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Un peu de douceur, de convivialité, de plaisir partagé, dans ce monde de brutes...

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Jeudi 12 juin 2014 4 12 /06 /Juin /2014 00:09

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Le Vendredi 24 octobre 2008 j’inaugurais une nouvelle rubrique : « Les 3 mêmes Questions à un ou une œnologue… »


J’avais envoyé à plus d’une douzaine d’œnologues ces 3 mêmes questions. Aucun, n’avait refusé d’y répondre. Certains m’avaient transmis un accord enthousiaste mais avec une demande compréhensible de temps. D’autres m’ont répondu en retour.


Question N°1 : Supposons que je sois un jeune bachelier passionné par le vin. Je cherche ma voie Sur le site du CIDJ je lis « L’œnologue, grâce à ses connaissances scientifiques et techniques, accompagne et supervise l’élaboration des vins et des produits dérivés du raisin. Sa principale activité concerne la vinification. Il conseille les viticulteurs dans le choix des cépages et la plantation des vignes. Il surveille les fermentations en cave, le traitement des vins et leur conditionnement. Il effectue des analyses et procède à des recherches technologiques visant à l’amélioration des cépages. L’œnologue peut également être chargé de la distillation ou fabrication des alcools à partir des marcs de raisins. Enfin, connaisseur et expert en dégustation, il participe à la commercialisation des vins en France et à l’étranger. En raison de la concurrence rencontrée désormais par la production française de vin sur le marché mondial, l’œnologue remplit une fonction stratégique pour le maintien ou l’amélioration de la qualité des produits de la viticulture française. »

Présenteriez-vous ainsi votre métier à une jeune pousse ?


Question N°2 : « Monsieur Seignelet, qui avait assis Bertrand face à lui, donnait à mi-voix des leçons d’œnologie, récitait des châteaux, des climats, des millésimes, émettait des jugements, prononçait du vocabulaire : puis il voulut enseigner à son fils aîné le rite grave de la dégustation. » Tony Duvert « L’île Atlantique » éditions de Minuit 2005. Dans le fameux manga « Les Gouttes de Dieu » «  Le héros est présenté comme œnologue alors que manifestement c’est plutôt un œnophile doué et cultivé.

Quel est votre sentiment sur ce glissement sémantique ?


Question N°3 : Moi qui ne suis qu’un pur amateur aussi bien pour le vin, que pour la musique ou la peinture je place ma confiance non dans les critiques mais plutôt dans ma perception au travers de l’œuvre, du génie du compositeur ou du peintre. Pour le vin l’affaire est plus complexe entre l’origine, le terroir, le vigneron, le vinificateur, le concepteur du vin, l’exécution est à plusieurs mains. La mise en avant de l’œnologue, une certaine starification, correspondant par ailleurs avec l’esprit du temps, à une forme de marketing du vin, ne risque-t-elle pas de nous priver d’une forme de référence objective, celle de l’homme, la femme en l’occurrence, de l’art, nous aidant à mieux comprendre l’esprit d’un vin ?


Si ça vous intéresse de plonger dans mon cabinet des curiosités il vous suffit de renseigner la case RECHERCHE en haut à droite du blog avec les 3 mêmes questions pour retrouver les réponses des intéressés...


Afin de vous appâter je vous propose celles de Stéphane Derenoncourt  « surtout pas œnologue» du 17/11/2008


« Comme c’est très tendance Stéphane Derenoncourt est un chti qui descend à Bordeaux au début des années 80 pour « entrer » en viticulture. J’emploie à dessein ce verbe car cet autodidacte avoue que « le vin entre dans sa vie par nécessité et par passion ». Ses expériences sur diverses appellations l’amènent à s’intéresser de plus en plus au concept de « terroir » »,il s’inspire du modèle Bourguignon, et se base sur la minéralité et la fraîcheur pour développer ses propres méthodes de travail, plus intuitives et moins systématiques. L’observation et la dégustation des baies, du jus et du vin sous-tendent sa philosophie.


 En 1999, avec son épouse Christine, Stéphane Derenoncourt acquiert une propriété située en Côtes de Castillon, Le Domaine de l’A. Vigneron et consultant, il intervient aujourd’hui dans une soixantaine de domaines où il propose une démarche globale allant de la vigne au vin. Stéphane Derenoncourt définit son travail « comme étant la recherche de l’expression optimale du terroir. L’enjeu, au travers des méthodes proposées, étant de favoriser l’exploration du sol par les racines afin de l’imprimer dans le fruit. » Il ajoute que « face au terroir, plus l'homme se fait discret, meilleur est le vin » et il met un point d'honneur à ne pas “signer” ses vins. Son but est d’élaborer des vins singuliers, frais, sensuels, des vins de soif comme il se plait  à le dire. Comment voulez-vous, après une telle profession de foi, que je ne sois pas très heureux de l’accueillir sur mon espace de liberté. »


La suite ICI link


Enfin si vous êtes œnologue-consultant vous pouvez vous y coller. Je publierai. Pour moi il ne fait aucun doute que le garnd oublié de cette époque Hubert de Boüard de Laforest  va s’empresser d’y répondre.


