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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 06:00
Les quinquados sont de joyeux picolos les hygiénos mangent leurs chapeaux…le couple Buzyn-Bourolleau...

Sur le front du rude combat, où tout change pour que rien ne change, que se livrent la corporation des veilleurs de notre Santé Publique, les addictologues en tête, et les défenseurs de la Dive bouteille, chaque camp y va de ses peurs.

 

  • D’un côté, la nouvelle ministre de la Santé n’est autre que l'ancienne présidente de l’Inca. Et ses positions sur la lutte contre l’alcoolisme sont intransigeantes.

 

Pas sûr que la filière viticole apprécie la nouvelle Ministre de la Santé. Agnès Buzyn, présidente de l’Inca (Institut national du Cancer), s’est ainsi élevée contre la clarification de la loi Evin concernant la promotion de l’œnotourisme et des territoires du vin.

 

Voir plus bas (1)

 

  • De l’autre, la nouvelle conseillère agricole du Président Macron, Audrey Bourolleau, qui inquiète la corporation des addictologues.

 

La nomination de l'ex-déléguée générale de Vin et Société - une instance de lobbying du vin - au poste de « conseillère agriculture » d'Emmanuel Macron à l'Élysée inquiète plusieurs associations d'addictologues et des experts en santé publique.

 

« La nomination d'une représentante de la filière alcool ne manque pas d'inquiéter sur les conflits d'intérêts qui pourraient survenir au détriment de la santé publique", écrivent ces onze associations et six experts dans un communiqué commun publié sur internet.

 

« Pour les acteurs de la santé publique, le risque est que la politique agricole et viticole se fasse au détriment d'une politique efficace de lutte contre les consommations nocives d'alcool »

 

Voir plus bas (2)

 

Positionnement politique en défense d’intérêts trop souvent corporatistes, la lutte contre l’alcoolisme dans notre pays est un échec cuisant dû à une approche qui méconnaît largement les évolutions de notre société.

 

L’alcoolisme est une maladie, un fléau, mais se contenter de mettre en cause le flacon, avec en arrière-pensée la prohibition, c’est faire beaucoup de bruit pour rien, se contenter de faire accroire que l’on éradiquera la consommation excessive par des mesures touchant la communication et la publicité.

 

Nos sociétés anxiogènes, déjà addict des antidépresseurs ont besoin de soupapes festives pour évacuer les angoisses et les peurs. Se contenter de leur faire la morale, de les culpabiliser, c’est pisser dans un violon. J’y reviendrai avec les quinquados.

 

Pour ce qui du rôle d’Audrey Bourolleau en tant conseillère agriculture du Président Macron, sans vouloir minorer celui-ci, ma vieille expérience du fonctionnement des cabinets ministériels, des arbitrages à Matignon, me permettent d’affirmer, sans risque de me tromper, que la politique agricole, et par là-même viticole, ne se déterminera pas dans son bureau. Elle aura d’autres chats à fouetter que les éternels refrains de la loi Evin. Quand à madame Buzyn, elle aussi devra mettre de l’eau dans son vin, si je puis m’exprimer ainsi.

 

Jouer à se faire peur fait partie du scénario mais le film n’est jamais que le résultat des conditions politico-économiques du moment.

 

Le premier conseiller agricole de Mitterrand en 1981 fut Henri Nallet, issu de la branche gaucho de l’INRA, surnommé le Sphinx car eu égard, à l’ondoiement du Président, ça lui évitait de prendre des positions tranchées. Avec Michel Rocard nous en jouions sur le dossier des vins de table du Midi rouge, déjà épine dans le pied de l’élargissement du Marché Commun à l’Espagne. Le père François était bien sûr très favorable à l’entrée de l’Espagne tout en ménageant l’électorat socialo-communiste du Languedoc. Tout ça pour dire, et ce n’est pas faire injure au savoir-faire d’Henri Nallet, la partie se jouait bien au-dessus de lui.

 

Ce même Henri Nallet alors Ministre de l’Agriculture de Michel Rocard premier Ministre me demanda de suivre le dossier de la loi Evin. Là encore la bataille se jouait à Matignon, et si Rocard céda au diktat des cancérologues drivés par le Pr Got c’est que le chantage fut intense et que le fameux lobby du vin fut très au-dessous du niveau de la mer.

 

L’approche pragmatique de Macron s’appliquera au vin dont il connaît le poids économique, bien sûr le lobby blanc montera au créneau pour obtenir des mentions nouvelles sur l’étiquette et alors les arbitrages se feront au plus haut niveau et non dans le bureau d’Audrey Bourolleau.

 

Les enjeux se situent ailleurs que sur le front loi Evin, pour l’heure la vision bien traditionnelle du Ministre de l’Agriculture laisse présager une gestion classique du secteur avec cependant l’aiguillon Hulot, mais jusqu’à quand ?

 

J’en reviens maintenant au sujet de cette chronique : l’érection des quinquados !

 

C’est dans Marianne sous la plume d’Hubert Prolongeau

 

Refus du train-train et des plans de carrière, envie de s'amuser, soin de l'apparence... La génération née dans les années 60-70 entend, comme celle de ses enfants, s'épanouir. Révélatrice de l'allongement de la durée de vie, elle n'obéit qu'à un seul précepte : profiter de l'avenir. Bienvenue chez les "quinquados" !

 

On les appelait «éternels adolescents» et on en ricanait : ces «vieux» qui n'assumaient pas leur âge, ces «mamies» en jeans, ces «papys» qui s'affichaient avec des filles plus jeunes... Aujourd'hui, allongement de la vie aidant, ils sont de plus en plus nombreux. Le très sérieux institut de sondage Ipsos appelle ces 45-55 ans vivant comme des trentenaires les «quinquados», contraction de «quinquagénaires» et «adolescents», et voit en eux une très sérieuse mutation...

X..., 47 ans, habillée décontractée, souriante, gaie..., s'est installée il y a douze ans à Bruxelles, où elle est professeur dans une école secondaire de type ZEP. «Je vis comme si j'avais 25 ans : faire la fête, boire, sortir. Il n'y a qu'avec les mecs que je me suis un peu calmée.»

 

Auteur d'un blog sur la «quinquattitude», Antoine le pense : «La génération qui a 50 ans aujourd'hui est née sans le chômage et avant le sida. Cela crée des habitudes d'insouciance qui, aujourd'hui, me semblent plus fortes que celles de beaucoup de trentenaires, trop inquiets. Plus que l'expérience de l'âge, c'est cette aptitude à voir les choses sous un jour relativement serein qui différencie aujourd'hui les quinquagénaires des générations qui leur ont succédé.»

 

Tout l’article ICI 

 

Génération quinquados in Soir-mag

 

Ces quinquas du troisième millénaire seraient-elles dévorées par le démon de midi ? Seraient-elles obsédées par leur apparence ? Veulent-elles profiter pleinement de la vie avant qu’il ne soit trop tard ? S’aveuglent-elles en croyant que tout est encore possible ? Sans doute… Mais, surtout, elles ne se reconnaissent absolument pas dans les termes de “jeunes seniors ” qui désignaient autrefois les femmes de cet âge car elles se sentent physiquement en forme. Elles savent qu’elles ont encore quelque 30 ans de vie devant elles et veulent en profiter pleinement et d’autant plus que souvent elles sont plus libres: les enfants sont grands, les carrières professionnelles lancées, les prêts hypothécaires remboursés et les moyens financiers plus importants. Un sondage Ipsos de 2013, pour la marque de vêtements Balsamik qui voulait connaître le profil de ses acheteuses, a mis en évidence la révolution des quinquagénaires et a lancé le concept de “quinquado ”. Il établit que 100 % des femmes de 45-60 ans se sentent “très bien ” ou “plutôt bien ” dans leur vie, 91 % se perçoivent même plus jeunes dans leur tête, en moyenne 13 ans de moins que leur âge.

 

Tout l'article ICI 

 

  1. Lors des débats autour de la clarification, elle expliquait dans les colonnes de La Croix : « Je suis profondément atterrée par cette initiative de certaines parlementaires qui obéissent à des lobbys très puissants et très bien installés en France, ceux des producteurs de vin. Ces élus donnent l’impression d’être totalement déconnectés des enjeux de la santé publique en France. Chaque année, dans notre pays, l’alcool est à l’origine de 49 000 décès. Et c’est aujourd’hui, la deuxième cause évitable de mortalité par cancer après le tabac. Tous les ans, l’alcool entraîne 15 000 décès par cancer : 70% d’entre eux sont des cancers des voies aéro-digestives supérieures, c’est à dire de la bouche, du pharynx, du larynx ou de l’œsophage. Mais beaucoup de Français ignorent que l’alcool provoque bien d’autres types de cancers : 24% des cancers du foie, 20% des cancers colo-rectaux et même 17% des cancers du sein. »

 

Dans cette interview, elle explique qu’elle ne croit pas qu’une politique de Santé forte puisse avoir des conséquences sur la vente de vin et qu’il faut arrêter d’évoquer les enjeux positifs de la consommation de vin sur la santé.

 

Des recommandations qui vont faire bondir la filière

 

Hasard du calendrier, il y a quelques jours à peine, des experts de l’Inca produisaient un rapport sur leurs préconisations en matière de lutte contre l’alcool. On peut se demander s’il n’est pas déjà en bonne place dans la feuille de route de la nouvelle Ministre de la Santé, qui ne répond pas entièrement à l'approche du vin présentée par Emmanuel Macron sur

 

  1. Rappelant la volonté affichée par Emmanuel Macron de moraliser la vie publique, ces associations et experts invitent le président "à appliquer cette politique dans le choix de ses conseillers". Depuis sa nomination, Audrey Bourolleau a démissionné de ses fonctions de déléguée générale de l'association Vin et société, fonction qu'elle occupait depuis 2012.

