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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 00:09

Que cette phrase est belle !

Ce samedi j'ai envie de m'arrêter sur elle, de vous proposer de m'accompagner, le temps de cette chronique, dans une petite réflexion sur un sujet que nous ne savons pas aborder sereinement : notre vivre ensemble.

Deux évènements sportifs récents, l'un calamiteux, l'autre heureux, ont été symptomatiques à la fois de nos difficultés à mettre un contenu commun, partagé, à notre vivre ensemble mais aussi à notre grande capacité de nous sublimer lorsque nous retrouvons le sens de la communauté, du groupe.

En effet, entre la petite bande de grévistes au cul cousu de fric qui soi disant portait le maillot de l’équipe de France lors du dernier Mondial de football en Afrique du Sud, arrogante, fermée, triste, autiste et l’équipe de jeunes gens et jeunes filles, joyeuse, gagneuse, spontanée et solidaire, qui portait les mêmes couleurs aux derniers championnat d’Europe d’athlétisme à Barcelone, il semblait il y avoir un monde comme on dit.

Et pourtant, les deux recrutaient dans le même vivier coloré de ces fameuses banlieues où nous parquons ces français venus d’ailleurs. France étrange terre d’asile où comme le disait ironiquement Yannick Noah : on est français quand on gagne et Camerounais lorsqu'on perd.

Et pourtant de tout temps ce fameux maillot national fut porté par des hommes aux noms dont la consonance sonnait l’étranger : les Kopaszewski, Piantoni, Platini, Zidane, Mimoun, Jazy ou dont la couleur de peau nous rappelait notre passé colonial voire esclavagiste : Bambuck, Pérec, Thuram, Karembeu...

Est-ce que le Villiers-le-Bel de Myriam Soumaré est si différent du Trappes d’Anelka ? Différents le jeune Christophe Lemaître et le jeune Jérémie Toulalan non des petits gars bien de chez nous, le premier rayonne, le second balbutie des conneries pour s'expliquer « je ne sais pas ce qui m’est arrivé... »

Alors où se situe ce fameux gap ?

Juste avant eux, nous, les parents, les dirigeants, les cadres, tous ceux qui éduquent et forment, tous ceux qui sont les garants du bien public, les dépositaires de la vie collective, les transmetteurs, les passeurs de valeurs, celles et ceux dont les trajectoires prennent la valeur d’exemple.

Les deux sports en question s’appuient sur le bénévolat de milliers d’hommes et de femmes dévoués et désintéressés qui eux aussi sont à l’image de notre pays.

Alors l'argent, le buiseness, les sponsors, les agents, les grandes fédérations... ont-ils étouffé ce qui faisait la beauté et la dignité du sportif ? Je ne le crois pas. Le sport reste encore un espace d'accomplissement et de dépassement de soi et un magnifique spectacle pour lequel tout un chacun peut s'enflammer, s'enthousiasmer. Que nous le voulions ou non nous sommes devenus, à de rares exceptions, des consommateurs réguliers ou occasionnels de spectacles sportifs télévisés. Tout ce pervertissement par l'argent part de nous. 

 

En effet la télévision est une gigantesque pompe à fric qui transforme les compétiteurs et les compétitions en de fabuleux générateurs de droits. Des joueurs hommes-sandwiches, une FIFA entreprise mondialisée, des contrats aux chiffres mirobolants qui, au bout du bout, ramené au chiffre d’affaires généré, ne représentent que l'épaisseur du trait. La boucle est bouclé et lorsque vous posez votre cul devant votre télé c’est vous qui devenez le fait générateur de ce grand barnum.

Ça donne à réfléchir, ça devrait nous donner à réfléchir... 

 

Mais, pour en revenir à ma belle phrase-titre qui fait référence à une situation réelle, extrême, je me dis : nos joueurs feraient-ils comme eux ? Je ne sais. Lisez !

  « Pour les nazis aussi, le football était une question d’Etat. En Ukraine, un monument a été élevé aux joueurs de Dynamo de Kiev de 1942. En pleine occupation allemande, ils commirent la folie de battre, dans le stade local, une sélection d’Hitler. On les avait prévenus :

–       Si vous gagnez, vous mourrez.

Ils entrèrent sur le terrain résignés à perdre, en tremblant de peur et de faim, mais ils ne purent résister à l’envie d’être dignes. Ils furent fusillés tous les onze avec leurs maillots, au bord du ravin, à la fin de la partie. »

 

Même si cette histoire racontée par Eduardo Galeano est un peu romancée la réalité fut encore plus incroyable ... et n’enlève rien à la dignité de ces joueurs.

 

« En fait, une première équipe de l'armée de terre allemande fut battu le 12 juillet 1942. Les allemands furent très désappointés mais aucune arrestation n'eut alors lieu. Ils choisirent d'organiser un autre match avec une équipe plus forte. Le 17 juillet, le Dynamo remporta ce match 6-0 !

Les allemands choisirent alors une équipe hongroise, alors réputée pour son jeu, pour jouer le 19 juillet. Elle perdit ce match 5-1. A noter une ligne du rapport de ce match :
"Malgré le score, les équipes peuvent être considérées de force égales" ...
Un match retour organisé par les hongroise termina par une nouvelle victoire du Dynamo 3-2 le 26 juillet 1942.

Le 6 Août 1942, était organisé un match contre l'équipe de la Luftwaffe. C’est ce match perdu par l’équipe allemande 4-1 qui est entré dans la légende. Mais celui ci ne se termine pas par l'exécution des joueurs de l'équipe ukrainienne.

Il fallut une nouvelle victoire le 9 Août sur cette même équipe et une dernière humiliation (8-0 !) le 16 Août 1942 pour que cette équipe entre dans l'Histoire.

 

Selon les versions, 4 joueurs furent exécutés : Ivan Kuzmenko, Mykola Trusevich, Olexiy Klimenko and Mykola Korotkikh. D'autres sources donnent 8 joueurs abattus. Tous les autres furent déportés et un seul survécu après la guerre : Makar Honcharenko. »

 

Une photo rarissime  des participants du match du 9 août 1942 à Kiev, prise , selon certaines informations, par l’arbitre de la rencontre et conservée dans l’archive du journaliste I.Konontchuk. 
Les footballeurs ukrainiens sont en maillots sombres, les allemands – en maillots clairs.

 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 00:09

La France éternelle, celle que certains esprits forts dise profonde, celle où les femmes portent toujours des blouses en coton, où les hommes restent fidèles au petit blouson beige en Tergal, où les gamins prennent des torgnoles au bout de la table, celle du bon sens populaire qui navigue entre une certaine forme d’absurdité et la folie ordinaire, fut à partir de 1993 savoureusement incarnée sur Canal+ par Les Deschiens. Cette série créée par le duo Jérôme Deschamps&Macha Makaïeff fleurait bon la province avec les 2 normands François Morel, un gars du Calvados, et Olivier Saladin, avec le sarthois Bruno Lochet et les gens du Nord : Philippe Duquesne et le monument belge la merveilleuse Yolande Moreau.

Ce qui a fait la force des Deschiens c’est tout à la fois le cadrage immuable d’un décor minimaliste, des dialogues servis par des personnages plus vrais que nature avec un François Morel hermétique à toute culture, accroché à ses principes désuets en matière d’éducation des enfants et une Yolande Moreau archétype de la femme au foyer soumise bien épaulés par Olivier Saladin s’échinant à tenter d’exprimer ses opinions et par Olivier le fils des Morel qui tente de se cultiver, au grand dam de ses parents, en lisant Gide ou Marguerite Yourcenar.