« Olivier, je hèle Olivier Dauga, fais pas la gueule mais je crois que tu ne m’avais pas répondu. Il n’est jamais trop tard pour bien faire… »

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 11 juin 2014 3 11 /06 /Juin /2014 10:43

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Je suis têtu.


Le hasard de ma programmation erratique fait que ce matin j’abordais le vignoble algérien alors qu’hier, niché au sein de ma chronique sur le vin de mes amis les Rivier à Régnié je dévoilais un petit bout de ma vie en Algérie, deux années.


Là où je coopérais, dans l’est, à Constantine, il n’y avait pas de vignes mais des vaches « socialistes » et des grandes cultures dans des fermes collectives en un bien piteux état. Ça ne semble pas s’être vraiment amélioré comme en témoigne cet article de mai 2013 « La ferme-pilote Richi-Abdelmadjid, située dans la commune Belkheir (Guelma) s’apprête à entamer, sur plus de 500 hectares, sa campagne moissons-battage pour une saison qui pourrait être « la meilleure après plusieurs années de difficultés », affirment ses responsables. »


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Guelma mon frère aîné Alain est allé lui aussi en Algérie pour faire une guerre qui n’en portait pas le nom. Dans ma chambre j’avais une photo de lui accoudé à la pancarte Guelma, son lieu de cantonnement. Il passa l’essentiel de son temps sur la ligne Morice. 18 mois de sa vie sur un piton face à la ligne électrifiée entre la Tunisie et l’Algérie.


« Créée en 1982, la ferme Richi avait été secouée, au cours des dernières années, par des litiges de travail marqués par des grèves illimitées, des grèves de la faim et des appels au ministre de tutelle et au holding gérant les fermes pilotes pour dépêcher des commissions d’enquête. Ces conflits ont été même portés devant la justice. Entre temps, les ressources et les richesses de la ferme « dépérissaient », rappellent des cadres et des travailleurs.


Les conséquences de ces turbulences restent encore visibles à travers des étables et des infrastructures inutilisées, a-t-on constaté lors d’une visite dans cette exploitation en compagnie de travailleurs et de l’actuel directeur, le 6ème depuis 1982 et le 3ème en moins de cinq ans.


Plus de 800 vaches laitières, 500 ovins et 7.200 poules pondeuses peuplaient jusqu’en 2009 ces étables et ces hangars aujourd’hui déserts. Même les 130 hectares de vergers d’arbres fruitiers de cette ferme ont été détruits par des feux, ajoute M. Boucetta. »


« Cinquante-deux ans après son indépendance, l'Algérie est encore très dépendante de la France politiquement et économiquement.


Par exemple, l'Algérie est l'un des plus grands importateurs de blé dur au monde, principalement au bénéfice de la France, alors qu'elle pourrait être autosuffisante… »

Kamal Benkoussa, économiste et candidat malheureux à l'élection algérienne en 2014


L'agriculture est primordiale…


Hier donc j’écrivais : « Ben oui l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch c’était nous, surtout François, et c’est une longue histoire que je n’ai pas le temps de raconter mais qui mettait en lumière les illusions vendues par les bureaux d’études internationaux (ici des belges de Louvain je crois) à des planificateurs déconnectés des réalités de l’état de l’agriculture algérienne. »


Si ça vous intéresse allez donc lire ICI link sinon bonne journée et désolé de vous avoir importuné avec mes histoires de vaches…

 

Lire aussi « On avait le vin dans le sang »


« André se retrouve seul, plus rien ne le retient. Il reste. Et restera, malgré les échecs répétés, malgré les invites au départ. Au nom du devoir filial à respecter « jusqu’à la mort ». André Féral cherche « dans un tiroir en fouillis, il tire une petite boîte noire et en fait glisser le couvercle. » Il en tire un écusson rouge et vert « Ce sont nos armoiries, les armoiries des Féral. » C’est « écusson gravé d’un « F » majestueux. » André Féral s’explique ému « J’ai remonté notre arbre généalogique. Nous avions des ancêtres en Corrèze. J’y suis allé, exprès. C’est là que j’ai trouvé l’écusson ». Et si vous avez eu le courage de m’accompagner jusqu’à maintenant je vous livre cet extrait qui donne sa chair au titre de ma chroniquelink


Pour Michel Smith à propos de Frédéric Lung link

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 11 juin 2014 3 11 /06 /Juin /2014 00:09

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Hier matin à la première heure j’ai reçu la bulle papale : Le bulletin n° 589 de François Audouze… dit François eau XII… 


Lors de son 22ème conclave au restaurant Macéo à Paris l'académie des vins anciens, présidée comme il se doit par le Pape François, c’est le Royal-Kebir de Frédéric Lung des années 40 qui a reçu l’onction pontificale.


