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Lundi 4 août 2014 1 04 /08 /Août /2014 00:09

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Dans cette chronique iodée, ventée, je ne listerai pas les idées reçues sur la Bretagne, car Historia et Ouest-France l’ont fait bien mieux que moi avant moi dans un numéro spécial en 2012. Mon entreprise, en plein cœur de l’été, alors que des milliers d’adorateurs du dieu soleil vont s’entasser tels des sardines sur les plages du Sud pour rôtir à point, est bien plus conviviale.


Ma chronique est une dédicace amicale à deux de mes amies, Isabelle et Marie, qui à l’heure où je l’écris séjournent dans le Finistère qui est le bout du monde, le nôtre. En l’écrivant j’écoute les Innocents chanter « L'autre Finistère » puis Bella Ciao par Goran Bregovic.


Comme je les aime beaucoup et que je suis soucieux de leur bien-être j’ai décidé de leur offrir « Le Meilleur de la cuisine bretonne » non pour qu’elles me fissent à l’occasion la cuisine, ce qui constituerait de ma part une sérieuse maladresse eu égard à leur féminisme de bon aloi, mais pour tout bêtement jouer avec les mots.


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Mon titre en est la plus belle preuve puisque la « demoiselle » est le surnom breton donné à la langoustine.


Ça c’est pour l’entrée et le plat de la mer.


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Pour le plat de résistance j’ai choisi le Kig ha farz qui est le « pot-au-feu » breton et bien sûr le plat de la terre.


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En dessert, ce sera les Pommes sautées au chouchen ou la salade de fraises de Plougastel au vin rouge.


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Le chouchen est le nom breton de l’hydromel, une boisson alcoolisée obtenue par la fermentation d miel dans du jus de pomme.


C’est au XVIIIe siècle qu’un explorateur au nom prédestiné, Amédée Antoine Prézier, introduisit en France des plants de fraisiers du Chili et s’installa à Brest. La région de Plougastel, se consacra progressivement à la culture de ce fruit fragile.


Mission accomplie, Marie rentre de Crozon et Isabelle profite du bon air dans le Finistère…


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Bon appétit et large soif à tous…

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Dimanche 3 août 2014 7 03 /08 /Août /2014 07:00

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Les filles sont formidables, mon bel amour en est l’un des plus beaux spécimens. Alors que nous coulions des jours paisibles, entre deux colères du ciel, la voilà qui revient de chez son coiffeur avec une coupe à damner un saint, frange au raz de ses longs sourcils soulignant ses yeux de biches, sapée comme une amazone, pour me déclarer tout de go que pour aider ma belle amie Claire en plein surrégime dans son resto des Canaux elle avait accepté de faire un extra en soirée pour prendre le relais. Donnant le change je la félicitais pour son nouveau look et son nouvel engagement. La mutine, sûre de son effet, faisait comme si de rien n'était mais, connaissant bien mon mode de fonctionnement, elle se préparait à éponger mes excès sentimentaux. Je suis un amoureux permanent qui tombe amoureux à la moindre perturbation, au plus petit signe d’une belle, ici ma belle, alors sans transition je fonds, j’atteins le point d’ébullition, je m’enflamme, me consume comme de l’étoupe. Capable de tout et de n’importe quoi, je suis à la fois proie et prédateur. Lorsque j’atteins le pic il me faut agir, lever la soupape, alors je mets mes mots au service de mon incandescence. C’est ce que je fis, sans emphase, avec tendresse, comme si ma vie en dépendait. Elle en dépendait d’ailleurs ma vie, mes derniers feux, une dernière portion que je voulais belle et elle l’était. Je n’avais rien à donner tout à offrir. Amour radical, définitif, célébration d’un moment exceptionnel, unique, point de non-retour, je la contemplais extatique. « Je t’aime… » Aussi étrange que ça puisse paraître c’était pour moi une première, un aveu si neuf, si spontané que j’en fus le premier étonné.


Ainsi je passais mes soirées à lire, face au bassin  de la Villette, sirotant des thés glacés, rien que pour le plaisir de la voir apparaître sur le perron, attirant les regards, irradiant tout de sa beauté simple et lumineuse. Plaisir sans cesse renouvelé, j’étais fier et heureux intégré au paysage, partie intégrante d’un écosystème amoureux où mon bel amour s’épanouissait. Tout le monde l’admirait, moi le premier bien sûr ! Je lisais « Viva la vida ! » de Pino Cacucci.


