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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 06:00
La Sinistra romaine liche des vins nu, « je ne bois plus que du vin naturel. Ça suffit, les sulfites. C’est 1 horreur. Tu as idée de combien de saletés on peut mettre aujourd’hui, légalement, dans 1 bouteille de vin ? »

Dédié à Antonin et Me Morain ainsi qu’à leurs frères en militance naturiste…

 

Le vin nu est-il de gauche ou de droite ou est-il en même temps ?

 

Pour qui fréquente le milieu, à entendre ses gourous de tout poils, il ne fait aucun doute : ce nectar qui pue est le nouveau fleuron des classes populaires laborieuses piétinées par le néo-libéralisme, le dernier rempart élevé face au consumérisme et au productivisme, ce qui le situe à la gauche de la gauche, pour preuve le Mélenchon a viré sa cuti.

 

Mais pour qui fréquente, comme moi, les cavistes naturistes et les bouisbouis a tortore locavore et au liquide volatil, le doute s’insinue : la clientèle a le portefeuille bien garni et les gens chers au conducator des insoumis sont plutôt Nicolas ou GD.

 

Bref, face à cette double facette je me gondole, c’est un grand classique, on a la révolte qu’on peut, une révolution dans le confort, celui de la gôche bien-pensante, douillette, prompte à bramer dès qu’on lui met le nez dans ses contradictions. 

  

Les miennes je les assume, je fus du côté de Dray-Mélenchon de la gauche socialiste au temps du PS de Tonton, un social-traître rocardien, je le reste, les révolutionnaires du clavier sont les dignes successeurs des intellectuels en chaise longue de Georges Suffert qui se sont toujours plantés.

 

Mais revenons au sujet de cette chronique, je cite :

 

Elle se mit à tourner entre les groupes de gens debout, s’approcha des tables basses. Partout, ça parlait, parlait, parlait. Ça parlait avec une application et une passion qu’on aurait dit que se décidait l’avenir du monde.

 

  • Il faut se convertir aux circuits courts. Absolument.

 

  • Je suis d’accord avec toi. Moi, j’ai commencé, je ne bois plus que du vin naturel. Ça suffit, les sulfites. C’est une horreur. Tu as idée de combien de saletés on peut mettre aujourd’hui, légalement, dans une bouteille de vin ? Jusqu’à huit composants, non, mais, tu te rends compte ?

 

La scène se passe dans l’appartement au dernier étage du producteur Eugenio Brown.

 

Il y avait des communistes mâles en veste et cravate ou foulard. Mais il y en avait aussi en baskets Merell et lin déstructuré d’Etro. Il y avait des femmes communistes sobrement vêtues mais quand même toujours un maquillage savant, et il y avait des minottes aux cuisses découvertes qui laissaient entrevoir des bouts de sous-vêtements sexy et ne dédaignaient pas les talons vertigineux.

 

Autre scène entre Marco et Alice, le lieutenant-colonel des carabiniers et la militante libertaire :

 

À la Quaglia Canterina, la Caille chanteuse, maison de campagne rénovée à quelques pas de l’Arco di Travetino, on dînait sur des tables rustiques disposées sous une pergola de raisins noah. Le patron s’appelait Frederico, il avait le cheveu agité et parsemé de gris, et accueillit Alice en l’embrassant sur les eux joues.

 

  • Il était architecte, expliqua-t-elle, tandis qu’ils prenaient place dehors, puis il en a eu assez et s’est reconverti dans la cuisine de produits à circuit court.

 

[…]

 

Le menu, écrit à la main sur des feuilles volantes, annonçait une amatriciana déstructurée. Roulé de lapin froid avec macédoine de légumes du potager. Petit gâteau au chocolat avec cœur de grenade. Et, naturellement, vin naturel.

 

  • C’est-à-dire sans sulfites, précisa Alice.

 

  • Là, en fait, c’est écrit « contient des sulfites », observa-t-il après l’avoir versé.

 

  • Oui, bien sûr, mais il y en a moins que dans une bouteille quelconque. En tout cas, la cuisine de Federico, c’est toujours mieux que les plats surgelés précuits.
  •  

[…]

 

Federico servit la grappa artisanale, « produite, tint-il à spécifier, par une coopérative d’anciens toxicos. »

 

Ils n’avaient pas lésiné sur les degrés. L’alcoolémie de la soirée risquait de monter en flèche.

 

Voilà j’ai fait mon devoir et je me permets de faire une suggestion à Antonin : commander à Me Morain un polar tendance (je signale que le co-auteur des lignes citées est Giancarlo de Cataldo juge au tribunal de Rome dans Suburra.

 

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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 06:00

Résultat de recherche d'images pour "don patillo fernandel"

 

Elle était volubile, imposante, souriante, son mari français était prof au lycée des Sables d’Olonne. Ma sainte mère, de concert avec elle, décida que j’irai chez eux perfectionner ma langue.

 

Je pris le car Citroën et débarquai chez eux.

 

Vint le déjeuner, je me retrouvai face à un plat de spaghetti, ne riez pas avant ça je n’avais jamais entendu parler et vu de spaghetti. J’étais paniqué : comment dompter ces longs vermicelles avec ma fourchette ? Mission impossible, le temps de les porter à ma bouche ils se dévidaient dans mon assiette. Je pressentis que les couper eut été un crime aux yeux de mon hôtesse, alors, après avoir fait un tour de table, je fis comme eux, je plongeai quasiment mon nez dans l’assiette et j’aspirai.

 

Je ne sais si je perfectionnai ma langue mais ce dont je suis certain c’est que ma langue devint folle des spaghetti.

 

 

Sandro Veronesi « Chaos calme » chez Grasset (Prix Méditerranée et Nanni Moretti en a fait un film)

 

« Ah ah !  Ça y est ! crie-t-il à travers la porte. Trente seconde de plus et ils n’étaient plus du tout al dente.

 

Par la porte arrive le bruit des opérations qu’il accomplit, si net et précis qu’il me semble voir la scène : les spaghettis qui tombent dans la passoire, la casserole posée dans l’évier, les spaghettis qui tombent dans la passoire, la casserole posée dans l’évier, les spaghettis bien égouttés, transvasés dans la poêle avec la sauce et repassés sur le feu resté allumé. Et il y a maintenant un fumet de sauce tomate qui arrive de la cuisine, me chatouille les narines et sort par la fenêtre, si intense et si délicieux qu’il me semble le voir lui aussi – sous forme d’épais nuage comme dans un dessin animé. »

 

« Il attaque ses spaghettis bille en tête, à croire que son temps est compté. Il ne les enroule pas : il les fourre dans sa bouche comme si c’était du foin, et avec sa fourchette, il se contente de les accompagner au fur et à mesure qu’ils montent. Ça aussi c’est romain, une saine façon de manger populaire – incarnée par Alberto Sordi aux prises avec des macaronis – qu’ici à Milan on prend pour une absence de bonnes manières. »

 

« Ce n’est pas bon pour vous de ne manger que des sandwiches, vous savez ? Une belle assiette de pâtes al dente, avec de la tomate fraîche et un filet d’huile, est beaucoup plus indiqué pour la santé. »

 

Il remplit les deux verres de vin, à ras bord, comme à la campagne.

 

« Goûtez-moi ça. Ce n’est pas un grand cru, mais c’est un bon petit vin pas trafiqué. »

 

Il me tend un verre, prend le sien, le lève.

 

« Santé. »

 

Il boit une gorgée franche, décidée, et vide la moitié de son vin. J’en bois moins. C’est un de ces vins forts, âpres dont on ne comprend pas s’ils le sont par hasard ou de façon délibérée.

 

« Il vous plaît ?

 

-         Oui. Il est bon.

 

-         Frascati. C’est ma sœur qui me l’envoie, de Velletri. Qui me l’envoyait : dorénavant, j’irai le chercher moi-même. »

 

Hier jeudi 2 mai c’était la Journée internationale de la cuisine italienne, et Marine Le Breton posait la question :

 

Connaissez-vous quelqu’un qui n’aime pas les pâtes?

 

À la bolognaise, à la carbonara, au pesto, ou tout simplement au beurre, spaghettis, farfalle, macaroni, penne... Chacun a sa variété de pâtes et sa recette préférées.

 

Faites le point dans votre entourage: vous trouverez des proches qui sont réfractaires au fromage, au lait, à la viande rouge ou aux légumes, mais aux pâtes? C’est plus que rare. Mais pourquoi les aime-t-on autant? On fait le tour de la question à l’occasion de la Journée internationale de la cuisine italienne, le jeudi 2 mai.

