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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 06:00
J.Ch. Arnaud débarqué de la présidence du conseil permanent de l’INAO, « la directrice de cabinet du Ministre et le directeur de l’INAO sont à l’origine de cette décision. »

Mes lecteurs sont attentifs, ils me posent des questions. Vendredi matin l’un d’eux m’écrit : « bonjour Jacques, avez-vous un avis sur la récente révocation de M. Arnaud de la présidence de l'Inao ? »

 

La qualification de révocation me fait tomber de ma chaise, je croyais que la nomination de Jean-Louis Piton résultait de la stricte alternance des filières et des régions.

 

De mon temps, lorsque j’occupais le fauteuil de directeur de cabinet, je me suis toujours refusé à pratiquer ce genre de sport. Mais les temps changent, ils osent tout.

 

Je suis d’autant plus à l’aise pour le dire que j’ai soutenu Jean-Luc Dairien, ex-membre de mon cabinet, l’actuel directeur de l’INAO, pendant les 18 mois où le directeur de cabinet du Ministre Jean Puech, Pierre-Olivier Drège, l’avait mis au placard. Du côté Jean-Louis Piton j’ai défendu auprès du cabinet de Bruno Le Maire, qui m’avait demandé mon avis, sa nomination à la tête du Comité Vin et Eaux-de-Vie en lieu et place de Christian Paly mieux en cour du côté du château.

 

Je suis totalement allergique à ces pratiques mais comme ni Mr Arnaud, ce que je comprends, ni le Ministre Le Foll, ne nous donneront les raisons de cette «révocation purement politique» sic J.Ch. Arnaud dans l’interview ci-dessous, je m’en tiendrai à exprimer mon aversion et ma désapprobation.

 

Je n’ai jamais recasé un Conseiller Technique où que ce soit, ni pratiqué le coupage de têtes de qui que ce soit. Ce n’est pas ma conception de la Politique.

 

Une révocation mérite explication de la part de celui qui la prononce, sinon ça jette un voile de suspicion à la fois sur le révoqué et sur les raisons du révocateur.

 

Bref, je me suis informé en cherchant sur la Toile et je trouve dans LE PROGRÈS / ECONOMIE du 10 mars 2017

 

« À la tête de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) depuis juillet 2013, Jean-Charles Arnaud a été révoqué de son poste de président du conseil permanent par un arrêté du ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, paru au Journal officiel mercredi. Le Polinois est remplacé par un vigneron coopérateur du Lubéron, Jean-Louis Piton, dans le cadre d’une alternance des filières et des régions.

 

Il abandonne également son mandat de président du comité national des appellations d’origines laitières, agroalimentaires et forestières qu’il occupait depuis 2004 au sein de l’INAO. Retrouvez son interview dans nos éditions de samedi. »

 

Je continue ma cherche pour trouver cette interview et je trouve toujours dans le Progrès JURA – AGROALIMENTAIRE du 04/02/2017

 

Jean-Charles Arnaud : « C’est une décision politique prise par le ministre »

 

Un arrêté du ministre de l’Agriculture a mis fin mercredi au mandat du Jurassien à la tête de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO).

 

  • Jean-Charles Arnaud, comment analysez-vous la décision du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, de mettre fin à votre mandat de président de l’Institut national de l’origine et de la qualité ?

 

Il s’agit d’une révocation, une décision purement politique prise par le ministre comme la loi lui en confère le droit. Cette révocation concerne d’ailleurs l’ensemble des membres de l’INAO, pas uniquement le président.

 

  • Aviez-vous senti le vent tourner ?

 

Pas spécialement. En novembre, j’avais convié à Château-Chalon celle qui va devenir la directrice de l’INAO, l’actuelle conseillère du Premier Ministre et ce, dans la perspective d’un travail commun… Jusqu’à la cérémonie des vœux à l’INAO le 10 janvier dernier, le ministre ne m’avait rien laissé entendre. Il y a eu revirement et ce sont sa directrice de cabinet et le directeur de l’INAO qui sont à l’origine de cette décision.

 

La suite ICI

 

Le Conseil permanent, instance de pilotage de l’établissement, définit les orientations stratégiques et se prononce sur le budget de l’Institut. Cette construction originale de dialogue repose sur la volonté de parvenir à un consensus au service de l’intérêt général. Les comités nationaux approuvent les cahiers des charges et leurs modifications. Le Conseil des agréments et contrôles approuve les dispositifs de contrôle.

 

L’activité de l’Institut est structurée par les sessions de ses instances nationales qui rassemblent professionnels investis dans les signes officiels de qualité et d'origine, personnalités qualifiées (dont des consommateurs et des chercheurs), et représentants des administrations concernées.

 

Les présidents et membres des instances nationales sont nommés par arrêté ministériel pour une durée de cinq ans.

 

La gouvernance de l'INAO offre une large place à l’expertise professionnelle, technique et juridique des dossiers.

 

Par ailleurs, l'expertise des services de l'Institut est bien souvent requise pour l'élaboration des textes et du corpus réglementaires pouvant impacter les productions agricoles sous SIQO, mais également sur l'information donnée aux consommateurs.

 

Le Conseil permanent

 

Le Conseil permanent est en charge de la politique générale de l’INAO, des priorités stratégiques et du budget.

 

La suite ICI 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 09:20
Journal d’1 chroniqueur de campagne(11) vocabulaire : rassemblement chez Fillon, ralliement chez Macron, qui est donc Asselineau ?

Sur mon vélo dans les rues de Paris y’a un bail que je croise la tronche d’Asselineau qui s’affiche en mode sauvage avec son UPR et des slogans type Dupont-Aignan. Je me disais encore un gus qui a du fric à jeter par la fenêtre pour tenter d’exister…

 

Et puis voilà t’y pas que surprise François Asselineau, président de l'Union populaire républicaine (UPR), est en passe d'obtenir ses 500 signatures pour se présenter à la présidentielle. Selon le dernier décompte du Conseil constitutionnel, cet inspecteur général des finances de 59 ans peut se targuer d'avoir réuni 480 parrainages. Un tour de force pour ce farouche eurosceptique « adulé par toute la complosphère », d'après Rudy Reichstadt, de l'Observatoire des radicalités politiques.

 

Yves Thréard du Figaro répond à la question : Mais qui est ce Monsieur Asselineau ?

 

François Asselineau, 59 ans, candidat à la présidentielle, serait en droit de se demander pourquoi il est moins connu qu’Emmanuel Macron et il pourrait aussi réclamer des droits d’auteur à Marine Le Pen et Dupont Aignan.

 

Car il est entré en politique il y a 40 ans et, depuis, il milite inlassablement contre la France dans l’Europe, l’Otan et maintenant l’Euro.

 

Énarque, inspecteur des finances, il a été dans l’ombre de Pasqua puis a créé son parti, l’Union populaire républicaine, en 2007. Il revendique 16.000 adhérents et vit de leurs cotisations et de dons.

 

Inconnu Asselineau et, pourtant, il ne lui manque aujourd’hui que 20 parrainages validés sur les 500 nécessaires pour se présenter à la présidentielle. Donc, a priori, une formalité. Et pourtant, il attend 6.000 personnes à son prochain meeting du 25 mars, porte de la Villette à Paris.

 

Impressionnant, non ?

 

C’est donc potentiellement le candidat anti système par excellence ?

 

Par son discours ultra-nationaliste, anti-américain et foncièrement anti-européen, ce qui prouve combien l’Europe est impopulaire chez beaucoup de Français ; qu’on soit d’accord ou pas, il a quelque chose à dire de précis contrairement à beaucoup d’autres petits prétendants que l’on ne citera pas.

 

Par son mode de communication aussi qui passe surtout par Internet où sa propagande est suivie par des milliers d’internautes.

 

L’europhobie et Internet sont ses deux armes.

 

Les temps changent : les trotskistes qui ont, en moyenne, deux candidats à chaque présidentielle devraient, cette année, n’en avoir plus qu’un (Nathalie Arthaud), mais le nombre de candidats anti-européens ne cesse d’augmenter : ils devraient être trois, voire quatre avec Jean-Luc Mélenchon, jadis trotskiste et aujourd’hui de plus en plus eurosceptique, tout un symbole.

 

Il y a toujours eu des petits candidats sortis de nulle part à la présidentielle.

 

C’est une tradition depuis Marcel Barbu en 1965. Les conditions d’accès sont régulièrement durcies pour écarter les farfelus ou les indésirables. En 1976, Giscard d’Estaing a porté le nombre de parrainages à 500, ce qui a empêché Jean-Marie Le Pen de se présenter en 1981. Aujourd’hui sa fille caracole dans les sondages. Oui la France a bien changé en 35 ans.

 

Dans le camp Fillon après les désertions massives des membres de l’état-major, puis la mise en scène surjouée du meeting du Trocadéro n’assemblant qu’une grosse poignée de zélotes rameutés par sens commun, manif pour tous, rien à voir avec le million de l’enseignement libre, la CGT sait faire elle aussi en si peu de temps, le bal autour du nabot survitaminé, le « Allez vous faire foutre de Juppé ! », l’heure est au rassemblement de la famille. Embrassons-nous Foleville, sourires crispés de circonstance, place à un encadrement sarkozyste : le petit châtelain de Sablé s’apprête à nous rejouer la partition de Sarkozy. Valet un jour, valet toujours, stratégie qui va plus encore hystériser cette campagne où, pour l’heure, se résume à une bataille de cour de récré où chacun tape sur celui qui l’empêche d’accéder au 2d tour. Tous se disent rempart de la MLP, sauf que dans un cas de figure Fillon il lui faudra solliciter les voix qui se seront portées sur Macron, Hamon et même Mélanchon. Pas sûr qu’il y ait le même mouvement que pour Chirac.