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Frida Kahlo sur Diego Rivera, l’amour de sa vie…

 

« Animal ! Tu as encore son parfum sur toi, crapaud lubrique ! Tu dégages une odeur douceâtre, on dirait du désodorisant pour les chiottes ! Ce devait être une sacrée miss, ta truie de service, pour user d’un parfum aussi ordinaire !  Je préfère mon remugle de cadavre !


Tu es vraiment dégoûtant, Diego… Tu es venu jusqu’à New York sous prétexte de m’assister… et tu t’en vas traîner à baiser à droite à gauche comme d’habitude. Entendons-nous : tu l’as fait toute ta vie, tu ne vas certainement pas changer maintenant. Mais au moins quelques jours de trêve, au moins ne viens pas à l’hôpital avec son odeur sur toi, bon Dieu ! Je me sens insultée quand tu vas avec une pute qui ne vaut pas le prix d’un bouquet de fleurs ! Et maintenant, les fleurs, tu me les apportes à moi… tu es pathétique. »


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Frida Kahlo à sa sœur préférée Cristina


« Et tu disais m’envier… M’envier ? Il ne manquerait plus que ça…Mais regarde-toi : belle, bien portante, pleine de vigueur et mère par-dessus le marché… m’envier moi qui suis un débris (…) j’aurais dû m’en douter.  Quand tu as posé pour lui pour la fresque du Palais national, il t’a peinte avec une telle sensualité… le regard vague, comme si tu venais d’avoir un orgasme… J’aurais dû le comprendre à ce moment-là. C’est comme ça qu’il fait : il peint les femmes comme il les a vues un instant après les avoir fait jouir. »


Frida Kahlo toujours à Diego


« Tu ne changeras jamais et moi, du reste, de quel droit pourrais-je t’obliger à changer ? On n’aime pas quelqu’un pour ce qu’on voudrait qu’il soit, mais pour ce qu’il est.

Je t’aime parce que je t’estime, Diego. Moi seule sais ce que tu vaux. »


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Sa demi-sœur Maria Luisa à son propos


« Toi, ils t’ont ramassée dans une poubelle »


Frida Kahlo sur elle-même


« Mais à quoi me servent des jambes si j’ai des ailes pour voler… »

« Mais à quoi me servent des pieds si j’ai des ailes pour voler… »


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« J’ai dans les veines  du sang de juifs hongrois et du sang d’Indiens tarasques, je suis issue du mélange de gens persécutés et dominés, contraints à la fuite et dispersés, je descends de générations de vaincus jamais soumis qui ont tout perdu hormis le bien le plus précieux : la dignité ! »

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Roman
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Dimanche 3 août 2014 7 03 /08 /Août /2014 00:09

C’est l’été, le teint hâlé link, les pieds en éventail, le sourire aux lèvres, pour faire plaisir à mes jolies copines je fais mon coming out : oui j’avoue sans honte mon addiction totale au café ; oui, chaque jour que Dieu fait la petite cerise torréfiée me donne du plaisir ; oui sitôt sorti de la ouate du sommeil seul son entêtant parfum me fait monter au ciel ; oui sans sa volupté ma journée serait une morne plaine ; oui je l’aime !


Mais attention aux faux-amis, le Coffea Arabica, nom donné par Linné à la première espèce connue de Caféier, n’est pas originaire de l’Arabie.  Pas plus qu’aucune autre espèce Coffea utilisée de nos jours n’a été trouvé à l’état sauvage en Asie. Toutes ont pour patrie l’Afrique Tropicale.


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Une sultane prenant le café que lui présente une négresse de Carle Van Loo

 

De Candolle dans l’Origine des plantes cultivées indique que le Coffea Arabica aurait été utilisé de temps immémorial en Abyssinie, selon Shehabeddin Ben, auteur d’un manuscrit arabe du XVe siècle. Elle aurait été introduite dans l’Yémen par les conquérants éthiopiens. Cependant nous ignorons si les Abyssins, dans la haute antiquité, récoltaient dans les forêts ou sur des plantes déjà soumises à la culture, le café qu’ils employaient.


