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5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 06:00
« Les vins de Brie, boisson du menu peuple sont très propres, à cause de leur dureté, à être convertis en vinaigre… »

Je vois venir, avec leurs gros sabots, les détracteurs des vins d’évier, ces breuvages dit naturel qui tournent si facilement au vinaigre.

 

La Brie, plus connu pour son fromage, cousin germain de l’emblématique camembert, qui a depuis longtemps larguée ses vaches laitières, était aussi jusqu’à la fin du XIXe siècle une région vinicole.

 

Détail d’importance, cette province abrita l’aigle de Meaux, Jacques-Bénigne Bossuet, et en nos temps contemporains, Jean-François Copé, dit Cococoe ICI  

 

« Le vin de Brie était d’une qualité assez médiocre pour n’en permettre le débit que dans le département  déclarait le conseil général en 1801. En 1911, on estimait peu alcoolisé et par conséquent de qualité médiocre à l’exception des crus de Nanteuil-sur-Marne et de Citry, analogues aux vins de Champagne.

 

 

Cette mauvaise qualité était à l’origine de la vinaigrerie de Coulommiers qui « facilitait la consommation des vins de Brie. » (délibération du conseil général 1801)

 

Un vieux dicton disait que le in de Brie faisait danser les chèvres.


Boileau, le caustique, considérait l’usage de ce vin comme une punition :

Je consens de bon cœur, pour punir ma folie

Que tous les vins, pour moi, deviennent vins de Brie.

 

 

Le chemin de fer a tué les vins de Brie !

 

Les vins des grands vignobles ne pouvaient y arriver, les routes vicinales étaient difficilement praticables pour les lourds charrois de tonneaux, alors que ceux produits en abondance sur les coteaux briards étaient écoulés par les débitants locaux et les habitants des plaines.

 

Dans les cabarets et les auberges, on ne buvait que du vin du pays ; on n’y connaissait, en effet, ni le café ni les apéritifs et l’on n’avait pas encore l’habitude de distiller les marcs pour en faire de l’eau-de-vie. Au contraire, le vigneron arrosait ses marcs avec de l’eau, les laissait fermenter et obtenait de la piquette ou boisson pour sa consommation habituelle.

 

Dans les débits, souvent indiqués par un rameau de verdure, le bouchon, qui indiquait que l’on vendait des boissons au détail, on ne connaissait que le vin. Souvent, la bouteille était en permanence sur la table attendant la pratique.

 

L’avènement du chemin de fer permit l’arrivée des vins du Midi, à des prix imbattables et surtout de meilleure qualité. Dès 1888, les paysans briards commencèrent à arracher leurs vignes pour les remplacer par des poiriers et des pommiers.

 

Dans la première moitié du XXIe siècle c’était le Meunier le cépage dominant, ainsi appelé à cause de la poussière cotonneuse qui garnissait – comme de la farine – ses feuilles ; il était aussi connu comme plant de Brie. Il donnait un vin plat, de peu  de garde et de peu de couleur, mais il était robuste, mûrissait de bonne heure et coulait rarement. Il y avait aussi le gouas ou gouois, en briard, ou gouais ou mieux gouet, une variété dont l’origine semble être le village de Gouais (autrefois Goix), cépage le plus répandu dans les vignes du nord de la France, à maturité tardive et qui en 1914 était encore cultivé en Savoie.

 

Après l’anéantissement du plant local par le phylloxéra, le conseil général décida le 11 septembre 1894, de réaliser des champs d’expérience de vignes américaines, l’othello rouge, le noa blanc, puis certains de ces cépages furent plantés, les uns tels quels, les autres greffés à des cépages français.

 

En effet, les vignes avaient été attaquées en 1881 par le phylloxéra constaté d’abord à Château-Landon puis en 1885 par le mildiou constaté à Dormelles et à Thomery.

 

Et puis, en Brie, les gelées printanières sont fréquentes, alors les méfaits d’un coup de gel tardif sur une vigne qui était la seule ressource d’un « bricolier » briard…

 

Déjà, en 1895, A.Rayer, vice-président de la Société d’Agriculture de Provins, estimait prochaine la disparition de la vigne.

 

18 000 ha en 1860

5000 en 1890

555 en 1929

210 en 1958

 

Le rendement moyen 18923/1933: 25 hl/ha

 

En 1949, ce qui reste du vignoble est du chasselas de treille de Fontainebleau, apporté de Cahors il provenait de la treille du Palais, plantée à la fin de la Régence et restaurée en 1804.

 

Chasselas de Thomery

 

Chasselas dore Fontainebleau 1819

 

Le chasselas francilien compte deux variétés : celui de Thomery et le chasselas doré de Fontainebleau. Le premier, plus connu, à la réputation d’un raisin de luxe, dû à sa méthode de conservation de grappe « à rafle fraîche ». Cette méthode de conservation unique lui donne sa réputation… et son goût. Le procédé est simple : dans un récipient sont mélangés de l’eau et du charbon de bois en poudre, dans lequel est plongée l’extrémité du sarment. Cela permet de conserver le raisin tout en le laissant s’enrichir en sucre.

 

La culture du chasselas aurait débuté vers 1730 à Thomery et devient rapidement un raisin de table des plus réputés. Cette année-là fut construit un mur pour sa culture, et c’est alors que naquit la culture du chasselas sur espalier. Les siècles qui suivent, le chasselas devient un fruit de renom, et des techniques de conservation sont imaginées pour pouvoir le consommer plus longtemps.

 

C’est au sortir de la Seconde Guerre Mondiale que sa production va ralentir, la main d’œuvre étant devenue trop coûteuse

 

La technique de récolte du fragile chasselas est en effet très minutieuse, puisque  chaque grappe doit être étalée sur une cagette, sur une seule couche pour ne pas être altérée.

 

Les vignes nécessitent au préalable de nombreux soins : aération du feuillage, éclaircissage des grappes pour ne laisser que les plus gros grains… Autant d’étapes préliminaires qui impliquent un réel savoir-faire.