Reste que les Deschiens, comme tout bon français, avaient une boisson favorite : le GIBOLIN. Je vous propose donc une séquence d’une « dégustation de Gibolin » qui tendrait à prouver que c’était bien une boisson fermentée. Pour compléter deux autres vidéos sur le Gibolin pour faire le tour de la question et visionner l’ensemble des protagonistes des Deschiens.


Les Deschiens - Le gibolin professionnel
envoyé par opusincertum. - Cliquez pour voir plus de vidéos marrantes.

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 00:09

Des trois couleurs du vin le blanc présente sur ces deux concurrents l’avantage – si je puis dire – d’être associé à des patronymes connus du grand public. Rares, en effet, sont les MM. Rouge ou Rosé, alors que les Blanc célèbres sont légion.

Florilège !

-         Laurent Blanc : entraîneur

-         Michel Blanc : acteur

-         Georges Blanc : restaurateur

-         Jacques Blanc : sous-secrétaire d’Etat aux agriculteurs

-         Christian Blanc : fumeur

-         Gérard Blanc : chanteur  †

 

De plus dans l’ambiance du temps qualifiée par FOG, dans son édito du Point, de cynique, les maximes : laver plus blanc que blanc ou être blanc comme neige ou utiliser des arguments cousu de fil blanc augmentent le capital de sympathie du symbole de la virginité. Pour mémoire le Blanc fut notre couleur nationale au temps des Capets, elle reste partie intégrante et centrale de notre drapeau tricolore et le symbole international de la trêve, de la paix et de la reddition.

Du côté du vin le Cheval Blanc est rouge, le Blanc-Foussy est une marque de VMQ AOC Touraine que j’ai vendu au temps de la SVF, du côté de la Champagne le Blanc de Blancs est un vin blanc issu que de raisins blancs, le Blanc de Noirs est fait avec des raisins rouges, à Pouilly le Blanc est Fumé (ne pas confondre avec le Blanc qui fume). Reste le cas d’Adèle Blanc-Sec héroïne de bande-dessinée réincarnée par Louise Bourgoin dans un film de Luc Besson et celui du Vinaigre Blanc qui n’a rien à voir avec le vin car c’est un vinaigre vulgaire dont les usages ménagers sont multiples... J’oubliais deux pépites : le Rouge et le Blanc la belle revue et Rouge, Blanc, Bulles l'excellent blog d’Anne-Laurence Chadronnier. Reste aussi le Blanc d’Espagne avec lequel les bistrotiers annoncent sur leur devanture les plats et les vins du jour et le Blanc d’œuf pour clarifier le vin.

Sans souci d’exhaustivité : le jambon, le fromage, le sucre, le poivre, le pain, le bois, l’ours, le merle, l’examen, le mariage peuvent être blanc. Au féminin l’oie est blanche, comme la sauce, la colombe, l’hermine, la voix, la fumée, la canne de l’aveugle, la carte, la salle, l’arme, la houille, la nuit, la gelée et en ces temps du triomphe du bronzage être blanc comme un cachet d’aspirine est une marque d’infamie. Au pluriel : les produits blancs, les alcools blancs, les viandes blanches, les russes blancs, les Blancs avec une majuscule et le double-cœur sur le cœur, les petits blancs, les blancs-manteaux, les pères blancs, les cols blancs... et au féminin la traite des Blanches...

Tirer à blanc, saigner à blanc, faire chou blanc, connu comme le loup blanc...

La télé fut en Noir et Blanc.

La Blanche est une note qui vaut 2 Noires et est une nouvelle AOC de l’Armagnac  

Le Blanc est une ville de l’Indre département fétiche de Francis Blanche – tiens, tiens – et de Pierre Dac. Le Mont Blanc culmine à 4 810,45 m en 2009, c’est aussi un tunnel de sinistre mémoire, une marque de dessert la Crème Mont Blanc et celle d’un stylo chic et snob le Montblanc.

Pour les amateurs de sensations fortes, style les Dents de la Mer, le Grand Requin Blanc est une star de cinéma alors que le Boudin Blanc est lui la star des réveillons et la semaine du Blanc nous met dans de beaux draps.

Pour finir en beauté cette revue du Blanc je vous propose l’Auberge du Cheval Blanc qui est une opérette allemande en 3 actes de Ralph Benatsky sur un livret d’Erik Charell, Hans Müller et Robert Gilbert adaptée en français pour sa création au théâtre Mogador par Lucien Besnard avec des lyrics de René Dorin. Ici ce sont les « inoubliables » Marcel Merkès et Paulette Merval qui roucoulent... et une chanson de feu Gérard Blanc membre du groupe Martin Circus depuis 1969 qui a connu individuellement un succès en 1987 avec Une autre histoire.

 

Merci à vous de m’accorder de but en blanc votre blanc-seing pour tout ce Blanc qui n’est pas de la poudre aux yeux...

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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 00:09

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Rien n’est pire pour une juste cause que de mauvais avocats. Le dernier édito « Qui veut tuer le vin de France ? » du Guide des 100 Vins de Plaisir pour boire malin et authentique – le meilleur rapport qualité-prix de France (sic) en témoigne avec enflure et démagogie. Il y a chez Périco un Me Collard qui sommeille, ramenard et adepte du tout et n’importe quoi pourvu que ça entre dans le cadre étriqué de ses obsessions récurrentes. Qu’Eric Conan associât sa signature à cette bouillie pour chat me déçoit.

Adepte du « principe de précaution » je me permets de conseiller à ces Fouquier-Tinville à la plume confuse, de lire ces 2 chroniques : « Comment fédérer des îlots d’excellence dans un océan de médiocrité ? Et si nous reparlions de René Renou » http://www.berthomeau.com/article-comment-federer-des-ilots-d-excellence-dans-un-ocean-de-mediocrite-et-si-nous-reparlions-de-rene-renou-42562696.html   et « Le CAC 51 : le croskill de la qualité des vins AOC » http://www.berthomeau.com/article-20287518.html avant de me fourrer dans le même sac commode que les présumés tueurs du Vin de France. Je me sens vraiment très à l’aise pour vous mettre le nez dans votre gloubiboulga. Quand est-ce dans notre pays ceux qui se targuent d’exercer la profession de journalistes spécialisés, avant d’étaler des opinions approximatives, péremptoires, mal argumentées, feront l’effort minimal de travailler leurs dossiers. Nos deux procureurs « au petit pied » me semblent plus proches de la profession de « colporteurs » d’à peu près, d’expressions éculées, d’approximations juridiques, que de celle journaliste.

Le modus operandi de nos deux larrons est d’un classiscisme fleurant bon les procès de Moscou. J’exagère à peine.

D’abord désigner le coupable le fameux « meurtrier du Vin de France » ?

L’Europe bien sûr ! Cette vieille carne bureaucratique, cette haridelle sans visage, cause de tous nos maux... Petite remarque avant de céder la plume à nos deux grattes-petit : c’est quoi le Vin de France ? Étrange ombrelle unique mise en avant par ces soi-disant partisans de la diversité des vins de notre doulce France. Massification, globalisation, uniformisation... à trop vouloir prouver le risque est grand de se prendre en pleine gueule une appellation sans contenu réel.