 

Du côté Macron, après Bayrou, Cohn-Bendit, voilà le communiste Braouzec président (Front de gauche) de Plaine Commune (Seine-Saint-Denis) a été maire de Saint-Denis de 1991 à 2004 et député du département séquanodionysien de 1993 à 2012. Membre du PCF jusqu’en 2010, il a fait partie du mouvement des refondateurs du parti.]

 

TRIBUNE.

 

Chacun connaît mes convictions et mes engagements : de ma volonté de transformer le PCF à l’infaillible défense des sans-papiers et de tous les « sans », à ma présence à côté des salariés dans leurs luttes, en passant par ma détermination à requalifier une ville et un territoire sans exclure quiconque. J’ai, en outre, travaillé constamment à construire une alternative de gauche fondée sur le potentiel du « non » au référendum de 2005 et sur l’expérience des forums sociaux de Porto Alegre.

 

Tout ceci aurait dû aboutir à une candidature unique de la gauche alternative en 2007. Il en a été décidé autrement. Nous payons aujourd’hui le résultat de cet échec. Et l’impossibilité d’une alliance entre Hamon et Mélenchon, malgré des appels à l’unité (comme « l’appel des 100 », dont j’étais un des initiateurs) est aussi l’héritage de cette période. Nouvel échec !

 

Président de Plaine Commune, territoire populaire, je mesure les conséquences dramatiques d’un second tour droite extrême - extrême droite pour la majorité de la population de ce territoire. J’ai conscience des effets désastreux d’un tel dénouement pour l’ensemble du pays.

 

Différences voire divergences

 

Je fais miens les propos de Christiane Taubira : « Est-ce que nous prenons la responsabilité de voir la situation sociale, économique et budgétaire se détériorer et des personnes en prendre plein la figure pendant cinq ans ? » Comme elle, je ne veux pas avoir à répondre à ceux qui nous diront : « Ainsi vous nous avez livrés à ces gens-là. »

 

Le 24 avril, il sera trop tard pour avoir des regrets et dire qu’on ne pensait pas… Comme Daniel Cohn-Bendit, je pense qu’Emmanuel Macron est le seul candidat à permettre de ne pas se retrouver devant cette situation et d’éviter que les gens subissent une politique rétrograde. Face à cela, sa candidature offre un « possible » qui nécessite exigences et vigilance.

 

Mon vote n’est pas un ralliement à En marche ! Les manques, les différences, voire les divergences (en matière d’écologie, de service public, de place des quartiers populaires ou de retraites) sont nombreux et mériteront éclaircissements, débats et confrontations. Ce n’est pas non plus un vote par défaut, car la candidature d’Emmanuel Macron ouvre un nouvel espace politique rompant avec des logiques d’appareil qui ont marqué la Ve République, ont failli dans leurs actions et ont abouti à une déliquescence politique. Une VIe République est à construire urgemment.

 

Vote de raison et vote d’engagement

 

C’est donc un choix raisonné faisant « l’analyse concrète d’une situation concrète ».

 

Ce soutien est sans illusion, mais porteur de perspectives. Emmanuel Macron est aussi, avec Benoît Hamon, le seul à prendre résolument la dimension des mutations du monde contemporain, et notamment celles du monde du travail.

 

Vote de raison, mais vote d’engagement également. Un engagement qui ne s’arrêtera pas le soir du 7 mai. C’est pourquoi, dans le même temps, j’appelle à voter pour les candidats présentés par le PCF ou par le Front de gauche aux législatives des 11 et 18 juin, de façon à créer les conditions pour que les voix de chacune et de chacun soient entendues et trouvent au sein de l’Assemblée nationale l’écho de leurs aspirations.

 

Et la vie ne s’arrêtera pas le 18 juin. Quelle que soit la composition de la prochaine Assemblée, les initiatives, les mobilisations et les luttes seront plus que jamais nécessaires. Je continuerai à contribuer à leur réussite comme à travailler pour que la nécessaire alliance de tous les progressistes se concrétise. Elle représente le seul rempart à la barbarie.

 

Ma position est sans doute symptomatique de ce monde actuel décrit par Edgar Morin : « Un monde contradictoire, complexe et incertain. » Le projet d’Emmanuel Macron assume ces trois caractéristiques. C’est aussi son mérite, sa force et son intérêt.

 

Au chapitre PS, le ralliement de poids fut celui de l’ex-maire de Paris Bertrand Delanoë.

 

« Le ralliement, mercredi, de l’ex-maire de Paris Bertrand Delanoë à M. Macron, est un signal d’alarme pour le camp Hamon, après les menaces agitées par le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, ou des ministres proches de Manuel Valls. Les prochaines semaines vont être décisives pour le candidat socialiste, afin d’éviter qu’une partie des troupes ne bascule dans le giron macroniste.

 

Mais l’équation n’est pas si simple dans le détail. M. Macron, qui cherche à incarner le plus longtemps possible une candidature non partisane, doit éviter également d’enregistrer l’arrivée d’une masse de ralliés socialistes, au risque de se déporter trop à gauche. Pour preuve, le projet d’un appel en sa faveur des parlementaires dits « réformateurs » – qui représentent l’aile droite du PS – révélé jeudi par Le Figaro. Aussitôt l’information connue, son initiateur, le député socialiste Christophe Caresche, a démenti toute démarche en ce sens dans les prochains jours. « C’est une fuite malencontreuse, mais rien n’est acté pour l’instant », a expliqué l’élu parisien au Monde.

 

Cet atermoiement prouve que les anti-Hamon du PS, au gouvernement comme dans la majorité, ne sont pas forcément les bienvenus chez les pro-Macron. « Il n’y aura pas d’accord d’appareil ou de sensibilité, un ralliement ne peut se faire que sur l’offre politique proposée », a précisé jeudi Benjamin Griveaux, porte-parole d’En Marche ! »

 

« Invité jeudi soir de l’Emission politique, sur France 2, M. Hamon a balayé les choix de ces responsables qui « déguerpissent » chez son concurrent, mettant en avant sa « légitimité » acquise par la primaire de la gauche et sa volonté de « tourner la page avec le passé ». Le candidat socialiste a préféré attaquer M. Macron sur sa capacité à gouverner, dénonçant son « impréparation » et le risque, en cas de victoire de l’ancien banquier, d’une « majorité instable », allant « de Robert Hue à Alain Madelin ».

 

« Les ralliements socialistes à Macron viennent pour l’instant de personnalités individuelles, il n’y a pas de processus collectif », minimise le député Mathieu Hanotin, directeur de campagne de M. Hamon, qui se rassure en affirmant que « de telles initiatives ne sont pas déterminantes aux yeux des citoyens, ce qui compte, ce sont les idées et le projet ».

 

« En déplacement en Gironde, M. Macron a confié à des journalistes qui l’accompagnaient, que le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian est le seul membre de l’exécutif qu’il serait prêt à prendre à ses côtés. Pas un mot en revanche pour Ségolène Royal, Stéphane Le Foll ou Marisol Touraine, ou pour les ministres proches de M. Valls, qui pourraient être eux aussi tentés de le soutenir. »

 

Pour l’heure donc aucune des lignes de partage entre les 3 concurrents en lice pour se qualifier pour le deuxième tour, si l’on en croit les sondages, n’est solidifiée. Tout est possible car les vieilles attaches partisanes ont volé en éclats et que les sans opinion, plus encore que par le passé, vont et viennent en fonction des émotions de l’heure, des déclarations des uns et des autres, de l’exposition des faits par les chaînes d’info en continue, BFM en particulier…

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 06:00
Les propositions des candidats à la Présidentielle sur le vin n’auront que peu d’effets sur les votes, mêmes ceux des vignerons.

Les images des candidats arpentant les allées du Salon de l’Agriculture les montrant à la pêche aux voix fait fonction d’effet-loupe sur le catalogue des candidats.

 

Ce que certains nomment programme n’est que trop souvent l’empilement de promesses catégorielles qui résisteront ou non à l’exercice du pouvoir.

 

Les dirigeants du vin et quelques plumitifs à la vue basse s’échinent à nous faire accroire qu’en agissant ainsi, ils vont peser sur le vote de leurs troupes ou sur la mobilisation du petit réduit de leurs lecteurs.

 

Ça en dit long sur l’entre-soi du monde du vin, du moins de ses dirigeants et de ceux qui pensent que tout tourne autour du vin.

 

Si l’on faisait un petit sondage, il s’en fait tellement mais qui le financerait, sur ce sujet auprès des électeurs, avec en plus un petit focus sur les intentions des vignerons, on ne serait pas déçu du voyage.

 

Et pour moi c’est heureux, si la vérité est certes au fond des verres je ne vois pas au nom de quoi les grands choix seraient conditionnés par des déclarations de circonstance.

