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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 00:09

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« Empêtrés dans leur dignité, nombre de ces familles* n’ont pas su prévoir les évolutions et les changements. Un modeste fils d’émigré va bâtir un empire à leur porte et à leur barbe : Pierre Castel. » Gabriel Milési  commence ainsi dans son chapitre sur le Pouvoir Vert la saga de Pierre Castel. Les éditeurs sont des gens sympathiques mais ils ont un art du recyclage qui est parfois un peu limite. En effet, je possédais dans ma bibliothèque un bouquin du dit Milési titré « Les nouvelles 200 familles » les dynasties de l’argent, du pouvoir financier et économique chef Belfond 1990 140F acheté 5€ chez un bouquiniste. Intéressant, alors lorsque les éditions Michel de Maule ont publié en 2011 « Les dynasties du pouvoir de l’argent » L’État c’est nous 24€ du même Milési je me suis dit le gars en a rajouté une louche dix ans après. Un peu déçu, ce n’est qu’un peu de cosmétique qui n’apporte pas grand-chose. Mais revenons à Pierre Castel.


« En 1914, son père quitte l’Espagne sans le sou. Embauché d’abord comme ouvrier agricole en Gironde, il ouvre quelques années après un petit commerce de vin au détail à Bordeaux. En 1946, leur sixième enfant, Pierre, par pour le Cameroun avec 600 fûts et 25000 dames-jeannes que lui confient des viticulteurs. Il a vingt-ans. Quelques semaines plus tard, tout est vendu. En 1949, Pierre créé sa propre société de négoce, Castel frères. Son cheval de bataille, une bibine ! »


1ière étape : « Dans les années 60, grâce aux vins d’Algérie bon marché et des frais généraux écrasés, il s’impose face à ses concurrents les plus faibles. La chute progressive de la consommation du gros rouge met à genoux les plus importants négociants de la place. Castel rachète tout ce qui est à vendre. Radar lui cède Damoy et Cora la Générale des vins du Midi. Il réduit les effectifs, nettoie les bilans et grâce auxquels il fait tourner ses centres d’embouteillage. »


Note du Taulier : en 1986 lorsque j’officiais à Gennevilliers pour le compte de la SVF, celle-ci était la première société de négoce de France avec un portefeuille beaucoup plus diversifié de marques Vieux Papes, La Villageoise, Carré de Vigne, la société Cruse à Bordeaux donc un accès aux allocations de GCC, Bedhet-Vallette dans le CHR, des équipes de vente performantes. Ce n’était un secret pour personne Castelvin tirait la langue et si l’actionnaire quasi-majoritaire, Pernod-Ricard, l’avait voulu l’affaire aurait été vite pliée. L’Histoire s’écrira différemment et lorsque je quittai la SVF pour rejoindre à nouveau le cabinet du Ministre de l’Agriculture sous le gouvernement Rocard, en 1988, je pris le pari avec Thierry Jacquillat, le DG du groupe à l’époque, que la stratégie choisie par Axel Rückert, le DG de la SVF de l’époque, menait à une impasse et que la vente de la SVF à Castelvin était inéluctable. Ma proposition de passer une alliance stratégique avec le Val d’Orbieu d’Yves Barsalou se heurtait aux ego et je crois que l’absence de création de valeur dans les vins d’entrée de gamme ne pouvait qu’impliquer le retrait de Pernod-Ricard du secteur en France. Et ce sera l’Australie, Orlando Wyndham link , Jacob Creeks...


Thierry Jacquillat, dans son style lapidaire, expliquera dans son livre « Fais vite, ne traîne pas en route » la vente de la SVF ICI chronique du 30/09/2005 link . C’est très court et très édifiant. Ce livre Thierry Jacquillat me le fera parvenir avec une dédicace qui élégamment soulignait ma perspicacité.


2ième étape : « En 1967, le président Bongo, du Gabon, persuade la France de financer la construction de la première brasserie du pays. Paris donne son accord mais exige un industriel français. Bongo propose Castel. Ce dernier hésite. Il ne connaît rien à la bière. Il finit par accepter. « Cet épisode inaugure une longue et discrète coopération entre le gouvernement français, le président Bongo et Castel. Paris a trouvé un voyageur de commerce hors pair qui défend ses intérêts économiques et politiques en Afrique, le Président Bongo un industriel qui construit des brasseries mais aussi des routes et des stations d’épuration. Quant à Pierre Castel, le voici enfin reconnu. Quai des Chartrons, il n’est toujours qu’un intrus qui orne ses bureaux de tableaux  représentant ses châteaux médocains, mais à Libreville on salue « le président Castel ». Et pendant des années, les juteux bénéfices de la bière vont discrètement fiancer la guerre du vin. » L’Expansion 5 avril 1990.


Les étapes suivantes :


-        1988 : Il rachète la plus grande chaîne de cavistes spécialisée dans le vin : Nicolas au groupe Rémy-Cointreau


-        1990 : Il rachète les Brasseries et Glacières Internationales (BGI)


-        1992 : Il rachète au groupe Pernod Ricard la Société des Vins de France (SVF), principal concurrent du groupe Castel sur le marché du vin.