À eux :

« L’Europe n’aime pas la France. Disons qu’elle l’aime bien quand elle s’aligne, se soumet ou accepte de renoncer à tout ce qui la distingue du reste de l’Union. S’il est un secteur où la France a bien une identité nationale, réelle, flagrante, absolue, c’est celui de son patrimoine agricole, au premier rang duquel sa viticulture. Il devient de plus en plus difficile, même pour de pro-européens de la première heure, adeptes du rêve fédéraliste, de défendre la machine à broyer nos spécificités et nos différences nationales qu’est devenue la Commission de Bruxelles. Jusqu’au jour où l’on s’en débarrassera, comme d’un mauvais souvenir, le système Barroso est un cauchemar pour tous ceux qui tentent de préserver un tant soit peu, entre autres secteurs menacés, l’exception gastronomique française. Sans quoi, c’est le peu de foi qui reste dans l’Europe qui disparaîtra. Après les offensives contre les fromages au lait cru, le chocolat pur cacao, les vins rosés sans coupage, et l’arsenal des règlementations imbéciles édictées pour aseptiser le goût de la France, c’est AOC et à nos vins bios que s’attaquent à présents les nettoyeurs bruxellois »

Fermez le ban ! Libre à Périco et à Conan de détester l’Europe, et Dieu sait que par bien des côtés elle est détestable mais pour autant leur exécration ne leur permet pas d’écrire un tissu de conneries.

 

Ne leur en déplaise, l’AOP n’est pas une « nouvelle norme » mais un outil juridique de protection internationale que la France a soutenu, à juste raison, sous la présidence de Jacques Delors, pour défendre notre système des AOC. Son application au vin n’est ni une bonne ni une mauvaise manière, encore moins une tentative insidieuse de mettre à mal notre « si précieux » système d’AOC qui reste entre les mains de l’INAO. Non l'AOC n’a rien à voir avec une « carte d’identité nationale du vin de France ». Non messieurs l’AOC n’institue pas « l’unicité du vin de France, sur la base de critères géographiques, agricoles et historiques constituant en soi un véritable projet culturel. ». Vous n’avez jamais lu les écrits des pères fondateurs. Vous êtes à côté de la plaque, vous alignez des mots, des phrases comme un charcutier des saucisses.  Alors de grâce, épargnez-nous le galimatias que je vais citer un peu plus loin, et merci d’empoigner le balai pour que nous commencions à balayer devant notre porte au lieu d’éructer sur « les gnomes de la Commission »

 

De plus je signale à nos deux approximatifs qu’à ce jour « les vins bios à la française » n’avaient aucun fondement juridique, le label AB s’appliquait aux raisins produit par une agriculture biologique. Si la Commission a entrepris de définir « un vin biologique européen» c’est à la demande des producteurs bios eux-mêmes, et que le projet présenté par les services de la Commission satisfaisait les producteurs français (si ces messieurs L&C avaient pris la peine de le lire ils le sauraient. Le responsable de l'unité bio de l'UE ayant exposé ce projet lors d'une conférence à Montpellier Bio) mais, que par la suite, via des lobbies et des délégations d’Etats membres, il fut fort édulcoré. Nous sommes 27, et n’en déplaise à nos « fins analystes » le pouvoir de décision reste entre les mains du Conseil des Ministres.

 

Je cite donc la soupe de Légasse :

« ... À première vue, on se réjouissait que Bruxelles reconnaisse enfin ce concept et en fasse sa référence de désignation et de qualification des produits justifiant la protection de leur spécificité. C’était sans compter sans la malice d’un lobby néolibéral ayant ourdi cette manœuvre pour mieux neutraliser un règlement l’empêchant de marchander en rond.

Car si l’AOC, dans ses fondements, est un formidable outil commercial, elle est en revanche, dans son éthique, un redoutable antidote contre le mercantilisme. Aussi, ne pouvant plus supporter que la France conserve cette exception culturelle pour elle seule, Bruxelles a décidé que cette norme deviendrait communautaire après « adaptation » aux réalités du marché européen et mondial. On devine la suite. »

Honnêtement non messieurs je ne devine pas la suite car j’avoue ne pas avoir bien compris ce qui précédait... Je ne doute pas que vous aurez la bonne grâce d’éclairer ma faible lanterne de vos fulgurances...

 

Mais, comme si ce brouet ne suffisait pas, ces messieurs, frappent bas, insinuent et comme je l’ai écrit en préambule affaiblisse une juste cause.

 

Je les cite avec des pincettes.

 

« Les dégâts n’auraient pas été considérables si des français ne s’étaient pas fait les complices de cette sombre manœuvre en devançant les souhaits de Bruxelles via une réforme scélérate visant tout simplement à vider l’AOC de sa substance. Présidé par Yves Bénard, ancien directeur du pôle champagne du groupe LVMH, à ce titre bras droit de Bernard Arnault (un CV éloquent), le CN de l’INAO a en effet pulvérisé de l’intérieur l’esprit et les principes de l’appellation d’origine, non par une dévalorisation des normes de définition et de contrôle, mais au contraire, en transformant en usine à gaz totalement dissuasive des articles et des clauses rendant les nouveaux décrets aussi rébarbatifs que démotivants.

Par ailleurs, l’AOP sera désormais accordée systématiquement à tous les producteurs déclarants d’une même appellation, le seul contrôle opéré sur les vins, consistant en un « sondage » effectué par prélèvement, ici ou là, au moment de la mise en vente. Ainsi, tous ceux qui n’auront pas été « sondés » se verront décerner l’AOP d’office. Autant parler de plaisanterie, voire de forfaiture. Pour le reste, la nouvelle réglementation se noie dans un enchevêtrement complexe et indigeste de normes et de critères sélectifs, par lesquels le vin n’est plus qu’un « produit » et dont la seule conséquence sera le rejet de l’AOP de la part d’une viticulture écœurée par des contraintes aussi absurdes »

 

Ouf ! Plus indigeste que ce texte tu meurs. Vocabulaire de la pire espèce, insinuations indignes, tout y est, ça sent mauvais. Mais comme chez Périco on saute de la plaisanterie à la forfaiture je ne suis pas loin de partager l’avis de l’infréquentable Lapaque, qui écrit que ce type est un imposteur http://www.berthomeau.com/article-20980217.html. Que l’on soit très sévère, très critique sur la réforme de l’INAO, mes chroniques citées en référence témoignent que je ne m’en prive pas, mais encore faut-il d’abord étayer clairement son argumentaire et ensuite ne pas se contenter de dénoncer « le silence, la lâcheté, la passivité, pour ne pas dire la complicité des institutions, des syndicats, comités, académies, collectivités locales dont la principale mission devrait consister à préserver l’ensemble des particularismes qui permettent à la France, sur le plan sensoriel, d’être encore la France » Dans les débats menés autour de René et de ma pomme le sieur Périco a toujours brillé par son absence.

 

Alors lorsque je lis sous la plume de ces deux dénonciateurs « qu’il est donc urgent que la viticulture française de terroir réfléchisse à une nouvelle labellisation privée garantissant l’origine et la définition authentiques du Vin de France » je suis près à faire le chemin de Compostelle pour qu’ils s’abstiennent de venir se mêler à la juste cause d’une réelle refondation des AOC. Comme si l’AOC était un label : ça vaut déjà un carton rouge.

