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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 00:09

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On me dit par communiqué que ça y est, le soleil a commencé son retour (1)

 

On le dit dans le communiqué qu’il y en a beaucoup (2)

 

On me dit, toujours par communiqué, qu’il s’accommode de tout partout (3)

 

On me dit aussi dans le communiqué qu’il est le symbole même du « hiving » (4)

 

On me dit encore dans le corps de ce communiqué que « la tendance du moment : une ère chaleureuse, post-cocooning, où la maison s’ouvre sur l’extérieur, où le clan familial croise celui des copains, et où le réseau est sentimental avant d’être social… » (5)

 

On dit que c’est l’invité idéal et qu’il se nomme cabernet-d’anjou

 

J’avoue que comme je n’ai pas souvenir d’avoir un jour trempé mes lèvres dans ce nectar rosé « issu du cœur du Val de Loire » je ne me risquerai pas à dire quoi que ce soit à vin omniscient. Cependant, comme qui trop embrasse mal étreint, je suis étreint par une étrange sensation de fourre-tout… ce qui ne va pas m’empêcher de faire mon métier de Taulier : vous informer.


(1)   Pour le retour du soleil c’est l’éternelle histoire de l’arroseur arrosé. Je n’ose écrire à rosé.

 

 

(2)   Le cabernet-d’anjou y’en a beaucoup « Modeste avec ça : il a beau être la première appellation de rosé demi-sec en France »

 

(3)   Le cabernet-d’anjou s’accommode de tout partout :

 

 

-         Façon « vegan » d’abord : « légumes primeurs à croquer tout crus, verrines de gaspachos de toutes les couleurs, salades de courgettes et pois gourmands al dente à présenter en coupelles avec un soupçon d’huile d’olive et de jus de citron.

 

 

-         Façon santé bio forme ensuite : « Graines et pousses nous inspirent. Excellentes, saines nutritives, elles sont les partenaires toutes trouvées du cabernet-d’anjou. Croquettes de boulgour au jambon cru, tourte au poulet, lentilles et pousses d’épinards à dévorer sans façons, mini-bols de salade de saumon fumé à l’orge perlé… Plus simple encore ? Un méli-mélo de graines de courges et de tournesol tout juste poêlées avec un peu de sel, à picorer à l’apéritif pour apprécier les talents salés-sucrés du cabernet-d’anjou. »

 

 

-         Façon identitaire bien sûr avec de la paille dans les sabots ligériens « Tartines de baguette fraîche et rillettes de cochon de Vouvray ou de Tours, rillettes de brochet de la Vienne ou sardines de Nantes sur pain grillé, fromages de chèvre d’un peu partout, fouaces ou fouées (petits pains ronds cuits au four) du côté de Tours ou de Chinon, port-salut né dans la Mayenne, pommes ou poires tapées  du Maine et Loire… Et pourquoi pas une découverte ? Le crémet d’Anjou, un savoureux mélange de fromage blanc, de crème chantilly et de blancs d’œufs battus, mousseux, aériens, à agrémenter de quelques fines herbes ou bien de coulis de fruits jaunes ou rouges de saison… »


 

-         Façon exotique ça va de soi « Falafels à  grignoter, naan au fromage à partager, petits beignets fêta-épinards, dal de lentilles corail couleur rose tendre. La douceur du vin est aussi capable de rafraîchir le feu  d’une salade de crabe au piment et lait de coco, comme de souligner la délicate amertume d’une simple pizza à la roquette. Cornes de gazelle, cookies au beurre de cacahuètes avec une touche de gelée de fraises pour revisiter le sandwich au goût d’enfance de l’Oncle Sam, il se prête à toutes les fantaisies. »

 

 

-         Façon sucré pour finir : « Cheesecake aux fruits rouges pour un accord ton sur ton, cupcakes framboises-pistaches, crème brulée à la vanille… Pour briller sans se casser la tête, une meringue, de la crème chantilly, de belles fraises juteuses et hop !  La pavlova faite maison en deux minutes chrono devient la reine de la fête. Son cavalier : le cabernet-d’anjou, évidemment… Le top du top : décorer le chef d’œuvre de fleurs de violette au sucre cristallisé, pour rappeler la touche subtilement florale du vin. »


 

Merci aux jeunes et sémillantes Françoise Bernard post-modernes j’ai pris bonne note des recettes je vais reconvertir ma crèmerie en garderie de foodistas.


 

(4)  « hiving » de l’anglais « hive » ruche. Sans vouloir rabattre la joie des foodistas ost-modernes la ruche c’est plus la galère des ouvrières au turbin du matin au soir que la petite tribu qui bourdonne et fredonne en sirotant du cabernet-d'anjou. Mais bon vive Maya l’abeille !

 

 

(5)  Oui, oui,  la tendance du moment : une ère chaleureuse, post-cocooning, tout va très bien madame la marquise, tout va très bien, tout va très bien…


 

Y’a pas de doute mon cher Patrick, je ne suis vraiment pas un gars berné d’Anjou et qu’on ne vienne pas m’accuser du côté des activateurs de CVO d’avoir fait du copié-collé de communiqué sinon je vais me fâcher tout rouge ! Que voulez-vous que le cabernet-d’anjou puisse mettre du soleil dans ma ruche j’ai du mal à retrouver mes abeilles et à faire mon miel.


 

Fallait pas me le balancer votre communiqué !


