Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 00:09

En novembre 2004 j’ai publié une chronique sur le livre du Dr Olivier Ameisen link « Le Dernier Verre » Je commençais ma chronique en écrivant  « Olivier Ameisen, l’auteur du livre « Le dernier verre » chez Denoël, est un médecin sensible et talentueux. Deuxième enfant d’une famille parisienne aisée, d’origine juive polonaise, son parcours scolaire est fascinant. En 2009 je commettais une autre chronique « Les alcoologues sont un peu comme ces maris ou femmes trompés depuis des années… » à propos du livre du Dr Ameisen link Le titre de ma chronique était extrait d’une libre expression du Dr Michel Marty, psychiatre, psychanalyste, président de l’ANPAA 64. J’ai donc suivi le parcours du combattant d’Olivier Ameisen avec beaucoup d’attention. Nous ne nous sommes jamais rencontrés mais j’ai eu l’occasion de discuter avec son frère Jean Claude Ameisen médecin, immunologiste, chercheur en biologie à l’INSERM dont il préside le comité d’éthique depuis 2003 et surtout pour moi, l’auteur d’un livre fondamental, à lire absolument, La Sculpture du vivant. Le suicide cellulaire ou la mort créatrice aux éditions du Seuil, 1999.

photoAmeisen.jpg

Le journal Libération du mardi 17 janvier, sur sa dernière page, rubrique Portrait tire celui d’Olivier Ameisen Après (dé) boire sous la plume de Laure Noualhat et une photo de Bruno Chardy. Je vous livre la chute du portrait que vous pourrez lire dans son intégralité ici link

 

« Son traitement dérange parce qu’il pulvérise le dogme de l’abstinence. «Avec le Baclofène, vous pouvez boire un verre ou deux, mais vous n’avez pas envie de plus.» Une particularité qui constitue le graal de tout drogué : la consommation contrôlée. A la Fédération française d’addictologie (FFA), on lui reproche «de faire autant sa promotion personnelle que la promotion de son traitement». Surtout, les addictologues réclament des essais cliniques. La FFA rappelle que, «concernant des problématiques aussi complexes que les conduites addictives, il faut se garder des tentations de recourir à des thérapeutiques "magiques"».

 

Voilà pour la molécule miracle. «Comme s’il fallait un miracle», balaie, las, le docteur Ameisen. Lui maintient qu’on peut soigner l’alcoolisme comme on soigne un ulcère. Cette fois, foin du sentiment d’imposture ou d’usurpation, il se réjouit, d’ailleurs, de donner sa première «conférence française» à l’hôpital Cochin, le 24 janvier.

 

Aujourd’hui, il se dit heureux comme jamais. «Arrêter l’alcool, ce n’est rien. Découvrir la vie, c’est extraordinaire», confie ce fana de marches en montagne. «Sans ma souffrance, je n’aurais jamais connu le bonheur. Je croyais poésie et souffrance indissociables et ne pouvais m’empêcher de pleurer en entendant Rachmaninov ou Barbara, en lisant Eluard ou Tolstoï.» Il ne pleure plus, puisqu’il ne boit plus. »

 

Pour  ceux que le combat d'Olivier Ameisen intéresse ils peuvent se rendre sur le site de l'association AUBES link 

 

(Association des Utilisateurs du BaclofènE et Sympathisants) qui a vu le jour le 9 janvier 2010, à l’initiative de Bernard Joussaume, médecin et prescripteur du baclofène dans le cadre des addictions et notamment de l’alcoolisme, et d’un groupement de malades alcoolo-dépendants traités au baclofène.

 

Cette association a pour but:

 

De diffuser le plus largement possible l’information sur l’efficacité révolutionnaire de ce traitement des addictions découvert par le Professeur Olivier Ameisen,

De regrouper toutes les personnes prescrivant ou consommant du baclofène dans tous les cas d’addiction ainsi que toute personne se sentant concernée par le problème des addictions,

De favoriser la participation de tous les particuliers et de toutes les associations  à l’aide, au traitement et au suivi des personnes addictives, en général,

De participer à toute action concernant les addictions, en général.

51AHA77ETKL._SL500_AA300_.jpg41UmbXaXBJL._SL500_AA300_.jpg

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 00:09

« Actuellement, certaines personnes qui ne peuvent se payer un produit griffé se contentent d’acheter un sac d’emballage pour transporter leurs affaires personnelles en frimant. Sur Internet, on s’arrache tout ce qui a trait aux produits de marque (les tickets de caisse, les notices d’utilisation, les étiquettes, etc.), et cela se négocie à des prix clairement affichés. On parle à ce sujet de « consommation pour sauver la face ». Le centre d’enquêtes sociales du Zhongguo Qingnian Bao (« Journal de la Jeunesse chinoise ») a effectué un sondage auprès  de 1104 personnes. Il en ressort que 84,2% des sondés affirment que, parmi les jeunes de leur entourage, cette consommation pour sauver la face est un phénomène très répandu. »


L’article est signé de Huang Chong de Pékin qui ajoute « nous avons pu constater qu’un site de vente en ligne proposait une gamme complète de sac et d’accessoires de griffes célèbres, comme Hermès et Cartier, à des prix variant entre 2 et 200 yuans (de 0,2’ à 24 euros). Une cyberboutique vend des « sacs carton de marque de luxe » à 100 yuans (12 euros) pour des sacs neufs de petite ou moyenne taille et à 30 yuans (3,70 euros) pour des sacs en bon état ; les stocks sont actuellement épuisés. Un magasin de produits de qualité contrefaits a également en rayon des sacs en carton de bonne imitation, une combinaison de produits très appréciés des acheteurs. » Voilà donc un magnifique marché qui s’ouvre pour des jeunes entrepreneurs du web, comme l’avait compris bien avant tout le monde Pierre Castel à Vinexpo, répandre sur les jeunes chinois, via des cyberboutiques, des sacs floqués aux armes des GCC ou des boîtes d’emballages vides de grandes de marques de Champagne. Ça ferait plaisir à nos candidats redécouvrant le made in France que de bons produits fabriqués en notre beau pays déferlent sur la jeunesse chinoise et la pervertisse.


Je plaisante à peine. Comme l’écrit un internaute chinois « Les gens n’achètent pas un sac, mais un statut social, un état d’esprit et une apparence. » alors pourquoi diable nos GCC avec leur icone Lafite en tête ne profiterait pas, comme les produits de luxe dont ils font partis, de cet engouement de la jeunesse chinoise pour la consommation frime. Alors, puisque l’objectif c’est de faire un max de pognon, pourquoi se priver de fourguer des leurres, des ersatz, à la génération née dans les années 90, une génération du web, une génération « sous verre » qui n’a jamais connu le moindre trouble politique.