 

Les experts rappellent que les coûts pour la société de la consommation excessive d'alcool, "deuxième cause de mortalité évitable après le tabac" sont "considérables". "La taxation sur les alcools, qui rapporte environ 3,2 milliards d'euros par an, ne représente que 37% des soins (7,7 milliards)", indiquent-ils notamment. Ils soulignent également qu'en 2016 la Cour des comptes avait relevé que la filière vin entretenait "la confusion en finançant ses propres études pour attester de la non-dangerosité de l'alcool consommé avec modération".

 

Ils critiquent aussi la présence au Parlement de l'Association nationale des élus de la vigne et du vin (Anev) et des groupes Viticulture, vigne et vin et Filière brassicole. Les signataires regroupent notamment la Fédération française d'addictologie, l'Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie et le Collège professionnel des acteurs de l'addictologie hospitalière, ainsi que les experts Gérard Dubois, Irène Frachon, Claude Got, Serge Hercberg, Catherine Hill et Albert Hirsch.

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 06:00
berthomeau.com Vin&Cie l'espace de liberté a 12 ans ça se fête !

Le 30 mai mon hébergeur m’informait :

 

Bonjour JACQUES BERTHOMEAU,

 

Votre blog fête ses 12 ans aujourd’hui !

 

Toute l'équipe d'Overblog est heureuse de souhaiter un joyeux anniversaire à votre blog Le blog de JACQUES BERTHOMEAU.

 

12 an(s) ça se fête !

Dites-le à tout le monde

 

Donc je vous le dis mais ma production des débuts hébergée par une autre plate-forme a disparue dans les tréfonds de la Toile. En effet, le 30 mai je transférais mes premiers pas sur la plate-forme overblog en mettant un lien (c’est lui qui a fondu)

 

AVIS AUX LECTEURS :

 

Le 25 mai : les désastronautes

 

Le 26 mai : il vaut mieux aller au ciné

 

Le 27 mai : Gallo

 

Le 30 mai : Une bonne et une mauvaise nouvelle

 

Pas grave, mes tout petit posts n’étaient pas des œuvres impérissables.

 

En juillet 2005 je ne publiais qu’une seule chronique.

 

En août 2005 : 2.

 

Décavaillonneuse

 

Décavaillonner : labourer entre les ceps...

 

 

Avec mon grand-père Louis aux manchons et moi tenant les rênes de Nénette la vieille jument alezane nous passions la décavaillonneuse dans les vignes... A la réflexion nous pratiquions la culture biologique sans le savoir avant même les premiers croisés de la méthode Lemaire-Boucher... J'espère que ça va faire remonter ma cote du côté de la Confédération Paysanne...

 

 

A l'heure des universités d'été, souvenir de cette journée passée à Monbazillac à me faire tailler en pièces par les tenants de l'agriculture paysanne. Le vin n'est pas une marchandise... J'avoue mon allergie pour cette vision passéiste d'un monde que j'ai vu disparaître sous mes yeux de jeune homme dans ma Vendée postféodale; pas beaucoup d'attrait pour la « Terre qui meurt » de René Bazin, les bocains et les dagnions, monde clos, étriqué, étouffant...

 

 

L'exploitation familiale à 2 UTH chère à la loi d'orientation agricole de 1960 d’Edgard Pisani mère du productivisme de l'Ouest profond. Demandez donc l'avis de mon frère Alain, paysan lui, avait-il d'autre choix sur ses 17 malheureux hectares de bocage ?

 

 

Si l'on veut rendre l'agriculture plus durable, plus respectueuse de son environnement encore faut-il élaborer une alternative qui permette au plus grand nombre de trouver leur place dans une société de consommateurs qui ne sont pas avares de contradictions

 

En septembre 2007 : 7

 

Montaigne

 

« Le parler que j'ayme, disait l'auteur des Essais, c'est un parler simple et naïf, tel sur le papier qu'à la bouche ; un parler succulent et nerveux, non tant délicat et peigné comme véhément et brusque. »

 

Essais, Livre I, chapitre XXVI

 

En octobre 2007 : 18 c’était parti !

 

17 octobre 2005

 

Le Canard

 

Rassurez-vous je ne tombe pas dans la psychose grippe aviaire, c'est du "Canard Enchaîné" dont je vais vous causer. Au temps lointain où j'étais directeur de cabinet, le Canard arrivait sur mon bureau la veille de sa parution, élégante attention au cas où votre cher Ministre se ferait épingler. Au Canard on est vache mais dans la convivialité, une ou deux fois par an mon référent, Hervé Liffran m'invitait à déjeuner, mets roboratifs et bonne boutanche aux frais du journal. Les amis fidèles du vin faut les bichonner...

 

Alors je vous propose d'acheter le dernier dossier du Canard " Comment les hypers gagnent " Enquête non autorisée dans les arrière-boutiques de Carrefour, Intermarché, Auchan, Leclerc et autres grosses têtes de gondoles; pages 39 et 40 vous pourrez lire : « Foires aux vins Le jackpot de vin : mélangeant entourloupes et plus ou moins bonnes aubaines pour le client, les foires aux vins sont une super-bonne affaire pour les hypers ». Rien de très bouleversant mais mon petit doigt me dit que certains d'entre vous auront envie de faire des commentaires, des rectifications ou des révélations...

 

Bonne lecture...

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:00
« N'oubliez jamais, Isabelle Saporta, que le vin est aussi le fruit d'une passion ! »

À la suite de la publication de mon « remarquable » Mémoire à l’attention d’Hubert de Boüard de Laforest co-propriétaire d’Angelus et de plus modestes châteaux, qui a bénéficié d’une très large audience sur la Toile : plus de 3000 visiteurs en 2 jours, certains commentateurs sur Face de Bouc s’en sont pris à Isabelle Saporta, en l’accusant je cite Ludovic Lacasse :

 

«Le problème de ce livre, qui lui fait perdre toute crédibilité, c'est qu'il est haineux. On est dans le réquisitoire à charge, jamais dans l'enquête objective. La jalousie de l'auteure suinte des mots employés page après page. Dommage, mais hélas courant.»

 

Isabelle Saporta lui répond :

 

« Heureusement que vous êtes un parangon de vertu et que depuis les hauteurs qui sont les vôtres, vos jugements sont sûrs... »

 

Ludovic Lacasse se croit obligé de se justifier :

 

« Soyons clair, je ne suis ni un ami ni une connaissance d'Hubert de Bouar. Je suis grand amateur des vins de Bordeaux, mais je ne suis en rien lié au monde du vin, J'ai trouvé votre démarche intéressante, et votre livre passionnant par certains aspects, j'y ai appris plusieurs choses. Il était par ailleurs très agréable à lire sur le plan de l'écriture, du rythme et du style. Mais je l'ai aussi trouvé bien trop vindicatif, voire haineux comme je l'ai évoqué, mon ressenti est que vous êtes allée là-bas non pas "vierge de toute opinion", mais avec un apriori sur ces "salauds de riches qui font des vins pour les riches", l'objectif était celui-là, dénigrer, démolir, salir, mépriser, moquer. L'intention n'était pas d'être objective, impartiale, mais d'écrire un livre à charge. Un peu comme quelqu'un qui, râlant de ne pas appartenir à un cénacle, ou de ne pas pouvoir s'offrir en l'occurrence ces vins prestigieux, s'efforce de les salir à cause d'une forme de jalousie. Ce n'est peut-être pas le cas, mais c'est vraiment ce que j'ai pensé en refermant votre livre. Certes ce milieu est en partie fait de copinage, de lobbying et de conflits d'intérêt, on y trouve des magouilleurs et pas uniquement des gens bien, exactement comme dans tous les milieux, en particulier ceux où il y a beaucoup d'argent en jeu. Mais il n'y a pas que cela. Il y a aussi des vignerons tout ce qu'il y a de plus honorables, des gens courageux et honnêtes, qui essaient de travailler le mieux possible et le plus correctement possible. A une exception près, votre source principale, que je connais bien, vous les passez sous silence. Evidemment il est plus vendeur d'écrire un livre "à scandales", et de faire un réquisitoire contre une personnalité connue, propriétaire d'un des châteaux les plus médiatiques, en parlant uniquement de ses éventuels défauts ou actes discutables, et jamais de tout ce qu'il a fait de bien (un peu comme un révolutionnaire voulant couper une tête). Et surtout en en parlant beaucoup trop longtemps, en refermant le livre on a l'impression qu'on vient de lire un livre sur une ancienne employée d'Angelus qui a été virée et qui règle ses comptes avec son ancien patron. C'est à cause de ce manque d'impartialité que votre bouquin, à mes yeux, finit pas perdre sa crédibilité au fil des pages et débouche sur une déception. Mais ce n'est que mon avis ;-) (je n'ai au demeurant jamais affirmé être un parangon de vertu... Quand on publie un ouvrage, ne faut-il pas savoir accepter la critique ?) »

 

Nathalie Jallerat : grande admiratrice du porteur de costards Arnys applaudit :

 

Bravo pour ce commentaire ! Trop facile de salir des années que dis-je des générations de travail en un recueil taché de venin! La jalousie des personnes envieuses est bien moche. Les valeurs françaises sont bafouées !