 

Peut-être une bouteille ? Je plaisante bien sûr…

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 00:09

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C’est une dépêche de l’AFP qui l’annonce « La consommation de vin en Italie à un niveau historiquement bas ». Elle relaie l’annonce de la principale organisation agricole de la péninsule Coldiretti ADDIO AD 1 BICCHIERE SU 4 NEGLI ULTIMI 10 ANNI link. Les raisons invoqués de cette baisse de 22% au cours des dix dernières années la crise économique et des changements des habitudes de consommation semblent mêler le conjoncturel avec une tendance sur une longue période. En effet, selon l’étude c’est le point le plus bas depuis le 19e siècle et ce n’est pas nouveau. Cette lente dégradation, tout comme celle qui touche nos voisins espagnols devraient nous amener en France à une réflexion plus  sereine et surtout plus fondée des causes de la désaffection d’une partie des consommateurs pour le vin. En rester à la chasse au bouc émissaire commode, la fameuse loi Evin, ne suffit pas à expliquer le phénomène qui a d’ailleurs commencé bien avant l’adoption du texte...


La consommation de vin en Italie en 2012 s’est élevé à 22,6 millions d’hectolitres contre 29 millions d’hectolitres aux Etats-Unis et 30,3 millions en France. « D’après l’enquête en ligne de Coldiretti, 32% des personnes interrogées ont indiqué ne boire du vin que dans des occasions particulières, 18% boire un ou deux verres par semaine et 6% ne jamais boire de vin. »


Pour se remonter le moral Coldiretti souligne que «L’industrie du vin a connu la plus grave crise des secteurs de l’alimentation et des boissons en terme de consommation intérieure mais est devenue leader de la production Made in Italy en se tournant vers les exportations»


Je ne vais épiloguer mais tout bêtement soumettre à votre réflexion les deux expressions de mon titre en les accolant comme je l’ai fait au cas italien bien sûr mais aussi aux Français.


C’est le sémillant académicien Jean d’Ormesson qui m’y a fait penser en ironisant sur l’un des passages de la lettre de François Mitterrand à tous les Français lors de sa seconde candidature à la Présidence de la République.


Que nous dit l’Académie Française ?


« Ces images de Coupe claire et de Coupe sombre, empruntées au langage de la sylviculture, sont fréquemment employées, mais bien souvent à contresens.

Une coupe claire, pratiquée pour laisser passer la lumière, consiste à abattre un grand nombre d’arbres. Elle est donc plus sévère qu’une coupe sombre, consistant à abattre quelques arbres seulement, sans que le sous-bois s’en trouve éclairé.

Un auteur doit donc redouter davantage la coupe claire que la coupe sombre dans son texte, et les coupes claires dans les crédits sont plus à craindre que les coupes sombres. »

 

Alors, il me semble, que c’est à l’intérieur du budget des ménages qu’il faut chercher le pourquoi des choix qui ont pour conséquence soit de faire des coupes claires ou des coupes sombres dans le budget consacrés au vin.  Ce travail d’analyse sur des données dont on dispose aurait l’immense mérite d’identifier à la fois par classe d’âge et par CSP les évolutions et les tendances. Ce serait beaucoup plus efficace et porteur d’avenir que de n’invoquer que les freins d’une loi. Que l’on modernise la loi dites Evin je l’ai toujours défendu mais faire accroire qu’une fois ce travail fait l’horizon sera dégagé est une absurdité. Les causes de la baisse de la consommation sont bien plus profondes, ancrées dans l’évolution de nos sociétés urbanisées. Se refuser à les analyser c’est se condamner à regretter, comme le fait aujourd’hui Coldiretti en Italie, les dégâts causés par la désaffection de certains consommateurs.


Dernière remarque, le peu de cas de tous ceux qui disent être les défenseurs du vin de vis-à-vis de la consommation populaire, ainsi que l’absence quasi-totale d’une approche consumériste des journalistes du vin à l’attention de monsieur et madame tout le monde produit ses effets. Le petit marigot du vin tourne sur lui-même, se congratule, peste, ne s’adresse qu’à des amateurs ou des connaisseurs, alors pourquoi s’étonner du résultat. Reste bien sûr l’exportation mais pour garder son rang il faut savoir ne pas laisser s’éroder son marché domestique.

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 00:09

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Votre Taulier porte ici sa casquette de passeur d’informations à ses chers lecteurs, plus particulièrement à ceux du Languedoc-Roussillon. Il ne se sent ni mandaté, ni qualifié ni pour encenser, ni pour critiquer les grandes lignes du plan « Quelle viticulture durable à l'échelle des années 2020 ? » présenté par Bernard Devic, président de la fédération InterSud à la presse qui devrait être proposé au vote du Conseil de Bassin de juin prochain.


Des 4 scénarii proposés par l'étude prospective d'un groupe de chercheurs de SupAgro et de l'Inra link les représentants du Conseil de bassin, après s’être réuni une fois par trimestre en préfecture de région link, ont dessiné une stratégie pour le Languedoc-Roussillon en choisissant la filière plurielle basée sur le principe : « L'union fait la force » 15 actions  devraient concrétiser la stratégie choisie.


Celle-ci repose sur 5 piliers :


1-       Revenu décent Avant toute chose, asseoir la viticulture de la région sur de longues années et assurer la pérennité du vignoble, passe par une viticulture rentable pour l'exploitant. Ce qui suppose un revenu à l'hectare de 5 000 euros minimum hors vinification. C'est la condition à respecter pour assurer le renouvellement indispensable des générations des vignerons sur des exploitations qui resteront mixtes.