 

Quelques chiffres pour éclairer la lanterne des conquérants de marché : 150 millions de jeunes chinois de 12 à 19 ans, enfants uniques pour la plupart, soit 11% de la population. 70 millions vivent dans les villes. Ils dépensent 201 yuans par semaine (25 euros). En 2011, 6,6 millions d’étudiants sont sortis diplômés des universités et 1,2 million de Chinois poursuivent des études à l’étranger. 1/3 des jeunes surfent quotidiennement sur le Net et 83% utilisent un téléphone mobile. Environ 62% ont ouvert un compte sur un microblog. Plus de 80 % des jeunes pensent que la Chine « est le pays le plus important du monde » et se disent fiers de ses traditions. 60% se déclarent parallèlement intéressés par « la culture et les modes de vie d’autres pays. »


Franchement les jeunes ambitieux, au-lieu de faire les cons sur Face de Bouc, de Tweeter comme des malades ou d’ouvrir le 572ième site de vente de vins sur le Net à destination de nos concitoyens qui boivent de moins en moins pourquoi ne pas vous lancer dans un Buiseness qui ne demande pas beaucoup de moyens mais qui pourrait déboucher, comme on dit dans les magazines, sur une success story. Bien sûr il vous falloir manier le mandarin* ou bien épouser une jeune chinoise en lui proposant un marché gagnant-gagnant : puisque beaucoup d’entre elles se posent la question « Comment attraper un mari plein aux as ? » (Journal Nanfang Zhoumo de Canton) vous devriez facilement vous entendre sur les termes du contrat de mariage se résumant en un beau retour sur investissement. Cynique moi, sans doute un chouïa, l’âge sans doute qui me permet de manier la dérision sans risque d’être tenté par mes préconisations. Yao Chen, star du microblog en Chine (voir la photo) écrit « le principal problème de la société chinoise ? Tout va trop vite ! » et dire que les Maos en 68 raillaient le slogan « Cours, camarade. Le vieux monde est derrière toi ! »

Guo Jingming : l’écrivain millionnaire à 28 ans 24,5 millions de yuans (environ 3 millions d’euros) de droits d’auteur en 2011. Depuis le début de sa carrière il a gagné 97 millions de yuans (plus de 1é millions d’euros). Des bluettes d’amour et d’aventures pour jeunes, pas très littéraires, de purs plagiats parfois…

 
Note du chroniqueur : toutes les infos sont extraites de « à quoi rêvent les jeunes chinois » Courrier International.
 

 

*Le mandarin « (en sinogrammes simplifiés : 官话 ; en sinogrammes traditionnels : 官話 ; en pinyin : guān huà, « langue des officiels », en sinogrammes simplifiés : 北方话 ; en sinogrammes traditionnels : 北方話 ; en pinyin : běifāng huà, « parlers du Nord »), est une catégorie des langues chinoises parlée dans le nord et le sud-est de la Chine continentale. Envisagée comme une langue, c'est celle qui compte le plus grand nombre de locuteurs dans le monde. Il s'écrit au moyen des sinogrammes et on le transcrit maintenant le plus souvent en pinyin, mais aussi en zhuyin (bopomofo). Même s'il est aujourd'hui enseigné à tous les Chinois, les Chinois plus âgés ne parlent pas tous le mandarin mais d'autres langues chinoises, comme le cantonais. Le mandarin, que les dirigeants communistes ont désigné comme la langue véhiculaire de leur nation entière en une version standardisée (dénommée 普通話 pǔtōnghuà, « langue commune »), était d'abord celle de communautés chinoises du Nord du pays. Bien que possédant aussi une ancienne histoire littéraire, elle ne dérive pas de la langue écrite classique littéraire et artificielle (文言 wényán), abandonnée en 1919 après avoir été utilisée comme langue écrite officielle et littéraire pendant plus de deux mille ans : en effet, c'est d'une langue vernaculaire parlée (白話 báihuà, « langue simple ») que le mandarin procède. » source Wikipédia

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 00:09

N’imaginez surtout pas que j’ai commis ce titre pour attirer les faveurs de mes amis de Bourgogne Live, c’est pure vérité. Imaginez-moi attablé face à un ballon de Melon de Bourgogne lisant l’édition du Parisien où je découvrais que le 14 janvier prochain la saint Vincent des coteaux de Louveciennes (eux-aussi ont craqué pour les coteaux comme les bourguignons) sera célébré en grandes pompes à Louveciennes link . Puis revigoré je prenais ma Chevrolet Bel Air, qu’a un petit nom très bourguignon (cf. ci-dessous) et Celtique au bec je partais écrire ma chronique du lundi à la gloire du BGO devenu un collector depuis sa petite mort.

 

Démonstration en écrits et en images.

 

1-     Mes 2 œufs coques à la Renaissance 87 rue de la Roquette avec un ballon de Melon

 

J’ai mes habitudes. Lorsque je me rends Cour Debille dans le XIe pour fouiner chez les fêlés du Vintage (là où j’ai acheté mon sac Pan Am) je vais ensuite me taper 2 œufs coques à la Renaissance, mouillettes, beurre Bordier salé… La maison a une règle : elle ne sert pas de jaja avant midi. C’est en ce lieu que j’ai découvert le jus de Cyril Alonso Grand Q Glacé : cuvée du Château Gonflable qui a scellé notre indéfectible amour. Comme je suis arrivé à la Renaissance pile poil à midi j’ai accompagné mes 2 œufs d’un verre de Melon (dit de Bourgogne sur l’ardoise) qu’est un vin de France de la SARL Sœur Cadette.

photoMelon.jpg

Une consœur bloggeuse « Une femme, des vins » éclaire ma lanterne « Le Domaine de la Cadette, domaine viticole de Saint-Père sous Vézelay. 13,5 hectares de vignes, répartis sur Saint-Père et d'autres villages. Les vignes sont travaillées en bio, la conversion a débuté en 1999. Une petite structure de négoce sera développée pour le millésime 2010, elle portera le nom de La Soeur Cadette. Les propriétaires du lieu sont Jean et Catherine Montanet qui font un BGO sans souffre un » pur vin de copains » (oui, oui…) et une cuvée Melon dont ma consœur dit « Nous gardons la banane... et le melon (ouarf, ouarf, ouarf) pour le vin de table Melon 2009, produit à partir d'un terroir différent, beaucoup plus caillouteux. Nez de craie, il est plus acide, moins complexe et moins sur la finesse que le précédent (le BGO). Comme dit Jean, chassez le terroir, il revient au goulot ! Le terroir... il n'aime pas cette notion qu'il trouve galvaudée, d'ailleurs il parle de terroir-caisse. Ces jurassiens (Jean est natif du Jura), ce sont des drôles ! »

 

Prix au verre : 5 € (demande express au sieur Bayard de valider ce tarif fort gouteux pour un simple Vin de France)

6a00e54fa719a188340133f3f8716b970b-320wi.jpg

 

2-     Louveciennes fête le retour de son vin

 

En mouillant mes mouillettes je feuillette le Parisien du jour :

photoVindeL.jpg

 

3-    La Chevrolet Bel Air 4 portes

 

Quand je reprends mon vélo je tombe nez à nez avec une Chevrolet Bel Air 4 portes qui a des origines bourguignonnes.

