuses peaux de bananes (pas celles bien sûr que se glissent gentiment par mots interposés les blogueurs qui s’adorent) C'est la recette 10 Muffins à la peau de banane.


À propos de peau, sans vouloir faire le ramenard, je n’ai pas attendu le Guillaume et sa charmante compagne pour me délecter de la peau dorée du poulet (recette 6 bonbons de peau de poulet) cuite sans une once de matière grasse bien sûr. Chaude ou froide, la peau des poulets de grains de mémé Marie c’était une vraie gourmandise, craquante…


En revanche j’ai toujours détesté, contrairement à ma grande sœur, la peau du lait (recette 8 petits pains à la peau de lait) ça m’asirait. En revanche, j’étais et je suis toujours capable de m’enfourner une belle tartine de pain chaud recouverte de crème crue.


Nos deux peaussiers, qui tiennent beaucoup à notre bonne santé, nous avertissent « pour exécuter cet entrechat culinaire, la peau ne doit surtout pas avoir subi d’opérations de chirurgie esthétique. Les fruits très lisses, trop brillants, sans aspérité sont à bannir car les produits chimiques de synthèse se concentrent dans leur peau. N’oublions pas qu’elle est un organe vivant et la première barrière contre les agressions. Le choix de matières premières d’origine biologique s’impose donc. Et pour qu’elles donnent le meilleur de leur potentiel aromatique, cela va s’en dire : il faut respecter les saisons. »


Le bon peuple naturiste n’en attendait pas mon moins de son guide suprême mais, toujours sans faire le moins du monde le ramenard, je me permets de faire de lui faire remarquer que le bio n’est pas forcément un exhausteur d’arômes, ni même la saison, c’est le temps qu’on a laissé à la plante, au fruit, à l’animal pour atteindre sa maturité. La nature quoi dans toute son expression et sa vérité, pommes ridées, navets tavelés et poulets potelés !


Bon public j’ai donc parcouru l’opus de nos jeunes peaussiers qui sont sans cesse en train de voyager et je me suis dit, dans ma petite Ford d’intérieur, « Tout ça est bel et beau mais, très franchement, je ne me vois pas me mettre au piano pour cuisiner des peaux et que j’étais en droit d’attendre du peaussier déluré GNB qu’il passât à l’acte. En effet, c’est bien beau d’aligner des mots sur les peaux mais rien ne vaut le geste du altier du cuisinier penché sur ses fourneaux et que jamais je n’ai goûté sa tortore alors que lui ainsi que toutes les Tronches de Vin ou presque savent combien on s’en met plein la lampe chez le Taulier. »


Nous disions, sur la cour de l’école, lorsque nous jouions au drapeau, « chacun pour sa peau » en clair ça signifiait que nous ne pouvions compter que sur nous-mêmes. Alors, dans la grande empoignade entre les naturistes et les anti-naturistes GNB est, sans aucun doute, celui qui défend mieux leur peau. Lui seul est capable, avec une foi qui ne saurait être qualifiée de mauvaise, de faire mieux que défendre ses liquides étranges qui ici sont oranges.


Sa passion, son culte de la peau ne pouvait que déboucher sur une balade dans la galaxie des vins de macération. Ceux pour lesquels le vigneron « laisse la peau des raisins en contact avec le moût bien plus longtemps que d’ordinaire ;  cela va d’une dizaine de jours à quelques années, contre un ou deux jours en moyenne pour les blancs classiques » nous précise-t-il dans sa préface.


Donc, très naturellement, chaque recette de peau de zébi est accompagnée d’un de ses vins orange dont raffole GNB. Y’a même un vin d’Ivo, l’homme qui séquestre mon couteau, c’est un blanc 2012 issu de la macération de cépages blancs entre 10 et 15 jours. Quand notre peaussier en chef nous concoctera un mouhalabier parfum peau d’avocat (recette 3) j’espère qu’il nous portera aussi les quilles d’Escarpolette Ivo.