 

2-     Rendements réglementés Soumise à l'équilibre de l'offre et de la demande, la viticulture ne saurait se passer de réglementation sur les rendements, car elle permet d'éviter les basculements annuels de volume d'une catégorie dans une autre, (de l'appellation sur les vins de pays ou sur les vins sans indication géographique). Pour ces derniers, il faut imposer un rendement maximum sur les exploitations mixtes à un niveau de 130 hl/ha car l'obtention des droits de plantation pour les vins sans indication géographique nécessite cette régulation. « Il faut introduire des cépages dont on est sûr qu'ils trouvent des débouchés commerciaux », souligne Bernard Devic, qui, au titre de président d'Intersud siège en conseil de bassin.

 

3-     Réguler le marché des vins à indication géo « Toutes les réussites commerciales s'établissent à la fois sur l'origine du vin et sur la maîtrise de l'offre et de la demande », spécifie Bernard Devic qui insiste sur cet impératif de régulation des appellations et des vins à indication géographique protégée, tant au niveau régional que national.

 

4-      Positionnement et communication Continuer à regrouper les vins sur un même étal en grande surface pour éclairer le consommateur. La communication diffère selon le produit : « On ne parle pas de la même façon d'un vin doux naturel et d'un vin de pays des côtes de Thongue », cite également Bernard Devic, mais il faut créer des campagnes fédérées sur certains pays.

 

 

5-     Mobilisation des acteurs régionaux "Notre faiblesse, c'est que nous manquons d'acteurs qui travaillent sur la valeur ajoutée, des metteurs en marché". La réussite d'un plan stratégique régional passera par une collaboration commune impliquant l'ensemble des acteurs.

Donc CAP 2020 !

« Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » Guillaume d'Orange


Votre Taulier fait une proposition au président d’InterSud, Bernard Devic, de venir sur son « espace de liberté » nous exposer d’une manière un peu plus opérationnelle ce que ce Plan  stratégique Quelle viticulture durable pour le Languedoc-Roussillon à l'échelle des années 2020 ?

Merci à lui pour sa disponibilité.

En bonus lire Vin et pesticides, la loi du silence dans M le magazine du Monde | 05.04.2013  de JP Géné link 

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 00:09

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Convoquer en exergue d’un rapport parlementaire de MM. Lambert et Boulard, qui n’appartiennent pas à la même crèmerie politique, sur l'inflation normative crayon de Plantu, et le quadruple patronage de Montaigne, Montesquieu, Saint Just et Pierre Dac donne envie. C’est une manière très taulière de traiter un sujet grave sans se la jouer austère. Si vous avez du temps feuilletez ou lisez ce RAPPORT de la MISSION de LUTTE CONTRE l’INFLATION NORMATIVE link

 

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Alain Lambert est juriste de formation. Il entre dans l'univers des Finances publiques, au Parlement, puis au Gouvernement. Il est avec Didier Migaud co-fondateur de la LOLF, notre Constitution financière.


Il travaille sur le sujet des normes depuis 5 ans. Sa conviction profonde est que la France s'est abandonnée à une forme de délire normatif. Qu'elle en est gravement malade, et, sans choc salvateur, elle pourrait en périr. Alain Lambert est un grand admirateur de Jean-Etienne-Marie Portalis qui disait au législateur : " les lois sont faites pour les hommes, et non les hommes pour les lois "


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Jean-Claude Boulard a eu la chance, avant de faire l’ENA, d’être élevé par des marchands de vaches dont la seule norme était le respect de la parole donnée. Lorsqu'ils s'engageaient à vendre du bœuf...c'était du bœuf.


Pour avancer dans la vie, ils lui ont délivré un conseil : "n’oublie jamais, petit gars, qu’il n’y a que ceux qui demandent à qui on refuse". Grâce à ce conseil, Jean-Claude Boulard a pu, parfois sans délai, sans autorisation, sans schéma directeur préalable et sans étude d’impact, prendre des décisions utiles à ses concitoyens.


Il souhaite que le travail sur les normes réalisé avec son ami Alain Lambert puisse rouvrir cet horizon : agir vite dans l'intérêt général.


Le rapport est mis sous le quadruple patronage de Montaigne, Montesquieu, Saint Just et Pierre Dac.


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"Nous avons en France plus de lois que tout le reste du monde ...

Les lois les plus désirables ce sont les plus rares"

Montaigne


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"Les lois inutiles affaiblissent les lois essentielles"

Montesquieu


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"On ne gouverne pas sans laconisme"

 Saint Just


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- Pouvez-vous détecter les normes absurdes ?

- Je le peux.

- Vous pouvez vraiment le faire ?

- Oui…

- Il peut le faire ! Alors on l’applaudit très fort !

Pierre Dac

 

Pour ce qui nous concerne, n’applaudissez pas trop vite… Attendez d’avoir lu le rapport.

 

Introduction


Redonner à la France de la compétitivité ne concerne pas seulement son économie, mais également son droit dans un pays où, du fait de l’accumulation des normes et de la complexité des procédures, le temps des papiers se révèle plus long que le temps des chantiers.


Ce constat est révélateur du passage progressif d’un État de droit à un état de paralysie par le droit.


Cette situation exige un choc de compétitivité juridique.


Desserrer les contraintes, accroître la réactivité, réduire les délais d’instruction, retrouver des marges d’initiatives, alléger le coût des règles, rétablir le goût du risque passe par le traitement d’une pandémie grave : l’incontinence normative qui a progressivement freiné l’action, rendu plus difficile l’innovation, absorbé l’énergie créatrice.


Dans une de ses formes les plus pernicieuses, elle a même contaminé les chemins de la connaissance en les normant par une loi comme celle de la bio éthique au risque de provoquer un retard dans la recherche génétique française.


L’épidémie a été relancée par le principe de précaution qui fonde une société peureuse, frileuse, paralysée par l’obsession de prévenir tous les aléas.