 

Sur le vin bio c’est du même tonneau « Il est hors de question que le mercantilisme néolibéral bruxellois en laisse le profit aux seuls petits producteurs qui s’astreignent aux vrais contraintes du bio. En assassinant la vérité du vin, on assassine ses auteurs et on banalise la France. Voilà le traitement que réserve l’Europe à l’un de nos précieux patrimoines. Une saloperie de plus que nous ne devons pas laisser passer. »

 

La ligne Maginot mais au fait Périco ne pourrait-il pas nous écrire un papier sur les positions des différents Etats membres sur ce dossier de la définition du vin  bio. Ce serait, à la différence de ses imprécations, du vrai travail de journaliste nous informant sur la réalité du dossier. Mais au fait c’est quoi au juste que la réalité pour Périco ?

 

PS : Ayant payé 6 euros Guide des 100 Vins de Plaisir pour boire malin et authentique – le meilleur rapport qualité-prix de France, j'ai tout à fait le droit d'exprimer mon peu de goût pour un éditorial dont la fonction principale n'est que de flatter l'égo de ses signataires.

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 00:09

Cette semaine, Pascal Gayrard Directeur général du grossiste Metro Cash&Carry France, affirmait dans le Monde « Non, le bistrot du coin n’est pas condamné ! » et moi je recevais dans ma messagerie ce courrier électronique, signé par Bénédicte Ann Créatrice, animatrice du café de l'amour et Conseil en relations amoureuses (sic) 06 12 78 26 30. Comme vous allez le constater l’innovation en ce domaine ne connaît aucune limite. Ce n’est pas un canular et je prie ceux qui m’attribuent toutes les lignes couchées sur cet « Espace de liberté » que celles-ci ne doivent rien à ma plume.

 

« Bonjour à toutes et à tous,

 

 

La saison reprendra, sauf changement, lundi 20 septembre. Les détails du programme de septembre sont sur le net sur le site : http://www.cafedelamour.fr.

 

Toutes les soirées de septembre auront lieu à l'Ice Baär, Paris 8, 41 rue Marbeuf, deuxième étage, métro Franklin Roosevelt.

 

Nous recevrons Daniel Duigou, prêtre et psychanalyste, lundi 20/09.

 

Pour Lise Bourbeau, attention, il s'agit du vendredi 24/09. Les abonnements ne fonctionnent pas et le tarif en prévente est de 16 euros, consommation comprise. Tarif sur place : 20 euros.

  

Enfin, le 27/09, nous recevrons Satish Kumar, notre premier sage indien, une personnalité en Grande Bretagne, qui sera accompagné de la traductrice de son livre.

 

Par ailleurs, pour mon livre sur le thème de l'amour, qui sortira en 2011, je serais ravie de recevoir les questions que vous vous posez sur la rencontre, la relation, le couple, sans y avoir trouvé de réponses.

 

Je cherche aussi des témoignages sur les thèmes suivants :

Vous venez de vous séparer de votre conjoint (ou êtes sur le point de divorcer), vous commencez une nouvelle vie et avez bien l’intention d’en profiter…

Vous avez décidé de bientôt faire « un bébé toute seule »…

 

Merci de me répondre de préférence par mail à lecafedelamour@gmail.com

 

Si vous n'avez pas encore tout à fait bouclé votre programme de vacances, un stage tantra avec Carmen Enguita et Michel Riu : Stage sacré sexualité, du 7 au 16 août dans les Pyrénées : http://www.sexualitéalchimique.com/calendrier.htm

 

Un bel été à vous,

 

Bénédicte Ann

www.cafedelamour.fr

www.cafedelamour.be

 

Les cafés de l'amour existent à Bordeaux, Bruxelles, Paris, Rennes,  Strasbourg, bientôt à Nantes, Marseille, Lille, Genève....

 

Comme vous pouvez le constater de nos jours le champ du buiseness est sans limite et bienheureux sont les conseilleurs car le royaume des gogos est à eux. Bref, pour chuter en beauté en ce premier dimanche d’août je vous propose un échantillon de Caméra Café made in Québec nos cousins de la Belle Province étant selon le linguiste belge Georges Lebouc les « champions du monde de la cochonnerie francophone. Florilège, où le raffinement n’est pas de mise, «Chérie, pourrais-je te crémer le gâteau ?» et madame de répondre «Désolée, pas ce soir, l’Armée rouge a débarqué.» (Lire chronique «Je t’aime à la folie comme une puce à l’agonie» http://www.berthomeau.com/article-27882708.html )

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 00:05

Ironie de cour de récréation : « Tu seras intelligent quand les poules auront des dents !»


Et pourtant, depuis les poulets syndiqués sont sur les dents, même qu’avec ceux de Loué c’est une vraie prise de bec.


Ces derniers ont placardé, preuve à l’appui, sur les murs de Paris qu’ « un bon poulet est un poulet libre » et qu’ « un bon poulet est un poulet bien nourri »


POUF 8262 POUF 8259

 

 

Tout ça franchement ça ne casse pas 3 pattes à un canard me direz-vous et pourtant ça chauffe sous les képis et ça boue sous les pèlerines des hirondelles parisiennes. Le syndicat des culturistes bodybuildés n’a pas protesté. Mais que voulez-vous nos poulets se sentent mal aimés, alors faut pas les charrier. Moi je trouve au contraire que la publicité de Monsieur Yves de la Fouchardière, le boss de LDC, les rends plutôt sympathiques nos poulets, bien plus que lorsque je les croise sur la voie publique.


 

Plutôt que de chercher des poux sur la crête des braves poulets de Loué moi je serais les poulets syndiqués je demanderais à leurs collègues de la PJ d’enquêter sur la réalité des affirmations de la publicité. * Le premier qui dit la vérité /Il doit être exécuté est une chanson de Guy Béard qui a inspirée le titre de ma chronique.


 

Imaginez donc la scène, dans une soupente Quai des Orfèvres, un volatile genre Chicken Run, une grosse lampe braquée sur lui, entouré d’inspecteurs qui le soumettent à une batterie de questions (ce qui entre parenthèses est un comble pour un poulet élevé en liberté d’être questionné par des poulets en batterie). Donc, comme il se doit, ils le cuisinent sec...


 

 

-         Tu affirmes que tu es né et élevé à Loué dans la Sarthe mais ta bague d’identité indique que tu es domicilié chez Paul Dumulot péquenot dans un bled de la Mayenne. Explique-toi !


-         J’ai le droit je suis une IGP...


-         Qu’est-ce que tu viens nous chanter...


-         Ben oui je suis aussi un « Label Rouge »


-         T’es communiste ?


-         Z’êtes barjots !


-         N’aggrave pas ton cas, crache le morceau !


-         C’est une longue histoire. « En 1958, un beau dimanche d'été au banquet du comice agricole de Loué, Raymond Cheval (technicien de la chambre d'agriculture) prit la parole aux côtés du député Paul Goussu. Il faut sauver nos poulets fermiers face à l'agriculture industrielle, a-t-il dit ce jour-là. Nous étions alors à l'époque du scandale des poulets nourris aux hormones, les étals des grands magasins étaient alors envahis de poulets élevés en batterie pour arriver aux prix le plus bas... Neuf mois plus tard venait au monde un comité professionnel rassemblant tous les maillons de la chaîne, y compris les services du Ministère : le SYVOL (syndicat de défense du poulet fermier de Loué) en décembre 1959 »


-         Tu nous endors poulet, accouche !