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« Celui qui va régler tous les problèmes de classement, c'est le Royal Kebir Frédéric Lung années 40. L'ami qui a apporté ce vin sait que je suis un inconditionnel des vins algériens de Lung. Pour mon goût, il coiffe au poteau ses trois prédécesseurs *. Tout le monde dans notre groupe applaudit au tir groupé de ces quatre vins exceptionnels. Le Royal Kebir a une aura extrême, une majesté démocratique et se boit comme un vin de pur plaisir. Je l'ai encore en bouche en écrivant. »


Encore dans les brumes du sommeil votre Taulier bien aimé se souvint soudain d’une chronique jamais publiée, oubliée : « Le vignoble algérien d’avant-hier et d’aujourd’hui... »


« Dans un article du quotidien algérien El Watan de mai 2009, Mohamed Naïli, constate un brin nostalgique « La production nationale ne figure même pas sur le classement mondial effectué annuellement par l’OIV (Office International de la vigne et du vin), dont le seuil minimum de production requis est de 100 000hl. La production de l’Algérie n’atteint pas ce niveau et reste très loin derrière des pays comme la France, l’Italie ou l’Espagne qui, jadis, représentaient les principaux clients du marché algérien du vin.»


En 1935, le vignoble couvrait 396 000 ha (plus qu’en Espagne) et produisaient 18 millions d’hl dont 98% étaient vendus en métropole. Ce vignoble qui ne couvrait en 1861 que 6500 ha est l’enfant des « déportés du phylloxéra » majoritairement des viticulteurs de l’Hérault, du Gard et de l’Aude qui vont affluer à partir de 1880. Très vite les grandes propriétés vont absorber les exploitations des petits colons et le vin va devenir le premier revenu de l’Algérie. En 1903 à Bercy « les cours des vins algériens dépassent pour la première fois ceux du Midi. »


La suite ICI link


Je vous invite à lire dans cette chronique un document «  Les Vins Algériens » édité par le Gouvernement Général en 1953-55 link et qui décrit très bien l’encépagement, les différents types de vins produits sur la base d’une classification : vins de plaine, vins de coteaux et vins de montagne (ces derniers étaient depuis 1945 classés VDQS). S’y ajoute un tableau synoptique par grande zone de production avec : appellation, aire de production cépages autorisés, degré minimum, caractère et production moyenne en hl.


Très instructif, jetez-y un œil...


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* « Le Château de Beaucastel Châteauneuf-du-Pape rouge 1959 est une merveille. C'est l'archétype de ce que l'on vise à l'académie des vins anciens. Quelle richesse, quelle ampleur de goûts. C'est le Beaucastel idéal, celui que l'on rêve de boire. Ce vin est authentiquement rhodanien mais a aussi des accents bourguignons de bon aloi.

 

Le match va être dur avec la Côte Rôtie Brune & Blonde Chapoutier 1955, vin lui aussi merveilleux. Selon les gorgées, lorsque l'on passe de l'un à l'autre, on va préférer tantôt l'un, tantôt l'autre. Ma préférence changera et se fixera sur la Côte Rôtie, mais la différence avec le Châteauneuf est d'un cheveu.


Tout se complique lorsqu'entre en scène le Rioja Viña Real - Bodegas CVNE Haro 1964 qui a une aisance et une facilité où se mêle la complexité d'un vin de soleil. Il est peut-être un peu moins subtil que les vins du Rhône, mais ça se joue à la nième décimale ! » 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 10 juin 2014 2 10 /06 /Juin /2014 10:38

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Overdose vont crier, les anti-foots, les alter, les je ne regarde jamais la télé, les allergiques à la Kro cul sur canapé, les bobos, les déçus du bus de Knysna détruit par Adidas, les nostalgiques du temps de Kopaszewski, Wisnieski, Piantoni que des bons Français, les fachos qui n’aiment pas le noir, les râleurs, les Mélanchoniens « C'est l'opium du peuple, cette histoire, a-t-il estimé à quelques jours de l'ouverture de la précédente Coupe du Monde de football. Ça m'a toujours choqué de voir des RMIstes applaudir des millionnaires», mais pas Besancenot qu’est supporter du PSG et qui aime beaucoup Zlatan…


Pour sûr y’en a que pour eux : « Les bleus en passent 8 à la Jamaïque, les bleus montent dans leur avion à Lille-Lesquin, seelfies des bleus dans l’avion, arrivée des bleus à Ribeirao Preto : excellent article des Echos « Un monde vert, un ruisseau noir et quelques Bleus… »


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« Après un long vol en provenance de Lille via Sao Paulo. Dans la chaude nuit du sud-est brésilien, la bande à Deschamps n'aura pas pu profiter du paysage via les hublots. Entre les deux villes, rares sont les endroits éclairés. La région se voue à l'agriculture intensive. Du maïs un peu, mais surtout de la canne à sucre s'étend à perte de vue quand le soleil n'a pas encore cédé sa place à la lune. Ribeirao Preto est une ville universitaire. Mais c'est surtout une ville agricole. Il n'est pas rare de voir des Français ou des Chinois venir discuter prix des denrées au Pinguin, cette célèbre brasserie locale où l'ancien capitaine du Brésil, Socrates, enfant de la ville, avait l'habitude de descendre quelques bières. » link


Vous voyez on peut aussi s’intéresser à la vie du pays en suivant les footeux.


C’est le choix qu’ont fait les vibrions connectés de Socialter avec leur Spécial Brésillink


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« Hausse des prix, faible croissance, fortes inégalités… Le Brésil d’aujourd’hui connaît d’importantes difficultés. Pourtant, partout dans le pays, des acteurs innovent et mettent en œuvre des initiatives à impact social ou environnemental positif : ils insufflent ainsi une énergie nouvelle pour venir en aide aux laissés-pour-compte du plus grand pays d’Amérique du Sud. Entre deux matches du Mondial, Socialter vous propose un autre regard sur le Brésil, terre de solutions et d’innovations. »


Bien évidemment mes jeunes amis de Socialter, qui aiment tant me faire plaisir, entament leur dossier brésilien par un article d’Hélène Seingiers sur les Fabriques responsables.