 

Nicolas Tricoire clôt l’échange par :

 

« Tout cela en devient caricatural. L’éclairage est parfois bon… mais le focus ne fait qu'éclabousser toute une profession … vous le savez les gens ne retiendront que l'arrogance et le fric autour du vin ...

 

N'oubliez jamais que le vin est aussi le fruit d'une passion ! »

 

Laissant de côté les arguments psychosociologiques du grand amateur belge des vins de Bordeaux et les proclamations patriotiques de la dame adulatrice de François Fillon, ce qui m’a interrogé c’est le statut particulier, je dirais même supérieur, accordé à ceux qui font du vin.

 

Et pourtant ce nectar n’est nullement indispensable à la survie de l’espèce.

 

Soit dit en passant, je ne vois pas en quoi critiquer, avec de solides arguments, l’action d’Hubert de Boüard de Laforest dans le classement des vins de St Emilion, mettrait en cause les autres vignerons bordelais qualifiés d’honorables, de gens courageux et honnêtes, qui essaient de travailler le mieux possible et le plus correctement possible.

 

Bon connaisseur du contexte que j'affirme sans problème que c’est tout le contraire ! Beaucoup d’entre eux en ont ras la casquette du comportement de cumulard d’Hubert de Boüard si peu représentatif du vignoble bordelais et qui pourtant le représente à l’INAO.

 

Autre détail qui a échappé à notre commentateur Liégeois, Isabelle Saporta a bénéficié pour son enquête d’informations qui provenaient de gens qui n’étaient pas inscrits au RMI, des riches quoi ! Je peux lui en communiquer la liste.

 

Reste cette affirmation que le vin est aussi le fruit d’une passion qui, selon le sieur Tricoire, devrait désarmer toute forme de critique.

 

Loin de moi l’idée que des vignerons ne soient pas habités par la passion lorsqu’ils élaborent, de leur vigne jusqu’au chai, leur vin, mais il me semble que beaucoup de vins, même les fameux dit grands aimés par notre grand amateur belge, le sont dans une froideur et une technicité de laboratoire. Les débordements de la passion ne sont pas de mise.

 

Cultiver la vigne et faire du vin c’est d’abord un métier, soumis aux aléas du climat, qui, bien sûr peut être exercé avec passion, mais tout métier, du plus humble au plus prestigieux, peut lui aussi être vécu avec passion.

 

Pour ne rien vous cacher, j’en ai soupé de cette engeance, dite de grands amateurs, qui nous bassinent avec leurs discours, leurs forums, leur supériorité autoproclamée sur le commun des mortels, ils sont, comme vous et moi, des buveurs de vin. Point à la ligne…

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 07:00
Buveur de vin qu’est-ce qu’un ocologue ?

Mardi dernier au petit matin dans ma petite auto je me rendais rue d’Aboukir pour convoyer des sacs de terreau de mon association Veni Verdi.

 

Rue du Bac, juste avant de sauter par-dessus la Seine, mon regard fut attiré par le cul de la maison Richard, plus exactement celui d’un camion de livraison de cette maison qui arrose Paris de pinard.

 

Qui vis-je ?

 

« Devenez pays d’Ocologue »

 

Les bras ne m’en sont pas tombés car j’avais les mains posées sur le volant. Au premier arrêt j’ai fait une petite photo en me disant que j’allais m’interroger sur les petits génies qui avaient pondu cette brillante publicité pour le compte d’un machin vivant de cotisations interprofessionnelles.

 

Faire un jeu de mot sur la base de Pays d’OC suppose qu’au préalable l’acheteur potentiel sache ce qu’est l’IGP pays d’Oc. Pas sûr que beaucoup d’entre eux sachent ce que c’est même si certains d’eux en achètent.

 

Soyons charitable et supposons que le pékin ou la pékine qui visionnera cette affiche sache de quoi il s’agit.

 

Ocologue ?

 

logue :

Savant(e), spécialiste d’une science.

 

Pas sûr qu’une telle « profession » soit très inspirante ?

 

Je dois vous avouer, j’ai très mauvais esprit, que la première profession à laquelle j’ai pensé c’est proctologue !

 

Je vous dispense de l’énumération des professions formées avec le suffixe logue, allez voir sur Wiktionnaire.

 

Quant à l’efficacité d’une telle publicité permettez-moi de douter.

 

Vous allez me rétorquer que si j’en parle est la démonstration contraire.

 

Faux, je suis un initié non représentatif de l’acheteur potentiel de l’IGP Oc.

 

Cet acheteur existe sans doute mais j’ai des doutes sur la capacité d’un tel affichage de contribuer à l’extension du domaine du Pays d’Oc.

 

La publicité pour une dénomination générique a déjà beaucoup de mal à être perçu par les consommateurs alors rajouter une difficulté sémantique relève de la balle dans le pied supplémentaire.

 

Qu’en pensez-vous ?

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:00
Craquez pour les poissons bleus : harengs, anchois, sardines, ces poissons qui voyagent en rangs serrés sauf le maquereau qu’est 1 souteneur…

Le nom maquereau en français – tout comme mackerel en anglais – remonte à l’ancien français makerel, attesté au XIIe siècle, et dont l’origine est controversée.

 

Comme je suis un affreux jojo, seule la première version trouve grâce à mes yeux.

 

Selon elle, le nom de vieux français serait un usage métaphorique de maquereaus « souteneur », mackerele « tenancière de maison close ». Ces 2 noms, attestés au XIIIe siècle, sont issus de l’ancien français maquerel, makelare « intermédiaire, courtier » (maquignon courtier en chevaux). On a pu penser que le maquereau, le poisson, jouerait un rôle d’entremetteur entre les harengs mâles et femelles au cours de leurs migrations.

 

Les scientifiques ne sont pas d’accord ; si les maquereaux sont bien, comme les harengs, des poissons migrateurs océaniques, les déplacements des uns et des autres ne sont pas liés.

 

Peu me chaut, je trouve ça trop beau !

 

J’aime les poissons bleus !

 

« Ils ont le dos bleus, les flancs argent, la chair ivoire, rose ou rouge : l’été, les poissons bleus abondent, en mer Méditerranée comme dans l’océan Atlantique. Ils arrivent chaque jour sur les marchés, fleurant bon la marée, l’œil vif, brillant et bombé, la robe luisante éclaboussée de rares écailles scintillantes, la queue frétillante, aucune trace de sang n’ourlant les ouïes, aucune meurtrissure n’éraflant la peau. Tels sont les critères de fraîcheur des poissons sortant de l’eau, et au vu desquels ils doivent être achetés. »

 

Mon lieu de naissance, La Mothe-Achard, me prédestinait à être un amoureux de la sardine sablaise, sitôt pêchée, sitôt couchée sur son lit de fougères, c'était dans les cinq heures de l'après-midi la vente à la huchée de l'Eglantine poussant sa charrette à bras : « sardines fraîches, sardines fraîches, sardines sablaises... » et un petit coup de corne pour rameuter le chaland.»

 

Le mot sardine, du latin sardinia, vient probablement de celui de l’île de Sardaigne (en latin Sardinia), autour de laquelle ce poisson était pêché en abondance dès l’Antiquité. Selon Lacépède, la sardine peut-être pêchée « dans la Méditerranée, et particulièrement aux environs de la Sardaigne, dont elle tire son nom »

 

Le Pilchard est une sardine de grande taille, lire ICI 

 

Réhabilitons les Pilchards qui paroissent en grandes troupes sur les côtes de Cornouailles : ode au petit commerce

 

Du côté de l’anchois j’ai déjà donné aussi ICI 

 

Le maquereau commun qui est un poisson au corps fuselé dont le dos est bleu-vert, zébré de raies noires, tandis que le ventre est d'un blanc argenté. Ses deux nageoires dorsales sont relativement espacées, il possède aussi des vestiges de nageoires, appelées pinules. Sa queue est très échancrée. Poisson migrateur qui vit en bancs et se nourrit essentiellement de zooplancton l'été dans des eaux froides avant de repartir vers des eaux plus chaudes en automne. Pendant sa période de reproduction, de mars à juillet, il devient prédateur et chasse les poissons de petite taille comme les sardines ou les anchois, ainsi que de mollusques et petits crustacés. Le maquereau est un poisson disponible presque toute l'année, abondant et bon marché. Sa chair est fragile, il faut le consommer rapidement après l'achat. Il fait partie des poissons gras, comme le thon, la sardine, le hareng ou le saumon.

 

J’adore les petits maquereaux de ligne grillés aux sarments de vigne

 

De mai à octobre, des petits bateaux de pêcheurs artisans pratiquent la pêche du maquereau de ligne. Ils quittent le port avant la fin de la nuit pour se trouver sur les lieux de pêche avant le lever du jour.

 

Après avoir localisé l’accore du banc le patron mouille son bateau en travers du courant en veillant qu’il se maintienne sur le sommet ou en aval du banc. Le bateau est maintenu en travers par un dispositif spécial de retenue de la fune au moyen d’une bosse dont la longueur est réglée en fonction des directions du courant et du vent.

 

Aussitôt après le mouillage les pêcheurs amorcent avec la strouille prise dans les bailles posées sur les supports à hauteur du plat-bord et jetée à la main dans les remous qui se forment derrière la coque. L’amorçage se poursuit pendant toute la durée de la pêche.

