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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 13:50
Trump qui menace de taxer les vins français n’a rien inventé fut un temps où la cible était le Roquefort…

Rien de nouveau sous le soleil des States, Trump n’innove pas il perpétue la politique de la canonnière.

 

Au temps où j’étais au 78 rue de Varenne j’avais reçu une délégation de sénateurs américains, arrogance et ignorance, pour eux nous n’étions que des nains qu’ils écrabouilleraient sans vergogne.

 

La fête continue !

 

  • Donald Trump menace le vin français en rétorsion à la taxe GAFA

 

En réaction à l’adoption par Paris de la taxe sur les géants américains du numérique, le président des Etats-Unis a dénoncé « la stupidité » d’Emmanuel Macron.

Le Monde avec AFP Publié le 26 juillet 2019

 

« La France vient d’imposer une taxe du numérique à nos grandes entreprises technologiques américaines. Si quelqu’un devait les taxer, cela devrait être leur pays d’origine, les Etats-Unis », a tweeté Donald Trump. « Nous annoncerons bientôt une action réciproque substantielle après la stupidité de Macron. J’ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français ! », a ajouté l’hôte de la Maison Blanche, qui ne boit pas d’alcool.

 

Le président américain a insisté vendredi, depuis le bureau ovale :

 

« J’ai toujours préféré les vins américains aux vins français même si je ne bois pas de vin. J’aime leur aspect. Les vins américains sont super. »

 

  • Les Etats-Unis ferment leur marché au roquefort

 

Les Etats-Unis ont décidé de taxer à 300 % le roquefort en réponse à 'interdiction du bœuf aux hormones en Europe.

Le Monde avec AFP Publié le 16 janvier 2009

 

Les Etats-Unis ont pris pour cible les exportations françaises de roquefort, en leur infligeant des droits de douane prohibitifs, en rétorsion contre la poursuite de l'interdiction de commercialisation de leur bœuf aux hormones sur le territoire européen. Une décision qualifiée d'"injustifiée" par le ministre de l'agriculture, Michel Barnier, et d'"inadmissible" par la secrétaire d'Etat au commerce extérieur, Anne-Marie Idrac.

 

Dans la longue liste des produits agroalimentaire visés par les nouvelles sanctions américaines, le célèbre fromage de brebis à pâte persillée, est spécialement visé : c'est le seul produit à voir ses droits de douane tripler. Ce fromage était déjà visé depuis 1999 par des droits de douane élevés, de 100 %. Avec une taxe de 300 %, à partir du 23 mars, le premier fromage français à avoir bénéficié d'un décret d'appellation atteindrait des prix astronomiques dans l'assiette du consommateur américain.

 

Les professionnels de l'Aveyron (sud de la France) accueillent la nouvelle comme "la fin" de cette filière d'exportations, d'après le président de la Confédération générale du roquefort, Robert Glandières. Les Etats-Unis importent environ 400 tonnes par an, soit 2 % de la production.L'ancien leader paysan José Bové, qui avait démonté un McDo en 1999 en représaille à la décision des Etats-Unis de taxer à 100 % le roquefort, a jugé pour sa part cette décision "scandaleuse". Pour Guy Durand, maire PS de Millau, chef-lieu de l'Aveyron, "on se retrouve dans la même situation qu'il y a dix ans lorsque des habitants du Larzac démontaient le MacDo", a-t-il dit, ajoutant avoir "l'impression de faire du surplace".

 

Washington n'a pas donné de raison à sa décision, prise quelques jours avant la fin des fonctions de la représentante au commerce extérieur (USTR), Susan Schwab, qui doit quitter son poste avec le reste de l'administration de George W. Bush mardi. Ces sanctions sont, d'après les Etats-Unis, conformes aux règles de l'Organisation mondiale du commerce, qui dans le conflit du bœuf aux hormones avait jugé en appel le 16 octobre 2008 que les sanctions prises par les Etats-Unis et le Canada contre les produits européens étaient légales.

 

"L'OMC a jugé que l'interdiction par l'Union européenne du bœuf américain n'était pas fondée sur la science (...) Pendant plus d'une décennie, nous avons essayé de résoudre ce différend avec l'UE, mais nos efforts n'ont pas abouti", ont fait valoir les Etats-Unis. A Bruxelles, l'interprétation était très différente. "L'OMC n'ayant pas examiné notre législation actuelle sur les hormones qui date de 2003, les sanctions américaines sont illégales", a accusé la Commission européenne, qui n'exclut pas de porter plainte auprès de l'OMC.

 

Les sanctions vont au-delà du roquefort. La liste mise à jour par les Etats-Unis recense toutes sortes de denrées dont les droits de douane s'élèveront désormais à 100 % : des viandes, des fruits et légumes, des champignons, des céréales, des chewing-gums, du chocolat, des châtaignes, des jus de fruits, des eaux minérales et des graisses. Vingt-six des 27 pays de l'Union sont visés, le Royaume-Uni seul étant épargné car il a toujours été favorable au bœuf aux hormones.

 

  • Roquefort : la menace de surtaxe revient sur la table

Publié le 03/02/2017

     

Le roquefort va-t-il subir, à nouveau, une taxe douanière de 100 % qui ferait exploser les prix aux États-Unis ? C'est la grande question des éleveurs de brebis aveyronnais, qui commencent à s'inquiéter d'une annonce de l'administration Obama en décembre dernier. Puisque les Européens ne respectent pas leurs engagements sur un compromis de 2009, Washington pourrait décider de rétablir les droits de douane imposés sur plusieurs produits importés depuis l'Europe, a déclaré la représentation américaine au commerce extérieur, le 22 décembre dernier. Cet avertissement interpelle et inquiète les éleveurs de brebis aveyronnais, qui ont déjà subi de telles mesures par le passé. «Pendant douze ans, jusqu'en 2011, on a subi une taxation de 100 % sur le roquefort», rappelle Robert Glandières, président de la Fédération régionale des syndicats d'éleveurs de brebis. Pour booster ses ventes outre-Atlantique, la filière avait fait de gros efforts financiers, et les producteurs avaient accepté de vendre leur lait moins cher, s'il était destiné à faire du roquefort exporté aux États-Unis.

