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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 06:00

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Après avoir titillé Steiner, au risque de me voir basher par ses adorateurs, voilà t’y pas que je ressors de ma musette un vieux serpent de mer gaulois : les droits de plantation, au risque cette fois de me voir traité d’ultra-libéral par les chefs sioux du vignoble, en proposant de les jeter à la mer.

 

Mon raisonnement est d’une simplicité biblique : lorsque les AOP-IGP, Bordeaux en tête distillent, ce n’est pas que l’effet crise mais le résultat d’une inadéquation entre le potentiel viticole et les besoins du marché, donc la régulation professionnelle de ce potentiel via les plantations est un échec.

 

« Osons parler d'arrachage ! » a lancé Bernard Farges lors de l'Assemblée générale de l'interprofession à Bordeaux.

 

Si l’on arrache il faut laisser l’initiative des nouvelles plantations à ceux qui savent vendre leurs vins et non aux organisations professionnelles qui distribuent les droits de plantation sur des critères plus politiques qu’économiques.

 

Libérons les droits de plantation !

 

Et qu’on ne vienne pas me dire qu’ainsi on ouvre grande la porte à des gros investisseurs qui vont couvrir notre beau terroir de vignes à haut rendement, étranglant ainsi nos vignerons indépendants, c’est jouer à se faire peur pour maintenir un système obsolète. Les investisseurs ne s’intéressent qu’aux GCC et aux pépites qui s’exportent, la grosse cavalerie n’offre aucun retour juteux.

 

Rappel de l’histoire récente des droits de plantations.

 

Les droits de plantation furent, au temps de notre Sarko je faisant le ménage des régulations de la PAC, abolis, la délégation française votant pour.

 

Le Conseil des ministres en avril 2008, adopta une nouvelle organisation commune du marché (OCM) vitivinicole

 

Publiée au Journal officiel. «Les changements qui seront mis en œuvre permettront d’équilibrer le marché vitivinicole, d’éliminer les mesures d’intervention sur les marchés et leur cortège de coûteux gaspillages, et de réorienter le budget au profit de mesures plus positives et plus proactives de nature à renforcer la compétitivité des vins européens.» Dans ce sens, il est donc prévu d’abolir les droits de plantation avant la fin de 2015. Ceux-ci pourront être maintenus au niveau national jusqu’en 2018. Dès le 1er janvier 2019, tout le monde pourra donc planter de la vigne n’importe où dans l’Union européenne. »

 

Merci cher Michel Barnier de nous avoir libéré de tous ces carcans bureaucratiques, vive l’air cinglant du grand large ! Par bonheur après votre brillant passage au 78 rue de Varenne vous fûtes libéré de vos attaches nationales pour occuper au sein de la Commission de l’UE le prestigieux poste de Commissaire européen chargé du marché intérieur et des services. Comment chacun le sait cette grande maison est le temple de la dérégulation alors vous devriez vous y sentir à l’aise. Oui mais, patatras, la crise ou les crises bancaires et financières sont passées par là, et il est de bon ton d’entonner des hymnes à la régulation, surtout pour un ex-responsable politique français.

 

Machine arrière toute, sous la pression des chefs du vignoble, champenois en tête, réveillés sur le tard, la France réclame à cor et à cri le maintien des droits de plantation et le Ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, grand libéral, avale son chapeau tout en bottant en touche en confiant à Madame Vautrin, députée de la Marne, une mission sur « les voies et moyens d’une nouvelle régulation » a remis l’ouvrage sur le métier.

 

Vignes/Droits de plantation : « Libéraliser les droits engendre ...

 

Je fus le porte-plume de madame Vautrin, nous auditionnâmes le ban et l’arrière-ban de la foultitude des zinzins du vin. Ce fut la chambre des lamentations, pas la queue d’une proposition et, lorsqu’il fallut rédiger le rapport de mission je fis part à la missionnaire, qu’en dépit de mon immense capital de créativité juridique, je n’étais pas en mesure de sortir de ma besace un substitut au droit de plantation, soit il y a un droit, soit il n’y en a pas ! Abandonné à mon triste sort de porte-plume je rédigeai un gloubiboulga dont je n’étais guère fier et le confiai à madame Vautrin qui le posa sur sa pile et l’oublia. Je partis en Corse au mois d’août, un après-midi alors que je crapahutais dans des gorges mon foutu téléphone sonna. Du côté du 78 on s’affolait car le Ministre réclamait le rapport de la missionnaire. Ma réponse fut lapidaire : demandez-lui ! Ce qu’ils firent. Catata, la dame constata l’ampleur du désastre et chercha à m’en faire porter le fardeau, sauf que la messagerie démontrait son incurie. Cet épisode me valut d’être plus encore considéré comme un vilain petit mouton noir. Par bonheur mon nom n'apparaît nulle part sur ce document.

 

 

Tout ça abouti à ça :

 

29 septembre 2012

Le nouveau système de gestion des plantations de vignes dans l’UE : une nouvelle usine à gaz qui ne produira qu’un rideau de fumée ICI  

 

9 mai 2014

Sous la défense du maintien des droits de plantation se cache un corporatisme dès plus rétrograde ICI 

La CNAOC interpelle le Président de la République : « la viticulture boit la tasse. La soutenir, c’est investir… » ICI

Le rapport de Catherine VAUTRIN prône le maintien des droits de plantation et leur gestion par les Interprofessions. ICI

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 08:00

 

EL PAÏS

 

DIOS SALVE AL DESAYUNO INGLÉS

MARIA SANAHUJA  09/07/2020

 

Es calórico, sabroso, grasiento, variado y absolutamente maravilloso: ahí va nuestro homenaje a la muy británica combinación de salchichas, huevos, pan y judías en salsa de tomate.

 

Un repas « calorique, savoureux, gras, varié et absolument merveilleux », dont l’histoire est retracée, dans l’article, de l’époque edwardienne jusqu’aux tables de la série télévisée Downton Abbey.