Calmos ! Chez nous on n’accouche pas, on pond ! Donc  « Très vite le SYVOL va opter pour la liberté et une saine alimentation de ses volailles. Dès lors, Loué sera l'une des toutes premières organisations agricoles de France à recevoir le fameux Label rouge, gage de qualité. Le groupe représente aujourd'hui plus de 100 éleveurs répartis sur la Sarthe et la Mayenne. Ses productions se sont élargies à d'autres produits tels que l'oie, le canard, la dinde, la pintade, les œufs ou encore les volailles festives (chapons, poulardes. »


-         C’est clair comme du jus de boudin ton histoire mais passons t’es un poulet de Loué mais tu pourrais être élevé à Saint-Dié que ça ne changerait rien à ton histoire !


-         Faut pas pousser je suis élevé en liberté dans le bocage !


-         Que tu dis poulet ! Tu peux allez au café quand ça te plaît ?


-         Bien sûr que non !


-         Pourquoi ?


-         Parce me taper un litron n’entre pas dans ma ration !


-         T’insinues quoi au juste ?


-         Rien !


-         Allez poulet, ne tourne pas autour du pot, crache le morceau : t’es en liberté surveillée !


-         Oui.


-         Tu vois que tu nous racontais des craques sur ta publicité : « poulet en liberté » entre un panier à salade et ton enclos c’est kif-kif bourricot...


-         J’suis au grand air moi !


-         Ouais mais tu bouffes quoi ?


-         Je suis nourri aux grains...


-         T’es sûr !


-         Oui à 80%


-         ...

 

 

Comme vous vous en doutez tout ça c’était pour de rire mais comme disait Pierre Desproges « On peut rire de tout mais pas avec n’importe qui... » La réclame c’est la réclame. Z’ont fait le buzz les poulets de Loué grâce aux grincheux syndiqués. Tant mieux pour eux mais comme ici on ne croise que des gens sérieux ci-après quelques explications sur IGP, Label Rouge, élevé en liberté, élevé aux grains...


 

« Une IGP correspond « au nom d'une région, d'un lieu déterminé ou, dans des cas exceptionnels, d'un pays, qui sert à désigner un produit agricole ou une denrée alimentaire originaire de cette région, de ce lieu déterminé ou de ce pays :

 
- et dont une qualité déterminée, la réputation ou une autre caractéristique peut être attribuée à cette origine géographique,- et dont la production et/ou la transformation, et/ou l'élaboration ont lieu dans l'aire géographique délimitée. »


« Le Label Rouge atteste qu'un produit possède un ensemble de caractéristiques spécifiques établissant un niveau de qualité supérieur à celui d'un produit courant similaire.


 Les produits pouvant bénéficier d'un Label Rouge sont les denrées alimentaires (dont les produits de la mer) et les produits agricoles non alimentaires et non transformés(ex :fleurs).  


À toutes les étapes de la production et de l'élaboration, le produit doit répondre à des exigences qui peuvent être précisées dans des notices techniques, réactualisées périodiquement. Des tests organoleptiques doivent obligatoirement être réalisés afin de démontrer la qualité gustative du produit candidat au Label.  


Toute demande tendant à la reconnaissance d'un Label Rouge par homologation d'un cahier des charges est déposée auprès de l'Institut National de l'Origine et de la Qualité (INAO). L'homologation est prononcée par un arrêté du ministre chargé de l'agriculture et du ministre chargé de la consommation.


Le respect des cahiers des charges par les opérateurs est contrôlé par des organismes certificateurs accrédités par le Comité Français d'Accréditation (COFRAC) et agréés par l'INAO, au regard de leur indépendance, de leur impartialité, de leur compétence et de l'efficacité de leurs contrôles.


« L’expression « plein air », réglementaire, signifie que les poules ont obligatoirement accès à un parcours pendant la journée. Chaque poule doit disposer de 4 m² de parcours en « plein air ». Mais on peut faire mieux pour l’environnement et le bien être des poules. À Loué, les poules s’ébattent librement sur un très vaste parcours : 10 m² par poule au minimum. Les Fermiers de Loué vous proposent donc exclusivement des œufs de poules élevées en libre parcours conformément à leur attachement pour l'environnement. »

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 00:09

Dans le vocabulaire ordurier l’insulte « Résidu de F... C... » proférée à l’égard d’un individu se place en bonne position dans l’ignominie. Certains mots ont dans leur phonétique un poids spécifique annonciateur d’une forme de haut le cœur. Résidu est de ceux-là même si, comme le souligne le Robert, il est passé d’une forme neutre : ce qui se dépose après une opération chimique à une valeur péjorative. Alors la conjonction de résidus au pluriel avec l’abomination de la désolation des pesticides débouche sur un cocktail explosif, anxiogène.

En mon temps de sauvageon du bocage vendéen nous mangions des fruits cueillis dans les arbres et les buissons sans nous poser de questions et les navets du pépé, qui nous servaient à chasser de notre haleine le parfum des P4 que nous venions de fumer en cachette, nous les croquions sitôt tirés du rang. Heureux temps s’exclameront les Verts ! Pas si sûr car j’ai vu le pépé, avec son pulvérisateur sur le dos, traiter comme il disait. Vous dire quel était le produit de traitement je ne saurais vous le dire. Bref, notre ignorance nous protégeait de toute angoisse et, comme nous n’habitions pas très loin du lieu dénommé le « bourrié » où les détritus putrescibles ménagers du village étaient entassés avant de devenir le réceptacle du contenu des fosses, outre les fortes fragrances estivales, je ne suis pas certain que ce riche amendement fut indemne de résidus divers et variés.

Lisez-moi bien et ne me faites pas dire ce que je n’écris pas : toute forme de résidus qui pourraient nuire à la santé de ceux qui consomment le produit sur lequel ils sont déposés me dérange. Ma problématique aujourd’hui se limite à la qualité de l’information du consommateur. Il existe en effet des normes : les LMR limites maximales de résidus qui sont les niveaux supérieurs légaux de concentration de résidus de pesticides dans ou sur les aliments destinés à l’alimentation humaine et animale. Ces LMR sont basées sur de bonnes pratiques agricoles et requièrent que les pesticides autorisés soient utilisés au plus bas niveau nécessaire à une protection efficace des végétaux. Face à la situation présente, qui est une donnée, un constat, pas un acte d’accusation, il me semble que l’important est de briser le face à face stérile des « dormez braves gens votre santé est sous notre bienveillant contrôle » et des « on vous empoisonne braves gens vous allez tous mourir à petit feu » je plaide, pour que dans notre beau secteur du vin, où la question des résidus quoiqu’en disent certaines ONG n’atteint pas l’acuité et la dangerosité constaté dans les fruits et légumes consommés frais, au lieu de construire une échelle de Richter fondée sur le seul « je suis propre que mon voisin » se mette en place un outil d’information fiable des consommateurs.

En effet, lorsque je prends connaissance du communiqué de presse de l’EFSA Autorité européenne de sécurité des aliments (écrit en français alors que le rapport lui est publié exclusivement en anglais) annonçant la publication de son rapport annuel pour 2008 sur les pesticides que lis-je ?

« Le rapport, préparé par l’unité PRAPeR de l’EFSA — l’unité en charge de l’examen par les pairs des évaluations des risques liés aux pesticides — constate que 96 % des échantillons analysés sont conformes aux limites maximales de résidus (LMR) légales et que 4 % les dépassent, par rapport à 5 % en 2006[3].

Au total, en 2007, plus de 74.000 échantillons issus de près de 350 types d’aliments différents ont été analysés du point de vue de leur teneur en résidus de pesticides, ce qui représente un accroissement de 13 % par rapport à 2006. Les États membres ont fait des efforts considérables afin d’étendre la portée des méthodes analytiques, rendant par là même possible la détection de 870[4] pesticides en 2007, une augmentation de 13 % par rapport aux années précédentes[5].