 

La strouille est un mélange de farine d’arachide et de broyats de maquereaux et de chinchards dilué à l’eau de mer et ayant la consistance d’une bouillie plus ou moins liquide. Les lignes sont de deux types différents :

 

  1. la ligne simple munie d’un seul hameçon appâté d’un gueulin de maquereau ;
  2. les « plumes » consistant en plusieurs hameçons (8 à 10) garnis de plumes de couleur montés sur le même bas de ligne par de courts avançons.

 

Pour le reste vous vous rendez sur le port lorsque les petits bateaux y rentrent le ventre chargé de petits maquereaux. Tout frais, tout luisant, vous les essuyez, vous les videz vos petits maquereaux ou non (deux écoles), vous préparez votre braise de sarments et puis attention ça grille vite ces petites bêtes. Avec une bonne ratatouille ça coule tout seul.

 

Pour ce qui est du liquide

 

Bon appétit !

Ces quatre petits poissons bleus constituent de véritables aliments santé de par leurs composants nutritifs, notamment par leur richesse en protéines et en acides gras insaturés (oméga 3). Leurs composants sont très voisins, leurs vertus santé identiques. Les poissons gras sont aussi appelés poissons bleus : anchois, hareng, sardine, maquereau, saumon, thon. Ils contiennent de 5% à 12% de lipides surtout composés d'oméga 3, protecteurs du cœur et des artères. Les poissons maigres cabillaud, lieu, limande, merlan, sole n'en contiennent que 1%.

 

Nota : les poissons gras de grande taille concentrent les métaux lourds (thon surtout). C'est la raison pour laquelle il est préférable de consommer des poissons de petite taille. Attention aussi à l'origine de la zone de pêche. Certaines mers ou estuaires pollués recèlent des poissons impropres à la consommation. Lire la provenance qui doit être marquée sur l'étiquette. Préférez les poissons de pêche durable.

Craquez pour les poissons bleus : harengs, anchois, sardines, ces poissons qui voyagent en rangs serrés sauf le maquereau qu’est 1 souteneur…
Craquez pour les poissons bleus : harengs, anchois, sardines, ces poissons qui voyagent en rangs serrés sauf le maquereau qu’est 1 souteneur…
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 06:00
Mon cher Hubert je compatis à vos déboires judiciaires à votre place je quitterais les hautes sphères de l’INAO…

Mémoire à l’attention d’Hubert de Boüard de Laforest co-propriétaire d’Angelus et de plus modestes châteaux.

 

Pardonnez-moi, cher Hubert, de ne point dérouler ici toute la litanie de vos multiples présidences jointe à l’étendue de vos emplois, et, bien sûr, de passer sous silence, votre modestie naturelle en souffrirait, la palette de vos multiples talents.

 

Je comprends votre extrême affliction, cher Hubert, lorsque vous lûtes, sous la plume d’une gourgandine, qui vous roula dans la farine pour vous mettre dans un fichu pétrin, ceci proche de l’apostasie :

 

« La bénédiction des cloches d’Angélus par Mgr Ricard « devant un parterre de négociants et de journalistes forcément éblouis, dans une scénarisation tout à la fois bling-bling et grotesque, grandiose et ridicule, kitch assurément, le seigneur de Saint-Emilion a réussi son coup »

 

« Hubertus Magnus, don Hubert de Saint-Emilion, petit Machiavel du vin, un vilain petit canard, un manant qui n’a pas su rester à sa place, un parvenu, le Sarkozy des vignes… »

 

La coupe était pleine, débordait, s’épandait dans les vignes et les chais, attentait à votre belle image de marque de grand winemaker conseilleur et pourvoyeur de promotions dans le beau classement de Saint-Emilion.

 

Il vous fallait vite clouer le bec à cette insolente à qui vous aviez accordé tant de privilèges pour la séduire, la réduire au rang que vous affectionnez tant de cireur de pompes et d’épandeur d’encens (au féminin s'entend pour elle).

 

Vous sortîtes donc tout d’abord ce que vous considériez comme le meilleur artilleur du PAF, mon « vieux pote » Stéphane Fouks, qui ne bosse pas pour du beurre mais pour du blé, des tonnes, et qui, entre nous soit dit, n’a pas toujours amené ses poulains vers la victoire : Jospin, DSK et Valls.

 

Vous perdîtes à grand frais cette première bataille, votre image en bottes blanches et smoking dans votre beau chai d’Angelus fit de vous la risée du monde entier.

 

Avec ce nouveau soufflet, en dépit de votre immense indulgence chrétienne cher Hubert «Si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi la gauche» vous ne pouviez rester inerte. Il vous fallait à nouveau emplir votre valise à roulettes, monter à Paris, réduire en charpie cette chipie.

 

Comme vous aimez tant tout ce qui brille, cher Hubert, vous fîtes appel à un ténor du barreau de Paris qui, entre nous soit dit, se vautra dans une suffisance d’ignorant des subtilités de la gestion de nos appellations.

 

« À l’autre extrémité de mon appréciation l’avocat cher de ce cher Hubert a fait preuve de l’art de tirer systématiquement à côté de la plaque, questions style boomerang posées avec une forme d’ennui désabusé. Service minimum, plaidoirie poussive, conviction a minima, une arrogance masquant mal une méconnaissance des us et coutumes du petit monde du vin. Pas très convaincu, pas très convaincant, je m’attendais à mieux. »

 

À un tel tarif, croyez-moi cher Hubert, en l’entendant plaider je vous plaignais vous le plaignant « diffamé ».

 

Comme je suis charitable, séquelle d’un passé d’enfant de chœur, je vous épargne le rappel du chemin de croix que fut pour vous l’audience de la 17e Chambre.  ICI 

 

Sûr de votre bon droit, vous ne doutez de rien cher Hubert vous avez pris la poudre d’escampette, suivi de votre valise à roulettes, avant la fin de l’audience, sans doute pour répondre à l’appel pressant de votre chalandise. La Présidente, avec humour, vous avait demandé de surtout ne pas égarer votre billet d’avion, fine allusion à un pataquès à la Feydeau lors du CN de l’INAO ayant béni le classement : présent ou pas présent, parti et revenu, dans l’avion ou dans la salle… La cour s’amusait !

 

Et puis, nouvelle catta, « Le tribunal correctionnel de Paris a considéré que si les écrits ironiques et polémiques de la journaliste donnent du viticulteur « une image extrêmement péjorative », « aucun des propos retenus ne peut être considéré comme diffamatoire", dans une décision consultée par l'AFP. »

 

ICI 

 

Justice de classe, le plus stupide de vos soutiens, un certain de Rouyn s’égosillait : « Je suis effaré de voir à quel point les insinuations les plus dégoûtantes ne trouvent pas leur fin en justice. Un juge de gauche repêche une scribouilleuse de gauche. Tout est en ordre. C'est juste dégueulasse »

 

Vous ne pouviez laisser passer ce nouvel affront, le rouge vous monta au front et vous fîtes appel de cette décision félonne. Je dois avouer, cher Hubert, qu’une telle ténacité de bourrique me fit, un instant, douter de vos capacités à prodiguer de judicieux conseils pour faire les vins qu’il faut comme il faut.

 

Orgueil, sans doute, mais aussi marque de vos limites, cher Hubert, à jouer dans la cour des Grands.

 

Ce qui devait arriver arriva, mon pauvre Hubert, la Cour d’Appel de Paris ces jours-ci confirma le jugement de la 17e Chambre du 22 septembre 2017.

 

Un truc à la Sarkozy à la Primaire, le grand vide, la défaite en rase campagne et peut-être, dans un autre volet de l’affaire du classement, de bien plus grandes blessures.

 

Comme je suis un vieux plaisantin je serais vous Hubert je demanderais audience au Pape pour que soit instruit un procès en excommunication de cette hérétique qui a osé salir l’Angélus béni par le cardinal Ricard grand électeur du Pape François.

 

Plus sérieusement, cher Hubert, s’il vous reste un sou d’amour-propre, je sais que dans cette expression il y a plus de propre que d’amour, quittez le Comité National Vins&Eaux-de-Vie de l’INAO, et ce pour de multiples raisons.

 

La première, la plus emblématique, c’est que vous ne pouvez continuer de vous abaisser en fréquentant un cénacle sis dans une citadelle rouge, Montreuil, aujourd’hui tenue par un maire insoumis. Horreur, pensez-donc le Mélenchon, nouveau converti, ne veut que du bio partout.

 

La seconde, est de moindre importance, elle est votre « faute » originelle, vous êtes cher Hubert un ardent défenseur des marques, en tout premier lieu, la vôtre, Angelus, et que ce sacerdoce est incompatible avec la sainte doctrine des AOC. En prenant une image, c’est comme si une statue de la Vierge Marie trônait dans un Temple de l’église réformée.

 

La dernière, est plus personnelle, ménagez votre cœur et vos artères, cher Hubert, économisez-vous, choisissez dans vos multiples activités, laissez de côté tout ce qui est subalterne, tous ces marauds qui n’ont pas, comme vous, manié le sécateur dans leur jeunesse.

 

Pour terminer, cher Hubert, sachez que ce mémoire ne vous coûtera pas un kopek, je suis soucieux de la bonne gestion de vos finances que vous avez quelque peu dilapidées pour la plus grande satisfaction de palpeurs d’honoraires élevés.

 

Enfin, je tenais, cher Hubert, à vous remercier de votre constance et de votre confiance, en effet vous continuez de m’inviter à vos cérémonies dégustatives. Sachez que, si je ne m’y rend pas, c’est pour la bonne et simple raison que j’aurais bien du mal à voisiner, non avec vous pour qui j’ai un peu de compassion, mais avec quelques stipendiés de la pire espèce, grands spécialistes de la lèche.