 

Il existe de vraies raisons à notre amour inconditionnel des pâtes

 

C'est vrai ça, qui n'aime pas les pâtes?

 

ICI 

 

19 mai 2012

In cucina con amore « tout ce que vous voyez je le dois aux spaghettis » Sophia Loren en 1971

 

« Sophia Loren avait réussi l’exploit de concilier l’inconciliable dans l’Italie des années 60. Elle était à la fois un sex-symbol et une mère, une icône hollywoodienne inaccessible et une courageuse fille de Naples. Elle devint un objet d’adoration pour le public. In cucina con amore fut publié en 1971, pendant l’âge d’or de l’actrice, qui était alors une jeune maman au sommet de sa carrière. Sophia Loren est un cordon bleu, tout le monde s’accorde à le dire. Toutefois son livre n’est pas un hommage à ses compétences en cuisine. Il combine toutes les contradictions qui ont fait d’elle une actrice adulée des foules. Notamment une bonne dose de sex-appeal, surtout sur les photos. L’une d’elle nous la montre dans une robe légère et échancrée, caressant rêveusement la queue d’un faisan farci, élément charcutier qui ne peut être qualifié de rococo. »L’auteur de ces lignes est un journaliste américain John Dickie dans un livre publié en 2007.

 

ICI 

 

8 septembre 2015

 

« Les pâtes sont contemporaines de la Déclaration des Droits de l’Homme. C’est la seule institution démocratique et républicaine de nature gastronomique »

 

« Ce sont les reines Médicis, dit-on communément, qui ont apporté en France, le melon, les haricots et le jambon de Parme, la pasta asciutta et aussi leurs amants, parmi lesquels Marc-Hannibal de Coconnas. L’illustre Nignon, célèbre cuisinier, nous dit que c’est au milieu du XVIIe siècle qu’apparaît la profession de vermicellier, premier métier du père Goriot. La révolution française accomplit le triomphe des pâtes, et Nignon d’ajouter avec emphase : « Les pâtes sont contemporaines de la Déclaration des Droits de l’Homme. C’est la seule institution démocratique et républicaine de nature gastronomique » (Les Plaisirs de la table)

 

« Est-ce la raison du goût de Stendhal pour les pâtes ? »

 

« Napoléon avait un faible pour le maccheroni all’Italiana ; la timbale de macaronis est l’une des rares concessions de la table bourgeoise française du XIXe siècle à la cuisine italienne. La coutume associe l’amour de la pasta asciutta et celui de l’opéra, non point tant par dérision que pour les beaux souvenirs de soupers en plein air. Car la cuisine italienne est définitivement baroque, comme Norma ou Lucia di lammermoor. »

 

ICI 

 

Denis Montanar Frioul Udine 24 hectares dont 10 de vignes

Vins certifiés bio

Cépages :

Refosco dal peduncolo rosso

Cabernet franc

Merlot

Verduzzo Friulano

Tocai Friulano

Pinot Blanc

Chardonnay

Sauvignon

 

www.denismontanar.it

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 06:00
K comme « Monsieur K » de la guerre froide de Nikita au mythe du blé des pharaons le Kamut

Qui souvient de Nikita ?

 

Pas le film de Luc Besson, mais le premier secrétaire du Comité Central du PC US, appellation de Pékin informations pour Union Soviétique, Nikita Khrouchtchev.

 

En mars 1958, il cumule les fonctions de premier secrétaire du Comité central du parti et de président du Conseil des ministres de l'Union soviétique. Surnommé «Monsieur K» ou «K» par la presse occidentale, il dirige ainsi pendant onze années l'Union soviétique.

 

Un fidèle stalinien, «déboulonneur» de Staline: le rapport Khrouchtchev

 

Le 24 février 1954, à la fin du XXe congrès du Parti communiste, après dix jours de débats, Nikita Khrouchtchev lit pendant quatre heures, aux seuls délégués soviétiques, un rapport secret. «Ce qui nous intéresse, c'est de savoir comment le culte de la personnalité de Staline n'a cessé de croître, comment ce culte devint, à un moment précis, la source de toute une série de perversions graves et sans cesse plus sérieuse des principes du Parti, de la démocratie du Parti; de la légalité révolution.» À la surprise générale, le premier secrétaire du Comité central du parti dénonce le culte de la personnalité du défunt dictateur et ses conséquences néfastes, preuves à l'appui: crimes ignobles, pratique de la terreur et de la répression, nombreuses exécutions des grands dirigeants (lors des grands procès de Moscou à la fin des années 30).

 

Son «rapport secret» est diffusé à l'étranger, via la CIA, et publié intégralement. Mais il circule aussi à l'intérieur du pays, sans être discuté. Ainsi Nikita Khrouchtchev, un intime de Staline devient l'homme de la déstalinisation.

Mais monsieur K c’est aussi :

 

  • L'homme de l'espoir et de la répression en Hongrie

 

  • L'homme qui a dit oui à la construction du mur de Berlin

 

  • L’homme de la reculade à Cuba

 

Mais c’est aussi : l’homme de la chaussure à l'ONU

 

«Monsieur K» était un personnage haut en couleur, qui menaçait, haranguait les foules, improvisait. Mais il était aussi connu pour ses sautes d'humeurs -alternant colère et hilarité- et ses réactions imprévisibles.

 

Son légendaire esclandre, lors de l'Assemblée générale des Nations-Unies le 12 octobre 1960 a marqué les esprits. Nous sommes en pleine guerre froide et c’est le début de décolonisation – les États-Unis et l'Union soviétique souhaitent étendre leur influence sur ces nouveaux pays. Nikita Khrouchtchev, pourtant pourfendeur de «l'impérialisme américain», est furieux lorsque le chef de la délégation des Philippines, condamne vivement à la tribune la tutelle de l'U.R.S.S. sur les pays de l'Est. Le correspondant de l'A.F.P rapporte que pour manifester son mécontentement, le leader soviétique retire l'une de ses chaussures pour frapper son pupitre «avec un maximum d'effet». Une réaction qui détonne dans ce lieu où l'ambiance est traditionnellement feutrée.

 

Alors que le représentant des Philippines Lorenzo Sumolong venait de critiquer la politique internationale de l’URSS, Nikita Khrouchtchev s’en est pris à ce dernier, le traitant de « crétin, larbin et de laquais de l'Impérialisme ». Comme aucun cliché n’a été pris de l’incident, plusieurs médias de l’époque ont publié une fausse photo, où la chaussure a été ajoutée par montage.

 

Fake news in 1960

 

 

Ajouter ou enlever une photo était monnaie courante en ces temps jouissifs comme diraient les adorateurs du c’était mieux avant.

 

Tout ça pour en arriver au kamut, très ancienne variété de blé, qui revient aujourd’hui de plus belle.

 

Qu’est-ce que le kamut ?

 

Pour la petite histoire, le Kamut, en fait le blé khorasan, était cultivé dit-on dans le Croissant fertile. C’est un vieux mot égyptien, qui signifie : « blé ».

 

Décrit par John Percival en 1921, ce grain ancien provient probablement du Croissant fertile et tire son nom commun de la province historique de Khorassan qui comprenait une grande partie du nord-est de l'Iran et s'étendait en Afghanistan ainsi qu'en Asie centrale, jusqu'au fleuve Oxus (Amou-Daria). Certains scientifiques turcs ont suggéré qu'il pourrait être originaire d'Anatolie.

 

Le blé khorasan aurait été réintroduit dans les temps modernes grâce à un aviateur américain, Earl Dedman, qui a envoyé en 1949 quelques grains de blé d'Égypte à son père dans le Montana (États-Unis), qui les a multipliés.

 

Selon une légende, ces grains proviendraient de la tombe d'un pharaon égyptien, d'où le surnom américain de King Tut's Wheat (blé du roi Toutankhamon)

 

 Selon une autre légende, Noé aurait emporté ce grain dans son Arche, ce qui lui a valu le surnom de « blé du prophète ».

 

Enfin, en Turquie, il est surnommé « dent de chameau » en raison de sa face dorsale bossue ou, plus probablement, parce qu'il ressemble à une dent de chameau.

 

Le blé khorasan était probablement cultivé à petite échelle et à titre privé au Proche-Orient, en Asie centrale et en Afrique du Nord. Cependant, il n'a pas fait l'objet d'une production commerciale jusqu'à récemment.