Afin de protéger les consommateurs, les LMR sont établies à des niveaux qui sont sûrs pour eux tout en correspondant à la plus petite quantité de pesticide nécessaire sur les cultures pour obtenir l’effet recherché. L’EFSA précise que la présence de pesticides dans l’alimentation — et même le dépassement d’une LMR — n’entraîne pas nécessairement de problème du point de vue de la sécurité des aliments. Quand une LMR est dépassée, l’exposition doit être calculée de façon à pouvoir évaluer si ce dépassement présente un risque potentiel pour les consommateurs.

Pour évaluer l’exposition chronique (à long terme) du consommateur, l’EFSA a appliqué une approche de précaution, en utilisant des hypothèses prudentes qui surestiment l'exposition. Pour tous les pesticides évalués, excepté un (le diazinon), l’exposition chronique ne doit pas susciter d’inquiétude pour la santé du consommateur. Il est à noter que, depuis le mois de décembre 2007, toutes les autorisations concernant cette substance ont été retirées et les LMR ont été abaissées.

Pour évaluer une exposition aigüe (à court terme), l’EFSA a également envisagé les scénarios les plus pessimistes. Pour ces estimations, elle a donc pris en considération une consommation alimentaire élevée, combinée au plus haut niveau de résidus observé dans le programme de surveillance de l’UE en 2007. En réalité, il est très peu probable que de tels cas critiques d’ingestion se produisent. En supposant que ce scénario se présente, on ne pourrait cependant pas exclure un risque potentiel pour le consommateur pour certains des résultats concernant 52 combinaisons de pesticides/aliments ; dans plusieurs de ces cas, le problème a déjà été traité en retirant les autorisations ou en abaissant les LMR.

L’EFSA a établi un ensemble de recommandations pour les futurs programmes de surveillance sur les résidus de pesticides, notamment la modification des modalités de signalement afin de garantir des résultats plus détaillés qui permettront une évaluation plus précise de l’exposition. Ces améliorations contribueront à mieux informer les gestionnaires des risques et les aideront à règlementer une utilisation sûre des pesticides. »

 

La dépêche de l’AFP à propos de ce communiqué de presse précise elle « L’agence relève également que la présence de pesticides est supérieure dans les denrées importées de pays situés hors UE (7,6%) que dans les échantillons produits au sein de l’UE (2,4%). Les dépassements des limites autorisées ont surtout concerné les échantillons d’épinards (6,2%), d’oranges (3%), de riz, de concombres, de mandarines, de carottes et de poires. Concernant les aliments pour bébé (2062 échantillons), 76 présentaient des résidus de pesticides dont 4 seulement excédant les normes maximales recommandées. »

 

Tout ça n’est que de la communication qui passe largement au-dessus de la tête des pousseurs de caddies qui, peut-être, ne retiendront seulement que 4 pots pour bébé étaient infestés de résidus de pesticides car je ne sais plus qui en aura causé à la télé. La question vaut mieux que ces volutes de pseudos informations qui exacerbent les batailles des chiffonniers qui ne débouchent sur rien de bien concret. Pour alimenter le débat, et si vous avez eu le courage de me lire jusque-là, je verse une info au débat.

 

 

« La Vieille Ferme adhère à la démarche « +NATURE by EXCELL » basée sur un référentiel spécifique pour contrôler la qualité de ses approvisionnements.

La Vieille Ferme est ainsi capable de garantir à ses consommateurs des vins de qualité dont la teneur en résidus de pesticides a été sérieusement réduite en quantité et en nombre de molécules présentes.... Perrin et fils est un des premiers intervenants vinicole de la vallée du Rhône qui propose sous la marque La Vieille Ferme trois vins sous AOC : un rouge Côtes de Ventoux, un blanc Côtes du Lubéron et un rosé Côtes de Ventoux. La Maison Perrin et fils commercialise chaque année plusieurs millions de bouteilles sous cette marque. Ces vins sont à la fois plébiscités par les français et à l’export au Canada, aux USA et au Royaume Uni, des marchés très sensibles aux produits éco-responsables. Sans être issus strictement de l’agriculture biologique les vins de La Vieille Ferme offre aux consommateurs des produits contrôlés de la vigne à la bouteille dans le cadre d’une démarche raisonnée.

 

Excell, expert en analyses de traces, est un partenaire incontournable du milieu agroalimentaire et plus spécifiquement vitivinicole.

Pour répondre à la demande des professionnels et après deux années d'étude et de recherche sur les pesticides des vins, Excell a élaboré un nouveau concept "+NATURE by Excell".

La démarche "+NATURE by Excell" permet au consommateur d'identifier en un coup d'œil les produits agricoles ayant significativement réduit l'usage des pesticides quel que soit leur mode de production.

La marque "+NATURE by Excell" est décernée suite au contrôle des teneurs en résidus des produits finis livrés au consommateur et non plus seulement sur la foi de l'examen de documents fournis par les producteurs, comme c'est souvent le cas lors des procédures basiques d'éco certification.

Les produits répondant aux exigences du référentiel pourront signaler leur appartenance à cette nouvelle démarche éco responsable en utilisant la marque distinctive "+NATURE by Excell" sur leur étiquette. »

 

J’en ai fini, si ça vous dit : commentez !

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 11:00

Chers lecteurs je propose à votre lecture cette tribune publiée dans le Monde du 27 juillet par le Directeur général du grossiste Metro Cash&Carry France. Il me semble intéressant à méditer tout particulièrement par les gens du vin. Il ne vous est pas interdit de faire des commentaires avant ou après votre sieste.

 

 Ce n’est pas l’interdiction de fumer qui met en péril les cafetiers, mais la standardisation

 

Pascal Gayrard Directeur général du grossiste Metro Cash&Carry France

 

Les cafés boivent la tasse, trinquent, prennent l’eau… »

 

Depuis quelque temps, les journaux,  alertés par un tout récent rapport du Senat constatant la disparition de plus de 150000 d’entre eux en quelques décennies, rivalisent d’imagination pour prononcer l’éloge funèbre

 

De nos chers bistrots « à la française »

 

Aveyronnais, né dans ce milieu puisque mes parents tenaient un café, et aujourd’hui directeur général en France de Metro Cash &Carry France, grossiste au service des professionnels (dont les cafés, bars), je suis certes touché par ces témoignages de sympathie à l’égard d’une profession durement éprouvée et en réel danger si elle ne réagit pas rapidement.

 

Mais, de grâce, ne nous trompons pas de diagnostic, au risque de préconiser les mauvais remèdes! Non, la disparition progressive dont la presse se fait l’écho n’est pas due d’abord a l’interdiction de fumer dans ces établissements, ni même à la crise économique! Non, le remplacement du troquet du coin si convivial par une agence bancaire n’est pas une fatalité ! Il est temps, je crois, de rétablir un certain nombre de vérités.

 

A commencer par celle-ci : la fréquentation et le chiffre d’affaires des cafés ont commencé à baisser inexorablement bien avant l’entrée en vigueur de la loi antitabac et la crise économique, même si l’une et l’autre ont évidemment eu leur incidence.