Il y a urgence à traiter la maladie, car le risque est grand de la voir s’aggraver. En effet, lorsque la puissance publique n’a plus beaucoup de moyens financiers, elle est, par compensation, tentée d’agir par prescriptions d’autant plus facilement que le prescripteur n’est pas le payeur.


Ce constat sur les dangers de l’inflation normative unanimement partagé s’accompagne d’un constat, aussi unanime, d’impuissance à endiguer le phénomène.


Le moment est pourtant venu de rompre avec une évolution qui conduit à la paralysie. Ce moment est pertinent alors que les moyens financiers des collectivités locales vont diminuer. La préservation de leur marge d’action implique un allègement des charges et des délais normatifs qui leur sont imposés.


Le moment est décisif aussi pour les acteurs économiques afin de libérer leurs forces d’initiative, d’innovation, de création de richesses. Il ne s’agit, bien sûr, pas de prôner une dérégulation générale dont les dangers en économie ont été démontrés. Une société a besoin de normes, mais il en est des normes comme du poivre et du sel. Leur absence comme leur excès rend le tout inconsommable. Il nous faut retrouver, là comme ailleurs, le sens des proportions.


Il faut desserrer les freins et même accepter des espaces hors normes, condition de la recherche et de la créativité.


Pour donner l’exemple, nous avons tenté une démarche un peu hors normes.


Nous avons filé la métaphore sur la chasse en usant du permis que nous a accordé le Premier Ministre.


Plantu a bien voulu mettre son humour poétique au service d'une grande première : illustrer un rapport de la République. Le précédent est pertinent. Le Journal Officiel mériterait lui aussi d’être imagé pour le rendre plus lisible et plus attractif.


Dans la continuité de Montaigne et Montesquieu, il a placé au fronton de son Assemblée Nationale la formule essentielle : " Trop de loi tue la loi "


Nous avons, avec son aide, cherché à mettre l’humour de notre côté en espérant que, si le ridicule tue, il puisse avoir raison de quelques normes absurdes.


Pour que notre rapport ne soit pas un rapport de plus, il ne faut pas seulement sa prise en considération par les pouvoirs publics. Il faut une prise en charge de la démarche par la société tout entière. Tous les acteurs concernés doivent se mettre en mouvement pour diffuser une nouvelle culture afin de passer de l’intégrisme à l’assouplissement normatif.


Il s’agit de secouer notre droit pour… se redonner les droits d’agir.


C’est pourquoi nous proposons d’alléger le stock de normes et d’endiguer leur flux.

 

 

 

 

 

 

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 12:00

Dire que je  suis troublé par le mensonge de Cahuzac n’est pas un euphémisme car ayant ferraillé avec lui, disons contre lui, lors de l’élaboration de la loi dites Evin. J’étais directeur-adjoint du Ministre de l’Agriculture et lui conseiller technique du Ministre de la Santé. Je connaissais bien mieux Claude Evin que lui mais c’était lui la cheville ouvrière de ce texte sous la quasi-dictée d’éminents professeurs de médecine emmenés par Claude Got link . Il m’était apparu comme un homme de conviction et surtout une sorte Eliott Ness face au lobby des laboratoires pharmaceutiques. Ce matin j’ai écouté avec attention, et je dois l’avouer beaucoup d’émotion, le témoignage sur France Inter avec Pascale Clark d’un ami de Jérôme Cahuzac, Dominique Lefèvre. Je connais bien Dominique et ce qu’il a dit, avec gravité, justesse et tristesse, sans concession, vaut la peine d’être entendu.link


Boire les paroles de quelqu’un se dit de quelqu’un que l'on apprécie beaucoup, voire de son amoureux et dans ce sens, on est prêt à tout gober. Personnellement je n’ai pas bu les paroles de Cahuzac car je ne me situais ni dans le registre de l’estime ou d’un affect particulier, mais tout bêtement parce que je ne pouvais imaginer que cet homme, raide, tranchant, intransigeant, intelligent, bosseur, puisse mentir aussi effrontément à tous, jurer, se parjurer. Chez Evin « Le futur ministre avait déjà sa tête de Savonarole. Maigre comme un clou, accro à la boxe, acharné au travail. Ceux qui l'ont connu dans ces années-là refusent de l'imaginer en homme des basses œuvres. « Lui, dont le père, ingénieur en armement, et la mère, professeur d'anglais, furent deux héros de la Résistance ! » Et puis il a « tenu tête » aux cigarettiers et aux viticulteurs lors du vote de la loi contre l'alcoolisme et le tabagisme. Aux pharmaciens et aux laboratoires d'analyses, dont il a encadré les marges. Dans les manifs, on défilait avec son numéro de téléphone privé sur les banderoles ». Sur son paillasson, « il a trouvé des flacons de sang et des lettres de menace ». Comme tous les hommes qui veulent prouver à la terre entière qu’ils sont les meilleurs « Jérôme est un homme qui ne plie pas, il craque. » dit l’un de ses amis. Je n’irai pas au-delà de ce que je viens d’écrire car je suis comme beaucoup d’entre vous sans autres sources d’informations que ce que je lis ou entend dans les médias.link 


Alors je vais revenir quelques instants sur une interrogation qui entre dans le fonds de commerce de ce blog : qu’est-ce donc que boire ?