 

À l'arrivée du grain aux États-Unis en 1949, il ne suscita pas grand intérêt et tomba en désuétude. En 1977, Mack et Bob Quinn, deux agriculteurs du Montana, décidèrent de cultiver ce grain ancien. En 1990, la variété a été officiellement reconnue par le département de l'Agriculture des États-Unis (USDA) sous le nom de 'QK-77'10, tandis que les frères Quinn l'enregistraient sous la marque «Kamut».

 

L’histoire raconte que le blé khorasan est celui des Pharaons, le mythe est lancé !

 

Le kamut est un cousin du blé dur et contient entre 20 à 40% des protéines de plus que le blé moderne. Par sa forte teneur en magnésium et en zinc, il est un excellent remède antifatigue. Il possède également d’importantes richesses en glucides, lipides et potassium, ce qui lui confère une valeur nutritionnelle élevée.

 

Mais surtout, le kamut est cultivé exclusivement en agriculture biologique, ne subissant ainsi aucune modification générique et aucun additif…

 

Mais pour autant, est-ce que le kamut est sans gluten ?

 

Eh bien non, car le kamut contient du gluten ! Certes, en faible quantité, mais il en contient quand même.

 

Pour les cœliaques, les vrais qui ne peuvent absorber du gluten, le kamut n’est pas une alternative au blé, il est donc nécessaire de le bannir de son alimentation.

 

En revanche, pour les sensibles, d’après une étude de l’IFFA (International Food Allergy Association) réalisé aux Etats Unis, 70% des personnes sensibles supportent mieux le kamut que le blé moderne… mais cela dépend de chacun !

 

Il faut donc essayer pour être fixé.

 

Je consomme du pain kamut et des pâtes kamut de temps en temps, non par religion mais parce que c’est bon.

 

Résultat de recherche d'images pour "le voyage de khrouchtchev aux usa video"

 

Pour l’Histoire rappelons que lors de son séjour de 13 jours aux USA du 15 au 28 septembre 1959, qui se passionnait pour l’agriculture visitera une station expérimentale agricole dans le Maryland, d'une ferme de l'Iowa, le grenier à blé des USA.

 

Pour donner à son voyage un aspect plus spectaculaire, il fait envoyer sur la lune une fusée soviétique qui atteint son but le 13 septembre. Khrouchtchev effectue une véritable tournée. Accueilli le 15 septembre à la base militaire d'Andrews par le président américain Eisenhower, il se rend à Washington, à New York, où il prononce, le 18 septembre, un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, puis à Los Angeles, San Francisco, Des Moines et Pittsburgh. Khrouchtchev mêle entretiens diplomatiques et visites: celles d'une station expérimentale agricole dans le Maryland, d'une usine IBM à San Francisco, d'une ferme de l'Iowa ou d'une usine à Pittsburgh. La population américaine lui réserve dans l'ensemble un bon accueil. Son séjour s'achève sur deux jours d'entretiens avec Eisenhower à Camp-David.

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 06:00

https://pbs.twimg.com/media/D2kJjmyWkAAEA2_.jpg

 

Je ne sais plus dans quelle gazette une brave dame, le genre consommatrice qui a besoin d’être éclairée, s’offusquait qu’un melon charentais provenait d’Espagne. Faut dire qu’à cette saison, tout ce qui n’est pas de saison vient d’Espagne dans des gros camions qui puent (on les fait moins chier que nos braves vaches qui ruminent dans les prés)

 

Je ne sais plus dans quelle gazette une brave dame, le genre consommatrice qui a besoin d’être éclairée, s’offusquait qu’un melon charentais provenait d’Espagne. Faut dire qu’à cette saison, tout ce qui n’est pas de saison vient d’Espagne dans des gros camions qui puent (on les fait moins chier que nos braves vaches qui ruminent dans les prés)

 

Ben oui, gaulois, gauloises et autres affiliés à la France éternelle, le melon charentais est un type de melon.

 

Résultat de recherche d'images pour "nature morte avec melon"

Maurice de Vlaminck - nature morte au melon

 

Pas d’appellation protégée pour le melon charentais

 

En France, seules trois productions de melon bénéficient d’une IGP (indication géographique protégée).

 

Sont ainsi protégés les melons du Haut-Poitou (centre-ouest), les melons du Quercy (sud-ouest) et, depuis 2012 seulement, les melons de Guadeloupe. Une demande d’IGP est en cours pour le Melon de Cavaillon.

Résultat de recherche d'images pour "nature morte avec melon" Antoine Vollon (1833-1900) - Nature morte au melon

 

Le melon est un cucurbitacée : il appartient à la famille des courges. Cultivé depuis l’Antiquité égyptienne, il a d’abord été accommodé comme un légume.

 

Le melon peut présenter trois types de fleurs : des fleurs mâles, des fleurs femelles et des fleurs hermaphrodites. Les formes sauvages sont monoïques (fleurs mâles et fleurs femelles sur la même plante). Le melon se distingue en particulier des autres espèces du genre Cucumispar l’absence d’épines ou d’aiguillons sur le fruit On trouve actuellement des formes sauvages de melon dans une grande partie de l’Afrique et vers l’est jusqu’en Inde et en Australie. Le melon est très polymorphe : Linné lui-même a décrit trois espèces qui sont maintenant confondues  : C. melo, C. flexuosuset C. dudaim.

 

Le melon n’est arrivé en France qu’au XVème siècle sous Charles VIII qui l’a rapporté d’Italie. Celui qui est devenu le melon Cantaloup (qui tient son nom des jardins italiens de Cantalupi) a été popularisé en France pendant la Renaissance. Il a ensuite été implanté en Charente, d’où sa dénomination melon charentais. Cette dénomination désigne davantage un type de melons qui peuvent être verts ou jaunes.

 

Les charentais verts présentent une chair ferme qui ne jaunit jamais, même à pleine maturité. Elle est un peu moins savoureuse que celle du charentais jaune.

 

Production du melon charentais

 

En France, trois grandes régions produisent des melons charentais :

  • le bassin sud-est qui produit 124.386 tonnes ;
  • le bassin sud-ouest qui produit 49.727 tonnes ;
  • la région centre-ouest qui produit 86.773 tonnes.
  •  

La France est le 3ème pays producteur de melon en Europe, avec 290.000 tonnes. Elle se classe derrière l’Espagne qui produit 1 million de tonnes et l’Italie qui en produit 580.000.

 

La production mondiale de melons est de  28,3 millions de tonnes. Le melon se récolte dans tous les pays chauds de la planète.

 

Les principaux pays producteurs de melon sont la Chine (50 % de la production mondiale) suivie par la Turquie. La Turquie est le 2e producteur mondiale de melons avec près de 1,7 Mt mais n'exporte que peu.

 

Ensuite vient l’Iran avec 1,2 Mt. de melons par an. Ces trois pays producteurs de melon ne représentent qu'une petite partie des échanges mondiaux de melons.

 

Parmi toutes les variétés de melon, les plus couramment cultivées sont :

 

Le cantaloup charentais. Sa chair est de couleur vive, jaune orangé. L’écorce est lisse et vert pâle avec des sillons verts foncés. De nombreuses espèces appartiennent à cette variété avec parmi elles le turquin, le morin, le barbarin, le sucrin, le citrolin, le muscadin…

 

Le charentais brodé. Sa chair est elle aussi orangée et mais la peau est plus épaisse, toute en relief. Le charentais brodé est un peu plus ferme que le cantaloup, et un peu moins parfumé.

 

Le vert olive d’hiver est une variété ancienne. Le fruit est ovale, vert foncé, alors que la chair est blanche. Cette variété de melon est très juteuse et sucrée. Il peut se conserver très longtemps et facilement, jusqu’à l’hiver, d’où son nom.

 

Le galia, de taille moyenne à la chair vert pâle et la peau épaisse et torturée. Ce melon est une variété très récente, créée il y a une quarantaine d’années. Il est bien parfumé et très sucré.

 

La charentaise de Charente-Périgord a obtenu la protection d'une IGP, label délivré par l'Institut national de la propriété industrielle (INPI).

 

C'est le 8e produit manufacturé à bénéficier d'une IGP.

 

Par FD avec AFP

 

Publié le 25/03/2019 à 16:01 Mis à jour le 25/03/2019 à 16:44

 

L'indication couvre la fabrication de ce chausson traditionnel, utilisant la technique originelle du "cousu-retourné", dans une aire géographique limitée à la zone Charente-Périgord.

 

L'homologation sera effective à compter du 29 mars, date de la publication de la décision au Bulletin officiel de la propriété industrielle, a précisé l'INPI dans un communiqué.