 

En fait, pour cette profession, si ancrée dans le paysage culturel français et pourtant aujourd’hui menacée de disparition, il s’agit bien d’une crise d’identité doublée d’une crise de son savoir-faire. Certes, les Français restent majoritairement très attachés aux cafés traditionnels. En effet, selon une étude que nous venons de mener avec BVA, 82% d’entre eux les plébiscitent par rapport aux établissements franchisés. Mais le fameux bistrot du coin se meurt de s’être laisse dessaisir de son indéniable compétence au profit d’autres professionnels mieux organisés – enseignes, chaines…

 

Facteur aggravant: peu de fournisseurs des cafetiers ont anticipé l’aide qu’ils pouvaient leur apporter dans cette conjoncture difficile, et certains ont préféré se tourner vers les chaines, privant ainsi les cafés-bars de l’organisation et de la logistique nécessaires pour rebondir. Dans cette période d’adversité, certains cafés ≪à la française≫ ont aussi perdu leur âme. Décor ≪BCBG≫, ambiance pub, lumière tamisée ou psychédélique et profonds canapés club ne remplaceront jamais pour les consommateurs de tous âges, la qualité d’un ≪plat du jour≫ bon marché, le goût d’un bon café noir, la saveur d’un sandwich de pain frais ou d’une vraie pression servie ≪sans faux col≫.

 

Ce métier s’est fait voler la qualité d’un expresso par des fabricants de machines ou celle d’un ≪ jambon beurre ≫ par les rayons produits frais des grandes surfaces. Quant au traditionnel≪plat du jour≫, blanquette de veau ou petit salé aux lentilles, le voilà qui disparait au profit des formules proposées par les fast-foods!

 

Nul doute que même les jeunes consommateurs apprécieraient de retrouver, dans un authentique ≪bistrot ≫, la valeur sûre d’une cuisine familiale à un bon rapport qualité-prix, pour peu qu’on leur offre également l’accès a Internet ! La preuve que ce retour en grâce du café traditionnel est possible est d’ores et déjà faite.

 

Et, en misant sur ces valeurs sures, en sélectionnant mieux leurs fournisseurs, les cafetiers ont réussi à doubler ou tripler leur chiffre d’affaires. C’est au prix de cette exigence et de ce ≪savoir-faire≫ retrouvés que le café traditionnel dont le rôle positif en France n’est plus a démontrer, tant sur le plan de la mixité sociale qu’en termes d’aménagement du territoire, pourra redorer son blason et même retrouver une nouvelle jouvence.

 

Arrêtons de tirer sur l’ambulance en ne faisant que des constats, et arrêtons d’assimiler un peu trop facilement ≪bistrot du coin≫ et alcool, au même moment où il est si facile d’acheter ce même alcool dans les stations-service.

 

Au contraire, j’aimerais bien voir de nombreux fournisseurs se mobiliser comme nous le faisons pour laisser aux cafés leur indépendance en leur apportant un support personnalisé, adapté au village ou au quartier dans lequel il est installé. Sinon il faudra simplement accepter dans le futur les mêmes couleurs, les mêmes goûts bien standardisés et, pourquoi pas, les mêmes horaires d’ouverture.

 

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 00:09

 

Prétentieux en plus de ça le dégustateur imposteur !

Pas si sûr, l’abus d’un recours systématique à la culture du vin pour le défendre nuit à sa bonne santé.

Bien sûr qu’il y a une culture du vin : « la culture du vin » naît au néolithique, dans les régions montagneuses du Proche Orient situées entre le Taurus, le Caucase et les monts Zagros. Double acception qui lui vaut cet entre guillemets, « plante à haute capacité d’adaptation, la vigne qui accompagnait les voyageurs a conquis le monde entier ». Elle a structuré les espace, façonné les paysages et « modelé les sociétés». Raphaël Schirmer et Hélène Vélasco-Graciet, deux géographes amoureux du vin l’écrivent mieux que moi, le vin « possède une valeur symbolique » car il est la « pièce maîtresse » des temps sociaux : le quotidien et l’exceptionnel. « Tour à tour aliment ordinaire, objet de distinction, corps sacré et rituel, un imaginaire social complexe s’exprime à travers lui ». Mais pour autant le vin est aussi un objet économique et commercial, une marchandise, il fait naître des « rentes territoriales et financières », les marchands, de tout temps, ont contribué à la diffusion, à la renommée, à la compétition mondiale du vin.

L’extraction du vin de son contexte économique et social, son rattachement à une forme anesthésiante d’exception culturelle, son classement dans un conservatoire des chefs d’œuvre en péril, sa contemplation dans un mausolée, l’extrait de la vie, de la vraie vie, celle que l’on vit. L’intellectualisation du vin, sa confiscation par une élite, ou qui se proclame telle, lui fait perdre ses racines populaires. L’assimiler à une culture peau de chagrin qu’il faut défendre becs et ongles, comme le livre, le cinéma ou toutes les formes d’art c’est le cantonner dans une prison, lui faire perdre sa vitalité et, somme toute, laisser le champ libre aux vrais marchands du temple. Nier qu’il y ait un marché du livre, du cinéma, de l’art contemporain dans lequel se croisent des purs produits commerciaux, formatés, marketés, brossant les potentiels acheteurs dans le sens du poil, et des œuvres plus indépendantes, moins massiques, moins putassières, est une forme de thérapie à l’usage de ceux qui ont peur de tout. Ce foutu marché est un tout que ça plaise ou non. Si l’on veut en dénoncer les dérives, les excès, rien ne vaut d’y patauger, de le connaître, d’en analyser les ressorts.

Comme l’écrit Jean-Claude Michéa dans « Les intellectuels, le peuple et le ballon rond » merveilleux petit livre écrit en hommage au bijou de l’uruguayen Eduardo Galeano « Le football, ombre et lumière » note que nous vivons à une époque « où le mépris des sentiments et des passions populaires est devenu un métier et passe pour une vertu. » En effet, les gens cultivés, ou ceux qui s’estiment tels cultivent l’exclusion, la bonne conscience satisfaite des classes moyennes qui « se font les grandes expos, achètent le dernier livre d’Eric Chevillard ou de Jean-Philippe Toussaint, le vin nature d’X ou Y », qui se complaisent dans le retrait face à toute la piétaille de ceux qui ne  sont pas de cette culture qui se rattachent à une forme de celle-ci ne trouvant pas ses racines  dans le monde virtuel des signes. En écrivant cela je ne minore en rien la valeur des œuvres visitées, des livres proposés ou des vins achetés, mais je mets en lumière une césure artificielle entre deux mondes qui n’en font qu’un.

Je m’explique, toujours en référence aux propos de Michéa, « de la même manière, celui qui ne parvient pas à ressentir avec son corps et son intelligence, la voluptueuse inutilité du sport (lequel, notait encore Lasch, satisfait « l’exubérance que nous gardons de notre enfance » et entretient le plaisir « d’affronter des difficultés sans conséquences » ne parviendra pas non plus à saisir l’étendue réelle de sa mutilation présente, ni l’ampleur des nuisances qui menacent son avenir. ». En clair, et ramené au vin, j’affirme que si l’on veut vraiment comprendre et dénoncer dans la totalité de ses effets les dérives liées à une hyper-marchandisation du vin, il faut être un connaisseur, un aficionado diraient les gens du Sud.