 

Fait à Paris le 27 mai 2017

 

Philippe Faure-Brac, Stéphanie et Hubert de Boüard, François Berléand, Patrick Timsit et François-Xavier Demaison.

Philippe Faure-Brac, Stéphanie et Hubert de Boüard, François Berléand, Patrick Timsit et François-Xavier Demaison.

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:00
Ça lèche, ça mord, la pente fatale des intervenants dans les médias : classons-les comme pratiquant des métiers de bouche…

Où que mon regard se porte, que mes oreilles entendent, aussi bien dans le tout petit marigot du vin que dans celui de la bonne bouffe, et bien sûr dans le grand bal des faux-culs de la politique, que vois-je, qu’entends-je ?

 

Des lécheurs et des lécheuses, des cireurs et des cireuses de pompes, des louangeurs et des louangeuses, des pratiquants et des pratiquantes de l’encens, des qui sont toujours dans le sens du vent, mais aussi des qui éructent, des qui pourfendent, des qui vomissent, des qui sont toujours en colère…

 

Tout ce beau monde, logé le plus souvent à Paris, est installé dans des postures confortables, cultive avec soin soit sa belle image d’Épinal, soit sa figure de chienne de garde ou de redresseur de torts, se pose en expert en tout ou presque, positionnement médiatique destiné à faire fructifier leur fonds de commerce.

 

En effet si l’on prend la peine de gratter un peu la fine couche de vernis que nous proposent ces « haut-parleurs » omniprésents, on découvre aisément, en observant leurs pratiques quotidiennes, au jour le jour, dans la vie que l’on vit, faite de compromis, de petits copinages, de silences sur leur supposé indépendance, qu’ils pratiquent des métiers de bouche.

 

Leur échine souple ou leur colère sont leur fonds de commerce qu’ils se doivent de faire fructifier sous peine de disparaître des écrans radars des médias, de ne plus apparaître sur les plateaux, de tomber dans l’abime de l’oubli.

 

L’impératif d’audience, la tyrannie de l’instantanéité, le flux continu de l’info, des commentaires exige donc que l’on clive, que l’on privilégie la double polarité, blanc ou noir, être pour ou contre, adieu les subtilités, aucune place au doute, à la nuance. Triomphe de la forme sur le fond. Le buzz, le coup de gueule, la phrase assassine… on ne pratique plus l’escrime à fleuret moucheté mais la boxe française ou le catch. L’ange blanc contre le bourreau de Béthune.

 

Les médias classiques comme les réseaux sociaux hébergent donc les deux tendances claniques : les lécheurs, lécheuses et les éructeurs, éructrices, mais dans le temps turbulent que nous venons de connaître la plus grande pente tend à privilégier les adeptes des gueuloirs, des déversoirs, des vomissoirs…

 

La force et le poids des convictions avec eux se mesurent au niveau de la hauteur et de l’intensité des décibels et non à celui des idées.

 

La conjonction du mou des thuriféraires à géométrie variable et du faux-dur des ferrailleurs, ferrailleuses patentés n’est en soi porteur d’aucune espèce de contradictions, bien au contraire c’est, à l’image de la présence et du développement du bio dans la GD, l’extension du domaine de chalandise du grand bazar des médias.

 

Nos tribuniciens, tribuniciennes, qu’ils soient cajoleurs, cajoleuses ou fouetteurs, fouetteuses, sont ultra-majoritairement de purs produits hors-sol, vivants à Paris intra-muros, loin de ce terrain qu’ils invoquent à tout de champ, loin des gens, des gens de peu qu’on dit d’en bas. Certes, les autoproclamés défenseurs et défenseuses de la veuve et de l’orphelin, des ruraux isolés, des paysans ignorés, font de temps à autres des descentes dans la France profonde pour recharger leurs batteries mais ils rentrent vite à Paris pour ne pas trop s’éloigner des plateaux.

 

Lisez-moi bien, je ne suis en rien partisan des robinets d’eau tiède ou des porteurs d’encensoir, il faut savoir à bon escient élever la voix, tremper sa plume dans du J’accuse, affirmer sans fard que certaines situations sont intolérables, se mettre au service de causes qui semblent justes.

 

Mais pour moi il y a un GRAND MAIS, en rester au stade de la pure dénonciation, s’installer dans la posture commode de celle ou de celui qui se contente de dire, n’est pas suffisant.

 

Chez moi, dans mon patelin de Vendée, la césure se faisait entre les « disous » et les « faisous », en bon français entre ceux qui disent et ceux qui font.

 

Ce que je reproche à celles et ceux qui occupent de strictes postures tribuniciennes c’est que leurs propositions pour que ça change ont trop souvent l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette ou se cantonne dans des généralités, des lieux communs sans grande portée. Ils dénoncent le système mais ils sont encore plus que nous le système, ils s’en repaissent, ils en vivent.

 

Ma position sur notre incapacité à dépasser les incantations des hurleurs, hurleuses, ou le ronron des gentils commentateurs, commentatrices, ne date pas d’aujourd’hui.

 

Dans mon fichu rapport j’écrivais :

 

Dans notre beau pays il y a beaucoup d’architectes, de généralistes, très peu de maçons qui acceptent de se colleter aux tâches d’apparence peu gratifiantes. On ne fait pas évoluer les mentalités par décret. Si l’on souhaite que la puissance publique pèse sur les évolutions, joue un rôle de catalyseur, pas pour faire mais aider à faire, il faut avoir le courage, en période de crise, de prendre sa part de responsabilités, d’écouter, de comprendre, pour ensuite proposer, expliquer, convaincre pour enfin être en capacité de mener des politiques de moyen terme avec l’appui du plus grand nombre.

 

Si cette orientation n’est pas validée il ne faudra pas s’étonner d’en être réduit à une pratique de guichetier distributeur, de contrôleur tatillon et, lorsque le feu prend dans la maison, de pompier pas forcément doté des bons instruments pour éteindre les incendies. A situation nouvelle, nouveau métier.

 

Mon souhait de VC en roue libre c’est que l’engeance tribunicienne caquetante sache laisser la place dans les médias à ceux d’en bas qu’ils disent représenter. Je crois à l’exemplarité de l’exemple, la parole doit être rendue à celles et ceux qui font.

 

Bien avant le guignol Onfray, le 30 avril 1966, Michel Rocard affirmait qu’il fallait DÉCOLONISER LA PROVINCE :

 

« Ce texte a été présenté à la Rencontre Socialiste de Grenoble et publié sous le titre « Rapport Général proposé par le Comité d’Initiative aux délibérations des colloques sur la vie régionale en France » Ce texte a été présenté par Michel Rocard, sous le pseudonyme de Georges Servet. Une partie de ce texte a été également publiée dans le Numéro 303 de Tribune Socialiste datée du 29 Novembre 1966 et a été également prononcé au Colloque de St Brieuc en décembre 1966. »

 

Lire ICI

 

L’entre-soi des hors-sol parisiens, leur rébellion bien confortable affichée, leur petit jeu dans les médias ou sur les réseaux sociaux sous les applaudissements de leurs supporters ou les insultes de leurs adversaires est si dérisoire que j’en arrive à les plaindre tellement ils sont pitoyables.

 

Je n’aime ni l’esbroufe, ni la génuflexion, ni le bruit et la fureur permanente, je n’ai pas le peuple à la bouche en permanence, mais je sais d’où je viens, j’assume ce que j’ai fait et surtout, comme je suis sur mon dernier bout de route, j’ai décidé de me mettre en mode avion, imperméable, distant, plus jamais compatissant pour tout ce petit monde. Plus personne ne m’attend nulle part alors je profite de mes amies, mes vraies amies… Les chiens et les chiennes aboient ma caravane passe…

 

Je coupe le son, je lis, j’écris, j’écoute de la musique, j’aime…

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 06:00
La force des avant-gardes, ce noyau dur, d’acier trempé, est d’avoir raison contre tous. « Mourir, c’est toujours grave ; mais mourir pour le peuple, c’est léger comme une plume… »

Sur son blog, le belge Marcel Sel, écrivait la semaine passée :

 

« Ils vont changer le monde. Je les croise à chaque décennie, ces militants de l’un ou l’autre gauchisme radical. Mais ils n’ont rien changé du tout. Jamais.

 

C’étaient les maos, d’abord, que j’ai beaucoup fréquentés. Ils m’expliquaient que la révolution culturelle était un formidable outil d’émancipation. Je lisais les magazines venus de Chine qu’ils me donnaient. La Chine en Construction, si je me souviens bien. C’était bien écrit, en Chine, parfois remarquablement, et ça ne coûtait rien. Je n’y voyais pourtant qu’une seule opinion, trop enthousiaste pour être vraie. J’appris plus tard que ces magnifiques messages de liberté, de solidarité et de progrès cachaient une hideuse oppression, un million de morts. Tout cela accompagné d’une haine systématique des libertés à l’occidentale et surtout, toujours, toujours, toujours, de l’Amérique. »

 

Ce texte que j’avais publié dimanche dans mon petit roman a été repris par une lectrice sur sa page Face de Bouc et l’un de ses commentateurs, un suisse lui répondait :

 

« Faudra réactualiser Anna, on avait compris que dans votre jeunesse vous avez fréquenté la gauche communiste, maoïste, ou trotskiste, vous leur ressemblez, En 68 bardée de certitudes et de convictions vous parliez avec la même conviction qu'eux, le même besoin pathologique de convaincre, de faire du prosélytisme les temps ont changé, mais vous pas, comme eux, Aujourd'hui vous dites le contraire de hier, vous défendez le libéralisme et la finance avec le même aveuglement que les utopies communistes de l'époque. Mais les lois du monde qu'on est en train de foutre en l'air, ont changé… »

 

Cette relecture de l’Histoire, simplette, m’a fait toucher du doigt l’inculture de beaucoup et j’ai éprouvé le besoin de ressortir des extraits de mon petit roman du dimanche, où j’évoquais les années post-68, pour remettre les pendules à l’heure.