 

Elle fut produite de 1953 à 1975 à travers 5 générations différentes.

 

Celle-ci est de la 3ième génération (4 portes) (1958-65)

Dimanche à Paris 001 Dimanche-a-Paris-007.JPG

Dimanche-a-Paris-012.JPGDimanche-a-Paris-002.JPG« Son nom viendrait du lieu-dit "Bel Air" sur la commune de La Rochepot (Côte d'Or - France), un lieu où se dresse une côte célèbre de la route Nationale 6. Un lieu que Louis Chevrolet a eu l'occasion de fréquenter dans sa jeunesse, au moment où ses parents habitaient Beaune. »

 

4-     Un petit carnet avec en couverture une publicité pour les cigarettes CELTIQUE datant des années 40

Dimanche-a-Paris-014.JPG

 

Petit arrêt au retour sur une brocante face à l’entrée de la Pitié-Salpêtrière et achat du dit petit carnet qui en plus recelait des secrets de famille (sans doute ça fera bientôt une petite chronique). Revenons un instant à la Celtique gros module intermédiaire entre la Gitane et la Boyard.  Le marché français a longtemps été un marché du tabac brun de façon quasi-exclusive. La Balto tabac de Virginie goût anglais et la Week-end tabac de Virginie goût américain ne représentait que moins de 5% du marché. Les fumeurs de tabac blond étaient d’un niveau social élevé souhaitant se distinguer et qui avaient l’envie et les moyens de payer leur tabac plus cher que le brun. Gauloises, Celtique, Boyard et autres Gitanes c’était du brun, du tabac noir qui avait du caractère, du goût, qui véhiculait une image forte et virile. De plus ces marques exaltaient la fibre patriotique : celle du combattant gaulois… Black béret, kil de rouge, baguette de pain et le gris que l’on roule : du caporal ordinaire disait-on

 

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 00:09

couv_ferre.jpg

 

Claude Nougaro disait en parlant de Ange Philippe Léotard Tomasi né le 28 août 1940 à Nice et mort le 25 août 2001 à Paris: «  J'aime les grands brûlés, j'aime les grands acteurs avec un seul rôle, celui de leur vie à tenir à claquer à brandir : J'aime certains hommes, ceux qui savent que la seule liberté que nous possédons, c'est de choisir ses barreaux. J'aime les poètes qui claudiquent sur les marelles du mystère d'être, et qui chantent des mots de moelle et de sang à travers tous les baillons du monde. Je t'aime Philippe Léotard. »

 

« Moi, je pourrais être ministre de la défonce. Chacun son truc, il vendra des missiles et moi des pétards. Pour nous distinguer, ce n'est pas difficile. Lui, c'est Léotard. Moi, c'est Monsieur Léotard. » Le Monde, 24 avril 1993.

 

Lorsque j’habitais  rue Mazarine, face à la boulangerie où le boulanger accrochait une petite pancarte « je suis parti quelques instants porter du pain chez un client », je croisais parfois Philippe Léotard avec ses costars froissés, son visage plissé, buriné, ses cheveux de broussaille, ses poches sous ses yeux malicieux et toujours accroché aux lèvres un franc sourire. Souvenir !  

 

Partager cet article
Repost0
14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 00:09

PortraitVPo.jpgÇa devait arriver ! La blogosphère du vin sans la plume de VPO c’était comme une fiole du nectar d’Embres&Castelmaure sans étiquette, un manque L’heureux évènement, provoqué par la conjonction d’une appellation d’origine déjantée : SBF décernée par Antonin le basque Vindicateur et du défi lancé par notre Eva, est intervenu en début de semaine. Normal, la procréation n’aime rien tant que les longs WE d’hiver où, sous la couette, les amants se sentent isolés du monde, tels des bédouins sous leur tente plantée dans l’immensité du désert de Gobi. Ce ne fut pas une surprise pour moi qui connaît l’inventivité du sieur Pousson, je  pressentais qu’un jour il sauterait le pas, délaissant un peu l’éphémère Face de Bouc pour graver sur la Toile ses élans, ses passions, ses coups de cœur et bien sûr donner corps à son combat pour un vin accroché à sa terre et à ses hommes.

 

Dans sa bio express VPO écrit « Né  dans un vieux millésime, exceptionnel en Rioja et à St-Émilion, Vincent Pousson embrasse  très tôt la carrière de reporter (Sud-Radio, RMC). Quelques flirts avec la presse écrite (créateur de L'esprit du Sud-Ouest), des écarts dans la pub (L'esprit du Languedoc, L'esprit corse, etc…) et une concupiscence avouée pour les bouquins (D'amour & de vin, La cuisine de la Tupiña, Légumineuses réflexions, etc…). Un œil sur la photographie (argentique, c'est plus poétique) et l'autre sur le graphisme (étiquettes Castelmaure, Vino amor y fantasía, etc…). Un appétit insatiable pour la cuisine naturelle et une soif inextinguible pour les vins purs. Membre du fan-club d'Hubert de Montille…

 nature5.jpgStJohnCadre.jpg

Passons maintenant aux questions :

 

JB: Un blog pourquoi?

 

Vpo : Oui, il y en a déjà tellement… Je n’ai pas vraiment décidé, ce sont les petits jeunes de la bloglouglou (ce mot m’horripile…) – incise de l’interviewer : moi aussi –qui m’ont poussé à l’eau: Antonin Iommi-Amunategui link qui dans ses récents « Awards » m'a décerné le titre de blogueur SBF (Sans Blog Fixe, note du Taulier), de l'année; et puis, dimanche dernier, alors que j'émergeais d'une longue nuit en Rioja, un défi lancé par Eva Robineau link « tu as 48 heures pour ouvrir ton blog, pas une de plus! ». 