 

« Le blanc de l'Escarpolette ! C'est la première année que j'en fais. Bien sûr, je le trouve bien bon mais surtout ce sont les premières parcelles que j'ai récoltées cette année, une récolte mémorable...  C'est un assemblage de muscat et de maccabeu qui subit une macération jusqu’à la fin des sucres, un peu comme en rouge. Du coup, on a un nez très, très exotique avec une bouche fraiche et tranchante. Le contraste surprend et j'aime ça ! »


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Désolé Aurélie de n’avoir causé que de GNB mais, comme il est un chouïa macho ça flattera son ego qui a bien du mal à dépasser la taille du mien. Pour vous le prouver je vais étaler ma culture comme de la confiture en me mettant dans la Peau de Curzio Malaparte, l’homme aux cent vies militant ambiguë des causes opposées, improbable mélange d’aventurier, d’affabulateur, de courtisan, de provocateur, de dandy, de diplomate guerrier, de Don Juan.


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Curzio Malaparte est un écrivain majeur, toujours lu mais un peu oublié. Les putes de Naples avec, sur le sexe, des perruques blondes pour aguicher les GI’s noirs, c’est en 1943, où correspondant de guerre et officier de liaison auprès des Alliés, il se trouve à Naples avec les troupes américaines venues libérer le pays. Malaparte avait le sens de l’image dans ses reportages comme dans ses romans, tels Kaputt (1944) ou la Peau (1946), ses deux œuvres les plus célèbres.


Dans la Peau Malaparte  entreprend une tragique odyssée à travers d’une Italie en ruine, livrée à la misère, au chaos, soumise aux plus viles exactions. Comme un écho au tumulte des hommes, le Vésuve entre en éruption, les animaux meurent au supplice, la terre se déchire. « De page en page, la complexité de ces destins happés par la brutalité de l'Histoire se déploie sous l'œil de l'auteur, intransigeant jusqu'à l'écœurement avec la cruauté des faits. Et c'est là la force de son récit : outre la beauté de son style, c'est sa capacité à s'indigner et à indigner le monde qui demeure remarquable. »


La Peau se clôt sur une phrase sibylline: «C'est une honte de gagner la guerre.» Mais le livre montre surtout combien il est honteux de la perdre. L'Italie des années 43-45 est une terre ravagée par la mort, la misère et l'humiliation.

 

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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mercredi 12 mars 2014 3 12 /03 /Mars /2014 10:00

Le Paysan du Danube est la septième fable du livre XI de Jean de La Fontaine situé dans le second recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1678.

 

 

Il ne faut point juger des gens sur l'apparence.

Le conseil en est bon ; mais il n'est pas nouveau.

Jadis l'erreur du Souriceau

Me servit à prouver le discours que j'avance.

J'ai, pour le fonder à présent,

Le bon Socrate, Esope, et certain Paysan

Des rives du Danube, homme dont Marc-Aurèle

Nous fait un portrait fort fidèle.

On connaît les premiers : quant à l'autre, voici

Le personnage en raccourci.

Son menton nourrissait une barbe touffue,

Toute sa personne velue

Représentait un Ours, mais un Ours mal léché.

Sous un sourcil épais il avait l'œil caché,

Le regard de travers, nez tortu, grosse lèvre,

Portait sayon de poil de chèvre,

Et ceinture de joncs marins. link

 

Notre Pousson de Catalogne, qui n’aime rien tant que de se poser en paysan, va goûter avec délice « Jusqu’à la lie » l’information qui suit que j’ai cueilli dans le Courrier International.


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ESPAGNE— La cave Marti Serda link a choisi une stratégie plutôt audacieuse pour appâter ses clients : les insulter. Mais pas n’importe comment, relève Yorokobu, car les noms d’oiseaux figurant sur la bouteille sont en catalan. « Seule une bouteille sur trois consommées en Catalogne est produite en Catalogne », indique le magazine espagnol.


L’initiative vise donc à attirer un public jeune et catalan, avec des insultes venant pour la plupart de leur univers : « En Catalogne, le capitaine Haddock et Vegeta sont considérés comme des grands ambassadeurs de l’insulte catalane grâce aux premières traductions de Tintin et Dragon Ball en catalan », remarque Albert Virgili, le concepteur du design. Et plus la bouteille se vide, plus les qualificatifs prennent du bouquet, passant par exemple de « flibustier » à « bachibouzouk ». 30 000 flacons de ce type devraient être produits en 2014, soit le triple de l’année précédente.