 

Une guerre qui remonte à plusieurs années

 

Mis en place en 1999 par le gouvernement Clinton, ces frais de douanes étaient une manière de faire payer l'Union européenne : «les Américains disaient qu'ils se remboursaient le manque à gagner de l'exportation de bœuf aux hormones. Mais nous, on n'y est pour rien !» déplore Robert Glandières. En 2009, le président Bush menace d'élargir la taxation de 100 % sur plus de produits européens, et même d'augmenter celle du roquefort à 300 % : «Une multiplication par trois des droits de douane sur notre fromage équivaut à un embargo déguisé car qui, aux États-Unis, achètera du roquefort allant de 75 à 100 € le kg ?», s'inquiétait Robert Glandières à l'époque. Finalement, un accord est trouvé : les Européens n'acceptent toujours pas le bœuf aux hormones, en revanche ils augmentent leur importation de bovins de «haute qualité», passant de 12 000 à 45 000 tonnes annuelles. Seulement, cet accord concerne l'intégralité du continent américain. «Du coup, sous la pression de ses producteurs, qui estiment que la viande n'est pas importée des États-Unis, l'administration Obama a décidé d'agiter la menace de la surtaxation», se désole le syndicat des éleveurs.

 

 

D'autant que cette fois, il ne sera peut-être plus possible de demander à la filière de faire autant d'efforts financiers. Pourtant, le marché des États-Unis s'élève à 308 tonnes chaque année, un chiffre qui peut paraître peu élevé, mais représente 10 % des exportations.

 

«On connaîtra la décision de l'administration américaine courant mars ou avril. Mais avec Trump, on ne se fait pas d'illusions», admet Robert Glandières.

 

Si les États-Unis remettent bel et bien en place la taxation à 100 %, la filière pourrait perdre 4 millions d'euros par an, a estimé le syndicat des éleveurs de brebis.

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 06:00
Le grand Antonin Carême, cuisinier et gastronome, rive le clou aux critiques gastronomique et de Rugy n’est point Talleyrand…

Où allons-nous dîner ce soir ?

 

À une belle table ou dans un bouclard ?

 

Il fut un temps où, face à cette interrogation, certains sortaient le guide rouge, ou le Gault et Millau, d’autres se référaient à la critique dans la presse ; de nos jours ça reste encore vrai pour le guide du pneu qui garde des adeptes même si ses ventes papier sont en chute libre, du côté de la presse, qui tire le diable par la queue, c’est la Bérézina, la critique gastronomique est en perdition, elle est cornaquée par les attachées de presse des chefs étoilés, et elle débite des chroniques à la chaîne comme les saucisses de chez Fleury-Michon.

 

Reste pour les adorés de Pousson, qui n’écrit plus mais tortore, les entrechats du fooding ou d’omnivore et la nouvelle croisade de François-Régis Gaudry pour la bonne bouffe dans On va déguster

 

Des noms, des noms, me direz-vous, ma réponse est non et non… ce serait dérisoire…

 

Il n'y a qu'une seule morale qui vaille dans cette histoire, une seule donnée essentielle : nous ne sommes que de dérisoires étincelles au regard de l'univers. Puissions-nous avoir la sagesse de ne pas l'oublier.

La plus belle histoire du monde - Hubert Reeves

 

L’écrivain-cuisinier

 

« Carême est unanimement respecté parce qu’il est le seul à être à la fois cuisinier et gastronome, et à l’être absolument. Grimod de La Reynière est un amphitryon sublime qui ne sait pas faire une sauce au beurre ; Beauvilliers est un restaurateur qui sait parler de sa cuisine, a compilé ses principales recettes en un recueil précédé d’un mémoire justificatif, l’Art du cuisinier, mais son texte n’a pas la portée philosophique ni même physiologique d’un écrit gastronome.

 

Carême au contraire, revendique un savoir que seul confère le faire, dont les hommes de lettres, aussi gastronomes soient-ils, ne peuvent se prévaloir. Il est même sévère contre les « théoriciens » - « Les arts et les métiers ont un langage propre et l’homme qui écrit sur une matière qu’il ignore se donne un extrême ridicule aux yeux des praticiens » -, notamment Grimod, qu’il respecte tout en exposant ses limites : « Ill a sans doute opéré quelque bien pour la science culinaire, mais ne fut pour rien dans les rapides progrès de l’art. C’est aux grands dîners donnés par le prince de Talleyrand lors de son ministère aux Affaires étrangères qu’est dû l’accroissement de la cuisine moderne et non à l’auteur de l’Almanach des gourmands. »

La France gastronomique Antoine de Baecque

 

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«Le meilleur auxiliaire d'un diplomate, c'est bien son cuisinier».

 

 

Talleyrand a trois passions : la politique, les femmes et la nourriture. Selon lui, l’essentiel est de donner d’excellents repas et être galant avec les dames.

 

« Durant son ministère, le fidèle collaborateur de Talleyrand, le cuisinier Antonin Carême, fut continuellement présent et sera chargé de l’organisation de banquets somptueux ; certains comprennent des « extraordinaires », voire de « grands extraordinaires ». Ce sont en fait des pièces « montées, salées et sucrées, conçues comme des ensembles architecturaux », où l’œil est aussi sollicité que le goût. Antonin Carême avait comme consigne de flatter à la fois les yeux et les palais des convives et l’histoire a retenu le raffinement des plats, des présentations et des menus. Cela fonctionnait pour les repas intimes et pour les banquets. Communication politique avant l’heure, ces instructions — et le budget associé — venaient de Talleyrand qui gardait à l’esprit deux facteurs.

 

La suite ICI 

30 août 2018

Le soir Talleyrand aimait « savourer des choses lourdes en compagnie de femmes légères » « Sire, j'ai plus besoin de casseroles que d'instructions. Laissez-moi faire et comptez sur Carême. »

 

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Antonin Carême (1784 - 1833)

Roi des cuisiniers, cuisinier des Rois

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le futur roi des cuisiniers et empereur des fourneaux n'est pas né avec une cuillère en argent dans la bouche.

Il est issu d'une famille extrêmement pauvre. Son père est tâcheron, payé à la journée en fonction des besognes qu'on lui confie, et peut à peine nourrir sa nombreuse progéniture - pas moins de 14 enfants à charge.

Enfant abandonné

Le petit Marie-Antoine vient au monde en 1784 dans un chantier de la rue du Bac à Paris et grandit au milieu des baraquements et des échafaudages.

Lorsqu'il atteint ses huit ans, son père se résout à l'abandonner, jugeant que c'est le seul de la fratrie qui pourra s'en sortir par ses facultés. Antonin est malin, curieux, travailleur : alors que tonne la Révolution française, il est vite embauché dans une gargote contre le gîte et le couvert et apprend les rudiments du métier.

À 13 ans, la chance lui sourit : il entre comme apprenti chez le pâtissier Sylvain Bailly, l'une des meilleures maisons de Paris. On est sous le Directoire et les riches Parisiens aspirent à jouir de la vie après les affres de la Terreur.

Antonin apprend vite, devient premier tourtier et se lance dans ce qui fera sa gloire : des pièces montées tarabiscotées, de splendides et compliquées compositions en pâte d'amande, nougatine, pâtisserie.