 

JB : Ça, c'est le déclencheur, mais sinon?

 

Vpo : Sinon, il y a d'abord un bilan tiré tout simplement de ce qui s'est passé  l'année dernière sur le Web du vin, je veux parler de l'affaire du Jumillagate qui a démarré, ici, sur Vin & Cie et sur Facebook link . Pour résumer, et sans sur-dimensionner le poids de la blogosphère, disons que la pensée unique du vin mondial a été mise à mal par les forces réunies de tout un tas de personnes sur la Toile qui estimaient qu'on avait dépassé les limites et qu'il fallait le dire. Ça a quand même abouti (même si l'intéressé réfute cette notion de cause à effet) au départ de Jay Miller, ami proche de Robert Parker, considéré comme le troisième critique le plus important de la planète, qui a donc démissionné du Wine Advocate. Et, également, à l'ouverture (tardive…) d'une enquête de l'Institute of Masters of Wine sur les agissements d'un de ses membres, le Chilien Pancho Campo MW devant lequel l'Espagne du vin déroulait le tapis rouge jusqu'à en perdre son âme.

Mais au-delà  de l'impact de cette affaire sur le Mondovino, ce qui est encore passionnant, c'est qu'elle s'est déroulée quasi intégralement sur le Web et qu'elle était bouclée avant même que la presse traditionnelle du vin ne commence à s'y intéresser et la relate, a posteriori. Et ça, à mon avis, c'est la grande nouveauté, une nouveauté qui confirme la montée en puissance de ce nouveau pouvoir des blogueurs du vin.

 

JB: D'où  le blog?

 

Vpo : Un peu, oui. Car, pour avoir si longtemps fait le journaliste, et pas qu'en parlant de bonnes bouteilles et d'aimables gueuletons, je sais aussi que nous avons trouvé là, conjointement aux réseaux sociaux, un moyen d'expression sans filtre d'aucune sorte, quelque chose où la parole circule. Il ne s'agit pas de remplacer la presse, mais peut-être la compléter et, pourquoi pas, faire passer le message du vin à d'autres lecteurs. En tout cas, ça a des qualités, des défauts aussi, mais ça ressemble à une forme de liberté dont on serait bien couillons de se priver.

 

JB: Alors, de quoi parle-t-on dans « idées liquides & solides »?

 

Vpo: De tout ce qui fait le quotidien d'un passionné de ce qui se boit et de ce qui se mange. Avec des coups de cœurs, des coups de gueule et une profonde méfiance pour les idées à la mode et le « confort intellectuel ». La ligne éditoriale (si l'on peut s'exprimer ainsi pour un blog…) sera bien évidemment influencée par le fait que je vis pour partie en Espagne, à Barcelone mais bon, je ne vais évidemment pas me limiter à ça, j'ai envie de défendre une idée latine du vin, à l'opposé dirais-je de ce « nouvel ancien Monde »  qui notait sur 100 des jus bodybuildés, déformés par la chirurgie esthétique. Même si ça ne plaît pas à certains de nos amis anglo-saxons, j'ai envie de défendre les vins de paysans, les vins de village, les vins durables. Et c'est exactement pareil pour la partie « solide » du blog, je vais parler de ce que j'aime, de ces nourritures vraies, de campagne, qui n'ont jamais accepté qu'on leur mette une plume dans le cul. 

http://ideesliquidesetsolides.blogspot.com

VPoPagesDamourCadre.jpg

Partager cet article
Repost0
12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 00:09

À l’attention de ceux pour qui l’histoire du vin en notre vieux pays commence avec eux ou qui se réfère vaguement à un « c’était mieux avant » je recommande cette vivifiante chronique de Jean-Yves Nau publiée sur Slate le 09/01/2012 Plaidoyer pour la piquette Les litres à étoiles d’après-guerre vont-ils refaire surface? Petit bréviaire de survie dans l’enfer des vins «de table» et autres «grands ordinaires».

  

Qui est Jean-Yves Nau ? Un vrai et excellent journaliste. Docteur en médecine, ancien instituteur, Jean-Yves Nau a été en charge de la rubrique médecine du Monde de 1980 à 2009. Il tient le blog Journalisme et santé publique sur le site de l'Ecole des hautes études en santé publique (EHESP).

 

En vous proposant de lire la  chronique de Jean-Yves Nau j’exerce mon droit de taulier d’un espace de liberté. Je le fais sans y mettre mon grain de sel, même si sur certains points de détail je pourrais faire à Jean-Yves Nau quelques remarques. Je le fais avec jubilation car vraiment avec Nau ça vole plus haut que ce je me force encore à lire ici et là sur la toile. C’est un vrai travail de journaliste. Libre à vous de le commenter sur mon espace de liberté ou sur le site de Slate.

 

Pour vous mettre en bouche, je publie ici les premiers paragraphes de sa chronique et j’espère que vous cliquerez ensuite sur le lien qui mène au texte original. Merci à Antonin, le basque qui n’aime rien tant que d’escalader le mur à gauche, de m’avoir communiqué le tuyau.

18023145515199 2145593111 d4a73b06781

« Survivre, c’est aussi parfois explorer des sous-continents ignorés. Comme les fonds des gondoles alcooliques des grandes surfaces marchandes; là où on ne retrouve que les vins qui tiennent le bas du pavé. Un début de quart-monde, le mépris total des néo-amateurs en quête de justesse, de biologie et de référencement socioculturel.

Entrer sur ces terres, c’est abandonner la notion d’appellation et celle de vigneron. Et ne parlons pas du millésime. On perd tous ses repères. Les marques qui trônent dissolvent tout. Jusqu’au verre de la bouteille qui peut devenir plastique et cartonnage alimentaire. Ici on parle dru, on parle cubi; certainement pas BIB (bag in box). Pour la capsule en étain et le bouchon en liège, prière d’aller voir ailleurs.

 

Ah, le bon vieux temps du Gévéor

 

Côté réglementation, bien sûr, on flotte un peu. Ce sont des breuvages qui ne la ramènent guère. Ils sont au mieux dans le registre du franc-loyal-et-constant; au pire dans celui des ni-vices-ni-vertu. Autant de catégories qui ne mangent pas de pain.

 

Ici, l’obsessionnel des étiquettes ne trouvera guère de quoi alimenter sa maniaquerie. Au choix vins de table, vins de consommation courante, vins ordinaires et qui n’ont aucune envie d’en sortir. Ce sont des termes obsolètes qui nous parlent d’un temps où les hommes travaillaient et le vin les nourrissait au même titre que le pain. Ce qui ne prévenait nullement de l’assuétude à l’alcool, ce fléau.