 

Puis la récolte, qui débute en septembre, se fait sur plusieurs passages, selon la maturité des plants de chasselas.

 

 

LE CHASSELAS DE THOMERY, UN PATRIMOINE RÉCEMMENT DISPARU

Serge Schall

Publication : samedi 2 mai 2015

 

ICI 

 

Comme tous les vignobles de la région parisienne, celui de Thomery fut attaqué en 1850 par l’oïdium qui entraîna de gros dégâts. Fort heureusement, les traitements au soufre, appliqués dès 1852, sauvèrent les récoltes. En 1885, le mildiou fut tant bien que mal contenu par des sulfatages.

 

Tandis qu’en 1890 tout le vignoble français était ravagé par le phylloxera, Thomery, sans doute protégé par Bacchus y échappa, tandis que l’arrondissement de Fontainebleau fut touché. Mais avant que l’utilisation de plants greffés américains, résistant à ce puceron soit généralisée, les ceps et le bois de vigne ne pouvaient plus être exportés hors de la circonscription. Ce fut un coup dur pour les grappes de Thomery expédiées accrochées à leur petit bout de sarment. Mais le raisin de Thomery réussit à se relever, en même temps que tout le vignoble français.

 

Le déclin vint plus tard, au tournant des années 1930. La méthode de culture en espaliers adossés à des murs, très coûteuse en main-d’œuvre, n’a pas supporté la concurrence du Chasselas de Moissac, son quasi frère du Sud. Par ailleurs, les bons raisins de table en provenance d’Italie et d’Espagne s'affirmèrent comme de sérieux concurrents.

 

Le glas sonna en 1941, lorsque les chemins de fer cessèrent d’accorder un tarif préférentiel au raisin de Thomery. En 1960, un dernier sursaut vint du regroupement en coopérative (les Vergers de Thomery) mais au début des années 1970, la culture entra définitivement dans le passé. Les murs furent abattus pour ouvrir de grands terrains à la construction immobilière. La glorieuse histoire d’une spécificité fruitière venait d'être rangée dans les souvenirs de notre patrimoine.

 

Cette chronique est le fruit de la lecture de cet ouvrage :

 

 

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 06:00
Selon Jacky Durand le clafoutis n’est pas 1 dessert c’est 1 monde créé par Dieu pour les glaneurs de fin de marché, tous les maraudeurs de chemin creux comme moi.

Belle plume le Jacky !

 

Là y causait riche dans le poste : France culture.

 

Le clafoutis n’est pas un dessert. Le clafoutis est un monde créé par Dieu pour défier les saisons et les temps de peu. Il suffit d’une poignée de farine ou d’une autre mixture pour faire du solide ; d’un godet de lait ou de crème les jours fastes ; d’une poule pas trop feignasse pour vous pondre une rafale d’œufs et vous allez pouvoir jouer une partition sucrée ou salée avec ce qui vous tombe sous la main : cerises bien sûr, pêches, pommes, mirabelles mais aussi courgettes, poivrons, brocolis… il y en a pour toutes les papilles, tous les gâte-sauces, tous les glaneurs de fin de marché, tous les maraudeurs de chemin creux. C’est une recette de cambuse humble mais qui procure beaucoup de gourmandise sur les papilles.

 

Pourquoi le Jacques se décarcasserait à écrire des trucs et des machins sur le clafoutis, d’ailleurs y’a un bail qu’il a pondu, le  16 juin 2012

 

La cerise est dans le gâteau : le clafoutis… joie de saison… douceur simple… avec les filles de la Rochelle Valérie&Ségo et un Massia Vecchia Ariento in Toscania

 

Mangeons de saison ! L’irruption des cerises sur les étals des marchands de 4 saisons, qui n’en ont plus guère, marque d’ordinaire l’installation définitive du soleil dans notre quotidien. « Mariage pluvieux, mariage heureux » dit le diction populaire : l’irruption dans notre quotidien d’un PNR stoïque sous le déluge des Champs Elysée semblait nous faire entrer dans la sérénité d’un long fleuve tranquille avant que les filles de la Rochelle, qu’ont armés un bâtiment et partagé sa vie, viennent troubler ce tableau idyllique.

ICI 

 

Comme je suis un glaneur glandeur qui hante les chemins de traverse que je paye la redevance alors je copie-colle et podcast.

 

Pour la petite histoire, le berceau du clafoutis, c’est le Limousin.

 

Le nom de clafoutis fait l’objet de joutes étymologiques. Selon les uns, le mot tire son origine du dialecte occitan clafir ou claufir qui signifie « garniture » ou « remplissage ». Pour d’autres, l’origine du nom remonte au mot latin clavum fingere qui signifie « planter un clou », se référant aux cerises, qui sont « plantées » dans la pâte. En langage occitan, on l’appelle parfois pelhaire, ce qui signifie « chiffonnier », car le jus que rendent les cerises lors de la cuisson colore la pâte de violet et lui donne l’aspect déguenillé d’un chiffonnier.

 

Quand revient le temps des cerises, le clafoutis suscite un je ne sais quoi de liberté, de canaillerie et d’insolence. Dieu a fait une queue aux cerises pour que l’on s’en accroche une paire derrière l’oreille. Dieu a donné un noyau à la cerise pour donner du goût au clafoutis. Et puis une cerise qui viendrait d’être cueillie sur l’arbre et qui n’aurait pas de noyau, ce serait aussi improbable et mensonger qu’une cuite sans gueule de bois.

 

Franchement, on est injuste avec ce fruit printanier quand on lui attribue la malchance qui a inspiré un texte magnifique et juteux d’argot à Alphonse Boudard qui, dans sa préface de La Cerise, écrit : «Beaucoup de gens ignorent que la cerise c’est la guigne, la poisse, la malchance. Une vieille pote à moi, ma chère compagne, mon amoureuse folle que je retrouve à tous les coins de rue de mon parcours. Si elle me colle au train, la salope ! Me saoule, m’ahurit ! Toujours là, fidèle à tous les rendez-vous ! Fidèle comme un chien, fidèle à la mort

 

La recette !

