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16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 06:00
Ça balance pas mal à Paris : Michel Issaly et ses VIF lancent le premier salon « Nature et vins »

Les 30 et 31 mai à l’Espace Champerret, Paris XVIIe, Michel Issaly lance la 1ère édition du Salon des vins des Vignerons Indépendants de France réservé aux adhérents labellisés AB ou HVE, soit 85 exposants dont 13 HVE (Aujourd'hui une centaine de VIF sont labellisés HVE). 

 

HVE ICI

 

Xavier de Volontat, en charge des salons chez les Vignerons indépendants, y va lui avec des pincettes «Nous défendons un métier pas la façon d'exercer ce métier» et c’est un peu contraint et forcé par des consommateurs qui « demandent d'être plus précis dans notre offre, notamment concernant les repères environnementaux » que les adhérents qui s'engagent dans cette philosophie de culture sont mis en avant « pour répondre à cette demande » Ce n’est pas le franc enthousiasme, comme une concession : « le Salon Nature et vins est un essai. On va voir s'il y a quelque chose de réel derrière la demande des consommateurs ».

 

Y’a du compromis dans l’air dans la maison des VIF entre 2 anciens présidents et Michel Issaly a emporté la première manche en ménageant, comme il sait si bien le faire, toutes les sensibilités.

 

Dans les 5 questions à Michel Issaly d’Evelyne Malnic dans plus belle la vigne bio celui-ci se livre à un bel exercice d’équilibre : 

 

En appelant votre salon « Vin et nature », ne craignez-vous pas une confusion avec les vins naturels ?

 

Michel Issaly : il nous a paru important de réunir ces trois valeurs fortes que sont le bio, la biodynamie et le label HVE**. Le mot « nature » est ressorti. Il traduit bien notre propos. L’intérêt du bio est en premier lieu environnemental, pour les paysages, la biodiversité, la vie, le retour à un équilibre pour une nature riche, diverse, vivante. Par ricochet, le bio c’est bon pour l’homme, sa santé. Le salon est ouvert aux vins nature. Mais pas naturels. Nous sommes très à cheval sur la notion de certification qui est une garantie pour le consommateur. Or il n’existe pas de charte, de cahier des charges, de traçabilité en ce qui concerne les vins naturels. Un vin n’est pas « naturel » si l’homme n’est pas au centre du process, il est prépondérant à la vigne, au cours de la vinification. La nature impose son rythme, l’homme veille.

 

Mon cher Michel, c’est un peu jésuite : les vins nature qui ne sont pas naturels mais c’est une belle percée conceptuelle, une petite brèche dans la muraille de Chine dressée par les maîtres de la vigne et du vin en France.

 

On avance, on avance et je suis sûr que nous aurons assez d’essence pour sortir des sentiers battus et montrer aux sceptiques que les amateurs de vins nus ne boivent pas que de la philosophie. L’idéologie dominante n’est plus aussi sûre d’elle…

 

Cher Michel tu es l'invité permanent de mon espace de liberté, si l'envie te prend de t'expliquer plus encore sur les vins nature pas naturels tu es le bienvenu...

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 06:00
De la vigne au vin il n’y a pas qu’un seul chemin : le goût vin traduit-il le goût de la terre ou n’est-il qu’un habit au  service d’une phraséologie ?

Pour le vin tout commence dans la vigne et comme l’écrit Agathe Petit dans Thinkovery : « depuis l’Antiquité, on estime que le goût du vin traduit le goût de la terre. Cette pensée s’est accentuée au XVIIIe siècle, au cours duquel les premières appellations viticoles ont été créées. Logique : le goût associé à l’origine géographique, au terroir, devenait un levier commercial. Heureusement, c’est un peu plus compliqué que cela. »

 

La complexité voilà l’ennemi de nos sociétés de l’instantanéité, du message simple des communicants, de la paresse des passeurs d’infos réduits à l’état de simple haut-parleur…

 

Choix des sols, de l’exposition, de la pente, du micro-climat, quête patiente et ancienne aujourd’hui étendue et distordue pour satisfaire le plus grand nombre : le terroir au sens premier, la terre d’accueil, n’est plus qu’un vaste manteau, un habillage commercial qui corrode et affadi le socle des AOC.

 

Et puis il y a le porte-greffe, on parle peu au consommateur du porte-greffe. « Le porte-greffe est la partie enterrée du cep de vigne qui soutient le greffon, la partie aérienne de la vigne. Son usage s’est généralisé à partir de 1870 en Europe. (Auparavant le cep était franc de pied) Pour résister à l’invasion de phylloxéras, ces porte-greffes sont tous d’origine américaine, car il s’agit de la seule variété résistante à l’insecte nuisible, lui-même originaire d’Amérique. Il en existe plusieurs variétés plus ou moins vivaces qui constituent les racines de la vigne et lui permettent de puiser plus ou moins profondément les nutriments et l’eau contenus dans le sol. Le choix du porte-greffe doit donc tenir compte du type de sol du vignoble, de l’hydrométrie et des variétés de cépages qu’il portera. Outre le porte-greffe, le vigneron dispose d’un arsenal pour adapter sa vigne aux variations climatiques qui peuvent être importantes entre deux années, ce sont les techniques culturales. Le niveau d’enherbement entre les rangs déterminera l’évaporation de l’eau, la taille de la vigne et la fertilisation des sols influeront sur le rendement, le choix des dates de vendanges détermineront la qualité du vin selon le degré de maturation. »

 

Le choix du sol, sa préparation, la densité de plantation… et puis comme le note Loïc Le Gac les méthodes de culture. Je ne suis pas technicien donc je ne vais pas m’aventurer sur le terrain de la non-taille, de l’irrigation, du choix de la fertilisation : engrais organiques (déchets végétaux, tels purins de plantes et feuilles mortes, ou animaux, comme le fumier, le guano) ou minéraux (naturels ou de synthèse N.P.K), du travail mécanique du sol, de l’emploi de désherbants, de l’utilisation de fongicides et d’insecticides…

 

Tout ça pour souligner que sous les grandes ombrelles des appellations se cachent des pratiques aux antipodes les unes des autres. Passer outre, ne pas faire la transparence c’est nourrir des peurs, des faux-débats, des oppositions stériles.

 

« La question du futur de l'agriculture est toujours perçue sous cet angle : d'un côté le modernisme, de l'autre un retour en arrière. Quel retour en arrière ? A la fin du XIX, il est faux de dire que les producteurs - et surtout la viticulture confrontée à de nouvelles maladies- font du bio sans le savoir. Ils initient une démarche tout à fait nouvelle pour l'époque qui est de traiter pour produire. Le "bio" en revanche est une approche tout à fait moderne. Passer en bio, ce n'est pas faire un bond 100 ans en arrière. C'est simplement proposer une solution alternative au chimique. Non au traitement.

 

La question est ici bien posée : comment travailler avec le vivant plutôt que contre ? Comment parvenir à se passer de traitement ? Ce changement d'attitude est la clef du futur pour la production viticole en particulier, production tout à fait subsidiaire. Pour le reste de l'agriculture, je ne m'engage pas.