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Le philosophe Jean-Luc Nancy répond à cette question dans son petit opus Ivresse chez www.payot-rivages.fr  où après avoir constaté qu’ « autant l’ivresse est présente dans la littérature et – de façon plus limitée – dans la peinture, autant elle semble absente de la philosophie. » estime qu’elle « y joue un rôle pourtant un rôle paradoxal qui commence avec le Banquet de Platon. Les philosophes rêvent de s’enivrer d’absolu et de maîtriser l’ivresse. »


« On dit que le buvard boit l’encre ou bien que le sel boit le vin répandu, rouge sur la nappe. Boire, c’est absorber. La nourriture, pour être assimilée, doit être d’abord ingérée, puis digérée. La boisson, en revanche, semble plutôt se répandre immédiatement à travers le corps. C’est une imprégnation, une irrigation, une diffusion et une infusion. S’il existe un double symbolisme du pain et du vin – que le christianisme a hérité de cultes plus anciens, dionysiaques, aphrodisiaques –, c’est en raison d’une double valence, l’une solide et substantielle, l’autre liquide et spirituelle. »


« Divinité du vin, esprit du vin, autre royaume, ailleurs trouvé au fond de L’honnête verre où rit un peu d’oubli divin. Comme le dit Verlaine… »

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 00:09

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Lire permet de s’extraire des turbulences du jour, de tirer son rideau de fer pour s’isoler, ne pas se laisser happer par le dégoût. Hier fut donc un de ces jours où il me fallait être ailleurs. Ce fut le cas, je me suis mis entre parenthèses, loin de tout, hors tout comme sur une île. Paris permet de se réfugier dans l’extraterritorialité. Pour ne rien vous cacher je n’avais pas envie de poster de chronique, de marquer mon retrait. Et puis, en rentrant de ma péninsule, me replongeant dans « La chambre noire de Longwood », là où je l’avais laissée avant de m’endormir, mes traits de crayon de papier – je souligne beaucoup –m’ont rappelé que je tenais un sujet de chronique.  Que faire ? M’y mettre ! Je m’y suis mis comme si aller à votre rencontre me permettrait de quitter ma presqu’île.


Avec Jean-Paul Kauffmann le vin n’est jamais très loin dans ses écrits mais là, dans son superbe livre sur Longwood, dernière résidence de Napoléon déchu, je ne m’y attendais pas. Et pourtant, alors qu’il est invité à dîner chez les Martineau père et fils, les consuls de l’enclave française qu’est Longwood, dans la partie de la bâtisse où logeait le médecin irlandais de Napoléon O’Meara qui sera renvoyé en Angleterre par Hudson Lowe en juillet 1818, je ne m’attendais pas à le voir découvrir « posée sur la desserte, une bouteille de Château-Batailley, millésime 1986. »


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« Surgissent les images de l’antique pin parasol qui recouvre presque entièrement la façade du château et la bibliothèque si apaisante du propriétaire Émile Casteja. J’ai toujours été fasciné par la pendule Louis XIV qui trône sur la cheminée. Pourquoi l’effigie du vieil homme tenant une faux à la main me vient-elle à l’esprit ? Peut-être a cause de l’inscription « La dernière minute tue », figure du Temps et de sa loi impitoyable. Le vin n’est-il pas la seule matière vivante qui a su résoudre l’irréparable du temps ? Il ne devient délectable qu’en vieillissant. »


Martineau père au cours du repas ne consent à prendre la parole que pour s’occuper du verre et de l’assiette de Jean-Paul Kauffmann « Alors, ce 1986 de Batailley, qu’en pensez-vous ?


-         Excellent. Un peu fermé encore. Belle texture tout de même.

Le commentaire de JPK le divertit.


-         Une belle texture ! J’ignorais que le vin eût à voir avec le tissage, ironise-t-il.


-         Vous ne croyez pas si bien dire. On parle aussi de la trame d’un vin… Surtout pour le bordeaux.


-         Vous savez qu’à Longwood les Anglais ne donnaient à boire à Napoléon que du bordeaux.


-         C’est normal, les Anglais préfèrent généralement le bordeaux au bourgogne.


-         Oui, mais Napoléon avait, lui, une prédilection pour le bourgogne. En France, il ne buvait que du Gevrey-Chambertin. Avec de l’eau, il est vrai. De toute façon, il ne prisait guère les plaisirs de table.


Martineau père devient plus prolixe et va chercher dans son bureau une lettre de lord Bathurst (secrétaire d’Etat aux colonies) au gouverneur Hudson Lowe où il écrit : « Je sais que Napoléon a une préférence pour le bourgogne mais j’ai de bonnes raisons de croire que ce vin ne supporte pas le voyage : que du bourgogne aigre à Sainte-Hélène, et il jurera que je veux l’empoisonner ! »


-         Mais pourquoi cette légende du bordeaux qui voyage mieux que le bourgogne ? questionne Martineau père.


-         Ce sont les tanins… Le bordeaux est un vin très tannique. D’où cette dureté quand il est jeune. C’est pourquoi on le faisait voyage en bateau afin qu’il s’assouplisse. Ce Bathurst était un connaisseur… 


-         Peut-être. Mais c’était aussi une vraie vache. »


Je vous recommande la lecture de « La chambre noire de Longwood » de Jean-Paul Kauffmann publiée par Folio 3083 prix Femina-essai et Grand Prix RTL-Lire 1997.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 00:09

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Jean-Louis Denois, je ne le connais pas. Je n'ai jamais goûté ses vins. J’ai reçu son texte via : Michèle Piron-Soulat qui indique que « cet anticonformiste, innovateur et toujours curieux qui navigue en dehors des chemins balisés, fut le pionnier à Limoux du cépage Pinot noir et des grands vins blancs de Chardonnay, mais aussi des Gewurztraminer et Riesling, tout d’abord interdits, condamnés à l’arrachage, puis finalement aujourd’hui autorisés et primés dans tout le Languedoc. » C’est un vigneron établi  - 11300Roquetaillade www.jldenois.com

-         En 2009 la totalité de son domaine est convertie en bio.

