Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 06:00
Quel rapport entre 1 fromage et le « petit caporal » Bonaparte ? Bella Lodi et le pont de Lodi
Quel rapport entre 1 fromage et le « petit caporal » Bonaparte ? Bella Lodi et le pont de Lodi

Je suis dans une séquence polars italiens, mon conseiller de la librairie Compagnie me guide, ils sont bien ficelés, bien écrits, imprégnés de la vie quotidienne de la diversité de l’Italie, on y mange et on y boit bien. Alors, au gré de mes lectures je tombe sur des spécialités dont j’ignorais l’existence.

 

 Le fromage Bella Lodi

 

Dans ma mémoire de passionné d’histoire Lodi évoqua de suite la bataille du pont de Lodi.

 

Lodi

 

Commençons par là, en mai 1796, Bonaparte, « après avoir battu le Piémont-Sardaigne et signé la paix de Cherasco fait maintenant face aux Autrichiens du général Beaulieu. Le 2, l'Armée d'Italie traverse le Pô à Plaisance alors que Beaulieu l'attend en force à Valenza. Au combat de Fombio, l'avant-garde française bouscule la division ennemie qui tient le village. Alerté par ces combats et renseigné par ses éclaireurs, Beaulieu fait marche arrière et gagne la ville de Lodi au plus vite : de là, il pourra couper la route de Milan à Bonaparte. »

 

« Toute la stratégie autrichienne va donc consister à tenir le pont de Lodi, passage obligé vers la capitale lombarde. Le 9 mai, à Codogno, un drame vient ébranler l'Armée d'Italie : le général Laharpe, un des quatre divisionnaires de Bonaparte, est tué par un tir fratricide. Son infanterie a subi une brève attaque autrichienne et, dans la confusion et l'obscurité, a tiré sur son propre général. »

 

Le 10 mai 1796, l'avant-garde atteint Lodi, ville cernée par une enceinte. Beaulieu, fortement impressionné par le déploiement de force français, ne songe plus qu'à préserver son armée et préfère sonner le repli. Il laisse derrière lui le général Sebottendorf pour barrer la route aux Français. Bientôt, grâce à la bravoure de deux grenadiers qui n'ont pas hésité à scier les bras du pont-levis protégeant la ville, l'Armée d'Italie investit la position et en chasse les Autrichiens. Ceux-ci se replient et se retranchent derrière le pont sur l'Adda. »

 

Résultat de recherche d'images pour "bataille du pont de Lodi"

Jean-Pierre de Beaulieu, général dans l'armée autrichienne (1725-1819)

« C'est à ce moment-là que Bonaparte arrive sur les lieux. Juché au sommet du clocher de l'église Saint-François, il observe attentivement le champ de bataille et, en attendant que les soldats de Lannes soient prêts à traverser, il fait porter son artillerie sur la rive droite. A 17 heures, celle-ci entame les hostilités et pilonne les positions autrichiennes de sa trentaine de pièces. Dans le même temps, le général Beaumont est envoyé au Nord-Ouest chercher un gué pour prendre l'ennemi à revers, tandis que Kilmaine pousse plus au Nord et se dirige vers le pont de Cassano. »

 

Résultat de recherche d'images pour "bataille du pont de Lodi"

 

« 18 heures. L'Armée d'Italie est renforcée par la division Masséna et lance l'assaut général. Les brigades d'infanterie se ruent sur le pont et sont fauchées par les tirs à mitraille de Sebottendorf. Pour redonner courage à leurs hommes, Masséna, Berthier puis Bonaparte lui-même s'élancent sur le pont et chargent les Autrichiens. Un geste qui n'est pas sans rappeler la bataille d'Arcole quelques mois plus tard... Quoiqu'il en soit, cette participation a un effet décisif sur le moral des soldats de la République qui redoublent d'efforts pour franchir l'Adda. Enfin parvenus sur l'autre rive, les hommes de l'Armée d'Italie engagent un terrible corps-à-corps tandis que d'autres prennent pied sur une étroite bande de terre au milieu du cours d'eau et ouvrent le feu sur les Autrichiens postés sur la rive. Il est maintenant 19 heures. Beaumont, qui a traversé l'Adda à Mozzanica au Nord, arrive sur les arrières autrichiennes et déborde Sebottendorf à qui Beaulieu, qui a gardé un oeil sur la bataille, vient d'ordonner le repli. Après une brève poursuite, la victoire est acquise. »

 

Le "Petit Caporal"

 

« A l'issue de la bataille, les soldats de l'Armée d'Italie remettent à Napoléon le grade de caporal pour le courage dont il a fait preuve au combat. pourquoi ce grade en particulier, alors qu'il possède déjà celui de général de division ? Au début de la Révolution, c'étaient les soldats qui devaient élire leurs officiers, jusqu'au grade de lieutenant-colonel. La pratique, sans doute trop laborieuse, fut vite abandonnée : les soldats ne purent plus choisir que les sous-officiers et la troupe. Après Lodi où il s'est battu comme un simple soldat en s'élançant sur le pont, ses hommes "élevèrent au grade de caporal le soldat Bonaparte". D'où le surnom affectueux qui perdurera durant toute l'épopée et même au-delà, de "Petit Caporal". »

 

C’est la version des groupies de Napoléon.

Plus neutre celle-ci :

 

« La bataille se déroula au pont de Lodi, qui enjambe la rivière Adda, à 31 kilomètres au sud-est de Milan. Elle mit aux prises 5 000 soldats français de l'armée d'Italie et 10 000 soldats commandés par K. P. Sebottendorf, qui formaient l'arrière-garde de l'armée autrichienne de Jean-Pierre Beaulieu

 

Napoléon organisa son artillerie de façon à pilonner les canons et les défenses autrichiennes de l'autre côté de la rivière et envoya des colonnes de soldats passer la rivière à gué en aval et en amont de Lodi. Puis, accompagné des généraux Berthier et Masséna, il prit la tête d'une colonne d'infanterie regroupée devant le pont et lança la charge pour le traverser. Au prix de 400 victimes provoquées par la mêlée sauvage qui s'ensuivit, la colonne repoussa les Autrichiens à coups de baïonnette au-delà de leurs canons. Les autres colonnes françaises attaquèrent alors les Autrichiens sur les flancs droit et gauche, les forçant à la retraite. Le bilan autrichien fut de 153 morts et 1 700 prisonniers. Les rapports de Bonaparte ont décrit cette bataille comme une petite épopée, mais, d'un point de vue tactique, Beaulieu avait bien réussi à s'enfuir. »

 

Résultat de recherche d'images pour "fromage de Lodi"

 

Le fromage Bella Lodi est fabriqué de lait provenant de fermes soigneusement sélectionnées des alentours de Lodi, en Italie. Sa croûte noire lui procure une saveur exclusive et une texture granuleuse. Il est vieilli pendant 16 mois et a une saveur de noix.

 

Bella Lodi Classico à croûte noire.

 

Résultat de recherche d'images pour "fromage de Lodi"

 

Un fromage unique.

 

Le plus ancien

Bella Lodi « Classico » est un fromage affiné à croûte noire, qui est le produit de la grande tradition fromagère de Lodi, qui remonte au moyen-âge.

 

Un seul producteur

Il n’est produit que par une seule fromagerie, depuis plus de 100 ans, dans une commune de la Réserve protégée du Parc Adda Sud.

 

Lait à kilomètre zéro

Le lait utilisé pour produire cette excellence, frais et noble, provient de la traite quotidienne de l’étable la plus proche, située à moins d’une heure de distance de la fromagerie.

 

Un goût unique

La sélection des ferments lactiques donne un goût unique, inimitable, une couleur blanche, un parfum intense, une saveur pleine mais jamais piquante, ni trop salée.

 

Dans une petite abbaye Abbadia Cerreto près de Lodi, en Italie, est une Madonna. L’abbaye elle-même est imprégnée de beauté du Vieux Monde et de sérénité, et sa Madonna est spéciale. Assise sur la roue d’un fromage connu sous le nom de « Grana noir » de Lodi, On l’appelle souvent la Vierge noire.

 

Résultat de recherche d'images pour "abbaye Abbadia Cerreto près de Lodi"

 

Ce Grana noir est un des plus vieux Granas de l’histoire, un fromage qui précède le Grana Padano et le Parmigiano Reggiano, il est en cours de renaissance. Ses origines se trouvent au Moyen Age quand la Lombardie était au faîte de sa gloire.

 

1000 ans de tradition.

 

Connu comme le Parmesan noir en raison de sa croûte noire caractéristique, Bella Lodi est fabriqué par la famille Pozzali, fromagers près de Lodi, la capitale de la province de Lodi en Lombardie. Depuis plus de 100 ans, la famille a fait des  Granas, s’est attachée à ressusciter cet ancien fromage qui était sur le point de disparaître une forme de rébellion face à l’uniformisation.

 

Le début du grand Granas remonte au Moyen Age, un temps où la vallée du Pô était un peu plus qu’un lac marécageux. Les gens de la région mangeaient frais leurs fromages. Ce sont les moines cisterciens lorsqu’ils sont venus dans la région qui ont commencé à enseigner la technologie moderne du drainage des marécages : un système de canaux développé par eux est encore utilisé pour l’irrigation dans la région.

 

Au cours de cette même période, les cisterciens ont commencé à développer un fromage qui pourrait vieillir pendant des années, être conservé pendant de longues périodes de sorte qu’il était capable de fournir une source nutritive de protéine toute l’année ; le vieillissement aussi permis aux moines de vendre le fromage, et de fournir aux abbayes une source de revenu.

 

La légende dit que les moines d’un monastère près de Lodi — l’Abbazia di Chiaravalle ... ont  inventé la première Grana en 1035.

 

Les moines l’appelaient Caseus Vetus pour le vieux fromage, mais il est rapidement devenu connu sous le nom de Formaggio de Grana ou plus simplement Grana en raison de son inhabituel texture granuleuse.

 

Bien sûr,  cette origine est très controversées car en fait, aucun document écrit confirme l’histoire.

 

Le grand Granas inclus Grana Grana Emiliano, Grana Emiliano Lombardo, Grana Veneto et Grana Trentin, tous nommés pour leur zone de production alors que la base recette pour chacun des Granas a été très similaire, chaque région a ses propres variations.

 

La norme pour ces premiers fromages était la croûte noire. Dans les années 1700, on utilisait un mélange d’huile et un oxyde de fer pour frotter la croûte. Dans les années 1800, la croûte était probablement frotté avec un mélange de  les cendres et l’huile de lin, bien que d’autres huiles, comme l’huile de pépins de raisin, pouvait être utilisée. Le mélange réel variait par région et les fromagers auraient eu leur propre « secret »  recettes.

 

Ce mélange de cendres et d’huile progressivement tombé en désuétude à la faveur de méthodes de contrôle du vieillissement. Cependant, certains fromagers traditionnels utilisaient le mélange en 1954.

 

L’un des éléments le plus important d’évolution de l’histoire des Granas fut l’invention de la chaudière à vapeur par Alfred Groen dans les années 1890. Jusqu’à cette époque, le Grana était fait dans des chaudières en cuivre chauffé sur les feux de bois. Donc la production était limitée.

 

Avec l’invention de la chaudière à vapeur, les entreprises pouvaient produire de grandes quantités de fromage plus constamment, ce qui a attiré les intérêts des grandes entreprises. Dans les années 1930, on a normalisé les méthodes de production et un système de garantie de la qualité devenait nécessaire.

 

En 1928, un petit groupe de personnes se réunit pour normaliser et reconnaître le nom Reggiano Emilia pour la Grana produite en Emilie. En 1934, le Consorzio del Grana Tipico a été formé pour unifier et normaliser les Granas d’autres régions, y compris Modène, Mantoue, Lombardie, Parme et Trentin. En 1954, Reggiano Emilia a changé son nom en Parmigiano Reggiano et Grana Tipico est devenu Grana Padano.