-        1995 : Il lance sa propre marque de bordeaux, baptisée Baron de Lestac, devenue premier bordeaux de France.


-        1999 : Il rachète les Domaines Virginie, en languedoc spécialistes des vins hauts de gamme destinés à l'international.


-        2003 : Il rachète la société Malesan à Bernard Magrez.


-        2007 : Il rachète les sociétés Friedrich, leader du Bag in Box français, et Sautejeau-Beauquin, numéro 1 du Muscadet.


-        2008 : Il rachète Œnoalliance, société de négoce bordelaise.


-        2010 : Il rachète Barton & Guestier, une maison de négoce dont les vins sont vendus dans plus de 130 pays.


-        2011 Achat du Château Beychevelle détenu à parts égales par Castel et le groupe japonais Suntory au sein de la société Grands Millésimes de France. En 2011 toujours, Castel s'installe en Bourgogne et se lance sur le marché du vin effervescent avec l'acquisition du groupe Patriarche propriétaire de Kriter.


Pierre Castel fut aussi présent dans les eaux minérales troisième groupe français en France (Cristaline, Vichy Célestins, Courmayeur, Saint-Yorre, Chateldon). J’ai traité cette affaire avec Pierre Castel et Antoine Riboud lorsque j’étais directeur de cabinet : la marque Volvic tombant dans l’escarcelle d’Antoine Riboud, Perrier dans celle de Nestlé et Pierre Castel récupérant les autres marques car ce qui était alors BSN-Gervais-Danone se trouvait en position dominante. Il a cédé sa participation de 60% dans le holding Alma, qui chapeaute, d'une part, la société Neptune et d'autre part, la société CGES, propriétaire de l'eau Cristaline et des différentes sources régionales qui fournissent cette marque.


Pierre Papillaud, associé historique de Castel, augmente sa participation de 40% à 51% dans Alma, alors que le groupe japonais Otsuka Beverage Co., qui commercialise les marques de Neptune au Japon, récupère 49% d'Alma, selon le magazine Challenges. Pierre Castel faisait savoir, qu'il ne prévoyait pas de prendre sa retraite, mais qu'il s'agissait d'un recentrage de son groupe sur ses trois activités historiques : le vin (Malesan, Baron de Lestac…), la bière en Afrique et les boissons gazeuses.


En 2010 il est classé 13ième dans le classement des 15 plus grandes fortunes professionnelles de France link 


En 2012 il est classé 7ième dans le top 20 des plus grosses fortunes de France link


Reste à écrire une vraie biographie de Pierre Castel, qui s’y colle dans la palette de nos brillants journalistes du vin ?

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 00:09

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C’était plus que prévisible, c’était gravé dans la conception même de la procédure adoptée des propriétaires château Croque-Michotte, château La Tour du Pin Figeac, château Corbin-Michotte, ont ou vont déposer un "recours en annulation de l'arrêté interministériel du 29 octobre 2012 portant homologation du classement des crus de l'appellation d'origine contrôlée Saint-Emilion grand cru" devant le tribunal administratif.


Le tout nouveau, et très prudent, Directeur de l’INAO, Jean-Luc Dairien « Mais nous sommes dans un Etat de droit et toute procédure peut être contestée » en ajoutant qu’il craignait qu'une procédure qui s'éterniserait trop ne « nuise à l'image » des vins de Saint-Emilion. Le mot est lâché : procédure ! Nous sommes dans le champ du Droit Public et donc exposé, ce qui bien sûr normal, à des recours devant la justice administrative.


Sans rouler des mécaniques, je vous propose de relire la chronique que j’avais pondue lors de l’annulation de 2006. Je me prononçais pour la privatisation du classement. Cette manière de procéder n’éviterait pas forcément les contestations mais permettrait leur règlement devant les juridictions civiles entre les deux parties. Exit l’INAO, qui dès le départ, sur les 96 candidats qui avaient déposé des dossiers pour figurer dans la liste des « grands crus classés » et « premiers grands crus classés » de Saint-Émilion, n’en avait retenu que 82. Et pourquoi diable, lorsque les carottes sont cuites, le Comité National de l’INAO vient-il approuver une procédure ? Tout ça tient de la confusion des genres,  ça a un petit parfum de mi-chèvre, mi-chou, une pincée de privé « avec les deux organismes de contrôle tiers et indépendants » soi-disant pour éviter toute contestation du nouveau classement publié en septembre 2012 et une pincée de public avec le bras tutélaire de l’INAO.