En revanche ce que nous savons c’est qu’ils faisaient une décoction du fruit entier, pulpe et graines bouillies ensemble, ou de la pulpe seule. Notre mode de consommation de la boisson préparée avec des graines torréfiées et pulvérisées est d’origine récente.


« D’après une légende arabe, Cheik-Omar, de l’Yémen, réfugié dans les montagnes pour se soustraire à la persécution, en raison de ses idées religieuses, y aurait découvert l’utilisation du café sous forme de décoction de la pulpe du fruit et de la graine.


Selon une autre légende, syrienne celle-là, le prieur d’un monastère ayant été avisé par un berger d’un état de surexcitation particulier des bêtes de son troupeau, en reconnut pour cause la consommation qu’elles faisaient des fruits d’un arbrisseau, dont il fit prendre ensuite  des décoctions à des moines pour les maintenir éveillés pendant les offices de nuit. »


Donc le caféier était inconnu en Arabie et dans les pays voisins de l’Abyssinie, pour preuve les Croisés l’ignorèrent et « le célèbre médecin arabe Ebn Beithar, qui parcourut le nord de l’Afrique et la Syrie, n’en parla pas au début du XIIIe siècle. »


Les Arabes furent les premiers à découvrir le café et avec l’Abyssinie les seuls à pratiquer la culture du Caféier dit « d’Arabie ». Ils en introduisirent la culture à la fin du XVIIe, à Moka, où se centralisa le commerce. Ce sont eux seuls qui approvisionnèrent le marché en graines jusqu’à la fin du XVIIe siècle.


L’arbuste existe encore à l’état sauvage sur les montagnes d’Abyssinie entre 1000 et 2000 mètres d’altitude.


La chaîne de propagation passe par la Perse, l’Égypte, la Syrie… le café pénétra en Europe qu’en 1640 par l’Italie avant de gagner la France via Marseille qui garda pendant longtemps, jusqu’en 1710, le monopole du commerce des fèves. C’est la compagnie de navigation de Saint-Malo qui le rompit en allant s’approvisionner à Moka.


La compagnie des Indes orientales flairant la bonne affaire se livra dès lors au trafic du café en fondant un comptoir à Moka et en essayant de monopoliser le commerce en restreignant la culture à l’Ile de France et à Bourbon.


« Louis XIV dégusta une tasse de café en 1664 ». Son exemple fut suivie mais c’est « vers 1669 qu’un Arménien nommé Pascal établit d’abord à la foire saint6germain, puis quai de l’école, près du Pont-Neuf, à Paris. » qui ouvrit le premier établissement désigné sous le nom de « café », pour la vente de cette boisson ».


Voilà pour l’heure, j’en suis à ma deuxième tasse de café, alors il vous faudra patienter pour savoir comment le Caféier s’est répandu à travers le monde…

 

à suivre grâce à la formidable source qu'est le livre de Désiré Bois Vigne, café, cacao et d'autres plantes à boire...


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Samedi 2 août 2014 6 02 /08 /Août /2014 10:30

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Non ce matin je n’ai pas bu, même si hier au soir j’ai fait goûter le champagne Métisse d’Olivier Horiot à Isabelle Adjani lors d’une belle soirée à Table avec mon ami Sébastien Demorand et sa très élégante épouse. J’aurais pu titrer « la vache qui rit m’a tué » pour me moquer des bêtises écrites sur mon mur à propos des écrits sulfureux de notre Michel Smith qui avait osé avouer  qu’il avait dégusté du Tariquet. Les Ignorants sont majoritaires sur Face de Bouc c’est la rançon des réseaux sociaux et, après tout, si ça leur fait du bien d’exprimer leurs pensées moi ça ne me fait pas de mal et j’ai pris la ferme résolution de les laisser braire dans leur bac à sable.


Donc ce matin, soyons pro camarades, informons !


1-      Un bar à vin verra le jour dès septembre dans le service de soins palliatifs du CHU de Clermont-Ferrand, afin d' « égayer le quotidien difficile des patients », nous apprend l'établissement qui assure que cette initiative est « une première » en France.