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« En 2013 au Bengladesh, l’immeuble Rana Plaza s’écroulait, tuant 1 138 salariés du textile  sous-payés. Pour détricoter un tel système, rien de mieux que la mode éthique. Le Brésil qui dispose de ressources naturelles gigantesques, de droits sociaux de plus en plus respectés et d’une créativité sans limite, se révèle un pionnier du secteur »


Et ça le taulier l’a depuis longtemps flairé  6 septembre 2006 : « Tout ça pour mes Veja »link


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« Lorsqu’ils se sont demandé dans quel pays développer leur projet de baskets équitables, les deux Français de la marque Veja n’ont pas hésité longtemps. « Au Brésil, on trouve les matières premières nécessaires – du caoutchouc sauvage en Amazonie, du coton bio dans le Nordeste –, et des usines qui respectent les droits des travailleurs », résume François-Ghislain Morillon, assis à l’arrière d’un pick-up sur les chemins cabossés de l’Acre. C’est dans cette région isolée, à l’extrême ouest du Brésil, que se trouvent les rares producteurs de caoutchouc sauvage de la planète. Pour récolter le lait d’hévéa, Erasme Santos ne se rend pas sur une plantation : machette à la main, il se fraie un passage dans la forêt vierge. « Ces arbres sont notre richesse, affirme le producteur en saignant un tronc gris, au milieu d’un fouillis de lianes et d’arbres centenaires. Le commerce équitable paie un bon prix pour le caoutchouc. Cela nous évite de déboiser pour élever du bétail, qui est très rentable ».


Voilà mes nouvelles Veja 2 fois moins chères que les marques bodybuildées au marketing (voir les maillots et les godasses des joueurs du Mondial)


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Autre détail à l’attention des révoltés en Nike (prononcer niqué) et en jeans Levis « Il n’y a rien de plus sale que le coton conventionnel. Comme ce n’est pas comestible, les producteurs les arrosent de produits chimiques… » sans parler de la teinture, du traitement bourrés de cochonneries… link

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mardi 10 juin 2014 2 10 /06 /Juin /2014 00:09

« C’est l’histoire d’un mec », comme le disait Coluche, qui monte à vélo dans le XXe, à la mairie, place Gambetta, pour récupérer au guichet de la PP son nouveau passeport biométrique et sa nouvelle carte d’identité sur lesquels il affiche sa tronche de cake genre bagnard tout juste évadé d’Alcatraz.


Faisait chaud, le mec l’avait soif et un chouïa faim alors il se dit que ce serait bien de faire une p’tite halte dans un p’tit caboulot où tu manges et tu bois bien sans te ruiner. Alors il consulte son GPS d’intérieur et se dit qu’il va passer tout près des Bricoles chez Céline au 43 rue Servan. link


Alors, ni une ni deux, il oriente sa flèche d’argent sur le bon cap et débarque à bon port dans un mouchoir de poches. Tartare de betterave, fusilli courgettes-fèves et une mousse de rhubarbe arrosé d’un verre de blanc.


Comme le mec l’est curieux son regard acéré dépiaute le tableau des vins proposés et, même si c’est écrit en tout petit il tombe en arrêt sur un nom Claire Rivier


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Alors le rouge lui monta au front, non qu’il fût pris de boisson, mais parce que remontait en sa mémoire un courrier de Claire datant de fin 2012 où elle lui faisait part, qu’avec François  ils avaient repris l'exploitation en direct d'un petit domaine du cru Régnié. « Notre site : link peut t'en donner une idée. »  avait-elle ajouté.


« Si tu as l'occasion de passer dans notre région, tu es le bienvenu à la maison ou sinon on pourrait se voir à Paris lors de nos passages périodiques. Il y a plus de 20 ans que nous ne nous sommes pas vu et donc les sujets de discussion seront nombreux


Amicalement


Claire et François »


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Les jours et les jours sont passés et… me voilà face à la bouteille de Régnié de Claire et François


Faut que je vous raconte, car bien sûr le mec oublieux c’est moi :


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Claire et François c’est Constantine, la coopération civile pour Claire et François et militaire pour moi. Nous logeons dans les bâtiments de la SONATIBA (en l’Algérie de Boumediene il n’y a que des SON’ des sociétés nationales : pour qui Sonelgaz faisait partie des blagues échangées avec nos amis algériens). Avec François, économiste, nous nous ennuyions ferme à la Fac d’Aïn El Bey et décidions d’aller proposer nos services au recteur Abdelak Berheri, le recteur de l'Université de Constantine. Ainsi, avec nous et d’autres, naîtra le CURER (Centre Universitaire d’études et de réalisations) en 1973-74. Ce « jeune et sémillant recteur de l’université de Constantine » selon le mot d’Armand Frémont - Directeur scientifique au CNRS qui fut coopérant visiteur à l’université de Constantine –


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Sur le blog de simohbag Médiapart j’en ai retrouvé la trace :


« Son objectif était d’inscrire l’université au cœur du développement économique, social et culturel des wilayate de l’est du pays ; notamment Constantine et Oum el Bouaghi. Une autre manière de réaliser concrètement, la réforme de l’enseignement supérieur que le regretté Seddik Benyahia venait de lancer, en fer de lance de la révolution culturelle. Un visionnaire s’il en fut.