 

-         En 2013 il prend une fois de plus position :


« Produire en bio est certes bon pour la planète, l’environnement, nos sols, notre eau, mais ne faut-il pas aller plus loin ? Le « sans sulfites » est bon en plus pour notre santé ».


Chez ce fils et petit-fils de vigneron depuis 6 générations, la parole se transforme toujours rapidement en actes. 


Ainsi il nous raconte comment il a été interpellé par une de ses lectures et ce qui s’en est suivi. »


Je vous livre son point de vue, sans commentaire, même si celui-ci, comme souvent dans les débats actuels, péremptoire et parfois dépourvu de nuances. Sa conception du vin, somme toute classique, vaut la peine d’être exposée et défendue avec une argumentation rationnelle mais pas forcément convaincante.


« L’été dernier, j’ai découvert l’excellent livre de l’œnologue alsacien Arnaud IMMELÉ, "Les grands vins sans sulfites" qui m’a ouvert l’esprit vers d’autres pratiques possibles et donné l’impulsion à l’aube des vendanges 2012 de pratiquer quelques essais pour réaliser deux cuvées de vins tranquilles sans sulfites : un rouge et un blanc » !


Oui, il est possible d’élaborer des vins sans sulfites sérieux et stables, nets, fruités, clairs et limpides, séduisants et stabilisés par des méthodes douces, physiques et biologiques, et bien sûr sans déviation, goûts bizarre troubles ou tout autre défaut qui interpellent tout dégustateur de bon sens, jamais je ne me suis permis de proposer à la vente ni même d’embouteiller un vin avec un défaut visible.


Je me refuse à appeler mes vins des «nature » tant ce mot a été gâché par des  produits venus d’une autre planète que celle du bon vin. Il n’y a aucun intérêt à faire boire à nos clients des vins nature s’ils sont oxydés, piqués, malades et défectueux, c’est suicidaire pour le monde et la civilisation du vin et je m’insurge contre ce style dégénéré…

 

On n’a pas d’excuses aujourd’hui à ne pas utiliser les méthodes physiques et les outils à notre disposition. Refuser la technologie et les connaissances acquises depuis 50 ans, qui permettent de sublimer les vins plutôt que de les laisser s’abîmer, c’est comme refuser le frigo pour retourner au saloir et à la viande fumée.


Ce n’est donc pas sans rien faire, ni en « laissant seule faire la nature » que nous sommes arrivés à ce résultat, et c’est bien le rôle de l’homme que d’intervenir et la guider.


J’ai consacré à ce projet mes plus belles vignes du Haut Fenouillet, acquises en 2006, converties en Bio,… au plus haut du Val d’Agly, le nouvel eldorado du Roussillon, un vignoble frais entre Corbières et Pyrénées, et grâce à des soins extrêmes, un véritable protocole de grand cru des vignes à la cave, j’ai réalisé ces deux beaux vins 2012, qui expriment bien le style des vins sans sulfites : ils sont plus ronds, soyeux, sans angles ni dureté, et aux sensations tactiles veloutées, avec une excellente buvabilité.


Le point de vue d’un vigneron-éleveur sur des questions cruciales trop souvent détournées et des tabous éludés :


La baisse puis la suppression du SO² est une évolution inéluctable mais qui va déranger, bouleverser le monde du vin, côté producteurs, bien sûr, qui vont freiner des deux pieds et soulever tout un tas d’impossibilités. C’est un sujet tabou qui déclenchera d’immenses polémiques s’il devait  être appliqué, car on touche, avec l’alcool aux deux points sensibles et les désagréments réels du vin !


Mais ce sont de vrais sujets, bien plus que de récolter un jour fruit ou racine ou l’utilisation du soufre volcanique dans les vignes, bref un sujet de fond.


Supprimons le premier et réduisons le second en buvant bon avec modération. 


Le SO² reste le seul additif toxique autorisé en œnologie.  

  

Si on en demandait aujourd’hui l’agrément pour un usage nouveau, il serait refusé.


Il est paradoxal que le cahier des charges Demeter par exemple ait conservé l’usage du SO² alors qu’il condamne l’ajout d’intrants biologiques et sans inconvénients tels que les levures sans aucun danger pour la consommation humaine.


Son usage est traditionnel et c’est là où réside le problème : de mauvaises habitudes, du laxisme de l’avoir généralisé et sans cesse augmenté. C’est le refus du progrès et du changement, et des efforts, que de refuser d’en réduire l’usage.


Aucun autre produit utilisé en œnologie n’est dangereux. Les levures qui sont interdites en biodynamie et critiquées par les fervents défenseurs des vins natures peuvent se manger à la cuillère, elles ont un bon gout de pain frais et sont même favorables à notre transit intestinal (Idem ultra levure). On ne peut pas en dire autant du SO² qui reste pourtant autorisé.


La charte Bio n’interdit pas la chaptalisation, c’est un comble puisqu’il s’agit d’un intrant complètement exogène au raisin (issu de la betterave) ou lorsqu’il est bio : du sucre de canne importé du Brésil, ces apports étant la conséquence de déséquilibres profonds dans des vignes tournées plus vers la productivité que la qualité ….cherchez l’erreur.


Je serais moins choqué de laisser pratiquer le mouillage –raisonnable, déclaré, et à l’eau de pluie- dans nos raisins du sud parfois déséquilibrés par des canicules. C’est un élément naturel qui nous vient du ciel et pourrait parfois rétablir un meilleur équilibre. Pratiquer une telle opération aujourd’hui conduirait tout droit au tribunal alors qu’enrichir pour compenser des excès de rendement est autorisé par décret.