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Reste à notre éminent chroniqueur, qui taille de belles croupières aux catalans, à nous éclairer sur le contenu vineux de ces boutanches sommes toutes bien banales.

 

Ça va bouillir comme le proclamait Zappy Max !


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 12 mars 2014 3 12 /03 /Mars /2014 00:09

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J’en veux beaucoup au sieur ami Lalau de m’avoir accolé, dans l’une de ses chroniques gentiment consensuelle link, à Deux Ruines, qu’il ne faut pas confondre avec B&D ses tauliers. Son « un peu de tout » me dérange un peu, non que je fusse contre la diversité mais parce qu’il semble préconiser une forme de relativisme, très en vogue par les temps qui courent, en sous-entendant que toutes les opinions sont à placer sur le même plan.  C’est le consensus mou que lui-même d’ailleurs ne pratique pas lorsqu’il étrille la Sandrine Goeyvaerts par exemple.


La blogosphère est un média où n’importe qui peut entrer, émettre une quelconque opinion plus ou moins bien fondée, exister, durer, perdurer, dire tiout et son contraire, copier-coller, invectiver, car c’est un espace dans liberté sans régulation, sans filtre éditorial, sans réel modèle économique. C’est d’ailleurs pour cette raison que des journalistes patentés y postent des chroniques qui n’engagent pas leur rédaction.


C’est donc un média mais pas un média de même nature que ceux qui l’ont précédé et il ne faut pas s’étonner qu’il reproduise et amplifie toutes les tares et pratiques qui discréditent les médias traditionnels. De plus l’instantanéité, le désir de dégainer le premier, pas vrai Hervé, de faire le buzz induit des contenus creux, peu documentés, à la limite de la légèreté, du n'importe quoi. Le monde est alors binaire, les pour les contre, les bons et les méchants, les sachants et les ignorants…


Qu’importe, ne survivront, ne dureront que ceux qui, dans la plus grande sérénité, traceront leur route depuis longtemps entamée. Tout le reste n’est qu’écume sans lendemain et appeler à une sorte d’armistice c’est l’équivalent de pisser dans un violon.


Qu’il faille lire l’ensemble des opinions qui s’expriment sur un sujet avant de se forger sa propre opinion j’en suis le premier partisan mais, pour autant, ce ne doit pas déboucher sur le plus petit commun dénominateur, sorte de petit robinet d’eau tiède dans un monde de bisounours où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.


Car, tout le monde n’est pas beau, tout le monde n’est pas gentil, le déluge d’injures déversé sur Isabelle Saporta en est la preuve et Hervé tu as aussi subi ce genre de Lalau Bashing pour tes propos de « camionneur » sur la nouvelle star de la vieille RVF.


Si tout sur la blogosphère du vin n’était qu’une question de point de vue il nous suffirait d’agglomérer des opinions inconciliables, de faire des synthèses improbables à la façon des motions du PS, de faire semblant que le monde du vin est un bel ensemble de convivialité, de se congratuler de manière hypocrite, ça n'ajouterait qu'à la confusion et au discrédit.


En effet, un point de vue, c’est à la fois l’endroit à partir duquel on voit bien un paysage, c’est choisir un angle (viewing point) et une opinion, une façon de penser (point of view).


Cette dualité n’a rien d’innocente et elle permet d’affirmer aussi bien « De ce point de vue, vous avez raison. » qu’ «  À mon point de vue, cela est faux. »

 

Le débat, la confrontation des idées, exigent de la clarté, de la netteté, du tranchant parfois, du respect toujours sauf pour ceux qui sortent de la bienséance, invectivent, insultent.


Il est aussi une autre restriction d’importance concernant les intervenants sur la Toile dont la plume est serve, au service exclusif de la main qui les paie, pour moi ils se placent d’emblée hors-jeu et ils sont disqualifiés.