 

« Enfin », jubile Jane Shilling. L’honneur culinaire de la Grande-Bretagne est rétabli. Partiellement, du moins. Après avoir laissé les moqueries prospérer à propos de « sa nourriture horrible », le pays peut désormais relever la tête, assure cette chroniqueuse du Daily Telegraph. Pour preuve, insiste-t-elle, « l’un de nos voisins européens admet que nous excellons dans un domaine, le petit déjeuner » ICI  

 

Il n’en fallait pas plus à Jane Shilling pour s’engouffrer dans la brèche. « Selon l’essayiste Walter Benjamin, le manque d’envie à l’idée de prendre son petit déjeuner est le signe d’une réticence à se plonger dans la journée qui s’annonce. Alors que les bienfaits du petit déjeuner sont universellement reconnus, il est curieux que seuls les Britanniques sachent rompre le jeûne avec style, souligne-t-elle, un brin provocatrice. »

 

Le repas le plus sexy de la journée  ICI 

 

 

La tradition du petit-déjeuner anglais a d’abord commencé avec la Gentry, avant d’être adoptée par les Victoriens qui ont raffiné la tradition en une forme d’art. Puis sont arrivés les Édouardiens qui ont normalisé les ingrédients, nous donnant le petit-déjeuner anglais que nous mangeons la plupart du temps aujourd’hui et, ce faisant, ont créé une véritable tradition nationale du petit déjeuner et une icône de la culture culinaire britannique.

 

Les Splendides Petits Déjeuners de la Gentillesse Anglaise

 

L’idée du petit déjeuner anglais comme plat national remonte au XIIIe siècle et à une institution anglaise appelée la noblesse, qui se considérait comme les gardiens du mode de vie traditionnel de la campagne anglaise et qui se considéraient comme les héritiers culturels des Anglo-Saxons.

 

L’histoire du petit déjeuner anglais commence dans les maisons de campagne de la noblesse anglaise, avec leur notion de ce qui constituait un petit déjeuner anglo-saxon et leur tradition d’hospitalité sociale.

 

La noblesse était considérée comme une classe sociale distincte, composée de ceux qui avaient « un sang noble et distingué », de propriétaires terriens et de familles « distinguées » de longue descendance, cette couche privilégiée de la société comptait également dans ses rangs des membres supérieurs du clergé et des parents de familles titrées.

 

L’english Breakfast, le petit déjeuner anglais ICI

Le petit-déjeuner britannique traditionnel (« full English breakfast ») est typique des pays anglophones. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il permet de « dé-jeûner », c’est-à-dire de rompre le jeûne de la nuit !

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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 06:00

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Nos journalistes gaulois passent bien plus de temps sur Twitter ou à bavasser sur les plateaux TV qu’à pisser de la copie pour leurs journaux qui partent à vau-l’eau, ils sont sur le Titanic et ils papillonnent…

 

03/09/2018

La semaine dernière, le Ministère de la Culture a jeté un pavé dans la mare en publiant une étude sur les recettes publicitaires des éditeurs et des régies : Etude sur les Médias et la publicité en ligne – Transfert de valeur et nouvelles pratiques. Sans surprise, il y est question de l’irrésistible croissance des supports numériques. ICI 

 

La presse est-elle condamnée ? Par Isabelle Jouanneau -28/05/2019

 

Conseiller des principaux groupes médias français et européens, ce grand expert de la presse ausculte l’avenir d’un secteur stratégique, en proie à un profond bouleversement. Jean-Clément Texier est également président de Ringier France et de la Compagnie financière de Communication (Coficom).

 

Comment va la presse ? ICI 

 

À qui appartient la presse française ?

 

10 milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français

 

Qui sont ces 10 milliardaires ?

 

Ils sont 5 à faire partie du cercle des dix premières fortunes de France :

 

Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien),

 

Serge Dassault (Le Figaro),

 

François Pinault (Le Point),

 

Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (Libération, L’Express, BFM-TV, RMC),

 

Vincent Bolloré (Canal+).

 

S’ajoutent :

 

Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, décédé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie...). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.

 

Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1.

 

La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann, est propriétaire de M6, RTL, Gala, Femme actuelle, VSD, Capital,…

 

Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours,

 

Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment).

 

La famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion. 

 

Le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles.

 

​​​​​​​

 

Je suis abonné en numérique au Monde, Courrier International, Le Temps, Ouest-France, Télérama (papier et numérique) je n’achète plus guère de papier surtout glacé. Ainsi, je sélectionne mes sujets de prédilection pour les lire sans m’encombrer.

 

Tout ça pour vous dire que bien souvent j’apprécie bien plus le trait des cartoonistes ou certaines photos qui en disent bien plus long que le fatras des mots des pisses-copies.

 

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Dessin de Dr Meddy, Tanzanie

 

 

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 06:00

Le projet initial de couverture du «Lotus bleu», dessiné par Hergé en 1936. Artcurial

Lors de la « Journée mondiale Tintin » le très sérieux docteur Jean-François Lemoine sur le site pourquoi docteur ? écrit :

 

« Dans un site qui classe les célébrités par popularité, le célèbre reporter est en 4e position, et premier des personnages de fiction. Un héros mondial qui inspire des thèses, des débats et des réflexions toujours aussi vives, en particulier sur sa sexualité : hétérosexuel, homosexuel, homme ou femme… ou tout simplement asexué, comme 1% de la population mondiale ?

 

ICI 

 

Les Tintin, je les ai tous lus, sous le comptoir à tissus, de mon grand-père Philbert Gravouil, le père de ma mère, et, eu égard à mes connaissances sur la sexualité des humains, proche de zéro, en revanche du côté des animaux de la ferme j’étais un as, je ne me suis jamais interrogé sur celle de Tintin.

 

Jeudi dernier, en feuilletant électroniquement Le Temps, je découvre un titre qui accroche mon attention : Cher Tintin, gai mystère

 

 

Précision, chaque jeudi de l'été, «Le Temps» adresse une lettre à un personnage public pour discuter la brûlante question de la masculinité.

 

Pour le deuxième épisode de cette chronique estivale, c’est Tintin un intrépide reporter à l’intimité discrète.

 

Cher Tintin,

 

Petit, je voulais être comme toi : traverser la jungle, parcourir des dunes à dos de dromadaire, atteindre la Lune dans un suppositoire carrelé et explorer les abysses dans un requin. Tu es courageux, trompe-la-mort diraient certains, tu uses régulièrement de tes poings: ébouriffant. Mais que recèle ton jardin secret? A part un éclat de rire ou une larme occasionnelle, tu demeures secret, on en sait peu. Cependant, certaines théories circulent.

 

Selon Hugo Rifkin, journaliste au Times, pas de doute: «Tintin est gay. Demandez à Milou.» Dans une chronique de 2008, le Britannique est catégorique: «Un jeune androgyne au toupet blond qui emménage dans le château de son meilleur ami, un marin entre deux âges, qui est dévoué à son fox-terrier et dont les autres proches sont un couple de détectives aux chapeaux melon et une diva: n’est-ce pas évident?» Tintin ne montre de plus aucun intérêt pour la gent féminine, ajoute-t-il.

 

Il faut dire que sur plus de 300 personnages, tes aventures ne comptent que huit femmes. Pourquoi si peu? Dans une interview de 1979, Hergé indique simplement «ne pas être à l’aise pour les dessiner». Et puis Tintin n’a que 15 ans (!), dit-il. Trop jeune pour que se profile ton orientation sexuelle? «Tintin, c’est moi», rétorque ton créateur, ajoutant: «Lorsque je me suis lancé dans l’aventure [le premier Tintin date de 1930], je sortais du scoutisme. Les filles étaient un monde différent. C’était très séparé, on voyait les cheftaines de loin.»

 

Sans enfants, ton père Hergé s’est marié deux fois. Dans un ouvrage de 2012, le bédéiste Laurent Colonnier pense cependant qu’il avait un secret: Tchang. Otage du yéti dans ton aventure au Tibet, le Chinois n’est pas qu’un personnage fictif. Etudiant aux Beaux-Arts de Bruxelles en 1934, c’est lui, Tchang Tchong-jen, qui aidera le Belge à se documenter pour Le Lotus bleu. Et comme tu as soulevé des montagnes pour localiser ton ami disparu, Hergé s’est acharné quarante ans à retrouver le sien, qu’il n’a revu qu’en 1981.

 

Tchang, l'ami de Hergé : héros de Tintin ou agent double ?

Or, affirme Laurent Colonnier, il y avait davantage que de l’amitié entre les deux hommes. Pour preuve, dit-il : Hergé a qualifié d'«histoire d’amour» ta relation avec Tchang. Est-ce la vérité? Je ne suis pas sûr que tu me répondras. Toutefois, dirait notre ami Haddock, là n’est pas l’important. Homos, hétéros ou bisexuels, nous autres coloquintes à la graisse de hérisson et macchabées d’eau de vaisselle ne sommes au fond que des bougres de sous-produits d’ectoplasmes. Le reste importe peu.

 

Affectueusement,

 

TINTIN: COLORIAGE TIBET "TCHANG" - carte postale 12.4 x 17.5 cm ...

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22 juillet 2020 3 22 /07 /juillet /2020 06:00

Ce que Sartre doit à un cocktail à l'abricot - Le Point

Au café existentialiste, sirotant un cocktail à l'abricot avec Raymond Aron, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. 

Selon une jurisprudence bien installée, dès qu’une idée de chronique maraude dans ma tête j’ai un gros problème : il y a de grandes chances que j’en eusse pondue une sur le sujet…

 

Ainsi je lis dans l’excellent journal Le Temps

L’abricot, cette pomme précoce ICI 

 

 

On l’aime nature, en confiture, pour accompagner une viande, ou encore en eau-de-vie. Mais quoi? L’abricot, évidemment! Originaire de Mandchourie, il est probablement arrivé en Asie mineure et dans nos régions grâce aux Romains qui l’appelaient malus praecox, soit «pomme précoce», parce qu’il fleurit tôt.

 

En Suisse, il constitue bien une spécialité valaisanne: 95% des abricots du pays en proviennent, avec plus de 700 hectares de surface cultivable. La culture des abricots est donc un des piliers de l’agriculture du canton, qui rapporte en moyenne un tiers du revenu brut du secteur des fruits et légumes.

 

Je pioche dans mes Archives et j’y découvre

 

2 août 2015

Que boire à la plage avec un beignet à l’abricot ? ICI 

 

 

La plage des Sables-d’Olonne

 

En attendant l’heure de la baignade, fixée par nos intransigeantes mères à moins 3 heures après la fin de notre déjeuner, nous exercions nos talents de cantonniers, creusant des trous, érigeant des murailles, bâtissant des châteaux de sable… Notre proximité de la pendule nous permettait de contrôler le compte à rebours. Nous ne savions point nager mais nos mères nous laissaient aller au bain sans grande inquiétude, la plage était si plate, la mer si calme, le drapeau était vert et les CRS musclés nous protégeaient. De ces baignades maritimes j’ai gardé le goût de l’eau salée et un grand désintérêt pour celle des piscines.

 

Mais le bain ça donne faim !

Et, bien sûr, suit une tartine sur l’abricotier.

 

Que faire ?

 

Je pioche du côté des écrivains :

 

Le noyau d'abricot et autres contes - broché - Jean Giono - Achat ...

 

  • Au café existentialiste, sirotant un cocktail à l'abricot avec Raymond Aron, JeanPaul Sartre et Simone de Beauvoir.

 

  • Alexandre Soljenitsyne, La Confiture d’abricots et autres récits, Fayard, août 2012, 410 pages, 22 €
  •  

La confiture d'abricots et autres récits - Babelio

 

  • Sérotonine de Michel Houellebecq

Sérotonine

 

Son héros, Florent-Claude, est un ingénieur agronome travaillant comme contractuel au ministère de l'Agriculture. Il produit des notes qui sont censées alimenter les positions françaises au sein de la Commission de Bruxelles où se discute à la fois la PAC (politique agricole commune) et où la direction générale du commerce exerce, au nom des 28 États membres, le mandat de conclure des accords commerciaux avec les pays tiers.

 

Comme dans Extension du domaine de la lutte pour construire son histoire, Michel Houellebecq emprunte quelques éléments à sa propre biographie : il est lui-même passé par l'Institut national agronomique Paris-Grignon et, plus tard, a effectivement travaillé pour le ministère de l'Agriculture, mais après avoir bifurqué vers l'informatique.

 

À la recherche des abricots argentins

 

Voici ce qu'il écrit : « J'étais en effet parti avant d'avoir remis ma note de synthèse sur les producteurs d'abricots du Roussillon, dégoûté par la vanité de ma tâche, dès que les accords de libre-échange actuellement en négociation avec les pays du Mercosur seraient signés, il était évident que les producteurs d'abricots du Roussillon n'auraient plus aucune chance, la protection offerte par l'AOP abricot rouge du Roussillon n'était qu'une farce dérisoire, le déferlement des abricots argentins était inéluctable, on pouvait d'ores et déjà considérer les producteurs d'abricots du Roussillon comme virtuellement morts, il n'en resterait pas un, pas un seul, même pas un survivant pour compter les cadavres. »

 

Ce passage fait référence à la négociation d'un accord de libre-échange en cours entre la Commission européenne et les 4 pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay). Mais, petit problème : les Argentins, pas plus que les trois autres pays, ne sont des producteurs d'abricots. L'Amérique du Sud tout entière ne représente pas plus de 2 % des abricots dans le monde, selon les données de 2011. Le bassin méditerranéen est le premier producteur mondial (48 à 50 %) devant l'Asie proche (30 à 34 %).

 

Pan sur la plume de Houellebecq, ancien ingénieur agronome, les abricots argentins, si tant est qu'ils parviennent en nombre jusqu'en Europe, ne sont en aucune façon concurrents des abricots français du Roussillon puisque les cycles saisonniers entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud sont... inversés ! Quand ceux du Roussillon sont mûrs et débarquent sur les marchés, ceux d'Argentine n'ont pas encore poussé, et réciproquement. On ne voit pas comment les abricots argentins pourraient tuer jusqu'au dernier les producteurs du Roussillon puisqu'ils ne seraient éventuellement commercialisés qu'en hiver...

 

Les arguments de mauvaise foi, quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage, l'écrivain a publiquement pris position en faveur de la sortie de l'Union européenne, ne servent pas une cause, le bon argument pour rejeter l’importation de fruits de l’hémisphère Sud c’est son coût carboné, mieux vaut consommer local de saison.

ARMÉNIE, LE MEILLEUR ABRICOT DU MONDE ICI

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4. la douceur de l’abricot, c’est aussi la nostalgie du doudouk

 

Lorsque Karen Hakobyan, musicien et fabriquant de flutes, prend son doudouk, un film pourrait s’enclencher. Un paysage mental.  Il y aurait beaucoup de nostalgie, mais surtout de la douceur. Sans doute vient elle du souffle de Karen,  sa mélancolie (de sa jeunesse). Mais aussi du bois d’abricotier dont est fait cette petite flûte au bec de roseau percée de neuf trous.

L’abricot, appelé pomme d’Arménie, est , dit-on, le meilleur au monde. il est partout dans les préparations pâtissières, soupes, pilafs, confits ou sec. Et même dans le drapeau national, où il ne viendrait à personne l’idée de dire que après le rouge et le bleu, la troisième couleur serait orangé (or). Après quelques mélopée, on réalise alors que l’abricot d’Arménie n’aura plus jamais le même goût…

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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 06:00

Les cyclistes de légende

 Eugène Christophe (1885 - 1970) - surnommé "le vieux Gaulois" 

MARDI 12 MAI 2015 : UNE GRANDE EQUIPE AVEC LA POMME MARSEILLE ET KTM MARSEILLE 13

Relocalisons !

 

La France pays du Tour de France a abandonné la petite reine made in France…

 

Gitanes, Mercier, Peugeot, Motobécane, Sauvage-Lejeune… ne sont plus que des marques sur des cadres made in China ou autres… Les bobos et les bobottes, pinces à vélo incorporés, adorent enfourcher des vélos vintage rouillés, genre Raymond Poulidor, Jacques Anquetil, qui grincent, couinent, mais c’est furieusement tendance.

 

Le vélo revient en force dans les villes, c’est donc un marché porteur pour le made in France.

 

Certes il reste des artisans qui fabriquent des vélos en France ICI 

 

Mais le temps est, pour le pays de vieux que nous sommes, au vélo à assistance électrique (VAE)

 

Vélo électrique Xroad Samedi 27, à partir de 2499 €, Moustache Bikes.

Vélo électrique Xroad Samedi 27, à partir de 2499 €, Moustache Bikes. ICI 

 

Dans les Vosges, deux passionnés ont donné vie à une activité industrielle que l’on croyait condamnée chez nous. Un modèle à suivre le jour où l’on sortira du tunnel.

 

Voilà de quoi être fier ! Quand le patron de Bosch, Volkmar Denner, délaisse son opulente berline pour un vélo à assistance électrique (VAE), c’est sur un Moustache Bikes qu’il pédale. Une double consécration pour la marque vosgienne. D’abord, parce que l’équipementier automobile est devenu la référence technologique pour les moteurs et batteries des VAE. Ensuite, parce que les leaders européens de ce marché sont allemands. Un petit français apprécié outre-Rhin pour sa finition , c’est rare. «La qualité, c’est ce qui nous guide depuis le début», soulignent en chœur les deux cofondateurs de Moustache Bikes, Emmanuel Antonot et Grégory Sand.

 

Avec son design très soigné, ses guidons en forme de moustache (d’où son nom), ses équipements irréprochables, Moustache Bikes s’est d’emblée positionné comme une marque premium, avec un panier moyen aujourd’hui autour de 3.000 euros. La suite ICI

 

Voilà, je pose ça là… réindustrialiser notre pays à l’échelle de l’infiniment petit, est certes compliqué mais c’est l’avenir de nos territoires qui est en jeu, en effet, les grosses machines : Airbus, Renault, Air France…, qu’on le veuille ou non « dégraisseront », en effet il va bien falloir assumer nos contradictions : moins de voyages courts en avion, moins d’autos un peu partout, loin de la décroissance mortifère : comme à vélo si on cesse de pédaler on se ramasse la gueule, ce sont nos choix douloureux mais salutaires qui nous permettrons de changer de cap.

 

Ce ne sont pas les résultats en trompe-l’œil des élections municipales qui changeront les choses : les Français ne sont pas passés soudainement au VERT… ils sont profondément conservateurs ça leur permet de proclamer que tout ce qui arrive est la faute des AUTRES, le grand fourre-tout qui part du voisin pour aller jusqu’au chef exécré…

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Maurice Garin (1871 - 1957) - surnommé "le petit ramoneur", en raison de sa petite taille (1,63 m) et de son gagne-pain quand il quitta, à 14 ans, l

Les cyclistes de légende ICI

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 06:00
À Parme, le commissaire Soneri, amoureux transi, de Valerio Varesi, déteste la bourgeoisie moisie mais aime les anolini au bouillon

Parme, son jambon, son grana, c’est aussi la massa baignée dans le brouillard du Pô.

 

Or, encens et poussière de Valerio Varesi :

 

 

Valerio Varesi, le charme discret du polar italien

 

Littérature populaire de haut niveau, la série Soneri soigne autant ses intrigues que sa réflexion sur le monde, dans un style décalé, volontairement suranné, presque anachronique. C’est aussi ce qui fait une partie du charme.

 

Un grand roman policier - amour, jalousie, rapacité, sort des jeunes migrantes - par un très grand auteur, le commissaire Soneri a définitivement sa place au Panthéon des grands flics du polar…

 

Valerio Varesi : Or, Encens Et Poussière | Songazine

 

« Il paraît qu’ils l’ont coincé, annonça Alceste (ndlr le serveur du restaurant Le Milord) en apportant au commissaire ses anolini au bouillon.

 

  • Qui donc ? dit Soneri en sursautant, absorbé dans ses pensées.

 

  • Comment ça, qui donc ? Si vous-même, vous n’êtes pas au courant… le maniaque, non ?Un extracommunautaire, qu’ils ont dit.

 

  • La chasse à l’étranger va commencer », grogna Soneri au-dessus des vapeurs de son bouillon de viande.

 

Il entendait d’ici le couplet monotone ressassé à l’infini : la droite hausserait la voix contre l’immigration, la gauche  dénoncerait l’amalgame, les fascistes menaceraient d’exhumer les matraques. La réalité était toujours ailleurs ? Les faits, toujours niés. Lui, en revanche, devait les prendre en considération.

 

Heureusement que la table le réconfortait : le rare plaisir qu’il lui restait avec les balades sous  la brume et les lectures en solitaire, les soirs d’automne. Tout à ses médiations, les yeux rivés sur les yeux du bouillon, le commissaire ne prêta pas d’attention à l’arrivée de Sbarazza. Sa discrétion, sa manière de se déplacer sans bruit, échappait  même à l’œil expert de Soneri.

 

La cuisine parmesane en hiver, les spécialités gastronoimiques du ...

 

Anolini (sans le g) est la nomination des pâtes fourrées qui dans le reste de l’Emilia Romagna on appelle cappelleti, tortellini, ravioli, agnolotti etc.

 

C’est le plat des fêtes importantes, les anolini sont préparés et mangés pendant toute l’année, même si l’on pourrait les définir un aliment de l’hiver. Cuisiné en brouillon ou “pasticciati” avec la sauce ou crème, sont les vrai protagonistes de la cuisine de Parma.

 

Les anolini de Parma ont la forme d’un disque sans franges, du diamètre de 2,8 cm, composé par deux strates superposés d’abaisse.

 

La farce ne contient pas de viande, mais il est un mélange de fromage Parmigiano Reggiano très muri, pain sec gratté, jaune d’œuf et sauce concentré de bœuf braisé avec un arome de noix muscade à plaisir.

 

C’est la farce, pas l’enveloppe, qui fait l’anolino et le distingue des autres produit du même genre. Son secret et son goût original consistent dans la juste proportion entre les ingrédients, que deuls  les vraies «rezdore » savent donner.

 

Autres gourmandises du commissaire.

 

Galette Classiques | La Gastronomie Italienne

 

Une piadina

 

En Italie, on l’appelle piadina, piada ou encore pié. Plusieurs appellations pour un même aliment, croustillant et très parfumé : une galette de pain non levé qui porte toutes les saveurs de la terre dont elle provient, L’Emilie-Romagne.

 

Préparée déjà au temps des Romains, cette spécialité saine et naturelle a son histoire personnelle entre culture populaire et recettes de cuisine.

 

A l’origine, la Piadina trouvait sa place uniquement sur les tables des familles agricoles (pain des pauvres).

 

Elle est ensuite devenue l’un des produits gastronomiques typiques et réputés de cette région, au même titre que le Parmigiano Reggiano ou le jambon de Parme, et a réussi à acquérir une renommée nationale puis internationale.

 

La torta fritta (gâteau frit) doit être frit rapidement et au saindoux

 

Torta fritta, un piatto tipico di Parma

 

En fait, ce sont des carrés de pâte à pain au levain, qui sont trempés et frits traditionnellement dans du saindoux, puis accompagnés d'une grande variété de viandes et de fromages. En réalité, ils sont excellents et croustillants même seuls, et divins s'ils sont trempés dans du chocolat. Vous pouvez également les faire farcis ou cuits au four.

 

Une tranche de culaccia

 

La Culaccia est la partie la meilleure du jambon, la plus précieuse , désossée , sans tige et sans "fiocco" ( le petit os en forme de coquille - "anchetta" - qui est laissé afin de reconnaître cette partie du jambon ) . Elle est travaillée et affinée au naturel, elle n'est pas ensachée, ou manipulée. Elle ne produit que peu de déchets et sa forme permet de faire des tranches qui sont toujours les mêmes du début à la fin. Elle est tendre comme un Jambon, douce et moelleuse comme le Culatello

 

En fait, il est l'un des rares produits de la charcuterie sans conservateurs. 

.

 

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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 08:00

 

De mon temps le notaire roulait en 403 Peugeot, le pharmacien en DS Citroën, le péquenot et le prolo en Renault, les jeunes en  coccinelle Volkswagen, les nouveaux riches en berlines allemandes, Mercedes, BMW… quelques originaux en américaine tel le vétérinaire se pavanant dans sa Ford Mustang.

 

La bagnole fait l’homme !

 

Et de plus en plus la femme !

 

La grande vogue des gros SUV est là pour en témoigner…

 

Pour l’auto j’en suis resté au stade primaire : ce fut et c’est encore un instrument de liberté…

 

Dans l’ordre 2CV Citroën, Fiat 128, Renault 4, Volvo 300, Renault 21 de fonction à la SVF, Renault 25 de fonction, Renault Mégane, Renault Twingo…

 

Bref, je ne suis pas abonné aux chroniques automobiles mais comme vous le savez je suis accro aux bouquins.

 

Je lis en ce moment le Goncourt 2019 : Jean-Paul Dubois pour Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon

 

J'ai aimé “Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même ...

 

Un excellent livre…

Un roman sur le souvenir et l'échec

 

Le récit de Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon se déroule dans un quartier populaire de Montréal au Québec, au sein d'un immense centre pénitencier. C’est ici que que Paul Hansen, le héros du roman qui partage son prénom avec la plupart des personnages de Jean-Paul Dubois, passe en revue les grands moments de sa vie, dialogue avec les fantômes de son passé. Avant de partager une cellule de six mètres carrés avec un mastodonte des Hells Angels, Paul Hansen était superintendant à L’Excelsior, une résidence dans laquelle il déployait ses talents de concierge bienveillant, toujours prêt à venir en aide aux personnes isolées... A travers les souvenirs de ce taiseux, on voyage de Toulouse au nord du Danemark, à Skagen chez les pêcheurs de plies, en passant par le nord du Canada, où l’amiante empoissonne les sols. Ce qui a conduit Paul Hansen sous les verrous ? Le lecteur ne le découvrira qu’à la fin de sa longue confession, tragique et burlesque.

 

Le père du narrateur Paul Christian Frederic Hansen, pasteur danois Johanes Hansen, qui a perdu la foi, officie à Toulouse, sa mère Anna Margerit est la propriétaire-exploitante d’un cinéma d’art et d’essais Le Spargo (du latin je sème), et comme j’adore parfois m’en tenir à un détail, en gros scruter par le petit bout de la lorgnette, je vous livre le pourquoi de mon soudain intérêt pour la NSU Ro80

 

Voiture de l'année : 10 modèles tombés dans l'oubli

 

Page 43

 

« Influencé, j’imagine, par le climat insurrectionnel de cette année-là, mon père acheta en 1968 une voiture étrange dotée d’un moteur d’une conception totalement révolutionnaire, élue dans l’allégresse générale « voiture de l’année ». La NSU Ro80 – Ro signifiant Rotationskolben – était une familiale équipée du fameux bloc Comotor, le premier moteur rotatif Wankel à équiper une voiture de série. Le pasteur sensible à cette innovation mécanique, acheta la quatre-portes allemande pour héberger une famille qu’il aurait parfaitement pu loger dans un habitacle autrement plus modeste et de technologie plus conventionnelle. Peut-être Johanes avait-il encore en tête d’agrandir le cercle de sa descendance et d’implanter plus solidement la marque des Hansen sur ce territoire du sud-ouest. Quoi qu’il en soit, et malgré son habitabilité surprenante, cette NSU birotor se révéla être un véritable désastre, avec son catalogue de pannes moteur aussi inattendues et variées les unes que les autres. La Ro 80, censée préfigurer la technique et l’inventivité du monde de demain, modéra ses ambitions, vit ses ventes s’écrouler et quelques temps plus tard, précipita à elle seule la faillite, puis la disparition, de la marque NSU, qui finit par être rachetée par Audi. »

 

Page 55 au retour d’un voyage au Danemark dans la famille Hansen chez un concessionnaire NSU de Hambourg.

 

« Le technicien allemand tenta bien d’expliquer en anglais l’origine de la défaillance d’un élément qui se cachait, semble-t-il quelque part sous la culasse. Le brave homme avait beau répéter chatter marks ou encore rotor housing en pointant fermement son index sur une partie haute du moteur, ni mon père ni ma mère ne comprenait ce qui se cachait derrière ces grommellements et ce langage de signes. À court d’arguments, le garagiste employa alors un mot universel, et, de plus, commun à l’allemand, au danois et au français : « Garantie » Ajoutant à plusieurs reprises : Keine Geld, nein, keine Geld. Ce qui, en langage plus élaboré, signifiait : « Vous avez acheté une voiture de merde, NSU qui en a parfaitement conscience fait jouer la garantie et prend en charge vos réparations. Vous n’avez rien à payer. Nein. »

 

NSU Ro 80, 1968 [Auta5P ID:10667 EN]

 

  • Saga NSU
  •  

Célèbre pour ses motos, qui se sont illustrées en compétition et sur les pistes des records du monde de vitesse, NSU a occupé une place originale dans le paysage automobile d'outre-Rhin. Passée dès 1905 à la construction de quatre roues, la firme produit ses propres modèles tout en réalisant, suite à un accord avec Fiat, le montage des voitures de Turin à partir de 1922. Sept ans plus tard, NSU cède sa nouvelle usine de Heilbronn à la firme turinoise. La marque de Neckarsulm se cantonnera dès lors à la production de motos et de cycles. Mais le secteur des deux roues motorisés déclinant, NSU décide, au milieu des années cinquante, d'effectuer son grand retour à l'automobile.

 

Le marché porteur étant celui des voitures populaires en cette période de l'après-guerre, NSU Prinz présente en 1957 la Prinz, une petite berline de 600 cm3. Techniquement sophistiquée (moteur à arbre à cames en tête), bien construite et fiable, elle rencontrera un grand succès. Au cours d'une carrière qui durera jusqu'en 1973, la Prinz connaîtra de nombreuses évolutions, sans parler des variantes sportives, dont la TTS qui s'illustrera en compétition.

 

Marque d'avant-garde cultivant l'innovation, NSU se lance dans les années cinquante dans un projet ambitieux, le moteur rotatif de l'ingénieur Felix Wankel. En 1963 sort le Spider, première automobile au monde à être équipée de cette mécanique. Quatre ans plus tard est dévoilée une berline haut de gamme dotée d'un double rotor, la RO 80. Mais cette voiture révolutionnaire aboutira à un échec commercial.

 

Auto Union et NSU fusionneront en 1969 et l'usine de Neckarsulm se consacrera dès lors à la construction des modèles Audi.

 

  • Le moteur rotatif « révolutionnaire » de type Wankel avait été étudié et fabriqué en commun avec Citroën ( Citroën GS Birotor) au sein de la joint-venture Comobil et de l’usine de fabrication Comotor.
  •  

Grandeur et décadence du moteur à piston rotatif - Moto Magazine ...

 

  • Au milieu des années 60, l’industrie automobile allemande possède une réputation déjà bien solide, mais ne se démarque pas vraiment par son originalité débordante. Jusqu’à ce que cette petite NSU ne fasse parler d’elle… Francois Piette 13/02/2018
  •  

Entre les gros mastodontes Mercedes, BMW et Volkswagen, NSU fait figure de petit poucet. La marque décide de frapper fort avec un produit révolutionnaire, histoire de se repositionner sur l’échiquier. Elle met donc en chantier un projet de berline avant-gardiste qui voit le jour à la fin de l’année 1967. Son nom Ro80 est déjà tout un programme : Ro fait référence au type de moteur (rotatif) et 80 évoque les… années 80, soit une vision du futur ! D’autres sources évoquent aussi une certaine obsession du chiffre 8 durant le développement : la voiture devait coûter 8000 DM, peser 800 kg et consommer 8 l/100 km. Aucun de ces objectifs ne fût atteint, et de loin…

 

Une fiche technique invraisemblable !

 

Techniquement, la Ro 80 se démarque bel et bien des traditionnelles berlines allemandes : moteur rotatif birotor de 995 cm3 (115 ch à 5.500 tr/min), suspensions indépendantes (de type McPherson à l’avant, s’il vous plaît), traction avant, crémaillère de direction avec assistance et cerise sur le gâteau : une boîte semi-automatique à trois rapports, dont le pommeau du levier de vitesse actionne un interrupteur qui désengage l’embrayage !

 

La suite ICI 

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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 06:00

La traversée de la Manchette | nova

Le charme discret de la correspondance privée à jamais disparue, lettres manuscrites ou dactylographiées, doubles sur papier carbone, archivées, conservées par les correspondants, fantastique réservoir des pensées intimes d’un auteur.

 

Lettres du mauvais temps - Vermillon - Table Ronde - Site Gallimard

Lettres du mauvais temps de Manchette 1977-1995

 

C’est un recueil à effeuiller au gré de son humeur, du beau ou du mauvais temps, de l’envie de retrouver l’esprit d’un temps que les jeunes ne peuvent pas connaître…

Viande froide - Pierre Siniac - Babelio

Ainsi ce matin, je vous propose des morceaux choisis de sa correspondance avec Pierre Siniac.

 

Issu d’une famille de modestes artisans – sa mère était couturière et son père, d’origine grecque, “travaillait dans la chaussure“-, il quitte l’école communale à quatorze ans pour suivre une formation professionnelle de “technicien spécialisé dans le chauffage central“. Il connaît des années de galères et d’errances au cours desquelles il consacre ses journées au cinéma, à la lecture, à la flânerie et à l’écriture. Il publie son premier roman "Illégitime défense" en 1958.

 

SOIRÉE SINIAC - invitation Alfred Eibel - YouTube

 

Auteur de romans policiers, Siniac se distingue par un goût pour les histoires criminelles au dénouement surprenant et paradoxal, l'humour rabelaisien et la description d'une vie provinciale inquiétante. Ses descriptions du « milieu » montrent des personnages qui ne sont le plus souvent ni des exemples de bravoure, ni d'intelligence, ni d'honnêteté.

 

ICI 

 

Amazon.fr - LE CINEMA FRANCAIS. Tome 2 - Siclier, Jacques - Livres

 

Moi aussi je me souviens de Jacques Siclier le critique ciné du Monde ICI 

 

Le 20 juillet 1977 à Villers-sur-Mer

 

« Pour le cinoche, je me base personnellement sur les critiques du chrétien Siclier dans Le Monde : aussitôt qu’il dit « Quelle honte, ce cinéaste qui nous avait donné de l’espoir, à présent se prostitue, et fait semblant d’être de gauche, mais nous présente en réalité un tissu de brutalités avilissantes », je sais que je vais passer une excellente soirée. Pendant que j’y pense, je ferme la parenthèse) mais poursuis. C’est la société qui n’a plus de foi en soi-même, mon bon monsieur, voilà ce que je dis. Quand les grands Etats capitalistes se bâtissaient dans la fièvre, ça vous donnait Eisenstein et King Vidor. Maintenant, ils pleurnichent à propos de J.-F. Kennedy et de leurs hémorroïdes. Quelle pitié !

 

Charlie Hebdo - # 457 - 16 Août 1979 - Couverture : Wolinski

 

Chronique de cinéma dans Charlie Hebdo août 1979

 

« Hollywood, c’était le cinéma du capitalisme triomphant […]. Les riches étaient contents d’eux-mêmes et leur cinéma était brillant. À présent ils sont mécontents d’eux-mêmes et […] ils engagent des intellectuels de gauche pour vendre aux cadres ce message qui leur plaît : « Nous avons bien mal au cul, interrogeons-nous sur cette douleur » […] Comme grondait Jouvet dans La Charrette fantôme, quelle pitié ! quelle pitié ! Mais nous n’en aurons pas. »

 

« je ne crois pas qu’il reviendra de grands écrivains dans un siècle, ni jamais, à moins d’un effondrement total de la civilisation et d’un nouveau départ pris de zéro. Je crois tout platement qu’on a vraiment fait le tour des formes. Les gugusses modernistes ne font que réchauffer des restes de Céline, de Joyce, de Dada. De sorte que c’est nous qui pouvons nous permettre d’utiliser et de mélanger les formes pour « raconter nos petites histoires. »

 

Paris le 25 août 1977

 

Cher Siniac-zistait pas il faudrait l’inventer (là, je me défonce vraiment, sapristi !)

 

« … sur Siclier tu m’as mal lu. Ce qui en fait pour moi un bon baromètre, c’est qu’il fait toujours le même type de critique négative sur les films qui me plaisent. À tout coup, il les accuse d’être

 

  1. Bestialement brutaux
  2. Vulgairement racoleurs
  3. Faussement de gauche et en vérité de droite
  4. L’œuvre décevante d’un réalisateur qu’on croyait libéral et qui nous avait donné des espérances, mais qui, là, sombre.

 

Chaque fois qu’une de ses critiques a cette structure, je suis assuré de prendre mon pied en allant voir le film. (C’est à peu près exactement ce qu’il a dit de Marathon Man, et par exemple de Plein la gueule d’Aldrich.)

 

[…]

 

Cher Siniac, je te fais mes cordialités. Dur d’oreille ou non, je maintiens que nous devrions trouver une occasion de grignoter de conserve. Je parlerai par gestes obscènes, et tu me répondras des grognements hideux. Ça peut être vraiment bien. »

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 06:00
Le mystère mon anniversaire pourquoi suis-je né le lundi 12 juillet 1948 aux environs de midi ?

Je l’ai échappé belle je suis né 2 jours avant le 14 juillet !

 

En Vendée, entre nos maîtres les nobles et les curés, suite à nos petites histoires avec les sans-culottes, la République a mis du temps à s’installer et, glorifier le sang impur qui coule dans le sillon n’était pas du goût des bien-pensants. Par bonheur l'année 1948 était bissextile sinon j’eux pu, horreur absolue en cette Vendée si peu républicaine, naître le 14 juillet. Ma sainte mère étant une bonne chrétienne, et comme en ce temps là le dimanche était sacré, ce fut un lundi 12 que je fis mon apparition. Une date bien anonyme, et qui le resta fort longtemps, jusqu'à mes 50 ans.

 

 

En effet, le 12 juillet pendant des années fut un jour ordinaire, puis vint le 12 juillet 1998. Ce jour-là, en une chaude fin de soirée, le front de Zidane propulsa par 2 fois à bon escient ce que les reporters de ses jeunes années qualifiaient de cuir dans les bois brésiliens.