Nous, la cerise, on a rendez-vous avec elle de la fin mai à l’orée de l’été. Mais bien avant, on se régale de son arbre quand il ponctue l’horizon, en fleurs, en jeunes feuilles, puis en fruits offrant une riche palette carminée. Et puis on songe déjà à notre cul de poule pour faire danser le clafoutis avec par exemple la recette de Lise Bésème-Pia dans 365 Recettes du pays d’Ardenne. C’est aux éditions Dominique Guéniot. C’est simple et rapide à réaliser pour le petit déj, quand toute la maison dort encore. Il vous faut :

 

1 verre de farine,

1  verre de sucre,

1 verre de lait,

2 œufs entiers,

1 cuillère à soupe de kirsch,

Environ 350 g de cerises.

Préférez des cerises noires si vous en trouvez.

Délayez dans l’ordre indiqué les ingrédients.

Ajoutez les fruits et versez la préparation dans un moule bien beurré.

Enfournez à four moyen (thermostat 6, 180 degrés) durant 45 minutes.

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3 juin 2019 1 03 /06 /juin /2019 06:00
Photographie réalisée par Cyrille Choupas pour Usbek & Rica.

Photographie réalisée par Cyrille Choupas pour Usbek & Rica.

Il fait enfin soleil, j’enfourche mon vélo pour filer jusqu’à la librairie Jonas 14 Rue de la Maison Blanche dans le 13e.

 

Je glane et je repars m’installer face à une petite mousse en terrasse pour explorer mon butin.

 

Je commence par le plus imposant. La France chroniques Aurélien Bellanger Gallimard France Culture.

 

Résultat de recherche d'images pour "La France chroniques Aurélien Bellanger Gallimard France Culture"

 

Je feuillette, et très vite je tombe sur Michel Rocard.

 

Aurélien Bellanger en a croisé beaucoup de Premier Ministre mais il avoue que « Ma meilleure rencontre avec un Premier Ministre, c’était avec Michel Rocard. »

 

L’entretien est organisé par le magazine Usbek et Rica, un an avant sa mort.

 

Le père Rocard est un peu sourd croit qu’ils sont ouzbeks. Gentiment ils le font revenir vers eux en lui expliquant qu’Usbek et Rica sont les deux protagonistes des Lettres Persanes.

 

L’objet de l’entretien : Comment peut-on être français ?

 

« Là, soudain, ses yeux se sont mis à briller. Il nous a demandé si on préférait la réponse courte ou la réponse longue. On a dit : ma longue. Il nous a prévenus : ça fera quarante-cinq minutes. On a dit oui quand même. Et ça été un moment prodigieux. »

 

« L’idée de départ, c’était de monter cette rencontre aux Arts et Métiers, dans l’un des plus vieux musées techniques et industriels au monde, histoire de se mettre dans l’ambiance. Finalement, la rencontre s’est faite dans le bureau de Michel Rocard, dans le VIIe arrondissement de Paris. Moins glamour. D’autant qu’on a très vite compris que le dialogue tant attendu n’aurait pas vraiment lieu. L’ancien Premier ministre nous reçoit assis derrière son bureau, encombré de livres et de manuscrits. Dans son dos, près de la fenêtre, trône une maquette de bateau à voile. Il invite Aurélien Bellanger à prendre place de l’autre côté de la table, celui d’où l’on pose les questions. »

Photographie réalisée par Cyrille Choupas pour Usbek & Rica.

 

« Notre hôte s’engage alors dans un long mais passionnant monologue sur le rapport de la France au futur, puisant dans ses souvenirs autant que dans l’histoire de notre pays. Michel Rocard est un grand témoin que l’on écoute parler, pas un pair avec qui l’on discute. Heureusement, le romancier comprend vite de quoi il retourne et accepte de se mettre dans la peau du journaliste. Deux heures plus tard, tandis que l’ancien Premier ministre s’éclipse pour déjeuner, Aurélien Bellanger acceptera de prolonger l’échange en plus petit comité, dans un restaurant du quartier, pour nous en dire plus sur cet entre-deux siècles français qu’il met en scène dans ses romans. »

 

L’ancien Premier Ministre de la France nous a expliqué calmement que la France était un pays colonial, à ceci près que sa clonie principale, c’était la province. Il avait évoqué aussi pêle-mêle, le corporatisme des grands corps de l’État, ces modernisateurs ambigus, car tout imprégnés encore du féodalisme de la robe, l’Académie française, cette structure vestigiale de l’absolutisme, ainsi que cette perversion intrinsèque du capitalisme français, qui conduisaient des entreprises à utiliser la rhétorique de l’aménagement du territoire  pour se lancer dans des concessions impossibles – électrification de la Bretagne, le désenclavement du Massif Central – afin de revenir au plus vite se placer dans le giron de l’État, ce régime déguisé de la faillite.

 

C’était passionnant. »

 

  • Michel Rocard, dans la France de 2015, l’ambiance est au « déclinisme » : tout le monde s’alarme de la situation du pays et de sa dégradation potentielle. Dans votre nouveau livre, vous citez une phrase de l’écrivain Emil Cioran qui, bien que datant de 1941, entre en résonance avec l’état d’esprit actuel : « Une nation ne peut être indéfiniment génératrice de foi, d’idéologies, de formes étatiques et de vie intérieure. Elle finit par trébucher. » Alors, la France at-elle trébuché ?

 

Michel Rocard : Cette phrase est magnifique, n’est-ce pas ? Oui, la France se porte mal, elle est en train de trébucher.