 

 L'indication géographique concerne 5 entreprises pour 210 emplois

 

L'Association pour la promotion de la charentaise (APC) se voit déléguer la défense et la gestion de l'indication.

 

Environ 500.000 paires de ces charentaises traditionnelles sont fabriquées par an par ces entreprises pour un chiffre d'affaires de 5,2 millions d'euros en 2018.

 

L'indication géographique protégée est un "signe utilisé sur un produit dont les qualités, la notoriété ou d'autres caractéristiques, notamment en termes de savoir-faire traditionnel et de techniques de production, sont liées à une zone géographique d'origine", selon l'INPI.

 

Elle se matérialise par l'apposition d'un logo sur le produit, accompagné du nom de l'indication et de son numéro d'homologation.

 

Avant la charentaise de Charente-Périgord, sept produits manufacturés ont obtenu l'indication géographique :

 

  • le siège de Liffol (2016),
  • le granit de Bretagne (2017),
  • la porcelaine de Limoges (2017),
  • la pierre de Bourgogne (2018),
  • le grenat de Perpignan (2018),
  • le tapis d'Aubusson et la tapisserie d'Aubusson (2018).
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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 06:00
Requiem pour la défunte PAC par Philippe Chalmin le libéral «stalinien» & André Chassaigne le coco «pas protectionniste»…

Après mai 68, pour payer mes études, je fais le prof d’économie à l’école d’agriculture des Établières à la Roche-sur-Yon, cet établissement privé a pris la succession de l’école d’agriculture  de la Mothe-Achard où j’ai fait mes études secondaires.

 

La fin des années soixante, au cours desquelles se sont progressivement mises en place les organisations communes des marchés (OCM), dont l’ensemble forme la fameuse PAC. C’est le temps des marathons des prix qui passionnent les journalistes, François-Henri de Virieu tient la plume dans le Monde.

 

La Commission européenne s’inquiète du gonflement incontrôlé d'excédents de produits céréaliers et laitiers qui entraîne des dépenses d'intervention (prix garantis) et de soutien des marchés qui grèvent toujours davantage le budget communautaire dont la PAC prend la plus grande part.

 

Dans le même temps, le nombre total d'agriculteurs actifs est passé, entre 1950 et 1958, de 18 millions à 14,5 millions.

 

Le commissaire à l’agriculture, le batave Sicco Mansholt, transmet le 21 décembre 1968 au Conseil des ministres un mémorandum sur la réforme de l'agriculture au sein de la Communauté européenne. Ce plan à long terme, également appelé « Programme Agriculture 1980 », préparé discrètement, jette les bases d'une nouvelle politique socio-structurelle de l'agriculture européenne. Pour les médias c’est le plan Mansholt.

 

« Il constate les limites de la politique des prix et des marchés. Il prédit en effet le déséquilibre de certains marchés si la Communauté ne soustrait pas au moins 5 millions d'hectares de terres arables à la production agricole. L'ancien ministre néerlandais de l'agriculture constate par ailleurs que le niveau de vie des agriculteurs ne s'est pas amélioré depuis la mise en œuvre de la PAC malgré la hausse de production et l'augmentation permanente des dépenses communautaires. Il préconise donc de réformer et de moderniser les méthodes de production et d'augmenter la taille des petites exploitations condamnées, selon les experts communautaires, à disparaître à plus ou moins brève échéance.

 

L'objectif du plan est d'encourager près de cinq millions d'agriculteurs à quitter leur ferme, de favoriser une redistribution de terres ainsi rendues disponibles afin de permettre l'accroissement des parcelles familiales restantes. Sont considérées comme viables les exploitations qui assurent à leurs exploitants un revenu annuel moyen comparable à celui de l'ensemble des travailleurs de leur région. Au-delà des mesures en faveur de la formation professionnelle, Mansholt prévoit aussi des programmes sociaux pour la reconversion professionnelle et en cas de retraite anticipée. Il invite enfin les États membres à limiter les aides directes aux exploitations peu rentables. »

 

Cette annonce suscite le désarroi et le mécontentement des agriculteurs européens, une manifestation spectaculaire qui réunit près de 100.000 agriculteurs dans les rues de Bruxelles le 23 mars 1971 en est l'expression la plus visible. Le bilan, en effet, est lourd : importants dégâts matériels, 140 blessés, un mort.

 

Sicco Mansholt est rapidement contraint de revoir à la baisse certaines de ses propositions. Le Plan Mansholt se réduit finalement à trois directives européennes qui, en 1972, concernent la modernisation des exploitations agricoles, la cessation d'activité agricole et la formation des agriculteurs.

 

Ce Plan Mansholt est suivi, en 1970, à la demande de Jacques Duhamel Ministre de l’agriculture, du Rapport Vedel qui envisage pour la France, une restructuration plus radicale encore de l’agriculture.

 

Je ne vais pas vous conter la partie de bras de fer entre la Commission européenne et les organisations agricoles ; en France la cogestion donne la main à la FNSEA. Le refus d’une voie alternative de réforme.

 

Il faudra attendre le Conseil des ministres de la Communauté, présidé par Michel Rocard, pour appliquer des quotas laitiers en mars 1984.

 

« La FNSEA réagit très négativement à cette décision. Les titres des articles de son mensuel, L’Information Agricole, au cours de l’année 1984, donnent le ton : « Les apprentis sorciers » (avril), « De mal en pis » (mai), « Le carcan » (juin), « La proie pour l’ombre » (juillet-août), « Un sentiment d’oubli » (septembre), « L’avenir en gris » (octobre), « Drame en cinq actes » (décembre). Cela se poursuit les années suivantes, bien qu’à un rythme moins soutenu : « Non au malthusianisme » en février 1985, ou encore « D’abandon en abandon » en janvier 1986… Le président de la FNSEA, François Guillaume refuse que les producteurs participent aux côtés des entreprises à la gestion des quotas dans le cadre de l’interprofession laitière : « On ne collabore pas avec un gouvernement socialiste » soutient-il.

 

En septembre 1986, à Punta del Este (Uruguay), Europe, États-Unis, les français Michel Noir Ministre du commerce extérieur et François Guillaume Ministre de l’Agriculture et, au total, 92 pays conviennent de lancer un nouveau cycle de négociation dans le cadre du GATT. Ce sera l’Uruguay Round.

 

Pour la première fois depuis l’origine de cet organisme, en 1945, l’agriculture y est incluse dans son ensemble, avec tous les dispositifs de subventions directes et indirectes. Cette introduction fait à nouveau l’objet d’inquiétudes dans le mensuel de la FNSEA : « Un succès ambigu » est-il titré en novembre 1986 : « C’est la première fois que (…) la spécificité de l’agriculture n’est pas préservée. Jusqu’à présent, en effet, le secteur agricole avait bénéficié, au cours des précédentes négociations internationales, d’un statut particulier. Une analyse séparée et particulière des problèmes posés semblait être la règle. La pression de ceux qui veulent soumettre l’agriculture aux règles de « droit commun » en sera sans doute renforcée ». En revanche, pour le nouveau ministre de l’Agriculture, François Guillaume, la déclaration d’ouverture du cycle est un texte « correct » et elle « implique les Américains dans les négociations, ce qui est essentiel » (L’Information Agricole, novembre 1986). « Les prochaines négociations du GATT (…) devraient consacrer le caractère intangible de la PAC » considérait-il (cité dans Neeser, 1998).

 

En fait c’était le début de la fin de la PAC.

 

J’ai vécu en direct de 1988 à 1993

 

Les premières propositions de réforme de la PAC sont annoncées par le commissaire européen à l’Agriculture Mac Sharry, en janvier 1991. Elles consistent principalement en une baisse des prix institutionnels pour les grandes cultures (céréales et oléo-protéagineux) et la viande bovine, et en un gel des terres en grandes cultures. Cette baisse des prix et ce gel sont compensés par des aides directes à l’hectare ou à la tête de bétail : première application du principe de « découplage ». De plus, ces aides directes sont plafonnées par exploitation mais à un niveau relativement bas.