Puis il entre au service du ministre Charles-Maurice de Talleyrand qui a table ouvert dans le quartier Saint-Germain, à Paris. Entre le diplomate et le cuisinier se noue une vraie complicité. Talleyrand incite Carême à développer une nourriture raffinée, à base de légumes et de produits de saison.

La suite ICI

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 11:35
Saint Jacques le Majeur Georges de la Tour - Musée d'Albi

Saint Jacques le Majeur Georges de la Tour - Musée d'Albi

Ce matin dans sa livraison journalière, la mouche du coche, narguait le pauvre habitant du boulevard Saint-Jacques que je suis qui venait de se taper un 25 degrés toute la nuit, rassurez-vous pas un truc alcoolisé mais le feu du ciel à peine tempéré par l’obscurité.

 

Canicule ?

Vous avez dit canicule ? Si vous regardez bien les cartes météos de la télé les PO tout en bas est l'une des seules régions en "zone verte" et à Collioure en particulier, il fait, à l'heure actuelle, à peine 25° et le maximum annoncé ne dépassera pas 28 °. Avec quelques entrées maritimes ou un peu de tramontane est tout à fait supportable. Compatissante pensée pour ceux qui comme les parisiens affrontent, parait-il des 40 °

 

43 degrés aujourd’hui !

 

Allais-je me laisser désarçonner ?

 

Bien sûr que non, je décidai de lui retourner cette vieille chronique :

 

25 juillet 2008

L’adresse mystère d’un jour de fête : le 19-21 rue des Fossés Saint Jacques

 

Pour m’y rendre, de chez moi, le 24 Boulevard Saint Jacques, avec mon vélo, je commence par emprunter la rue du Faubourg Saint Jacques. Au bout de celle-ci je bute sur la rue Saint Jacques que je ne peux prendre car elle est en sens interdit. Alors je prends la rue Pierre Nicole puis celle des Feuillantines et je passe à quelques pas de l’église Saint Jacques du Haut-Pas ( escale sur la route des pèlerins de Saint Jacques de Compostelle) Je coupe la rue Gay-Lussac – celle qui fleure bon le pavé made in 68 – et je m’enfile la rue d’Ulm qui, elle, garde un petit goût de GP (Gauche Prolétarienne pour les initiés qui lisent mes écrits du dimanche) mais, juste avant que celle-ci ne se jetât sur la place des Grands Hommes – le Panthéon – je vire à gauche – pas celle du facteur de Neuilly – pour me retrouver dans la rue des Fossés Saint Jacques. Voilà, je suis arrivé sur la place de l’Estrapade qu’est toute mignonne avec sa petite fontaine et son jet d’eau, l’ombrage de ses arbres et ses quelques bancs. On se croirait presque arrivé sur la place d’une sous-préfecture endormie alors qu’on est à deux pas de l’inexpugnable mairie de Tibéri.

 

La suite ICI 

Résultat de recherche d'images pour "Saint Jacques le majeur" Statue de Saint-Jacques, église Saint-Jacques-le-Majeur, Issy-l-Evêque (71)

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 06:00
Avant le frigidus, Frigidaire® comment les romains conservaient-ils leurs denrées ? bouchons percés en liège pour fermer les amphores de vin…

Avec la canicule qui sévit sur notre doulce France il fait un temps à se foutre la tête dans le Frigidaire.

 

Frigidaire revient un nom devenu commun dans notre pays, Lancée par General Motors, reprise par Electrolux en 1986, la marque revient avec trois réfrigérateurs en vente dans quelques jours ...

 

Frigidaire, cent ans à peu près

 

En France, la marque est toujours très connue malgré une absence dans les rayons de plus de 20 ans. Sa notoriété est due au passage de la marque dans les noms communs, à l'instar de Sopalin ou Mobylette.

 

Alors, pour ses 101 ans, Electrolux a décidé de faire revivre la marque avec 3 références "vintage" inspirées de l'esthétique imaginée par Raymond Loewy, célèbre designer ayant collaboré avec Frigidaire.

ICI 

Nostalgie : Electrolux fait revivre la marque Frigidaire en France

 

Le « garde-manger » des Romains Columelle, au livre XII de son ouvrage, en fixe les contraintes :

 

« Quemadmodum tractare debeat penora sibe cellaria. »

« Comment la métayère doit traiter les provisions ou les celliers… »

 

« Nihil enim magis curandum est quam praeparare, ubi quidque reponatur, ut, quum opus sit, promatur. Ea loca qualia esse debeabt, […] iam dicta sunt. »

« On ne doit en effet veiller à rien d’autre que de préparer les endroits où chaque chose doit se trouver pour être ôtée au besoin. Ce que doivent être ces endroits, […] on l’a déjà dit. »

 

Columelle, plus loin, évoque la nécessité de choisir le lieu, sec, frais, où installer les conserves pour qu’elles ne moisissent pas. Froment, fèves, on a retrouvé trace de ces aliments dans les greniers. Le choix du récipient, vase en terre ou en verre, est important : il leur faut une ouverture large, de même diamètre en haut et en bas, ainsi, lorsqu’on se sert facilement, le reste redescend au fond du récipient, et tout baigne dans la saumure. Dans un tonneau, ce ne serait pas possible, à cause du ventre aux dimensions inégales.

 

Les récipients garde-manger sont des dolia, grandes jarres contenant 1 200 à 2 500 litres d’huile, céréales, vin. On ne les transporte pas, elles sont enfoncées dans la terre à demeure, et gardent frais.

 

Plus petite, plus malléable et transportable, l’amphore nommée ainsi à cause de ses deux anses. […] entre l’amphore à vin et l’amphore à garum, on peut se faire une idée de son volume avec l’amphore « du milieu » : 30 kg à vide, remplie de 70 l d’huile pèse à plein 100 kg.

 

Le musée d’Alba-la-Romaine en Ardèche ICI  

 

... Des amphores trouées qui contiennent des denrées. Elles deviennent boîte à sardines, bocal à farine mola ou farine d’épeautre far.

 

Je dis ajouter qu’une récente visite au musée de Lattes  ICI m’a permis d’observer deux types de bouchons en liège pour fermer les amphores de vin : celles en provenance de Tarroconaise, par exemple, montrent des bouchons percés en leur centre « pour laisser s’évacuer les gaz générés par la fermentation de l’alcool qui continue pendant le transport. On les retrouve également, non percés sur les amphores gauloises, africaines ou lusitaniennes. Sur les amphores italiques, le bouchon de liège est rendu étanche par l’adjonction d’un mortier de pouzzolane ou cendre volcanique ».