La presse du vin, les blogs de vin, souffrent trop du mélange des genres, de certaines adhérences peu compatibles avec la sérénité de l’expression de point de vue pour que l’exigence de clarté ne soit pas un impératif catégorique.


Non aux faux nez, à celles et ceux qui avancent plus ou moins masqués, libre à eux d’exercer leur métier mais qu’on ne vienne pas me demander d’être des leurs.


Les gens infréquentables je ne les fréquente pas, c’est mon droit, et je ne fais pas ami-ami avec eux sur Face de Bouc, je les vire.


Intolérance me direz-vous ?


Absolument pas, ignorer cette engeance ce n’est pas remettre en cause leur droit d’expression mais une simple mesure d’hygiène intellectuelle.


En dépit de mon goût pour la médiation, je ne suis pas un modéré comme je l’ai écrit ICI en mars 2009 link 


Certes, mon cher Hervé, certains sur le Net sont pathétiques, d’autres de mauvaise foi, mais pourquoi diable t’en inquiéter puisque ça ne censure pas ta liberté de pensée. Tu peux le regretter mais pourquoi préciser que tu n’as pas d’autre ligne rédactionnelle que l’air du temps, que tes coups de cœur ou tes indignations, aussi variées qu’instinctives. Que c’est ce que tu aimes dans le blog, le côté carnet de bord, le côté herbier, « choses bues », miscellanées.


Pourquoi te justifier en affirmant que l’on pourra trouver sous ta plume « autant d’articles pro-bio que critiques du bio, par exemple ;  autant de papiers à la gloire des AOC que de charges à leur encontre. On me taxera aussi facilement de jouer les antisystèmes que les béni-oui-oui, au gré des billets. »


Tu dis ne pas demander grand-chose : « juste d’être jugé sur pièces, et non en fonction de prétendues affiliations ou d’agendas secrets. »


Très amicalement je sens poindre sous tes phrases une grande envie d’être aimé du plus grand nombre et ça, cher Hervé, c’est demander l’impossible…


Comme le chante Tonton David :

 

Chacun sa route

Chacun son chemin

Chacun son rêve

Chacun son destin

 

Dites-leur que:

 

Chacun sa route

Chacun son chemin

Passe le message à ton voisin...

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 09:11

Notre vision de la Chine et des Chinois est trop souvent empreinte d’a priori, de lieux communs, de craintes inconsidérées, alors pour se forger une opinion plus juste rien ne vaut la lecture de certains médias chinois qui ne sont pas aux ordres des autorités. C’est le cas du NANFANG RENWU ZHOUKAN (SOUTHERN PEOPLE WEEKLY) | TAN RENWEI qui cultive pertinence et impertinence.


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Les Chinois dégrisés dans le Bordelais link


« […] Torture infinie. Le célèbre œnologue français Stéphane Derenoncourt accuse les Chinois d’être aveuglés par l’argent. “Je suis aujourd’hui sollicité une fois tous les quinze jours par des Chinois qui ont investi en France, mais aussi pour aller faire du vin en Chine. J’ai toujours refusé. Pourquoi ? Parce que tous les projets que l’on m’a soumis sont animés par la volonté de faire de l’argent, pas par l’envie de produire des vins de qualité. Je n’ai personnellement pas envie de voir certaines appellations bordelaises se transformer en Chinatown, ce qui ne manquerait pas de provoquer la rupture de certains équilibres.” On en est loin : 60 sur 7 000 domaines. Que ce soit par leur nombre ou leur surface totale, ces “châteaux” représentent moins de 1 % du terroir bordelais. Mais la présence chinoise est sciemment amplifiée par les journalistes. Les vins de Bordeaux ont eu de tout temps une coloration internationale […]