 

Pour la FNSEA, qui hésite encore à s’engager pleinement en faveur d’une maîtrise des productions, il s’agit d’« élucubrations ». Elle en appelle au respect du traité de Rome et se déclare attachée à ce que le revenu des agriculteurs soit assis sur les prix. La Confédération paysanne apprécie positivement le principe du plafonnement des aides directes : elle espère faire valoir son projet de « quantum financier ». Le CNJA se déclare dans un second temps « ouvert » à ces propositions, rassuré que la fonction marchande des agriculteurs reste prioritaire sur la fonction non marchande de « jardiniers de la nature ». En revanche, l’APCA n’entend pas « se laisser enfermer dans le ghetto des aides directes » et défend toujours l’idée d’un double marché et double prix. Quant au MODEF, il adopte une position proche de celle de la FNSEA en se déclarant attaché à des prix rémunérateurs pour les agriculteurs et au respect de la préférence communautaire. Enfin, c’est à l’occasion de cette réforme qu’apparaît un nouveau mouvement syndical : la Coordination rurale. D’emblée, elle fait parler d’elle en tentant deux blocus routiers de Paris en 1991 et 1993.

 

En mars 1999, cette réforme de la PAC se poursuit (avec les Accords de Berlin qui clôturent la négociation dite « Agenda 2000 ») dans le sens d’un nouvel abaissement des prix institutionnels pour les rapprocher des prix mondiaux, compensé partiellement par un accroissement des aides directes. Enfin, les négociations commerciales internationales au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) conduisent à une nouvelle phase de réforme de la PAC, dite « à mi-parcours », close par le Compromis de Luxembourg du 26 juin 2003. Le secteur laitier doit s’aligner sur les autres marchés avec la fin programmée des quotas. Et, à l’instar de la réforme de la politique agricole américaine de 1996, les aides directes doivent être davantage découplées (sous la forme d’une enveloppe globale par exploitation), avec la possibilité de les moduler en faveur du Second pilier de la PAC, c’est-à-dire en faveur d’une utilisation plus « écologiste » et « environnementaliste ».

 

Unanime, l’ensemble du syndicalisme agricole rejette cette poursuite du démantèlement des mécanismes de régulation des marchés et le découplage total des aides directes qui écorne encore un peu plus la signification sociale du travail des agriculteurs.

 

Lire :

Le syndicalisme agricole face à la réforme de la PAC ICI 

 

Nous étions quelques-uns, peu nombreux, à défendre le maintien d’une politique de régulation des marchés en réformant les outils, mais le vent libéral soufflait, y compris en France, alors aujourd’hui il ne reste plus qu’à égrener des regrets.

 

Nous payons le prix de notre immobilisme, et j’ai du mal à prendre au sérieux les larmes de crocodiles de ceux qui ont tout passé par-dessus bords, dont le plus bel exemple est cet emplâtre de Christian Jacob, ex-président du CNJA, député et ministre d’une majorité qui a accompli cette œuvre.

 

La vieille PAC était perclus de défauts, elle a été un accélérateur du productivisme, mais dans le grand chambardement de la mondialisation, elle pouvait, une fois réformée, servir d’amortisseur et de régulateur.

 

Notre goût immodéré de l’immobilisme en a décidé autrement, toutes les lois nationales n’en peuvent mais et :

 

Voilà des années que les agriculteurs français se plaignent de ne pas parvenir à vivre décemment de leur travail. La faiblesse de leur revenu fait régulièrement la une des médias, avec ce chiffre qui a beaucoup circulé : 1/3 d’entre eux toucherait moins de 350 € par mois. Parmi les causes pointées du doigt, des prix agricoles trop bas sous la pression des transformateurs et de la grande distribution.

 

Dans ce contexte, issue des États Généraux de l’Alimentation (EGA), la loi Egalim, récemment adoptée par l’Assemblée nationale et en cours d’examen au Sénat, vise à instaurer des prix dits « rémunérateurs » pour les agriculteurs. Au-delà des critiques émises sur ce texte, pourquoi et comment soutenir le revenu des agriculteurs français, pour quelles filières et quels types d’exploitation ? Des questions qui font l’objet d’un entretien croisé avec d’un côté Philippe Chalmin, professeur d’économie et président de l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires, de l’autre côté André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme, président du groupe parlementaire de la Gauche démocrate et républicaine, auteur de plusieurs textes et rapports parlementaires sur le sujet.

 

  • On dit souvent en France et en Europe que notre niveau de soutien aux agriculteurs est élevé (18 % dans l’UE) mais comparons avec d’autres régions du monde : certaines ont des systèmes d’intervention bien plus importants, à l’instar du Canada.

 

P. Chalmin : Vous avez totalement raison ! On est tellement habitués à dire que l’Europe soutient son agriculture qu’on ne se rend plus compte qu’elle a été prise par les démons libéraux. J’ai toujours été partisan d’une exception agricole ; je pensais qu’on allait pouvoir sauver les quotas laitiers. J’aurais même été un peu stalinien car j’aurais attaché les quotas à la terre, une sorte de recouplage pour l’aménagement du territoire. Sauf que je me suis rendu compte que personne n’en voulait, même en Bretagne, pour pouvoir augmenter la production !

 

Le système canadien est remarquable parce qu’il est d’une extraordinaire rigidité ; les pénalités quand vous produisez un litre de lait de plus sont léonines. C’est un système fermé qui plus est, dans lequel toute forme d’exportation est interdite. Même chose en Suisse ou au Japon. L’Inde a un dispositif admirable, qui lui coûte cependant très cher : d’un côté des prix garantis et rémunérateurs pour les producteurs, de l’autre des subventions pour 400 à 500 millions de consommateurs pauvres. Quant aux États-Unis, si les garanties de prix sont peu nombreuses, il y a des aides directes. Car il y a une surreprésentation du monde agricole et rural au Sénat. En France, y a-t-il encore une commission Agriculture à l’Assemblée nationale ? Non.

 

A. Chassaigne : Nous sommes peu nombreux à l’Assemblée nationale à nous intéresser à l’agriculture et, avec la réforme constitutionnelle en cours, nous n’aurons plus de députés pour défendre le monde rural à quelques exceptions près. La plupart des élus sont déjà hors sol.

 

Je reviens sur les règles de concurrence européennes : elles doivent évoluer. Il y a eu une avancée minime qui permet aux organisations de producteurs d’avoir une forme de prix d’entente, grâce à la jurisprudence du « cartel des endives ». Politiquement, il faut défendre l’exception agricole. À l’approche des élections européennes, on ne peut pas se contenter de dire que l’Europe est libérale. La France a trop tendance à se couler dans le moule de ce qu’elle croit être la règle communautaire. Elle pourrait davantage la bousculer. On l’a vu lorsque, il y a trois ou quatre ans, nous avons été quelques députés à proposer d’étiqueter l’origine de la viande dans les aliments transformés. Stéphane Le Foll nous avait dit : l’Europe ne peut pas. En définitive, cela a été possible, certes pour une période expérimentale. C’est pareil en matière de prix, il faut mettre les mains dans le cambouis.

 

Lire la suite ICI 

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 06:50
Extension du domaine de la frite belge en Picardie « Moi je suis tombé sur un bon Belge, ce sont des sous sûrs » signé un paysan picard

C’est bien connu entre belges et français on se fritte depuis toujours sur l’origine de la frite mais le 15 mai 2012, je rembarrais tout le monde en titrant :

 

Le succès de la pomme frite doit beaucoup plus à l’huile d’arachide qu’aux belges et aux français

 

En effet, Madeleine Ferrières dans Nourritures Canailles éditions du Seuil Points 10,10€ réglait la question de l’avènement de la frite :

 

« La frite se situe au point de rencontre d’une continuité et d’une rupture. Évolution longue, celle qui par le lent travail de sélection met sur le marché des variétés à peau jaune et à chair si ferme qu’on peut les tailler en bâtonnets. Effet de conjoncture avec l’arrivée en masse sur les marchés de pommes de terre moins chères après la reprise des cultures en 1861. Rupture dans le domaine culinaire avec le traitement à grande friture, un mode de cuisson jusque-là à  peu près ignoré de la cuisine populaire. »

 

L’innovation c’est la friture.

 

« L’avènement de la pomme de terre frite intervient dans des conditions semblables à celles qui ont diffusé la pomme de terre bouillie. À un siècle de distance, on retrouve une cuisine urbaine des rues. Vers 1830, on signale à Paris les premiers marchands ambulants de frites. La cuisine nomade s’installe sur les quais de Seine. Le cornet de pommes frites s’y débite facilement, nourriture ludique, en cas de luxe, car il coûte cher. La pomme de terre de 1830 n’est pas encore un légume bon marché. La maladie qui l’attaque à partir de 1846-47, faisant pourrir les récoltes, a eu des effets sur son prix jusqu’en 1861. Signalons au passage que le cornet de frites offre un débouché pour les livres qui se vendent mal. Jusque-là ils finissaient comme emballage alimentaire chez la beurrière, l’épicier où le poissonnier. »

La suite ICI

 

La nouveauté dans notre pugilat pacifique c’est qu’une enquête nous révèle que « De plus en plus d'agriculteurs français sous-louent en toute illégalité une partie de leurs terres à des producteurs belges qui sont prêt à payer 10 fois le prix du loyer pour avoir ces quelques hectares en plus. »

 

On connaissait le phénomène de la sous-location d'appartements dans les grandes villes, voilà qu'il atteint désormais...les terres agricoles françaises. De plus en plus d'agriculteurs du plat-pays sous-louent les terres de notre côté de la frontière pour faire face à l’augmentation constante de la demande de frites belges et autres produits issus de ce tubercule.