Voici donc ma chronique du 4/09/2008 Une histoire française : le classement des crus de Saint-Emilion telle quelle ICI : link


Je vous en livre la conclusion : « L’INAO n’a rien à faire dans cette galère. L’Institut doit être le garant des règles fondamentales de nos appellations non la caution d’une compétition dont le résultat pèse sur la valeur du vin. C’est donc au Conseil des Vins de Saint-Emilion de remettre l’ouvrage sur le métier, de proposer une nouvelle procédure se fondant sur un contrat privé auxquels les compétiteurs souscriront s’ils souhaitent participer à la compétition et surtout de prévoir en cas de conflits ou de contestations une procédure d’arbitrage, plus réactive et plus rapide, dont les décisions ne seront pas susceptibles de recours au contentieux. La puissance publique n’a pas à s’impliquer dans des procédures qui ont pour résultat d’influer sur le cours économique des choses. Sans doute va-t-on m’accuser d’être totalement iconoclaste et de m’occuper de ce qui ne me regarde pas mais ce n’est que mon point de vue, il n’engage que moi mais une véritable rénovation juridique de ce type de procédure s’impose. Nous qui donnons des leçons à la terre entière, avec un soupçon d’humilité et de pragmatisme, en nous engageant sur cette voie, nous nous épargnerions de nous faire taxer d’inventer des usines à gaz qui accouchent de situations aussi incompréhensibles qu’inextricables et de pénaliser les entreprises qui se retroussent les manches pour porter plus haut leur vin et ainsi l’appellation toute entière. »

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 00:09

  La seconde branche de ma question à rallonge provient d’une « question un peu bébête », c’est lui-même qui la qualifie ainsi, du critique François Simon. N’ayant aucune expérience du rôle d’un chef dans sa cuisine j’ai donc mis en avant l’autre branche : celle du chef d’orchestre que j’ai toujours vu officier lorsque je me suis rendu à un concert. Alors à la question « Un chef d'orchestre sert-il à quelque chose? » le bon sens populaire répond : oui sinon il ne serait pas là. Mais les sceptiques vont rétorquer que rien ne le prouve, sauf maintenant la science répond ICI link 


 Alessandro D'Ausilio, de l'Institut de Technologie italien, à Gênes s’est posé cette question et a mis en œuvre une étude dont le résultat est publié dans Public Library of Science, et repris par The Economist daté du 8 septembre 2012.


« D'Ausilio a observé deux chefs d'orchestre (anonymes) dirigeant cinq passages de la 40e symphonie de Mozart interprétés par des violonistes de l'orchestre de la ville de Ferrara.


Un réflecteur infra-rouge était fixé à la pointe des archets des violonistes et aux baguettes des chefs d'orchestre. Les chercheurs pouvaient ainsi observer les mouvements des archets et des baguettes et donc les interactions entre musiciens et chefs d'orchestre. Ils ont ensuite fait écouter les interprétations à des musiciens professionnels. Ils ont jugé que les passages «dirigés» étaient de meilleure qualité que les autres.


D'Ausilio explique: «Nous montrons que l'augmentation de l'influence du chef d'orchestre sur les musiciens, ainsi que la réduction des relations musicien-musicien (ce qui est un indice de leadership efficace) va de pair avec la qualité de l'exécution, telle que jugée par des experts.»

Un chef doit connaître les instruments, l’harmonie, savoir comment la musique a été composée... En théorie, il y a une répartition des gestes entre les mains, l’objectif d’un côté, le subjectif de l’autre.


Avec la main droite, le chef donne le tempo, la mesure, les dynamiques. Avec la gauche, il transmet l’émotion, les couleurs. Mais, en pratique, tout se mélange.

   

«Il n’y a pas que les mains: je dirige aussi avec le regard, le visage, tout mon corps... Et ce n’est pas seulement de la technique. Il faut avoir la capacité à faire passer ses idées. Un chef doit imprimer sa propre interprétation à une oeuvre. On est juste le médium entre le compositeur et le public. L’interprétation est toujours subjective.»


Pour David Stern, directeur de l’opéra de Tel Aviv, «diriger, c’est sculpter la musique». Un chef a en face de lui des musiciens qui ont tous une idée de la musique qu’ils vont jouer.


«Pour galvaniser leur énergie, je dois leur raconter une histoire. Si un chef n’est pas un conteur, il devient un simple agent de circulation.»


Diriger et... réagir


Diriger est un travail d’action et réaction. Le chef envoie des signaux aux musiciens et ils y répondent. Plus ou moins bien. D’où l’importance des répétitions, qui permettent de réagir: en fonction de ce qu’il entend, le chef peut être amené à modifier les signaux –en concert aussi, cela arrive. »


Et là nous revenons au propos de François Simon sur le chef de cuisine : « S’ils sont sincères, les chefs pourtant conviennent que leur présence change tout. Ils apportent cette fameuse pression qui un jour apporta les récompenses et les louanges. Lorsqu’ils sont là, leur passion, leur doigté, leur savoir-faire font passer un plat au niveau supérieur »


Lorsque sur l’affiche d’un concert il est mentionné que l’orchestre sera dirigé par Chung, Myung‑whun, Lorin Maazel, Daniel Barenboïm ou Ricardo Muti, c’est bien lui qui est à la baguette et beaucoup d’amateurs viennent d’abord pour lui. Certes les concerts sont des évènements passagers alors qu’un restaurant étoilé est ouvert midi et soir en général au moins 5 jours par semaine. Mais comme le souligne justement François Simon : « la clientèle, elle apprécie de savoir qu’il y a le capitaine dans le bateau. Même si les seconds sont souvent d’excellents professionnels, rien ne vaut la présence de ces personnes pour lesquelles nous nous sommes déplacés. La qualité d’une salle (comme celle d’une pièce de théâtre, de concert) se joue à deux : les professionnels et le public. »