 

Par ailleurs, je n’ai pas le sentiment que le secteur du vin soit plus particulièrement maltraité que d’autres dans les politiques publiques.

 

L’opposition entre la politique de santé publique et la consommation, la promotion du vin, n’est pas nouvelle. Pour autant faire du combat contre les hygiénistes l’alpha et l’oméga des revendications du monde du vin relève d’une réelle incompréhension des préoccupations sociétales.

 

Comme je l’ai souvent souligné ici le souci de la santé de nos concitoyens, de la part des dirigeants du monde du vin, seraient bien plus crédible et compris des citoyens s’il ne faisait pas l’impasse ou de la résistance sur la question des pesticides.

 

La grande priorité du monde de la vigne devrait être LA RECHERCHE, à force de nous seriner que le secteur est un grand secteur, nous balancer des équivalents Rafale, et de ne consacrer que des sommes ridicules aux soucis d’avenir en dit bien plus long que les discours d’estrade.

 

C’est DRAMATIQUE.

 

Les exploitations viti-vinicoles sont des TPE dont l’avenir sera bien plus conditionné par les grands choix économiques et sociaux des dirigeants élus que par les virgules de la loi Evin.

 

Enfin, l’état d’asservissement de beaucoup face à la politique tarifaire de la GD où filent 80 % des volumes du marché domestique devrait amener à réfléchir sur la pérennité de beaucoup d’exploitations, y compris dans des régions où officiellement tout va bien.

 

Le cœur des consommateurs du marché français est soutenu par les baby-boomers, à l’aise économiquement, qui, comme moi, vieillissent, consomment moins ou différemment pour des raisons liées à leurs soucis physiques.

 

Où se trouve la relève ?

 

Au lieu de nous renvoyer à un soi-disant Bordeaux-bashing ne serait-il pas plus judicieux de s’intéresser de plus près à ces drôles de petites bêtes que sont ces nouveaux consommateurs trop souvent catalogués comme bobos ou naturiste !

 

Je sais que je ne vais pas faire plaisir à certains mais une grande part des vins et de ceux qui les font et tentent de les vendre, ne se portent pas bien.

 

Se cacher derrière son petit doigt, pratiquer la politique de l’autruche prépare à des lendemains douloureux.

 

Pour le vote j’en reste à la jurisprudence de mon père, bouilleur ambulant et bouilleur de cru, qui soutenait Pierre Mendès-France qui pourtant était vilipendé pour avoir aboli le privilège de distillation.

 

Mendès-lolo pour les populistes de l’époque, tel Pierre Poujade, le papetier de Saint-Céré, connu pour agiter le petit monde de la boutique et lever des commandos qui s'en prennent aux inspecteurs du fisc, explosait de colère et injuriait son Prince : « Si vous aviez une goutte de sang gaulois dans les veines, vous n'auriez jamais osé, vous, représentant de notre France producteur mondial de vin et de champagne, vous faire servir un verre de lait dans une réception internationale ! C'est une gifle, monsieur Mendès, que tout Français a reçu ce jour-là, même s'il n'est pas un ivrogne. »

 

Dans Le Monde, le jeune journaliste politique Jacques Fauvet observe : « Parce qu'il n'est pas politicien ni même politique, il a pu commettre des erreurs psychologiques, minimiser la force d'inertie des hommes et des choses ; ce qui lui a valu la sympathie de l'opinion lui a aliéné celle des partis. »

 

Je m’en tiens là et de grâce ne vous plaignez pas de vos élus c’est vous qui les avez élus…

 

Tenir un verre de vin à la main n’a jamais tenu lieu de politique n’en déplaise à quelques pisses-copies en mal de se faire bien voir par quelques pourvoyeurs de petites commandes.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 06:00
I love le journalisme de comptoir : Pourquoi le vin de bordeaux est-il si cher ? 0,96 € pour le bordeaux Comte de Talem de Carrefour !

Les brèves de comptoir n’étaient pas toujours drôles mais, surtout dans la bouche de Jean Carmet, elles avaient un vrai goût de populo.

 

Le journalisme de comptoir, lui, consiste à aligner quelques niaiseries enrobées dans des lieux communs pour ensuite promouvoir une opération commerciale « Carte sur table » de la maison Duclot,

 

« Célèbre maison de négoce bordelaise, lance durant tout le mois de mars l’opération « Carte sur table ». Dans vingt-huit restaurants de Paris et de province (Sud-Ouest principalement), quinze grands crus sont proposés à prix caviste. C’est presque abordable. »

 

Ce renvoi d’ascenseur étant le fruit bien sûr d’un excellent déjeuner de presse.

 

Mais pour amener l’affaire en douceur, pour faire sérieux puisqu’on signe dans un journal de référence, il faut titrer du lourd, du sérieux qui épate le petit bourgeois :

 

Pourquoi le vin de bordeaux est-il si cher ?

 

Fort bien, alors à mon tour je pose deux questions :

 

  • Pourquoi tes Nike qui reviennent à 2 roupies coûtent-elles si cher ?

 

  • Et pourquoi le tonneau de Bordeaux qui revient assez cher est-il vendu à moins de 2 balles ?

 

Première réponse :

 

Ce samedi 4 mars, les hypermarchés Carrefour ont proposé le bordeaux Comte de Talem de la maison Bertrand Ravache à 0,96 € après remise sur la carte de fidélité. Un niveau de prix historiquement bas pour un vin d'appellation.

 

« Passer sous la barre de l'euro symbolique sur un bordeaux, et qui plus sur une véritable marque et non une étiquette créée pour l'opération, est un gros coup réalisé par Carrefour, observe ce négociant bordelais. Mais ce n'est clairement pas en faveur de l'image de Bordeaux. »

 

Mais ce Bordeaux-là est l’épaisse et ténébreuse forêt qui cache des pousses de luxe et des taillis plus accessibles :

 

« Entrons dans le vif du sujet : acquérir un de ces vins fera plus ou moins chanter votre gorge et pleurer votre portefeuille. Selon sa position dans les classements des crus, selon sa ­renommée, son prix varie de 15 euros à 500 euros la bouteille. Voire 1 000 euros chez le caviste, même pour un millésime très récent. »

 

Vu ainsi il y aurait de quoi déconcerter la ménagère de plus de 60 ans que je suis ?

 

Et pourtant, il n’y a là aucun mystère mais simplement les deux faces d’une même pièce.

 

Pour dénouer cette apparente contradiction disserter sur le prix de revient d’un produit destiné à la vente ne présente strictement aucun intérêt. C’est du journalisme de comptoir.

 

Lorsque les producteurs de lait, à juste raison, se plaignent de vendre à un prix au-dessous de leur prix de revient, c’est que Lactalis et ses frères en ont décidé ainsi pour de bonnes ou de mauvaises raisons liées à leurs débouchés.

 

Le vin, n’en déplaise aux journalistes de comptoir, n’échappe pas à la dichotomie : minerai et produit de grande consommation mais y ajoute depuis cette décennie le luxe.

 

Les 2 premiers se retrouvent majoritairement dans la GD, une part d’entre-eux, de par leur antériorité, leur notoriété, leurs effort commerciaux, y échappant via des modes de commercialisation empruntant d’autres circuits. Pour eux leur place dans la pyramide des prix correspond, non à un quelconque prix de revient, mais à une adéquation entre leur image, leur qualité intrinsèque ou perçue, à leur volonté de se positionner avec la capacité de la faire accepter par les acheteurs.

 

Pour le luxe ma chronique de 2013 n’a pas pris de rides :

 

« L'indice du coût de la vie de luxe a grimpé de 800% depuis 1976 contre 300% pour l’indice des prix à la consommation... »

 

«Cette hausse des prix indique simplement la très forte et croissante disponibilité à payer des plus riches pour qui le prix n’est rien d’autre qu’un critère de différenciation et de désirabilité», analyse, Jean-Luc Gaffard, directeur du Département de recherche sur l'Innovation et la Concurrence de l’OFCE dans une note intitulée: «L’insolente santé des industries du luxe: un faux paradoxe».

 

« Un îlot de prospérité dans un océan de morosité : le luxe ne s’est jamais aussi bien porté :

 

- LVMH Louis Vuitton, Givenchy, Dom Pérignon, Bulgari + 22% du CA sur les neuf premiers mois de 2012,

 

- Hermès va dépasser pour la première fois la barre des trois milliards d’euros de ventes (+13%)

 

- Porsche vient de boucler «la meilleure année de son histoire» avec 141.075 voitures vendues (+18,7%) ou encore de Rolls Royce avec 3.575 berlines

 

- Le groupe suisse Richemont propriétaire des marques Cartier, Mont-Blanc ou encore Van Cleef & Arpels résultats de son premier semestre 2012-2013 : +52%!

 

- Montée en puissance du e-commerce à un rythme de 25% par an, et celle des ventes à prix discount des vieilles collections dans des «outlets» et autres «villages» (20milliards d’euros de recettes cette année, 30% de plus qu’en 2011);

 

- Le rajeunissement de la clientèle, dont les habitudes de consommation – achats 24 h/24, quête de l’objet unique et ludique – bouleversent les règles de marketing traditionnelles du secteur, reposant sur la mise en avant de «l’héritage» des marques; et la part en constante progression de la maroquinerie et des chaussures dans le panier moyen, au détriment du prêt-à-porter. Des accessoires dont les hommes sont de plus en plus friands, spécialement dans le haut de gamme.