 

Dans les Hauts-de-France, c'est même est un secret de Polichinelle. En pleine période de plantation de la pomme de terre, il suffit de se rendre dans les champs pour voir que beaucoup de tracteurs sont immatriculés en Belgique. Mais de là à parler du phénomène devant un micro, il y a une marge. Michel [le prénom a été changé, ndlr] accepte de témoigner pour Europe 1. A 60 ans, cet agriculteur loue ses terres à un propriétaire, c'est un fermage, et sous-loue depuis 10 ans entre 4 et 8 hectares à un confrère belge. « Moi je suis tombé sur un bon Belge, ce sont des sous sûrs », explique-t-il. Quant à savoir combien il touche pour ça : « c'est un sujet tabou », dit-il.

 

Si la pratique est complètement illégale, tout comme pour les appartements, Michel n'est pas inquiet : "Du moment que mon propriétaire reçoit son fermage [son loyer, ndlr], tout le monde est content". Du côté belge, en plus de ne pas se cacher, on sent même poindre une touche de cynisme : "C'est illégal pour les producteurs français qui louent leurs terres aux Belges", rappelle ainsi Romain Cools, secrétaire général de Belgapom, l'association des professionnels de la filière pomme de terre en Belgique.

 

Et il a raison : le plus grand risque est pris par l'agriculteur qui sous-loue ses terres. S'il est repéré, on peut lui résilier son bail. Concrètement, il n'a plus le droit d'exploiter. Mais le phénomène est difficile à déceler. Même si les Belges ciblent souvent le même profil : des agriculteurs en fin de carrière, un peu fatigués, qui veulent compléter leurs revenus, ils se contentent de petites parcelles. Une brigade d'enquête en charge de contrôles phytosanitaires estime toutefois qu'une dizaine de milliers d'hectares serait tout de même sous-loués dans la région.

 

Une "invasion", une "stratégie de conquête" des Belges

La suite ICI 

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28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 07:00
La promotion Léopold Sédar Senghor de l'ENA en 2004, avec dans ses rangs Emmanuel Macron

La promotion Léopold Sédar Senghor de l'ENA en 2004, avec dans ses rangs Emmanuel Macron

Le premier énarque que j’ai croisé dans ma vie se nommait Bernard Auberger, même qu’il était Inspecteur des Finances, le premier nommé au Ministère de l’Agriculture par la grâce du déplumé de Chamalières dit Giscard d’Estaing. Le Ministre étant l’ancien conserveur de sardines Christian Bonnet, celui de la bibine du Languedoc.

 

Il me reçut dans son bureau du second étage de la rue Barbet de Jouy, siège de la direction la plus puissante du Ministère : la Direction de la production et des Échanges, celle qui pilotait toutes les semaines les négociations à Bruxelles. Je puis vous assurer qu’en ce temps-là ça se bousculait au portillon pour monter dans le TEE Paris-Bruxelles à la gare du Nord.

 

Sitôt débarqué de mon service national civil en Algérie, à Constantine, je postulais à un emploi de chargé de mission contractuel, nouvellement créé pour l’arrivée d’Auberger. J’étais dans mes petits souliers. Le nouveau directeur, tenait un cigare éteint dans sa main droite, amputée de la première phalange du pouce. Ça m’impressionna. On me dit par la suite que l’homme Ingénieur des Mines, un grand corps de l’État, même si les Mines étaient en voie de disparition, avait perdu ce bout de doigt lors de son stage aux Charbonnages.

 

L’homme était jovial, humour grinçant, je ne sais pourquoi il m’embaucha, peut-être par la grâce de mes chemises. En effet, par la suite il me questionna sur l’adresse de mon fournisseur. Je m’installai au même étage que lui dans un bureau placard donnant sur la cour. J’étais rattaché au bureau de je ne sais plus trop quoi, le chef de celui-ci, un certain Defaix, rentrait tous les soirs à Troyes. Il était le patron des Ingénieurs d’Agronomie, le corps du dessous des IGREF, et il passait le plus clair de son temps à défendre les intérêts de son corps.

 

Les chefs de bureau étaient tous des ronds de cuir issus de l’administration, tout particulièrement celle des colonies, aux céréales : gants beurre frais, très chic et hautain ; au secteur laitier un pépère dont j’ai oublié le nom qui ressemblait à un sacristain ; à la viande une grande gueule ; à l’aviculture le clou de l’étage, un certain Gagneux, entraîneur tennis des filles du TCP, qui passait son temps à calculer comment se faire du beurre avec ses indemnités de déplacement à Bruxelles.

 

Bref, le Bernard Auberger décida de donner un grand coup de balai pour, dit-il, apporter du sang neuf. Ainsi, arrivèrent les premiers énarques, jeunes, gris sur gris, sérieux comme des Papes, efficaces. Tous, sauf un, rigolard, sorti de l’agro, mère chercheuse à l’INRA, père dirigeant le leader français de l’œillet Barberet&Blanc, Jean-Louis Blanc. Un type brillant, sympa, nous sympathisâmes immédiatement.

 

C’est lui qui, un beau jour me proposa d’aller remplacer un énarque, secrétaire-général, Jacques Graindorge, au nouvel office du vin de table, dirigé par un énarque Pierre Murret-Labarthe, ex-conseiller du Premier Ministre Messmer, un bordelais détestant les bordelais et l’INAO dont le président était alors un bordelais. Mon directeur fit la gueule, je lui signalai que mes émoluments royaux justifiaient mon transfert.

 

Je dois beaucoup à Bernard Auberger, il m’envoya tâter le terrain de l’aviculture bretonne en pleine expansion : les poulets miséreux de Doux-Tilly-Bernard, il m’a fait goûter les délices du pouvoir en m’expédiant avec mon complice Claude Sauser, lors de la grande sécheresse de 1976, où au cabinet du Ministre nous ramenions notre fraise face à la palanquée des hauts fonctionnaires totalement à la ramasse sur l’indemnisation des sinistrés. Avec notre petit ordinateur Wang nous mettions sur la table des données que ces crânes d’œufs étaient incapables d’interpréter. Ce fut un dossier qui déboucha sur le fameux impôt sécheresse qui engraissa les céréaliers des grandes plaines.

 

Nous restèrent en très bons termes, c’était un passionné d’opéra, il fut le privatiseur de la CNCA, remplaçant Huchon, puis sitôt viré pour qu’Yves Barsalou le petit vigneron de Bizanet place son âme damnée Lucien Douroux, mais Huchon devenu directeur de cabinet du Premier Ministre Rocard, s’y opposa, l’État gardant ce pouvoir tant que le Crédit Agricole distribuait des prêts bonifiés aux agriculteurs. Ce fut donc un énarque, inspecteur des Finances, qui débarqua Philippe Jaffré, un dur, qui terminera sa carrière comme patron d’Elf avant que cette société contrôlée par l’État se fasse bouffer par Total.

 

Rassurez-vous, je ne vais vous dévider comme des saucisses tous les énarques que j’ai croisés dans ma longue vie professionnelle. Et pourtant, j’ai tout pratiqué, les inspecteurs des finances, les membres du Conseil d’État et de la Cour des Comptes, des préfets, sous-préfets, les anciens des Mines et des Ponts, de Polytechnique, les IGREF, mais je n’ai jamais vu le bout du nez de Nathalie Kosuskio-Morizet pourtant inscrit sur nos tableaux d’avancement.

 

Contrairement aux idées reçues ils n’étaient pas tous bâtis sur le même modèle, loin de là, ce qui a vérolé l’ENA, créé par Michel Debré, pour démocratiser le recrutement des hauts-fonctionnaires (lire  La suppression de l'ENA est une mesure "populiste" pour Jean-Louis Debré  ICI  ), c’est :

  • L’accession aux mandats politiques des énarques via les cabinets ministériels ;

 

  • L’arrivée de plus en plus massive de jeunes énarques, sans expérience de terrain, dans les cabinets ministériels, afin  d’accélérer leur carrière.