 

Maintenant, cette évolution passe par de la recherche, du développement, certainement du matériel. Un autre modèle agricole, qui nécessite des investissements à tous ces niveaux. Rien de bien nouveau sous le soleil, et vu sous cet angle, ce système est tout à fait de notre époque. »

 

C'est Jean-Yves Bizot vigneron de Vosne qui l'écrit en commentaire.

 

Pour Agathe Petit, à ce stade les nutriments du sol sont des déterminants passifs, le sol a chimiquement peu de prise sur le goût du vin. « En revanche, physiquement, il a son rôle à jouer : proportions d’argiles, de sable et gravier, voire de galets, influeront sur l’humidité et la « chaleur » du sol. Un sol pierreux et chaud accentuera la maturité du raisin, un sol argileux et frais la ralentira, synonyme généralement d’une plus grande complexité aromatique. »

 

Pour elle le cépage est le vrai protagoniste :

 

« Le « bouquet » aromatique d’un vin est formé de plusieurs familles de molécules qui lui apportent ce que l’on appelle une flaveur. Ce terme désigne l’ensemble des sensations ressenties lors de la dégustation d’un produit alimentaire. Chacune de ces familles moléculaires est présente dans les baies de raisin, de la floraison à la maturation, et dans toutes les variétés de vignes à l’exception de quelques-unes que l’on ne retrouve que dans certains types de vignes (les arômes de kérosène spécifiques au riesling ou de poivre noir dans la syrah).

 

Elle appelle ça la « typicité » et explique que c’est la microflore qui en est à l’origine.

 

Mais avant d’arriver au chais lorsque le raisin est « mûr et sain » il faut le couper :

 

La machine à vendanger connaît pas !

 

Et pourtant en 2010, 60 % des vendanges en France sont réalisées par ces machines, « la pratique traditionnelle de récolter les grappes à la main a régressé et ne représente guère plus de 30% de la récolte en France. » Ce chiffre serait encore bien plus faible si la Champagne, le Beaujolais, n’interdisaient pas la vendange mécanique.

 

Les dépliants des communicants nous montrent pourtant des hordes de joyeux vendangeurs coupant dans les beaux terroirs vantés. Il ne s’agit pas ici de prendre parti pour ou contre mais de demander qu’on arrête de faire prendre aux consommateurs des vessies pour des lanternes.

 

Les baies charroyées avec plus ou moins de soins arrivent sur les quais où, elles peuvent être triées manuellement en gants blancs ou maintenant par des viseurs laser, et c’est parti mon quiqui pour la boîte noire des chais.

 

Que dit Agathe Petit sur la main du vinificateur ?

 

« D’une année sur l’autre et selon la qualité des grappes, le vigneron peut agir sur le développement de la microflore via un couvert végétal et/ou durant la vinification en infléchissant ou en augmentant l’activité des bactéries et levures via la variation des températures des cuves. Il peut aussi gérer la variation de l’oxygénisation et le sulfitage… »

 

Agir donc mais « Les vignerons qui le souhaitent peuvent même s’affranchir complètement de la microflore présente sur leur vignoble et choisir d’introduire des levures et des bactéries issues de cultures en laboratoire. Dans ce cas, la typicité du vin n’est plus naturelle et en rien liée au terroir. »

 

L’OIV nous le rappelle

 

« Le vin est exclusivement la boisson résultant de la fermentation alcoolique complète ou partielle du raisin frais, foulé ou non, ou du moût de raisin. Son titre alcoométrique acquis ne peut être inférieur à 8,5% vol.

 

Toutefois, compte tenu des conditions de climat, de terroir ou de cépage, de facteurs qualitatifs spéciaux ou de traditions propres à certains vignobles, le titre alcoométrique total minimal pourra être ramené à 7% vol. par une législation particulière à la région considérée. »

 

De la vigne au vin il n’y a pas qu’un seul chemin.

 

« Dans le but de contribuer à l'harmonisation internationale et afin d'améliorer les conditions d'élaboration et de commercialisation des produits vitivinicoles, et en tant qu'organisme de référence dans le domaine de la vigne et du vin, l'OIV élabore les définitions et descriptions des produits de la vigne.

 

Les définitions de ces différents produits vitivinicoles sont reprises dans la première partie du Code International des Pratiques Œnologiques.

 

Il constitue un document de référence technique et juridique, visant à une normalisation des produits du secteur vitivinicole, qui doit servir de base à l'établissement des réglementations nationales ou supranationales et s'imposer dans les échanges internationaux. »

 

Face aux pratiques œnologiques je suis très Lalau-boy :

 

« C'est que l'Eglise des Faux Monnayeurs du Vin, qui a oublié les prophètes pour le profit, a mis la main sur le Terroir comme la Misère est descendue sur le Sud Soudan; elle l’a désacralisé. Ses prêtres nous montrent des cailloux, mais dans l'arrière salle de la sacristie, ils levurent, ils osmosent le dur, ils rectifient le mou, ils réacidifient les burettes. Il n’y a plus que leurs bedeaux, leurs sonneurs de cloches, qui font semblant d’y croire, bien forcés puisqu’ils en vivent.

 

Et nous, les journaleux, leurs porte-voix, leurs porte-plumes, on ferme les yeux ou on tombe dans leurs panneaux.

 

Ils nous inondent de communiqués à la noix à l’annonce du moindre projet de classement des couilles climatisées des moines de Bourgogne ou des mornes villages de Champagne, mais pas un mot sur le concassage d’une parcelle de premier cru à Gevrey ni sur les betterave partys institutionnalisées.

 

Ils veulent bien qu’on leur cire les pompes à vin, quitte à leurrer le consommateur, mais pas question de mettre notre nez dans leurs petits secrets, on passerait pour des ingrats ou des irrespectueux. Pas question d’empêcher quiconque de massifier en rond, sinon, on se plaindra à ton éditeur. Notre respect, pourtant, c’est d’abord au lecteur qu’on le doit. »

 

Tout comme lui je suis basique : si on sucre c’est pour augmenter le degré alcoolique et souvent masquer la pauvreté du vin, si on pratique l’osmose inverse c’est pour retirer de l’eau, l’intervention sur le vin n’est jamais neutre, elle répond a une volonté de corriger, de soigner, d’accélérer un processus, d’abaisser les coûts… on ne fait jamais rien pour rien...

 

Il ne s’agit pas de juger mais d’informer.

 

Quand je lis ça « Pour le vin, les tanins peuvent provenir du raisin, du bois de chêne qui compose les fûts, ou bien de tanins commerciaux. Pendant la phase de vinification, des tanins extraits de la noix de galle, du quebracho, du chêne ou du châtaigner sont ajoutés, ainsi que des extraits de pépins et de pellicule de raisin lors de la phase d'affinage. » je suis tout de même en droit de m’interroger.