 

Ceux qui n’ont pas vécu l’effervescence échevelée du mois de mai 68 ne peuvent pas comprendre l’étrange état, mélange de frustration, de manque, d’envie de repasser les plats, dans lequel se sont retrouvés certains lycéens qui avaient dû se contenter, dans leur bahut de province, du rôle de spectateur de la chienlit chère au vieux général. Beaucoup d’entre eux avaient bien sûr organisé des répliques, des poussées d’acné juvénile, de la contestation contre la machine à ingurgiter, mais ce n’était que des ersatz.

 

Alors, ceux d’entre eux qui étaient monté à Paris pour entrer en Prépa, avaient élevé les évènements de mai68 au rang d’un mythe fondateur. Ils ne touchaient plus terre. Ils ne voulaient pas descendre de leur petit nuage. Ce coitus interruptus, fin prématurée de la grande fête de printemps, les plongeaient dans une forme avancée de fouteurs de merde professionnels.

 

L’ordre régnait à nouveau mais la sève vive de ces jeunes pousses, à la tête bien faite, ne demandait qu’à gicler. Et elle giclait : du règlement intérieur tatillon, avec ses contrôles, ses justifications d’absence, du cérémonial des mandarins, du folklore poussiéreux de Louis-le-Grand, ils font table rase. Le tout est possible est autoproclamé. C’est le règne du bon vouloir d’une poignée de trublions. La hiérarchie s’écrase. S’incline. Se couche. La spirale du bordel s’installait.

 

Happening permanent, où ce pauvre Lagarde, le coéquipier de Michard, connu de tous les potaches de France et de Navarre pour ses manuels de littérature, tête de turc n°1, harcelé, bousculé lors d’un concours blanc, débordé, s’écroula victime d’une crise cardiaque dans l’indifférence générale.

 

La Cause du Peuple, le grand organe révolutionnaire, osera écrire « Lagarde meurt mais ne se rend pas ; en l’occurrence l’imbécile réactionnaire pique sa crise cardiaque. Et, alors que l’administration, les réformistes et les révisos s’empressent autour de la sommité académique à terre, le camp antiautoritaire continue son action ; pourquoi s’arrêter pour une autorité académique ? Peu nous importe le sort d’un pauvre type, du moment qu’il cesse de répandre ses insanités !»

 

Ce n’était pas du karcher mais du lance-flammes. Féroces les tigres de papier, adeptes de l’eugénisme «intellectuel», ils régnaient sans partage sur « Base Grand ». Tout le monde s’écrasait, le proviseur et le censeur sont aux abonnés absents, les surgés ne voyaient et n’entendaient rien, alors les insurgés s’enhardissaient, libéraient le « jardin privé » du proviseur, le portrait du Grand Timonier ornait le monument aux morts.

 

La cellule « gépéiste » de « Base Grand se réunissait. L’ambiance était électrique car la semaine précédente, à l’issue de la projection de l’Orient rouge, opéra socialiste-réaliste à la sauce aigre-douce chinoise du Grand Timonier, où, bien sûr, les larges masses paysannes triomphaient des affreux contre-révolutionnaires, les « nouveaux enragés » s’étaient payés le luxe d’envahir la salle voisine où se tenait une réunion d’une association de parents d’élèves « réac ». Bombages des visons de ces dames, croix gammées sur les murs, horions divers et variés : pourris, bourgeois décadent, crises de nerfs, en dépit de la position minoritaire des larges masses étudiantes les mâles bourgeois décadents laissaient les gardes rouges humilier leurs dignes épouses. En dépit du caractère minable, honteux, de cette action, les « partisans » de «Base Grand» sont donnés en modèle. Portés au pinacle de la Révolution prolétarienne.

 

Les larges masses de la cellule «gépéiste» de «Base Grand», n’étaient qu’un ramassis de petits frelons : des impuissants dangereux ; les « larges masses » ne sont que des escarbilles, aussi grises que les poussières de l’atelier de soudure, qui flottent sans jamais vraiment prendre en masse.

 

Dans le hall de Louis le Grand l’un des meneurs de la GP des khâgneux, Guy Lardreau, drapé dans son long manteau de cuir noir battant les talons de ses lourdes bottes. Le louangeur de Beria, se la jouait Guépéou avec un zeste de dandysme canaille en se trimballant en permanence avec une cane gourdin : son instrument de travail pour casser du facho, tout particulièrement les fafs d’Occident.

 

Comme l’écrivait d’une main, avec gourmandise, ce vieux pédéraste de Mao, en fouinant de l’autre dans la petite culotte des petites filles en fleurs : « Feu sur le quartier général » : pào sīlìngbù zhāng.

 

Dans le nid de frelons ma tête grésillait, une envie cataclysmique de me vautrer dans le lit d’une grande bourgeoise me consumait. Feu sur le quartier général ! Il me fallait reprendre l’initiative. Sortir de la nasse. En clair, devenir un agent double. Trahir tout le monde. M’installer à mon compte. Tirer parti de la situation. Jouir sans entrave comme les murs de la Sorbonne le proclamaient.

 

Comme l’actionnaire majoritaire de ma petite entreprise était ce paranoïaque de Marcellin, j’allais le gaver de dividendes. Lui servir la soupe qu’il espérait : la main du KGB via Georges Habache et le FPLP, celle vérolée du Mossad pour les attaques de banque et, bien sûr, cerise sur le gâteau, celle tentaculaire et omniprésente de la CIA qui, pour l’attentat de la Piazza Fontana à Milan, charge l’extrême-gauche qui a le dos si large. Restait à convaincre les adorateurs des larges masses de marner pour mon compte au moindre coût. La voie s’avérait étroite.

 

Les « nouveaux barbares » étaient en retard ce qui me laissait tout le loisir de contempler quelques beaux spécimens de petits culs des beaux quartiers qui cherchaient des mains prolétariennes, rudes et calleuses, pour connaître le grand frisson que seules les « larges masses », fleurant bon la sueur et le cambouis, pouvaient leur procurer. Je ne raille pas, elles n’attendaient que ça.

 

Les têtes d’œufs de la GP, sinistres, fuyaient le sexe considéré comme la faille suprême où la pureté révolutionnaire risquait de s’engloutir, se diluer, alors ils combattaient et réprimaient les délices de la chair comme l’opium des fils de bourgeois en quête de rédemption des maîtresses de leurs pères et des amants de leurs mères.

 

Cet ascétisme ne pouvait que profiter à ceux qu’ils vénéraient : les prolos. L’érection des damnés de la terre en phares de la Révolution les plaçaient en position de se servir à volonté au grand festin du cul. Mes sources de basse-police brodaient avec délectation sur les parties de jambes en l’air entre les belles héritières et la nouvelle race des élus dans les alcôves des grands appartements du Triangle d’or. On aurait cru qu’ils tenaient la chandelle les balourds des RG.

 

Les politiques pétaient de trouille face à la Gauche Prolétarienne, ce groupuscule sans adhérents revendiqués, cultivant la Révolution en serre comme une plante en pot, étrange cercle d'initiés cooptés, forme vide où, entre la périphérie et le centre va et vient une fluence insaisissable, floue, pas de chef connu, rien d'interprétable, de la bouillie de chiots enragés.

 

À la GP tout semble provisoire, intérimaire, inorganisé au nom de la primauté des masses - des larges masses aussi maigres qu'improbables comme le vocabulaire de leurs tracts était lui aussi boursouflé que prévisible - cette volonté maladive de s'effacer, de laisser les manettes aux prolétaires lorsqu'ils prendraient les armes.

 

Pour tout le beau monde calamistré de la place Beauvau, ces hauts-fonctionnaires, ça n'avait ni queue ni tête car dans les usines les plus dures, en dehors des poches connues et circonscrites d'anarcho-syndicalistes, d'agitateurs de l'extrême-gauche non communiste, toujours les mêmes, aucun élément identifié ne permettait d'accréditer que le couvercle de la marmite allait sauter sous la pression de la base.

 

La base jardinait, picolait, forniquait sans porter grande attention à ces gamins aux mains blanches faisant le pied de grue aux grilles de l'usine pour leur fourrer des tracts baveux d'encre, illisibles et déconnectés de leur saloperie de vie. En bons flics opportunistes qu'ils étaient, les tenanciers de la Place Beauvau, face à ce nid de frelons qui bourdonnaient dans un creux de mur, calmaient les angoisses de leur Ministre et de son cabinet avec l'opération foireuse baptisée pompeusement : double chevron.

 

Comme le disait Fouché – pas Christian, mais l'autre, le vrai, l’inventeur de la police politique moderne – toute personne à un prix mais pour l’acheter, sans ruiner le Trésor Public, il suffit de la dévaluer. Les fiches sont d'excellents dépresseurs de prix et, tout pur et dur qu’il soit, le gauchiste peut aussi se trimballer des casseroles dont le bruit pourrait importuner ses camarades, surtout les grands guides toujours prompts à condamner et à jeter les déviants dans les ténèbres extérieurs. Je disposais donc d’une relation crédible, vu de l’intérieur du mouvement, qui me permettait d’aborder les chefs militaires de la GP, surtout ceux qui avaient joué un rôle éminent dans l’équipée de Flins, sans me prendre les pieds dans le tapis.