 

La fromagerie pour la famille Pozzali a évolué de la production Grana Lodigiano à Grana Tipico à Grana Padano, et maintenant retour à Grana Lodigiano avec un nouveau nom, Bella Lodi.

 

Bella Lodi est faite de lait cru recueilli sept jours par semaine dans les fermes qui se trouvent un maximum de 100 kilomètres de l’usine, bien que la plupart est collectée dans un rayon de 50 kilomètres. Le processus de fabrication du fromage est beaucoup plus moderne mais les anciennes techniques sont encore utilisées

 

Par exemple, lorsque le lait est collecté, il est laissé au repos de sorte que la crème naturellement se sépare et monte au sommet. Ensuite, il est enlevé, pasteurisé et vendu pour d’autres produits. Cette technique, développée par les moines cisterciens pendant une période où rien n’était connu des bactéries, aide à nettoyer le lait. Comme la crème se lève, elle entraîne la majorité des bactéries avec elle parce que les bactéries s’accrochent aux molécules de graisse dans la crème. Alors que les cisterciens jugeaient la quantité de graisse à enlever par la vue, la technologie laser indique aux fromagers modernes quand arrêter l’écrémage.

 

La culture de démarrage est soigneusement conservée et le lactosérum est retiré du dernier lot du fromage du jour  à utiliser comme culture de départ pour le fromage de demain.

 

Les croûtes couennes ne sont plus frottées avec un mélange de cendres et d’huile, elles sont teintées d’une préparation noire sans danger alimentaire.

 

RASPADURA DI BELLA LODI

 

La tradition de la raspadura est de retour comme au début du  Grana Lodigiano.

 

Toutes les roues n’étaient pas parfaites ou adaptées pour un long vieillissement, elles étaient souvent utilisées pour nourrir les ouvriers.

 

Les roues coupées latéralement, la pâte était raclée avec une longue lama courbe, flexible. Dans le dialecte de Lodi, la technique de raclage est appelé Raspa.

 

Ce qui était autrefois considéré comme « la nourriture paysanne » est aujourd’hui très prisée des consommateurs.

 

Les résultats du raclage des flocons et des boucles qui sont doux, léger et fondent dans la bouche. Ils sont servis en tas pour grignoter seuls ou accompagnés de vin, de noix, ou des viandes salées.

 

La raspadura fournit la touche finale parfaite pour les plats traditionnels de Lodi, tels que risotto et polenta. Et les flocons sont idéals comme garniture pour carpaccio et salaisons de viandes.

 

 

 

L'histoire de Pozzali Lodigrana

 

 

Notre histoire commence à Lodi en 1947, lorsque trois jeunes frères qui obtiendront peu après leur licence à Milan décident de devenir entrepreneurs du secteur fromager. À l’intérieur de l’entreprise agricole paternelle ils réalisent leur première fromagerie pour transformer le lait de leur production et celui de plusieurs fermes des alentours. Le succès est immédiat.

 

En 1958 le second des fils, l'architecte Giovanni Pozzali, inaugure la nouvelle fromagerie à quelques kilomètres de Lodi, à Casaletto Ceredano (CR). Dans les années 90 l'entreprise, désormais devenue Lodigrana, s’agrandit et se diversifie jusqu’à arriver au lancement de la spécialité fromagère qui traduit en saveur cette histoire de famille: Bella Lodi, un tribut sincère au passé millénaire de la terre de Lodi.

 

 

Partager cet article
Repost0
12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 07:00
DÉCONVENUES

Des cons venus…

 

En ce dimanche 12 mai, 4e dimanche de Pâques, évangile – selon Saint Jean 10, 27-30, j’aurais pu adopter l’orthographe de nos brillants leaders gilets jaunes, purs produits de l’école à la française adepte de la méthode globale.

 

Si je me suis abstenu, tout en confessant mes mauvaises pensées, ce qui vaut aussi péché comme disait mon curé à propos des rêves érotiques nappant ma couche de cartes de France, c’est que les bonnes âmes de gôche, ceux qui pratiquent l’écriture inclusive, m’auraient envoyé au bûcher des affreux adeptes du mépris de classe.

 

Lorsque je me suis libéré du joug des curés de ma vieille Vendée, je suis tombé dans la mécréance et je ne fais que pécher sans regrets ni recours à la contrition parfaite permettant de les laver pour 3 pater et 2 ave.

 

Je regrette pourtant le mercredi des Cendres, le lavement des pieds du jeudi saint, la disparition des cloches me permettant de faire tourner la crécelle, les rogations, la fête Dieu, ma soutane rouge et mon surplis empesé par les bonnes sœurs…

 

Je plaisante à peine, c’était le bon temps de ma jeunesse sauvageonne à jamais perdue… Je ne sais quand je vais voir, façon de parler, le bout de la route. Alors pour occuper mes jours je lis beaucoup.

 

Comme vous avez pu le constater je fais des razzias de livres dans mes librairies préférées.

 

Mes choix ne doivent rien aux critiques, je pratique la pêche à pied au gré de mes humeurs, de mes envies, de mes coups de cœur pour certains auteurs.

 

Mais, n’étant ni adepte d’une quelconque règle, ni psychorigide, il m’arrive parfois de me fier aux avis que je lis sur la toile.

 

Il en fut ainsi pour un roman encensé tant sur Face de Bouc que sur Twitter.

 

Je notai les références sur un petit papelard en compagnie de deux autres bouquins sur les black blocs.

 

Direction la librairie Gallimard boulevard Raspail.

 

J’attache ma monture et j’entre.

 

Fouille dans mes poches, bien évidemment j’ai oublié le papelard, la vieillesse est un naufrage mon pauvre monsieur.

 

Chez Gallimard on me connaît, face à mon désarroi, mes vagues déclarations, une jeune femme et un jeune homme se mettent en branle pour me dégoter mes 3 bouquins.

 

Très vite ceux sur les black blocs sont trouvés mais pour le dernier c’est galère.

 

Je débite quelques précisions, que je ne vous révélerai pas car je risquerais de me retrouver les pieds dans le ciment, je me plante sur la profession officielle de l’auteur tout en me souvenant de son nom.

 

Enfin, du fin fond de la réserve le jeune homme extirpe le livre en me disant gentiment c’est un polar alors que j’avais affirmé le contraire.

 

Je paye, fais tamponner ma carte de fidélité et je rentre au bercail.

 

Bien sûr, une fois ôté le bandeau faisant référence à un Ellroy du Sud je me plonge dans le polar.

 

Dieu que c'est long, je suis allé au bout, ce fut déconvenue.

 

 « Une expression de déconvenue, de tristesse assombrit son visage charmant. »

Gide, Si le grain, 1924, p. 56

 

Je n’en dirai pas plus.

 

Pourquoi ?

 

Tout bêtement parce que j’ai beaucoup donné cette terre et que j'en ai soupé des clichés...

 

Le polar ne m'est pas tombé des mains loin de là, il se lit avec intérêt, mais même si l'auteur connaît bien sa terre, trop bien, tout y est, ça manque de rythme, les descriptions sont longues comme des jours sans pain, la météo sinistre est omniprésente, tout est sinistre, les femmes à leur place, petite, le héros est à la limite de la caricature du flic loser, la poulaille locale et les pandores loin de l'humour de Pétillon, les fonctionnaires venus de l'ailleurs à chier, surtout ceux aux ordres de celle ou de celui qui gardent les Sceaux, les politiques et les pouvoirs publics évoqués, les voyous sont minables, ce qui cadre bien avec la réalité, ça patauge, ça s'emmêle, un sac de nœuds à la dimension du lieu, bref à trop vouloir coller à la réalité, avec trop de tout, l'auteur, c'est son premier roman, ne se laisse pas aller, se bride, avec ce matériau il pouvait prétendre à entrer par la grande porte des grands polars bien plus pointus que la littérature absconse des sociologues officiels.       

 

Après avoir terminé d'écrire cette chronique j'ai lu une courte critique du livre dans le canard du camarade Dupont du vin primeur de Bordeaux, on y sent une touche de lauriers un peu convenus.  

 

Bon dimanche à vous tous.

 

En ce dimanche 12 mai, 4e dimanche de Pâques, évangile – selon Saint Jean 10, 27-30

 

En ce temps-là, Jésus déclara :

 

« Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.

 

Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.

 

Le Père et moi, nous sommes UN. »

Partager cet article
Repost0
12 mai 2019 7 12 /05 /mai /2019 06:00
J’ai 70 balais, qui que vous soyez, pourriez-vous cesser de me gonfler avec vos hypocrites conseils pour ma bonne santé ?

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs prétend la sagesse populaire, en quoi  ma santé, comme celle de mes concitoyens, préoccupe-t-elle la puissance publique au point de nous bombarder de conseils du type :

 

« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération »

« Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour »

« Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière »

« Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé »

« Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas ».

 

Sur l’autre versant, et du côté du vin c’est récurrent, on s’échine à nous démontrer que c’est bon pour notre santé, puisque maintenant pour le vin on prône la modération, pour la bouffe on s’engage dans le « sans » après avoir joyeusement bourrés les aliments prêts à consommer de saletés.

 

La médicalisation de l’alimentation comme de la boisson est une idiotie qui se vautre dans des slogans, c’est la porte ouverte à l’infantilisation du citoyen.

 

C’est quoi la santé ?

 

L'Organisation Mondiale de la Santé en donne une définition qui n'a pas changé depuis 1946 :

 

La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.

 

La définition de la santé donnée par le Robert : « bon état physiologique d’un être vivant ; fonctionnement régulier et harmonieux de l’organisme pendant une période appréciable, indépendamment des anomalies ou des traumatismes qui n’affectent pas les fonctions vitales (un aveugle, un manchot peuvent avoir la santé). La santé correspond à une idée de la norme (opposée à la pathologie) ; elle n’est pas seulement l’absence de maladies, de symptômes pathologiques, mais suppose l’absence de menace prévisible et un certain bien-être physique. »

 

La santé publique : « l’ensemble des techniques propres à prévenir les maladies, à préserver la santé, à améliorer la longévité des individus par une action collective. »

 

La santé est donc plus un objectif qu'un état, et ceci pour plusieurs raisons.

 

D'abord parce que l'état physique varie d'un moment (d'un âge) à un autre chez une même personne en fonction de son activité, de son alimentation, des heures de sommeil qu'elle s'offre ou se refuse, de son environnement, etc.

 

Ensuite parce que le corps humain n'est pas statique : il change en permanence. Entre la conception et l'âge adulte, les organes se développent de manière quasi continue (on considère ainsi que le développement du cerveau ne cesse qu'autour de l'âge de 25 ans). Passé l'âge adulte, le corps continue à changer selon qu'on le stimule ou qu'on le laisse s'avachir ; et bien sûr il vieillit sous l'effet conjugué de l'activité physique, de l'environnement, du régime alimentaire, des événements normaux (grossesse(s), allaitement) ou accidentels de la vie.

 

L’équation santé est à multiples inconnues ce qui devrait rendre plus modestes ceux qui disent vouloir nous maintenir en bonne santé.

 

Pour ma part, comment suis-je arrivé à 70 balais en bonne santé ?