En revenant un instant au football, souvenir du Stade Marcel Saupin sur les bords de la Loire, les derbys Nantes-Bordeaux, les confrontations flamboyantes Nantes-St Etienne, debout dans les populaires (3 francs) au coude à coude avec de connaisseurs, de ceux qui étaient en capacité de « lire le match », d’en discuter à la mi-temps et après le match sur la base de critiques fondées sur l’amour du jeu. Tout sauf supporter même si notre cœur battait de concert pour les Canaris, applaudir les stéphanois, vibrer pour la fluidité du jeu à la nantaise, pester contre la rugosité girondine, fondaient une partie de notre sociabilité. Pendant des décennies les vertus du football « esprit de création, intelligence tactique, maîtrise technique, plaisir de jouer » ont fait de lui le sport du peuple. On venait d’abord regarder un match avant de supporter une équipe. Nul besoin pour cela de « commentaires » d’experts récitants, tel Christian Jeanpierre sur TF1  à chaque passe le club européen de rattachement des joueurs des équipes de la Coupe du Monde, de consultants statisticiens sans grand charisme et de l'attirail dérisoire des communicants.

Vous allez m’objecter que j’extrapole, que je tire avantage de comparaisons osées entre un sport populaire et le vin populaire. Je suis prêt à en convenir mais comme ici je plaide pour un retour à la célébration du plaisir et de la volupté je suis un peu contraint de forcer le trait. Il n’empêche que la connaissance, cet acquis lentement accumulé, mélange de découvertes, d’écoute, de curiosité intellectuelle, d’ignorance assumée, de lecture aussi, reste pour moi le ressort profond d’une culture vivante du vin loin du technicisme d’œnologues, d’experts, de juges aux élégances. Bien sûr l’acquis peut aussi passer par l’apprentissage dans un cours, par l’enseignement de la dégustation mais à la seule condition que ce ne soit pas un simple placage, un vernis, mais une réelle appropriation. Cette intériorisation permet à tout un chacun d’assumer sa timidité et sa peur d’affronter le puritanisme et le conservatisme de ceux qui disent faire profession d’un savoir qu’ils confisquent.

Pour moi la culture du vin est une culture ouverte bigarrée, celle de la rue comme celle des Grands Crus, où la passion, la simplicité restent au cœur du geste. Boire, apprécier, ce n’est pas se prendre la tête, faire genre, prendre des poses, camper dans des chapelles barricadées, mais c'est aussi porter sur le voisin un regard intéressé même s’il en reste à son petit Bordeaux ou à un vulgaire Vieux Papes. Cette compréhension de l’intérieur, dans la vie avec tout ce qu’elle comporte de compromis, de difficultés, de petitesses ou de gestes gratuits, permet vraiment de porter un regard critique et pertinent sur les dérives d’une société d’argent roi et de chacun pour soi. Comme le disait Joseph Delteil qui recevait dans son ermitage aussi bien l’écrivain Henry Miller que le premier gugusse venu « J’ai des amis du haut en bas comme le ramoneur, de toutes gueules et de toutes couleurs... »

Oui je plaide pour que la culture du vin « garde un cœur d’enfant » qu’elle veille sur cette part d’enfance où l’on joue pour jouer, où l’inutile prévaut sur ce qui va me servir. Oui taper et courir derrière un ballon c’est con pour un intellectuel mais c’est beau aussi bien dans les favelas de Rio que sur les pelouses de l’Esplanade des Invalides. Cette culture universelle populaire, seule antidote à la globalisation, c’est la respiration de notre vie sociale, trinquer, se parler autour d’un verre, échanger entre amis pendant un repas où le vin est l’invité obligé, c’est l’avenir de ce produit millénaire qui gagne chaque jour le cœur de milliers d’individus de part le monde. À trop vouloir pour certains d’eux en faire des objets d’un luxe inaccessible, pour d’autres à les réduire à une morne reproductibilité, pour d’autres enfin à le cantonner dans un univers d’initiés, on oublie ce qui a fait la force du vin, sa capacité à traverser les âges, c’est de faire partie de l’imaginaire des peuples. Cultivons nos différences, acceptons la diversité, redonnons au vin sa fonction totémique.

Confus, touffu, j’énerve certains je le sais mais que voulez-vous pour moi une seule chose compte dans cette affaire « l’extension du domaine du vin » alors ça vaut le coup d’agiter les eaux calmes du long fleuve tranquille des idées reçues, de mettre un peu d’animation dans le convenu de l’imagerie papier glacé qui nous endort. Pour ce faire je préfère le vin car ainsi l’amour me réveille encore...  

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 00:08

Et oui, au XIXème siècle les prénoms Jacques, Gilles et Guillaume désignaient le « simple d'esprit » ou le benêt du village. Bien avant, les nobles nommaient leurs paysans, leurs vilains des « Jacques » ce qui fit désigner sous le nom de Jacquerie le soulèvement des paysans français contre leurs seigneurs en 1358. Le mépris de la haute société puis du bourgeois des villes pour les bouseux, les péquenots, les ploucs firent que les jeunes des années 60 n’eurent de cesse de se débarrasser beau mot paysan pour revendiquer l’appellation d’agriculteur : va pour les jeunes agriculteurs. Et puis, le productivisme perdant des couleurs pour laisser la place au vert tendre voilà que notre « Jacques Bonhomme » redevient le chouchou, surtout s’il est petit, des bobos des villes qui rêvent d’être des bobos des champs. Reste, cerise sur le gâteau l’expression « faire le Jacques » datée de 1880 qui signifie toujours, même si elle est peu usitée, « faire l’idiot, faire le con » et qui, je suis prêt à en convenir avec mes détracteurs, me va comme un gant sur cet espace de liberté.

 ygghg.jpg

Comme nous sommes dimanche, pour la St Jacques, je vous offre l’un des meilleurs albums du rock 'n' roll des années 70. Cosmo's Factory le quartette le plus roots du rock américain. Du rock brut millimétré, cocktail génial de tubes et de standards du patrimoine rock. Le tout enveloppé dans une pochette absolument « à chier » décor improbable d’un entrepôt de Berkeley, moquette rouge vermillon, fuseau moule-burnes assorti à la moquette du batteur Doug « Cosmo » Clifford juché sur son vélo de course, Marcel caca d’oie et grôles « Vieux Campeur » aux pieds, l’archétype du baba américain, ça vaut son pesant d’art nouille.

 

« Creedence, en 1969 et 70, est une impressionnante usine à tubes, à albums et à tournées. Sans doute le plus grand groupe de rock de ces deux années-là, succédant souvent aux Beatles dans les référendums des lecteurs, faisant la nique aux Stones et à Led Zep. Mais qui s'en souvient aujourd'hui ? Car leur musique regardait déjà en arrière, vers la source, c'est-à-dire la marmite des musiques venues du deep South : blues, country, rhythm and blues et rockabilly. A l'époque, c'était la matrice du rock qu'on appelle aujourd'hui « classique ». John Fogerty, homme à tout faire de Creedence, composait comme un Dieu (« Lookin' Out My Back Door », « Proud Mary »), jouait de la guitare avec une énergie et un son incroyable (l'intro de « Up Around The Bend »), chantait d'une voix qui n'avait rien à envier à Little Richard (« Travelin' Band »). Des mélodies simples, directes, avec un son qui évoquait le bayou de Louisiane et les studios Sun de Memphis mais made in San Francisco Bay. »

 

Rien que pour vous une vidéo et l'intégrale de l'album Cosmo's Factory :

1- Ramble tamble

2- Before you accuse me

3- Travelin'Band

4- Ooby Dooby

5 - Lookin'out my back door

6- Run through the jungle

7- Up around the bend

8- My baby left me

9- Who'll stop the rain

10- Heard it through the grapevine

11 - Long as I can see the light

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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