À force de déserter ses fourneaux « pendant que la clientèle paie les plats le prix fort, le chef se promène dans les duty-free shops » et le résultat c'est que l’on assiste à une forme de « franchise de luxe » où le chef appose son nom, sa notoriété comme sur un plat surgelé vendu en GD. Le même phénomène guette les vinificateurs-consultants : qui trop embrasse mal étreint et le cochon de payant, même s’il est pris pour un con, au prix qu’est le beurre, a de fortes chances d’aller voir ailleurs là où l’authenticité n’est pas qu’affichée mais bien dans les assiettes, dans la bouteille.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 00:09

Dès que je mis les pieds à l’Office des Vins de Table, en 1978, le département de l’Hérault devint pour moi synonyme d’hecto avec 3 chiffres avec en sus la fine fleur des dirigeants professionnels : Marcellin Courret, le président, Georges Hérail, Jean-Baptiste Benet, Emmanuel Maffre-Beaugé et l’unique, l’irremplaçable Jean Huillet pour les producteurs et Ulysse Vergnes pour le négoce-expéditeur. Sur la photo le bougon des cépages est de dos et son abondante chevelure contraste avec la calvitie de Marcellin Courret ; à noter aussi sur cette photo non cités le jeune et fringant Denis Verdier le gardois et Jean-René Camo l'homme des PO. Le seul audois Antoine Verdale, patron de la CNCV, est à la manoeuvre chez Tonton.


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Bref, lorsque je fis faire à Michel Rocard son premier déplacement dans le Midi et que nous atterrîmes à Béziers il fut stupéfié par cet océan de vignes. Ensuite, pour bien l’imprégner de la question viticole languedocienne nous fîmes une reconnaissance en hélicoptère jusqu’à l’Aude. Bref, même si certains ont la mémoire courte : l’Hérault savait faire pisser la vigne et, un grand Président, affublé du même beau prénom que Jacques Dupont qui avait jeté son dévolu sur un grand et beau mas à Lattes, me déclara que cette commune recélait les plus grands domaines et les plus beaux rendements de l’Hérault. Aujourd’hui, des vignes là-bas il n’en reste plus beaucoup. L’ami Clavel va nous éclairer sur tout ça.


Tout ça est enfoui dans le passé, « les riches heures » des CAV sont tombées aux oubliettes. Alors parlons du présent. Après un dimanche où des endimanchés des beaux quartiers m’ont abreuvé de leurs slogans sur le mariage indissoluble moi je croise de plus en plus d’ex. Qu’est-ce-à dire ? Tout bêtement des anciens époux. Le divorce à la cote et le mariage me semble plus une valeur sûre. Ce petit détour linguistique effectué, afin de plaire au Dr Charlier, revenons à notre propos initial : le Languedoc du vin aime les ANCIENNES, surtout dans l’Hérault…

 

Pour vous le prouver 2 exemples :


-        L’Ancienne Mercerie

-        L’Ancienne Cordonnerie


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Deux domaines :


Le premier c’est Nathalie et François CAUMETTE à Autignac 34480 www.anciennemercerie.fr/


Le second c’est Yann Le BOULER Boujan-sur-Libron 34 760


Pour le premier « Tout commence par…


Une histoire à la fois familiale et régionale avec les grands-pères et la grand-mère.

Le grand-père paternel exploite 13 ha d’Aramon, Cinsault, Terret blanc et Carignan, pour faire 1600 hl de Vin de Table à la cave coopérative d’Autignac, petit village de l’Hérault situé à la limite entre plaine et piémont.


L’autre grand-père exploite lui aussi 13 ha d’Aramon, de Cinsault, de Carignan et Grenache noir, pour faire 1600 hl de Vin de Table à la cave coopérative de La Bruguière, charmante bourgade du Gard.


Et la grand-mère, couturière de talent, tient pendant 30 ans, une mercerie dynamique, installée dans la maison d’Autignac.

 

François Caumette, le petit fils, et sa femme, Nathalie Caumette, ingénieurs agronomes et œnologue, s’installent dans l’ancienne mercerie de la grand-mère car ils croient intimement au terroir de Faugères. Leurs premiers vins sont produits en 2000.