 

Saumure, salaison, fumage, séchage, putréfaction contrôlée aussi, il fallait bien sauvegarder les denrées périssables : les exemples abondent pour toutes ces techniques de conservation vielles comme le monde. Columelle fait référence à cette façon de plonger un aliment dans un bain de saumure et de vinaigre. J’ai déniché au musée de Lattes déjà mentionné, au milieu de tant d’objets de la vie quotidienne, un « pot de fermentation », récipient du 1ier siècle avant J.-C. qui a probablement servi à faire fermenter des fruits ou des légumes.

 

Olives vertes en saumure, salaisons de jambons, dont Caton donne le protocole, viandes ou poissons fumés, fromage fumé aussi, on l’a déjà mentionné, fromage que l’on va saler, épicer, en utilisant du sel facitum (de roche) ou du sel navitum (de mer). Le sel encore pour conserver les œufs.

 

Le miel enfin permettra de garder les fruits de l’été pour l’hiver, on l’a dit, outre Apicius, Columelle recommande ce procédé qui, d’après lui, convient à tous les fruits et s’avère indispensable pour la santé dans toutes les maisons, pour peu que l’on prenne la précaution d’aligner les fruits de chaque espèce séparément, de peur que, mélangés, chaque espèce n’altère l’autre.

 

Céréales, garum, huile, miel, salaisons, sel, voici donc la base de tout garde-manger.

 

Martine Quinot Muracciole Rome côté cuisine Les Belles Lettres

 

Rome côté cuisines

 

L’auteur

Martine Quinot Muracciole est professeur de lettres classiques à Nîmes et préside l’association Carpefeuch ( association partie du collège Feuchères à Nîmes qui s’ouvre à TOUS ceux qui s’intéressent à la couleur romaine dans la région nîmoise. L’association organise des rencontres, visites, conférences, ateliers autour de la romanité, et au nom de la convivialité antique et de son fameux « Carpe diem ! » )

 

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24 juillet 2019 3 24 /07 /juillet /2019 06:00
Le train de vie modeste de la salle à manger de Michel Rocard Ministre de l’Agriculture : Anne-Marie et Bernadette… nous étions loin des dîners de Rugy.

L’affaire de Rugy n’était pas une affaire d’État mais malheureusement la perpétuation de très mauvaises pratiques sous les ors de la République.

 

Les ministres doivent « adopter un comportement modeste et respectueux de chacun » Cette exigence d’exemplarité, établie par la circulaire du 24 mai 2017.

 

La circulaire rappelle également « qu'il convient de limiter l'usage des deniers publics au strict accomplissement de la mission ministérielle en ne tirant pas profit de ses fonctions pour soi-même ou pour ses proches […]. De manière générale, les dépenses à caractère personnel ou familial ne peuvent évidemment être mises à la charge de l'État ».

 

Edouard Philippe pourrait réformer le train de vie des ministres « Une réflexion est en cours pour voir si la circulaire de mai 2017 mérite d’être complétée ».

 

Tout cela est bel et bon, nous verrons !

 

Comme toujours dans ce genre d’histoire de ma mémoire remonte des souvenirs.

 

Nous étions en 1984, je venais de rejoindre le cabinet de Michel Rocard nouveau ministre de l’Agriculture, il venait de boucler l’épineux dossier des quotas laitiers et il lui fallait enchaîner avec celui de l’élargissement du Marché Commun à l’Espagne et au Portugal.

 

J’étais là pour ça : les dossiers vins et fruits et légumes étaient chauds bouillants, François Guillaume tonnait.

 

La salle à manger et la cuisine de l’appartement du Ministre, qu’il n’occupait pas il logeait avec Michèle boulevard Raspail, étaient dans un état lamentable. Si une commission d’hygiène et de sécurité avait déboulée la fermeture aurait été immédiate.

 

Dans la cuisine officiaient deux bretonnes en blouse : Anne-Marie la cuisinière du genre dragon domestique et Bernadette son souffre-douleur. Anne-Marie décidait de tout, des menus servis lors des réceptions officielles, elle était économe, cuisinait comme si c’était du frichti pour un repas de laboureur.

 

Détail d’intendance, le linge de table, la vaisselle, les couverts avaient beaucoup d’heures de vol. Le vin venait de l’épicier du coin.

 

Nous discutions en priorité avec nos voisins espagnols des dossiers chauds, nos amis portugais se sentaient un peu, même beaucoup marginalisés. Rocard, bonne âme, qui connaissait sur le bout des doigts les « bienfaits » du régime Salazar et avait suivi de très près la Révolution des œillets, décida d’inviter son homologue portugais.

 

Un déjeuner fut programmé.

 

J’y participais bien sûr.

 

Que nous proposa notre Anne-Marie pour ce déjeuner d’empathie ?

 

En plat principal, je vous le donne en mille : de la morue sauce blanche avec des patates à l’eau.    

 

Le père Rocard, habitué aux casse-croûtes du PSU, n’était pas du genre à exiger une tortore de luxe mais là, son sens politique et diplomatique lui fit saisir le côté humiliant de ce menu pour le représentant d’un pays vivant encore très modestement et exportant essentiellement de la main-d’œuvre.

 

Pour autant il ne fit pas un scandale, se contentant de quelques remarques embarrassées auprès du chef de cabinet.

 

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Il en allait ainsi à l’hôtel de Villeroy  en 1983, lors de l’alternance de 86, François Guillaume succéda à Henri Nallet intérimaire, puis en 88 lors de la réélection de Tonton Nallet succéda à François Guillaume, Michel Rocard étant Premier Ministre.

 

Première constatation, le Ministre-paysan avait entrepris des travaux de rénovation de la cuisine, et de l’hôtel en général, Anne-Marie et Bernadette étaient toujours là flanquée d’une petite nouvelle venue de sa Haute-Marne natale. Les Nallet, très petits bourgeois, Thérèse surtout, continuèrent l’œuvre du grand François : Ha ! les « biscuits » (1) de Thérèse Nallet !

 

Anne-Marie prit sa retraite… et puis la vie continua… le train de vie de l’hôtel de Villeroy gagna quelques galons tout en restant dans les clous d’un budget modeste.   

  Résultat de recherche d'images pour "le biscuit porcelaine"

 

(1) Un biscuit est une faïence cuite entre 980 et 1040 °C sans glaçure (sans émaillage), une porcelaine tendre ou dure, cuite sans glaçure à haute température (de 1 200 à 1 400 °C), et il existe aussi des grès biscuités qui sont aussi sans glaçure. Le biscuit de porcelaine est utilisé pour réaliser des statuettes, des surtouts de table, des réductions de grandes statues

Réné Souchon : "Michel Rocard ne faisait pas de la politique pour faire des coups"

René Souchon : "Michel Rocard ne faisait pas de la politique pour faire des coups"

 

Pendant deux ans, entre 1983 et 1985, René Souchon, maire d’Aurillac et député du Cantal, a travaillé à proximité immédiate de Michel Rocard, alors ministre de l’Agriculture, sous la troisième gouvernement Mauroy puis sous le gouvernement Fabius, en juillet 1984.