 

Les Chinois représenteront en 2015 le principal débouché au monde des biens et services de luxe et de l’ultra-luxe, soit chez eux ou lors de voyages à l'étranger, selon une étude du Boston Consulting Group (BCG). Lire la chronique « Les chinois sont formidables « Comment faire l’amour dans votre Bentley ou votre Hummer ? » link

 

Les Russes sont des boulimiques de l’ultra-luxe.

 

Les Américains sont de retour : les USA sont redevenus le premier marché de Rolls Royce, reléguant les Chinois sur la deuxième marche du podium.

 

« En Europe, l’industrie du luxe compte un million d’emplois directs et la moitié indirectement pour un chiffre d’affaires global de 440 milliards d’euros, soit 3% du PIB du vieux continent. Et il prévoit de croître de 7 à 9% dans les années à venir. »

 

Selon le comité Colbert qui regroupe 75 maisons françaises de luxe, le nombre d’emplois en France a grimpé de 10% entre 2006 et 2010 avec désormais 36.000 emplois directs.

 

Selon Catherine Becker (DG de Sorgem Internationial spécialisée dans l'étude du comportement des consommateurs et la communication produits à l'international) les consommateurs de produits de luxe peuvent être classés en 4 grandes catégories :

 

- Les Héritiers : pour eux le luxe est un art de vivre et un plaisir. Ce sont souvent des connaisseurs recherchant la qualité, le savoir-faire, l'authenticité, la rareté, voire l'exclusivité.

 

- Les Accédants : le luxe permet d'affirmer son statut social et de ressentir un sentiment d'appartenance à une élite. Ces consommateurs recherchent des marques qui expriment "visiblement" le luxe.

 

- Les Extravagants : le luxe est une façon d'exprimer sa différence, de séduire. Ils aspirent à vivre une vie de VIP, voire de stars.

 

- Les Nouveaux Créateurs : une nouvelle élite : les esthètes. Le luxe doit refléter leurs fortes individualités, leurs personnalités créatives. L'objet devient une oeuvre d'art.

 

Autrefois il était conseillé de ne pas mélanger les torchons et les serviettes, mais dans le cas de certains GCC de Bordeaux ou de certains crus de Bourgogne il s’agit de ne pas agréger ceux qui pètent dans des draps de soie et s’enfilent À La Mangeoire, restaurant-club branché de la station, un mathusalem de Dom Pérignon (6 litres) vendu 75 000 euros avec les gens ordinaires de toutes conditions qui peuvent et veulent s’offrir une belle bouteille

 

Pour autant je ne tombe pas dans le panneau bien franchouillard, cher au pape de la LPV, du bon et grand vin pas cher du tout. Notre marché domestique du vin est un marché pauvre qui tire l’ensemble des vignerons vers le bas. Il est tout à fait normal que ceux des vignerons qui ne suivent pas les chemins balisés du tout AOC-IGP, qui prennent des risques, le traduisent dans leurs tarifs.

 

Lire ICI Courchevel, une avalanche de grands crus 

 

Avec ses trois palaces et ses six restaurants étoilés, Courchevel attire une clientèle de skieurs fortunée. Ici, cuvées rares, vignerons stars et châteaux prestigieux sont tous disponibles, à des prix parfois prohibitifs. C'est la RVF qui le dit.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 11:20
Journal d’1 chroniqueur de campagne(10), le vainqueur du WE se nomme Macron, Fillon il fallait bien payer les chevaux, les études des enfants, les costumes qui façonnent 1 homme de pouvoir

Hier matin, à 9 h 51, je publiais ceci sur ma page Face de Bouc :

 

À titre personnel, peu me chaut que François Fillon se présentât ou se retirât de la compétition présidentielle. Ce qui m’étonne c’est que la manifestation d’aujourd’hui au Trocadéro est présentée comme un soutien au candidat.

 

Contre qui ?

 

Les juges ?

 

Sans effet, il sera mis en examen !

 

Contre la presse ?

 

Inutile, elle se nourrit des évènements qui se présentent à elle !

 

Reste, le propre camp de François Fillon, est-ce notre faute à nous simples citoyens s’il y a eu autant de défections ?

 

Est-ce à cause de nous que ses soutiens de la première heure, tel Gérard Larcher, seront absents du Trocadéro ?

 

Enfin, je revendique le droit de dire que ses soutiens du Sens Commun ne sont pas républicains, ils sont les héritiers d’une France qui n’a pas brillé par son patriotisme en des heures noires.

 

Pour autant, la manifestation ne me dérange pas pour 2 raisons, tout d’abord je suis farouchement pour la liberté d’expression dans le respect de nos valeurs, ensuite, plus prosaïquement pour une fois qu’une manifestation de la famille pour tous ne se déroule pas au bas de chez moi, à Denfert-Rochereau, je pourrai circuler à vélo sans me faire agresser par leur service d’ordre musclé. Bon dimanche jour du Seigneur...

 

L’après-midi, sous la pluie, face à une foule au nombre prévisible : la Place du Trocadéro n’est pas un réceptacle immense, Fillon confirmait mon analyse : il s’adressait à son camp, en clair je suis maître de mon destin si vous voulez m’exfiltrer vous le ferez mais je ne vous aiderez pas.

 

Je passe sur les chiffres gonflés de participants et l’hallucinante accusation contre les médias d’avoir annoncé le suicide de Pénélope.

 

Ce matin depuis Bordeaux, Juppé, à clairement renvoyé Fillon dans son impasse en mettant fin aux spéculations sur sa candidature de substitution. Mais, dans sa déclaration, les deux arguments pour appuyer sa non-candidature sont édifiants : le besoin profond de renouvellement et le désir d’une large part de l’électorat de rompre avec des candidats ayant mis les mains dans la confiture.

 

Donc un profil qui n’est pas le sien, ni celui de Fillon.

 

Donc pour moi le grand gagnant du WE c’est Macron, ce qui ne signifie pas pour autant qu’un large boulevard s’ouvre face à lui. Dans cette campagne : 50 jours c’est long !

 

Pour éclairer votre lanterne 2 textes :

 

Le maître et l'élève

L'homme qui a initié Fillon

 

Cette histoire ne plaira pas aux organisateurs de la Manif pour tous, qui manifestent dimanche 5 mars 2017 derrière François Fillon. Leur « martyre du système » est né à la politique sous la férule de Joël Le Theule, député de la Sarthe et plusieurs fois ministre, dont l’homosexualité supposée était sans cesse brandie par ses ennemis. Deux jours avant l’affaire Penelope, François Fillon avait tout raconté à Claude Askolovitch.

 

« Il a fini par ressembler, lui le fils de notaire et petit-fils de quincaillier, à ceux dont on tenait les registres. Quand le « Penelopegate » est venu, le château est devenu un stigmate, et la source de tant d’interrogations. Était-ce pour tenir son rang de notable qu’il avait fallu, chez les Fillon, faire de Penelope une assistante parlementaire bien payée ? Fallait-il payer les chevaux, les études des enfants, les costumes qui façonnent un homme de pouvoir ? S’égare-t-on quand on devient châtelain ? Peut-on, impunément, quand on est un Fillon, devenir hobereau ? Il y avait derrière le scandale des gouffres d’intimité. La fêlure n’est jamais loin de ces étranges carrières. »

 

Le tout ICI 

 

Stefanini, ex-directeur de campagne de Fillon, explique ses doutes

AFP

Publié le 06/03/2017 à 10:07

 

L'ex-directeur de la campagne de François Fillon, Patrick Stefanini, est revenu lundi sur les raisons de sa démission, mettant en avant ses "doutes".

 

« Quand vous êtes directeur de campagne, vous ne pouvez pas vous permettre d'avoir des doutes », a confié M. Stefanini sur Europe 1, expliquant avoir fait du rassemblement de la droite la ligne directrice de sa campagne pour François Fillon.

 

« Ce que nous avions construit politiquement dans l'organisation de la campagne, c'est-à-dire la volonté qui avait été la nôtre et notamment la mienne, sous l'autorité de François (Fillon), (...) de faire en sorte de passer un accord avec l'UDI, de manière à reconstituer l'alliance de la droite et du centre, cette volonté-là sur laquelle j'avais travaillé pendant trois mois (...), il n'en reste plus grand-chose », regrette l'ancien directeur de campagne.

 

Selon M. Stefanini, « cette volonté d'incarner l'union de la droite et du centre s'est progressivement, sinon désintégrée, en tout cas sérieusement affaiblie ».

 

A l'annonce de la probable mise en examen de M. Fillon, il dit l'avoir prévenu que « les choses allaient être très difficiles, que beaucoup de soutiens allaient cesser de le soutenir et qu'il fallait qu'il se pose la question du maintien de sa candidature ».

 

Il a reconnu que la manifestation organisée dimanche en soutien au candidat Fillon était "incontestablement un succès « et s'en est "réjouit » pour son ancien candidat, « parce qu'il a eu une semaine difficile et que ça lui met du baume au cœur ».