 

Lire la suite ICI 

 

Bellanger conclut sa chronique :

 

« Je me suis souvenu de alors de l’endroit où Michel Rocard avait choisi de se reposer : à Monticello, en Corse, en haut d’une falaise et en face de la France. Il y avait, dans son bureau, des photos de lui  en planeur. Sport qu’il avait beaucoup pratiqué, et qui a pour théâtre invisible une carte des vents, carte largement corrélée à la carte géologique, mais qui repose, c’est tout le charme du vol à voile, sur l’exploitation des singularités de celle-ci, comme les arêtes rocheuses ou les falaises, qui permettent de se désolidariser soudain du pays réel. C’était comme s’il reposait là-bas, à Monticello, sur  ces légers thermiques qui lui promettaient de continuer à s’élever toujours, loin des écrasantes masses d’air de l’État nation. »

 

12 septembre 2016

Ma supplique pour être enterré dans le cimetière sur les hauts de Monticello… ICI 

 

2 novembre 2014

L’Aménagement du territoire (Gallimard, 2014). d’Aurélien Bellanger

Son deuxième roman, l’histoire d’une lutte symbolique et tragique entre un haut fonctionnaire républicain et un grand patron du BTP dans un petit village de Mayenne, où la France se révèle comme une construction historiquement artificielle et fragile.

 

Les paysans de l’Arche perdue aux marches de Bretagne (1) : « Ils parlaient un mélange de français et de patois difficilement compréhensible »

Pour bien comprendre le texte d’Aurélien Bellanger tiré de son livre paru chez Gallimard « L’Aménagement du Territoire » vous trouverez toutes les explications à la suite du texte ci-dessous :  ICI

 

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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 06:00
Jean Bouise engagé, héros discret, comparse débonnaire ou salaud opaque, dessinant, au fil de seconds rôles fort peu secondaires, 1 sorte de portrait mouvant du Français, période Formica et impers couleur mastic

Je pose rarement mon cul sur le canapé pour regarder la télé, je sais tout juste manier la télécommande, pourtant un vendredi soir de retour de je ne sais où j’ai allumé la lucarne plate et je suis tombé sur ciné-classic qui affichait Jean Bouise, un héros très discret.

 

Le cul bordé de nouilles j’ai toujours été fasciné par Jean Bouise

 

La disparition des seconds rôles dans le cinéma français, ils avaient des gueules de populo…

 

Le 4 juillet 2006

Les seconds rôles

 

Seuls les gens de cinéma savent honorer les seconds rôles en leur attribuant des prix, Oscars ou César, lors de cérémonies d'autocélébration dont ils raffolent. Les seconds rôles donnent aux films leur pâte humaine, cette épaisseur des gens de peu, la petite musique de la petite vie que l'on vit. Deux acteurs, discrets et talentueux, ont représenté pour moi la quintessence de la grandeur et de la servitude du second rôle : Jean Bouise avec son regard doux de myope et sa voix chaude et profonde, Charles Denner l'homme qui aimait les femmes arpentant le monde juchées sur leurs longs compas.

 

Le documentaire est remarquable, il confirme mes intuitions sur l’homme d’abord et sur le comédien ; il a bouffé de la vache enragé avec Planchon et il a laissé un souvenir durable d’un type bien dans une profession où les gros ego sont souvent insupportables.

 

Jean Bouise, un héros très discret

Jean Bouise, un second rôle de premier plan

Cécile Mury  dans Télérama publié le 03/05/2019.

 

Qui a oublié sa silhouette mélancolique et son jeu tout en subtilité ? Avec le documentaire “Jean Bouise, un héros très discret”, et les films “Coup de tête” et “Le Vieux Fusil”, passez une soirée en compagnie d’un acteur incontournable des années 1970-1980. Vendredi 3 mai sur Ciné+ Classic.

 

Si l’on vous dit « grand escogriffe à moustache, incontournable figure du cinéma français des années 1970 », vous répondez… Jean Rochefort. Perdu : un Jean peut en cacher un autre. Jean Bouise, disparu en 1989, est un poil moins célèbre. Mais il a sans doute autant marqué son époque. Il suffit d’avoir vécu un bout des Trente Glorieuses et d’être un peu cinéphile pour identifier aussitôt sa silhouette mélancolique, son ironie finaude, son jeu minimaliste, tout en subtilité.

 

Chacun garde « son » Jean Bouise dans le patrimoine de ses souvenirs : le flic sobre et tenace qui enquête parmi les petits Blancs racistes de Dupont Lajoie (1975). Le magistrat indigné de Section spéciale (1975). Le patron de club de foot retors de Coup de tête (1978). L’ami bienveillant de Philippe Noiret dans Le Vieux Fusil (1975).

 

L’avoir à l’image, c’est presque un label de qualité, la garantie d’une œuvre soignée, taillée dans un bois solide.

 

Il est de tous les films engagés, héros discret, comparse débonnaire ou salaud opaque, dessinant, au fil de seconds rôles fort peu secondaires, une sorte de portrait mouvant du Français, période Formica et impers couleur mastic. Avec une préférence pour les notables discrets, les huiles de province dubitatives, les M. Presque-tout-le-monde, tous unis par la capacité d’incarnation de leur interprète, son humanité vibrante.

 

Sa filmographie se confond avec celle des grands cinéastes du moment (Costa-Gavras, Claude Sautet…) ou accompagne les débuts prometteurs d’une brassée de fameux débutants, de Jean-Jacques Annaud à Luc Besson.

 

Pas besoin de le chercher longtemps dans la distribution de ces films : Jean Bouise, c’est le type juste à côté de la star. A la droite de Patrick Dewaere ou Yves Montand, ou à la gauche d’Alain Delon. L’avoir à l’image, c’est presque un label de qualité, la garantie d’une œuvre soignée, taillée dans un bois solide. Le bois dont on fait les planches de théâtre : son talent singulier, Jean Bouise l’a découvert et ciselé au Théâtre de la Cité de Villeurbanne — devenu le TNP, où une salle porte son nom.

 

A gauche toute

 

Diplômé de chimie, ce natif du Havre a été détourné très tôt des éprouvettes par un coup de foudre pour l’art dramatique. Des vaches maigres au succès, il est resté le compagnon de route de Roger Planchon, s’illustrant aussi bien chez Shakespeare que chez Brecht ou Tchekhov, au long d’une carrière théâtrale aussi riche et fournie, sinon plus, que son parcours au cinéma.