 

Macron confirme la disparition de l’ENA et des grands corps

 

Au détour d’une question, jeudi, le président a maintenu qu’il voulait « repenser la formation » et modifier le recrutement des énarques.

 

Par Benoît Floc'h

 

« Je souhaite que nous mettions fin aux grands corps. » On attendait Emmanuel Macron sur la suppression de l’ENA, mais, jeudi, il a aussi évoqué une autre disparition : celle des grands corps. « Pour faire la réforme que j’évoquais, il faut supprimer entre autres l’ENA (…) pour bâtir quelque chose qui fonctionne mieux », a-t-il ainsi confirmé en réponse à une question.

 

La « réforme » en question, c’est celle de la haute fonction publique. Une administration dont le président de la République a assuré qu’elle ne pouvait « être tenue à l’écart d’une modernisation indispensable ». Il veut changer son recrutement, parce qu’« elle ne ressemble pas à la société que nous sommes » : trop d’enfants issus de la bourgeoisie, pas assez des familles les plus modestes. Il veut « repenser la formation », souvent considérée comme « un moule à pensée unique », a-t-il reconnu, alors qu’il avait rejeté cette critique en octobre 2018. Enfin, il veut s’attaquer à la carrière des hauts cadres, notamment, donc, en « mettant fin aux grands corps ».

 

« Trop de monde à Paris »

 

Les grands corps, c’est un millier de très hauts fonctionnaires répartis au sein de l’Inspection générale des finances, la Cour des comptes, le Conseil d’Etat, les Mines et les Ponts. Pour ces deux derniers corps, il s’agit essentiellement d’élèves issus de Polytechnique. On accède aux trois premiers en figurant dans les meilleures places du classement de sortie de l’ENA.

 

Ce que le président de la République a toujours dénoncé. « Aujourd’hui, quand on a réussi les bons concours, on est garanti d’un succès ou d’une protection à vie, a-t-il relevé jeudi. Est-ce totalement juste ? Est-ce totalement bénéfique ? Non. » Même s’il a lui-même emprunté ce chemin en passant par l’Inspection des finances, il y voit aujourd’hui une rente indue.

 

« Son idée, ce n’est pas de supprimer la Cour des comptes ou le Conseil d’Etat, décrypte l’un de ses proches. Mais de faire en sorte que l’on n’accède plus à ces grands corps directement en sortant de l’ENA. Les jeunes énarques doivent débuter leur carrière par le terrain, les responsabilités opérationnelles. »

 

Pour le détail, cependant, il faudra encore attendre. Le président de la République a annoncé avoir demandé à Frédéric Thiriez, énarque, avocat auprès du Conseil d’Etat et de la Cour des comptes et ancien président de la Ligue de football professionnel, de faire des propositions. La réforme de la haute fonction publique s’inscrit dans un tout : jeudi soir, M. Macron a assuré qu’il entendait répondre au besoin de proximité exprimé par les Français. « L’Etat doit repenser son action sur le terrain », a-t-il dit. « Nous avons trop de monde à Paris qui prend des décisions ou décide des règles sans jamais voir les problèmes ou les gens », a-t-il déploré en annonçant : « Je veux que l’on remette plus de fonctionnaires sur le terrain qui apportent des solutions et qu’on supprime plus de postes en administration centrale. »

 

28 janvier 2018

Par 2 fois j’ai failli devenir énarque : qu’est-ce qui m’a sauvé de l’enfer des « hauts fonctionnaires? » ICI 

 

 

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28 avril 2019 7 28 /04 /avril /2019 06:00
Pascal Brice, ancien directeur général de l’Ofpra. | Thomas Brégardis

Pascal Brice, ancien directeur général de l’Ofpra. | Thomas Brégardis

C’était chez Louis le Pensec Ministre de l’agriculture 1998-1999.

 

Nous parlions foot, le FC Nantes, mais pas que, c’est un homme de gauche passionné d’Histoire.

 

Nous nous sommes perdu de vue mais j’ai suivi son parcours surtout depuis sa nomination à l’OFPRA où comme directeur il a passé 6 ans avant que son mandat de patron de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, l’agence qui instruit les demandes d’asile, arrivé à échéance le 28 décembre, Pascal Brice ne soit pas été reconduit.

 

Il vient de publier un livre en librairie depuis le mercredi 13 février, Sur le fil de l’asile. Fayard, 200 p., 19 €.

 

Sur le fil de l'asile

 

Sa biographie

 

Né le 24 septembre 1966 à Nantes, Pascal Brice est diplômé de l’IEP de Paris, titulaire d’un DEA en économie appliquée et ancien élève de l’ENA (promotion «Léon Gambetta», 1993). Jeune militant passionné d’Histoire, il se rend au Chiapas ( Mexique ) où il rencontre le sous-commandant Marcos, en Syrie, à Derry, bien avant les accords de paix entre les deux Irlande, au Nicaragua sandiniste… L’actuel directeur de l’OFPRA fait par ailleurs son premier stage à l’ENA au Chili. Le pays d’Allende correspond pleinement à l’identité de cet homme de gauche, engagé et attaché à la diversité dans sa famille politique.

 

Par la suite, il débute sa carrière diplomatique comme premier secrétaire auprès de l’ambassade de France au Maroc (1993-1996) avant de rejoindre le ministère des Affaires Etrangères, à la direction de la Coopération Européenne (1996-1998). Il devient ensuite conseiller technique de Louis Le Pensec et de Jean Glavany (1998-1999), Ministre de l’Agriculture, puis d’Hubert Védrine, Ministre des Affaires Etrangères (1999-2002). Il qualifie ce dernier  « d’homme à la capacité d’analyse hors-pair ». Après un bref retour quai d’Orsay, Pascal Brice est, enfin, nommé consul général de France à Barcelone de 2006 à 2010 avant de rejoindre la Cour des Comptes. Dans la ville du Barça, cet incontestable fan de foot se lie d’amitié avec l’ex-Bleu Lilian Thuram. Ce dernier assure que Pascal Brice « a le souci de prendre soin des personnes ».

 

De « Monsieur Pascal » à « Monsieur migrants »

 

Son retour sur la scène politique sera marqué par la campagne présidentielle de 2012, où il coordonnera notamment le pôle « International » de l’équipe de campagne de François Hollande. Il devient alors conseiller diplomatique au cabinet du ministre de l’Economie et des Finances (Pierre Moscovici) et au cabinet du ministre du Commerce Extérieur (Nicole Bricq) en 2012.

 

Le 19 décembre 2012, il est nommé Directeur général de l‘Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (Ofpra). Ce moment coïncide avec le début des vagues de migrations qui suivent les Révolutions Arabes de 2011. « Monsieur Pascal », comme l’appellent les migrants qui ont eu affaire à lui, aime le terrain au moins autant que les ors de la République. Ce chevalier de la Légion d’Honneur, renommé « Monsieur migrants », par Le Monde a désormais comme objectif de réduire de moitié le délai de traitement des demandes d’asile en France.

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27 avril 2019 6 27 /04 /avril /2019 06:00
Mon nouveau petit livre rouge : le code du cycliste de Ludovic Duprey 1er vice-président adjoint au TGI de Lille

« La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. »

Attribué à Albert Einstein

 

40 ans de vélo dans Paris ça devrait me donner droit à une médaille d’économiseur de carbone.

 

Loin des blablablas des pourfendeurs des « cyclistes qui font n’importe quoi », bien sûr qu’il y en a surtout depuis la mise en service d’abord avec Vélib puis les bécanes en libre-service, je persiste et je signe : faire du vélo en ville c’est bon pour le climat, c’est bon pour la santé et c’est un excellent marqueur du vivre ensemble.

 

Et là, c’est la catata… Tout le monde s’en fout : les piétons qui traversent sans regarder l’oreille scotchée à leurs téléphones, les portières qui s’ouvrent brutalement, les gros cons sur scoot qui vous doublent à droite à fond la caisse, les livreurs déchaînés qui vous traitent de PD, les 4x4 pleins de belles dames permanentées qui vous klaxonnent, les Uber garés n’importe où, les taxis qui vous frôlent, les cyclistes qui passent au rouge, foncent sur les trottoirs, les trottinettes électriques avec 2 passagers dont un enfant sans casque qui filent à grande vitesse, la maréchaussée qui déteste les cyclistes, une chaussée pleine de trous, de pavés, d’intersections mal balisées… j’en passe et des pires.