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 10:30
Journal d’1 chroniqueur de campagne (9), le compteur des lâcheurs de Fillon, j’ai bien connu Stefanini, Aubry explose Macron…

Nous voguons dans un océan de dérision, Libération jamais en reste d’une facétie, pour tenter de recoller à son image bien défraichie de journal irrévérencieux, affiche sur le Net un compteur des lâcheurs de Fillon : ICI

 

Patrick Stefanini, l’homme qui fait gagner les élections, Chirac, Pécresse, puis Fillon à la Primaire, se tire en invoquant des raisons de nature à la fois « personnelle », « morale » et « politique » dans sa lettre de démission, publiée par Le Journal du Dimanche. Il quittera ses fonctions dimanche soir.

 

Je me souviens qu'en 2001, les circonstances avaient voulu que je dirige la campagne de Philippe Séguin dans le 18ème arrondissement de Paris et qu'il m'avait demandé de ne pas être candidat sur sa liste au motif que j'étais alors mis en examen.

 

On le présente comme haut-fonctionnaire, ce qu’il est, puisque son dernier poste fut Préfet de Région, Auvergne d’abord puis Aquitaine. C’est là que je l’ai côtoyé lors de ma dernière grande mission de médiateur laitier. Nos rapports ne furent en rien protocolaire, Stefanini ne se comportait pas en Préfet mais en chef de commando. C’est un personnage, un battant, toujours sur la brèche, un politique. Même si nous n’étions pas du même bord, nous nous sommes très bien entendus, chacun dans notre rôle et même si ça vous étonne il appliquait sans défaillir la ligne stratégique de négociation que j’avais définie. Nous avons gagné notre petite bataille, puis il fut viré lors de l’alternance et ce fut une erreur. Je rencontrai une seule fois son successeur, rien qu’un Préfet bouffi d’importance et de suffisance.

 

Dans sa lettre de démission qu'il a adressée au candidat, et que le Journal du Dimanche a publiée vendredi, cette décision est irrévocable. «Mercredi matin, je t'ai indiqué qu'après l'annonce faite à tes avocats de ta convocation en vue d'une mise en examen, il me paraissait préférable que tu arrêtes ta campagne, rappelle-t-il. (....) Tu as pris une autre décision. Je la respecte. Je constate qu'à cette occasion, j'ai été minoritaire au sein de ton équipe. Je ne suis donc plus le mieux placé pour diriger ta campagne et j'en tire les conclusions.» Voilà

 

Patrick Stefanini, le directeur de campagne de François Fillon, démissionne

 

« Il sera remplacé lundi matin par Vincent Chriqui », selon un communiqué de l'équipe de campagne du candidat de la droite.

 

Lire ICI 

 

Martine Aubry est vraiment un cas d’école, elle cultive la détestation comme d’autres les orchidées sous serre.

 

Souvenir de notre première rencontre lors d’un déjeuner en juin 1981, un festival de venin. Elle était en ce temps-là copine avec Alain Minc, je crois qu’ils sont de la même promotion de l’ENA, et elle raillait durement Chevènement, les néo-communistes du PS, dézinguait les nationalisations à la con et prédisait que nous allions dans le mur. Elle n’avait pas tort mais plus que le fond c’est le ton au vitriol qui me frappa. Mon Président de l’Assemblée Nationale, Louis Mermaz, était très ami avec Jacques Delors, à l’époque Ministre de l’Économie, et j’ai participé à des déjeuners avec lui et à un déplacement dans l’Isère où nous avions reçu Gérard Nicoud. Bref, de Martine Aubry le seul point positif que je retins ce sont ses beaux yeux verts ; de son père, éternel démissionnaire, j’appréciai son savoir encyclopédique sur le Tour de France. Je présente à peine car lorsqu’on fit de lui un possible candidat à l’élection présidentielle, celle du duel Chirac-Balladur, je fus l’un des rares à pronostiquer qu’il jetterait l’éponge. Raymond Lacombe, président de la FNSEA, en rêvait, je douchai son enthousiasme.

 

Dans une région où le FN fait ses plus beaux scores, où le PS s’est fait virer de la région pour faire barrage au dit FN, la revoilà dans ses œuvres :

 

Martine Aubry est de retour, et elle explose le programme d'Emmanuel Macron

 

Retour en fanfare. A peine sortie de convalescence suite à une opération du nerf sciatique, Martine Aubry a donné, vendredi, une conférence de presse. Après avoir traité de sujets locaux, la maire de Lille a consacré quelques minutes à commenter le programme d’Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, qu’elle a dans le collimateur depuis des mois. Morceaux choisis (âmes sensibles, attention : ça fait mal).

 

« C’est plus un loup, c’est une meute de loups »

 

« Jusqu’à présent, Emmanuel Macron pensait que le fait d’être lancé comme un nouveau produit avec un sourire étincelant suffirait à être élu président de la République. Et on a eu sur tous les sujets tout et son contraire. Moi je dis toujours, quand c’est flou, y’a un loup. Mais maintenant on sait, son programme est affiché. Et ce n’est plus un loup, mais une meute de loups ».

 

« Son programme économique date des années 1980 »

 

« Son programme économique, reprend les programmes libéraux anglo-saxons des années 1980. C’est réduire les services publics, réduire les déficits, que les salariés travaillent plus et qu’ils soient moins payés. Dans son programme, les Français vont casquer : 60 milliards en moins de l’Etat, on continue d’aider les entreprises, on baisse les cotisations et on augmente la CSG de 1,7 % même pour les retraités. Ce n’est pas la modernité Macron, il utilise des vieilles recettes qui n’ont jamais marché.

 

Sur le plan social, il faut serrer. Il demande un peu plus de responsabilité aux chômeurs, aux retraités, aux salariés. Mais il les connaît des gens ? Non. Il connaît mieux le milieu de la City. Tout ce qu’il veut, c’est du libéralisme économique et de la flexibilité pour les salariés ».

 

« Il ne connaît pas le droit »

 

« Je ne parle même pas de son programme sur l’écologie parce que ça, il ne connaît pas. Bon, là il vient de dire qu’il fallait que le diesel atteigne peut-être à la fin du mandat le même taux de fiscalité que l’essence après avoir tout de même dit qu’il était scandaleux d’attaquer cette forme d’énergie.

 

S’il devait être élu, ce que je n’espère pas, il n’aurait pas de majorité. Car où est-il ? Il y a quelques individus à la droite du PS, toujours les mêmes. Et bien qu’ils partent chez Macron, au moins ça clarifie des choses. Bien sûr, il a rajouté une ou deux mesures démagogiques comme l’exonération de taxe d’habitation pour 80 % des Français. Il ne connaît sans doute pas le droit car là, il intervient dans les libertés locales ce qui, je crois, est inconstitutionnel ».

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 06:00
Le pouvoir est dans la rue : de Gaulle n’est pas seul, Fillon va-t-il faire bégayer l’Histoire dimanche au Trocadéro ?

Le 29 et 30 mai à l'Elysée : le chef de l'Etat a disparu, la rumeur gronde de la vacance du pouvoir. De Gaulle est parti à Baden-Baden rencontrer le général Massu. De retour à Paris, il reçoit Georges Pompidou qu'il confirme à son poste de Premier ministre, et il accède à sa requête, la dissolution de l'Assemblée nationale. A 16 h 30, à la radio, il annonce ses décisions et affirme sa légitimité.

 

De Gaulle parle - un discours concis, des phrases sèches, des formules cinglantes – le communisme totalitaire, menace du recours à la force légale : art 16 ou para-légale : l’action civique. Une heure avant, il avait brièvement réuni ses ministres en conseil extraordinaire pour les prier de descendre dans la rue et les informer qu'il devrait se séparer de certains d'entre eux, « parce que la situation l'exige ».

 

C'est clair : le vieux chef de l'Etat a décidé de résister au flot. Il appelle ses soutiens à se manifester publiquement, en organisant « partout et tout de suite » pour aider le gouvernement et les préfets, « l'action civique ». Loin d'être improvisée, la manifestation des gaullistes est préparée depuis le 26 mai par Jacques Foccart en accord avec le chef de l'Etat. Un autre flot déferle sur Paris. De la place de la Concorde, suivant André Malraux, Michel Debré, Maurice Schumann, Jacques Foccart, Robert Poujade et tous les caciques de la majorité, une foule immense remonte les Champs-Elysées vers l'Etoile. Ils sont un million à hurler à De Gaulle qu'il « n'est pas seul ». Le reflux s'annonce. La France sent qu'on va bientôt siffler la fin de la récréation.

 

Le lendemain, des manifestations en faveur du chef de l'Etat ont également lieu en province, notamment à Rouen, au Havre, à Caen, mais aussi à Besançon, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon, Limoges, Marseille, Montpellier, Nancy et Toulouse. Cette mobilisation gaulliste fait perdre l'initiative politique à la gauche et annonce le retournement d'une opinion inquiète, prête à saisir le retour à l'ordre, à défaut d'alternative crédible.

 

Il faudra attendre seize ans et les grandes manifestations en faveur de l'Ecole Libre, pour que la droite lance à nouveau des marées humaines dans les rues...

 

LIRE ICI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mes souvenirs personnels à Nantes le 30 mai 1968

 

« Le football aux footballeurs ». Du 22 au 27 mai 1968, ce slogan flotta aux fenêtres de la fédération française de football. Une révolution ? Plutôt un putsch. 