 

Jean Bouise était un homme de troupe, généreux, toujours prêt à donner un coup de main en coulisses ou à jouer pour trois fois rien dans des courts métrages auxquels il croyait. Humaniste passionné, à gauche toute, il s’est même envolé pour Cuba en 1962, à l’aube de la révolution castriste. Il y a tourné deux films, avant de reprendre le cours de sa vie. A la première des secondes places

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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 06:00
Brèves de lavoir (2) la mort noire 1348

La peste bubonique de 1348

 

« En quelques années, près d’un européen sur deux meurt. On ne peut plus cultiver, il n’y a plus assez de main-d’œuvre. La friche et la forêt reprennent possession des territoires. La vigne et les cultures céréalières disparaissent des paysages. Le travail des survivants devient si coûteux que la notion de servage disparaît.

 

Les villes se dépeuplent : 80 % de morts à Florence, 75% à Venise. Les maisons se vident et deviennent si bon marché que l’exode rural est facilité. En deux ans, la population française passe de 17 millions à 10 millions d’habitants. Ce bouleversement démographique et géographique provoque en quelques années une autre manière de penser la vie en société. »

 

Boris Cyrulnik  la nuit, j’écrirai le soleil « après la fin, le renouveau. »

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 06:00
« Être décontracté du gland » souvenir d’avoir croisé 1 nuit au drugstore Publicis de St Germain des Prés  Patrick Dewaere au regard halluciné…

Les Valseuses, comédie réalisée par Bertrand Blier, 1974.

 

Être décontracté du gland jaillit au grand jour en 1974 grâce à Bertrand Blier et au talent d’écorché de Patrick Dewaere, à la gouaille de Gérard Depardieu et à l’innocence de Miou-Miou.

 

Jean-Claude conduisant une DS (la voiture du président de la République pour situer le niveau de transgression) s’adresse à son poteau Pierrot :

 

– On n’est pas bien là ?

– Si.

– Paisibles… À la fraîche… Décontractés du gland. Et on bandera quand on aura envie de bander.

 

Les Valseuses, film réalisé par Bertrand Blier, 1974.

 

Si vous tancez le langage suranné d’un tant soit peu de vulgarité, il vous rétorquera que ça lui en touche une sans faire bouger l’autre. Et il aura bien raison : comme dirait Maurice, Messieurs les censeurs, bonsoir¹ !

 

Ceci posé, nous allons tenter sans censure ni outrance, d’aborder une définition sensible en tous points. Être décontracté du gland est une attitude oscillant entre l’apathie béate post coïtum et le lymphatisme généré par la chaleur épaisse des langueurs océanes², bref une affection de l’âme accessible par la consommation de produits illicites ou par la production d’hormones adolescentes pubères.

 

¹1971, L’insaisissable Maurice Clavel quitte un plateau télé de À armes égales, furieux d’une censure exercée sur son film d’avant débat. Un grand moment de télévision.

 

²Notamment celle du port d’Amsterdam, là où il y a des marins qui boivent, et qui boivent et reboivent, et qui reboivent encore.

 

La suite ICI

 

Le 16 juillet 1982, Pierrot, alias Patrick Dewaere, emporte avec lui l’art d’être décontracté du gland.

 

Ils étaient si proches qu’on aurait dit des frères. Avec l’aîné, Depardieu, un peu plus fort, un peu plus rentre-dedans, et Dewaere, dans le rôle du cadet, plus fragile.

 

Leur duo fusionnel dans Les valseuses, film culte sur la jeunesse et la liberté sorti en 1974 et signé Bertrand Blier, avait encore renforcé leurs liens. Dès que les caméras s’éteignaient, les deux enfants terribles restaient dans la peau de leurs personnages : ils piquaient la DS qui servait au tournage et partaient faire les voyous où bon leur semblait…

 

Il avait d’ailleurs fallu deux semaines supplémentaires au réalisateur pour terminer son film, tant les deux compères, qui semblaient s’être bien trouvés, paraissaient ingérables et ne respectaient que leurs propres règles…

 

Hélas, on le sait, Patrick Dewaere a mis fin à ses jours en 1982. Le 16 juillet.

 

En été, quand la vie semble plus douce, lui, l’acteur surdoué, a décidé que plus rien n’était possible. Il a attrapé un fusil, s’est rendu dans sa salle de bains, et là, se regardant peut-être dans le miroir, acteur et spectateur de son suicide, s’est tiré une balle sous le menton.

 

Mal de vivre

 

Bien sûr, comme à chaque fois, on a alors cherché la raison de ce geste terrible. Certes, il y avait la drogue, l’héroïne, qui adoucissait son mal de vivre. Le comédien, qui allait tourner Édith et Marcel, avait arrêté net d’en consommer, sur l’injonction de Claude Lelouch. Il était donc particulièrement fragile dans cette période de sevrage.

 

Mais il y avait aussi un chagrin d’amour. La femme de sa vie, Elsa, connaissant elle aussi des problèmes d’addiction, lui aurait annoncé qu’elle voulait le quitter. Et Dewaere était persuadé qu’elle avait une relation avec Coluche. Lola, leur fille, comédienne, âgée aujourd’hui de 37 ans, en parlait à notre confrère Paris Match, en 2010.

 

«[Ma mère] m’a dit qu’à ce moment-là elle était partie “décrocher” en Guadeloupe sur l’invitation de Coluche. C’était la première fois qu’elle n’accompagnait pas mon père sur un tournage. L’après-midi de sa mort, [mon père] a parlé à ma mère au téléphone et lui a demandé de revenir, mais elle a refusé car, m’a-t-elle dit, elle se sentait encore trop fragile. […] Je crois qu’après leur conversation téléphonique, mon père a reçu un autre coup de fil. Quelqu’un lui a balancé que Coluche et ma mère étaient ensemble. Je ne leur jette pas la pierre : à l’époque, tout le monde avait des aventures avec tout le monde. Mais, pendant cette période sans drogue, je pense que mon père l’a vécu comme la trahison suprême, Coluche étant son meilleur ami.»