 

Je n’en sais fichtre rien sauf que j’ai eu la « chance » d’être bien nourri, d’avoir eu une enfance frugale et heureuse, d’avoir été un petit sauvageon aimé, de m’être bien nourri, d’avoir exercé une activité professionnelle protégée de certains risques, d’avoir fait du vélo chaque jour dans une métropole polluée, fumé un peu des cigarettes roulées et des cigares avant de m’arrêter, fait la fête, dansé, aimé, voyagé, bu du vin ordinaire avant de tomber dans le tonneau du vin nu, avoir peu fréquenté mon médecin et mon pharmacien sauf pour mes migraines (je fus un grand migraineux), côtoyé des gens intéressants, fait un job intéressant, été un pessimiste actif, géré des situations de crise, fait de la médiation, « gouverné » un peu ce foutu pays, d’être passé tout près de la mort lorsque mon syndrome de Kent me fit conduire par le SAMU à l’hôpital Lariboisière, pin-pon dans un Paris nocturne, 3 beaux petits-enfants, une belle vie quoi…

 

 

22 septembre 2006

Vivre tue

 

La vie sociale est un segment de droite avec N pour origine et M pour fin. L'avant et l'après ne la concernent pas. À notre naissance nous entrons dans un univers inconnu sans l'avoir ni voulu, ni souhaité et, sans en maîtriser les conditions spatiales et sociales : « on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas les trottoirs de Manille pour apprendre à marcher..." chante Maxime Leforestier. Au début de notre vie sociale, nous sommes dépendants, ensuite nous sommes à la barre : vie professionnelle et personnelle, puis... parcours-type qui peut-être interrompu, brisé à tout moment par un événement sur lequel nous n'avons pas de prise : la mort. Certes on peut s'assurer sur la vie mais ce n'est pas un passeport pour l'immortalité.

 

Bien sûr il y a des variantes à ce schéma-type mais ce qui me préoccupe ce matin c'est de constater que de nos jours on ne meurt pas que de sa propre mort, on peut être jugé responsable de sa mort parce qu'on  a commis des abus, parce qu'on ne s'est pas conformé aux règles du Code de la Santé Publique. En mourant on est jeté en pâture et on entre dans l'univers impitoyable des statistiques.

 

Alors ce matin j'innove en proposant pour améliorer la sécurité de notre vie sociale d'instaurer un PERMIS A POINTS de SECURITE SANITAIRE.

 

ICI 

 

Bref nous vieillirons tous dans le sanitairement correct, les moins vieux pousseront les fauteuils des plus vieux, nous regarderons ensemble dans nos centres médicalisés des séries américaines pleines de gens bourrés, dopés, en sirotant notre orangeade, tous vêtus du même peignoir floqué d'un grand carré blanc cerné de noir avec, écrit en noir : VIVRE TUE ou VIVRE NUIT GRAVEMENT A NOTRE ENTOURAGE...

 

La santé publique est une chose trop sérieuse pour qu'elle soit confiée aux seuls médecins...

 

 « La Santé c’est un mythe » à la bonne vôtre...

 

Le psychanalyste Jacques-Alain Miller décrypte le paradoxe de l’homme occidental qui, «n'a nourri autant d’angoisses, ni vécu aussi longtemps. »

 

Jacques-Alain Miller, né le 14 février 1944 (75 ans) à Châteauroux, est un psychanalyste français. Il a contribué à la fondation de l'École de la cause freudienne et est éditeur des séminaires de Jacques Lacan, dont il est le gendre. Il est le frère de l’autre, le bouffon, Gérard.

 

Le Point : Pourquoi, dans nos sociétés occidentales, la peur semble-t-elle progresser plus qu'ailleurs ?

 

Jacques-Alain Miller : Parce que ce sont les plus « technicisées ». Le sociologue Ulrich Beck l'a montré, la technique donne naissance à une « société du risque » : quand vous vous déplacez à cheval, tout dépend de votre habileté à vous, et de votre connaissance de la bête en question ; quand vous prenez l'avion, votre sécurité est hors de vous, car votre vie dépend d'un réseau de systèmes complexes, auxquels vous devez vous fier a priori. Mais la société du risque devient une société de la peur dès que la science cesse d'inspirer confiance. C'est le cas aujourd'hui : chacun est intimement persuadé que le grand « sujet supposé savoir » ne sait pas tout, qu'il est troué comme un gruyère, et qu'il avance et produit à l'aveugle.

 

Le Point : Nos sociétés n'acceptent le risque qu'à condition de le quantifier...

 

Jacques-Alain Miller : En effet. Le sujet supposé savoir est maintenant mis au défi de prévoir l'avenir. Demain, vos maladies, on n'en fera plus seulement le diagnostic, on vous les prédira à partir du décryptage de votre génome. D'où l'émergence de nouvelles peurs, inédites, purs produits du calcul statistique.

 

Le Point : Notre santé, et en particulier notre alimentation, nous préoccupe le plus. Comment expliquez-vous cette peur ?

 

Jacques-Alain Miller : C'est ce qui résulte de la « mise en sécurité » comme attitude fondamentale de l'homme contemporain. Chacun est à lui-même son bien le plus précieux. Chacun se rapporte à soi-même comme à un objet, à un avoir, non à un être. L'impasse, c'est que la santé est parfaitement aléatoire. Il n'y a pas de science de la santé, disait Canguilhem, l'épistémologue de la biologie. La santé, c'est un mythe.

 

La hausse inexorable des dépenses de santé dans le monde pourrait bien être un enjeu majeur pour le capitalisme contemporain. Je suis d'avis que, dans un avenir relativement proche, le soutien moral, social et politique dont bénéficie le capitalisme sera sérieusement mis à l'épreuve par l'augmentation constante des coûts de systèmes de santé qui se veulent égalitaires.

 

La hausse des revenus, le vieillissement de la population et les nouvelles technologies ont permis de prolonger la vie et d'en améliorer la qualité. Ce phénomène a entraîné une hausse des dépenses de santé supérieure de 3,5 % à celle de l'ensemble des revenus aux Etats-Unis depuis plusieurs dizaines d'années. Certains économistes de premier plan prévoient que ces dépenses, qui représentent déjà 16 % de l'économie américaine, atteindront 30 % du PIB vers 2030, voire 50 % un peu plus tard. D'autres pays à revenus élevés ou intermédiaires connaissent le même type d'évolution et ne tarderont pas à se retrouver dans la même situation.

 

Le début du XXIe siècle a sonné la fin de toutes les idéologies qui menaçaient le capitalisme. Mais ce qui se passe en matière de santé pourrait bien changer la donne. Dans beaucoup de sociétés, les soins sont perçus comme un droit. Il y a cinquante ans, lorsque les dépenses de santé ne représentaient qu'un faible pourcentage des revenus, la conception égalitaire de la santé était un luxe abordable. Elle entraînait des coûts directs et indirects relativement modestes. A partir du moment où les dépenses de santé représentent un tiers du revenu national, le socialisme de la santé tourne au marxisme : à chacun selon ses besoins. Même le capitalisme autoritaire de la Chine finira par souffrir de ce phénomène. Cela se produira lorsque ses populations rurales, dont l'accès à des médecins et à des hôpitaux est aujourd'hui limité, manifesteront leur mécontentement.

 

On entend souvent dire que les soins aux personnes âgées représenteront une part majeure de l'augmentation des dépenses dans les années à venir. Mais, si l'on examine attentivement les prévisions du Congrès américain par exemple, il apparaît que le vieillissement de nos sociétés n'est pas le problème principal. La vraie question est de savoir si nous sommes prêts à offrir aux personnes l'égalité d'accès à des techniques médicales toujours plus modernes et plus perfectionnées.

 

Les tensions actuelles vont se trouver exacerbées par une tendance qui se profile à l'horizon : l'importance croissante des soins personnalisés. Le temps est en effet révolu où l'allongement de l'espérance de vie résultait de précautions collectives relativement peu onéreuses, telles que la fourniture d'eau potable ou le développement des campagnes de vaccinations. Désormais, beaucoup dépend des nouvelles techniques médicales. Dans nombre de pays riches, la chirurgie cardiaque contribue fortement à allonger la durée de vie. Des techniques sophistiquées de diagnostic comme la tomodensitométrie permettent de dépister de nombreux cancers à un stade suffisamment précoce. Certains chercheurs pensent que, grâce à une meilleure compréhension du génome humain, les médecins pourront un jour prévoir l'apparition des pathologies quinze ou vingt ans en avance et prescrire immédiatement un traitement préventif. Certains experts estiment même que vers la moitié du XXIe siècle nous vivrons facilement jusqu'à 110 ou 115 ans, ce qui laisse présager d'énormes bouleversements dans les comportements sociaux.

 

Outre la réduction de la mortalité, les nouvelles techniques médicales ont des répercussions importantes sur la qualité de vie. Environ 250.000 arthroplasties de la hanche sont effectuées chaque année aux Etats-Unis. Les patients de moins de 60 ans prennent de l'importance dans ce contexte, car les nouvelles prothèses sont compatibles avec un style de vie plus actif.

 

En principe, l'usage des mécanismes du marché pour les soins de santé peut ralentir ou même inverser temporairement l'augmentation des dépenses. Mais l'amélioration de l'efficacité a ses limites. En dernière analyse, on constate que les sociétés qui s'enrichissent dépensent une part toujours plus importante de leurs revenus pour les soins de santé, contrairement à ce qui se produit sur la nourriture par exemple. Les pressions financières stimulent aussi l'innovation, ce qui améliore le bien-être de tous à long terme, mais accentue en même temps les inégalités et les tensions à court terme.

 

Je ne suis pas opposé au capitalisme dans le domaine de la santé publique, mais je pense que ce système sera remis en question, bien plus radicalement que ne l'est aujourd'hui la mondialisation. La plupart des pays n'incitent pas suffisamment les patients et les prestataires à faire eux-mêmes des choix efficaces. Les pressions que subissent actuellement les systèmes de santé risquent d'inverser la tendance qui conduit aujourd'hui à une économie de marché toujours plus libre. Autrement dit, certaines sociétés pourraient bien décider d'être « plutôt rouges que mortes » en choisissant de confier une part de leur économie à un système plus socialiste.

 

KENNETH ROGOFF est professeur à l'université Harvard et ancien économiste en chef du FMI. publié dans les Echos du 3 octobre 2007

 

 

Partager cet article
Repost0
11 mai 2019 6 11 /05 /mai /2019 06:00
Les gus qui affirment ne pas savoir se faire cuire 1 œuf sont clients de Cocotine L'OEUF AU COEUR DE LA CUISINE en bouteille ou en bidon dans 1 ambiance digne d'1 usine pharmaceutique

Si un jour vous allez au grand salon gastronomique de Lyon : le Sirah et que vous vous aventurez loin des paillettes des grands chefs pour pénétrer dans le musée des horreurs industrielles vous trouverez ça :

 

L’oeuf au plat est un produit naturel, pasteurisé et sans conservateur.

 

En effet, ce produit est sans sel et sans ajout de matière grasse.

 

Pratique, l’oeuf au plat est présenté en coupelle, il ne reste plus qu’à le remettre en température.

 

Ça vient de chez Cocotine du groupe d'Aucy, les œufs sont fournis en grande partie par les groupements de producteurs des coopératives Cecab et Coop de Broons, dans une logique de filière, favorisant ainsi la traçabilité.

 

Plus de 120 produits pour chaque instant de consommation

 

Entrées et plats chauds, entrées froides, salades, sandwichs, desserts… mais aussi des bases culinaires parmi lesquelles les ovoproduits et les bombes à dorure. Cocotine, ce sont également des produits sur-mesure grâce au savoir-faire du service R&D, et des emballages et conditionnements adaptés à chaque client.

 

Précurseurs sur l’offre bio avec une gamme de produits élaborés et ovoproduits issue de l'Agriculture Biologique, Cocotine est également soucieuse du bien-être animal et propose une gamme de produits issus de poules  plein air et de poules au sol.

Résultat de recherche d'images pour "Cocotine oeufs aux plats"

Cocotine construit une casserie d'oeufs high-tech

 

Stanislas du Guerny  (Correspondant à Rennes) Par STANISLAS DU GUERNY

Publié le 11/03

 

L'entreprise Cocotine achève un investissement de 17 millions d'euros dans un atelier ultra-sécurisé à l'ambiance digne d'une usine pharmaceutique.

 

Chez Cocotine, 150.000 oeufs sont cassés chaque heure pour séparer blancs et jaunes avant pasteurisation et conditionnement. Une partie d'entre eux sont aussi transformés en omelettes cuites sur place. Pour ces produits frais et par nature très fragiles, le groupe d'Aucy, propriétaire de Cocotine , achève un investissement de 17 millions d'euros dans une usine ultra-sécurisée située à Ploërmel.