 

« L'objectif est de réhumaniser la vie des patients en agrémentant leur quotidien et en leur donnant également le plaisir d'offrir et de recevoir », a expliqué la chef de service du Centre de Soins Palliatifs du CHU de Clermont-Ferrand, Virginie Guastella. link et link


 

2-      « Sans levures, pas de vin. Ce sont elles, essentiellement Saccharomyces cerevisiae, qui assurent la fermentation alcoolique du moût de raisin. Beaucoup de viticulteurs rajoutent des levains aux propriétés sélectionnées, mais certains n’en n’ont pas besoin : il y a suffisamment de levures dans le raisin, la cave et les cuves de fermentation même si celles-ci sont nettoyées entre chaque fermentation.


 

Mais un mystère subsiste : d’où viennent les levures présentes dans le raisin, sachant qu’on ne les trouve que dans le raisin mûr, au moment des vendanges, et très peu dans les jeunes baies ? Et comment ces levures, qui apparaissent donc en cours de maturation du raisin, se maintiennent-elles dans l’écosystème d’année en année ? »


...Interview de Jean-Luc Legras, de l’UMR Sciences Pour l'œnologie (1) de l’Inra de Montpellierlink


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La vache qui rit est un fromage français fondu de fabrication industrielle des fromageries Bel. Créée en 1921...

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Samedi 2 août 2014 6 02 /08 /Août /2014 00:09

Ni fâché avec l’orthographe, ni brouillé avec la nomenclature de la DGCCRF concernant les dénominations commerciales des céphalopodes link, ni amateur de gâteries, mais tout bêtement je viens de savourer des encornets cuisinés de mains de maître à Table. Un vrai délice, frais, goûteux, tout le contraire du côté caoutchouteux noyé dans l’encre dont nous gratifient certains restaurants qui se veulent typiques.


Alors où est le blème ?


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Nulle part sauf que jusqu’ici je ne consommais que des chipirons.


Donc pour me sortir de la panade je lis ici que le chipiron du sud-ouest est un petit encornet, voisin de la seiche, « encré » pour échapper à ses prédateurs, et là que l’encornet ([ ɑ̃kɔʀne ]) est en principe le nom vernaculaire du calmar lorsqu'il est pêché ou cuisiné, et là encore que le chipiron se nomme supion en Méditerranée…


Je m’y perds puisqu’on me dit aussi que l’encornet est le nom vernaculaire du calmar ou calamar et que ce mot peut parfois désigner par analogie d'autres céphalopodes comme la seiche et parfois le poulpe.


Mais sachez que le calamar n’est pas une seiche « Un moyen infaillible pour ne plus les confondre : La seiche a un os, le calamar (ou calmar) a une plume, la pieuvre n'a plus aucun élément de squelette résiduel. »


Comme le fait remarquer un linguiste « pour la plupart des animaux marins, les noms vernaculaires les plus anciens désignant les céphalopodes sont peu précis, et en outre ils n'étaient connus que dans un cadre régional comme l'atteste le terme normand de Cônet, « cornet au Moyen Âge dans le nord de la France pour désigner ces animaux. Ce terme de cornet aurait été déformé en encornet et désignerait dès lors plus particulièrement en français ces animaux lorsqu'ils sont considérés en tant que comestibles ou appâts de pêche … »


Bref, si souhaitez en savoir plus allez donc vous informer ICI link


Mais moi qui ne suit qu’un Taulier en roue libre tout ce qui m’intéresse c’est le petit bout de la lorgnette :

 

1-     Mais qui donc était «  ENCORNET ET TROTTINETTE  » dans l’affaire Yann Piat ?


Dans leur livre « L'affaire Yann Piat : des assassins au cœur du pouvoir » André Rougeot et Jean-Michel Verne accusaient deux anciens ministres français d'être à l'origine de l'assassinat, sur base d'un témoignage anonyme. Ils les avaient affublés de ces pseudonymes sous lesquels ils étaient présentés comme de soi-disant commanditaires de l'assassinat de la députée Yann Piat, tuée le 25 février 1994 à Hyères. Ces personnages étaient relativement aisés à reconnaître, mais l'accusation ne reposait sur rien.


Vous souvenez-vous  de qui ils s’agissaient ?


2-    Et la turlutte bien sûr !