Le bio ne change pas le goût du vin


Produire en bio est une démarche écologique pour obtenir des raisins proprement en limitant l’impact environnemental qui comme chacun le sait est devenu insupportable dans les vignobles, et pour l’image du vin. Mais ça n’a pas d’impact sur le goût du vin. Cependant, comme on peut le constater en dégustant une journée au salon Millésime bio, il y a un style bio avec moins d’excès : de bois, de surextraction, de fruité extravagant, de réduction.


C’est probablement le résultat d’une éthique, d’un recentrage vers l’essentiel, ceci n’est qu’une tendance qui a ses exceptions. 


La vinification sans sulfite change le goût du vin :


Par voie de conséquence parce que les malos sont faites, puisque non bloquées, mais aussi, le SO² agit comme un masque durcissant l’acidité des blancs et les tanins des rouges, et, sans ce masque, les vins sont plus soyeux, veloutés, présentent des sensations tactiles douces. Le fruit est net, pur comme sur une cuve en novembre. L’art est de conserver cette pureté aromatique intacte dans le vin embouteillé, en travaillant très proprement et en éliminant les bactéries qui restent présentes puisque non détruites par l’action bactéricide puissante du SO². Le passage en fût se doit d’être limité en sans sulfites et on ne peut obtenir de vins très boisés sans sulfites, en tout cas, ce n’est pas l’esprit, et on ne va pas s’en plaindre.

 

Les mauvais goûts des vins nature ne sont pas le fait de l’absence de SO² ou du bio, mais les conséquences d’un laxisme, d’un manque d’hygiène et de conscience professionnelle, un manque ou l’absence d’analyses, de suivi œnologique, et probablement de connaissances. Ou la foi naïve dans un rêve d’absolu et de laisser faire la nature. Dans les deux cas, c’est un gros « foutage de gueule » du consommateur et l’anéantissement de l’image du vin, véritable reflet d’une civilisation et de décennies de travail patient.


Méfiez-vous  de l’intégrisme du «0 intrants » qui ne mène nulle part : « Je ne fais rien, je n’ajoute rien, je laisse faire la Nature … ! », c’est bien évidemment n’importe quoi !

 

Le vin n’est pas un produit naturel, un fruit qui se cueille à l’arbre, il est le résultat du travail de l’homme, d’une méthode et d’interventions précises, rigoureuses.  Le vinificateur bio se doit, comme le fait le vigneron bio à la vigne, de remplacer les intrants chimiques par la biologie et des méthodes physiques douces.


Non, comme dans l’éducation des enfants,  le « laisser faire seule la nature » ne fonctionne pas.


Le destin naturel d’un jus de raisin abandonné à lui-même est le vinaigre et la décomposition. 


Plus qu’aucune autre construction naturelle, un bon vin nature doit être guidé par l’homme.


Pour survivre dans la jungle de ce monde industrialisé, un bon vigneron se doit de produire un bon vin authentique, le meilleur possible en fonction de ses impératifs de marché et qui exprime avant tout la typicité climatique du lieu, de la région dans laquelle le vin est produit et c’est tout ! Ce devrait être tout !


Le corporatisme, les AOC telles qu’elles existent dans le sud de la France qui dictent des interdits et fixent des limites plus protectionnistes que cohérentes avec les possibilités réelles du terroir, n’ont plus aucun intérêt.


C’est pourquoi ici, de si nombreux vignerons sérieux qui les avaient déjà quittées au profit des vins de Pays s’engouffrent aujourd’hui dans les Vins de France.


Non, je n’ai pas utilisé du tout de SO² pour faire mes « vins sans sulfite » et il n’y en a pas non plus « qui a été produit par les levures », autre plaisanterie qu’il y aurait lieu d’expliquer et de démystifier.


Ce sont certaines «mauvaises levures sauvages de la nature » qui peuvent produire du SO². Le recours aux levures indigènes est complètement aléatoire et ne peut s’envisager qu’avec plusieurs utilisations de bactéricide tel que le SO² pour faire du ménage ou alors on a des développements bactériens qui génèrent des mauvais goûts. Au contraire, les levures sectionnées l’ont été entre autre sur ce critère et la plupart ne produisent pas de SO². Certaines sont même capables d’en consommer dans leur métabolisme. Ce sont des caractéristiques naturelles de certaines espèces patiemment sélectionnées comme on le fit jadis  pour obtenir une race de chien de chasse ou au contraire gardien de troupeau. Ce ne sont pas pour autant des OGM !


Je vinifie comme on cuisine : je nettoie, je pèse, je mesure, je surveille et veille à obtenir une stabilité par le contrôle de la microbiologie du vin. Je m’inscris dans une démarche rationnelle, écologique, raisonnée et soucieuse avant tout de qualité et de la santé des consommateurs. C’est pourquoi je revendique haut et fort l’origine précise de mes vins sur l’étiquette sans pour autant utiliser d’AOC ou d’IGP.


La seule disponible pour mes vignes de Saint Paul est «l’IGP Côtes catalanes », un bien joli nom pour un rosé et accompagner des sardines un jour d’été dans le port de Collioure, mais qui ne correspond pas du tout à mon vignoble frais du haut Val d’Agly.