 

N’en déplaise à certains communicants je suis certes un vieux qui vieillit mal, ridicule (dixit Gérard Bertrand) ou imbus de lui-même (dixit un retraité qui n’a jamais digéré de se faire virer de son fromage) mais tout ce beau monde qui s’horrifie sur la vacuité de nos élus, leur absence d’intérêt pour les préoccupations des citoyens, devraient tout de même s’interroger sur le creux de leur baratin formaté avec du terroir plein la bouche.

 

Informer ce n’est pas forcément mettre en avant des manquements, des pratiques légales mais soigneusement cachées, mais revenir à ce que souhaitaient les pères des AOC : dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit…

 

Merci

 

L’ouverture d’un débat ne passe pas forcément par un bon repas pour se créer des obligés, le dire, l’écrire n’est pas politiquement correct mais je voudrais bien qu’on m’explique les raisons autres de ce modus operandi ?

 

Oui je préfère ce qu’écrit Olivier de Moor à une « bonne action », l’agroforesterie, mise au service de celui qui la pratique avec ostentation. Le fameux savoir passe aussi par de vrais remise en question plutôt que par la cosmétique de la communication.

 

« La viticulture pourrait être un problème secondaire, puisque toute l'agriculture est concernée. Cependant le vin n'est pas indispensable à notre existence. Même si je pense que nous en avons besoin pour nous relier. Le vin de façon symbolique en apparence non vital, en absence dépourvu de première nécessité, de luxe, est un laboratoire d'adaptation aux enjeux d'avenir.

 

C'est à nous de trouver des solutions, et si nécessaire de rompre les chaines qui bloquent notre évolution.

 

L'AOC dès le début marque un tournant. Limite autant les abus, que le pouvoir d'adaptation.

 

Elle fige une image du vin, en nous faisant croire que l'histoire est dite. La géographie définitive. Et déjà sans seulement penser le "progrès" des moyens techniques perceptibles dans les années 30.

 

Je pense de plus en plus que l'AOC nous a dépossédé de ce qui constitue l'essentiel, notre raison d'être à savoir être des paysans agronomes, où nos gestes, nos actions, notre travail ont une logique sur notre lieu de vie. La logique actuelle me dépasse de plus en plus.

 

L'AOC a permis d'aider au commerce. A la richesse de certaines régions, de certains espaces. Mais "ces ruées vers l'or "ont donné des zones géographiques occupées à 100 % par la vigne. Un non sens agronomique.

 

Et dernièrement on en a remis une couche de bêtise définissant par exemple jusqu'à la hauteur permise des "mauvaises" herbes, la quantité permise de hauteur de feuillage d'apparence sein. Et tout cela avec l'hypocrisie du contrôle selon de l'individu.

 

Pourquoi ? Quelle était la vraie destination de tout cela ? Sa vraie justification pratique est commerciale ?

 

Bien avant ces histoires d'AOC, il faut simplement considérer la culture de la vigne. Chercher dans Dion, Jullien, Guyot, et bien d'autres. Et se rendre compte qu'à chaque crise, il y a obligation de réaction sur les moyens mis en oeuvre.

 

Dans ce village où j'habite il n'a pas si longtemps le cépage SACY était majoritaire, et auparavant il y avait suivant les lieux, du Beaunois, du Morillon, du Pinot complanté au début XIX avec du Plant vert, des lombards en sommet de plateau, et encore avant quoi du Chenin(?) ramené par les moines de Tours fuyant les Vikings ?

 

Donc le premier hic c'est qu'on a marqué Chardonnay considérant la seule photo post-phylloxérique.

 

C'était peut-être la bonne solution. Sauf que déjà les vignerons passaient leur temps à sulfater à dos.

 

Je ne parle bien entendu que du cépage. Mais ce verrou en est un parmi tous ceux du CDC de nos AOC. Mais c'est là. Avec ses conséquences. Un dogme.

 

Le premier dogme c'est le cépage. »

 

Je note aussi « Hennessy demande à ses apporteurs d’abandonner le désherbage en plein »

 

De la vigne au vin il n’y a pas qu’un seul chemin : le goût vin traduit-il le goût de la terre ou n’est-il qu’un habit au  service d’une phraséologie ?
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 06:00
Je relisais ce magnifique livre recette de cuisine de Proust à la recherche du Pain Perdu avant de d’écrire sur la passion des Cotretis* et du champagne que Diderot n’a jamais caché

Dieu bénisse les attaché(e)s de presse et de communication qui distribuent la bonne parole lors de voyage ou de déjeuner de presse. Ça s’appelle un dossier de presse et sous forme électronique ça se copie-colle aisément avec parfois de petits arrangements pour se distinguer de la concurrence flémarde.

 

Imaginez un seul instant la tête de celle ou celui chargé du compte Twitter d’un ex-président de la République qui, à l'occasion d'un meeting le 11 mai à Pavillons-sous-Bois (en Seine-Saint-Denis), a diffusé l’intégralité du discours du chef en mettant en exergue son immense culture. Normal, son discours portait sur notre Éducation Nationale :

 

"Je relisais ce magnifique livre de Victor Hugo, 1793. L'école fut la 1ere décision dans la République." #NSpavillons #LesRépublicains

 

Nouvelle bourde littéraire qui a fait la joie des internautes mais qui a du valoir au pauvre nègre une avoinée de première. 

 

Pathétique Nicolas… même ses "nègres" sont incultes… https://twitter.com/Maitre_Eolas/status/597837462396874753 

 

Hingant Anne-Laure @Alhingant

Je relisais ce magnifique livre recette de cuisine de Proust a la recherche du Pain Perdu ‪#‎TweeteCommeSarko

 

Marc Hillman @HillmanMarc

Je relisais ce magnifique livre d'Alfred de Musset "On ne badine pas avec Zemmour" #TweeteCommeSarko

 

ciboulette @Bref_je_tweet

Je relisais ce magnifique livre de Gustave Flaubert : "Madame Balkany"

#TweetecommeSarko

 

Effet d’aubaine que ce périple littéraire alors que je m’intéressais à Diderot à table

 

« S’il est probable que la vie « sédentaire » de Diderot (c’est le lot de tout écrivain) joua un rôle dans le délitement progressif de son organisme, il en va différemment de ses indigestions passagères dont les causes sont plus occasionnelles. Elles sont souvent dues à une façon de manger désordonnée, comme sous l’effet d’une fringale hypoglycémique, mais elles tiennent fréquemment aussi à une passion du vin que Diderot n’a jamais cachée. C’est même le seul goût qu’il avoue expressément, et à chaque fois qu’il évoque une « débauche de table », on peut être sûr qu’il y a du vin à la clef : « Ô ! La bonne chose pour la santé qu’une débauche de vin », déclare-t-il à Sophie, ce qui, en vérité, est loin de se vérifier toujours. Ainsi du fatal conseil de son ami Damilaville, qui se risqua à lui recommander du vin blanc pour soigner un rhume de cerveau et des courbatures :

 

Dimanche passé, Damilaville me persuada qu’il fallait guérir tout cela avec du vin de champagne et de la bonne compagnie. Son remède me plut. J’acceptai. Lundi donc, le ventre à table, le dos au feu, je causai, je plaisantai, je bus, je mangeai, depuis une heure jusqu’à dix du soir. La nuit du lundi au mardi a été affreuse. J’ai cru que je mourrais.