 

La disparition de Dewaere, Depardieu en a aussi profondément souffert. En 1988, il a adressé une longue lettre hommage à son alter ego, une vraie déclaration d’amour. Au fil des mots, on pouvait y lire : «Ce n’est pas tellement que tu n’avais plus envie de vivre, mais tu souffrais trop, de vivre. Chaque jour, tu ressassais les mêmes merdes, les mêmes horreurs dans ton crâne. À la fin, forcément, tu deviens fou.»

 

De quoi Depardieu voulait-il parler ? Et pourquoi dit-il plus loin qu’il n’avait pas été surpris par son suicide ?

 

Aujourd’hui, alors qu’il publie un nouveau livre, Monstre, aux éditions du Cherche midi, dans lequel il évoque son ancien complice, Gérard vient de faire une bouleversante révélation, qui explique peut-être la violence avec laquelle son ami abordait l’existence. Et la violence avec laquelle il l’a quittée. «Patrick Dewaere a été abusé sexuellement durant son enfance. Il avait un encombrement en lui que la drogue a, un temps, mis en paix», a-t-il confié, le 29 octobre au Journal du dimanche.

 

La suite ICI 

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 06:00
Vous reprendrez bien une part de quatre-quarts avec votre café ?

Mémé Marie n’était pas un cordon bleu, elle assurait les tâches les plus humbles : faire un sort à la volaille, au lapin, écosser les petits pois, épibosser les tourteaux ou les araignées, faire la vaisselle, nourrir la basse-cour, mais c’était elle qui préparait le café.

 

Dans un grand faitout d’eau posé sur le coin de la cuisinière à bois, autrefois c’était sur un trépied au-dessus de la cendre chaude de la cheminée, elle versait du café moulu avec son moulin manuel, elle ajoutait de la chicorée Leroux. Fallait pas que ça bouillotte, café boulu café foutu.

 

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Le Bourg-Pailler  était une maison accueillante, les femmes du bourg, la factrice, les clients de mon père, y défilaient. La mémé, immanquablement leur proposait une petite tasse de son café. Elle plongeait sa louche dans le faitout, remplissait une cafetière en métal émaillé pour porter le café à température, et le servait. Tout le monde y ajoutait des morceaux de sucre, les hommes faisaient des rincettes avec de la goutte. Je ne peux vous dire s’il était bon car je n’étais pas autorisé à consommer du café.

 

En revanche, le dimanche, après les vêpres, le café de mémé était accompagné de quatre-quarts. Celui-ci était acheté à la boulangerie Remaud, c’était Madeleine la grande copine de ma mère qui le préparait.

 

À certaines occasions, ma dite mère, cordon bleu de première catégorie, s’en chargeait.

 

Enfin, pour les communions privées ou solennelles, on en fabriquait des fournées, qui cuisaient dans le four banal de la maison chauffé au bois par le pépé Louis. C’était pour distribuer à la parentèle et aux amis.

 

La phrase culte, citée en titre, « Vous reprendrez bien une part de quatre-quarts avec votre café ? » reste pour moi le meilleur antidote au déclin de la convivialité, de l’accueil.

 

Les bretons ont annexés le quatre-quarts, qu’ils se contentent de leur far ou de leur kouign-amann gorgé de beurre salé.

 

Le quatre-quarts est universel.

 

C’est un gâteau facile à réaliser, si ce n’est qu’il faille monter les blancs en neige dans la recette moderne.

 

 

4 œufs et l’équivalent en poids de beurre, de sucre, de farine.

 

Facile à retenir pour les sous-doués.

 

Un peu de levure l’aidera à mieux lever.

 

 

Four à 180° 30 mn

 

 

La recette classique

 

 Ingrédients

 

1 sachet de levure chimique

1 pincée de sel

4 oeufs

Le même poids que les 4 œufs

  • en farine
  • en beurre
  • en sucre en poudre
  •  

Mode opératoire

 

Tout d’abord, faites préchauffer votre four à 180° (thermostat 6).

 

Faites fondre le beurre demi-sel. Laissez-le refroidir un peu.

 

Dans un saladier, mélangez les œufs et le sucre. Réservez.

 

Dans un autre saladier, mélangez la farine, la levure et le sel. Formez un puits au milieu dans lequel vous verserez les œufs et le sucre. Battez le tout doucement avec un fouet jusqu’à que vous obteniez une pâte homogène.

 

Rajoutez le beurre fondu à votre préparation et mélangez le tout.

 

Prenez un moule à cake de préférence : beurrez-le) et versez-y votre préparation.

 

Mettez votre quatre-quarts à cuire pendant 50 mn.

 

Le quatre-quarts devant obtenir une croûte bien dorée, veillez à ce qu’il ne soit pas trop cuit sur le dessus, sinon recouvrez le dessus du moule d’une feuille en aluminium et baissez la température.

 

‍Pour faire le café comme mémé Marie :

 

BOS Buckingham Marmite en inox 21 cm 6 L

 

Mélangez le café moulu, la chicorée Leroux et l’eau dans un faitout (la proportion café et volume d’eau est laissé à votre appréciation, sachant qu’un faitout fait 6 litres) ; Remuez un peu  pour rendre l’ensemble homogène.

 

Mettez le faitout sur le feu, et  remuez le mélange de temps à autre quand il se met à chauffer. Laissez bouillir pendant deux minutes sans couvrir, avant de retirer le faitout du feu.

 

Laissez décanter.

 

Puisez le café avec précaution à l’aide d’une louche pour emplir soit une casserole, soit une cafetière traditionnelle en métal émaillé.

 

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Faites réchauffer à feu doux.

 

C’est très jus de chaussette…

 

Pour la goutte allez du côté de chez Cazottes.

 

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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 06:40
Avant de monter au ciel est-ce-que Jésus a recraché le vin des Noces de Cana ? Sûrement pas car Vin&Société n’existait pas… Ouf !

Je suis tombé de ma chaise lorsque j’ai reçu l’invitation ci-dessus.

 

Jusqu’où ira la fausse inventivité stupide des communicants ?