La « turlute est mentionnée dans le « Larousse », « il s’agit d’un système d’hameçon plombés que l’on monte et descend au bout de sa canne à pêche jusqu’à ce que le chipiron s’y accroche. En général sa sortie de l’eau s’accompagne d’un jet d’encre qui a pour effet secondaire de repeindre la coque du bateau. En outre, cette pêche se pratiquant à l’arrêt, l’embarcation qui monte et descend, tel un ludion, au gré de la houle provoque quelques dérangements gastriques chez les noms initiés aux choses de la mer. »


Un dernier détail de petit vendéen du bord de mer : nous ramassions les os de seiches pour les donner à picorer aux tourterelles.


Voilà l’essentiel est dit et avant que l’encre de cette chronique ne sèche je vous  renvoie à Laurent Bazin qui chronique le vendredi dans le Point apportant une touche naturiste au monde du sage Jacques Dupont.


Il nous demande de passer au-dessus des idées reçues à propos de l’Irouleguy, « ces « vins d'hommes » censés réconforter les pèlerins, le soir, après une longue journée de marche sur la route de Compostelle. Bref : tout ce qu'on s'empresse d'éviter en plein été sur un poisson grillé à peine sorti de l'eau... »


« Montez plutôt voir Thérèse et Michel à Irouleguy. Les Riouspeyrous link vous ouvriront, entre deux rouges surprenants, une de ces bouteilles magiques qui font voir le Pays basque en blanc. « Xuri » en basque... D'où le nom de ce magnifique Hegoxuri, littéralement « blanc du Sud « … la chronique ICI link


arretxea-hegoxuri-irouleguy-basque-2758047-jpg_2391778_652x.JPGDomaine Arretxea, cuvée Hegoxuri 2012. © DR

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Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 09:00

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Sur Face de Bouc les « révolutionnaires » en peau de lapin sont légion et dès qu’un hérétique ose sortir de la ligne du parti, comme au bon vieux temps des staliniens, c’est l’exclusion pour caution du système. J’adore ce radicalisme boutiquier. Mais qui donc achète les quilles si ce ne sont des gens qui sont dans le système qui vivent du système pour avoir les moyens de se les payer car elles ne sont pas données, et je ne parle pas ici des « grands crus » mais des quilles de vignerons qui font bien le boulot. Normal, tout travail mérite salaire.


Que nous le voulions ou non nous sommes le système link et s’en dédouaner à coup d’imprécations ou de condamnations ne fait guère bouger les lignes.


Si on est contre le système le seul moyen de le changer c’est de faire la révolution, faire table rase, renverser la table sinon on est peu ou prou un réformiste qui croit au changement par l’élection.


Les gens de 68 nous étions un peu cons, nous avons été après coup brocardés, moqués, vilipendés car nous avons, nous dit-on, fait une pseudo-révolution. J’en conviens sauf que je signale aux jeunes cons ou au gras du bide qu’en 1968 :


-         La France a connu une grève générale de presqu’un mois…


-         Le chef de l’Etat, l’homme de la chienlit, a cru bon de se tirer sans rien dire à Baden-Baden rencontrer le Général Massu pour prendre le thé sans aucun doute…


-         Les plus acharnés au retour à l’ordre furent bien évidemment la CGT courroie de transmission d’un PCF aligné sur Moscou qui ne mouftera pas lorsque les chars des pays frères envahiront les rues du printemps de Prague de Dubcek.


Alors qu’attendez-vous pour faire de même mes cocos ?


Bien évidemment je vous préviens vous allez devoir quitter vos claviers de Face de Bouc pour aller couper l’électricité dans les centrales nucléaires, ranger vos smartphones car vous ne pourrez plus les recharger faute d’électricité, ranger vos autos car il n’y aura plus d’essence, remonter sur vos vélos pour aller campagne faire vos courses, accepter de tirer le rideau de fer car vous n’aurez plus rien à vendre vu qu’il n’y aura plus de transport… Monter des barricades… Se foutre sur la gueule des forces de l’ordre… organiser un meeting monstre à Charléty linkLa chienlit donc… feu sur le quartier général… « L’humanité ne sera heureuse que quand le dernier capitaliste sera pendu avec les tripes du dernier gauchiste. »