 

Un temps où le vigneron était payé au degré-hecto et où les vins d’Algérie venaient au secours de ceux, pas fiers, de l’Hexagone. Qui n’a pas connu l’hybride 5455 d’Achille-Albert Siebel (1844-1936) et les bouteilles à étoiles peut-il saisir ce qu’a été, en France, le monde paysan, la classe ouvrière et la maladie alcoolique?

 

Humer ces fonds de gondoles, c’est retrouver un peu la mémoire de ce Gévéor qui a disparu «suite à l’évolution des goûts». Gévéor avait été sublimé comme tant et tant d’autres par Hervé Morvan. L'affaire tournait bien. On l’aimait fort, Gévéor; quand on ne l’adorait pas…. »

 

Lire la suite ici : link

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 17:00

Margaret Thatcher « La dame de fer », son petit sac, sa mise en plis ce fut pour moi :

 

-         Quand j’étais chez Rocard Ministre de l’Agriculture en 1984, d’abord sa célèbre formule  « I want my money back » pour obtenir son fameux chèque qui est une réduction de la participation britannique au budget européen. Elle considérait, pas tout à fait à tort d’ailleurs, que le RU  ayant une très faible surface agricole, comparé aux autres Etats membres, le Royaume-Uni ne voulait pas payer pour les autres Etats membres. La PAC représentait à l’époque 70% du budget de l’UE. Aujourd’hui, la PAC représente moins de 40% du budget européen.

 

-         Ensuite ce fut, j’étais chez Nallet Ministre de l’Agriculture en 1988, la vache folle dû à l’abaissement de la température de chauffe des farines animales. Je n’invente rien, lisez ce qui suit qui date de 2009.

 

Le Mague : Et ces bêtas de ruminants qui passent la journée à regarder les trains à grande vitesse, pourquoi d’abord on les traite de vaches folles ?

Fred Romano : Le réjouissant sobriquet « vaches folles » est l’une des plus grandes réussites de Margaret Thatcher, la politicienne criminelle anglaise à l’origine directe de cette maladie neurodégénérative. Durant de nombreuses années, elle a ainsi réussi à ridiculiser de dangereux processus biologiques, des scientifiques de haut niveau et des journalistes courageux, dans le seul but de camoufler ses exactions et bénéfices commerciaux et de s’éviter les poursuites judiciaires dont elle aurait du être l’objet. Car Margaret Thatcher a été avertie formellement par les services vétérinaires islandais que le fait d’intégrer des déchets de moutons malades dans l’alimentation bovine, puis de baisser les températures de chauffage de ces préparations pourrait avoir de terribles conséquences, tant pour le cheptel anglais que pour celui du monde entier, ainsi que pour tous les mammifères du monde.

 

Le Mague : Tu voudrais dire que les Islandais, ces sauvages Vikings, avaient le don de clairvoyance en l’avenir et avaient déjà tout prévu de ce carnage ?

Fred Romano : Parce qu’ils avaient tenté, en vain, bien qu’étant une île isolée de l’Atlantique Nord, d’éradiquer la maladie du mouton fou, ou scrapie, qui avait été importée depuis l’Angleterre à peine quelques années après qu’elle ait été découverte, en 1735. Dès que les lords se sont aperçus de la maladie et de ses conséquences économiques (le marché de la laine anglais s’opposait violemment au tissé français), ils ont pris sciemment la décision d’exporter au monde entier leurs moutons malades. L’histoire se répète et Margaret Thatcher a repris les bonnes vieilles traditions anglaises. La scrapie, l’ESB, le kuru, le Creutzfeldt-Jakob, toutes ces maladies animales (l’homme est un animal) sont les mêmes : elles sont dues au même agent (le prion) et provoquent les mêmes symptômes.

 

-         Histoire racontée par François David dans So British!

« Lorsque j’étais diplomate à Londres, Margaret Thatcher était Premier Ministre. Un de ses ministres m’a raconté l’histoire suivante, qu’il m’a assuré être absolument authentique.

Un jour, pour être agréable et amicale, celle qu’on appelait la « Dame de fer » invite ses ministres au restaurant. Elle s’assied et ses ministres l’entourent. Le maître d’hôtel s’approche et demande :

-         Avez-vous fait votre choix ?

-         Je prendrai un steak.

-         Et pour les légumes ?

Elle regarde ses ministres…

-         Ils prendront aussi un steak.

 

-         - Dans les rues de Paris sur les colonnes Morris s’affiche une Meryl Streep plus « Dame de fer » (sortie à Paris le 15 février) que nature. Le film est sorti le 6 janvier en Grande-Bretagne, mais l'avant-première londonienne, mercredi 4 au soir, avait donné le ton. Pluie d'applaudissements pour Meryl Streep qui, pour l'occasion, a foulé un tapis bleu (couleur du parti conservateur britannique). Mais rafales de critiques quant à l'image donnée de celle qui a logé au 10 Downing Street de 1979 à 1990.link   

-         Enfin, une facétieuse pétition  « Privatisons les funérailles de Margaret Thatcher », link « relayée outre-Manche par plusieurs médias, dont le Guardian, a ouvert un débat assez surréaliste en Grande-Bretagne. La Dame de fer n'a pas encore cassé sa pipe que ses compatriotes débattent déjà – non sans humour – de la meilleure façon de l'enterrer. Et la passion toute relative de l'ancien premier ministre britannique pour l'Etat providence et les dépenses publiques invitent naturellement certains commentateurs à faire du mauvais esprit. »

« Afin de rester fidèle à l'héritage de la Dame de fer, les funérailles nationales de Margaret Thatcher devraient être financées et organisées par le secteur privé, afin d'offrir le meilleur service possible aux usagers et autres parties concernées. Les signataires pensent que l'héritage de notre ancienne première ministre ne mérite pas moins, et qu'il s'agirait d'une occasion idéale pour réduire les dépenses de l'Etat et démontrer une   nouvelle fois les mérites du libéralisme économique professé par la baronne Thatcher. »

 

Un blog du Monde écrit

 

« A 86 ans, la Dame de fer ne va pas très bien, explique le site uk-politics.fr. Du coup le débat s'installe. A l'instar de Nelson ou Churchill, faut-il donc que l'Etat organise une cérémonie et un événement d'ampleur ? La question divise, y compris à droite, camp où se trouvent bien évidemment ses plus chauds partisans. [...] La personnalité de Maggie, son action, divisent profondément les Britanniques, alors que les funérailles nationales sont là pour rendre un hommage du pays entier. »

Dans le Guardian, le chroniqueur Sunny Hundal trouve l'idée excellente. « A n'en pas douter, Thatcher elle-même serait d'accord pour que les contribuables ne soient pas davantage sollicités en ces temps d'austérité », estime-t-il.