Les Chinois qui « mettent sur le même plan la consommation de vin et celles de Coca-Cola ou de Sprite » ont du mal à comprendre le caractère viscéralement sacré du vin pour les Français, tout le cérémonial qui entoure sa consommation et l’importance de la culture œnologique en France. Pourtant, les Chinois savent jouer la carte de la culture à leur manière. Dans leur présentation des vins de Bordeaux importés de leur château français, ils aiment s’étendre longuement sur l’histoire de leur vieille demeure. Aux yeux de Maxime Lu, les grands crus sont fermés aux Chinois en raison de leur prix élevé, de l’écart culturel entre l’Orient et l’Occident et de conceptions du management très opposées. De juillet 2012 à juillet 2013, 314 millions de bouteilles de bordeaux ont été écoulées à l’étranger. Plus d’un quart ont fini dans l’estomac de Chinois. Si le bordeaux ne constitue qu’un des dix grands terroirs français, c’est celui qui jouit de la plus grande renommée et qui a la production [AOC] la plus importante. De plus, si le vignoble bordelais a tapé dans l’œil des hommes d’affaires chinois, c’est qu’ici les transactions sont faciles alors que, dans d’autres régions, les étrangers ont beaucoup plus de mal à prendre pied à cause des mentalités plus fermées. L’année 2012 a marqué un tournant pour ce qui est des acquisitions de vignobles par des Chinois. Fin août de cette année-là, Louis Ng Chi Sing, un magnat des salles de jeu de Macao, rachetait le célèbre domaine bourguignon de Gevrey-Chambertin [2,3 hectares] et son château vieux de plus de huit cents ans pour la somme de 8 millions d’euros.

 

« Rendre leur dignité aux citoyens » par Pu Zhiqiang link


-        Vous ne pouvez détenir la moindre parcelle de pouvoir ; en revanche, vous obtenez un peu la parole…


-        Il m’arrive parfois de plaisanter en expliquant ce qu’est la “défense des droits” [mouvement pour la défense des droits individuels par l’application de la loi, qui s’est développé en Chine depuis une décennie]. D’abord, il faut savoir soulever une pierre sans la laisser retomber ses propres pieds ni sur ceux des autres, l’idéal étant de réaliser cette opération sans écraser aucun pied ni non plus se faire de tour de reins…

 

Malheureusement, nombreux sont les militants pour les droits civiques qui ont le défaut de se laisser retomber la pierre sur les pieds ! Imaginez, vous êtes avocat, votre mission consiste à aider les autres, mais la cause est sans espoir. Or ceux qui font quand même appel à vous ne le font pas pour voir leur responsabilité pénale aggravée ! C’est pourquoi, dans chaque affaire, il faut veiller à rester très professionnel.


« L’auteur plaide depuis une dizaine d’années dans des affaires de presse et de liberté de parole. Défenseur de l’artiste dissident Ai Weiwei et du militant Tan Zuoren, qui œuvrait pour la vérité au sujet du tremblement de terre du Sichuan, lui-même combattant le système de rééducation par le travail (voir CI n° 1153, du 6 décembre 2012), il a été l’un des premiers signataires de la Charte 08, qui demandait une réforme de la Constitution chinoise, pour la rédaction de laquelle le Prix Nobel de la paix Liu Xiaobo est actuellement incarcéré. En février 2013, Pu a publié sur son compte de microblogging un message dénonçant l’action de Zhou Yongkang, chargé de la sécurité au Comité central, comme une atteinte au pays et à son peuple. L’avocat faisait explicitement référence à la répression du mouvement de Tian’anmen (auquel il a participé) et à celle des adeptes du mouvement spirituel Falungong. Depuis, tous ses comptes de microblogging ont été fermés. »

 

Par JACQUES BERTHOMEAU
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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 00:09

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Ma chronique du jour pourrait se résumer à ce simple constat concis et plein d’immodestie : « S’il est quelqu’un qui sait comment ça se passe dans les allées du pouvoir c’est bien moi ! »


Les 2 ruines et consorts ne sont que les copains et les coquins qui chassent en meute baveuse pour rabattre le gibier du maître. Crédibilité zéro !


Quant au pauvre localier, d’un Sud-Ouest qui compile d’ordinaire comme l’ensemble de la PQR les dépêches AFP, c’est selon une jurisprudence constante de sa part la stratégie du toutou couché. Ma bonne dame il ne faut pas fâcher les parrains ! Z’ont toujours raison ces gens-là même quand le Conseil d’Etat met le doigt sur leurs turpitudes link. Les hauts parleurs n'intéressent pas les lecteurs de la presse écrite, du moins ceux qui leur restent.