 

1er campagne d’information dédiée au geste de recracher

 

Cracher ou recracher sont donc un geste ?

 

Drôle de geste que cette projection autrefois très prisée des chiqueurs qui avaient l’art dans les westerns de projeter leur glaviot de très haut dans le pot nommé crachoir. Clint Eastwood était champion peut-être faudrait-il l’embaucher pour apprendre aux licheurs de vin à recracher ?

 

22 juin 2010

Un «enchaîné» de la dégustation crache son vin dans une timbale d’argent au restaurant tel Clint Eastwood son jus de chique dans «Impitoyable»

ICI 

 

En son temps j’avais commis un libelle pour me moquer de l’apprentie Miss Glou-glou qui venait de pondre suite à son séjour à Suze-la-Rousse « Crachons le vin, c’est bon pour lui (et pour nous) »

 

« Et si on généralisait les crachoirs dans les restaurants? » soutenait-elle !

 

Et moi grivois je lui rétorquais :

 

Le vin fait est fait pour être bu, et pissé ajouteraient mes amis gascons (mais je suis grivois). Qu’on le goûtât avant de le choisir rien de plus normal. Qu’on le crachât ensuite c’est la règle de tout amateur dégustateur. Pour le reste, merci de nous lâcher les baskets miss glou-glou, surtout maintenant que nos parlementaires viennent de voter le principe des cendriers mobiles pour fumeurs invétérés vous seriez capable de leur donner des idées avec votre seau à vin.

 

Elle reçut le soutien de François AU 13 grand amateur de vins vieux qui affirmait se trimballer au restaurant avec une coupelle en argent afin d’y recracher ses nectars cacochymes.

 

Apprendre à cracher comme un pro !

 

Un atelier pour ça !

 

Après l’attaque, le milieu de bouche, la finale, c’est la bouche en cul-de-poule, inspiration, expiration, rejet en un mince filet afin de ne pas souiller son plastron.

 

Mais où va-t-on ?

 

Un de ces quatre il va falloir ouvrir un atelier pour apprendre aux mecs à pisser droit dans les cabinets, ce qui d’ailleurs serait d’une grande utilité pour la propreté des WC des bars à vins.

 

Et là-dessus, pour finir dans la joie et la bonne humeur un petit apéritif dînatoire.

 

Volent, s’envolent, les belles CVO ponctionnées sur les vigneronnes, vignerons, tout ça pour pisser dans un violon.

 

Pour sûr Vin&Société, à force de vouloir donner des gages aux hygiénistes, aux prohibitionnistes, sombre dans un ridicule achevé qui, comme chacun le sait, ne tue pas.

 

L’art de la dégustation fut longtemps le privilège des acheteurs de vin, c’est de nos jours l’art de se faire mousser en société alors de grâce laissez donc tranquille ces amateurs de gloses elles ou ils sont assez grand pour comprendre qu’il vaut mieux recracher afin d’apprécier sereinement la cotriade de vins.

 

Résultat de recherche d'images pour "les noces de cana veronese" Les noces de Cana de Véronèse : mais où sont passés les mariés ?

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 12:20
Yannick Jadot et sa compagne, Isabelle Saporta, dans le 19e arrondissement de Paris, le 26 mai. LUCAS BARIOULET POUR « LE MONDE »

Yannick Jadot et sa compagne, Isabelle Saporta, dans le 19e arrondissement de Paris, le 26 mai. LUCAS BARIOULET POUR « LE MONDE »

Le buzz de la semaine sur les réseaux sociaux c’est le coming-out amoureux d’Isabelle Saporta (1), ma gourgandine préférée, pensez-donc c’est main dans la main qu’elle a déambulé avec Yannick Jadot pendant sa campagne électorale.

 

Pour les nouveaux pharisiens, s’afficher avec un politique, comme deux amoureux, alors qu’on cause dans le poste le matin sur RTL c’est péché mortel.

 

De qui se moque-t-on ?

 

De nous, tout simplement, Isabelle travaille dans une entreprise privée, où elle délivre un billet d’humeur sociétal, ses convictions sont depuis longtemps connues, affichées, revendiquées, assumées, dans ses écrits.

 

Elle a eu droit, par l’extrême obligeance, de ce cher Hubert de Boüard de Laforest, à un séjour à la 17e Chambre du TGI de Paris. J’y étais son témoin. Elle a gagnée en première instance et en appel.

 

Chapeau Isabelle !

 

Elle assure Isabelle, élève bien ses deux filles, rame  comme beaucoup de femmes pour faire bouillir la marmite, alors je dis aux faux-culs, aux hypocrites, à la niche : les chiens aboient la caravane passe.

 

Moi, qui n’est jamais eu beaucoup de sympathie pour les Verts politiques, en déshérence socialiste, j’avoue que le succès de Yannick Jadot ne doit rien à la chance mais, sans doute grâce à Isabelle, à une perception plus ancrée dans le vécu des gens, surtout les jeunes générations préoccupées  d’un avenir climatique incertain.

 

J’ai appelé ça l’effet glyphosate.

 

Enfin, le vieux routier que je suis, peut vous assurer que l’amour, le vrai, le profond, bonifie les animaux politiques. Si Michel Rocard avait connu Sylvie bien avant je vous fiche mon billet qu’il aurait eu toutes ses chances à la présidentielles.

 

Reste à Yannick Jadot à surmonter sa victoire, à ne pas se laisser griser par une élection qui a souvent été favorable aux Verts, à reconstruire avec les débris du PS une alternative crédible à Macron.

 

Bref, vous l’aurez compris, j’ai de l’estime pour Isabelle, c’est quelqu’un de bien.

 

Nous reste plus Isabelle, et pourquoi pas Yannick, à prendre un verre de vin qui pue rue Daguerre...