 
Secrétaire d’Etat chargé de l’agriculture et de la forêt, l’ancien président de la région Auvergne (2006 - 2015) se souvient de relations de travail fructueuses. 
 
“On a quand même fait la mise en place des quotas laitiers européens, le 31 mars 1984. Nous avions un cabinet commun, on se parlait tous les jours. J’avais d’autres secrétaires d’Etat au téléphone qui se plaignaient de n’avoir aucune marge de manoeuvre. Ce n’était pas mon cas, il me donnait carte blanche sur les dossiers dont j’avais la charge.” 
 
René Souchon, qui était alors plus mitterrandien que rocardien, se souvient d’un homme “impressionnant par son intelligence”. “Au début, son entourage pensait que j’avais été mis là par Mitterrand pour le surveiller. Il a vite compris que ce n’était pas le cas, entre nous il n’y a jamais eu de coup tordu”.  
 
En avril 1985, Michel Rocard démissionne parce qu’il est opposé à l’instauration du mode de scrutin proportionnel aux législatives de 1986. Henri Nallet prend son poste à l’agriculture, René Souchon reste en place, cette fois comme ministre délégué. 
 
“Ce n’était pas un politicien, il avait une rectitude morale extraordinaire, il ne faisait pas de la politique pour faire des coups. Il était vraiment sur les idées, il allait tout droit… et ne voyait pas venir les coups des autres. C’est pour cela que Michel, que je n'ai pas vu depuis deux ans, était très critique sur la politique d’aujourd’hui, avec ses “coups” politiques et sa médiatisation.”
 
Philippe Cros

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23 juillet 2019 2 23 /07 /juillet /2019 06:00
L’e-cuisine du taulier : sorbet à la pêche de vigne

Nouvel épisode de canicule, la buvaison d’eau est recommandée surtout pour les vieux. Le sorbet allie l’eau avec la saveur des fruits, du bon sucre.

 

Le pêcher de vigne?

 

Comme son nom l'indique, cet arbre fruitier était autrefois cultivé dans les vignobles, à l'extrémité de chaque rangée de ceps : durant l'année, l'arrivée de taches blanches sur ses feuilles prévenait, le cas échéant, le vigneron de la progression de l'oïdium ainsi que de la nécessité d'un traitement, tandis qu'à l'époque des vendanges, la cueillette de ses fruits juteux rafraîchissait les vendangeurs en plein effort.

 

 

La pêche de vigne ou pêche sanguine

 

La pêche de vigne est une catégorie de pêches que produisent des pêchers (Prunus persica). Appelée aussi pêche sanguine, ce n'est pas vraiment une variété précise. Elle se reconnait à sa peau duveteuse gris clair et sa chair rouge foncé, le plus souvent.

 

On l’appelle pêche de vigne, d'une part, parce qu'elle arrive à maturité en même temps que le raisin, soit en septembre, et d'autre part, parce qu'elle a été beaucoup plantée dans les vignes afin de repérer au plus vite les attaques d'oïdium et le traiter pour éviter qu'il ne se propage sur la vigne.

 

Comme les autres variétés de pêchers, cet arbre est aussi auto-fertile et nécessite d'être taillé pour garantir une meilleure longévité à l'arbre. La pêche de vigne est souvent plus acidulée que les autres types de pêches.

 

Variétés conseillées de pêche de vigne pour planter au jardin

 

L'une des variétés de pêches de vigne la plus connue est 'Sanguine de Savoie', à la chair rouge foncé, acidulée, qui pousse partout en France. 

 

NectaVigne® est née de la pêche de vigne.

 

C’est grâce à un homme, René Monteux-Caillet, et à quelques producteurs locaux qui ont su déceler le potentiel extraordinaire de ce fruit, que la Nectavigne® a pu être préservée et adaptée aux besoins des marchés actuels.

 

« En mariant les attraits d’un produit moderne, la nectarine, avec la typicité d’un fruit rustique et traditionnel, la pêche de vigne, nous avons obtenu un fruit unique : une « nectarine de vigne », c’est à dire une nectarine à chair sanguine ».

 

C’est un fruit tout à fait original qui a vu le jour : descendante directe de la pêche de vigne, la Nectavigne® présente aujourd’hui les mêmes caractéristiques que son ancêtre à l’exception de sa peau duveteuse. Elle a conservé la couleur lie de vin de son épiderme, le pourpre traditionnel de sa chair et l’équilibre aromatique subtil de son parfum, à la fois sucré et acidulé. Parfaitement reconnaissable à son épiderme pigaillé, indicateur de sa forte teneur en sucre, Nectavigne® est un fruit de terroir, coloré, gorgé d’arômes et de saveurs, à la fois rustique, noble et une véritable découverte pour les amateurs de grands crus.

 

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Avec le réchauffement climatique la pêche de vigne et la Nectavigne® sont sur les étals dès juillet.

 

Alors, le taulier qui ne fait que pensez à vous s’est mis en cuisine.

 

C’est simple :

 

Pour 1 litre de sorbet 1 kg de pêches de vigne et de Nectavigne®, 20 cl d’eau, 60 g de sucre en poudre, 1 cuillère à café de Maïzena®

 

Dénoyauter les fruits, pelez-les (si les fruits sont bien mûrs c’est facile, attention le jus de pêche de vigne et de Nectavigne® tache)

 

Faire cuire les fruits pendant 10 mn.

 

Récoltez le jus en pressant les fruits dans un chinois.

 

Mixer les fruits.

 

Mélangez le jus des fruits avec le sucre en poudre, portez à ébullition pendant 2 mn.

 

Mélangez la compote de fruits et le sirop, ajoutez la Maïzena®

 

 

Laissez refroidir au réfrigérateur.

 

Turbinez.

 

 

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 06:00
Les écolos trouvent qu’elles pètent trop, les dingos leurs ont foutu des hublots, voilà t’y pas qu’en broutant dans les prés pollués nos vaches attrapent   la « maladie de la quincaillerie »

Moi qui ai gardé les paisibles vaches du pépé Louis je suis horrifié par ce qu’on fait subir à ces pauvres ruminantes.

 

Alors je proteste !

 

  1. Procès : 14 décembre 2010
  2.  

Les vaches qui «pètent» * menacent-elles la planète ? Bovins et Vins même combat ! ICI 

 

  1. Les vaches à hublot

 

Trois questions sur les vaches à hublot après la diffusion d'1 vidéo choc de l'association L214 ICI 

 

  1. Des millions de pneus vont être retirés des prairies pour préserver la santé des vaches

 

Les pneus utilisés dans les exploitations agricoles pour maintenir les bâches d’ensilage sont responsables de la « maladie de la quincaillerie ». Les fabricants s’engagent à les récupérer.