Il rapporte cette anecdote : « Ronald Reagan, l'allié idéologique le plus proche de Margaret Thatcher, a dit un jour que les dix mots les plus dangereux en anglais étaient : « Hi, I'm from the government, and I'm here to help » (Bonjour, je travaille au gouvernement et je suis là pour vous aider) ». Dont acte.

 

-         Le dernier mot reste à Renaud

 

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 00:09

Pour preuve que le sujet des vins au restaurant n’intéresse guère la sphère des experts de la planète vin dans Dico Vino (guide encyclopéthylique du vin) B.Simmat et Ph. Bercovici n’en disent pas un mot et, Dieu sait, que leur verve eut pu épingler de magnifiques saynètes à propos du choix et du service du vin au restaurant. Voir une vieille chronique « Au resto les conseils du copain qu'a pas fait les cours d'œnologie ... »link et des réflexions berthomesque plus chiantes.link

 

 Ce silence, et parfois même ce dédain, tient au fait que dans le monde des buveurs d’étiquettes ou des dégustateurs patentés ( en tant qu’invités) on ne fréquente que des lieux où les cartes de vins sont bien pourvues mais pas forcément très originales ni audacieuses ; mais que voulez-vous s’aventurer loin des sentiers battus n’est pas le fort de ce beau petit monde. De plus, vu l’inflation des cours des grandes étiquettes il faut avoir une carte golden bien solide ou des notes de frais pour les aborder ces vins chez les étoilés, pour preuve certains GCC ont cassé les prix de 50% dans certains grands restaurants pendant les fêtes (les prix restant après ces soldes assez corsés). Bref, la restauration française pratique en général des coefficients multiplicateurs très conséquents et, très franchement, les tables de restaurant sont le dernier lieu où j’irais pour boire une belle bouteille de vin.  Fourme-007.JPGPar bonheur cette règle souffre de plus en plus d’exceptions et c’est heureux. À l’origine de ce mouvement, dans des restaurants où, bien évidemment, la table est bonne, des jeunes passionnés de vin qui concoctent des cartes de vins originales qui donnent envie de boire à table. Tel est le cas de Damien Larsonneur au restaurant Je Thé me 4 Rue d'Alleray  75015 Paris, France 01 48 42 48 30. C’est mon voisin de bureau, il m’a invité et j’y suis allé avec ma copine Isabelle  link . Ensuite j’y suis retourné fêter un anniversaire en famille. Damien aime le vin, en parle bien et je me suis dit que vous proposer la lecture de sa carte des vins vous reposerait de mes élucubrations habituelles. (Pour des raisons de place j’ai pratiqué un regroupement des rubriques  et si vous souhaitez lire plus facilement je vous transmettrai le fichier original).


Damien est issu d'une famille de restaurateurs, comme tous nos jeunes d’aujourd’hui il a suivi une formation généraliste jusqu'au BAC ES. Puis il a entamé des études de journalisme et c’est au cours de sa première année qu’il a eu son premier coup de foudre viticole en découvrant les Collioure et les Banyuls du Domaine de la Rectorie. En 2002, suite au choc des élections, et à une forme d’écœurement face au comportement des journalistes français, Damien change de voie et entame un master en Marketing- Communication, qu’il obtient au bout de quatre ans. Durant ce cursus il se passionne pour les vins du Languedoc-Roussillon et effectue une rencontre déterminante avec Bernard Cazes (son père spirituel) qui fût la première personne à lui parler de biodynamie. Entre temps, il effectue quelques stages dans des agences de pub, des start-up et écrit un mémoire de fin d'étude sur le Marketing du Vin et de la gastronomie. Et puis il décide de venir aider ses parents dans leur affaire et leur propose de s'occuper de leur sélection de vins. Sur les conseils de Bernard Cazes, il s'intéresse de plus en plus à la biodynamie, et il promeut les vignerons dit « bio », sur la carte des vins du restaurant. C'est alors qu’il découvre les vins du Domaine Trapet, ce qui le pousse à s'intéresser davantage à la Bourgogne. Dès cet instant le vin devient pour lui une passion viscérale, sa curiosité est sans limite, il s'intéresse alors aux vins du Rhône, puis à ceux de la Loire, d'Alsace et du Bordelais. Depuis peu, il se passionne pour l'Allemagne et ses grands Riesling, notamment ceux de la vallée de la Moselle.
 

 

Ses plus grandes émotions de dégustateur :


- Chapelle-Chambertin 1972 - Domaine Trapet
- Hermitage 1998 - Domaine Jean-Louis Chave
- "Shlossberg" Grand Cru 1994 et 2008 - Alsace - Domaine Albert Mann
- "Château Ausone" 1978 - Saint-Emilion Grand Cru
- "Poyeux" 1999 - Clos Rougeard
- "Clos de Bèze" Grand Cru - Armand Rousseau
- "Vendanges Sélectionnées" 2002 - Volnay - Domaine Lafarge
- "Réserve du Pigeonnier" 2000 - Saumur - Château de Fosse-Sèche
- "Château Rayas" 2002 - Châteauneuf du Pape
- "Reynard" 2002 - Cornas - Thierry Allemand
- "Clavoillon" 1996 - Puligny Montrachet - Domaine Leflaive
- "Riesling Kabinett" 2008 - Egon Müller
- "Renardières" 2007 Rouge - Menetou-Salon - Domaine Gilbert
- "L'Argile " 2004 - Collioure - Domaine de la Rectorie

 

Bien évidemment si ça vous chante vous pouvez commenter…

carte-des-vins-001.JPG

 

Au Verre

 

Blanc Sec (10 cl)          Prix Nets T.T.C

  

« Menetou-Salon » - Domaine Philippe Gilbert    (Bio) Menetou-Salon        2010    7 €

 

 Blanc Moelleux (10 cl)

  

« Brauneberger Kabinett » - Weingut Fritz Haag    (Bio) Mosel Riesling       2010    9 €

 

Rouges (10 cl)

  

« Eolithe » - Château de Fosse-Sèche     (Bio) Saumur         2008    7 €

  

« La Capitelle » - Domaine de la Triballe     (Bio)  Grès de Montpellier        2009    7 €

 

Vin Doux Naturel (10 cl)