L’action du CURER s’ordonnait à partir de projets effectivement inscrits à la nomenclature des deux wilayate et se développait sous la forme juridique de conventions précisant la nature de l’intervention du Centre.


Le CURER toucha à bon nombre de domaines, soit sous la forme d’études, soit sous celle de réalisation effective. Petite hydraulique à Djebel Ouahch, deux barrages collinaires à Sétif et Constantine, agriculture avec l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch; énergie solaire avec l’expérimentation de la maison solaire et d’un prototype de chauffage solaire ; programme de reboisement pour les wilayate de Constantine et d’Oum el Bouaghi, apiculture sur 21 unités apicoles, 21 variétés de miel et mise au point du catalogue des fleurs mellifères algériennes ; études d’aménagement du territoire ; architecture et urbanisme ; établissement de la carte d’amélioration des conditions de vie et de santé des populations de la région ; études de villages socialistes agricoles ; pour ne citer que ces quelques opérations parmi un plan de charge bien fourni.



Les acteurs de tous ces projets: des enseignants algériens soutenus par des coopérants de haute volée… »


Ben oui l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch c’était nous, surtout François, et c’est une longue histoire que je n’ai pas le temps de raconter mais qui mettait en lumière les illusions vendues par les bureaux d’études internationaux (ici des belges de Louvain je crois) à des planificateurs déconnectés des réalités de l’état de l’agriculture algérienne.


Abdelak Berheri se servit de cette étude en haut lieu à Alger, il devint par la suite Ministre de l’Enseignement Supérieur et «L’aventure du CURER prit fin avec la suppression de l’ONRS (Office National de la Recherche Scientifique) et son remplacement par un haut-commissariat à la recherche scientifique.


Pourquoi ? Magouilles et bouches cousues.


L’Algérie socialiste, l’Algérie de Houari Boumediene, laissait place à l’Algérie des réformes économiques prônées par Chadli Bendjedid. Réformes qui allaient l’arrimer au marché mondial, au FMI et à ses plans d’ajustement structurel.


Mais quelle est donc cette malédiction qui fait, qu’à chaque fois que l’on change de fusil d’épaules, on efface tout et l’on recommence.


Comme si l’on repartait de zéro. » écrit le blogueur simohbag


Je ne vais pas commenter mais l’Histoire s’écrit parfois avec une encre qui fait fi elle aussi de la réalité…


Les vaches déjà….


Bref, 40 ans sont passés, Claire et François et vous voilà vignerons à Régnié et comme il n’est jamais trop tard pour se retrouver : « faites-moi signe lorsque vous irez aux Bricoles, où votre vin est apprécié (j’en acheté une), nous partagerons le pain et le sel et votre vin qui va avec… et nous évoquerons nos souvenirs…»


Deux détails :


-          Le premier pour François, sportif aguerri, qui m’entraîna sous un cagnard d’enfer à faire du vélo dans les monts du Beaujolais, Paris est plus plat mais du vélo j’en fais depuis presque chaque jour : ma flèche d’argent.


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-          Le second pour Claire : Anne-Cécile que tu as connu bout de chou m’a fait 3 fois grand-père : Martin, Zoé et Juliette…


PS. François qui est un garçon soigneux doit avec conservé un exemplaire de notre rapport sur les vaches de Djebel Ouahch


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Lundi 9 juin 2014 1 09 /06 /Juin /2014 10:05

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« Pour sa première édition, Le Vin Fait Son Cinéma dédie sa soirée à Jean-Louis Trintignant à travers la découverte des crus de son Domaine Rouge Garance suivie de la projection en salle privée du film Le Fanfaron.


Chez Paris Fait Son Cinéma, on a notre acteur chouchou, du genre sacré, celui dont la voix embue les yeux des filles et la carrière force, sans broncher, le respect des garçons : Jean-Louis Trintignant. Cet homme-là, on pourrait vous en parler pendant des heures, surtout Antoine qui a eu le graal suprême de jouer son petit garçon dans Un Homme et Une Femme, respect. Mais loin de nous l’envie de vous soûler de paroles alors on a trouvé un moyen, certes un brin plus subversif mais imparable, de vous rendre accro autant que nous au grand JLT : une soirée dégustation, avec tapas gourmands en accord, autour de la découverte de ses vins. En effet, l’acteur qui illumine les écrans de cinéma possède également un vignoble à son image, discret, rare, raffiné et chaleureux, le Domaine Rouge Garance. »


Côté vins :


« Clause non négociable, on vous a déniché le meilleur œnologue apte à vous enseigner et partager la découverte des vins durant une heure et quart de dégustation. Cette perle rare s’appelle Myriam, titulaire du select WSET III (Level 3 Award in Wine & Spirits), 9 ans d’expérience à apprendre et repérer les meilleurs vignobles aux quatre coins du monde, elle a fait ses classes auprès d’un des mythes fondateurs de la scène du vin à Paris, le tonitruant Tim Johnston, pionnier du concept des bars à vins. Elle vous a spécialement choisi trois crus du Domaine qui n’auront plus de secrets pour vous pendant que vous les savourerez tout en posant toutes les questions qui vous passent par la tête. »


La suite ICI link

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Lundi 9 juin 2014 1 09 /06 /Juin /2014 00:09

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22 v’là les flics !