 

Entre autre connerie, il les enfilait comme les saucisses et les petites filles en fleurs, le Grand Timonier variqueux, dans son petit livre rouge, avait déclaré pour stimuler les larges masses : « Mourir, c’est toujours grave ; mais mourir pour le peuple, c’est léger comme une plume… »

 

L'état-major de la GP, au nom du son nécessaire sacrifice pour le peuple, avait besoin de martyrs et ce fut le malheureux Gilles Tautin, noyé accidentellement le 10 juin dans la Seine, alors qu’il tentait d’échapper aux gendarmes mobiles, qui avait eu l'insigne honneur de voir son nom gravé dans le marbre du mausolée de la Révolution prolétarienne, nouveau Panthéon des sacrifiés de la longue marche des partisans de la prise du pouvoir par les damnés de la terre. Vous apprécierez, je l'espère, le poids de ma phrase, lourde, ancrée dans le plomb, parfaite image de la littérature ordinaire des fêlés que je devais infiltrer.

 

Même si la soldatesque de Marcellin, avec son nouvel équipement : visières anti gaz, bouclier en plastique, plus mobile, mieux aguerrie à la guérilla, n’avait pas à proprement parlé poussée Tautin à la baille, on l’accusait de l’avoir sciemment laissé mourir en ne lui portant pas assistance. Ce qui était faux puisque d’autres baigneurs involontaires avaient été tirés de l’eau par les gendarmes. Le cadavre embaumé de Tautin, modeste tireur de portraits pour La Cause du Peuple couvrant la bataille de Flins, va être instrumentalisé par les « maos » dans un exercice dont les français raffolent : la commémoration de la date anniversaire de son "assassinat". Un an après, commémorer « l’assassinat » du martyr permettrait, selon l'état-major de la GP, de raviver la violence insurrectionnelle pour qu’elle explosât à la gueule des chiens de garde du capitalisme.

 

Pour Pierre Victor, le Raïs de la GP, le faux clandestin reclus au fond de Normale Sup, petit brun affublé grosses lunettes d’intello qui donnaient, à son regard « gris et froid comme celui d’un héros de James Hadley Chase » (1), la dureté consubstantielle à sa position de chef suprême, la «guerre civile» ne pourra être menée par la classe ouvrière sans que des flots de sang soient versés.

 

Le gourou fascine son entourage, sa douzaine de zélotes, par son verbe brillant, son goût de la synthèse et l’art qu’il a de déceler chez ses interlocuteurs la faille dans laquelle il s’engouffre sans pitié - l'autocritique étant à la GP la seule thérapie autorisée. Tout passait par lui, il auditionnait ses lieutenants et parfois même de simples hommes de troupes, dépiautait leurs dires, tranchait, approuvait ou désapprouvait, sans appel possible, lançait des ordres du jour délirants.

 

Ses batailles de référence, Flins et Sochaux, ses Austerlitz à lui, loin des bastions tenus par ceux qu’il nomme avec mépris les chiens de garde du PCGT, dans le terreau vierge des prolétaires, fondait sa stratégie militaire. Ceux qui n’ont pas connu cette période de diarrhée verbale putride et délirante ne peuvent comprendre l’ambiance qui régnait dans les hautes sphères de la GP. Pour convaincre les sceptiques je leur propose ce que Benny Levy, alias Pierre Victor, confiait à Michel Foucault en 1972.

 

« Soit le patron d’une boîte moyenne, on peut établir la vérité des faits, à savoir qu’il a exploité les ouvriers abominablement, qu’il est responsable de pas mal d’accidents du travail, va-t-on l’exécuter ?

 

Supposons qu’on veuille rallier pour les besoins de la révolution cette bourgeoisie moyenne, qu’on dise qu’il ne faut exécuter que la toute petite poignée d’archi-criminels, en établissant pour cela des critères objectifs.

 

Cela peut constituer une politique tout à fait juste, comme par exemple pendant la révolution chinoise…

 

Je ne sais pas si cela se passera comme cela ici, je vais te donner un exemple fictif : il est vraisemblable qu’on ne liquidera pas tous les patrons, surtout dans un pays comme la France où il y’a beaucoup de petites et moyennes entreprises, cela fait trop de monde. »

 

Sympa le petit juif pro-palestinien, enfin un politique qui se préoccupait du sort des PME, qui dans les années 80 jettera sa défroque marxiste par-dessus bord pour renouer avec le judaïsme de son enfance, un judaïsme ultra-orthodoxe, deviendra rabbin et affirmera toujours aussi implacable « Le peuple palestinien n’existe pas. Il n’a pas le droit d’exister…»

 

« Soyez sans inquiétude, messieurs je vais dépiauter le moineau... ». Leur haut le corps imperceptible me confortait dans ma supériorité : à Beauvau on ignorait tout du langage imagé du Président Mao.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 06:00
H comme Hulot, H comme Hugo, H comme Horiot… j’explore les Contrées des Riceys !

Rappelez-vous la pipe de Monsieur Hulot censurée par la RATP !

 

ICI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chez-moi Hugo c’est Valentine folle amoureuse de son gardian.

 

Valentine Hugo, 1887-1968. Epouse de Jean Hugo, arrière-petit-fils de Victor. Artiste ayant vécu près des « grands " du XXe siècle à Paris, de Picasso à André Breton, morte dans la misère. Il n'existe pas de telle notice sur Valentine Hugo. Elle est le plus souvent absente des dictionnaires d'art, mais on sait que Jean Cocteau l'appelait « mon beau cygne », le compositeur Erik Satie la nommait « ma chère grande fille », et le poète Paul Eluard aimait à rappeler qu'il s'agissait de son « amie fidèle, celle avec qui [il a] passé des jours innombrables, délicieux ou pathétiques ».

 

En savoir plus sur ICI 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’en arrive aux Horiot, patronyme certes moins connu que celui des précédents cités, c’est Marie et Olivier des Riceys :

 

Rappelez-vous, c’était en juin 2015, sous le quinquennat de notre roi déchu :

 

Alors, lorsque mon amie Magalie, l’exilée de Barcelone, m’a écrit « pour mon anniversaire je veux retourner en Champagne » mon choix fut vite fait : cap sur les Riceys !

 

Elle en fut fort étonnée : « C’est où les Riceys ? »

 

Aux confins de la Champagne et de la Basse-Bourgogne lui répondis-je en lui précisant, rappelle-toi notre déjeuner chez Alice et Olivier de Moor à Courgis dans la mer de vignes de Chablis.

Oui, bien sûr que je m’en souviens, même qu’en quittant Courgis nous nous étions goinfrés de cerises dans la cerisaie de la vallée de l'Yonne mais tu nous amènes chez qui ?

Chez Olivier Horiot !

Qui c’est ?

Demande à Claire elle est fan !

Le sésame de Claire suffisait à Magalie et c’est ainsi que nous sommes partis, un beau jeudi, dans une auto rouge cerise, en direction des Riceys.

 

Lire la suite ICI 

 

Y’a de la matière et de belles photos.

 

Déjà le 27 avril 2014, je me pâmais :

 

J’ai envie de radis d’Ouzbékistan avec un rosé des Riceys d’Olivier Horiot

 

ICI 

 

Le 6 novembre 2015, chez Saturne je mariais les mets de Sven Chartier avec les plus beaux flacons d’Olivier ICI 

 

Donc, lorsque le diligent agent des Horiot Philippe Sergent me hélait, j’acquiesçais.

 

Bonjour à tous,

Je me fais le porte-parole d’Elise Dechannes, d’Arnaud Lamoureux et d’Olivier Horiot pour vous inviter au lancement officiel de leur projet Contrées (*)

 

Il aura lieu à Paris le jeudi 18 mai à 19 heures au Bar à Vins "O Château" en présence de l’artiste Claire Combelles qui a réalisé la lithographie qui illustre le coffret et les étiquettes.

 

Nous réservons cet évènement à quelques amis, journalistes et cavistes. C’est pourquoi nous aurons le plaisir de vous recevoir pour cette dégustation exceptionnelle des 4 champagnes, accompagnée de quelques mises en bouche.

 

En même temps, direct live, 3 amis importateurs, cavistes et particuliers vont faire cette dégustation comparative, à l'étranger, et nous pourrons interagir sur les réseaux sociaux ce soir-là, entre Paris, Londres, Milan et Hong Kong !

 

Pour la bonne organisation de la soirée, j’ai besoin de votre réponse par retour de mail.

 

Merci d’avance

 

Donc jeudi, en fin de journée, sous un ciel bubonique, j’enfourchais mon fidèle destrier pour filer tout près de l’ancienne Bourse de commerce. J’appuyais fort sur les pédales car au-dessus de ma tête les lourds nuages se préparaient à craquer. Je passais au travers des premières gouttes avant d’attacher ma bête face au bar.

 

Bises à Olivier et Marie, au dehors le ciel balance des seaux.

 

En attendant que tous les invités arrivent nous lichions un beau blanc puis Métisse.

 

Je m’inquiètais d’Emilie qui doit nous rejoindre en affrontant un véritable déluge. Vaillante et déterminée elle nous arriva trempée de la tête au pied.

 

La fête pouvait commencer :

 

(*) L’idée de Contrées est née l’association de 3 amis ricetons, Elise Dechannes, Olivier Horiot et Arnaud Lamoureux, qui depuis 2008, cherchent à faire découvrir et partager la complexité des terroirs des Riceys.