Just Fontaine président du comité d'action 


Au petit matin du 22, une centaine de footballeurs investit les locaux de l'avenue d'Iena, « retenant » le secrétaire général, Pierre Delaunay, ainsi que Georges Boulogne, alors « instructeur national ». Menés par François Thébaud, journaliste à Miroir Sprint (*) et futur père du mouvement « football progrès » (lire ci-dessous), les putschistes entendent « rendre le football aux 600.000 footballeurs français (ils sont aujourd'hui 2.320.000, NDLR), dont les pontifes de la fédération les ont expropriés pour servir leurs intérêts égoïstes de protecteurs du sport ». Dans une France paralysée par les grèves, les membres de ce « comité d'action des footballeurs » sont quasi exclusivement des amateurs de la région parisienne. Leur coup de génie consiste à convaincre Just Fontaine d'accepter la présidence à distance (le téléphone fonctionnait). 
 

S'ils n'ont pas pris part activement à l'occupation de la fédération (ci-dessus), les footballeurs, en lutte contre le contrat à vie depuis la création de l'UNFP (Union nationale des footballeurs professionnels) sept ans plus tôt, se sont joints de manière dispersée à la grève. Dans ce contexte, un match amical entre Nantes et Rennes «au profit des familles des grévistes» a attiré 13.000 personnes le 30 mai à Marcel-Saupin. « La grève était très contestée à l'époque et nous ne l'avions pas faite à Nantes, se souvient Robert Budzinski, puisque nous avions joué notre match contre Nîmes lors de la journée qui devait être reportée. Cependant, nous étions d'accord avec l'UNFP dans sa lutte pour obtenir une reconnaissance professionnelle ».
 

« Au lever du jour, investit par le frère de Marie - celui que nous avions croisé le premier jour - et quelques-uns de ses acolytes, l'appartement se transforma en repaire de conspirateurs. Ignorant notre présence, exaltés, ces jeunes gens se préparaient à la grande manif commanditée par une étrange coalition de gaullistes, d'anciens pétainistes, de partisans de l'Algérie française et des fafs habituels de la Fac.

 

La spontanéité de la marée des Champs-Elysées, et des foules des grandes villes de province, s'appuyait sur l'art consommé de la vieille garde du Général à mobiliser ses réseaux de la France libre. Mobilisation amplifiée par l'adhésion d'une partie du petit peuple laborieux excédé par le désordre et de tous ceux qui voulaient voir l'essence réapparaître aux pompes pour profiter du week-end de la Pentecôte. La majorité silencieuse, mélange improbable de la France des beaux quartiers et du magma versatile de la classe moyenne, trouvait ce jeudi 30 mai sa pleine expression.

 

La journée plana, d'abord suspendue à l'attente du discours du voyageur de Baden-Baden avant de prendre son envol avec le bras-dessus, bras-dessous des Excellences soulagées sur les Champs-Elysées, elle s'acheva, telle une feuille morte se détachant de sa branche, dans un mélange de soulagement et de résignation. Mai était mort et tout le monde voulait tourner la page, oublier.

 

L'allocution du Général est prononcé sur un ton dur, autoritaire, menaçant. L'heure de la normalisation a sonné. De Gaulle ne sait pas encore, qu'en fait, c'est une victoire à la Pyrrhus, une droite réunifiée et les veaux français ne tarderont pas à le renvoyer à Colombey pour élire Pompidou le maquignon de Montboudif.

 

Avec Marie, en cette fin de journée, nous sommes assis dans les tribunes du vieux Stade Marcel Saupin, au bord de la Loire, tout près de l'usine LU pour assister au match de solidarité en faveur des grévistes, entre le FC Nantes et le Stade Rennais. En ce temps-là, les footeux, parties intégrantes de la vie des couches populaires venant les supporter match après match, osaient mouiller le maillot, prendre parti pour eux. José Arribas, l'entraîneur des Canaris, républicain espagnol émigré, à lui tout seul personnifiait cette éthique.

 

Le stade semblait abasourdi, comme si on venait de lui faire le coup du lapin. Les Gondet, Blanchet, Budzinsky, Le Chénadec, Suaudeau, Simon, Boukhalfa, Robin, Eon, conscients de la gravité du moment, nous offraient un récital de jeu bien léché, à la nantaise comme le dirait bien plus tard, un Thierry Rolland revenu de ses déboires de mai. Il fera partie de la charrette de l'ORTF.

 

Comme quoi, mai, ne fut pas, contrairement à ce nous serine l'iconographie officielle, seulement un mouvement de chevelus surpolitisés. Marie, ignare des subtilités de la balle ronde, applaudissait à tout rompre. A la mi-temps, en croquant notre hot-dog, dans la chaleur de la foule, sans avoir besoin de nous le dire, nous savions que ce temps suspendu que nous venions de vivre marquerait notre vie. Nous ne serions plus comme avant. Lorsque l'arbitre siffla la fin du match, l'ovation des spectateurs, surtout ceux des populaires, sembla ne jamais vouloir s'éteindre. C'était poignant. La fête était finie, personne n'avait envie de retrouver la routine du quotidien. Dans la longue chenille qui se déversait sur le quai, le coeur serré je m'accrochais à la taille de Marie comme à une bouée. »

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 06:00
La meilleure défense de nos bons vieux fromages qui puent c’est de les acheter !

À celles et ceux qui trempent leur plume dans la colère pour défendre nos beaux fromages qui puent, estampillés AOC ou non, je pose poliment une batterie de questions ?

 

  • Vous en avez combien dans votre garde-manger de ces fromages pas beaux qui puent ?

 

  • Si oui, lesquels ?

 

  • Vous en avez tout le temps ?

 

  • Si oui, en proposez-vous très souvent à vos enfants et à vos adolescents ?

 

  • Lorsque vous allez au restaurant est-ce que vous prenez régulièrement du fromage ?

 

Je ne suis pas certain que vos réponses soient à la hauteur de votre indignation mais, comme je ne le saurai jamais j’espère un peu quand même que votre militance joint le geste à vos paroles ou à vos écrits. De plus, j’espère aussi que votre combat contre les multinationales prédatrices se concrétise dans vos bulletins de vote. Face de Bouc révèle parfois de grands écarts politiques… Mais les bourgeoises des beaux quartiers ont le droit de défendre les fromages qui puent et d’aimer Fillon.

 

Laissons-là les « professionnels de l’indignation » qui alimentent un fonds de commerce fort lucratif pour entrer dans le vif du sujet :

 

Mon combat pour les fromages qui puent, les moches, les petits, les sans-grades, n’est pas récent, mes nombreuses chroniques et mes photos sur Face de Bouc en témoignent et qu’on ne vienne pas me chercher des poux sur la tête : j’ai défendu avec succès, contre les gnomes sanitaires, la gerle du Salers devenue obligatoire en 2000 ; j’ai ferraillé contre Lactalis pour lui contester sa mainmise sur la Fourme de Montbrison ; j’ai soutenu le noble combat d’André Valadier pour le Laguiole ; j’ai pris des cours d’affinage avec le maître en à la matière : Alleose 

 

Trêve de médailles auto-attribuées à mon combat pour clamer : camembert à celles et ceux qui font profession d’indignation pour vendre des livres.

 

Ça fait le buzz, ça fait des émissions à la radio, mais je mets aux défis qui que ce soit de trouver dans les papiers de nos grands et petits critiques gastronomiques quelques lignes sur le plateau de fromages des restaurants !

 

Encore faudrait-il qu’il y en eut un !

 

Ce n’est pas chic le fromage qui pue !

 

Ces affreux ne relèvent pas du génie du chef, sauf à souligner que le choix de ces fromages relève d’une vraie défense de nos petits producteurs, des territoires où ils s’accrochent.

 

Allez-donc voir, ou achetez le DVD des Chèvres de ma mère ! ça vous fera du bien à la tête, ça vous évitera d’en rester à des combats de salon.

 

Toutes mes cantines favorites : Table, Les Climats, Amarante, Giovanni Passerini… proposent des vrais fromages qui puent…

 

C’est Bruno Verjus qui m’a fait découvrir la fourme de Valsivière

 

C’est Patrick Beaudouin qui sur le marché de Chalonnes-sur-Loire chez Bocahut qui m’a initié au bleu de Termignon. 

 

Ma copine Magalie a arpenté pendant des années le Benelux et l’Angleterre pour vendre les fleurons de nos fromages qui puent.

 

Chaque semaine sur mon vélo flanqué de sacoches je me rends à Terroirs d’avenir ou/et chez Alessandra Pierini, la plus parisienne des italiennes, où je fais, en plus des autres victuailles, ma moisson de fromages qui puent. Il suffit de renseigner son nom sur le moteur de recherche de mon blog pour apprendre à mieux connaître tous les splendides fromages de la Péninsule.

 

Chez moi lorsque j’invite il y a toujours au moins 5 fromages, pas forcément gaulois, et le jeu consiste à les reconnaître avant de les manger. Ils n’ont pas tous une belle tronche mais c’est ça la diversité qu’il faut défendre avec ses deniers.

 

Et qu’on ne me traite pas de bobo qu’a les moyens de se payer ces merveilleux fromages : si l’on souhaite vraiment qu’ils ne soient pas terrassés par les croutes de la GD issues de Lactalis et de ses frères coopératifs ou de pseudo-BOF, il faut accepter de payer le prix.