  

« Solera » - Domaine des Schistes Rivesaltes                      9 €

 

Les Bulles (10 cl)

  

« Zéro Pointé » - Château Tour Grise     (Bio) Vin de Table Effervescent           7 €

  

« Cuvée n° 735 » - Jacquesson Champagne Brut                    14 €

 

Allemagne          

 

Blancs

  

« Brauneberger Kabinett » - Weingut Fritz Haag    (Bio) Mosel Riesling        2010  48€  

  

« Vom Roten Schiefer » - Weingut Clemens Busch   (Bio) Mosel Riesling        2010 48€

  

« Von Blauem Schiefer » - Weingut Heymann-Löwenstein Mosel Riesling        2010  58 €

 

Alsace

  

Rouge

  

« Clos de la Faille » - Domaine Albert Mann    (Bio) Alsace Pinot Noir        2007  58 €

  

Blancs

  

« Clos Liebenberg » - Domaine Valentin Zusslin   (Bio) Alsace Riesling        2005  45 €

  

« Rosenberg » - Domaine Barmès Buecher    (Bio) Alsace Riesling        2008  45 €

  

« Rosenberg » - Domaine Barmès Buecher    (Bio) Alsace Pinot Gris        2007  48 €

  

« Schlossberg » - Domaine Albert Mann     (Bio) Alsace Riesling Grand Cru       2009  48 €

  

« Pfingstberg » - Domaine Valentin Zusslin    (Bio) Alsace Riesling Grand Cru       2004 52 €

  

« Pfingstberg » - Domaine Valentin Zusslin    (Bio) Alsace Riesling Grand Cru       2002 52 €

 

Bordeaux & Sud-Ouest       Prix Nets T.T.C

 

Rouges

  

« Château Falfas » – Château falfas     (Bio)  Côtes de Bourg               2008             32 €

  

« Le Chevalier » – Château falfas      (Bio) Côtes de Bourg              

2006             48 €

  

« Le Grand Tertre » - Domaine de la Ramaye VDP du Tarn         2006  48 €

  

« Prince Probus » - Clos Triguedina Cahors         2001  52 €

  

« Lacoste-Borie » – Lacoste-Borie  Pauillac                2006             60 €

  

« 100 % » – Château Le Queyroux     100 % Petit Verdot  (50cl)             2006          60 €

  

« La Réserve de Léoville Barton» - Château Léoville Barton Saint-Julien         2009             70 €

  

« Château Vieux Taillefer » – Château Vieux Taillefer Saint-Emilion Grand Cru              2009             70 €

  

« Pavillon de Taillefer » – Château Vieux Taillefer Saint-Emilion Grand Cru (Magnum)           2009             80 €

  

« Château Sociando-Mallet » – Château Sociando-Mallet Haut-Médoc                2004             90 €

  

« Langoa-Barton » - Château Langoa-Barton Saint-Julien         1998           100 €

  

« La Réserve de Léoville Barton» - Château Léoville Barton Saint-Julien (Magnum)              2006           120 €

 

Blancs

  

Sève d’Automne » - Domaine Cauhapé   Jurançon         2004  39 €

  

« Le Vin de l’Oubli » – Domaine de la Ramaye     Gaillac         1998         50 €

  

« La Canopé » - Domaine Cauhapé Jurançon         2005  52 €

  

« Noblesse du Temps » – Domaine Cauhapé Jurançon         2004         69 €

 

Bourgogne & Beaujolais (Rouges)    Prix Nets T.T.C

 

« Corentin » - Domaine Laurent Martray Brouilly         2009  38 €

  

« Champ de Cour » - Château du Moulin à Vent Moulin à Vent    2009  45 €

 

« Clos des Cornières » – Antoine Petitprez    (Bio ) Santenay         2009           48 €

 

« Ostréa » – Domaine Trapet      (Bio) Gevrey-Chambertin        2008           68 €

 

« Clos Prieur » – Domaine Trapet      (Bio) Gevrey-Chambertin Premier Cru      2007          120 €

 

« Chapelle- Chambertin » – Domaine Trapet    (Bio) Chapelle-Chambertin Grand Cru      2007          130 €

 

« Echezeaux » - Domaine Henri Naudin-Ferrand    (Bio) Echezeaux Grand Cru       2006          130 €

 

« Grand Clos des Epenots » – Domaine de Courcel Pommard Premier Cru       2006          130 €

 

« Les Rugiens » – Domaine de Courcel Pommard Premier Cru       2004          130 €

 

« Grand Clos des Epenots » – Domaine de Courcel Pommard Premier Cru       1999          160 €

 

« Chambertin » – Domaine Trapet      (Bio) Chambertin Grand Cru       2001        175 €

 

 Bourgogne (Blancs)        Prix Nets T.T.C

 

« Chardonnay » – Domaine Trapet     (Bio) Bourgogne         2010           35 €

 

« Viré-Clessé » - Domaine Denis Jeandeau    (Bio) Viré-Clessé                2009  45 €

 

« Vaillons » - Domaine Moreau Naudet    Chablis 1er Cru        2007  52 €

 

« Forêts » - Domaine Moreau Naudet   Chablis 1er Cru        2007  52 €

 

« Meursault » – Domaine Jean-Marie Bouzereau Meursault         2007           58 €

 

« Charmes » – Domaine Jean-Marie Bouzereau Meursault 1er Cru        2007          72 €

 

« Poruzot » – Domaine Jean-Marie Bouzereau Meursault 1er Cru        2007           72 €

 

« Valmur » - Domaine Moreau Naudet   Chablis Grand Cru        2008  78 €

 

« Château Grenouilles » - La Chablisienne   Chablis Grand Cru     2005  82 €

 

« La Moutonne » - Domaine Long-Depaquit – Monopole Chablis Grand Cru               2001         110 €

 

« Clos des Mouches » - Domaine Joseph Drouhin   (Bio) Beaune 1er Cru        2003         125 €

 

Loire (Rouges)         Prix Nets T.T.C 

 

« Eolithe » - Château de Fosse-Sèche     (Bio) Saumur         2008  28 €

 

« Renardières » - Domaine Philippe Gilbert    (Bio) Menetou-Salon        2008  48 €

 

« La Croix Boissée » - Domaine Bernard Baudry   (Bio)  Chinon         2009  48 €

 

« Réserve du Pigeonnier » - Château de Fosse-Sèche   (Bio) Saumur         2005  52 €

 

 Les Bulles  « Zéro Pointé » - Château Tour Grise     (Bio) Vin de Table Effervescent       24 €

 