 

(1) Etre le parti du quotidien »

 

Autre élément essentiel pour comprendre la campagne de Yannick Jadot : le rôle qu’a joué Isabelle Saporta, sa compagne. Cette journaliste est notamment l’auteure du Livre noir de l’agriculture : comment on assassine nos paysans, notre santé et l’environnement (Fayard, 2011). Elle connaît bien les questions environnementales. Elle rencontre M. Jadot à l’été 2017, lors d’un débat sur BFM-TV à propos des néonicotinoïdes. « J’ai toujours été écolo. Je pense que l’écologie, c’est du terrain », explique Mme Saporta. C’est elle, par exemple, qui va présenter M. Jadot à Benoît Biteau, agriculteur bio. Elle se tient à distance des affaires du parti mais plaide pour une ligne articulée autour de « l’écologie concrète ».

 

« L’écologie c’est la matrice par laquelle on doit tout repenser, y compris l’économie. On doit trouver des solutions, être le parti du quotidien, insiste Isabelle Saporta. J’ai poussé Yannick à faire du terrain, à rencontrer des pêcheurs, des viticulteurs, des patrons de PME, des artisans qui étaient fâchés avec EELV alors qu’ils sont tous vraiment écolos. On doit avancer ensemble, avec les bonnes idées. » Ce qui fait écho aux propos de M. Jadot lorsqu’il affirma au Point début mars : « Bien entendu que les écologistes sont pour le commerce, la libre entreprise et l’innovation. »

 

ICI 

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 09:45
Aux européennes : l’effet glyphosate, orange, jaune, vert…

Au dernier moment je me suis décidé à y aller… La table des bulletins de vote était à l’image de cette élection : une désolation. Le trop plein avec plein de trous (absence de bulletins). J’ai voté. Bien sûr je ne vous dirai pas pour qui.

 

La campagne électorale fut indigne, bien à la française, où le devenir de l’espace européen fut rangé au rang des accessoires inutiles au profit de nos obsessions françaises.

 

La palme de la connerie à un slogan gilets jaunes approuvé par François Ruffin qui se laisse parfois aller à la démagogie : « Faire l'amour une fois tous les 5 ans, ce n'est pas une vie sexuelle. Voter une fois tous les 5 ans, ce n'est pas une vie démocratique ».

 

Du côté des droites : l’extrême et celle qui se dit encore républicaine : deux jeunes gueules pour rafraîchir l’image.

 

Du côté Macron : l’art consommé de faire des erreurs de casting, l’énarque pleine de bonne volonté ayant autant de charisme qu’un navet.

 

À gauche, les Balkans, Gluksmann belle gueule, Hamon à la ramasse, Brossat belle gueule, Mélenchon pardon Aubry Manon transparente.

 

Les verts, Jadot fringant surfant sur l’effet glyphosate, le devenir climatique, les angoisses d’une part de la jeunesse éduquée.

 

Je jetais un œil sur les sondages qui, pour les grosses cylindrées RN et LREM me semblaient viser juste alors que pour les partis en déclin : PS et LR pataugeaient et deux inconnus : LFI et les Verts où je pressentais que Mélenchon allait prendre une claque et les verts se refaire la cerise.

 

Les annonces sur l’abstention, à mon image, montraient une masse de votants réguliers hésitants : moi qui votait à gauche je ne me sentais pas d’humeur à la faire cette fois-ci.

 

Ce qui m’étonnait c’est l’absence de flair de la majorité présidentielle sur l’effet glyphosate tout en me disant que j’étais sans doute trop influencé par les réseaux sociaux.

 

Bref, lorsque les % de participation sont tombés là mes intuitions semblaient se confirmer : les verts allaient servir de réceptacle des déçus de la gauche.

 

Les résultats :

  • Le FN confirme et est le principal bénéficiaire de l’effet gilets jaunes ; bravo la cohorte des sociologues de gôche, le peuple mon cul il n’a pas la gueule de l’emploi !

 

  • Macron résiste car il bouffe à deux râteliers : LR modéré et PS sociaux-démocrates.

 

  • Jadot doit relativiser sa victoire, en son temps Cohn-Bendit fit un très bon score avant que les démons verts dilapident ce capital.

 

  • Mélenchon prend une branlée méritée : l’effet gilets jaunes a jeté dans les bras du FN les protestataires antisystèmes.

 

  • Wauquiez est sur un siège éjectable.

 

  • Le PS s’est hollandisé il est à son étiage haut.

 

  • Hamon est subclaquant.

 

  • Le PC au trou.

 

  • DLF et la piétaille Frexitienne à la poubelle.

 

  • UDI qu’est-il allé faire dans cette galère ?

 

  • L’étonnant score du parti animaliste 2,2%.

 

Au plan européen, nous avons avec les Hongrois, les Italiens, le bonnet d’âne mais la vague populiste est contenue par une forte poussée verte en Allemagne surtout.

 

La fille du borgne, l’escroqueuse du fric européen, demande la dissolution de l’assemblée nationale : pourquoi faire ? Elle ne le sait même pas.

 

Rassurez-vous, samedi prochain les gilets jaunes seront à nouveau dans la rue, chacun va reprendre sa posture, son petit couplet, les européennes oubliées, nous allons continuer de râler, les sociologues d’analyser leur nombril, Onfray le bien nourri de se prendre pour un visionnaire, Macron dans sa tour d’ivoire, Mélenchon dans ses obsessions, Hollande dans son fiel, la France quoi alors que pendant ce temps-là les Chinois occupent l’espace face à un Trump qui flambe avant d’être réélu et se consumer.

 

Au fait mais où sont les Anglais ?

 

La palme d’or à « May n’a pas atteint Juin ! »  

 

À tous les grands perdants de ces élections ... L’esprit de Winston Churchill n’est jamais bien loin: «Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme.» 🤔

 

 

Elections européennes 2019 : Allemagne, Espagne, Hongrie, les estimations pays par pays

Le taux de participation est « le plus élevé en 20 ans », avec une estimation de 51 % pour les 27 pays de l’UE, sans le Royaume-Uni.

Le Monde avec AFP 

ICI 

ICI 

Diaporama.

Résultats européennes 2019 : les unes de la presse internationale

 

Européennes au Royaume-Uni : victoire écrasante du Parti du Brexit, précurseuse d’un « no deal » ?

ICI 

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