 

L'ambiance y sera digne de celle d'une industrie pharmaceutique. Pour accéder au site, le personnel devra être vêtu d'une tenue idoine, décontaminée. Et, pour éviter le moindre risque bactérien, « il est prévu que les collaborateurs dédiés à la production ne puissent pas se croiser », indique Fabien Daniel, le directeur. Pas question pour les visiteurs d'accéder aux lignes de production, visibles uniquement derrière une vitre.

 

La suite ICI 

 

Omelettes gastronomes

Oeufs au plat

Œufs brouillés

Omelettes Maxxx

 

                Oeuf à la coque                               

                Conditionnement  en cellulose pure par 6. Emballage sécable individuel. Produits compostables et biodégradables.

 

Résultat de recherche d'images pour "Cocotine oeufs aux plats"

 

ICI 

 

C’est propre, nickel chrome, bon appétit !

 

Et avec ça buvez-donc un Coca-Cola !

 

Enquête sur la science sous influence des millions de Coca-Cola

 

La multinationale finance professionnels de santé et chercheurs pour faire oublier les risques liés à ses boissons. En France, elle a dépensé 8 millions d’euros depuis 2010.

Par Stéphane Horel

 

Montants faramineux. Experts introuvables. Résultats non publiés. Opérations marketing maquillées en recherches. Un « institut » à but purement lucratif piloté par des célébrités de la médecine française. Voilà un échantillon des étonnantes découvertes de l’enquête menée par Le Monde sur les millions d’euros distribués par Coca-Cola aux professionnels de santé français ces dix dernières années.

 

A l’origine, un geste de transparence inédit pour la marque de soda la plus célèbre du monde, plus connue pour entretenir le secret autour de ses recettes comme de ses activités.

 

Une enquête dévastatrice

 

A la fin de l’été 2015, le New York Times publie un article dévastateur pour la réputation de la multinationale. Le quotidien américain dévoile son implication dans la coordination et le financement d’un « réseau mondial sur la balance énergétique » (« global energy balance network »).

 

Depuis plusieurs années, cette organisation réunit des scientifiques influents qui propagent une « solution » à l’épidémie mondiale d’obésité par le biais d’articles publiés dans les revues médicales, d’interventions à des conférences et par les réseaux sociaux. Faites plus d’exercice sans trop vous préoccuper de réduire vos apports en calories : tel est le discours de ces experts qui, à contre-courant des spécialistes en santé publique, passent sous silence le rôle de l’alimentation pour plutôt mettre en avant le manque d’activité physique.

 

Le message est parfaitement calibré pour détourner l’attention des Sprite, Fanta et autres Minute Maid, propriétés de Coca-Cola, leader mondial du secteur. Or, en parallèle, les données scientifiques s’accumulent et mettent en cause les boissons sucrées dans l’explosion de l’obésité et du diabète de type 2 sur la planète entière. Une canette de 33 centilitres du soda couleur caramel contient l’équivalent de sept morceaux de sucre (35 grammes). A l’instar de la France en 2012, de nombreux pays adoptent d’ailleurs des « taxes soda » pour contrer ces tendances

 

La suite ICI 

La transition vers les œufs alternatifs : la filière se prépare

 

Par ALABONNESOUPE

 

Un macroenvironnement comportemental en mutation, une prise de conscience à facteur exponentiel et une tendance qui ne faiblit pas autour des régimes alternatifs. À mesure que ces ingrédients mijotent à feu doux dans la cocotte minute de la RHD, les approvisionnements des grands acteurs de la distribution ont changé d’ADN. Et force est de constater qu’on ne se contente plus de proposer une alternative, au nom du sacro-saint « choix du consommateur ». Dans la filière de l’œuf, l’alternative a manifestement laissé place au remplacement : l’œuf de poules en cage, tombé dans la désuétude, cède sa place à un œuf alternatif, à l’amont plus éthique, plus respectueux du bien-être animal, en phase avec l’exigence d’une alimentation à découvert.

 

Le convive a tranché : son œuf sera alternatif

 

La filière de l’œuf met les petits plats dans les grands et se prépare activement à une transition qualifiée d’irréversible et d’immuable par la profession. Un joyeux barnum qui prend de l’ampleur, à fortiori lorsque l’on sait que la France caracole en tête des pays producteurs d’œufs en Europe avec 15 milliards d’unités en 2017 (+4,3% par rapport à 2016, une performance qui vient rassurer après une petite croissance de 1% en 2016), pour satisfaire une demande massive de 220 œufs par an et par personne, soit 17 unités de plus que la moyenne européenne. Aujourd’hui, la production est encore dominée par la cage aménagée (63,3%), mais l’état des lieux bouge à vue d’œil. En 2017, les élevages alternatifs ont encore grignoté du terrain. Ils constituent désormais 37% du parc, soit 4 points de plus qu’en 2016 et deux fois plus qu’en 2002. Et le consommateur se montre réceptif, puisque les 8 premiers mois de l’année 2018 ont connu un engouement autour de l’œuf alternatif :

 

+9,9% pour les œufs issus des poules élevées au sol ;

+7,8% pour les œufs de plein air ;

+3,2% pour les œufs bio.

 

2018 est donc l’année du basculement, puisque les achats des ménages en volume ressortent une égalité parfaite entre la part des œufs standards (50%) et des œufs alternatifs (50%). Les péripéties de la transition vers l’œuf alternatif, symbole de la mutation profonde des comportements alimentaires, sont densément documentées dans un livre blanc proposé par Cocotine ICI 

 

ICI

 

 

Partager cet article
Repost0
9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 06:00
Une ligne de chars, tels ceux qui écrasèrent le mouvement prodémocratique de Tian’anmen en 1989. L’homme qui fait face aux chars est, ici, le globe terrestre. Le monde est un homme seul face aux chars commerciaux de la Chine.  Dessin de Lauzan, Chili.

Une ligne de chars, tels ceux qui écrasèrent le mouvement prodémocratique de Tian’anmen en 1989. L’homme qui fait face aux chars est, ici, le globe terrestre. Le monde est un homme seul face aux chars commerciaux de la Chine. Dessin de Lauzan, Chili.

Va falloir vous y faire les gens du vin de France, vos routes des vins avec pancarte au bord du bitume sont dépassées, les chinois lancent le concept de route du vin à cheval vapeur jusqu’à Lyon, c’est bon pour les vignerons du Beaujolais qui vont pouvoir faire la nique aux bordelais dans l'Empire du Milieu.

 

China Railway High-speed (CRH)

 

COMPAGNIE FERROVIAIRE

CNR 中国总公司

 

Duisbourg – Wuhan via Pékin, Moscou, Varsovie 8488 km

 

Dans cet extrait du magazine "Avenue de l'Europe" de février 2019, voici ce train chargé de conteneurs entrant en gare après douze jours de trajet... et 10 000 kilomètres. Le trajet est subventionné par la Chine : des droits de passage hors de ses frontières sont notamment payés par l'Etat, via une société d'exploitation chinoise. Ce qui permet de brader le coût de transport des conteneurs et de remplir les trains.

Moins cher que l'avion, plus rapide que le bateau

 

"Ce train est moins cher que l'avion et plus rapide que le transport maritime", explique Yuchen Gan, le jeune intermédiaire chinois qui négocie le transport des marchandises sur ce train pour ses clients internationaux. Il fait venir de Chine 800 conteneurs chaque semaine, chargés de vêtements, produits hi-tech, téléphones portables, pièces automobiles...

 

Dans le sens retour, le train repartira vers Chongqing chargé de produits allemands (des médicaments et de l'alimentation). L'Etat chinois prend en charge près de la moitié du prix du conteneur. C'est tout bénéfice pour les clients. "Ici, on a de vraies possibilités de développer nos échanges, expose Yuchen Gan. Aux Etats-Unis, on est ciblés, soumis à de nouvelles taxes douanières. Il est important pour nous de travailler avec l'Europe."

 

Extrait de "Allemagne : l'entrisme chinois", un reportage de Frédérique Maillard-Laudisa et Denis Bassompierre, à voir dans "Avenue de l'Europe" le 27 février 2019. 

 

De la "Route de la Soie" à "la Route du Vin", les trains de fret Chine-Europe apportent de nouvelles opportunités en France (REPORTAGE)

        

French.xinhuanet.com | Publié le 2019-03-23 à 18:52

Par Xu Yongchun et Tang Ji

 

LYON, 23 mars (Xinhua) -- Après avoir parcouru plus de 10.000 kilomètres en 18 jours pour traverser le continent eurasiatique, un train de fret en provenance de Wuhan, dans le centre de la Chine, est arrivé le matin du 5 mars au terminal ferroviaire de Vénissieux, au sud de Lyon, en France. Ses conteneurs renfermaient des équipements sportifs, des produits électroniques et des objets destinés à une exposition culturelle.

 

Au XVIe siècle, Lyon était le terminus en Europe occidentale de l'ancienne Route de la Soie, un lien tissé entre l'Orient et l'Occident pour les échanges de produits, d'innovations techniques, de doctrines et de cultures. Aujourd'hui, les trains de fret Chine-Europe (TFCE) apportent de nouvelles opportunités et favorisent la croissance du commerce sino-français, dont le volume a dépassé les 60 milliards de dollars en 2018.

 

La société allemande DBO Bahnoperator se charge du transit des TFCE de Duisbourg à Lyon. Le responsable de DBO, Marcel Stein, estime que le transport ferroviaire offre aux marchés de nouvelles opportunités d'importation et d'exportation. "Le délai de livraison de la Chine vers la France par fret ferroviaire est d'environ 15 jours, juste entre celui du fret maritime (environ 40 jours) et celui du fret aérien (quelques jours), tandis que les coûts ne représentent qu'une faible partie de ceux du transport aérien et sont similaires à ceux du transport maritime."

 

"Les trains de fret Chine-Europe représentent une solution idéale", affirme M. Stein. Pour ceux qui veulent transporter leurs marchandises du continent européen vers la Chine, "l'itinéraire ferroviaire reliant Lyon en France à Wuhan en Chine n'a pas de rivaux sur le marché."

 

D'après les statistiques officielles chinoises, les TFCE ont connu une progression galopante depuis leur lancement en 2011. Le nombre cumulé d'expéditions de TFCE a dépassé 12.000 fin 2018, desservant 56 villes chinoises et une quarantaine de villes dans 15 pays européens. Soixante itinéraires relient une centaine de villes chinoises et européennes en traversant le continent eurasiatique, constituant aujourd'hui une grande artère pour le commerce international.

 

En France, les TFCE ne cessent de s'étendre. En avril 2016, le premier itinéraire reliant Lyon et Wuhan a été mis en service. En octobre 2017, un itinéraire "sur mesure" a été lancé entre Wuhan et Dourges (nord de la France) à la demande de Decathlon, groupe français de grande distribution de sport et de loisirs.

 

La responsable du terminal de Vénissieux, Brigitte Bernard, déclare n'avoir jamais vu de conteneurs venus de Chine avant 2016. Suite à la mise en service de l'itinéraire Wuhan-Lyon, des conteneurs chinois arrivent toutes les semaines dans ce terminal. "Malgré une proportion faible actuelle des conteneurs chinois dans notre terminal, je m'attends à une croissance et espère accueillir davantage de conteneurs venus de la Chine", indique-t-elle.

 

Wang Lijun, PDG de la société Wuhan Asia-Europe Logistics (WAE) qui opère des TFCE au départ de Wuhan, précise que deux convois en provenance de Wuhan arrivent chaque semaine à Lyon, d'où les cargaisons sont distribuées et livrées à Paris, à Bordeaux et à Dourges.