 

Et ce n’est pas un privilège de parisien que d’avoir accès à cette belle diversité, partout en France, dans tous les recoins de l’hexagone, si on se bouge les fesses, il est tout à fait possible de les acheter au marché, chez les producteurs ou chez des fromagers spécialisés.

 

La meilleure défense c’est l’attaque : joindre le geste à la parole ou à l’écrit. Lorsqu’une demande pressante s’exerce, qu’il y a un marché, le bon produit fait bien mieux que résister, il prospère car les producteurs en vivent.

 

C’est un peu comme la presse magazine qui perd des lecteurs, donc des annonceurs, pour se retrouver en redressement judiciaire : pas vrai Périco de Marianne !

 

Bien entendu je suis de ceux qui les défendent contre les folies des faiseurs de normes, des contrôleurs de tous poils qui emmerdent le petit producteur isolé faute de pouvoir coincer les industriels bardés de juristes.

 

Les traités de libre-échange ne me font pas peur, si nous sommes en capacité d’offrir à nos producteurs fermiers et artisanaux qui travaillent dans la tradition un marché domestique fort et rémunérateur, nos voisins amateurs de bonne chère seront les premiers à venir les conforter.

 

Nul n’est obligé de mal bouffer, mais lorsqu’on privilégie les sports d’hiver ou l’île Maurice par rapport au contenu de l’assiette il ne faut pas chouiner.

 

Tant que les citoyens-consommateurs ne feront pas des choix alimentaires forts en direction d’une alimentation plus saine, plus soucieuse des saisons, plus intéressés par le réel devenir des damnés de la terre, il ne faudra pas s’étonner que le modèle dominant : produits à bas coûts, aliments transformés, distribution de masse, ait encore de beaux jours devant lui en se teintant d’un peu de bio, de durable…

 

C’est de la politique, de la vraie, pas du marketing éditorial à l’adresse de ceux qui adorent pousser des cris d’orfraies, « tout fout le camp, notre bon vieux camembert… », le cul sur leurs canapés en picorant des cubes de Babybel… en sirotant un mauvais whisky de GD… et regardant la télé bien sûr…

 

Je ne force pas le trait, croyez-moi !

 

C’est en ce moment le SIA les plus grands exposants sont LIDL, Danone, Carrefour, MacDo qui en profite pour afficher dans tout PARIS son burger au Gruyère IGP et son partenariat avec la race charolaise McDonald's renforce son partenariat avec la filière des vaches charolaises 

 

Royaume-Uni: les produits du terroir au défi du Brexit

AFP

Publié le 26/02/2017 à 09:42 | AFP

 

ICI 

 

La meilleure défense de nos bons vieux fromages qui puent c’est de les acheter !
La meilleure défense de nos bons vieux fromages qui puent c’est de les acheter !
La meilleure défense de nos bons vieux fromages qui puent c’est de les acheter !
La meilleure défense de nos bons vieux fromages qui puent c’est de les acheter !
La meilleure défense de nos bons vieux fromages qui puent c’est de les acheter !
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 06:00
L'intelligence est-elle vraiment dans le pré ou comment revenir d’1 agriculture de minerai à 1 agriculture de produits ?

En ce temps de Salon des vaches, des cochons et des couvées, surexposé par le défilé des candidats à l’Élysée, je suis frappé par le convenu des discours et des programmes politiques de tous bords.

 

Entre « les barres toutes » de toute obédience, les « on maintient le cap » ou les « on passe la surmultipliée » ce n’est même pas un dialogue de sourds mais une partie de poker menteur où chacun s’appuie sur l’intransigeance du camp d’en face pour camper sur ses positions.

 

Et ça fait des années que ça dure sans que quiconque parmi les politiques, les dirigeants professionnels et celles et ceux qui se vivent comme des lanceurs d’alertes soient en capacité de répondre à ce que l’on qualifie de malaise paysan, du mal être des paysans.

 

Dans sa postface au livre d’Emmanuel Le Roy Ladurie Les Paysans Français d’Ancien Régime, Jean-Marc Moriceau écrivait :

 

« À l’heure où l’on s’interroge sur la place de l’agriculture en Europe et où le projet de loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt, voté en septembre 2014, peine à préciser l’identité des « agriculteurs », un regard rétrospectif sur les « paysans » dans notre histoire nationale est le bienvenu. Un regard ouvert, et détaché de tout dogmatisme. Ce parti est d’autant plus sain qu’il peut s’appuyer sur une définition très large des paysans français. »

 

Les penseurs du Think tank Groupe saint-Germain (*) cher au cœur de Stéphane Le Foll dans leur ouvrage collectif L’intelligence est dans le pré (2014) abordaient la même question en partant de l’Angélus de Millet : « Une fois entré dans le tableau nous le voulons humble, les yeux baissés sur la terre et la parole rare. L’image devenue cliché, chacun est prisonnier de l’album photographique et la figure du paysan comme travailleur, comme personne agissant dans la modernité passe au second plan. »

 

Le métier a changé disaient-ils, erreur ce sont maintenant des métiers qui vont du quasi-salarié fournisseur de minerai pour l’agro-alimentaire à l’agro businessman en passant par celui de producteur-transformateur en vente directe, de serriste hors-sol, de petit producteur de…, avec des approches radicalement différentes de leur relation à la terre ou à leurs animaux ou de l’élaboration de leur produit : le cas du vin étant très emblématique.

 

Le couplet sur les années 60, l’autosuffisance alimentaire, la révolution verte et silencieuse, la mécanisation, l’intensification, la dépendance vis-à-vis de l’aval tant des IAA que de la GD, le pétrole vert, l’ouverture au grand large, la fin des politiques communes protectrices, la pression des contraintes environnementales, l’isolement de plus en plus grand des paysans, font que toute tentative de dresser le portrait-type du paysan est voué à l’échec.

 

Personne n’échappe à une vision caricaturale des paysans : pour certains ils ne sont aimables que s’ils sont petits, accrochés à leur terre, soucieux de leur terroir, de leur produit, pour d’autres ils se doivent d’être dans l’hyper modernité : OGM, robot de traite, carburant vert, chimie verte, marché à terme, tour de séchage pour lait infantile exporté en Chine… Et les petits franciliens, eux, iront s’esbaudir Porte de Versailles sur la plus grande ferme de France devant des animaux carrossés comme des prototypes et lorsqu’ils rentreront ils demanderont à leurs parents un bon yaourt La Laitière avec un « Vermeer » sur l’étiquette…

 

Cette diversité a toujours existée même si elle s’est amplifiée avec la modernité et occuper le 78 rue de Varenne n’est, n’a jamais été, une sinécure. La FNSEA joue sur du velours, avec la droite au pouvoir elle est en phase : Bruno Le Maire dans son livre ne dit rien d’autre qu’il était au service de la Profession agricole ; avec la gauche gouvernementale elle souffle le chaud et le froid pour mieux imposer sa loi. Le bilan calamiteux de Stéphane Le Foll, recordman de durée au 78, le montre de façon criante. Le seul bénéficiaire de son passage est son directeur de cabinet propulsé à la présidence de l'INRA.

 

Je lisais sur Twitter qu’un jeune loulou était vénère que le gouvernement donna des gages à la FNSEA.

 

Que faire alors ?

 

Changer de modèle clament les Verts !

 

Certes, mais on ne manœuvre pas un porte-avion comme une goélette : rappelons-nous la détresse des salariés bretons face à la désintégration de la filière avicole intensive et la crise des abattoirs de porcs. Le virage ne peut être que progressif, pragmatique, accompagné d’une réelle évolution de notre modèle alimentaire qui passe prioritairement par des achats en GD.

 

Nous sommes aussi le système, les radicalités sont des aiguillons nécessaires mais surmonter nos propres contradictions, ne pas tout demander aux autres, permettra une réelle et salutaire inflexion. Le temps long cher à mon vieux mentor facétieux Michel Rocard.

 

PS. Le Groupe Saint-Germain (*), j’en ai fait partie jusqu’en 2007, je l’ai quitté car j’estimais qu’il manquait autour de la table les principaux intéressés : les agriculteurs, les éleveurs, les viticulteurs ce qui conférait à nos réflexions un côté hors-sol c’est—à– dire déconnecté de la réalité.

 

Parce que le monde change, Il est vital de repenser le projet de l’agriculture  ICI 

 

On ne change pas une société par décret écrivait Michel Crozier en 1979.

 

La multiplication des lois, avec nom de Ministre incorporé, qui se disent d’orientation, de modernisation, d’avenir, ne sont que des cataplasmes sur une jambe de bois.

 

Ce ne sont que des chapelets de « bonnes » intentions qui ne s’appuient sur aucun moyen d’action. Toutes les transitions, énergétiques, sociétales, sociales exigent un travail de persuasion du corps social concerné. Travail qui n’est jamais fait. Nous procédons, lorsque nous sommes face au mur, par à-coups sous la pression et les dégâts collatéraux sont importants.