Ici ils sont 36 en garde à vue avec une écrasante majorité de représentants du sexe masculin, 30, y’a même des étrangers et un exilé, une belle rafle comme dirait les adeptes de l’égrappage.


Officiellement « La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise par un officier de police judiciaire pour maintenir à la disposition des enquêteurs le suspect d'un crime ou d'un délit. Cette mesure doit constituer l'unique moyen de parvenir à certains objectifs comme empêcher que la personne ne modifie les preuves, ne fuie ou ne consulte ses complices. »


Entre Série Noire et Quai des Orfèvres, Agatha Christie et James Hadley Chase, Hercule Poirot et San-Antonio, les auteurs de ce vaste coup filet dans le milieu terroiriste valent la peine d’être salués.


De la belle ouvrage que de se prêter au rire des autres car comme le disait un poète « Le rire c’est le bruit d’aile que fait la joie en s’évadant… »


Soyons positif, nos 36 gardés à vue vont tous s’évader eux aussi en toute légalité.


Pour vous j’ai extrait de cette garde à vue 2 femmes méconnues Florence Quiot, Valérie Soutiran, et 2 hommes très connus Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour afin de rétablir la parité et moi aussi de m’amuser.


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Les occasions de rire ou même de sourire se font tellement rares, y compris dans le monde du vin où règne de plus en plus un sérieux papal alors le pape actuel ne l’est plus, lui.

 

Comme vous le savez je ne participe plus à la litanie des dégustations mais j’ai fait une exception car je ne sais pas résister à mes copines.


Merci Eva de m’avoir attiré dans ce Repaire de Bacchus de la rue de Montorgueuil, il y avait de fines gâchettes : Pierre Guigui et David Cobbold qui m’ont guidé pour mener à bien mon enquête.


Merci aussi aux concepteurs de cette sympathique mise en scène : le commissaire Fenouil et l’inspecteur Paolo Bouca Nova et à celles et ceux qui ont acceptés de faire l’actrice ou l’acteur. Je trouve que Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour  sont vraiment entrés dans la peau de leurs personnages.


Ceci écrit, guidé par les 2 meilleurs limiers de la planète l’un très bio l’autre pas j’ai trempé mes lèvres dans les breuvages offerts.


J’en ai flashés 2 ce qui, de ma part, représente un réel effort vu mon état de flémingite aigüe.

-          Mas de Martin « Roi Patriote » vin de Table 2012 provenance languedocienne 11,90€


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-          T.Oinos rouge Cyclades Grèce 2010 22,50€


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Y’avait vraiment du bon, du Trévallon 2004, du Au pied du Mont Chauve blanc 2012, du famille Perrin Coudoulet Côtes-du Rhône 2012…


Un clin d’œil : la famille Quiot avec 4 références : Château du Trignon Viognier 2012, Château du Trignon Rasteau 2010 et Domaine Duclaux Châteauneuf-du-Pape 1998 méritait largement une mise en garde à vue mais j’aurais espérer voir Jérôme s’y coller. Il eut été avec Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour en bonne compagnie.

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Dimanche 8 juin 2014 7 08 /06 /Juin /2014 06:40

Petits meurtres entre amis, le nouveau sport à tous les étages des Français favorisés par l’irruption de la Toile et de ses réseaux sociaux dans la vie publique comme privée. Tout le monde, du moins ceux qui sont connectés et adeptes de Face de Bouc et de Twitter, s’étale, se répand, en arrive à penser que sa « pensée » tout comme ses hémorroïdes ou la première dent du petit dernier, sont des centres d’intérêt. Le premier abruti venu se croit en droit de délivrer ses sentences, son point de vue sur tout et son contraire, conjuguer ignorance et bêtise, charrier des grossièretés, tourner tout et n’importe quoi en une dérision saumâtre. Le féminin n’échappe pas à la règle. Des égouts. Bien évidemment les chasseurs de voix fréquentent ces sentes peuplées de gobeurs de promesses. Les vieux médias cherchant un second souffle avant de trépasser font la chasse aux éditorialistes transgressifs à même de rebondir sur la Toile, d’alimenter les poubelles où viennent se repaître les gens d’en bas comme les gens d’en haut. Nous régressons en dépit de nos courses folles, sans but, dépourvues de sens. Sur ce terreau des plantes vénéneuses s’épanouissent avant, du moins l’espèrent-elles être cueillies par le peuple, ce peuple mis à toutes les sauces et qui, comme la pile Wonder, s’use parce que l’on s’en sert. La gauche dites de gouvernement, du moins ce qu’il en reste, est subclaquante et la droite sortable est, elle, en état de décomposition avancée. La voie est libre pour des penseurs de pacotille, des demi-soldes, on ne pense plus on bave sur le voisin en espérant gonfler son stock de followers. Le Figaro de Dassault s’érige en phare de la pensée avec sa nouvelle égérie Elisabeth Lévy. On la questionne la nouvelle pythie.