 

Grâce au dynamisme commercial sino-francais, à la promotion de l'Initiative la Ceinture et la Route (ICR) et à la réduction de la durée des trajets, les TFCE ont été choisis par davantage de grandes entreprises françaises dont Peugeot, Citroën et Decathlon, alors que des petites et moyennes entreprises ont commencé à manifester leur intérêt pour ce service.

 

Dans le même temps, les catégories de cargaisons se diversifient, allant des pièces automobiles et aéronautiques aux produits médicaux et vins français.

 

Le vice-président du Nouvel Institut franco-chinois Alain Labat estime que le développement du fret sur cet axe ferroviaire dépend essentiellement de deux facteurs. "Le premier est la nécessaire amélioration des capacités exportatrices de la France, afin de rééquilibrer l'ensemble de son commerce extérieur. Le second concerne l'augmentation des importations chinoises depuis la France."

 

"La première Exposition internationale des importations de la Chine, qui s'est déroulée à Shanghai en novembre 2018 et à laquelle la France a largement participé, laisse espérer des développements favorables", selon M. Labat.

 

"Pour aller plus loin, il est nécessaire d'entreprendre une véritable pédagogie interculturelle sur l'Initiative la Ceinture et la Route, afin qu'un maximum de décideurs français, notamment politiques et économiques, prennent toute la mesure de l'initiative chinoise", préconise-t-il.

 

Parallèlement, grâce à la montée en gamme des équipements sur les trains, les TFCE pourront satisfaire les demandes diversifiées de clients, avec par exemple le transport frigorifique de produits agro-alimentaires, indique M. Wang.

 

La société WAE négocie actuellement avec des associations de vins de Bordeaux pour introduire des produits de cette célèbre région viticole française sur une plate-forme d'e-commerce chinoise, où les consommateurs pourront passer leurs commandes, et les vins seront transportés par des conteneurs frigorifiques de TFCE, révèle-t-il.

 

"Des viticulteurs locaux s'intéressent beaucoup à notre projet. Une fois le service mis en place, la 'Route de la Soie' deviendra une 'Route du Vin'", prévoit M. Wang.

Fret.Duisburg-Chongqing, la nouvelle route de la soie

 

 

En mars, Xi Jinping a accueilli l’arrivée d’un train de marchandises dans le port rhénan de Duisburg avec trois coups de gong, appelant l’Allemagne à se joindre à la Chine pour développer une “nouvelle route de la soie” entre les deux économies.

 

C’est en effet le projet stratégique favori du président chinois. Depuis sa prise de fonction, en 2013, M. Xi évoque régulièrement l’idée d’une nouvelle route de la soie entre la Chine et l’Europe lors de ses déplacements à l’étranger. En visite au Sri Lanka, il a ainsi parlé en septembre d’une “route de la soie maritime du XXIe siècle” en inaugurant le chantier d’un port de 1,5 milliard de dollars. Xi Jinping souhaite améliorer les liaisons de la Chine continentale, et en particulier de sa partie occidentale, avec l’Europe.

 

Ce projet pourrait provoquer le plus gros bouleversement des routes commerciales depuis que la Chine a fait son entrée en force dans le commerce international, il y a vingt ans. Baptisé Yuxinou, le train Chongqing-Duisburg est un exemple parfait de l’ombre que la géopolitique projette sur la mondialisation. Une grande partie de son tracé de 11 000 kilomètres passe par la Russie, le tronçon en question étant géré par Trans-Eurasia Logistics, une coentreprise créée par la Deutsche Bahn et Russian Railways.

 

A l’heure où le conflit ukrainien durcit les tensions commerciales entre la Russie et l’Union européenne, on a là un maillon vulnérable dans la chaîne d’approvisionnement mondiale. Cette route est de plus en plus utilisée par des groupes occidentaux comme l’américain Hewlett-Packard (HP) ou les allemands BMW et Mercedes-Benz, auxquels elle offre un moyen plus efficace de transporter des marchandises de grande valeur que les voies maritimes traditionnelles. Près des deux tiers des produits fabriqués par HP près de Chongqing sont expédiés en Europe par le rail. Le premier convoi transportant des voitures allemandes est arrivé en Chine en septembre.

 

Selon les exploitants des trains et leurs clients, le conflit ukrainien ne s’est pas encore répercuté sur leurs opérations. “Il n’y a pas eu de retard”, souligne-t-on chez DB Schenker, la branche fret de la Deutsche Bahn. Conscient que l’avenir de cette route dépend autant de la bonne volonté de Vladimir Poutine, le président russe, que des ambitions commerciales de Xi Jinping, HP a toutefois mis au point des solutions de remplacement.

 

La grande majorité des échanges commerciaux entre la Chine et l’UE se fait encore par la mer. Les quatre trains qui arrivent chaque semaine à Duisburg en provenance de Chine transportent 40 à 50 conteneurs chacun, alors que les cargos modernes en contiennent plusieurs milliers. Pour autant, le volume du fret ferroviaire entre l’Europe et la Chine augmente rapidement et est loin d’être négligeable.

 

L’intérêt de cette route est facile à comprendre : elle offre à certaines entreprises une version bien plus efficace de la mondialisation. De porte à porte, les produits chinois mettent en moyenne 22 jours pour arriver à Duisburg par le train, soit deux fois moins que par la mer, et pour à peine 20 à 25 % plus cher, explique Ronald Kleijwegt, le directeur européen de la logistique de HP.

 

Contrôlé plus directement par le groupe, le trajet ferroviaire est plus prévisible que le voyage maritime, où même les grandes entreprises sont à la merci de plannings erratiques. HP compte donc faire davantage appel au transport terrestre. Reste à savoir si les frontières russes avec l’Europe demeureront ouvertes au commerce et quelles sont les visées à long terme de M. Poutine. Pour le moment, le Kremlin tient à avoir Pékin de son côté.

 

Il n’en demeure pas moins que la Russie et la Chine sont fondamentalement rivales en Asie centrale, explique Niklas Swanström, qui dirige le Programme d’études de la route de la soie, un centre de recherche commun de l’Ecole d’études internationales avancées de l’université Johns Hopkins et de l’Institut de politique de développement et de sécurité suédois. Les deux pays ont des projets ferroviaires concurrents pour relier la Chine à l’Europe, ajoute-t-il.

 

A long terme, la route de la soie de Xi Jinping contournera la Russie. De son côté, la Russie souhaite faire du Transsibérien la principale voie entre la Chine et l’Europe. Le risque, selon M. Swanström, c’est que la Russie utilise les voies ferrées comme elle utilise les gazoducs, qu’elle peut ouvrir et fermer à sa guise – c’est-à-dire comme un outil stratégique.

 

Mais un tel comportement serait bien plus dangereux à long terme pour Moscou que pour les pays européens et la Chine. “A part ses ressources naturelles, la Russie n’a pas grand-chose à offrir à Pékin”,rappelle M. Swanström, alors que l’UE est le plus gros marché d’exportation pour la Chine. A Duisburg, les trains continuent pour l’instant leurs allers-retours vers la Chine.

 

Toutefois, les responsables savent bien que l’ombre géopolitique pourrait s’obscurcir. “Je serais surpris que cela continue aussi tranquillement, confie Julian Böcker, le porte-parole du port. Nous ne savons pas ce qui va se passer.”

 

—Shawn Donnan 
Publié le 17 octobre 2014 dans Financial Times (extraits) Londres

 

Partager cet article
Repost0
8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 06:00
Elle n’était pas vraiment belle la 4 L... mais avec la Super Export suis allé jusqu’à Ghardaïa

Ma vie de chauffeur d’auto commença dans l’illégalité dans la 2 CV de mon père sur le chemin de la Garandelière où je ne risquais guère de croiser les pandores de la brigade de la Mothe-Achard.

 

Lors de mon séjour à Pouzauges pour aller à la Fac à Nantes j’achetai la 2CV du curé.

 

Je fis une petite incursion chez Fiat pour  loger ma petite famille mais avant de partir à Constantine  en Algérie pour mon service national civil je décidai d’acquérir une 4 L super export en plaques rouges (! Il s’agit de plaques spéciales pour véhicules de tourisme en transit, destinés à l’exportation qui ont été achetés neufs en France mais sont exonérés des droits de douane et de la TVA.

Plaque immatriculation rouge (transit)

Je suis venu la chercher à Paris.

 

Nous avons pris le bateau à Marseille pour Annaba, puis nous avons sillonné l’Algérie de l’Est tous les 4, le 4e étant Ulysse mon chien boxer.

 

Nous avons exploré la Kabylie, les Aurès et le sud jusqu’à Ghardaïa.

Résultat de recherche d'images pour "Gardhaïa" Maurice BOUVIOLLE (Beauvais1893 - 1971) Vue de Gardhaïa

 

Le service durait 18 mois, comme j’étais maître-assistant à la faculté de Droit j’avais 3 mois de vacances mais l’autorité militaire nous interdisait de rentrer en France. Ce qu’aucun d’entre nous ne respectait. Nous reprîmes le bateau mais pour le retour mon trésor de guerre en francs avaient fondu (nous étions payés en dinars algériens) je décidai donc de rentrer par la terre soit via Gibraltar avec mon chien Ulysse comme passager, puis la frontière algéro-marocaine et la traversé d’Ouest en Est de l’Algérie.

 

Il fallait être complètement givré pour entreprendre ce périple, à la moindre panne, vu l’état de mes finances, c’était la cata. Mais la petite boîte à sardines, vaillante et increvable, ne connut jamais une seule panne.

 

Je l’ai ramenée à Paris, le seul problème que j’eus avec elle ce fut avec le service des douanes mais en négociant je réussis à éviter de casquer un max.

 

Parlons d’elle dont on dit que l’ex-Régie envisage de la ressortir en mini-SUV

L’image contient peut-être : nuage, ciel et plein air

 

Plein pot sur une passion française, la 4L

09/02/2011 (MIS À JOUR LE 22/01/2016

par Gérard Conreur ICI 

 

« Comme la 2 chevaux qui ne ressemble à rien, comme cette tour de métal surgie dans le Paris du baron Haussmann, comme encore la Caravelle, le Concorde ou le TGV, le Moulin rouge, le camembert et pourquoi pas le Beaujolais, la 4L est une part essentielle de notre exception culturelle, un fragment intime de notre identité. Quelque chose dont nous seuls étions quasi génétiquement porteurs. Elle n’aurait pas pu voir le jour à Osaka ou à Sidney. Elle est née sur une table à dessin, entourée de fumeurs de Gitanes . Au bistro de l’usine, on parlait d’elle et peut-être déjà des cadences infernales. »

 

La Renault 4 ©Renault autrement dit la R4 ou encore la 4L voit le jour sur l’Île Seguin en août 1961. C’est une nouvelle réponse de Renault à la 2cv Citroën, réponse ou riposte que n’avait su apporter jusqu’alors la 4 CV. Cette fois, le match va être plus serré et s’il n’est pas décisif dans la gamme des véhicules populaires de grande diffusion, la Renault 4 marquera définitivement l’histoire de l’automobile en France. Deudeuche et Renault 4 nous laissent pantois sur l’inventivité du siècle passé à une époque – la nôtre – où toutes les bagnoles se ressemblent. Ajoutons enfin que ce vingtième siècle avait aussi commis la cocotte-minute et le Vélosolex…

 

Des années secrètes de la R4 – la phase de conception baptisée Programme 350 – bien peu de choses ont transpiré. Quelques photos ou vues d’artistes… La 350 sera une traction avant. A l’opposé donc, c’est le cas de le dire, de la 4cv. Terminées aussi les courbes arrondies, la nouvelle Renault adoptera la coupe au carré et l’angle droit et quand le beau jour arrive d’une première présentation aux professionnels de la marque, la consternation se lit rapidement sur les visages avec une implacable certitude : avec un look pareil, cette voiture ne se vendra jamais ! La Renault 4 termine sa carrière en 1992 et tient le record de la voiture française la plus fabriquée : 8 135 424 exemplaires.