Désolé, moi, on ne me la fait pas sur le mode du bon et brave homme qui a fait don de son corps et de son si précieux temps au bien commun de l’appellation saint-émilion, un quasi-saint ayant en sainte horreur, les honneurs, les splendeurs, les ors des soupentes officielles. De mon temps, jamais ce personnage n’aurait accédé au Comité National de l’INAO.


Alors, contre la charge violente des affidés et des zélotes, oui j’affirme, sans risquer d’être contredit, qu’Isabelle Saporta a puisé à la meilleure source de Saint-Émilion pour écrire ce qu’elle a écrit sur le fameux classement. Sa «gorge profonde», connue de tous, est, sans contestation aucune, le meilleur connaisseur de l’appellation et son dossier est en béton armé. C’est sans doute l’unique raison de la violence de ses détracteurs.


J’affirme aussi, et ce n’est pas nouveau, que jamais au grand jamais des Ministres de la République n’auraient dû apposer leur paraphe au bas du texte organisant la procédure de ce classement en parfaite contradiction avec l’esprit d’une appellation. Ils ont ainsi couvert une opération purement mercantile et l’INAO, garant de la philosophie des AOC, n’avait rien à faire dans cette galère.


Si je ne vais pas au-delà de mon affirmation liminaire, 2 raisons :


-         Je ne suis pas délié de mon devoir de réserve ;


-         Une procédure pénale est pendante.


Mais comme l’écrit Jacques Dupont dans son billet du POINT, même si comme lui je considère que le livre d’Isabelle Saporta s'apparente à un grand bric à brac, genre vide-grenier, ce n’est pas pour autant que je néglige ce qu’elle a accumulé, certes seulement à charge, mais y avait-il matière sur ce sujet à procéder différemment. Les faits sont têtus et ce ne sont pas les invectives qui me le feront oublier.link


« Que de bruit et de fureur, en effet, sur papier et sur la toile depuis la publication de "Vino business" ! Coups de menton, invectives, insultes. Il en est même un pour suggérer que le meilleur qualificatif pour désigner Isabelle Saporta tient en six lettres... Loin de nous l'idée que l'auteur impulsif d'une telle saillie puisse être désigné en trois lettres mais en préambule au 8 mars, journée de la femme, c'était un peu maladroit...


On peut se demander, à la lecture de ce tir de barrage, quelles en sont les causes ? Isabelle Saporta se livre à une sévère critique du classement des saint-émilion de 2012. C'est même le cœur du bouquin. Mais quoi, elle ne s'attaque pas à la veuve et à l'orphelin. Les gens mis en cause sont puissants, influents et disposent largement des moyens de se défendre, sans avoir besoin d'auxiliaires. Hubert de Boüard, cible privilégiée du bouquin, a réussi à faire grimper un archevêque en haut d'une grue pour bénir les cloches de son cru Angélus. On imagine qu'il est en capacité de réunir quelques arguments. Que lui est-il reproché dans ce livre ? D'avoir, à l'aide d'un cumul de présidences syndicalo-viticoles sous le couvert d'une défense des intérêts collectifs des producteurs de Saint-Emilion, surtout privilégié les siens. Concept à la mode. Pourquoi ces gens se sentent-ils obligés de voler à son secours avec une telle virulence ? Quel lien les unit ? Enregistrements secrets, compte caché à Bornéo, passion amoureuse inachevée, enfant caché... Que fait Closer ? On veut les photos... »

 

Lire l’intégralité ICI link 

 

Pour ne rien vous cacher chers lecteurs avant de partir en Normandie voir mes laitières j'avais commis une chronique assez féroce titrée Tonton pourquoi tu tousses... mais de retour à la maison je me suis dit Taulier ne cède à l'extrême plaisir de te faire plaisir : ces gens-là n'en valent pas la peine...

 


Tonton pourquoi tu tousses par jlhuss

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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