-         La chape de plomb de la bien-pensance semble avoir sauté, et on est loin de l'âge d'or où Plenel dictait la pensée unique dans les colonnes du «quotidien de référence». La rhétorique antiraciste, antifasciste et sectaire semble usée. N'avez-vous pas le sentiment d'avoir gagné la partie? N'est-il pas temps de passer à autre chose?


« Il est certain que si Plenel et Zemmour se présentaient à une élection, notre ami Zemmour gagnerait haut la main. Mais je ne vais pas apprendre à une gramscienne aussi avisée que vous que le pouvoir culturel ne se joue pas au nombre de voix. Par ailleurs, l'intimidation du politiquement correct est sans doute moins forte aujourd'hui, mais elle n'a pas encore disparu: il y a toujours des sujets qu'on n'aborde qu'avec de très grandes précautions de peur d'être traité de raciste, d'homophobe ou autre. Cela dit, il n'est pas mauvais de prendre des précautions: ce n'est pas parce que l'antiracisme contemporain est souvent débile que nous allons devenir racistes! »


-         «Droite décomplexée», «dédiabolisation»: la dénonciation du politiquement correct a tellement réussi qu'elle a fini par se traduire politiquement. Que répondez-vous à ceux qui, à l'instar d'Alain Badiou, vous accusent d'avoir contribué avec Zemmour, Finkielkraut et tous les «néoréacs», à la montée du FN en «libérant la parole raciste»? N'avez-vous pas le sentiment parfois d'avoir, en luttant justement pour le pluralisme, ouvert la boite de Pandore?


« Je réponds que, comme me l'a fait remarquer un lecteur assidu de Causeur, Finkielkraut, Zemmour et les autres ont plutôt eu un effet apaisant car, à travers eux, beaucoup de gens ont été soulagés que l'on arrête de leur dire qu'ils ne voyaient pas ce qu'ils voient et ne vivaient pas ce qu'ils vivent. En revanche, les anathèmes, les leçons de morale, les insultes proférées par le camp du bien ont peut-être fini par créer ce qu'ils dénonçaient, un camp véritablement réactionnaire qui fantasme un monde livré aux syndicats gauchistes et aux adeptes de la théorie du genre, est persuadé qu'on enseigne la masturbation à l'école et rêve d'un improbable retour à un passé qui n'a jamais existé. Bref, Najat Vallaud-Belkacem a fini par susciter Farida Belghoul. Eh bien, je ne veux ni Najat, ni Farida - rien de personnel, bien sûr. Voilà pourquoi nous sommes condamnés à nous battre sur deux fronts! »


L’époque a les penseurs qu’elle mérite, ceux du rez-de-chaussée et des sous-sols ou autres parkings. Les Français, et leurs auto-proclamés intellectuels s’imaginent encore que notre pensée domine le monde, que nous sommes encore à même de l’influencer. Dérisoire, monstrueusement dérisoire, nous allons gentiment passer à la trappe et sombrer dans l’oubli, simple confetti boursouflé de suffisance et d’arrogance. Laissons-le s’enfoncer dans son bourbier, se repaître de ses petites querelles, se réfugier dans son isolationnisme sans avenir.


Moi, en mon jardin de Saint-Anne, je lis.


Je lis « Cul in air » que j’ai acheté samedi à la librairie Compagnie rue des Écoles face au Balzac. C’est édité chez POL.


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« Jeanne Bécu, alias Madame du Barry, disait ceci : « Le croupion, oui, le croupion, toujours bien en l’air, et avec les plumes de la queue éployées en éventail, horizontalement ! »


Suivant à la lettre cette consigne – qui aurait pu devenir un proverbe –, je me suis dit que l’art Cul in air, tel que son nom l’indique, est un art aérien de dosages, de matières, de couleurs, de saveurs, de croisements divers pas toujours saisissables si l’on n’y est pas formé avec tact, délicatesse et entrain.


Ce livre essaie de donner corps à ces vertus  Jean-Paul Manganaro n’y raconte pas les suites du mot de Madame du Barry, mais on y apprendra comment revigorer ce qui ramollit, pourquoi la Sainte Vierge, quelquefois, lève les yeux au ciel ou pourquoi la Dame aux camélias portait des robes larges. Et l’on y saura brider et débrider une poule, farcir ou bourrer le mou à un poulet, renverser un lapin, telle une danseuse ou une crème… Et l’on saura tout aussi de Nicodème et de sa cousine quand ils s’attablent, comment déjeuner dans les nuages, tant d’autres choses encore. Il suffit d’ailleurs de feuilleter la « Table des Matières » – jamais ces deux mots ne furent mieux employés – pour avoir l’eau à la bouche et les larmes aux yeux – de plaisir, bien entendu.


Mais alors, quelle forme pour ce livre ?