 

(*) Ce groupe de réflexion multidisciplinaire rassemble une quinzaine d’universitaires, de chercheurs, d’experts publics et de responsables professionnels, figurant parmi les meilleurs connaisseurs du monde agricole et rural français et international. Ont participé notamment à ces travaux : Gilles Allaire, économiste, Jacques Berthomeau, spécialiste de la viticulture, Vincent Chatelier, économiste, Jean-Claude Flamant, agronome, Bertrand Hervieu, sociologue, Jean-Luc Mayaud, historien, Jean Viard, sociologue… Ces échanges réguliers ont pour objectif d’éclairer les enjeux, les dynamiques et les tensions qui traversent nos territoires ruraux afin de contribuer à revisiter le projet de l’agriculture et de la ruralité, de ses territoires, ses fonctions, ses hommes et ses femmes. En clair, une redéfinition des politiques agricoles en France et en Europe. Avec pour but d’intégrer les données économiques, sociales et environnementales afin de proposer une vision partagée par le plus grand nombre, capable d’offrir aux agriculteurs un revenu, une reconnaissance et une légitimité dans la société.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:50
Journal d’1 chroniqueur de campagne (8), la jurisprudence Balladur pour les mis en examen, Le Maire fors l’honneur, mais où sont Juppé et NKM ?

La question posée jusqu’à ces derniers jours était : Un ministre mis en examen doit-il démissionner ?

 

La présomption d’innocence, marque de notre État de Droit, ne permettait pas de trancher, ce qu’arguait Nicolas Sarkozy face à Léa Salamé :

 

- Si vous êtes réélu président de la République, est-ce que vous appliquerez la jurisprudence Balladur - tout ministre mis en examen devra démissionner ?

 

- Non, non non non non. Je crois beaucoup à l'État de droit comme vous et à la présomption d'innocence. J'ai trop vu ce qui s'est passé avec monsieur Baudis [voir ici, ndlr] - paix à son âme - qui a été insulté, bafoué à longueur d'émissions de télévision, y compris sur le service public [...] pour s'apercevoir six mois après que c'était que des mensonges et que l'innocence... L'innocence, le respect de la présomption d'innocence, ça compte. Vous devriez considérer que c'est un principe absolu.

 

François Fillon, se range à l’avis de son ancien mentor en inaugurant une nouvelle ère dans l’affaiblissement de la morale publique en maintenant sa candidature à la Présidence de la République.

 

C’est son droit et je ne lui conteste pas. Il est présumé innocent sauf que, s’il est élu, son impunité présidentielle renverra la procédure aux calendes grecques.

 

La jurisprudence Balladur ne s’appliquait donc qu’aux lampistes.

 

Ces vingt dernières années, douze ministres français ont démissionné à la suite d'un scandale. Neuf sont de droite, un du centre, et de deux de gauche.

 

Le dernier en date fut Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a présenté sa démission du gouvernement après l'annonce d'une ouverture judiciaire à son encontre pour des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale.

 

• 29 mai 2011: Georges Tron

 

Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron (UMP), visé par une enquête judiciaire après des accusations d'agressions sexuelles, présente sa démission du gouvernement, tout en clamant son innocence. Il a été mis en examen pour viols et agressions sexuelles mais aucun renvoi devant un tribunal n'a encore été décidé à ce jour.

 

• 27 février 2011: Michèle Alliot-Marie

 

La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie (RPR, UMP) annonce sa démission, tout en affirmant n'avoir "commis aucun manquement". Depuis le début de l'année, elle avait accumulé les maladresses à propos de ses vacances fin 2010 en Tunisie, alors que la révolte y avait commencé.

 

• 4 juillet 2010: Alain Joyandet et Christian Blanc

 

Le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie Alain Joyandet (RPR, UMP) et le secrétaire d'Etat chargé du développement du Grand Paris Christian Blanc (Nouveau Centre) démissionnent du gouvernement de François Fillon. Le premier a été épinglé par la presse pour avoir utilisé un jet privé coûteux pour se rendre dans les Caraïbes, puis à propos d'un permis de construire illégal pour agrandir sa maison dans le Var. Christian Blanc, lui, s'est vu reprocher des achats de coûteux cigares réglés à partir de fonds publics.

 

• 25 février 2005: Hervé Gaymard

 

Le ministre de l'Economie Hervé Gaymard (RPR, UMP) démissionne du gouvernement Raffarin à la suite d'une polémique sur son luxueux et spacieux logement de fonction.

 

• 21 janvier 2004: Pierre Bédier

 

Le secrétaire d'Etat aux programmes immobiliers de la justice Pierre Bédier (RPR, UMP) démissionne du gouvernement Raffarin après sa mise en examen pour "corruption passive et recel d'abus de biens sociaux" dans l'enquête sur des marchés publics dans les Yvelines. Il sera condamné à 18 mois de prison avec sursis.

 

• 17 juin 2002: Renaud Donnedieu de Vabres

 

Le ministre des Affaires européennes Renaud Donnedieu de Vabres (UDF, UMP), mis en examen dans une affaire de financement illégal du défunt Parti Républicain (PR, aujourd'hui fondu dans l'UMP), quitte le gouvernement Raffarin où il ne sera resté que cinq semaines. Il est relaxé des faits de "complicité d'infraction à la législation sur le financement des partis politiques", mais déclaré coupable de blanchiment et écope d'une amende.

 

• 2 novembre 1999: Dominique Strauss-Kahn

 

Le ministre de l'Economie DSK (PS) du gouvernement Jospin, impliqué dans l'affaire de la MNEF, présente sa démission. Il sera relaxé.

 

• 12 novembre 1994: Michel Roussin

 

Le ministre de la Coopération Michel Roussin (RPR), du gouvernement Balladur, démissionne deux jours avant d'être mis en examen pour "recel d'abus de biens sociaux" dans l'affaire des fausses factures des HLM de Paris et des Hauts-de-Seine. Il bénificiera d'un non-lieu pour cette affaire.

 

• 14 octobre 1994: Gérard Longuet

 

Le ministre de l'Industrie Gérard Longuet (UDF, PR, UMP), du gouvernement Balladur, donne sa démission, après des enquêtes préliminaires sur sa villa de Saint-Tropez, et l'ouverture d'une information judiciaire sur le financement du PR. Il bénéficiera d'un non-lieu.

 

• 17 juillet 1994: Alain Carignon

 

Le ministre de la Communication Alain Carignon (RPR, UMP), dans le gouvernement Balladur, présente sa démission peu avant sa mise en examen pour "recel et complicité d'abus de biens sociaux" dans une affaire liée à la Lyonnaise des Eaux. Il sera condamné à cinq ans de prison dont 1 avec sursis et passera 29 mois en prison.

 

• 23 mai 1992: Bernard Tapie

 

Le ministre de la Ville Bernard Tapie (PRG), du gouvernement de Pierre Bérégovoy, démissionne une semaine avant son inculpation dans l'affaire Toshiba-France, un litige privé et commercial qui aboutira à un non-lieu.

 

Dans un communiqué, Bruno Le Maire rappelle cruellement à François Fillon son engagement pris le 26 janvier au journal de 20 heures de TF1 : s’il était mis en examen, il se retirerait de la course à l’Elysée. Depuis, le candidat a fait marche arrière, et martèle désormais qu’il ira « jusqu’au bout ». Mais - même s’il se trouve que Fillon n’est pas (encore) mis en examen - Bruno Le Maire ne le suit plus. « Je crois au respect de la parole donnée », écrit le député de l’Eure. « En accord avec mes principes, je démissionne donc de mes fonctions de représentant pour les affaires européennes et internationales de la campagne de François Fillon. » Et que va donc faire Bruno Le Maire, alors ? « Je poursuis le combat politique au service de la France et des Français », élude-t-il en conclusion de son communiqué.

 

Dans la foulée, plusieurs élus proches de Bruno Le Maire ont apporté leur soutien à cette décision sur Twitter comme Laure de La Raudière, députée d’Eure-et-Loir et membre de l'équipe projet de François Fillon, mais aussi Franck Riester, député-maire de Coulommiers, ou Arnaud Robinet, député-maire de Reims. Parmi les « lemairistes » haut placés dans l'organigramme de François Fillon, Thierry Solère, porte-parole, et Sébastien Lecornu, directeur adjoint de la campagne, n'ont en revanche pas annoncé leur retrait à l'heure actuelle.

 

Reste une double inconnue non encore levée à l’instant où j’écris cette chronique : que vont faire Alain Juppé et celle qui s’est ralliée à lui, avec un beau score à la Primaire, NKM ?

 

Le premier se devrait, eu égard à ses prises de position et à ses électeurs de la Primaires, d’adopter a minima une position très en retrait du maintien de Fillon. Sa raideur coutumière lui a interdit de se positionner en recours, ce fut une erreur stratégique qui a ouvert un large boulevard à Macron. Boulevard sur lequel s’est engouffré son soutien de la première heure Bayrou.

 

Du côté de NKM, même si elle doit une circonscription en or massif de François Fillon, rester accrocher à l’ambulance obérera son avenir de représentante d’une droite décomplexée à cent lieues des partisans de la Manif pour tous…

 

L'UDI « suspend » sa participation à la campagne de François Fillon, a annoncé le président du mouvement, Jean-Christophe Lagarde.

 

Les fillonistes organisent une grande marche « anti coup d'état des juges » à Paris dimanche. 300 000 personnes espérées.

 

Nous ne sommes pas au bout de nos peines car la MLP est-elle aussi dans les rets de la justice…

 

Pauvre France !

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