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               Vin&Cie, l'espace de liberté

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La photo est signée par Elisa Berthomeau©

 

Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 00:01


Pendant Vinexpo, les « Contains Sulfites… mais pas trop ! » au rang desquels je compte quelques amis : Claire Naudin, Raphaël Saint-Germain, Benoît Tarlant… m’avaient gentiment invité à venir partager le pain et le sel au Château Tire Pé, www.tirepe.com/ mais comme je n’avais pu être dans les temps de la navette je me suis privé d’un bon moment empli de beaux vins, d’une belle huile d’olive italienne domaine « Mariani » et des mets succulents du chef Dugardin. Me rendre à Gironde sur Dropt à vélo depuis Vinexpo étant bien évidemment hors de ma portée de cycliste parisien. Bref, de quoi regretter le temps de ma voiture avec chauffeur.

Mais, comme je suis sans doute béni des dieux car, en plein mois de juillet, déjeunant chez Devez, place de l’Alma, le restaurant dédié à la viande de bœuf de race Aubrac : son nom étant la traduction phonétique des « devèses », les pâturages des monts d’Aubrac situés jusqu’à 1400 d’altitude, j’ai eu le bonheur de faire une réelle découverte. Patientez, je vais tout vous dire mais au préalable je vous recommande cette maison. J’y aime le cadre sobre, chaleureux, confortable, la gentillesse et l’attention du personnel et, bien sûr, la qualité des viandes servies mijotées, rôties ou à la plancha. La carte des vins propose un beau choix bien en rapport avec la nourriture. Si vous passez à l’heure du déjeuner ou du dîner dans ce périmètre très agricole : on y trouve l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture et l’Interprofession des Oléagineux dites « avenue George V », mais aussi vinicole : Pierre Castel avec ses BGI loge plus haut, arrêtez-vous chez Devez www.devezparis.com  5, Place Alma 75008 Paris 01 53 67 97 53.

Ce jour-là j’avais les crocs et ces jours-là je suis un carnivore qui s’assume. Pour le boire j’interroge notre « complice de l’intérieur », Laurent responsable de salle, toujours souriant et disponible, qui me dit avoir un Bordeaux cépage Malbec du château Tire Pé tout à fait exceptionnel. Mes neurones dansent une forme de danse de Saint Guy, pédalent dans la choucroute, se fritent, ils ont du mal à relier toutes les informations de mon logiciel vin : Malbec, Bordeaux, Tire Pé… Je reprends tout par le bon bout : Tire Pé d’abord : mon GPS interne le localise, voir plus haut, et je dis banco sur les Malbecs de du dit château. Premier bénéfice : j’aurais au moins appris que le Bordeaux pouvait se faire avec 100% de Malbec. Second bénéfice : le vin lui-même d’une jeunesse époustouflante, j’entends par là une fraîcheur adolescente, sans l’acné ni le goût du paraître un peu gauche des garçons qui veulent jouer aux grands pour plaire aux filles, très on ne se prend pas la tête mais on a très envie d’être aimé. Derrière ce vin je sentais une forme de jubilation joyeuse et comme vous pouvez vous en douter je lui fis honneur sans aucune forme de modération mais un plaisir profond. Le temps pour moi était venu de chroniquer sur ce vin venu d’ailleurs…

Rentré at home je rends une visite au château Tire Pé sur www.tirepe.com où je suis accueilli par les sourires resplendissants de la famille Tire Pé : Louise, Zoé, Octave Hélène et David… Très beau site bien en accord avec le vin que je viens d’apprécier. Déjà je sais ce que veut dire Tire Pé : « La Côte de Tire Pé doit son nom à une scène agraire quotidienne et bien connue des autochtones, selon laquelle les bêtes de somme se soulageaient de leurs efforts pour monter à la propriété, en « tirant le pet ». Ça me rappelle les flatulences de la Nénette quand on rentrait de décavaillonner avec le pépé Louis. Bien évidemment je clique sur : les Vins et là je n’y retrouve pas mon drôle de larron de Malbec. Alors je téléphone au château Tire Pé et j’ai Hélène Barrault au fil. Accueil chaleureux. Je raconte ma petite histoire ci-dessus, en compressé genre César, et ça roule sauf que le message que je lance dans l’infinité de la Toile se perd. Je rappelle donc et j’ai cette fois-ci David Barrault. Accueil tout aussi sympa. Et re, je replace ma petite histoire et j’ai le fin mot de l’histoire.

« L'idée de ce vin est, bien sûr, partie d'une attirance pour le cépage Malbec, mais aussi de changer un peu du merlot....et du merlot ! Plantée il y a 5 et 6 ans, issue d'une sélection massale, cette parcelle de 1 ha est l’une des mieux exposée de la propriété. Cépage captivant mais exigeant, nous passons pas mal de temps dessus... vinifié et élevé en barriques de 300 et 400 litres, le but n'est surtout pas de faire un monstre d'extraction ni une décoction de bois, mais au contraire de viser l'équilibre, fraicheur et des saveurs différentes de celles qu’on a l'habitude de percevoir sur Bordeaux… »

Donc pour résumer la situation : 1° faire un Bordeaux pur Malbec est possible ; 2° faire un pur Malbec à Bordeaux qui ravit les amateurs de vin plaisir est possible ; 3° faire une chronique sur les Malbecs de château Tire Pé en avant-première, ou presque, sur tous mes collègues blogueurs du vin c’est presque possible ; 4° c’est possible grâce aux Vinosaures 73 Boulevard Soult, 75012 Paris qui ont permis à Devez d’être le premier à proposer cette cuvée 2007 à 6,80 euros le verre ; 5° comme personne ne le fera à ma place je m’auto-décerne l’oscar « du meilleur découvreur de vin pour parigot tête de veau » ; 6° pour la fiche de dégustation en bonne et due forme de cette cuvée Les Malbecs 2007 prière de s’adresser au service produits dérivés de Vin&Cie : c’est bien beau mes cocos de tout vouloir sans jamais rien payer…
 

Par JACQUES BERTHOMEAU - Publié dans : berthomeau
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