 

Comme en cuisine, c’est avant tout la qualité de la matière première qui est primordiale, avec un raisin parfaitement sain car trié à la main, et vendangé à maturité optimale et une acidité harmonieuse, je n’ai pas vraiment besoin de sulfites. Je veux faire des vins nature guidés par l’homme ! link

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 07:57
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David Bowie, après dix ans d’absence, avec the Next Day fait exploser les compteurs : en l'espace d'une semaine, son album dépasse la barre des 50.000 ventes. Votre qui vous aime vous offre en toute légalité, via Deezer, l’intégrale de l'album avec en bonus quelques liens vers la presse écrite :
 
David Bowie, dancing in the musée link
David Bowie : un artiste de la renaissance link
Télérama Next Day link
Le point de vue de Luc Charlier link
 
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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:00

Dans nos conversations comme nos écrits il nous arrive souvent, pour faire joli ou pour faire genre, d’utiliser des expressions populaires qui nous sont familières mais dont nous ne connaissons pas très souvent l’origine. Ainsi nous renvoyons facilement un projet qui ferait du bruit dans Landerneau aux calendes grecques car nous avons peur qu’il fasse chou blanc vu que nous y causons comme une vache espagnole.

Un brave fonctionnaire du Ministère de l’Instruction Publique – j’aime cette appellation qui renvoie à la fonction première de l’école : instruire – Charles Rozan (1824-1905), qui avait sans doute des loisirs  écrivit en 1868 chez J.Hetzel éditeurs « Petites ignorances de la conversation » qui vient d’être réédité par les éditions des Equateurs www.equateurs.fr 13,50€.

 

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Pour la première version, celle de l’Académie, elle aurait pour origine le larigot, espèce de flûte ou de petit flageolet qui n’était plus en usage mais qui avait donné son nom à un jeu d’orgue composé d’un grand nombre de petits tuyaux qui rendent un son très aigre. Ils supposent pour jouer du larigot il fallait souffler très-fort, et par conséquent boire beaucoup. »

Charles Rozan doute de cette version il est plus disposé à croire avec un certain Ménage que larigot serait une allusion aux longs verres en forme de flûte dans lesquels on buvait autrefois.

Tire la Rigault, l’orthographe admise par l’auteur repose sur une histoire qui rappelle l’expression boire comme un sonneur. « Au XIIIe siècle, un archevêque de Rouen nommé Odon Rigault donna à cette ville une cloche d’une grosseur prodigieuse. Cette cloche appelée la cloche Rigault et par abréviation la Rigault, ne pouvait être mise en mouvement dans de grands efforts. Les sonneurs qui tiraient étaient naturellement d’autant plus altérés qu’ils avaient plus de peine, et l’on a été ainsi amené à regarder ceux qui buvaient beaucoup comme des gens qui auraient tiré la Rigault.

Dernière version, dans le meilleur style gaulois, « Alaric, roi des Goths, fut défait en bataille rangée, auprès de Poitiers, par le roi Clovis. Les soldats joyeux lorsqu’ils buvaient, se disaient les uns aux autres : Je bé à ti, reï Alaric Goth.

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 00:09

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Même le dimanche il bosse votre Taulier, il remet encore l’ouvrage sur le métier mais tout de même il ne faut pas pousser pépé c’est le service minimum pour toujours mieux vous informer sur des sujets concernant votre chère santé.

Deux liens :

-        Un vers le blog de Jean-Yves Nau, titulaire de la chaire journalisme et santé publique sur « le possible retour à une consommation raisonnée de boissons alcooliques chez des personnes devenues malades de l’alcool. Des alcooliques pour lesquels le salut ne passait jusqu’ici que par l’abstinence totale, absolue, définitive et radicale. Tous les alcoologues (et plus encore les malades alcooliques) vous diront que c’est là, sinon un nouveau paradigme, du moins un évènement considérable. »link

-        L’autre vers le Département Sciences Sociales, Agriculture et Alimentation, Espace et Environnement (SAE2) de l'INRA qui organise une Journée de communication et de discussion de travaux récents sur le thème de : « L’étiquetage nutritionnel face à l’arbitrage goût-santé » le Mercredi 10 avril 2013 Paris, FIAP Jean Monnet.

 

« Les relations entre pathologies chroniques et consommations alimentaires soulèvent de nombreux enjeux en matière de santé publique. Cet événement a pour objectif de contribuer aux réflexions sur ce thème en s’intéressant à l’arbitrage entre goût et santé par les consommateurs et à ses conséquences sur l’évolution de l’offre alimentaire. La journée abordera en particulier la question du rôle de l’étiquetage et de l’information nutritionnelle face à cette tension, parfois perçue par les consommateurs, entre qualités gustative et nutritionnelle.

 

Cet évènement s’adresse à un public élargi (chercheurs mais aussi professionnels, spécialistes des secteurs agricoles, agroalimentaires et de l’environnement, journalistes).

 

Louis-Georges Soler, Directeur de Recherches au Laboratoire INRA ALISS, et Bernard Ruffieux, Professeur d’Economie à l’INP de Grenoble et membre de l’UMR GAEL, animeront cette journée.

Les présentations scientifiques s’appuieront particulièrement sur les résultats du programme ANR-AlimInfo (Politiques alimentaires et d’information nutritionnelle des consommateurs).

 

Les intervenants seront Olivier Allais, Martin Bruegel, Philippe Cardon, Nicole Darmon, Géraldine Enderli, Caroline Méjean, Laurent Muller, Pascal Schlich, Gilles Trystram.

 

L'inscription est gratuite mais obligatoire dans la limite des places disponibles.

Merci de vous inscrire avant le vendredi 29 mars 2013 auprès de Céline Colasuonno via le formulaire d’inscription en ligne à l’adresse suivante :link et link

 

La restauration sur place est possible, aux frais des participants (merci de le préciser lors de votre inscription).

En espérant vous recevoir nombreux à cette occasion.

La direction du département SAE2 et le comité d'organisation.

LE PROGRAMME ICI link

 

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