Aujourd’hui, nous exploitons 16 ha de Syrah, Grenache noir, Carignan, Mourvèdre et Merlot produits sur les terroirs des AOP Faugères et Coteaux du Languedoc. »


Pour le second « Le domaine de l'ancienne cordonnerie à Boujan-sur-Libron est né en 2007. Cette maison a été celle du cordonnier du village (mon grand oncle). Les vins : 3 vins rouge, 2 vins blanc et un rosé de presse pour l'été sont en IGP vin de Pays de L'Hérault. Certains de ces vins dits nature sont sans intrant au moment de la vinification. Cette exploitation de moins de 4ha est mécanisée au minimum, les travaux sauf le labour sont réalisés à la main. Les vendanges sont manuelles et le pressage des jus et des moûts est fait avec un vieux pressoir à bois. La cave est située au cœur du vieux village à côté de l'église du XIe siècle. »


Midi Libre le 23/04/2011link


Pour finir avec les Anciennes : qu’est devenue l’ancienne cave coopérative « les vignerons d’Autignac » créée en 1937 et qui comptait en 1950 250 adhérents et qui en 1979 produisait 36 365 hl sur 525 ha. Voir ICI link

 

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L'ANCIENNE MERCERIE par aurore_video

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 00:09

photomariage.JPGCe dimanche ma plume a refusée toute érection afin de me protéger d’égarements, de dérapages ou d’outrages. Perché dans mon neuvième étage je suis cerné à l’Est et à l’Ouest car sur les trois cortèges, qui partiront dimanche à 13h, deux sont proches de chez moi : place d'Italie (XIIIe) et Denfert-Rochereau (XIVe). Rien, je n’écrirai rien, je me tairai.


Une dédicace cependant,  « La pute de la Côte Normande » de Marguerite Duras aux éditions de Minuit ce sont 13 pages. C’est court, je pourrais, tel un Lucchini soudain devenu muet, vous les transcrire, ça m’occuperait.


« Paru dans Libération, le 14 novembre 1986, La Pute de la côte normande est le complément nécessaire à la lecture des Yeux bleus cheveux noirs. En effet dans ce nouveau texte, Marguerite Duras raconte de quelle façon elle a écrit l’été dernier dans son appartement de l’hôtel des Roches noires à Trouville, l’histoire du jeune étranger aux yeux bleus cheveux noirs. Elle décrit ce que fut ce moment de l’écriture, sa violence, ses cris et elle explique aussi pourquoi elle a dédié son roman à Yann Andréa (l’auteur de M. D.). »


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« C’est l’été 1986. J’écris l’histoire


Pendant tout l’été, chaque jour, quelquefois le soir, quelquefois la nuit. C’est à cette époque-là que Yann entre dans une période de cris, de hurlements. Il tape le livre à la machine, deux heures par jour. Dans le livre, j’ai dix-huit ans, j’aime un homme qui hait mon désir, mon corps. Yann tape sous dictée. Tandis qu’il tape, il ne crie pas. C’est après que ça survient. Il crie contre moi, il devient un homme qui veut quelque chose, mais ne sait pas quoi. Il veut, mais il ne sait pas quoi. Alors il crie pour dire qu’il ne sait pas ce qu’il veut (…)


Je ne le vois presque jamais, cet homme, Yann. Il n’est presque jamais là, dans l’appartement où nous vivons ensemble au bord de la mer. Il marche. Il parcourt dans la journée beaucoup de distances diverses et répétées. Il va de colline en colline. Il va dans les grands hôtels, il cherche des hommes beaux. Il trouve quelques beaux barmen. Sur les terrains de golf aussi, il cherche. Il s’assied dans le hall de l’Hôtel du Golf et il attend, il regarde (…)


J’ai vécu avec ça tout l’été. Je devais l’espérer, aussi. Je me plaignais des gens, mais pas du principal, pas de ce que je dis là. Parce que je pensais qu’ils ne pourraient pas le comprendre. Parce qu’il n’y avait rien dans ma vie qui avait été aussi illégal que notre histoire, à Yann et à moi. C’était une histoire qui n’avait pas cours ailleurs que là, là où nous étions.


Il est impossible de parler de ce que Yann faisait de son temps, de son été, c’est impossible. Il était complètement illisible, imprévisible. On pouvait dire qu’il était illimité. Il allait dans tous les sens, dans tous ces hôtels, pour chercher au-delà des hommes beaux, des barmen, des grands barmen natifs de la terre étrangère, celle d’Argentine ou de Cuba. Il allait dans tous les sens. Yann. Tous les sens se rejoignaient en lui à la fin des journées, des nuits. Ils se rejoignaient dans l’espoir fou d’un scandale possible, d’une généralité inouïe, dont ma vie aurait été l’objet. À la fin, ça a pu commencer à être lisible. On était arrivés quelque part dans un lieu où la vie n’était pas complètement absente.


On en recevait des signaux, quelquefois. Elle passait, la vie, le long de la mer. Quelquefois, elle traversait la ville dans les cars de police des mœurs. Il y avait les marées aussi, et puis Quillebœuf, qu’on sait être au loin, partout à la fois come Yann. »


 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 00:09

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Que voulez-vous voir Olivier Cousin, mon paysan éclairé d’une chronique du 10 juillet 2008,link qui m’avait valu une volée de bois vert de l’ami Alain Bradfer, gratifiée d’un 19/20 par notre permanentée RVF me fait pâmer. Bon, pour ça, nos gars ont embauché une grande prêtresse du bio : Sylvie Augereau mais, tout de même, j’en reste baba… je n’ai pas écrit baba cool les petites louves et les petits loups. Je ne sais pas si l’ami Gerbelle va retwitter mes insanités.  