 

La « maladie de la quincaillerie » : c’est ainsi que l’association Robin des Bois a baptisé le fléau des vaches qui, en broutant, ingèrent tout un tas de débris. Fils barbelés des clôtures, clous, canettes jetées au bord des routes, mais aussi morceaux de pneus utilisés dans les exploitations agricoles pour maintenir les bâches d’ensilage et qui, au fil du temps, libèrent des microcaoutchoucs et des fils de ferraille… Toute cette pollution des prairies finit par atterrir dans la panse des bovins et par provoquer chez eux abcès, inflammations ou tumeurs.

 

Pour lutter contre ce phénomène, un accord visant à récupérer les millions de vieux pneus présents dans les champs français doit être signé, lundi 15 juillet, avec la filière pneumatique, comme le révèle Le Parisien. « Les fabricants s’engagent à récupérer les pneus des exploitations agricoles à leurs frais », explique au quotidien le cabinet de Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la transition écologique.

 

Jusqu’en 2015, les pneus d’ensilage représentaient la technique la plus répandue chez les éleveurs de bovins pour maintenir les bâches qui protègent le fourrage dans les champs, permettant, dans le même temps, de donner une seconde vie aux pneus usés. Dans une évaluation de 2006, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) estimait le nombre de pneus utilisés pour l’ensilage à 800 000 tonnes.

 

Techniques alternatives

 

Un précédent plan signé en 2007 a permis d’éliminer, en dix ans, près de 80 000 tonnes de pneus. Depuis 2015, la réglementation encourage par ailleurs les exploitants à se tourner vers des techniques alternatives et se débarrasser progressivement de leur stock. L’association Robin des Bois, qui est signataire du nouvel accord et sera chargée de veiller à sa mise en œuvre, estime toutefois qu’il y a encore entre 400 000 et 600 000 tonnes de pneus dans les champs en France, principalement dans le Sud-Ouest, le Centre, la Normandie et la Bretagne.

 

Dans l’accord signé lundi, intitulé « Accord volontaire de la filière pneumatique pour une économie circulaire et la réduction des impacts environnementaux », les fabricants de pneus s’engagent à collecter jusqu’à 15 000 tonnes chaque année, soit l’équivalent de 2,3 millions de pneus. Cette opération est « réservée en priorité aux exploitants qui cessent leur activité », puis « aux agriculteurs qui s’engagent à remplacer ces pneus par l’une des techniques validées » par l’Ademe. Selon cet accord, les fabricants, distributeurs et réparateurs de pneus s’engagent à participer aux opérations à hauteur de 50 %.

 

« Les pneus ne sont pas la seule source de débris métalliques ingérés par les vaches, mais ils sont responsables de la maladie de la quincaillerie, et c’est bien qu’il y ait un début de prise en main », explique au Monde Jacky Bonnemains, président de Robin des Bois. Cet accord présente « un triple intérêt », selon lui : « Protéger les vaches qui ingèrent des morceaux de pneus, lutter contre les moustiques-tigres qui font de ces pneus un gîte préférentiel, et lutter contre les incendies en milieu rural. »

 

Reste à savoir ce que deviendront les pneus usagés. Selon Jacky Bonnemains, « à l’heure actuelle, les pneus broyés n’ont pas d’autre exutoire fiable disponible que la valorisation en cimenterie ». De fait, la vente de pneus usagés aux cimentiers ne cesse de prendre de l’ampleur ; ces derniers les utilisent pour chauffer leurs fours et réduire leur consommation de fioul. L’accord court jusqu’en 2025 et est renouvelable. Selon l’association Robin des Bois, il faudra compter entre quinze et vingt-cinq ans pour éliminer les pneus d’ensilage.

 

 

 

 

La face sombre de ceux qui dénoncent les vaches à hublot et l'élevage

Jocelyne PorcherDirectrice de recherches à l'INRA, spécialiste de la relation de travail entre humains & animaux, auteur de "Cause animale,cause du capital"

Si la dénonciation par L214 de la violence contre les animaux sert à promouvoir une agriculture industrielle biotech aux mains des GAFAM, la question est: voulons-nous de ce fantasme de "monde meilleur" sans animaux?

 

 

Pourquoi diantre la très riche et très médiatisée association L214 a-t-elle sorti une “nouvelle vidéo choc” à propos des vaches ”à hublot” alors que, dans la liste de toutes les violences actuelles faites aux animaux dans le champ industriel, celle-ci, bien que symptomatique de la pensée instrumentale zootechnique, n’est pas la pire? Comme l’ont remarqué les commentateurs, qui néanmoins n’ont pas manqué de relayer dans quasiment tous les médias cette information d’une actualité majeure, la pratique n’a rien de nouveau. Elle fait partie de tout l’arsenal expérimental des productions animales depuis bientôt cinquante ans. Et bien en amont même si l’on considère que les productions animales, en tant que rapport industriel aux animaux, sont nées, portées par la science et par l’industrie, au milieu du 19ème siècle avec la zootechnie, la “science de l’exploitation des machines animales”, bien décidées à détruire l’élevage paysan et à prendre sa place. Ce qui a été fait. Dans les pays industrialisés, l’élevage paysan n’existe plus que dans la résistance au modèle dominant et sa survie dépend de l’énergie que nous mettrons à le défendre.

 

La suite ICI 

 

 

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21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 07:00
Beppe Fenoglio, écrivain singulier «Ce n’est rien, ce n’est que le vin qui est allé le toucher au cœur»

Suivez mon regard malicieux « On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre… » mais, avec des livres, c’est possible pour celles du coche…

 

De passage chez un marchand de livres, un libraire, j’ai acquis La Paie du samedi de Beppe Fenoglio en me disant que je ne l’avais pas lu.

 

La paie du samedi

 

Beppe Fenoglio est peu connu en France, né à Alba en 1922, en 1943 il rejoint les partisans pour combattre les troupes fascistes. A la fin de la guerre il choisit de rester à Albe, d'y exercer sa profession de négociant en vin. Il conservera cette profession jusqu'à la fin de sa vie, préférant composer ses livres en marge de son travail, en « gentlemen writer »

 

« Beppe Fenoglio parvint à rester à l'écart et silencieux à une époque où les écrivains tombent facilement dans le piège de se prendre pour des personnages publics. Il sut si bien se défendre qu'il ne reste aujourd'hui de lui qu'une image aux traits sévères et fiers ; ce n'est au fond qu'un masque, derrière lequel se dissimule un être qui continue de à nous être inconnu. »

Italo Calvino

 

Beppe Fenoglio est un écrivain singulier, ne suivant ni modèle, ni genre, il se tint toujours en marge de la vie littéraire italienne pour effectuer un travail de recherche et d'expérimentation très original. Fenoglio c'est un style traduisant l'expérience de sa vie passée dans la région des Langhe.