 

Contrées en riceton signifie lieu-dit, comme on dit climat dans la Bourgogne toute proche. Pour info, il en existe 353 !

 

L’objectif de ce coffret est de permettre une dégustation horizontale simultanée de 4 Champagnes de 4 Contrées différentes et du même millésime

.

Les vins sont tous issus de Pinot Noir, vendangés à la même maturité, vinifiés de manière identique, sans collage ni filtration, élevés pendant un an en fût, dégorgés en même temps, non dosés (bruts nature) afin de ne pas masquer les différences dues à leurs origines différentes.

 

Les coffrets actuellement en vente sont des millésimes 2008 et 2009.

 

Ils sont composés des vins d’Olivier et d’Arnaud (Elise arrive à partir de 2012) : Val Bazot et Val du Clos sur argiles, Escharère et Fragnoy sur marnes.

 

Ils sont en bois.

 

Claire Combelles, une amie artiste plasticienne, a posé son regard sur les vallons et a signé une aquarelle que l’on découvre à l’ouverture du coffret.

 

Et sous l’aquarelle, on retrouve les quatre bouteilles, dont chaque étiquette reprend une partie de cette aquarelle. Le nom des Contrées est identifiable sur les plaques et sur les contre-étiquettes (faites comme des fiches techniques).

 

125 caisses ont été produites en 2008, et 250 caisses en 2009.

 

L’ambiance est simple et chaleureuse, nous papotons, nous dégustons les 4 champagnes, nous mangeons de belles planches de charcuterie et de fromages.

 

Federico Pasetto @fedpase

@olivierhoriot commentaires sur Escharrere puissance, tabac, bois, amandes noisettes muscles paille final moussant #contrees #OlivierHoriot

 

Emilie et moi, nous n’avons pas la même richesse de vocabulaire mais nous avons beaucoup aimé Escharère.

 

Au dehors la saucée battait toujours la chaussée. L’ambiance était chaleureuse, nous décidions de nous offrir une belle bouteille de rosé des Riceys 2011 d’Olivier.

 

Un vrai bijou de fraîcheur, d’une belle couleur vermeil, vineux, structuré qui fila aussi vite dans nos gosiers que cette belle soirée que je vous retrace en quelques clichés.

 

Merci à Marie et Olivier Horiot, à Elise Dechannes, à Arnaud Lamoureux et bien sûr à Philippe Sergent l’orchestrateur de cette belle soirée.

H comme Hulot, H comme Hugo, H comme Horiot… j’explore les Contrées des Riceys !
H comme Hulot, H comme Hugo, H comme Horiot… j’explore les Contrées des Riceys !
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 06:00
Hello Alessandra Pierini : dis-moi ce fortanina que l’on boit sur les rives du Pô du côté de Parme c’est quoi ?

J’ai toujours lu des polars, à l’époque surtout étasunien avec aussi dans mes années SNCF un focus des premiers San Antonio de Frédéric Dard.

 

Le genre longtemps jugé mineur par l’intelligentsia germanopratine, est maintenant reconnu par les hautes instances cultureuses de notre vieux pays : même France Culture a encensé la Daronne.

 

Notre nouveau Premier Ministre en a écrit 2 : « L’Heure de vérité » (2007) et « Dans l’ombre » (2011)

 

En savoir plus ICI

 

Après une période islandaise avec un auteur au nom imprononçable : Arnaldur Indriðason qui mangeait de la tête de mouton à la petite cuillère, puis une addiction française à Olivier Norek, je suis entré dans une séquence italienne avec Mimmo Gangemi, Antonio Marzini et aujourd’hui Valerio Varesi.

 

Le premier situant ses enquêtes dans le Sud profond pouilleux, les deux derniers dans le Nord industrieux.

 

Leurs livres valent bien plus que des enquêtes de sociologues, dit sérieux, on y plonge dans la vraie vie de la mosaïque italienne. Nul n’y est ménagé, le héros en premier incarné par des commissaires ou « préfets » désabusés, vieillissant, sans illusions, mais œuvrant pour la beauté du geste avec un certain panache.

 

Ils sont juste ce qu’il faut machos à l’italienne mais pas trop et leurs compagnes leur en font voir de toutes les couleurs, et ils aiment ça.

 

Mais ce qui me plaît aussi c’est que dans ces polars, la table occupe une place de choix : nos amis italiens aiment se restaurer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Fleuve des Brumes de Valerio Varesi

 

Il est né à Turin le 8 août 1959 de parents parmesans. Diplômé en philosophie de l'Université de Bologne, il est aujourd'hui journaliste et auteur de onze romans au héros récurrent. Le Fleuve des Brumes a été nominé au prestigieux Gold Dagger Award.

 

Le thème du roman : le Pô

 

La crue menace dans la campagne parmesane. La pluie tombe sans relâche, nuit et jour, le Pô est à saturation et l'eau commence à dangereusement flirter avec les rives. Une péniche, comme un bateau ivre, passe sous le nez des hommes chargés de surveiller le fleuve, elle n'a aucune attache, dérive sans moteur dans le courant, mais parvient tout de même à éviter les arches difficiles du pont.

 

Aperçue échouée au petit jour, son pilote est introuvable, il est pourtant hautement improbable qu'elle ait réussi à ne pas se briser sur les piles du pont sans être guidée. Le batelier, un solitaire qui gagnait sa vie de quelques transports, avait un frère. Celui-ci est découvert quelques heures plus tard défenestré. Assassinat ou suicide ?

 

Ces deux hommes avaient très activement participé aux méfaits des milices fascistes à la prise du pouvoir par Mussolini, cinquante ans plus tôt. Les anciens de la région, tous communistes ou ex partisans, s'en souviennent. Le commissaire Soneri, au fur et à mesure de l'avancée de son enquête pense que ce lourd passé est directement lié à cette mort et cette disparition.

 

Les années passent, les rancœurs restent.

 

« L'écriture est belle comme les volutes de brume sur l'eau aux aurores. Elle accompagne la promenade têtue du commissaire, le courant du fleuve charriant des vérités qu'il faut savoir scruter et découvrir lentement. C'est la mémoire des anciens qui recèlent les alluvions du passé, c'est là que ce sont déposées les vérités, il faut le talent de Varesi pour les en extraire sans artifices. »

 

Un beau et sombre polar, une atmosphère magnifique, sobre, puissante comme le flot du fleuve qui modifie les terres et fait vivre les hommes.

 

Notes de lecture :

 

Le lieu : l’auberge du Sordo

 

Soneri le commissaire

 

« Il promena son regard dans la pièce et il vit les murs recouverts de photographies de grands interprètes d’opéra. Rien que des personnages de Verdi. Il fixa ses yeux sur un Rigoletto tandis que, en guise de fond sonore, s’élevaient les notes d’une romance.

 

« Aureliano Pertile », se pressa de dire Ghezzi*.

 

Le Sourd souhaitait rester silencieux, mais à ses clients il offrait de la musique. Il réapparut avec cinq bols en faïence remplis de vin mousseux et une bouteille en verre épais. Soneri reconnut le fortanina, un vin peu alcoolisé et riche en tanin, aussi pétillant qu’une limonade.

 

« Je croyais qu’il avait disparu de la circulation, dit-il.

 

  • Il est interdit par la loi parce qu’il ne contient pas beaucoup d’alcool, mais le Sourd le prépare dans sa cave l’informa Vernizzi *. Vous n’avez pas l’intention de nous dénoncer ?

 

  • Non, si vous m’apportez un peu de jambon blanc, répondit le commissaire. Je m’occupe d’un autre genre de délits.

 

[…]

 

Soneri, respectant les pauses, souleva le bol en faïence et but une longue gorgée de fortanina. Il s’apparente au vin nouveau, quelque chose à mi-chemin entre moût fraîchement pressé et le lambrusco noir des terres du Pô. »

 

[…]

 

« Personne ne fit de commentaires avant que n’arrive le Sourd et que les notes lentes de la Messa da Requiem submergent l’auberge, en provenance de cavités mystérieuses. Ils levèrent alors les verres de fortanina mousseux en mimant un toast muet. La tension atteignit un degré insupportable après la première gorgée, dans le plaisir sourd du vin… »

 

[…]

 

« Le fortanina est la meilleure chose de la basse plaine du Pô après Verdi et le cochon, déclara Torelli. *

 

  • Et celui du Sourd est incomparable », ajouta Vernizzi.*

 

[…]

 

* des hommes du fleuve communistes

 

« Lorsqu’il sortit, le fortanina pétillait encore dans son estomac. »

 

Question à Alessandra Pierini : est-il possible de déguster chez toi du fortanina interdit ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis chère Alessandra du côté des plats consommés par le commissaire Soneri il en est un qui va faire se dresser les cheveux des défenseurs des animaux.

 

  • Anolini au bouillon et au sanglier accompagné de polenta. Le gutturnio était de règle.

 

  • Tortelli aux herbes et à la ricotta

 

« C’est ce qui je dis toujours : la sonnerie de ces portables fait tourner la ricotta »

Alceste de la trattoria Le Milord

 

  • Les pâtes “mal coupées” aux haricots chez le Sordo

 

Barigazzi *

 

« Vous avez bien choisi, le félicita-t-il en indiquant les pâtes aux haricots. »

 

  • « Il s’assit à la table d’un restaurant sans prétention, qui promettait de l’âne en daube s’annonçant tout à fait alléchant. »
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