De l’aveu de l’auteur celle-ci est venue peu à peu, filtrant et englobant les quelques idées et pensées qui avaient précédé. Le livre en porte les marques  ça commence par l’ail et l’agneau – dans une suite qui se souhaitait alphabétique – mais qui commençait en fait comme Ésope et La Fontaine, une sorte de renouvellement de la fable du loup et de l’agneau, perçus et perdus dans les lointains. Jean-Paul Manganaro disant ne pouvoir se défaire non plus d’une sorte d’épiderme tragique ou dramatique – cela fait débuter le livre par une écriture mimant une vague Histoire d’O, avec la recréation d’un couple mystérieux, la dame qui cuisine et Onan.


Puis la forme du multiple est apparue, à la fois dans son vacarme et dans son enfantillage : la cuisine devait nécessairement bourdonner, être bordel et fracas, vivante de curiosités et de réalisations. Loin, bien loin du côté « scientifique » et « amidonné » des recettes telles qu’on les lit encore aujourd’hui ; ici on ramasse des envies tant gustatives que littéraires, glanées au cours des années.


Cela donne un livre aimablement polisson où l’on peut entendre des échos de Rabelais, Boccace, Gadda ou La Fontaine – des échos, pas des imitations. Par ailleurs, parce que Jean-Paul Manganaro ne supporte pas que les écrits n’incluent pas des variations formelles, il se livre à un joli mélange de prose et de formes à structure poétique tandis qu’il saupoudre le tout de « proverbes » tout exprès créés pour ce travail. Les protagonistes sont nombreux, présents et virevoltants, prenant la forme d’hommes ou de femmes, jeunes ou âgés – car telle est la condition de l’art Cul in air, universelle et œcuménique – qui ne laisse personne à l’écart. Et même si une voix égotique semble s’élever sur les autres, ce n’est pas pour imiter un « chef », mais pour donner un lieu à l’humour et à la facétie ; cette voix est purement littéraire et fait en sorte que ce court livre de recettes ressemble à un roman qui traverse des régions particulières et où les recettes, sauf indication contraire, ont été inventées et mises à l’épreuve. Oui, un roman de la chose Cul in air, un roman drolatique où l’invention est minutieusement péripatéticienne. Comme pour le Fellini, le titre Cul in air s’est imposé comme le ruban d’un ange qui déploie dans le ciel son annonce. »

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 8 juin 2014 7 08 /06 /Juin /2014 00:09

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Dans le cadre de ma nouvelle politique du « moins j’en fais mieux je me porte » j’externalise sans délocaliser. Aujourd’hui je vous branche sur un papier de Jean-Loup Chiflet  qui « ne manque ni de livres ni d'humour, la preuve, c'est qu'il est éditeur link et aussi auteur d'une cinquantaine d'ouvrages sur l'humour et la langue, dont le fameux Sky my husband! Ciel mon mari! Il se définit lui-même comme « spécialiste, ancien élève et grammairien buissonnier ».

 

Pourquoi ?


2 raisons : la première c’est que j’adore sa chronique que je dédie aux accros de la grammaire, la seconde c’est que c’est un buveur chic ou du moins je le présume.


Donc Jean-Loup  Chiflet écrivait  le 14/07/2011 « Il vaut mieux avoir l'air conditionné que l'air stupide »


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En voici 2 belles rondelles :


« Comment expliquer aussi la présence de l’estomac dans les talons, des pieds dans le plat, du chat dans la gorge, de la confiture chez les cochons, du rubis sur l’ongle, sans parler de la curieuse cohabitation des vessies avec les lanternes !


Drôle de pays en effet où il ne faut pas confondre : scène, cène, Seine, saine ou chair, chaire, cher, Cher et où pendule est masculin entre les mains d’un radiesthésiste et féminin entre celles d’un horloger. Mais il y a mieux : amour, délice et orgue, masculins au singulier et féminins au pluriel ! Ce qui faisait d’ailleurs dire à Courteline : »


Si vous souhaitez savoir ce que disait Courteline c’est ICI link et en prime vous lirez l’intégralité de la chronique de Jean-Loup Chiflet.


Pour le Chiflet buveur chic il vous faudra attendre une prochaine chronique un de ces 4.


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C’est comme ça maintenant depuis que je n’en fiche plus une rame je suis un vieux monsieur indigne à 100%.


* 80 ans d'histoire franco-américaine par l’humour ! Le pari réussi de Jean-Loup Chiflet, qui a rassemblé, traduit et commenté 300 dessins publiés dans The New Yorker entre 1925 et 2006. Les 2 illustrations en sont tirées.

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Samedi 7 juin 2014 6 07 /06 /Juin /2014 10:10

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6 juin : de Gaulle parle!


Le jour J, le général de Gaulle prononce un discours mythique sur les ondes de la BBC : "La bataille suprême est engagée. Après tant de combats, de douleurs, voici venu le choc décisif…".


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A l'heure où nous célébrons le 70e anniversaire du Débarquement, je vous propose d'écouter « Le Chant des partisans ». Composé en 1943, diffusé sur les ondes de la BBC, il devint rapidement l'hymne de la résistance. Catherine Ribeiro l'interprète ici a capella. Magistral !


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A la Une en juin 44 vue par la propagande de Vichy


En juin 44, les actualités officielles, contrôlées par les Allemands, continuent de distiller leur propagande : Pétain devient un modèle, les soldats allemands des héros, les bombardements alliés inhumains et les résistants de dangereux terroristes.


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Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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