 

Deux choses encore, c’est probablement l’une des dernières voitures que l’on pouvait encore démarrer à la manivelle et qui oubliera ce manche de parapluie qui lui faisait office de levier de vitesse ? Enfin, au cours de son existence, la R4 aura vu apparaître les feux de détresse et la ceinture de sécurité. Elle a servi, en livrée rouge, chez les sapeurs-pompiers, en bleu chez les gendarmes, en jaune avec l’oiseau bleu chez les postiers, en blanc nature pour l’armée.

 

Pierre Overney : mort pour un clown

16 FÉVR. 2018 PAR ALEXANDRE ANIZY BLOG : LE BLOG DE ALEXANDRE ANIZY

 

Le 25 février 1972, à 14h30, l'ouvrier Pierre Overney mourait d'une balle en plein cœur à l'usine Renault de Boulogne-Billancourt. Bien entendu, ses chefaillons maoïstes ne l'ont pas accompagné au paradis

 

Morgan Sportès doit avoir des comptes à régler avec son passé : il le fait avec talent dans son récit documentaire Ils ont tué Pierre Overney (Grasset, 2008, c'est ce qui nous importe ici.

 

Ils ont tué Pierre Overney

            « A l'époque, les maîtres à penser de la Gauche prolétarienne, Alain Geismar, Serge July, André Gluksmann, Pierre Victor, envisagent comme horizon de la révolution l'année 1974. » (p.29/271)

 

            Pour cela, les maos français ont investi les usines, parce qu'après mai 68 où une vingtaine de barricades déclencha une grève générale qui faillit renverser De Gaulle, ces minots pensaient : « qu'avec un mois de manifs, trois coups de feu, deux douzaines de morts, on foutrait la société par terre, explique un mao et non des moindres : le ci-devant vicomte Charles-Henri de Choiseul-Praslin (...) allié par ailleurs aux Wendel, les maîtres de la sidérurgie(...) » (p.28/271) En 1969, ils ne sont que 4 maos à pointer chez Renault à Boulogne-Billancourt, mais les hostilités commencent en janvier 1970 avec l'initiative de prolos : la bataille du métro (il s'agissait de bloquer tous les soirs le contrôleur de la RATP et ainsi de faire voyager gratuitement les ouvriers qui rentraient chez eux). « Pierre Overney, "qui était de toutes les bagarres", car il aimait la cogne, participera à la "Bataille du métro". » (p.36/271)

 

            Que faisaient les maos au sein de l'usine ?

 

            « Trente ans et quelques plus tard, Bouboule s'est posé la question :

 

C'était pas tout à fait faux, ce que disait la CGT : je me baladais partout dans l'usine, dans n'importe quel atelier, sans autorisation, avec dans la poche ventrale de mon bleu de travail un énorme paquet de tracts que je distribuais... On me laissait faire, alors que c'était un motif d'expulsion. J'aurais pu être viré quarante fois ! » (p.40/271)

 

Quand on connaît la rigueur des systèmes d'organisation de la production, on se dit, comme la CGT, que ces maos jouissaient d'une grande indulgence. Ici comme à l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm (Paris, 5ème arrondissement).

 

            La Gauche Prolétarienne est interdite le 27 mai 1970. Ses membres rentrent alors dans une clandestinité... toute relative puisque :

 

« Les flics savaient qu'il y avait des réunions à Ulm, que Victor était là. On comptait dans ces assemblées jusqu'à cent cinquante personnes. Victor présidait comme porte-parole de Sartre. » le grand chefaillon Pierre Victor, apatride sans carte de séjour, doit toutes les quinzaines pointer à la préfecture de police ;

 

« (...) Victor a coopté au comité exécutif de l'organisation, où se prennent toutes les décisions importantes, un ancien mineur de fond : Paupaul ! Or ce Paupaul est une taupe. Son agent traitant est le commissaire Jacques Harstrich, des Renseignements Généraux. » (p.61/271)

 

Dans l'épopée de la GP, tout est à cet avenant grotesque. 

 

 Pour Pierre Overney, la fin de la mascarade maoïste tolérée par le pouvoir sera tragique, mais elle aura évité un bain de sang :

 

« Une "manif militaire" ultra-dure est prévue pour le 25 février au soir, à Paris, boulevard Voltaire, XIe arrondissement. On compte sur les Os de la Régie pour grossir les bataillons... Dans les sous-sols de l'université de Jussieu, véritable caverne d'Ali Baba du terrorisme, on fabrique des centaines de cocktails Molotov.

 

― C'était une vraie folie, raconte Jacky aujourd'hui. Les cocktails Molotov, c'est une arme de guerre. Les partisans russes utilisaient ça pour cramer les chars d'assaut nazis ! Il était prévu de prendre en tenaille les CRS, lors de la manif, et de les bombarder. Il y aurait eu des morts, c'est sûr, les flics auraient tiré, si...

 

― Il n'y avait pas que les cocktails Molotov de prévus ! ajoute Philippe Tancelin. Certains comptaient apporter des armes... » (p.133/271)

 

« La violence était prévue non seulement pour la manif du 25, mais aussi pour la distribution de tracts chez Renault qui devait la précéder, précise Philippe Tancelin. » (p.136/271)

 

Complétons le scénario : aucune tactique de repli n'est mise au point. En clair : on envoie les mômes aux casse-pipes !

 

            Ce 25 février 1972, avant l'action, Pierre Overney, qui vit maintenant avec Geneviève et ses deux enfants d'un premier mariage, et qui, selon le commissaire Poiblanc, « considéré jusqu'ici comme instable, bohème, avait commencé à se calmer »,  déjeune à Billancourt avec des camarades.

 

« ― Ils l'ont chauffé, ils lui ont fait boire de la gnole ! affirmera le cégétiste Roger Sylvain.

 

― Ils lui ont bourré la gueule pour l'envoyer au casse-pipe, comme les Poilus de 14 avant le Chemin des Dames, renchérit Michel-Antoine Burnier, journaliste à Actuel, revue underground.

 

― La victime, Pierre Overney, était dans la phase ascendante de l'ébriété, ajoute le docteur Martin qui remplace à la barre le professeur Lebreton. Cette phase est la plus dangereuse. Le sujet peut devenir agressif et perdre le contrôle de ses mouvements ! » (p.138/271)

 

Peu après 14 heures, les maos ont attaqué, et Pierre Overney s'est effondré, un trou rouge en plein cœur. Le grand chefaillon Pierre Victor, alias Benny Lévy positionné en retrait dans une rue adjacente, tient maintenant son cadavre chaud, son martyr... Mais il n'en fera rien, forcément.

 

            La suite, Morgan Sportès la raconte bien : Ils ont tué Pierre Overney.

La suite du billet ICI 

Geismar à la porte Emile Zola © Horace Photos

Geismar à la porte Emile Zola © Horace Photos

Partager cet article
Repost0
7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 06:00
Bienheureux Jacques de Lézardière - 2 septembre Diacre, martyr - couvent des Carmes.

Bienheureux Jacques de Lézardière - 2 septembre Diacre, martyr - couvent des Carmes.

Coup sur coup j’ai reçu via le formulaire de contact de mon blog deux demandes de renseignements sur des maisons, l’une la ferme de la Célinière, que je n’ai jamais connue car je suis né au Bourg-Pailler à l’entrée du bourg de la Mothe-Achard, mes parents Berthe Gravouil et Arsène Berthomeau s’y sont mariés, une noces de 3 jours banquet dans la grange, un paquet d’invités, le bœuf gras, la 4/4, la noce au son de l’accordéon, mon frère Alain et ma sœur Marie-Thérèse dites zézette y sont nées, ils se tapaient l’aller-retour à pied pour aller à l’école à la Mothe-Achard, 2 fois 4 km en passant par les chemins creux et à travers champ. Comme disent les gilets jaunes : « c’était mieux avant ». Les successeurs de mon grand-père à la Célinière, étaient les Raymondeau et René mangeait avec moi à la maison le midi.

 

L’autre est plus exotique puisqu’elle concerne une bâtisse sise du côté de  Châteauneuf du pape où j’ai effectué une mission de conciliation entre les deux camps qui s’affrontaient dans le meilleur style des querelles de village, version Anciens et Modernes, des vieilles histoires recuites, un maire le sieur Boisson, du domaine Caboche, usant et abusant de ses multiples mandats électifs : Chambre d’Agriculture, FNSEA…

 

Je vous livre le contenu de ces demandes.

 

Bien sûr je répondrai personnellement aux intéressés en leur communicant les personnes les plus à même de leur communiquer les renseignements qu’ils demandent.

 

Créer des liens, tel était l’une des ambitions de mon blog, c’est minuscule mais mieux que rien.

 

Commune

 

- La Célinière       

        

Monsieur,

 

Ma demande peut vous paraître bien étrange et je comprendrais que vous n'y donniez pas suite.

 

Mon mari et moi-même nous portons acquéreur de la ferme la Célinière à St Georges de Pointindoux. C'est dans ce domaine de calme et de charme que nous souhaitons voir grandir nos 3 enfants.

 

De toute évidence, cette ferme a une âme, une histoire que j'ai envie de découvrir.

Grâce à votre blog, j'ai pu glaner de précieuses informations mais certaines de mes questions demeurent sans réponse.

 

N'hésitez pas à me corriger si je me trompe. J'ai lu que la ferme est une ancienne métairie du Vicomte de Lézardière pour qui votre grand-père travaillait. Il était éleveur de bœufs gras et bouilleur de cru. (ce qui explique peut-être aujourd'hui encore la présence de plusieurs pommiers et poiriers ?).

 

Son fils, votre père Arsène faisait des battages, élevait des porcelets et était bouilleur ambulant.

 

 

Vous êtes ensuite installés à Bourg-Pailler à La Mothe Achard (début 1948 ?)

 

 

Mes questions :

 

 

- Savez-vous en quelle année la maison principale et la grange ont été construites ?

 

- Jusqu'en quelle année la Célinière était de la propriété du Vicomte de Lézardière et à qui a-t ‘elle été vendue ?

 

- La maison avec la partie "grenier" a-t ‘elle été construite en même temps que la partie plus basse qui sert aujourd'hui de salon ? Quid des dépendances attenantes ? L'histoire de la construction elle-même m'intéresse.

 

 

Je suis intéressée par tous les détails et anecdotes que vous voudrez bien me confier au sujet de ce lieu.

 

 

Il est important pour moi de connaître son histoire, d'imaginer son passé, la vie de ses anciens occupants, d'autant plus du milieu rural qui sont aussi mes racines…

 

 

Je vous remercie de m'avoir lue jusqu'au bout.

 

 

Bien cordialement,

 

 N.D

 

Lucia4-0185.JPG

                   - Recherche sur Philippe Dufays   

        

Bonjour Monsieur,

 

J'ai trouvé votre blog en effectuant une recherche sur le docteur Philippe Dufays de Châteauneuf du pape.

 

Il se trouve que j'ai acquis récemment une bâtisse en semi ruine sur la commune de Monteux dans le Vaucluse, ancien relais de diligence selon les vendeurs, et qui avait été cédée à leurs parents par le docteur Philippe Dufays.

 

Mon but était de retrouver des héritiers pour essayer de retracer l'historique de cette construction, mais selon vos écrits, le docteur Dufays est décédé sans laisser d'héritiers.

 

Peut-être avez-vous eu des contacts avec des membres de sa famille, pour rédiger votre article, famille auprès de laquelle, je pourrais commencer mes recherches sur l'histoire de ce bâtiment.

 

En vous remerciant pour votre aide, je vous souhaite une agréable journée.

 

L. M.

 

 

Henry-Pierre Troussicot est plus connu comme peintre. Là, il plonge le lecteur dans une intrigue vendéenne.