 

Le tout est à lireICI link 


Pour faire référence à l’ancienneté, non pas de ma foi car je n’en ai pas, de mes choix je me suis permis de faire quelques emplettes, disons des emprunts à 0%, dans l’exposition des vignerons  qui avec leurs vins bios affirment leur style.


1- Vin bio : la nouvelle génération


- CHÂTEAU TIRE-PÉ

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11 /08/2009 link 

5/05/2010 link 

Bordeaux

Notre quête  infructueuse pour dénicher dans le Bordelais un jeune domaine en “bio” nous conduit à tricher un peu : Hélène et David Barrault se sont installés en 1998. Ce promontoire de 12 ha au milieu de nulle part, pile sur la Garonne, inspire le respect. Les vins sont humblement conduits vers des expressions subtiles et juteuses. À retenir, Diem 2011.

Note de la cuvée : 14,5/20

Prix : 6 €

 

- DOMAINE ROLS

 

19/12/2009 link 

 

Vin de pays de l’Aveyron

Patrick Rols a défriché les coteaux de son enfance, dans l’Aveyron, pour y faire renaître des vignes. Conques n’en connaissait plus le fruit depuis une décennie. Et pourtant, l’abbaye a bien été établie par des moines bourguignons… À 42 ans, l’ancien technicien de la Chambre d’agriculture est venu tâter du terrain. Le Petit Curieux 2011 (rouge) nous a conquis.

Note de la cuvée : 16/20

Prix : 10 €


2- Vin bio : la famille des pionniers


- CHÂTEAU LA CANORGUE

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14 :07/2009 link

 

Côtes du Luberon


Jean-Pierre Margan a été le premier “bio” du Luberon. La magie du lieu a probablement opéré. Son ancienne villa romaine trône sur les hauteurs de Bonnieux. Jean-Pierre Margan en a hérité, mais les vignes étaient abandonnées. Il a redonné vie et fruit à ces 40 ha dont sa fille s’occupe désormais. L’explosif Rosé 2011 en est une belle expression.

Note de la cuvée : 14/20

Prix : 10 €


- CHÂTEAU LE PUY

 

09/2010 link 

09/2011link 


Bordeaux Côtes de Francs


Les Amoreau sont vignerons de père en fils depuis 1610. Pas un n’a dévié vers la chimie de synthèse. Jean-Pierre et son fils Pascal ont doucement glissé vers la biodynamie, jusqu’à élever le vin dans du bois qui en vient aussi. Le Puy 2009, vin star au Japon, se révèle tendre et suave.

Note de la cuvée : 14,5/20

Prix : 18 €


- GEORGES LAVAL

 

12/2010 ink 


Champagne


En Champagne, seuls deux inconscients se sont lancés en “bio” dès les prémices du mouvement : Jacques Beaufort et Georges Laval.  Si le premier est le grand absent des guides (à cause des sucres résiduels dans ses vins), l’autre mérite reconnaissance. On croque le raisin dans le Cumières Nature Premier cru.

Note de la cuvée : 15,5/20

Prix : 50 €


- DOMAINE COUSIN-LEDUC

 

Anjou

 

Biodynamiste sans le savoir… Olivier Cousin faisait déjà de la biodynamie sans le savoir. Son voisin Mark Angeli lui apprend l’existence de ce mot lorsqu’il le voit labourer ses vignes au cheval. Ici, on a revendu le tracteur depuis des lustres et on pratique la décroissance : des dix-sept hectares du grand-père (qui n’aimait pas non plus la chimie), il en reste à peine six. Et au milieu, un hectare de grolleau dont il fait un Cousin régalant !

Note de la cuvée : 19/20

Prix : 62 €


3- Vin bio : la famille des convertis


- CHÂTEAU PONTET-CANET


10/03/2008 link

 

Pauillac

 

L’histoire est unique dans le Médoc et rarissime dans le Bordelais. Ce cinquième cru classé en 1855 dans le Médoc a été certifié en “bio” et même en biodynamie sur le dernier millésime.  Alfred Tesseron, propriétaire, et son chef de culture Jean-Michel Comme se sont aussi lancés dans la traction animale pour travailler la vigne. Excellent pauillac 2009.

Note de la cuvée : 18/20

Prix : N. C.

 

- DOMAINE JEAN-BAPTISTE SENAT

 

5/05/2009 link 

 

Minervois

 

Jean-Baptiste Senat a travaillé dix ans “sans papier” (il faisait du“bio” sans certification officielle). Il a finalement signé en 2005 et continue à donner des ailes au Languedoc. Le Bois des Merveilles est une grande promenade.