 

Le bon vin n’en reste pas moins une tentation constante. Aussi Naigeon a-t-il recours à cet argument décisif pour convaincre Diderot de venir déjeuner chez lui:

 

Tous sont avertis et se rendront à onze heures dans mon réduit. Cotretis* et champagne se boiront et affecteront délicieusement les papilles nerveuses qui couvrent la surface de votre langue et tapissent votre palais. Vos amis se font une fête de célébrer avec vous ces divines orgies.

 

* Cotretis = côte-rôtie

 

« En plus de l’expérience gustative insurpassable que représente le vin pour Diderot, c’est aussi le caractère célébratif des « divines orgies » (selon l’expression de Naigeon) qui se révèle pour lui irrésistible. Même lorsqu’il est mal en point, il ne peut se refuser à l’appel d’une joyeuse compagnie et de la franche gaieté. Le vin suscite, en effet, une euphorie et un enthousiasme qui font, de son point de vue, tout le bonheur de la vie et qui sont propres aux réconciliations. « Nous ne parlerons point du passé, et nous boirons du bon vin », promet-il à sa sœur après une longue série d’orages domestiques. »

 

Extrait de La gourmandise et la faim Histoire et symbolique de l’aliment (1730-1830) Jean-Claude Bonnet.

 

Pas besoin ni d’un voyage ou d’un déjeuner de presse pour relire ce magnifique livre de recettes de cuisine de Proust à la recherche du Pain Perdu avant de d’écrire sur la passion des Cotretis* et du champagne que Diderot n’a jamais caché…

 

Je relisais l'Iliad, de Xavier Niel

Je relisais ce magnifique livre recette de cuisine de Proust à la recherche du Pain Perdu avant de d’écrire sur la passion des Cotretis* et du champagne que Diderot n’a jamais caché
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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 06:00
« L’agriculture moderne vit à crédit, elle consomme plus de richesses qu’elle n’en produit. Le système n’est plus pérenne et des voyants rouges s’allument un peu partout sur la planète » Emmanuel Bourguignon

C’est dans un nouveau magazine Thinkovery  la Recherche pour ce faire une idée, le n°3, qui consacre un gros dossier à la science du vin.

 

Qui sont-ils ?

 

Réponse ICI

 

C’est le point de vue d’Emmanuel Bourguignon directeur du développement du LAMS (Laboratoire du d’analyses microbiologiques des sols), créé en 1990 par Claude et Lydia Bourguignon ses parents, sur la biodynamie entre autre réflexions.

 

Ce garçon n’est pas péremptoire, il avoue son humilité d’homme de science car « tout ce qu’il a pu apprendre sur le monde végétal, sur les microbes, l’eau, l’a rendu « sûr » d’une seule chose, c’est que notre connaissance scientifique est bien faible. Nous n’avons qu’effleuré la surface. Les mécanismes biochimiques au sein des cellules sont tellement complexes, et influencés par tellement de facteurs, qu’il serait peut-être prétentieux de dire que ces énergies ou leurs effets n’existent pas. »

 

Savoir avouer : je ne sais pas, douter, est pour moi un gage important de crédibilité. 

« L’agriculture moderne vit à crédit, elle consomme plus de richesses qu’elle n’en produit. Le système n’est plus pérenne et des voyants rouges s’allument un peu partout sur la planète » Emmanuel Bourguignon

Je vous propose de découvrir sa réponse à la question : « Diriez-vous qu’à long terme, la viticulture biodynamique (ou agrobiologique) est l’avenir de la viticulture biologique au sens « bruxellois » du terme ? »

 

« Je dirais qu’il faut d’abord la volonté de retrouver une agriculture (viticulture incluse) capable d’être plus en équilibre avec l’environnement dans lequel elle est pratiquée, une agriculture capable de retrouver une diversité de cultures, de variétés végétales, de races animales et une biodiversité « sauvage », une agriculture générant moins de déchets avec un meilleur recyclage du carbone tout en diminuant les apports externes de fertilisant, une agriculture moins vectrice de pathogènes et moins consommatrice d’énergies fossiles et de pesticides, une agriculture qui en plus de protéger les sols les améliore aussi… Tous ces éléments devront absolument être mis en place pour retrouver une agriculture pérenne. Là, les politiques, Bruxelles, ont beaucoup à faire pour permettre une démocratisation de ces modèles et entamer un réel changement de cap dans le modèle agricole à l’échelle européenne. Cela passera forcément par une diminution des pouvoirs des multinationales de l’agro-industrie, mais vu les enjeux financiers, cela s’annonce très compliqué. L’agriculture était par définition la seule activité humaine capable de générer plus de richesses qu’elle n’en consommait (production basée sur la photosynthèse donc l’énergie solaire, gratuite). Cette agriculture-là augmentait la fertilité des sols, assurait un tissu social important dans les campagnes. Aujourd’hui l’agriculture moderne vit à crédit, elle consomme plus de richesses (énergies fossiles, destruction des sols) qu’elle n’en produit. Le système n’est plus pérenne et les voyants rouges s’allument un peu partout sur la planète. »

 

Retour en arrière ?

 

« Il ne s’agit pas de revenir en arrière, mais plus exactement de retrouver une viticulture/agriculture qui travaille avec le vivant et non contre… »

 

La suite et l’ensemble de ce point de vue sont à lire dans le n°3 de Thinkovery 15€ chez votre libraire ou maison de la presse.

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 15:40
Quand 1 avion s’envole : J-Y Bizot pointe le doigt vers le ciel et si notre futur était une réappropriation du temps ?

« Quand le sage désigne la lune, le sot regarde le doigt. » attribué à Confucius.

 

« Lorsqu’on compare l’avion solaire avec un avion normal, c’est sûr qu’il vole moins vite, est moins performant, et parait presque d’une époque révolue. Mais si je devais faire un dessin du futur, c’est lui que j’y représenterais. Je sais très bien – je l’ai rappelé – ce que vous avez pu écrire et dire sur la viticulture et ses dérives. C’est la raison pour laquelle Olivier vous a interpellé et que j’ai pris le relai. Où se trouve notre futur ? Dans ce qui se pratique aujourd’hui, et qui assure sans conteste de belles réussites. Ou dans ce qui est peut-être moins abouti, mais ouvre des perspectives. » Jean-Yves Bizot

 

En rentrant du restaurant sur mon vélo je suivais une 2CV6Spéciale conduite par une très vieille dame impeccable, cheveux gris tirés, et je me disais que pour aller d’un point à une autre, cette drôle de caisse « Cette petite voiture économique sera cachée, pendant l’occupation, chez Citroën sous le nom de code « TPV » : très petite voiture. La folle histoire de celle que l’on appellera familièrement la deudeuche commence officiellement en 1939. L’ingénieur qui va être le père de la 2CV est André Lefèvre qui est un esprit novateur. » valait toutes les bagnoles bourrées d’électronique. 

Quand 1 avion s’envole : J-Y Bizot pointe le doigt vers le ciel et si notre futur était une réappropriation du temps ?
Quand 1 avion s’envole : J-Y Bizot pointe le doigt vers le ciel et si notre futur était une réappropriation du temps ?
Quand 1 avion s’envole : J-Y Bizot pointe le doigt vers le ciel et si notre futur était une réappropriation du temps ?

Nostalgie, non ! et non !

 

Simplement une réflexion sur la valeur temps : ne serait-elle pas pour nous le terreau de nos innovations dans le secteur de l’agriculture et de la viticulture.

 

Simple question qui demande que l’on lève un instant le nez d’au-dessus de nos verres. Et si la meilleure défense de la civilisation du vin passait par une modernité du temps retrouvé ?

 

Je vous la soumets.

 

Bonne fin de journée

 

NB. je vous rappelle que pour avoir accès aux chroniques citées il suffit de cliquer sur les liens en rouge

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 06:00
Une conclusion qui en dit bien plus long qu’un long discours : Michel Bettane accorde sa commisération aux vignerons rebelles de Moor et Bizot…

N’est pas Bernard Maris qui veut. 

 

Lumineux, éclairé, « homme plein de tact, de courtoise, d'écoute et d'intelligence pour un autre regard sur notre monde. Pour beaucoup, certainement un « rebelle », qui venait remettre en cause leur pré carré de suffisance, construit sur les raccourcis et la facilité. »

 

La hauteur de vue à la bonne distance, ni trop haut, ni trop près, est l’apanage des esprits clairs qui n’ont nul besoin de longues circonvolutions embrouillées pour aboutir à leurs conclusions. Conclusions qui n’ont rien de définitives, elles ne sont que le simple état des lieux de là où en est arrivée la discussion.

 

Confronter des points de vue différents, voire diamétralement opposés, avec rudesse, une forme de colère, voire l’emploi de mots verts, doit se faire à armes égales, sans distinction du statut des interlocuteurs. Il ne peut y avoir dans ces échanges des obligés.

 

Conclure ce n’est pas claquer la porte au nez et à la barbe de celui ou de ceux avec qui on a engagé une discussion mais, en mots choisis, en phrases serrées, expliciter le fond de sa pensée.

 

La chute de Michel Bettane (la conclusion de ses 2 chroniques), elle, c’est du «lourd» dans la forme la plus accomplie d’un mépris suffisant qui risque pourtant, à très court terme, de revenir en boomerang aux tenants du conformisme.

 

Quant à en appeler, comme il le fait, à l’Union Nationale autour du vin chef d’œuvre en péril pour disqualifier la position des rebelles, ça relève du dernier recours lorsque l’on est à court d’arguments sérieux.

 

L’unanimisme de façade est l’une des formes les plus perverses de la dilution de la notion d’AOC : sous les grandes ombrelles se cachent des vins…

Une conclusion qui en dit bien plus long qu’un long discours : Michel Bettane accorde sa commisération aux vignerons rebelles de Moor et Bizot…

« Certains producteurs enfin, le plus souvent de la famille des vignerons «rebelles», vont encore plus loin et considèrent que leur produit ne peut être dégusté que par des critiques ou des amateurs et clients potentiels déjà acquis à leur cause. Ils considèrent que leurs vins nés de pratiques culturales et œnologiques différentes, entendez évidemment bien plus honnêtes et conformes à leur idéal, choqueront au milieu des autres. Ils sont renforcés dans cette idée par les nombreux rejets des organismes indépendants de contrôle des appellations au cours des dégustations obligatoires de labellisation.

 

Dois-je leur rappeler que leurs vins n’ont pas pour vocation de dormir dans leurs caves et qu’ils sont commercialisés comme les autres et donc sous le regard du public et des critiques ? Il n’y a aucune raison de leur accorder le privilège de l’indifférence.

 

Mais qu’ils se consolent. Le manque de place dans les guides ou les revues, la difficulté d’accès à leurs produits ou la commisération que nous éprouvons pour eux, née du fossé qui existe entre la noblesse de leur idéal et la médiocrité de quelques-unes de leurs œuvres font que nous parlons moins d’eux que nous le devrions.

 

Hélas, l’addition de tous ces particularismes et de toutes ces frilosités ne facilite guère notre tâche et chaque année rend nos marathons de dégustation, si utiles à des milliers d’amateurs qui nous font confiance et nous le font savoir, de plus en plus pénibles et compliqués. Au moment même où nos vins ont besoin de conserver leur place traditionnelle dans notre société, attaqués qu’ils sont de tous côtés par les lobbies anti alcooliques et les ayatollahs de la santé publique, cet état de choses est vraiment navrant. »

 

Enfin quand Michel Bettane, me taxe d'être un manipulateur à l’endroit d’Olivier et de Jean-Yves il me confère un pouvoir et une importance que je n’ai pas et il fait injure à l’intelligence et au libre-arbitre de ces deux vignerons en les ravalent au rang de vulgaires marionnettes entre mes mains. Dans cette affaire je leur ai offert – au sens propre du terme – de publier sur mon espace de liberté. Leurs opinions, leurs points de vue n’engagent qu’eux et mes élucubrations ne peuvent être portées ni à leur crédit, ni à leur débit.

 

Pour preuve ce que m’a écrit l’un d’eux :

 

« Si quelques-unes de nos œuvres sont médiocres, ce ne sont que quelques-unes. Les autres correspondraient donc à notre idéal, noble, comme vous le dites. Ça suffit largement à une vie : avoir réussi pleinement deux ou trois œuvres. Mais pour cela, il faut déjà en créer.

 

Que vous le vouliez Monsieur Bettane, ce sera toujours l’immense différence qu’il y aura entre nous, l’infranchissable gouffre.

 

Le chanteur le plus médiocre est toujours plus près de la source de l’art plus que le critique qui le juge.»

 

Ayant, au cours de mon long parcours, enseigné à tous les niveaux scolaires, sauf la maternelle et sa suite, donc en 6e – 3e au CEG de Pouzauges, puis en 2e-Terminales-BTS à l’école d’agriculture des Etablières de la Roche-sur-Yon, et enfin en 3ième cycle droit et économie à la Faculté de Nantes, j’ai un grand respect pour le savoir et sa transmission, mais en ce domaine, j’en suis resté à la tête bien faite plutôt qu’à la tête bien pleine. Le savoir encyclopédique sous forme de prêt-à-penser, dispensé à la piétaille inculte ou ignorante n’est pas ma tasse de thé.

 

Le professeur est un passeur mais qu’est-ce-donc que cette espèce hybride du critique qui, du haut de sa chaire, donne des leçons, tance, voire même redresse les torts ?

 

Que le modèle économique de la critique du vin implique des dégustations groupées, à l’aveugle ou non, je le comprends parfaitement : les guides ont besoin de l’effet peloton pour donner l’impression d’une forme d’exhaustivité, par ailleurs illusoire, mais n’ont pas les moyens d’aller au-delà de brefs commentaires sans grande signification et d’une notation qui permet de classer (celle sur 20 permet de jouer sur des écarts de 2 ou 3 points alors que celle sur 100 donne une impression de puissance).

 

Alors, est-ce que sur ce maigre terreau le critique (qui par ailleurs délègue une large part du boulot à ses salariés) peut-il élaborer une doctrine à l’usage des ignorants ? A-t-il avec ce petit butin le monopole de la pensée ?

 

Bien évidemment, non, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il ne puisse pas prendre sa place dans les réflexions de ceux qui font le vin mais sans se voir conférer une quelconque supériorité liée à son statut de prescripteur ou d’influenceur.

 

Il n’y a pas de statut supérieur, et lorsque j’ai pondu un rapport pour le compte de mon employeur en 2001 estimant que ce n’était pas à moi de le faire j’ai souhaité qu’un groupe de réflexion stratégique constitué exclusivement de gens qui font puisse proposer les termes des choix engageant l’avenir. Ce qui fut fait et déboucha sur Cap 2010 les défis du vin français.

 

Je garde sur ce blog ce même état d’esprit, je ne suis ni un prescripteur, ni un influenceur, j’écris et je laisse le soin à ceux qui prennent le temps de me lire de se forger leur opinion.

 

Ce qui me chagrine dans cet échange avec Michel Bettane c’est qu’aux vraies questions d’Olivier et de Jean-Yves sur le contenu des fameux cahiers des charges, leur pertinence et leur capacité à anticiper, sur les questions environnementales surtout, nulle réponse. Les petites histoires de dégustation sont vraiment secondaires.

 

Ça me navre vraiment. J’attendais mieux.

 

 

L’intégralité de la chronique de Michel Bettane ICI 

Une conclusion qui en dit bien plus long qu’un long discours : Michel Bettane accorde sa commisération aux vignerons rebelles de Moor et Bizot…
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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 06:00

Question : Kennedy est un personnage assez pauvre ?

 

Réponse d’Ellroy : Délibérément. C’est une coiffure.

 

Question : De Gaulle n’aimait pas du tout Kennedy, il le décrivait comme un play-boy et un garçon coiffeur. En France, lors de la parution de vos premiers livres, vous avez été qualifié d’écrivain de droite ou d’extrême droite. Pourtant vous dénoncer la chasse aux sorcières et le racisme. Comment êtes-vous perçu aux USA ?

 

Réponse d’Ellroy : De Gaulle avait beaucoup d’humour. Je suis content que le Chacal ne l’ait pas tué. Il y a eu plusieurs tentatives d’assassinat contre de Gaulle. Pour Kennedy, la première a réussi. Nos tueurs sont plus doués.

 

Les Américains se contrefoutent de l’opinion politique de leurs écrivains. La droite ne m’a jamais attaqué, ni la gauche. Une fois, une lesbienne radicale-féministe m’a traité de fasciste homophobe antisémite, et un journaliste d’antisémite, d’antimexicain et de néo-nazi. Pour le reste, rien, ni d’un côté, ni de l’autre. »

 

Les 3 Questions à James Ellroy tirées d’un entretien de James Ellroy mené par Bernard Sichère et Jean-Luc d’Asciano. Elles ont trait à John Kennedy dans American Tabloïd

 

Lire aussi «Je suis l'Aznavour de la littérature américaine» James Ellroy 

crédit photos Sandro Baebler pour Télérama et Edouard Caupeil pour Le Monde

crédit photos Sandro Baebler pour Télérama et Edouard Caupeil pour Le Monde

Perfidia, le premier tome de son second “Quatuor de Los Angeles”, vient d’être publié en France.

 

« Je vis entièrement dans le passé, la ville d'aujourd'hui, je ne la vois pas. »

 

Patchwork d’Ellroy mégalo assumé et fieffé réactionnaire tiré de :

 

 

Rendez-vous dans son repaire habituel, le Pacific Dining Car, un restaurant ouvert en 1921, quand la Cité des anges était en plein boom.

 

 

« Il est venu en coup de vent de sa maison dans les collines, où il peut s'isoler pour écouter Beethoven à fond. Et brûle d'envie d'y retourner au plus vite. Dans le restaurant baigné de pénombre, il s'est installé seul dans le vaste salon, les serveurs le traitent comme un roi. Il commande un cocktail de crevettes, l'engloutit vite fait, affalé dans son siège, et répond aux questions avec une expertise rare dans l'art de souffler le chaud et le froid. Quatre-vingt-dix minutes d'entretien sous tension. »

 

« Avec la tétralogie qu’ouvre Perfidia, je suis déterminé à tout rassembler, comme pour créer une cosmologie.

 

« C'est Dieu qui m'a guidé vers eux et m'a donné la vision. L'ensemble de la saga m'est apparu d'un coup. J'ai su qu'elle se composerait de quatre romans et que le premier s'appellerait Perfidia, comme une chanson d'amour de l'époque, magnifique et ensorcelante [popularisée par Xavier Cugat, on l'entend dans Casablanca, ndlr]. »

 

« Avec ce quatorzième livre, j’ai enfin compris le roman. J’ai en effet beaucoup réfléchi à ceux que j’ai lus enfant, pourquoi j’aimais les gros volumes, comme ceux de Dumas, que j’ai dévorés pendant les vacances à l’âge de 13 ou 14 ans, et comment certains pavés avaient décidément trop de gras, un ventre mou. J’en ai tiré des leçons. Comment ajuster le romanesque pour obtenir l’effet voulu, comme le cadrage au cinéma… 

 

« Mes livres sont gros et très maîtrisés, très méticuleux et bien exécutés. A la passion d’écrire, j’allie le sens de la concision, pour rendre les histoires aussi précises et effrénées qu’il est humainement possible de le faire. Pas un seul mot gâché. Un style riche et profond. »

 

« Durant trois semaines, Los Angeles vit dans la peur que les Japonais bombardent la ville. DCA, couvre-feu… Les gens sont effrayés. Tout le monde boit, prend des drogues, multiplie les histoires d’amour illicites et est passion­nément impliqué dans les affaires du monde. C’est une grande fête. Mais Perfidia est parfait comme titre. Cette magnifique chanson qu’on entendait à l’époque parle d’amour et de trahison. Or c’est ce que font les personnages. Ils aiment et trahissent : leurs amis, leur patrie, leurs idées, leurs convictions. »

 

Vous vous êtes décrit vous-même comme un enfant « raçophobe » et « xénophobe »…

 

  • Ça fait partie de mon passé. Je refuse d’en parler.

Vous l’avez écrit…

 

  • Je vous interdis de me poser cette question ! Vous m’avez bien compris ?

(Un ange passe, suivi de quelques autres…)

 

Alors : qu’est-ce que vos recherches vous ont appris sur l’ambiance raciale de l’époque ?

 

  • Je me suis rendu compte à quel point l'antisémitisme était virulent et insidieux dans l'Amérique de ces années-là. Les Juifs contrôlaient les banques, ils avaient créé le communisme… Personne n'appelait à les éliminer, comme en Allemagne, mais un discours plein de ressentiment s'insinuait partout, jusque sur les bancs du Sénat. L'époque était folle, l'Amérique sortait tout juste de la dépression et le populisme le plus délirant s'exprimait par l'intermédiaire de figures que l'on retrouve dans Perfidia : Gerald K. Smith, leader de la « croisade nationale chrétienne », et le père Charles Coughlin, un prêtre pro-nazi très influent. Je suis romancier. J'épouse le point de vue de mes personnages, je parle leur langue, j'utilise leurs mots. Je vis avec eux, à leur époque. Quand vous considérez les préjugés à l'œuvre dans Perfidia, vous devez penser au contexte. Mon personnage principal est un Irlandais catholique, il a vécu la guerre civile, il déteste les protestants. Les Chinois de Los Angeles, eux, haïssent les Japonais, le massacre de Nankin vient d'avoir lieu. Et, soudain, l'attaque de Pearl Harbor ! L'Amérique est prise d'une hystérie anti-Japon. Il faut les attraper – et, à la différence des Américains de souche allemande ou italienne, on peut les reconnaître dans la rue. Il n'y a qu'avec les Chinois qu'on peut les confondre. D'où l'idée grotesque des Japonais de se faire tailler le visage à coups de bistouri, pour avoir l'air chinois – enfin, ça, c'est moi qui l'invente… Mais l'époque était pleine d'idées franchement délirantes.

 

James Ellroy en quelques dates

1948 Naissance à Los Angeles.

1958 Meurtre de sa mère à El Monte, dans la banlieue de L.A. où ils viennent de s'installer. Le coupable ne sera jamais retrouvé.

1981 Brown's requiem, premier roman après des années de dèche.

1991 White Jazz clôt le « Quatuor de Los Angeles ».

1995 American Tabloid ouvre la trilogie « Underworld USA ».

1997 Adaptation de L.A. Confidential au cinéma, en compétition à Cannes.

2011 La Malédiction Hilliker, deuxième essai autobiographique, après Ma part d'ombre.

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 06:00
Merci oncle Bernard Maris d’aimer la France « La civilisation commence avec la politesse, la politesse avec la discrétion, la retenue, le silence et le sourire sur le visage »

Je dédie cette chronique à quelqu’un avec qui je partage un attachement profond à Bernard Maris.

 

C’est simple je ne m’en remets pas, son irremplaçable voix, son bel accent chantant, sa drôlerie, son impertinente sagesse me manquent chaque vendredi matin sur France-Inter.

 

Mais oncle Bernard, en une prescience dont lui seul avait le secret, le mardi 16 décembre, en fin de journée, au grand étonnement de son éditeur, Grasset, présentait son nouveau livre pas encore achevé. « Comme toujours il s’est montré charmant, rieur, incisif, convaincant »

 

« Nous nous sommes mis d’accord sur le titre. Et si on aimait la France, sans point d’interrogation, ni d’exclamation – il a insisté. Et sur la date de parution : avril 2015. Puis il est parti dans la nuit.

 

Le 2 janvier, Bernard nous a mailé les pages qui suivent, dont il était content. Elles nous ont plu. Passionnés.

 

Puis Bernard a été assassiné à Charlie Hebdo.

 

En accord avec ses enfants, Gabrielle et Raphaël, nous publions l’ouvrage dans son état originel, inachevé, mais nécessaire. »

 

Oui nécessaire même si ces quelques pages ne comblent pas le vide laissé par la disparition de notre oncle Bernard.

 

Pour le plaisir, tout d’abord une saine envolée de sainte colère, lorsque Bernard Maris fustige de sa plume acérée « les salauds qui conchient la France de bretelles, de ronds-points, de promotions immobilières, de supermarchés, de zones industrielles, d’immensités pavillonnaires parsemées de rues aux noms d’arbres, filles de tristesse d’architectes couverts par leurs maquereaux de promoteurs qui la bétonnent et la goudronnent… »

 

Les Inrocks soulignent à juste raison « De la vieille France qu’il a tant aimée, et toujours épaulée d’une kyrielle de références, Bernard Maris voudrait retrouver la galanterie.

 

« Chacun son camp : le duc de Nemours courtisant la princesse de Clèves, ou la pauvre Adèle de Pot-de-Bouille besognée sans façon par ses patrons. Et entre les deux les mille et une manières du commerce érotique, de Choderlos de Laclos à Henry Miller. Mais dans tous les cas, la galanterie est sublimation d’une pulsion. Ce qui n’est pas facile : les brames de cerf de Patrick Balkany lorsqu’il vit, à l’Assemblée, Cécile Duflot se présenter en jupe, en témoignent. »

 

Que je me sens proche du Bernard – qu’il me permette cette familiarité – qui fait l’éloge de l’amour courtois inventé chez lui, dans le Midi, où « le chevalier troubadour était capable de réciter ou de chanter des vers à sa belle pendant des heures, tandis que celle-ci commençait à se déshabiller partiellement ou peut-être totalement ; il ne la touchait pas. Cette magnifique exacerbation du désir et du contrôle de soi, à l’opposé de la scène porno ou du viol évidemment, me paraît appartenir à l’exception française. »

 

Oui Bernard cette hyper-politesse vis-à-vis des femmes est « une reconnaissance absolue de la supériorité féminine et de l’autorité de son corps, telle que, même dénudé, il impose le respect au mâle sauvage, lequel ayant su se dominer en devient humain… humain comme une femme. »

 

Oui, comme toi j’aime « faire la cour » car comme tu le soulignes : « qui fait « la cour » sinon les princes ? »

 

Dans le film de Jean-Paul Lilienfield, La journée de la jupe, Isabelle Adjani, la prof de français, « poussée à bout par la bêtise ricanante des petits mâles de sa classe, prend celle-ci en otage et exige… une journée de la jupe ! »

 

Pour Bernard, cette journée iconoclaste est tout simplement une journée « où les petits mâles apprendront à calmer leurs ardeurs et à laisser circuler une femme montrant ses jambes ; autrement dit, à voir autre chose dans une femme autre chose qu’un objet sexuel. Une simple beauté par exemple, dotée de belles jambes, ou mieux, une simple femme, dotée de jambes »

 

Femmes je vous aime ai-je écritet bien sûr une en particulier.

 

« À l’opposé de la galanterie, se situe le « respect », mot employé à tort et à travers par la racaille et les crétins. Le « respect » est celui de l’ordre. Si une fille se fait violer dans une tournante, c’est qu’elle a manqué de « respect » en faisant la pute. Si une autre se fait brûler vive, c’est pour le même manque de « respect » envers son petit assassin (…)

 

« La galanterie est une soumission du (présumé) fort au (présumé) faible. Le « respect », c’est la pratique cruelle de l’ordre mafieux. Tous les films sur la Mafia dégoulinent de « respect » pour les parrains, les anciens, les grands frères et le reste. La galanterie est donc, il faut le reconnaître, une des formes de la démocratie. En l’absence de politesse, règne la loi du plus fort. Comme la démocratie, la galanterie est un moment de modestie ; une modestie fine, intelligente, supérieure peut-être, snob souvent… »

 

« Dans tous les cas, c’est une preuve de civilisation. La civilisation commence avec la politesse, la politesse avec la discrétion, la retenue, le silence et le sourire sur le visage.»