Résultat de recherche d'images pour "henri pierre troussicot le crime de l'hermitière"

 

On a lu

On connaît le Troussicot peintre et graveur, beaucoup moins l'écrivain. Henry-Pierre Troussicot, Yonnais né à Saint-Georges-de-Pointindoux vient d'écrire un ouvrage intéressant à plus d'un titre. Le crime de l'Hermitière est plus une chronique qu'un polar, dont l'action se situe dans un bourg vendéen (probablement entre La Mothe-Achard et Les Sables-d'Olonne) en... 1921 ! La Première Guerre mondiale est finie, le monument aux morts se construit, on éclaire à la bougie, on entend le forgeron battre l'enclume dès potron-minet.

 

Peut-être que cette histoire, qui a probablement existé, aurait mérité quelques dizaines de pages en moins pour la rendre plus percutante encore, comme un Frédéric Dard ou un Simenon. Henry-Pierre Troussicot se distingue par la reconstitution de l'ambiance de l'époque, évitant tout anachronisme, avec des dialogues, où resurgit le caractère de cette population rurale, jusqu'à l'enjomineur de La Roche-sur-Yon et le juge sablais. Troussicot écrit comme il peint, en mettant des couleurs autour de clairs obscurs à la Rembrandt. Ce roman devient superbe et le procès révèle encore mieux les haines, les ragots et les « sorcelages » de ces paysans rugueux, parfois retors.

 

NDLR : ça se passe à la Célinière, et ça parle de mes ancêtres...

Partager cet article
Repost0
6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 06:00
Stupéfiant les « serial killer of volatile» de la DGCCRF du 37 pourchassent le vigneron Sébastien David : ça va tourner au vinaigre !

La première pensée qui m’est venue en apprenant les tenants et les aboutissants de cette nouvelle affaire ce fut le calvaire des Guffens : Jean-Marie Guffens, 57 ans, vigneron, fondateur et propriétaire de la maison Verget, à Sologny (71), son épouse et ses salariés. Soupçonnés par l'Administration d'assemblages et de ventes de vins frauduleuses, son équipe et lui ont subi pressions, perquisitions et même des gardes à vue jusqu'à ce que le tribunal de Dijon décide d'annuler la procédure, en 2011. Voir la vidéo en fin de chronique.

 

18 novembre 2011

Cher Jean-Marie Guffens, je suis partagé entre colère froide et grande honte

 

Je viens de visionner le documentaire «  C'est arrivé dans une cave près de chez vous » réalisé par Jean-Yves Cauchard, je suis stupéfait, atterré et ébranlé par ce que toi, ta famille et tes collaborateurs venez de subir et d’endurer pendant des mois et des années de la part de fonctionnaires d’État, assermentés, dans l’exercice de leur fonctions de police judiciaire.

 

Jean-Marie, le serviteur de l’État que je suis est partagé entre colère froide et grande honte. Oui vraiment j’ai honte, une honte qui en appelle, sans faire de phrases, à réparation. J’admire ta force d’âme et ta dignité, ce bel orgueil à la Guffens face à une adversité si méprisable. Il n’empêche que cette affaire est indigne d’un véritable État de Droit, vous avez souffert dans vos corps, vos cœurs et vos âmes, dans votre dignité, d’un acharnement, d’une volonté de vous nuire et de vous briser. C’est intolérable et ça ne doit pas être toléré. »

 

100-dollars-pour-un-sherif-Wayne.jpg

 

La seconde, plus légère, je venais de visionner 100 dollars pour un shérif d'Henry Hathaway, où John Wayne, vieux marshal borgne, face aux questions insistantes d’un avocat sur le nombre de morts à son palmarès depuis son entrée en fonction, tergiverse, avant de concéder 26 macchabs à son palmarès. Ce fut la seule fois de sa carrière que John Wayne obtint un Oscar en 1970.  

 

La violence qu’a subie Sébastien David est certes plus légère que celle infligée à Jean-Marie Guffens, mais ce que je réprouve dans les 2 cas c’est le comportement des fonctionnaires de l’État. Ils se vivent comme des justiciers intraitables, qu'ils ne sont pas, des gabelous de la pire espèce, genre Fernand Raynaud, alors qu’ils se doivent de respecter des règles procédurales et de faire preuve d’intelligence face à des situations complexes. 

 

Dans le cas de Sébastien David ils agissent an nom d’un règlement communautaire :

 

L’annexe I C du Règlement CE n° 606/2009 de la Commission du 10 juillet 2009

Qui dispose :

 

« 1. La teneur en acidité volatile ne peut être supérieure à […]

c) 20 milliéquivalents par litre pour les vins rouges […]

3. Des dérogations au point 1 peuvent être prévues en ce qui concerne :

a) Certains vins bénéficiant d’une AOP […] s’ils ont été élaborés selon des méthodes particulières

b) « les vins ayant un titre alcoométrique volumique total égal ou supérieur à 13 % vol. »

 

Bref, il n’y a aucun risque sanitaire, ce n’est pas de la listéria dans les laits infantiles de Lactalis ou la bactérie E coli dans les steaks hachés de Leclerc. Le seul risque il est économique, cette hâte met en péril l'entreprise de Sébastien David.

 

Avant de sortir l’arme atomique : la destruction économique de l’entreprise de Sébastien David, on discute autour d’une table madame la Préfète, un peu de bon sens ne nuit pas pour passer au peigne fin un dossier de cette nature. Là encore, se contenter de se draper dans le costume de l'autorité c'est affligeant de la part des membres de ce corps à l’échine si souple face au pouvoir. Je parle en connaissance de cause : les préfets j’en ai pratiqué une flopée ! Très portés sur le oui monsieur le Ministre... Pour leur décharge, préfet ou préfète le matin, viré le soir.

 

En effet, il y a urgence à suspendre l’interdiction de vente d’un produit dès lors que celui-ci représente plus de la moitié du chiffre d’affaire de l’entreprise requérante et que l’interdiction « compromet à brève échéance l'existence même de l'entreprise » (CE 19 octobre 2001, Société Capral, n°238204).

 

En l’espèce, l’interdiction de commercialisation du lot LC16 cause à Monsieur DAVID un préjudice financier important. En effet, selon les acheteurs (professionnels ou particuliers) de la production de Monsieur DAVID, la perte s’élève à une somme pouvant aller jusqu’à 25 € la bouteille, soit un montant total de 51 950 €.

 

L’impossibilité de vendre les 2 078 bouteilles a un effet visible sur le chiffre d’affaires de Monsieur DAVID. Sur le mois de mars, le requérant enregistre un chiffre d’affaires en baisse de 81 % par rapport au mois de mars 2018.

 

Cette perte de chiffre d’affaires cause un préjudice d’autant plus grave à Monsieur DAVID que celui-ci a souscrit en 2018 un prêt d’un montant de 90 000 € pour réaliser des travaux de mise à niveau de ses vignes.

 

Ma référence au Marshall borgne de  100 dollars pour un shérif prend tout son sens, c’est quoi cette hâte à dégainer pour abattre une entreprise ? Vous êtes cinglés, irresponsables, de bien piètre serviteur du bien public, incapables de discernement. C’est grave, il ne faut pas s’étonner que ce vieux pays va mal. J’ai connu le service de la répression des fraudes au temps où il était rattaché au 78 rue de Varenne, ses cadres savaient faire la part des choses sans négliger de faire appliquer avec discernement la loi.

 

Je m’emporte, ça ne sert à rien il vaut mieux que je mette mes pas dans ceux de Me Morain qui a déposé :

 

1 RÉFÉRÉ SUSPENSION – Requête introductive d'instance à Madame la présidente ou monsieur le président du Tribunal Administratif d'Orléans

 

AUDIENCE le 10 mai à Orléans

 

RAPPEL DES FAITS

 

Monsieur Sébastien DAVID est vigneron, sa famille exploite un domaine viticole depuis le XVème siècle sur le territoire de la commune de Saint-Nicolas-de-Bourgueil.

 

Le 23 octobre 2018, Monsieur PIOVANACCI, agent de la Brigade d’enquête vins et spiritueux de la DIRECCTE Pays-de-la-Loire a mené une inspection sur la cuvée Saint-Nicolas-de-Bourgueil COËF 2016 produite par Monsieur DAVID (le numéro de lot est LC16). Au cours de la visite, des prélèvements ont été effectués : 3 bouteilles ont ainsi été emportées par l’agent.

 

Cette visite n’a pas eu de suites immédiates : dans le courant du mois de janvier 2019, Monsieur DAVID a pris l’attache de l’inspecteur pour lui demander les résultats d’analyse. C’est à cette occasion que l’inspecteur lui a indiqué que les analyses montraient une non-conformité et qu’il repasserait prochainement au domaine avec l’un de ses collègues.

 

Le 20 février 2019, Monsieur PIOVANACCI est revenu avec un autre individu qui s’est présenté comme étant de la même brigade que le premier agent (malgré les demandes de Monsieur DAVID, les agents ont refusé de produire un quelconque titre établissant leur qualité). A l’issue du contrôle qui a duré 3 heures, les agents ont notifié à Monsieur DAVID un procès-verbal de consignation des 2 078 bouteilles du lot LC16 pour une durée d’un mois.

 

Cette consignation, qui interdit la vente desdites bouteilles, a été prolongée par le Procureur de la République de Tours jusqu’au 19 avril 2019.

 

Par un courrier du 1er mars 2019, Monsieur PIOVANACCI a notifié à Monsieur DAVID son intention de proposer une mesure d’envoi du lot LC16 en vinaigrerie, distillerie ou autre usage industriel.

 

Monsieur DAVID a répondu par l’intermédiaire de son conseil pour contester cette mesure par un courrier du 14 mars 2019 

 

Par un courrier du 12 avril 2019 , Monsieur PIOVANACCI a notifié à Monsieur DAVID un arrêté préfectoral du 11 avril 2019. Par cet arrêté, la Préfète d’Indre-et-Loire constate que les bouteilles analysées démontrent une non-conformité à la réglementation européenne en matière de teneur en acidité volatile et ordonne à Monsieur DAVID d’envoyer l’ensemble des bouteilles constituant le lot LC16 en vinaigrerie, distillerie ou autre usage industriel.

 

Cet arrêté interdit donc à Monsieur DAVID de commercialiser son vin.

 

Pour le pauvre docteur en droit public que je suis l’argumentaire de Me Morain tient bien la route…

  • Sur l’urgence résultant du caractère irréversible de la situation
  • Sur l’urgence financière
  • Sur l’existence d’un doute sérieux quant aux décisions querellées
  • Sur le défaut de motivation
  • Sur l’erreur dans l’application de la réglementation
  • Sur l’erreur dans la mesure effectuée

 

Aucune description de photo disponible.

 

Sébastien David

 

Je souhaitais vous parler aujourd’hui du bon vieux temps. Pas celui du siècle dernier, non du 13ème siècle. Celui de L’INQUISITION.

 

Pour ceux qui me connaissent ou tout du moins qui connaissent mes vins, je suis un ardent défenseur des labels et de la transparence. En effet je me bats depuis quelques années avec des collègues pour #TOWA une idée simple pour clarifier ce monde aux mille labels et certifications. Malheureusement il semblerait que cela gène quelques personnes, puisqu’il y a plus de 6 mois j’ai reçu la visite d’un agent de la DGCCRF qui passant par hasard m’a prélevé 3 bouteilles par hasard de mon vin COEF 2016.

 

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas c’est un vin que je vinifie et élève en jarres et ceci depuis 2013. Ma passion pour les vinifications traditionnelles risque donc aujourd’hui de me coûter cher car suite au prélèvement et ainsi qu’à l’analyse de mon lot de bouteilles restantes la BIEV (Bureau d’Investigation des Enquêtes Vinicoles) ils m’ont trouvé une teneur en acidité volatile « hors norme » au-delà de l’incertitude et ce malgré une analyse organoleptique de la technicienne du même labo « acceptable ». De mon côté j’ai donc pratiqué officiellement des contres analyses qui se sont révélées par deux fois en ma faveur puisqu’en dessous de ladite « norme analytique » et sans même faire intervenir l’incertitude.