Note de la cuvée : 17/20

Prix : 19 €

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 00:09

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Imaginez Mgr Ricard, l’archevêque de Bordeaux et de Bazas, lors de son élévation en montgolfière au-dessus des vignes, pendant que sonnaient les cloches de l’Angélus, pianotant gauchement sur son Smartphone le hashtag [mot-clé] @pontifex [le nom du compte du pape] pour transmettre à sa Sainteté – son boss – un Tweet « Hubert a élevé l’Angélus en classe A, Alléluia… » Imaginez, à terre, ému, Nicolas @NicolasdeRouyn essuyant une larme sous ses Ray Ban Aviator, alors que la rosée nimbait ses Richelieu bien astiquées. Imaginez encore, à Paris, @AGerbelle, le roi du Tweet, un œil sur son verre agréé INAO pour la dégustation, l’autre sur son écran de la dernière génération, retweetant le message du bon cardinal… et à l’infini… tout le monde Tweet.


Mon très cher Gaston Chaissac, l’hippobosque du bocage, l’homme qui peignait sur les portes des cabinets de l’école publique où officiait sa femme, écrivait souvent au Pape. J’attends donc avec impatience le premier Tweet spirituel d' @AGerbelle à @pontifex


Le 12 décembre, pour saluer son million de followers, le Pape Twittait « Chers amis, c’est avec joie que je m’unis à vous par Twitter. Merci pour votre réponse généreuse. Je vous bénis tous de grand cœur. »


Dans The Gardian Andrew Brown souligne « Le premier constat est donc que le compte du pape connaît un grand succès, et ce malgré le fait qu’il ne prétend pas écrire lui-même les messages – même s’il les approuve – et encore moins perdre son temps à lire les réponses. »


L’équipe du pape traduit ses messages en sept langues [espagnol, italien, portugais, allemand, polonais, arabe et français] et Andrew Brown cite Korsikan Deb [tweeteuse qui compte une soixantaine d’abonnés] « Et donc le pape poste en anglais. J’aurais pourtant trouvé ça fun, des phrases en latin sur Twitter ! »


« Le pape n’est pas présent sur [les réseaux sociaux] Facebook ou Google +, ce qui est d’autant plus payant pour Twitter. »


« Le seul canular spirituel dont on ait eu connaissance a disparu des écrans : c’était un compte qui prétendait être d’Avignon, où les papes se sont exilés vers la fin du XIVe siècle et où une lignée d’antipapes s’est maintenue quelques années après la fin du Grand Schisme, en 1417. Pourquoi, demandait ce compte, Twitter ne lui accordait-il pas un statut égal à celui du pape de Rome ? »


Article cité par le Courrier international — no 1157 du 3 au 9 janvier 2013 qui recense Cinq comptes de grandes figures religieuses


@pontifex

1,27 million d’abonnés

Benoît XVI, chef de l’Eglise catholique romaine.


@DalaiLama

5,77 millions d’abonnés

Tenzin Gyatso, 14e dalaï-lama, le plus haut chef spirituel du Tibet.


@khamenei.ir

7 900 abonnés

L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la révolution islamique, fonction la plus élevée de la république islamique d’Iran.


@RickWarren

800 000 abonnés

Rick Warren, pasteur fondateur de l’Eglise de Saddleback, l’une des grandes Eglises évangéliques des Etats-Unis.


@satan

30 000 abonnés

Le diable, l’ange déchu, l’esprit du mal.

Tweet récent, adressé au compte du pape : « @pontifex ROFL » (Rolling On Floor Laughing », « Mort de rire » en français).

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:00

Que n’ai-je entendu en un temps où je ne plaisais guère sur les deux rives de la Gironde sur ce haut-fonctionnaire parisien qui osait fustiger avec toute l’arrogance, qui sied à cette engeance, la politique menée par les responsables professionnels du vignoble bordelais. Du côté du CIVB j’étais blacklisté. N’étant ni haut, ni fonctionnaire je passais outre et suivais mon petit bonhomme de chemin. La roue tourne et puis la nouvelle est tombée :

 

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Le CV du futur Directeur du CIVB :


«  Fabien Bova est ingénieur général des Ponts, des Eaux et des Forêts. Il débute sa carrière professionnelle au Centre d’études et de réalisations informatiques (CERIT) de Toulouse (1984-1986) avant de rejoindre le service de la protection des végétaux de la direction régionale de l’Agriculture et de la Forêt (DRAF) d’Aquitaine (1986-1990), avant d’être promu chef de service à la direction départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF) de Gironde où il effectue une partie de son parcours : d’abord chargé de l’économie rurale et des industries agroalimentaires, il devient ensuite chef du service de l’eau et des équipements publics ruraux. En 1996, Fabien Bova est promu adjoint au directeur départemental de l’Agriculture et de la Forêt du Lot-et-Garonne puis il prend, en 1998, la direction de la DDAF de Haute-Corse, il y reste trois ans, avant de repartir en Gironde, toujours en qualité de directeur départemental de l’Agriculture et de la Forêt.


En avril 2004, Hervé Gaymard, ministre de l’Agriculture, nomme Fabien Bova, conseiller technique chargé de la Forêt et de la loi de modernisation agricole. Lorsque Dominique Bussereau succède à Hervé Gaymard, il est alors en charge de la viticulture, de la Corse et de la loi d’orientation avant d’être promu conseiller spécial du ministre. En février 2006, il est nommé directeur régional de l’Agriculture et de la Forêt d’Aquitaine, fonction qu’il jusqu’en mai 2007, date à laquelle il est nommé conseiller technique « agriculture, pêche et forêt » de François Fillon, à Matignon.