 

Merci Bernard, sans doute seront nous taxés d’être vieille France mais, puisque je suis encore de ce monde, j’assume et je pratique sans restriction, sans doute à mon détriment au profit de ceux « qui en ont… »

 

Et puis, comme tu le dis si bien « les français inventèrent massivement, au XVIIIe siècle, la séparation du sexe et de la reproduction. Encore un témoignage de politesse. »

Merci oncle Bernard Maris d’aimer la France « La civilisation commence avec la politesse, la politesse avec la discrétion, la retenue, le silence et le sourire sur le visage »
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 07:00
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…

L’agence balpop' de notre Florence nationale qui fait partie d’une redoutable bande de filles qui écume, avec votre pauvre taulier qui n’en peut mais, tous les lieux où il fait bon vivre, m’a confié quelques clichés de tronches de vin de ce salon qui met en transes les amoureux de la fine fleur des vins nus pour le plus grand désespoir des «parrains» qui contrôlaient jusqu'ici le territoire.

 

Merci Flo !

 

Que la fête recommence !

 

Et pourquoi pas à Bordeaux… pour mettre fin au Bordeaux bashing...

Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
Galerie de tronches de vin du côté de la Bellevilloise où le sable sous les pavés se dorent les naturistes…
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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 06:00
Le bon berger Michel Bettane remet le mouton noir que je suis dans le droit chemin pour le plus grand bien d’Olivier de Moor vigneron à Courgis Basse Bourgogne

Selon Michel Bettane dans ma relation sur mon blog de son échange avec Olivier de Moor vigneron à Chablis… j’ai instrumentalisé le débat.

 

En effet, dans son dernier éditorial de Mybettane+dessauve Le magazine du vin, daté du 5 mai «Quand l’aveugle voit clair et juste» il écrit :

 

« J’ai reçu récemment d’un vigneron de Chablis un petit mail m’avertissant de sa décision de ne pas présenter son vin à la dégustation comparative que nous organisons chaque année avec le bureau interprofessionnel pour le guide annuel Bettane +Desseauve et où il me donnait les raisons de sa décision. Il s’en est suivi un échange privé que je l’ai autorisé à envoyer à un blogueur de ses amis car le sujet était fort intéressant.

 

Ce blogueur s’est révélé être Jacques Berthomeau, qui s’en est servi pour instrumentaliser ce débat au service de sa dénonciation du travail de la presse actuelle du vin et de sa volonté de creuser les oppositions entre celle-ci et le monde de la viticulture. »

 

Alors j’ai relu ce que j’écrivais ce jour-là :

 

« Le grand débat ouvert dans les années 2000 par un rapport iconoclaste et un nouveau président de l’INAO tout aussi iconoclaste est-il définitivement clos ? La messe est-elle dite ? Amen ! Plus précisément l’encre des cahiers des charges, la partition, est sèche, et l'interprétation semble bien codifiée.

 

Tout va très bien dans le meilleur des mondes des AOC-IGP, circulez y’a rien à voir les gardiens du temple, contrôleurs extérieurs ou intérieurs, veillent sur le bel édifice où sont logés les signes de qualité.

 

Vive la norme ! Bien sèche, bien rigide, haro sur les espaces de liberté et les va-nu-pieds qui les ont créés. Je ne veux voir qu’une seule tête ! Tout le monde doit avoir un air de famille, la même identité ! Dilution : sur le lisse tout glisse !

 

Ça rassure la masse, ça conforte le pouvoir des chefs, ça exonère la puissance publique de sa mission de gardienne de l’intérêt général qui n’est pas la somme des intérêts particuliers, mais ça ne tient pas debout car tout cela ne peut pas tenir car les murs trop rigides finissent par se lézarder avant de s'écrouler sous les coups de boutoir des nouveaux barbares.

 

Nous courons vaille que vaille derrière les nouveaux barbares, en nous délestant bêtement de nos armes et de nos bagages, ce qui a fait notre force, notre originalité, notre authenticité, mais croyez-moi nous ne les rattraperons pas car ils n’ont pas, eux, de fers aux pieds.

 

Dans le grand barnum mondial formaté ouvrir des espaces de liberté, de créativité, c’est redonner corps et âme à ce que furent à l’origine les AOC, des lieux où les faits, les pratiques ont précédé le droit. S’exonérer des bonnes questions, y compris techniques, matériel végétal, moyens de protection du vignoble, et des moyens d'exploitation (ce dernier terme est un gros mot, mais révélateur quand même), c’est pratiquer la politique de l’autruche.

 

Tout figer c’est momifier !

 

Reste que ceux qui furent et sont encore des novateurs, des créateurs, sont bien isolés, bien dispersés pour faire entendre leur voix. Ils résistent au croskill niveleur, mais pour combien de temps encore ?

 

L’échange qui suit entre Olivier de Moor vigneron à Courgis et Michel Bettane, avec la permission de celui-ci : « Mais bien entendu il vous est tout loisible de faire reprendre ce court échange. Je vous saurais gré de m'envoyer le contenu de cette reprise quand même! » me semble bien refléter le fossé d’incompréhension qui se creuse entre deux mondes… »

 

Je vous laisse juge de ma soi-disant instrumentalisation du débat qui « n’est pas particulièrement sympathique » mais conforme à mon droit et à ma liberté selon Michel Bettane.

 

Constater qu'un fossé d'incompréhension se creuse entre 2 mondes doit sans doute être la preuve de ma volonté de creuser les oppositions entre la critique et le monde de la viticulture.

 

Don’t acte

 

Je laisse le soin à Michel Bettane de revenir ICI sur ce sujet important – la dégustation comparative – « qui est au cœur du travail d’information, définition même de mon métier. Métier que mes collaborateurs et moi-même essayons chaque jour d’exercer dans le respect le plus strict des intérêts matériels et moraux du public.»

 

Mon seul souhait c’est que Michel Bettane n’oublie pas de nous faire part aussi de ses réponses aux questions d’un autre vigneron : Jean-Yves Bizot qui avait pris part, de manière argumentée, au débat. « Jean-Yves Bizot, vigneron à Vosne-Romanée, suite à l’échange entre Olivier de Moor et Michel Bettane, interroge ce dernier. »

 

Merci par avance

 

« Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde. » Albert Camus…

 

En tant que tout petit blogueur je me permets de souligner que les 2 chroniques citées ont déclenché un important trafic sur mon site preuve s’il en était que la prise de parole de vignerons intéresse autant qu'elle dérange…

 

Affaire à suivre…

 

Pour la photo l'image du cantonnier des bords de  chemins vicinaux me va bien...

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