Alors lorsque j’entends les pâles héritiers de Georges Marchais brayer « social-traître » pour s’annexer Jaurès je crie « Prolétaires de tous pays excusez-moi ! »


Tout ça pour vous dire qu’hier le père Michel Smith se contentait de faire part de son appréciation sur le Tariquet en toute honnêteté, sans esprit de chapelle. Faire de lui un traître à la cause relève de l’obscurantisme le plus crasse et de la même forme d’ayatollahisme dont se plaignent, à juste raison souvent, les défenseurs des vins nus. Pêle-mêle tout le monde se retrouve fourré dans le même sac, sans nuance, au mépris d’une réalité qui ne se changera ni par décret, ni  par les adeptes du yaka fokon.


Je suis très à l’aise avec Tariquet, je n’en bois pas, mais pour autant comme je suis un vieux con je sais mieux que quiconque dans quel état se trouvait le Gers il y a 30 ans. Alors, le coup du mépris très peu pour moi. Le vignoble français a une histoire, l’ignorer c’est faire preuve d’une inculture qui méprise les hommes et les pays où ils vivent. Et qu’on ne vienne pas me dire que je suis un suppôt du productivisme ou de la chimie, je suis depuis trop longtemps sur le chantier pour accepter les va-de-la gueule de tout acabit.


Voilà c’est dit et je vous invite à lire une vieille chronique de 2007 : « Prolétaires de tous les pays, excusez-moi ! »


 

« C'est le titre d'un essai percutant de l'historienne Amandine Regamey qui montre comment l'humour sous les dictatures : Flüsterwitze (blagues chuchotées) en Allemagne nazie ou anekdoty (histoires drôles) au pays des Soviets soudait clandestinement la population muselée et servait d'exorcisme collectif : humour noir contre tyrannie rouge ou inversement...


Je vous en livre un petit florilège... »link

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Vendredi 1 août 2014 5 01 /08 /Août /2014 00:09

Ma pieuse mère rêvait que j’entre au séminaire. Dans la Vendée profonde le goupillon brillait de ses derniers feux, le pays était constellé de séminaires et le célèbre Mgr Cazaux, grand défenseur  de l’enseignement libre, dépêchait dans les dites écoles un envoyé spécial, que les paysans avaient baptisés « le grand inséminateur », pour susciter des vocations. Il venait une fois par an en classe pour nous questionner hypocritement sur notre devenir professionnel. Sur de petit papier nous devions répondre à sa question. Les plus hardis, anonymement répondaient : vidangeur, les autres transcrivaient leur futur métier. Aucun de mes camarades de classe n’est entré au séminaire.


Un jour, pour voir comme au poker j’ai écrit : prêtre. Enfer et damnation, tel un vautour se jetant sur sa proie le dragueur de vocations me bombarda de sollicitations écrites. Je fis droit à l’une d’elle, toujours pour voir. C’était une retraite de 3 jours au Grand Séminaire de Luçon. J’avais 7 ou 8 ans et j’étais plutôt mignon avec mes cheveux bouclés et mon minois d’angelot. Je n’étais jamais sorti des jupes des femmes de la maison qui me bichonnaient comme un prince. Ce fut l’horreur absolue. Tout d’abord l’odeur du lieu, un étrange mélange de renfermé et de fade ; ensuite le réfectoire et son manger infâme ; enfin, la chambre individuelle haute de plafond, ce lit en fer, ses draps rêches, et cette veilleuse violette… je me sentais comme pris dans un piège sans espoir de m’échapper et je me mis à sangloter. Un jeune prêtre vint me consoler. Lui sentait l’eau de Cologne.


De retour à la maison je fis un feu de joie de la propagande au fond du jardin. Mon père passant par-là me demanda pourquoi ? Ma réponse : « j’ai envie d’aimer les filles » lui plut et il intima au clan des femmes l’ordre de me ficher la paix. Ainsi se termina en queue de poisson ma saga ecclésiastique.


Mais, tout mécréant que je sois, le travail des nonnes et des moines m’a toujours intéressé et je suis client de certains de leurs produits, fromages et confitures surtout car du côté du vin les vins d’abbayes ne sont pas, à défaut d’être surnaturels, très naturels.


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ORA et LABORA


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Si, pendant vos vacances vous ne souhaitez bronzer et manger idiot je vous conseille l’acquisition du « guide gourmand des Abbayes » aux éditions du Chêne de Nicole Masson, c’est une bible et vous pourrez ainsi être gourmand sans risquer de pêcher…


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Lire ma chronique « Le vin des sœurs du Monastère orthodoxe de Solan en cohérence avec sa terre... comme en Bourgogne » link


Je reviendrai, à propos des fromages d’abbayes sur cet ouvrage…

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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Jeudi 31 juillet 2014 4 31 /07 /Juil /2014 09:30

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Courageux et un poil téméraire le Michel, faut dire qu’il aime la castagne autant que moi mais lui il sait de quoi il parle lorsqu’il déguste du vin. Déguster ce n’est pas mon truc, je suis une fainiasse qui se contente de boire en compagnie de ses belles copines. Alors, lorsque je lis sur Face de Bouc ou sur des blogs des niaiseries ou des railleries à propos de vins hâtivement baptisés industriels ma plume me démange  mais je n’ai jamais eu le courage de moucher les auteurs.


Michel l’a fait, et bien fait ce matin à propos du Tariquet


Bravo !


J’adore…  


Un détail d’importance : Michel me précède de quelques mois chaque année pour son anniversaire alors je peux sans problème le qualifier de vieux baroudeur, un vieux baroudeur qui est loin d’être insensible au charme de mes jolies copines.


L’entame de la chronique de Michel sur les 5 du Vin :


« Tout cela me fait penser à Tariquet qu’il est devenu bien vu par les temps qui courent d’insulter à longueur de commentaires assassins et de messages aussi bêtes que méchants sur les lignes des réseaux sociaux. Tout cela parce qu’une bande d’intellos rétrogrades auto déclarés amateurs de vins d’artisans ou d’artistes (quelle expression suffisante !) s’esclaffe et s’offusque que l’on puisse bâtir en France un domaine de 900 hectares. Contrairement à d’autres, lorsqu’il n’y a rien à boire dans un café en dehors d’un soda merdeux et uniforme, d’un ruineux quart Vichy ou Perrier ou d’une bière industrielle à peine maltée, je me contente volontiers d’un blanc (ou rosé) de Tariquet qui, en plus, me fait l’apéro. Et c’est bien pour cette raison que, tandis que je passais cet hiver à proximité de leur stand sur Vinisud, alors que j’avais quelques minutes d’avance sur mon programme, je me suis pointé sans rien d’autre requête qu’une simple demande : « Est-ce que je peux déguster » ? Bien entendu, des vendeurs empressés et bien sapés se sont précipités sur moi vu qu’ils n’avaient pas grand monde à cette heure plutôt matinale où je goûte le mieux. Pour ma part, j’étais prêt à assassiner, à pourfendre, à dégommer, à tirer à vue sur les monstrueux vins de ces propriétaires qui n’ont d’autre réputation que d’être de gros industriels affichant un score de 8 millions et demi de bouteilles mises en marché chaque année. » link


La conclusion


« Tariquet – à qui, je ne dois rien et qui n’a rien à me vendre – est un domaine sur lequel on peut compter avec des vins (je n’ai pas tout goûté, car il y en avait d’autres) corrects et sans prétention autre que celle de faire plaisir dans l’immédiat. Maintenant, si ça ne plaît pas à certains qu’ils aillent se faire empapaouter. Je dis ça gentiment, les gars alors, c’est pas la peine de monter sur vos grands chevaux ou de me montrer vos crocs ! Et en plus, je signe… »

 

Michel Smith

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Jeudi 31 juillet 2014 4 31 /07 /Juil /2014 00:09

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Mixer c’est très tendance ! (voir la vidéo)


Transgresser c’est le droit de l’été qui va avec le farnienté !


Seuls les exigus, type grands amateurs de figures imposées, vont crier au scandale.


Le blanc cas’, dit Kir par les bourguignons, ne date pas d’hier, y’a longtemps que le populo l’a adopté. Comme le disent les gascons « sitôt bu, sitôt pissés ! » C’est le destin du vin.


Bref, si vous mixez ne jamais lésiner sur les produits de base : le vin et la crème de fruits.