 

C’est l’enfer du chacun pour soi !

 

La bagnole, les motorisés sont les rois de la chaussée, faut pas les gêner, ils sont pressés d’aller s’entasser dans la file du prochain feu rouge. Quand vous passez à côté d’eux leur regard est assassin.

 

J’ai fait du vélo tous les jours, y compris sous la pluie, en costard lorsque je travaillais sous les ors de la République.

 

Je me suis offert mon premier accident, seul, en plein soleil, en roue libre, par la grâce d’un cale-pieds se coinçant dans un de ces ralentisseurs assassins que nous offrent les ingénieurs de la Ville de Paris.

 

Depuis, requinqué je me suis offert un vélo à assistance électrique.

 

Et, pour mieux cerner mes obligations sur la chaussée je me suis offert le code du cycliste de Ludovic Duprey 1er vice-président adjoint au TGI de Lille.

 

Le code du cycliste - 1ère édition

Code du cycliste (mini format)

Ludovic Duprey

Editeur : Dalloz En stock, expédié sous 24 heures 4,00 €

 

« De plus en plus de Français choisissent le vélo pour leurs déplacements quotidiens, parce que c'est bon pour eux, bon pour la planète, économique et, surtout, agréable, mais d'immenses progrès restent à faire.

 

Circuler à vélo, c'est devoir respecter le code de la route qui impose certaines obligations particulières au cycliste, mais c'est aussi avoir de nombreux droits reconnus par différents textes législatifs et réglementaires : celui d'avoir des voies de circulation adaptées, d'être respecté par les autres usagers de la route, d'obtenir le remboursement de frais kilométriques...

 

Pour faire valoir ses droits, il faut les connaître. D'où l'écriture de ce code du cycliste, à emmener partout avec soi sur son vélo, pour que ce mode de déplacement prenne la place qui doit lui revenir dans les trajets quotidiens dont près de la moitié sont inférieurs à trois kilomètres. »

 

Ce code n'est pas un code au sens officiel en ce qu'il serait le fruit, comme le code de la route par exemple, d'une décision politique centralisatrice du droit mais il procède de la même logique, plus ancienne et caractéristique des cultures dite « de droit écrit », de la compilation. Il est issu d'un travail de recherches par mots-clés, dans l'ensemble des codes français, des dispositions spécifiquement applicables aux cyclistes et de leur organisation selon des thèmes en lien direct avec les centres d'intérêt de ceux qui ont choisi ou vont choisir de privilégier les nombreux avantages du vélo dans leur vie de tous les jours.

 

L’Avant-propos de 18 pages est un monument de précision et de sagesse, j’en partage à 100% le contenu.

 

Voilà c’est écrit

 

« L’objectif  de ce petit code est de participer à ce mouvement ambitieux, lointain mais pas impossible, de créer une « culture vélo ».

 

« Pour faire valoir ses droits il faut d’abord les connaître et que même si « nul n’est censé ignorer la loi » elle n’est pas toujours facile d’accès. Quand la loi contraint c’est aussi pour protéger. Le code de la route en donne un bon exemple puisqu’il fait de cette route où le plus fort gagne presque toujours un lieu, à parfaire certes, de civilisation. »

 

 

Les vélos JUMP

Les vélos JUMP sont équipés d'une assistance électrique au pédalage. Plus vous pédalez, plus vous allez vite. Ils sont également dotés d'un antivol et d'un GPS intégré. Ils sont ainsi faciles à trouver à proximité et à utiliser pour vous rendre où vous souhaitez.

Allez plus loin, plus vite, de façon plus amusante.

 

Le vélo électrique serait meilleur pour la santé mentale des personnes âgées que le vélo classique

 

ETUDE Faire du vélo électrique améliorerait les capacités cognitives des seniors et leur procurerait un sentiment de bien-être, selon une étude anglaise  ICI 

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 06:00
Elle mangeait debout chez Ikea des nuggets au poulet en forme de donuts « Rien de tel qu’une visite au Sandwich & Snack Show pour découvrir notre part d’ombre. »

Bienvenue sur le Sandwich & Snack Show

 

Le Sandwich & Snack Show est le salon de référence des professionnels de la restauration rapide et du snacking.

 

UN CONDENSÉ DE NOUVEAUTÉS ET UN VRAI RÉVÉLATEUR DE TENDANCES !

 

Couvrant tous les métiers du snacking (produits alimentaires, boissons, emballages, équipements, services, technologie, etc.

 

C’était du 1 avril 2019 au 2 avril

 

Qu’en penser ?

 

« Ceux qui étudient les chiffres des chaînes de nourriture à emporter (6,6 % de croissance en 2018) sont les mieux placés pour savoir qu’on ne vit pas du tout comme on voudrait (se) le faire croire. Qu’importent les discours sur les exigences de la clientèle, on y découvre toujours plus de manières de manger plus gras, plus sucré ou plus emballé.

 

On nous répétait que les nouvelles générations voulaient manger du chou kale dans toutes les salades, on y découvre des nuggets au poulet en forme de donuts, des cookies de 20 centimètres de large.

 

 « On a démocratisé le produit sushi avec du Nutella », annonce Alexandre Maizoué, de Planet Sushi

 

C’est au Sandwich & Snack Show qu’on apprend qu’Ikea est le 13e restaurateur de France. C’est ici que l’on découvre que, tranchés, les churros pourraient servir de base à des sandwichs ou que le kouign-amann, servi en miniatures, pourrait se grignoter toute la journée. C’est là aussi que l’on croise des gens qui portent des sacs publicitaires imprimés de visages d’enfants et du message « Pour eux l’important c’est le cadeau ». Rien de tel qu’une visite au Sandwich & Snack Show pour découvrir notre part d’ombre.

 

La restauration rapide se porte bien

 

CHRONIQUE

Guillemette Faure

Chronique. Le Sandwich & Snack Show, salon des professionnels, donnait la tendance du marché du fast-food à la porte de Versailles, à Paris, le 1er avril. La chroniqueuse de « M » y était.

 

ICI 

 

Snacking 2019, les 10 nominés sont :

 

EGG FACTORY : Egg Factory est un restaurant «gourmet fast food» ayant comme spécialité le bun aux œufs @eggfactory75

 

FREDDY'S BBQ : Le barbecue traditionnel américain revisité, en vente à emporter et consommation sur place @freddysbbq

 

GEMUSE – Berliner Kebap : Des recettes originales, une broche maison 100 % poulet mariné, un pain frais, un mélange spécial de légumes grillés...

 

LE CAFE JULES : Implanté au pied du Printemps, le café Jules réinvente le hot dog à la française.

 

MAGNA STREET FOOD : Des pizzas pliées et roulées, en mode vente à emporter dans la pure tradition napolitaine @magnastreetfood

 

MAME KITCHEN : Une cuisine gourmande majoritairement végétale, accompagnée de délicieuses viandes, poissons ou tofu, imaginée par des chefs afin de séduire les flexitariens

 

MARXITO : La street food revisitée par le chef Thierry Marx, fruit de la rencontre avec le designer Ora Ito

 

MASSA : 3 chefs, 3 nationalités, 3 cultures différentes mais une passion commune : la cuisine

 

PERE & FISH : Le nouveau concept parisien de burgers gourmets à base de poissons frais

 

RENDEZ-VOUS : Bocuse Original Comptoir, dans le respect des valeurs de Paul Bocuse

 

Le secteur HCR, poids lourd de la franchise, surperforme grâce à la restauration rapide

 

Le secteur HCR a totalisé en 2018, selon la FFF, 354 réseaux (contre 347 en 2017) pour 9 278 points de vente (+5,2 %) et un chiffre d’affaires de 10 Mds€ (+10 %). En part relative du secteur de la franchise, le secteur HCR pèse, en 2018, 17,7 % en nombre de réseaux et 16 % en chiffre d’affaires. La restauration rapide continue son ascension portée par la multiplication de nouveaux concepts (burger, sandwich, healthy et/ou bio, world food, coffee shop, tacos...) et l’accessibilité des investissements pour les porteurs de projets de création d’entreprise (avec un apport personnel requis allant de 50 000 à 200 000 €). Elle regroupe 223 réseaux (5 réseaux supplémentaires par rapport à 2017) pour 5 676 franchisés en 2018 (+355 franchisés par rapport à 2017) et génère un chiffre d’affaires de 5,40 Mds€ (+15,6 %).

 

Les bras m’en tombent et je ne peux plus frapper sur mon clavier alors je lance un appel de détresse : et le vin dans tout ça ?

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