 

J'aime ses livres : je vous recommande deux d'entre eux Le Mauvais sort (1954) et Une affaire personnelle (posthume).

 

« Ce n’est rien, ce n’est que le vin qui est allé le toucher au cœur », c’est la sœur de Tobia qui la prononce le jour du mariage de Ginotta.

 

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Le mauvais sort, publié en Italie en 1954, relate la vie miséreuse mais fière d’un jeune gagée par son père dans une ferme des Langue. C’est un tableau puissant et sobre de la vie paysanne piémontaise de l’entre-deux-guerres que l’auteur trace avec une écriture simple mais si proche du corps à corps de l’homme avec la terre.

Carte

 

La Paie du samedi

 

Désœuvré. Retour à l'Italie d'après-guerre avec ce roman du talentueux, mais trop méconnu, Beppe Fenoglio.

 

Si Cesare Pavese a passé les Alpes, ce n'est pas le cas, hélas, de Beppe Fenoglio (né en 1922, et non en 23 comme indiqué dans la notice de l'éditeur). Si ses principaux livres ont été traduits ces dernières décennies, et fort bien, ils sont aussi fort difficiles à trouver, tous ou presque épuisés qu'ils sont aujourd'hui. Comme Pavese, Fenoglio était piémontais. Comme lui, il est mort assez jeune, en 1963. Une mort de fumeur, par les poumons. Il avait 41 ans.

 

Beppe Fenoglio ne verra jamais publier ce roman, paru en 69, l'un de ses tout meilleurs assurément, et qui vient juste après le mémorable La Guerre sur les collines (1968), sans aucun doute possible son maître-livre.

 

Du reste, à l'exception de quelques-uns (Les Vingt-Trois Jours de la ville d'Albe, 1952 ; Le Mauvais Sort, 1954 ; Le Printemps du guerrier, 1959), ces livres les plus aboutis seront tous posthumes. Cette publication d'outre-tombe, justement, c'est ce qui a permis, en Italie, d'entretenir sa mémoire. Des querelles philologiques liées aux divers états de ses manuscrits ont maintenu Fenoglio en vie. Mais en France, ces lecteurs se font rares. Et quand on aurait pu le découvrir, par exemple lorsque la littérature italienne tint salon (du livre) il y a quelques années à Paris, curieusement il passa inaperçu. À d'autres les honneurs et les fleurs.

 

Le personnage principal de La Paie du samedi s'appelle Ettore et, par certains traits, il ressemble à l'auteur. La part de l'autobiographie n'est sans doute pas négligeable dans ce roman puisque Ettore, comme Fenoglio, a participé à la Résistance. Tout comme son personnage, il a pris les armes et le maquis contre les milices fascistes. Le Duce tombé, Fenoglio travaillera dans une entreprise vinicole, au contraire d'Ettore qui, et c'est bien là tout le propos du livre, ne parvient pas à se réadapter socialement. Certains reviennent du feu comme des zombies, ils ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes, parce que blessés, brisés, traumatisés. Pas lui. Il est de ceux que la paix revenue laisse désœuvré.

La suite ICI 

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 06:00
En images et en mots la soupe au caillou des 50 ans de Claire : Il sort et va choisir dans la cour devant la petite maison un caillou, rond, blanc ; bref, un beau petit caillou qui donne envie.

Pour le dîner du samedi à Bully Claire nous avait écrit « Apportez un légume à soupe par personne, pour la « soupe au caillou »: nous vous expliquerons !

 

Va pour la soupe au caillou, je suis allé acheter chez un marchand de 4 saisons qui vend des légumes de maraîchers le fameux légume, mais comme je suis un coquin j’ai choisi une grosse tomate pour deux raisons : la première c’est qu’on ne sait si c’est un fruit ou un légume, et la seconde c’est que j’adore l’acidité. Pris de remord j’ai aussi acheté une aubergine violette.

 

Arrivé chez Claire dans les Hautes-Cotes de Beaune, sans me perdre grâce à mon guide qu’a une drôle de voix, les petites mains épluchaient des légumes, y’en avait pour un régiment de zouaves.

 

Dans ma petite auto je m’étais gavé de la Flûte enchantée.

 

Mon inutilité en cuisine étant évidente je suis monté avec Claire, par un chemin à peine carrossable, jusqu’au lieu des agapes.

 

Là je me suis assis et j’ai réfléchi, ça m’arrive, la soupe au caillou en voilà un beau titre pour une petite chronique qui ravira Pax friand de sujets où il peut affûter sa plume à commentaires.

 

 

 

L’histoire qui suit se retrouve un peu partout, notamment dans divers albums pour enfants, avec des protagonistes bien différents de la version d’origine. Elle serait basée sur une histoire vraie et s’intitule : la soupe au caillou (au singulier, s’il vous plaît). Chose rare dans le monde des contes (mais fréquente dans celui des anecdotes), la soupe au caillou peut être datée des années 1870, même si aucune preuve ne l’atteste formellement.

 

« Une histoire vraie et datée »

 

Un soldat se retrouve démobilisé, sans son arme qu’il a rendue aux Prussiens ou à ses supérieurs Français. La guerre est finie, ou du moins une trêve a-t-elle été signée. Nous serions donc en février ou mars 1871. Le soldat doit rentrer chez lui. Sa maison, son pays, sont par-là : il entend le nom d’une ou de deux grandes villes par lesquelles il lui faudra passer. Ensuite, il se reconnaîtra bien. Il garde l’uniforme, qu’il a acheté lui-même en juillet 1870 comme cela se faisait, ainsi que son paquetage, c’est à dire une couverture roulée sur un sac bien maigre.

 

Hélas, le bout de pain et la gourde de vin donnés au moment du départ sont vite passés dans son estomac qui grogne et gargouille à tire-larigot. La neige des chemins lui offre une bien maigre consolation.

 

Arrivant dans une ville, il constate qu’elle a été en partie incendiée : ils ont eu l’Alsace et la Lorraine, se dit-il, comprenant que les combats qu’il a menés ne se sont sans doute pas déroulés au bon endroit ni au bon moment. La désorganisation continue : il dort là où il peut, dans une maison en ruines. Il marche sans presque s’arrêter, sans reconnaître les terres sur lesquelles il passe, perdu face à l’immensité blanche de la neige, incapable le plus souvent de se diriger dans la brume. Mais il marche toujours par là-bas, dans la direction du bras de cet officier dont il n’a même pas su le nom.