Alors je vous en supplie fuyez comme la peste et le choléra les mixtures dit vins aromatisés qui ont pour principe de base de mélanger un piètre petit blanc avec les pires sirops chimiques pour vous revendre le tout à bon prix.


bourgogne-aligote.800.jpg

C’est si difficile que cela de s’acheter un bon aligoté d’Olivier de Moor pour le mixer, d’un geste joyeux avec de la crème de cassis bio de chez Vedrenne link ou un autre sirop naturel à la maison Meneau link


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Je dédie cette chronique à tous ceux qui s’esbaudissent sur le succès des vins aromatisés comme si c’était l’innovation du siècle. C’est aussi bête qu’une certaine forme de commerce : un piège à cons !

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : Billet
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Mercredi 30 juillet 2014 3 30 /07 /Juil /2014 09:30

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J’ajouterais même : faites des biroutes plutôt que des autoroutes !


Les biroutes étant, au cas où vous l’ignoreriez, en Afrique et en Bretagne des routes à deux voies séparées.


Le Monde titrait : Bronca estivale. La ministre de l'écologie, Ségolène Royal, s'est opposée au projet d'autoroute A381 – tronçon d'une soixantaine de kilomètres reliant Fontenay-le-Comte en Vendée à Rochefort, en Charente-Maritime –, et qui avait reçu en 2011 le feu vert de l'ex-premier ministre, François Fillon. Si par cette décision la ministre fait les beaux jours des opposants à l'autoroute, les élus locaux de tous bords crient eux au scandale et en appellent à l'arbitrage de Manuel Valls. link


Ceux qui me suivent ICI savent que je ne suis ni un khmer vert, ni un adulateur de notre irremplaçable Ségolène Royal, mais nos élus locaux, grands coupeurs de rubans tricolores et de grands travaux aussi somptuaires qu’inutiles, seraient plus avisés d’être moins dispendieux et de ne pas alourdir plus encore le poids de notre endettement.


Des investissements à long terme : oui, des autoroutes à 900 millions d’€ pour 60 kilomètres c’est absolument non !


L’attelage hétéroclite formé de : Jacques Auxiette, président socialiste de la région Pays de la Loire, Dominique Bussereau, président UMP du conseil général de Charente-Maritime, Olivier Falorni, député socialiste de Charente-Maritime qui s'était présenté contre Mme Royal en 2012, Bruno Retailleau, sénateur UMP de Vendée et président du conseil général de la Vendée, Jean-François Fountaine, dissident PS maire de La Rochelle ou encore Hervé Blanchet, maire UMP de Rochefort, au lieu de brailler de concert contre « Aliénor d'Aquitaine », dixit le petit Retailleau, sous-produit du vicomte,  devrait se préoccuper du bouclage financier de l'infrastructure qui n'est pas réalisé dans la mesure où, avant toute étape supplémentaire, les collectivités demanderesses Charente-Maritime, Vendée, Pays de la Loire doivent délibérer pour couvrir les 400 millions d'euros nécessaires.


Allez, consultez donc ceci : Faut-il s'inquiéter de la hausse des dettes de nos régions ? link


Ces messieurs, drapés dans leurs écharpes tricolores, vont me rétorquer que j’ai bien du toupet moi le vendéen de Paris. La réponse est oui j’ai beaucoup de toupet, mais du côté des signataires UMP je les renverrai à leur copie parisienne vu la saine gestion financière de leur parti, quant aux socialistes je vais être charitable et leur demander de la jouer modeste en ces domaines.


Donc j’ai du toupet ! Normal car si j’en crois In Muteaud Veritas « Les Vendéens ont tous les toupets. Non contents de jouer des coudes avec le Gers et les Pyrénées-Atlantiques pour la production de foie gras (8 millions de canards gras produits par an selon la chambre d’Agriculture), les voilà qui revendiquent haut et fort la qualité de leurs terroirs viticoles.


Anciennement dénommés fiefs du Cardinal, car Richelieu avait fait son ordinaire de ces vins créés au Moyen-Âge par les moines autour de Mareuil-sur-Lay, les Fiefs Vendéens ont décroché leur AOP en 2011. Avec une superficie de 480 ha, l’appellation ne risque pas de venir encombrer les linéaires des supermarchés. » link


Bonne journée et large soif !

 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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