 

Les inspecteurs ont donc bloqué mon lot, et se sont dirigés vers le tribunal de grande instance de Tours qui n’a pas donné suite trouvant peut-être la faute « non recevable » et levant la mainlevée sur mon lot. Mais quelle ne fut pas ma surprise quand le même jour j’ai reçu de la part de la préfète d’Indre et Loire un arrêté me demandant de me rapprocher sous 1 mois des services de la Direccte afin de faire détruire mon lot.

 

En effet quel plus grand danger à l’heure actuelle que de laisser des vins circuler dans « l’incertitude » (au regard des inspecteurs).

 

Je ne connais pas bien Corinne ORZECHOWSKI, Mme la préfète, mais tout ce que je peux dire ce jour c’est que lorsque vous demandez une audience pour connaitre les raisons de cet arrêté préfectoral de destruction, elle vous renvoie vers les services de….. la DGCCRF. Le chien qui se mord la queue.

 

Ainsi donc je n’ai pas eu comme autre choix que de faire un référé afin de stopper la destruction.

 

Pour celles et ceux qui le souhaitent l’audience est donc publique vendredi 10 mai à 11 :00 au tribunal Administratif d’Orléans, afin de savoir si dans ce monde où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil j’ai le droit ou non à un vrai procès, car avec plus de 10 kilos de papiers déjà fournis et malgré mes réponses et explications sur mon travail, c’est la mesure expéditive qui est déclenchée à mon encontre, puisqu’une fois détruites, les preuves n’auront plus rien à dire, et l’administration plus rien à entendre si toutefois elle nous aurait déjà écoutée.

 

Je ne fais pas parti des radicaux de la branche « naturiste » de notre viticulture, mais quand vous avez une porte de prison comme seule interlocutrice, c’est comme de crier dans le vide, on perd vite sa voie et même sa voix.

 

Lilian Bauchet

 

Il y a 100 ans, un vin loyal et marchand devait avoir une vol < 2,5. Je veux bien que nos aïeux avaient le palais moins fin que le nôtre, mais on peut s'interroger sur cette baisse du taux de vol autorisé, baisse adoptée sans doute par le seul fait de l'usage généralisé des techniques et intrants vinicoles, le sulfite en tête. L’OMS fixe une dose journalière maxi pour le sulfite. C'est qu'il doit y avoir une bonne raison d'en limiter l'usage... il faut sortir de cette vision techniciste du vin où les normes sont construites en fonctions des process techniques et où c'est la machine qui décide in fine à la place de l'être humain ce qui est conforme et ce qui ne l'est pas. Ce sont les mêmes techniques qui ont banni les vins d'hybrides quand l'être humain en était incapable par la détection de molécules propres aux hybrides non décelables par la dégustation. Or, Pour qui produisons nous du vin, pour des hommes ou pour des machines ?

 

Aucune description de photo disponible.

Partager cet article
Repost0
5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 07:00
La Commune de Paris L'école primaire de la liberté Sebastian Haffner qui appartient à la catégorie de ceux que Raymond Aron appelait « les esprits supérieurs »

Nous sommes heureux d'offrir à nos lecteurs la première traduction française de cet essai de Sebastian Haffner. Et cela pour deux raisons. Parce que la Commune de Paris fut un événement considérable, qui a inspiré les révolutions du XXe siècle et qui a posé les enjeux de ce siècle et peut-être du nôtre. Parce que Sebastian Haffner. Il alliait l'amour de la liberté et une intelligence profonde de l'histoire et de la politique.

 

Nous avons pu publier ce texte grâce à l'aide du professeur docteur Markus Kerber et des éditions Europolis que nous remercions. Cet essai a été publié en allemand pour la première fois dans le magazine Stern du 14 mars au 11 avril 1971, puis reproduit dans Im Schatten der Geschichte. Historisch-politische Variationen aus 20 Jahren (Stuttgart, DVA, 1985).

 

Jean-Claude Casanova revue COMMENTAIRE

 

Le massacre de la Commune de Paris a la même signification pour la Révolution mondiale que le Golgotha pour le christianisme. Le Reich allemand dura soixante-quinze ans, la Commune de Paris seulement soixante-douze jours. Mais un siècle plus tard le Reich – qui fut proclamé à Versailles – appartient irrémédiablement...

 

Sebastian Haffner, n’est pas un inconnu pour moi dans son « Histoire d'un allemand, souvenirs 1914-1933 » un livre qui m’a ouvert les yeux, un livre magnifique.

 

Résultat de recherche d'images pour "sebastian haffner"

ICI 

 

L’auteur, un magistrat protestant, qui n'essaie pas de se donner un beau rôle, décrit comment la société allemande policée et cultivée bascule petit à petit dans l'acceptation du nazisme.

 

Le court essai qu’Haffner a consacré à la Commune de Paris occupe une place singulière dans son œuvre. C’est le regard d’un grand intellectuel allemand sur la plus grande tragédie sociale du XIXe siècle en France.

 

La Commune de Paris

 

Que trouve-t-on dans ce texte?

 

Non pas une nouvelle histoire de la Commune mais une réflexion approfondie sur sa signification et ses répercussions.

 

Les faits essentiels sont rappelés sans rien omettre de la barbarie versaillaise ni de la répression judiciaire qui en a prolongé les effets.

 

Mais Haffner évoque également les idées «communardes» qui allaient plus tard être reprises dans la législation sociale. Il s’attache à montrer l’attitude évolutive de Marx d’abord très sévère pour l’aventurisme du soulèvement populaire spontané avant de reprendre le flambeau de la Commune assassinée dans La Guerre civile en France, flambeau qui sera repris à son compte par Lénine.

 

Historiquement, conclut Haffner, la Commune est certes une page de l’Histoire de France mais l’opprobre qui s’attache encore au souvenir de son écrasement en fait un mythe universel. En une formule qui rappelle le début du Manifeste communiste il écrit? : « Les spectres des fusillés continuent de se battre aujourd’hui encore. Ils hantent toutes les révolutions du XXe siècle.»

 

Le dimanche des Rameaux 2 avril 1871, on entendit à Paris gronder les canons. Les gens crurent d’abord qu’on tirait quelque part des salves d’honneur. En réalité, c’était la guerre civile qui commençait. Le Ministre-Président Thiers n’avait jamais accepté la défaite du 18 mars, quand il avait dû fuir Paris avec ses ministres et l’armée. Il avait fait réoccuper dès le lendemain le principal fort parisien, le Mont-Valérien, les troupes démoralisées furent reprises en main à Versailles, on en rassembla de nouvelles en Normandie et en Bretagne, et, le 1er avril, Thiers annonça à l’Assemblée nationale : « L’Assemblée siège à Versailles, où s’achève de s’organiser une des plus belles armées que la France ait possédée ; les bons citoyens peuvent se rassurer et espérer la fin d’une lutte qui aura été douloureuse mais courte. »

 

Il disposait à présent de 60 000 hommes, et on leur avait assigné pour le lendemain un premier test : la prise d’un poste avancé de la Commune aux abords de Paris, trois brigades contre trois bataillons, un jeu d’enfant. Tout se déroula comme prévu. Les trois bataillons de la Garde nationale parisienne furent délogés après une vaillante défense. Dans Paris ce ne fut qu’un cri – un cri d’indignation plus que de peur. Quelle insolence ! La Commune allait leur montrer ! Le 2 avril au soir, le tocsin sonna à Paris, les gardes nationaux se précipitèrent vers leurs lieux de rassemblement, on entendait partout crier : « À Versailles ! »

 

Résultat de recherche d'images pour "sebastian haffner"

 

Sebastian Haffner, de son vrai nom Raimund Pretzel, est un écrivain et journaliste allemand.

 

Issu d'une famille de la moyenne bourgeoisie protestante, Sebastian Haffner commence sa carrière dans le droit. En 1938, il quitte son pays, jugeant le régime nazi exécrable. Après un passage de quelques semaines à Paris, où il fréquente d'autres allemands exilés, il s'installe en Angleterre.

 

Il mène alors une vie extrêmement précaire. Avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, l'éditeur Warburg lui commande un livre où il raconterait son expérience d'allemand anti-nazi. Mais la guerre éclate et le manuscrit n'est pas publié.

 

Sebastian Haffner retourne dans son pays en 1954. Il y mène une carrière de journaliste et d'historien reconnu.

 

Il est mort en 1999 sans avoir jamais cherché à publier sa très personnelle Histoire d'un Allemand, rédigée soixante ans plus tôt et cachée au fond de son bureau. Publié pour la première fois en 2000, après sa découverte, ce récit remporta un succès considérable en Allemagne.

 

Source : Wikipédia

 

Partager cet article
Repost0
5 mai 2019 7 05 /05 /mai /2019 06:00
Le poids des mots : PAUVRE

Chez moi nous n’étions ni pauvre, ni riche, nous vivions simplement, mangions bien, j’ai été nourri avec attention, le pépé Louis était fier de ses bœufs, la mémé Marie et sa sœur la tante Valentine vêtues de leur éternel sarrau noir portaient la coiffe le dimanche, maman tirait l’aiguille jusqu’à pas d’heure, mon père s’échinait à faire vivre sa petite entreprise de travaux agricoles et de battages tout en étant un adjoint au maire, qui était une femme, actif.

 

Bref, lorsque dans la bouche de ce petit monde, j’entendais c’est : « un pauvre garçon ou une pauvre fille » nulle trace du fameux mépris de classe de nos fumeux sociologues ou de notre académicienne de gôche. Nous étions loin du « casse-toi, pauvre con ! » du petit Sarko.

 

Familier

 

Souvent précédé d'un adjectif possessif marquant la pitié, l'amitié ou une tendresse réelle ou feinte

 

Mon pauvre chou, ma pauvre petite, mon pauvre gars, la pauvre bête...

 

« Tu peux être content de toi, mon pauvre ami. Ton père a l'air fin devant ces Pluvignec, à qui tu as confié le soin de contrôler ses abus de pouvoir! »

H. Bazin, Vipère au poing, 1948, p.216

 

C’était une façon de les plaindre toute comme le brave homme, un brave garçon, une brave fille, de braves gens :

 

« Il y avait un peu de tout parmi elles, des coquines et de braves filles. Le niveau de leur moralité montait, d'ailleurs. » 

Zola, Au Bonheur des dames, 1883, p. 686.

 

Mais, dans les deux cas, parfois employé, avec une nuance de supériorité condescendante de la part de celui qui parle, une marque le dédain, le mépris.

 

Pauvre type !

 

Cette « brave Oriane », comme il eût dit cette « bonne Oriane », ne signifiait pas que Saint-Loup considérât Mme de Guermantes comme particulièrement bonne. Dans ce cas, bonne, excellente, brave, sont de simples renforcements de « cette », désignant une personne qu'on connaît tous deux et dont on ne sait trop que dire avec quelqu'un qui n'est pas de votre intimité. Bonne sert de hors-d'œuvre et permet d'attendre un instant qu'on ait trouvé : « Est-ce que vous la voyez souvent? » ou « Il y a des mois que je ne l'ai vue »...

Proust, Le Côté de Guermantes 1,1920, p. 100.

 

Je dois avouer que dans mon stock d’ « amis » sur Face de Bouc, certaines et certains que je connais bien sont passés du stade 1 au stade 2, après les avoir plaint j’ai envie de les remettre à leur place tant ils sont indigents d’esprit.

 

Si je m’abstiens ce n’est pas par charité chrétienne, j’en suis totalement dépourvu, mais parce que je me suis fixé comme règle de ne pas participer aux pugilats haineux qui fleurissent chaque jour sur la page de certains. Moi qui suis en vacances éternelles, avec du temps, je me dis que leur vie doit être d’une telle pauvreté qu’ils sont plus à ignorer qu’à blâmer.

 

Au-delà d’un certain degré de patience, je tire la chasse d’eau…

 

Bon dimanche !

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents