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5 juillet 2021 1 05 /07 /juillet /2021 06:00

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Je me suis glissé, pendant une petite semaine, dans les plis de la France profonde, « mais où, mais où ?», me direz-vous, et là je réponds : « walou, walou… », ne comptez pas sur moi pour vous aider à me géolocaliser, comme on dit du côté de Google Maps.

 

Les parisiens descendent toujours quelque part alors que les provinciaux, eux, montent à Paris, tous les chemins mènent à Rome mais lorsqu’ils sont de fer c’est à Paris qu’ils sont réunis. Bref, j’ai fait mon balluchon, suis monté dans ma petite auto, cap au sud.

 

En face de chez moi, l’autoroute dites du Soleil m’ouvre les bras, elle porte le n°6 alors qu’autrefois, les congepés s’engouffraient direct dans la Nationale 7.

 

Nostalgie d’une Nationale 7 aujourd’hui  tronçonnée, mais où sont donc passés les fameux Routiersles routiers sympas de Max Meynier s’attablaient pour casser une graine et, concédons-le s’envoyer quelques canons dans le gorgeon. ICI

 

« Route des vacances/Qui traverse la Bourgogne et la Provence/Qui fait d’Paris un p’tit faubourg d’Valence /Et la banlieue d’Saint-Paul de Vence

Juillet pointait son nez et, sur les aires d’autoroutes, qui sont devenues des supermarchés, se mêlant aux gaulois, des belges, des bataves, des teutons, masqués, prenaient leur café tiré de monstrueuses machines à café. Si j’étais candidat à la Présidentielle, ce que je ne suis pas, et pourtant, sans avoir le melon, quand je vois ceux qui s’y ruent, je ferais campagne sur les aires d’autoroutes, elles sont le réceptacle de la France profonde.

 

Autre suggestion à l’attention des critiques gastronomiques qui nous gonflent avec leurs étoilés où la France profonde ne met jamais les pieds, « à quand une notation des horreurs proposées par les vendeurs de pétrole ? », les sandwiches y sont immondes, la malbouffe y est proposée à tous les étages. C’est pire que du temps de Jacques Borel. ICI

 

 

J’ai survécu grâce à mes œufs durs.

 

De mon périple, dont vous ne saurez rien, entre nous, rassurez-vous, c’est que je n’ai rien à dire, je retire tout de même une percée conceptuelle majeure : l’érection du concept de l’invasion des PC, dont je vous entretiendrai dans une prochaine chronique. Du côté de la côte atlantique, où je suis né, les PC étaient des Promènes Couillons, soit des gros bateaux à moteur. Mon nouveau concept s’en approche, on reste dans le domaine des shootés au carbone.

 

Arrivé à ce stade de la ponte de ma chronique, je fatigue…

 

https://images.midilibre.fr/api/v1/images/view/60d437dad286c24d8f2dd735/large/image.jpg?v=1

 

Pour m’en tirer je vous offre cette publicité des Poulets de Loué, pauvre Didier prendre la porte si tôt, se faire sortir par des petits suisses, le coq s’en est retourné sur son tas de fumier pour chanter au grand déplaisir des nouveaux voisins parisiens.  

 