 

Coupe du Monde 1998 : Le chef d'œuvre des Bleus

 

Le peuple de France exulta et 1 et 2 et 3, et même si plus personne ne se souvient de ce brave Guivarc'h préposé officiel à l'engraissement du score, le onze d’Aimé Jacquet inscrivit le 12 juillet en lettres d'or au fronton de l'orgueil national. Chirac notre président était content et d’un coup d’un seul tous les problèmes de Melting pot étaient réglés.

 

Comme quoi, il faut ne jamais désespérer, le jour de gloire était enfin arrivé !

 

Je n’en ai tiré aucun bénéfice, ça n’était toujours que l’occasion de lever son verre entre proches et amis.  

 

J’avoue que j’ai toujours été étonné que l’on fêtât mon changement de millésime, sans vouloir assombrir le happy birthday  to you prendre officiellement une année c’est vieillir, faire un pas supplémentaire vers la fin.

 

Et puis vint Face de Bouc, où je collectionne 5000 amis (maximum autorisé par le sieur Zuckerberg)  et là patatras ce fut le déferlement, un tsunami, on me bombardait de messages souvent automatiques.

 

Afin de tenter de tarir ces fleurs, pas encore des couronnes, je me garde bien d’entrer dans ce tourbillon : je ne souhaite à aucun de mes amis un HB via Face de Bouc.

 

Cette année le 12 juillet était un dimanche alors je me suis dit mes « amis » de Face de Bouc allaient m’oublier que j’allais pouvoir faire tranquille la grasse matinée.

 

Tout faux mon petit cricket américain croqueur de pomme s’est mis à crépiter comme un forcené. Vous allez me dire que je fais le coquet et que mon ego en est flatté… Pas vraiment, mon souci majeur étant : dois-je répondre individuellement à tous ces messages ?

 

Suis plutôt du genre ramier je ne voyais pas m’atteler à cette tache alors j’ai décidé de pondre une chronique sur mon parcours d’âge.

 

Je suis né, au premier étage de la maison familiale du Bourg-Pailler, aux environs de midi dans le lit où je fus conçu des mains de Marthe Régnault sage-femme à la Mothe-Achard, celle-ci fut ensuite élue maire : pour faire plaisir à Pax je pourrais souligner que ma mère accoucha aux bons soins du maire.

 

Je n’ai évidemment aucun souvenir de cette irruption dans la vie.

 

On me qualifia de petit dernier et certaines amies de ma mère affirmèrent que j’étais un beau papot.

 

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On me prénomma Jacques pour faire plaisir à mon parrain, mon grand frère Alain, et on y adjoignit Alain, Gabriel, Arsène… soient les prénoms de mon parrain, de ma marraine Gaby et de mon père.

 

On me baptisa en l’église Saint Jacques le majeur.

 

Avec mon air de ne pas y toucher, je grandis en âge et en sagesse, je fus enfant de chœur, fréquentai l’école Sainte-Marie

 

 

Je fus confirmé par Mgr Cazaux.

 

Je jouais au basket à la Vaillante Mothaise.

 

On m’envoya une seule fois en colonie de vacances à Saint Jean de Maurienne avec les enfants de marins de l’Ile d’Yeu. (Le curé-doyen Bailly avait été le curé de l’Ile d’Yeu).

 

Je gardais les vaches du pépé Louis et conduisait Nénette, la vieille jument, avec le pépé aux manchons de la décavaillonneuse pour sarcler les betteraves.

 

Voulant être gentleman-farmer je persuadai mes parents de m’inscrire à l’école d’Agriculture de la Mothe-Achard plutôt qu’au lycée. Interne à 500 mètres à vol d’oiseau du Bourg-Pailler, 3 heures de travaux pratiques par jour : panser et brosser les vaches normandes, charroyer leur fumier, sarcler le foin, tailler la vigne, vendanger, travailler le bois et le fer à l’atelier, repiquer les fleurs, ramasser les pommes…

 

Et puis un jour l’aumônier me dit : « tu es fait pour être paysan comme moi pour être pape, tu feras l’ENA ! »

 

Mes deux parties de bac en poche je pris, à 17 ans, le chemin de Nantes pour faire mon droit…

 

Et puis, il y eu mai 68, adieu vaches, cochon, ENA…

 

 Je m’arrête là pour vous conter mon rapport avec l'âge.

 

Ayant été perfusé de religion par le clan des femmes je m’étais mis dans la tête que je mourrai à 33 ans comme le Christ !

 

En 1981, ce ne fut pas le Christ mais Mitterrand qui changea le cours de ma vie.

 

Passé ce Cap je ne me préoccupai plus de l’âge de ma fin me contentant d’enfiler plus de dix années à faire, comme on dit, du cabinet avec un séjour de 3 ans dans le vin à la SVF.

 

50, 60… et puis faut décrocher… je le fis sans souci… j’avais encore plein de choses à faire…

 

Devenir septuagénaire, au temps de mes ascendants, c’était entrer dans le monde des vieux et, je dois avouer que ça m’est resté.

 

Maintenant j’égrène les ans comme les numéros de départements, activité que nous occupait enfants sur le bord de la nationale où nous repérions les plaques minéralogiques des estivants filant vers les plages des Sables d’Olonne ou de Saint-Gilles-Croix-de-Vie…

 

72 c’est la Sarthe

 

Irais-je jusqu’au 85 ?

 

Si c’est bon pied bon œil pourquoi pas !

 

Pas de souci comme disent les gamins !

 

Amazon.fr - REQUIEM POUR LA VIE - Léon Schwartzenberg - Livres

 

Je cite Léon Schwartzenberg, garnd cancérologue médiatique qui fut 9 jours ministre délégué à la Santé dans le premier gouvernement de Michel Rocard, nommé le 29 juin 1988 il doit démissionner le 7 juillet pour avoir proposé publiquement un dépistage systématique du sida chez les femmes enceintes et avoir pris position en faveur de la légalisation, de la mise en vente libre du cannabis, sous le contrôle de l'État, afin de barrer la route aux trafiquants.

 

« Pour naître on ne peut pas donner son avis, mais pour mourir au moins foutez-nous la paix ! »

 

 

L’an dernier j’ai  déjà donné sur le sujet ICI : pourquoi fête-t-on les anniversaires de sa naissance ? 

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