 

Après des collines et des vallons, comme un décor minuscule se répétant sur nombre de kilomètres, il arrive dans un village. C’est là que les versions diffèrent en indiquant que c’est dans le Châtillonnais, le Beaujolais, dans le nord de l’Yonne, perdu dans la Nièvre, sur les hauteurs du Morvan, dans le Jura ou la Bresse du côté de Beaurepaire. Enfin, c’est tout de même un village et la disposition des maisons lui rappelle quelque chose : son pays n’est plus très loin, juste une bonne centaine de kilomètres !

 

Tout semble désert, sauf la dernière maisonnée faite de petites pierres grises entassées comme on monte une cabotte, une cadole, une cabioute. La mousse du toit fait l’étanchéité et permet de garder la chaleur donnée par la cheminée qui laisse s’échapper de la fumée dont l’odeur promet une bonne soupe. Le soldat tape à la porte et doit insister pour qu’elle s’ouvre. Une vieille femme est là, qui ne veut pas le laisser entrer. Après une âpre discussion, elle accepte qu’il aille dormir dans la grange, s’il trouve de la paille. Mais elle n’a rien à lui donner à manger. Elle lui concède cinq minutes près du feu, le temps qu’il sèche ses affaires trempées par la brume verglacée. Dommage qu’il n’y ait qu’une toute petite bûche et rien dans la marmite. La guerre a tout pris à la vieille femme. Elle a juste un peu de neige à faire fondre et la solution de boire cette eau chaude. Le jeune homme lui propose alors de faire une soupe de chez lui ou, selon les versions, une soupe à soldats.

 

 

Il sort et va choisir dans la cour devant la petite maison un caillou, rond, blanc ; bref, un beau petit caillou qui donne envie. Le caillou est mis dans la marmite et le soldat touille avant de goûter : « c’est bon, mais chez nous, on mettrait juste un peu de sel ». La vieille hésite et demande : « du sel ? il doit m’en rester une poignée. Si je t’en donne, tu me feras goûter ? ». Le soldat acquiesce et voit l’ancienne ouvrir une boîte remplie à ras-bord. Il prend une pincée, la met dans la marmite, tandis que son autre main met une pleine poignée de sel dans la poche de sa veste. La grande louche en bois remue l’eau, le sel et le caillou.

 

La vieille s’impatiente : « c’est prêt ? ». Pas encore, répond notre malin, et puis, chez nous, on y mettrait un bout de pain, même dur, pour que ce soit meilleur. Tu me feras goûter ? Bien sûr ! Et la villageoise de dénicher un pain entier, rond, presque trop frais pour être mis dans une soupe. Le soldat coupe la miche en deux, en met la moitié sous sa veste et découpe l’autre pour en plonger les morceaux dans la marmite.

La suite ICI 

 

 

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 06:00

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À l’heure où le gros paquebot de Bordeaux a des voies d’eau il est facile de tirer sur le pianiste surtout lorsqu’on est un tout petit calibre.

 

Bernard Farges encore et toujours... ICI 

 

Que Bernard Farges ait sa part de responsabilités dans ce qui arrive aujourd’hui aux vins de Bordeaux, qui pourrait le nier, mais pour autant lui faire endosser toutes les responsabilités de ce début de naufrage relève des idées courtes d’un quasi-naufragé de la critique payante.

 

N’ayant jamais eu la vocation de procureur je ne vais pas m’atteler à dresser la liste des responsables, comme l’avait dit l’oubliée Georgina Dufoix, « Responsable mais pas coupable… », me mettre à instruire le procès de Bordeaux.

 

J’ai déjà commis une chronique sur le sujet.

18 juin 2019

Et si le vin dit de Bordeaux subissait au XXIe siècle le même déclin que le vin de table du Languedoc au XXe siècle ? ICI 

 

Jacques Dupont, l’arpenteur de Bordeaux, s’est attelé à la tâche :

Vin : comment Bordeaux a perdu la guerre du goût

ÉDITO. Trop cher, pas assez écolo... Bordeaux n'a plus la cote. En cause, des maladresses, mais aussi beaucoup d'idéologie. Le coup de gueule de Jacques Dupont. Par Jacques Dupont ICI 

 

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Et pendant ce temps-là, les plumitifs du vin, dont l’immense, l’inégalable, le très envié critique Yohan Castaing que le monde entier nous envie, glosent sur le vin le plus cher du monde : Liber Pater

 

Liber Pater n’est-il en fait qu’un formidable storytelling ? ICI 

 

Trop de mots, un gloubiboulga de mots, tout ça pour ne pas prendre position à la fin, c’est toute l’hypocrisie d’un type qui se pousse du col pour picorer dans les belles assiettes des châteaux de Bordeaux.

 

Surenchère :

 

Vin : il vend un Bordeaux à 31 000 euros, le plus cher du monde… « parce qu’il le vaut bien »

 

Plus cher que le Liber Pater 2015, coté 30000 euros la bouteille, on a trouvé un Cadillac côte de Bordeaux à 31000 euros la quille : le château Bessan 2017.

 

Les prix des grands crus flambent sous l’effet croisé de la spéculation et des coups de marketing. Une production vient de crever les plafonds en proposant la bouteille de son millésime 2017 au prix de 31000 euros la bouteille : le château Bessan, propriété viticole familiale de l’appellation Cadillac côte de Bordeaux, basée à Tabanac. Il s’agit d’un record en bordelais, puisque ce tarif place ce rouge au-dessus du Liber Pater, Graves produit à Landiras, et dont la valeur est montée ces derniers jours à 30000 euros le col.

 

Le domaine de Bessan, ce sont 14 hectares exploités en bio sur des coteaux exposés sud-est au-dessus de la vallée de la Garonne. C’est Mathieu Verdier, à la tête de l’exploitation, qui a décidé de fixer le prix de sa production 2017 à ce niveau, « parce que je le vaux bien », affirme-t-il.

 

Parce que je le vaux bien

 

Ma maman et mes amis m’ont noté 99 sur 100. Tout le monde me dit que mon vin est délicieux. Je travaille en bio. J’ai donc décidé de vendre la bouteille à 31.000 €, soit 1.000 € plus cher que le Liber Pater, considéré comme le vin le plus cher du monde ! »

 

La suite ICI 

 

Et pendant ce temps-là, le CIVB, lance une contre-attaque qui en dit plus long qu’un long discours sur le désarroi des dirigeants qu’aime tant notre grand critique de garnds vins, le CIVB devrait l’embaucher pour faire l’article dans la GD !

 

Relance commerciale

La bière a sa Saint-Patrick, le vin de Bordeaux veut sa Saint-Vincent

Mardi 16 juillet 2019 par Alexandre Abellan

 

Pour rebondir, la filière girondine compte créer l’évènement dans les points de vente les 24 et 25 janvier 2020. En soutenant une tournée française de la grande distribution, des cavistes et des restaurants.

 

La suite ICI 

 

Pognon de dingues !

 

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