Image

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commentaires

pax 05/07/2021 20:36

Le Taulier a t’il pris un bain de jouvence ? En tous les cas il nous revient de son escapade façon garnement : « Vous saurez pas ou j’étais, lalère, lalère, vous saurez rien… »
Et de nous parler d’une Nationale 7 à la réputation aujourd’hui quelque peu surfaite . Elle ne fait plus rêver que quelques nostalgiques à l’image des bikers américains ou autres qui « refont » la route 66. Et ce n’est pas en évoquant les « Routiers » qu’il l’a rendra plus séduisante. N’est pas Bagdad Café qui veut.
Restons sur nos gardes. En nous indiquant le sud subtil Taulier veux tu pas nous égarer ?
Un bon point quand même . Redonner un peu d’actualité aux « Routiers » qui ne sont plus autant fréquentés que « dans le temps » est une bonne idée .Parler de « routiers » aujourd’hui ca vous date un bonhomme. C’est de « poids lourds » qu’il s’agit. Vous savez, ceux qui roulent, l’un derrière l’autre comme un train mais sur des autoroutes que longent souvent des voies de chemin de fer désertes.
On peut encore, avec bonheur, déjeuner chez « Les Routiers » comme nous le faisons, mon épouse préférée et moi quand nous relions l’Alsace à Collioure par des chemins de traverse.
On est sur de la qualité, plats et boisson. On ne la fait pas à ces solides mangeurs. C’est une cuisine simple basées sur des recettes de bonnes femmes . Les vins ,souvent locaux, ne se poussent pas du col mais gouleyent à souhait.
Il est amusant de les voir entrer , silencieux, les uns après les autres et se dirigent vers les toilettes et les laves mains. C’est en revenant en salle, qu’ils font réellement leur entrée .Ils gagnent, ce qui est vraisemblablement, « leur table » Après un chaleureux bonjour échangé avec la serveuse parfois assortie d’une vanne bien sentie , l’apéro et le plat est commandé.
La salle commence à bruisser, on parle avec son voisin. On s’interpelle d’une place à l’autre.
Certains ouvrent un journal. D’autre sortent fumer à l’extérieur.
Bientôt il n’y a plus que le bruit des couverts dans l’assiette entrecoupé d’apostrophes pour réclamer du pain ou en montrant le pichet à bout de bras le « Tu nous remets ça s’te plait »
Puis un calme s’établit. On a repoussé sa chaise . On est assis en biais, en silence. La digestion commence. Enfin, tel les musiciens d’un orchestre de jazz quittant , un à un ,la scène, les routiers se lèvent et regagnent leur bahut. Une petite sieste peut être ?
Je vois mal le Taulier filant sur la Nationale 7. Je préfère l’imaginer, batifoler * dans notre belle et diversifié campagne française.
Je ne le pisterai pas car, je sais bien que je l’aurai un jour, je l’aurai… au coin d’un bois ;

- 1 -
Pour aller à la Préfecture
Prends la route numéro trois
Tu suis la file des voitures
Et tu t'en vas tout droit, tout droit,
C'est un billard, c'est une piste,
Pas un arbre, pas une fleur,
Comme c'est beau, comme c'est triste
Tu feras du cent trente à l'heure
Mais moi, ces routes goudronnées,
Toutes ces routes me dégoûtent
Si vous m'aimez, venez, venez,
Venez chanter, venez flâner!
Et nous prendrons un raccourci:
Le petit chemin que voici...
Refrain
C'est un petit chemin
Qui sent la noisette
Ce petit chemin
N'a ni queue ni tête
On le voit qui fait trois
Petits tours dans le bois
Puis il part au hasard
En flânant comme un lézard
C'est le rendez-vous
De tous les insectes
Les oiseaux pour nous
Y donnent leurs fêtes
Les lapins nous invitent
Souris-moi, courons vite!
Ne crains rien prends ma main
Dans ce petit chemin.

- 2 -
Les routes départementales
Dont les vieux cantonniers sont rois
Ont l'air de ces horizontales
Qui m'ont toujours rempli d'effroi
Et les poteaux télégraphiques
Font un ombrage insuffisant
Pour les idylles poétiques
Et pour les rêves reposants
À bas les routes rebattues
Les tas de pierres et la poussière
Et l'herbe jaune des talus
Les cantonniers, il n'en faut plus
Nous avons pris un raccourci:
Le petit chemin que voici...
Refrain 2
C'est un petit chemin
Qui sent la noisette
Ce petit chemin
M'a tourné la tête
J'ai posé trois baisers
Sur tes cheveux frisés
Et puis sur ta figure
Toute barbouillée de mûres
Pour nous surveiller
Des milliers de bêtes
S'étaient rassemblées
Par-dessus nos têtes
Mais un lièvre au passage
Nous a dit: Soyez sages!
Ne crains rien, prends ma main
Dans ce petit chemin.
Ce petit chemin.

P.S.
Pour eux qu’intéresse le monde de ce que fut celui des routiers, ils peuvent visionner : « Des gens sans importance » film d’Henri Verneuil (1955)

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