Fabien Bova  a été ensuite nommé directeur général de FranceAgrimer, par décision du conseil des ministres du 1er avril 2009. Chargé d'organiser la fusion des offices agricoles, Fabien Bova était directeur de l'Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC), depuis janvier 2008, et directeur par intérim de l'Ofimer (juillet 2008), de l'Office de l'Élevage (septembre 2008) et de l'Onippam (janvier 2009). »

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 00:09

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Le blanc de la mariée est un excellent sauvignon de Touraine du domaine de la Garrelière www.garreliere.com/ de François et Pascale Plouzeau que j’ai sifflé au restaurant la Robe et le Palais www.larobeetlepalais.com/ sis en une rue fort bien dénommée des Lavandières Sainte-Opportune, en attendant une exilée en Belgique perdue dans les encombrements parisiens (suis sûr Gégé que tu vas t’emmerder avec ton scooter dans les rues vides de Néchin).

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Avec mon esprit d’escalier qui aime tant folâtrer, sauter les échaliers, se perdre dans les méandres des chemins creux du bocage vendéen,  voici ce que m’a inspiré Le blanc de la mariée.


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Dans la desserte du Bourg Pailler trônait une soupière à la mariée, une soupière XIXe en faïence, décor: roses et myosotis, « À la Mariée » inscrit en doré. La coutume voulait que, dans ce récipient, la soupe à l’oignon post hyménée fut portée au petit matin aux nouveaux mariés par les familiers. Elle était consommée au lit et le « à la mariée » de la soupière symbolisait, sans doute, sa découverte d’un « nouveau plaisir ». De la chose, on n’en parlait que par allusion et l’épousée, en général, n’était informée qu’au tout dernier moment du mode opératoire par sa mère. Du côté jeune mâle la chose était plus empirique vu le côté purement mécanique découvert avec les « cartes de France » nocturnes.


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Comme la grande majorité d’entre vous n’avez pas la chance d’être né Vendéen je vous offre en guise d’entrée, non pas de la soupe à l’oignon, mais un extrait, fort instructif sur la fête qui , en Vend, suivait le passage devant le curé, tiré de l’Encyclopédie morale du XIXe siècle les français par eux-mêmes.


« Mr le marié

La mariée s’afflige

Pour la consoler

Il faudrait l’embrasser


Et il l’embrasse. À la bonne heure chaque invité fait ensuite un présent aux époux ; celui-ci donne une soupière, celui-là un saladier, qui des cuillers en étain, qui des tasses. Les moins ingénieux donnent de l’argent…


La femme du Vendéen est presque toujours l’aînée de son mari. La fiancée se montre très regardante à la jeunesse de son futur. C’est la coutume des autres pays renversée.

Le Vendéen aime la danse et, chose rare, dans tous les départements, il danse en mesure ; - les noces durent tant qu’il y  a du vin à boire et des chanterelles. Celui qui tire la dernière goutte de la dernière barrique attache le fausset à son chapeau : c’est le signal du départ. Alors les invités qui sont en état de se porter eux-mêmes portent les barriques en triomphe, et la fête est terminée. »


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En quelques mots empruntés au site du Domaine de la Garrelière celui-ci est situé à 8 kilomètres de la ville de Richelieu, « Les Conseillers du Cardinal de Richelieu - Jean-Armand du Plessis (1585 -1642) - avaient repéré ces lieux déjà plantés de vignes et décidèrent d'agrandir le vignoble pour désaltérer les habitants de la nouvelle ville de Richelieu érigée non-loin de là » Pour les ignares en géo Richelieu se situe au sud de la Touraine et aux portes du Poitou, ce qui explique que j’y suis passé très souvent pour gagner ma Vendée natale en provenance de Paris. « Au début des années 1850-1900, le domaine comportait 60 hectares de vignes et des nouveaux chais furent construits. » La Famille Plouzeau a acquis ce domaine en 1973 et François Plouzeau y travaille depuis 1985. Les 20 hectares de vignes dominent la Vallée de la Veude, sur une colline exposée au sud, avec un paysage remarquable, paisible et harmonieux. Il fait partie de l'appellation Touraine mais sa situation géographique le classe à part.


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Un dernier point sur le domaine, les étiquettes de ses vins sont, dans l’univers foisonnant et débridé des étiquettes des vignerons qui veulent faire genre, absolument remarquables par leur plastique aérienne et leur mariage, j’ai osé, avec le vin contenu dans le flacon. Elles sont œuvres d’artistes voir ICI link

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 00:09

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Les sans soufre ajouté vont-ils voir leur fonds de commerce péricliter, disparaître du fait d’un projet européen qui se targue de rendre nos tables de fête plus saines. Moi je n’en sais fichtre rien, me contentant, une fois n’est pas coutume, de vous fourguer un Communiqué de Presse de la Commission Européenne, tout chaud puisqu’il date du 21 décembre 2012. Bonne lecture.

 

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