 Loire (Blancs)         Prix Nets T.T.C

  

« Fief du Breil » - Domaine de la Louvetrie    (Bio) Muscadet Sèvre et Maine       2009  32 €

 

« Menetou-Salon » - Domaine Philippe Gilbert    (Bio) Menetou-Salon        2010  35 €

 

« Arcane » - Château de Fosse-Sèche     (Bio) Saumur         2009  35 €

 

« Clos Habert » - Domaine François Chidaine    (Bio) Montlouis sur Loire        2008  42 €

 

« Sancerre » - Domaine Vacheron      (Bio) Sancerre         2010  45 €

 

« Renardières » - Domaine Philippe Gilbert    (Bio) Menetou-Salon        2008  48 €

 

« Croq’ Caillotte » - Domaine Emile Balland  Sancerre         2008  49 €

 

« Les Tris de la Chapelle » - Château de Fosse-Sèche   (Bio) Saumur         2008  54 €

 

« Indigène » - Pascal Jolivet  Pouilly Fumé         2006  65 €

 

« Baron de L » - La Doucette Pouilly Fumé         2002  65 €

 

« Exception» - Pascal Jolivet   Sancerre         2005  91 €

 

« Pur Sang » - Domaine Dagueneau     (Bio) Blanc Fumé  de Pouilly       2005      105 €

 

« Pur Sang » - Domaine Dagueneau     (Bio) Blanc Fumé  de Pouilly       2008       105 €

 

« Silex » - Domaine Dagueneau      (Bio) Blanc Fumé  de Pouilly       2008          138 €

 

 Champagne  (Bulles)      Prix Nets T.T.C

 

« Cuvée n° 735 » - Jacquesson Champagne Brut          70 €

 

« Rosé de Saignée » - Duval Leroy Champagne Brut Rosé         80 €

 

« Grande Réserve » - Gosset Champagne Brut          80 €

 

« Avize – Grand Cru » - Jacquesson Champagne Brut        2000  96 €

 

« DIZY – Terres Rouges » - Jacquesson Champagne Extra Brut Rosé      2003          110 €

 

« Authentis Cumières » - Duval Leroy      (Bio) Champagne Brut        2003          120 €

 

« Femmes » - Duval Leroy Champagne Brut         1996          120 €

 

« Brut Millésimé » - Alfred Gratien Champagne Brut Millésimé       1998           120 €

 

Corse (Rouge)

  

« Ministre Impérial » - Domaine Comte Abbatucci   (Bio) Vin de Table        2008  65 €

 

Italie (Rouges)

  

« Chiaramonte » - Firriato Nero d’Avola Sicilia        2006  32 €  

 

« Roccamora » - Schola Sarmenti Nardo’          2005  35 €

 

« Prunotto » - Prunotto Barolo          2004  69 €

 

« Prunotto » - Prunotto Barbaresco         2005  78 €

 

Hongrie (Blancs)

  

Liquoreux :

 

« Tokaji Furmint Réserve » - Château Dereszla Tokaji Azsu (50 cl)        2000  60 €

 

« Tokaji Aszu » - Domaine Hétszölö Tokaji Aszu (50 cl)        1999  75 €

 

Languedoc-Roussillon (Rouges)    Prix Nets T.T.C 

 

« La Capitelle » - Domaine de la Triballe     (Bio)  Grès de Montpellier        2009  35 €

 

« Les Calcinaires » - Domaine Gauby     (Bio) Côtes du Roussillon Villages  2010  39 €

 

« Les Bastides » - Domaine Alquier     (Bio) Faugères         2009  58 €

 

« Côté Montagne » - Domaine de la Rectorie Collioure         2010  58 €

 

« Le Credo » - Domaine Cazes (magnum) Côtes du Roussillon Villages      1996  95 €

 

Mas de Daumas Gassac       (Bio) Vin de Pays de l’Hérault               2000         110 €

 

Mas de Daumas Gassac       (Bio) Vin de Pays de l’Hérault              1997         120 €

 

« Syrah Léone » - Domaine Peyre Rose     (Bio) Coteaux du Languedoc       2003         120 €

 

Languedoc-Roussillon (Blancs)    Prix Nets T.T.C 

 

« Les Terres Nouvelles » - La Préceptorie Vin de Pays des Côtes Catalanes      2009  45 €

 

« L’argile » - Domaine de la Rectorie Collioure         2007  58 €

Mas de Daumas Gassac       (Bio) Vin de Pays de l’Hérault       2005  78 €

 

Vins doux naturels

 

Rouges

 

« La Cerisaie » - Domaine des Schistes Maury          2007  39 €

 Blancs 

 

« Solera » - Domaine des Schistes Rivesaltes                    38 €

 

« Libre Expression » - Domaine Cazes     (Bio) Vin de Table Maccabeu (50 cl)      1999  60 €

 

« Cuvée Aimé Cazes » - Domaine Cazes Rivesaltes         1976         150 €

 

Rhône (Rouges)        Prix Nets T.T.C

 

 « Nature » - Domaine de Fondrèche     (Bio) Vin de Pays de Vaucluse       2010  28 €

 

« Le Classique » - Domaine du Joncier     (Bio) Lirac          2008  35 €

 

« Crozes-Hermitage » - Domaine Laurent Combier   (Bio) Crozes-Hermitage        2010  40 €

 

« Les Grandes Terrasses » - Paul Jaboulet Aîné   Cornas         2007  60 €

 

« Clos des Grives » - Domaine Laurent Combier   (Bio) Crozes-Hermitage        2010  60 €

 

« Châteauneuf du Pape » - Domaine de Marcoux   (Bio) Châteauneuf du Pape       2009  79 €

 

« Hermitage » - Marc Sorrel      Hermitage         2009  86 €

 

« La Barbarine » - Domaine Gangloff    Côte-Rôtie         2009  92 €

 

« La Petite Chapelle » - Paul Jaboulet Aîné    Hermitage         2007  99 €

 

« Le Méal » - Michel Chapoutier      (Bio) Hermitage         2004          199 €

 

 Rhône (Blancs)          Prix Nets T.T.C

 

« Châteauneuf du Pape » - Domaine de Marcoux   (Bio) Châteauneuf du Pape       2010  75 €

 

« Domaine des Grands Amandiers » - Paul Jaboulet Aîné    Condrieu         2009  79 €

 

« Hermitage » - Marc Sorrel     Hermitage         2008  86 €

 

« Le Chevalier de Sterimberg » - Paul Jaboulet Aîné    Hermitage         2009  89 €

 

« Condrieu » - Domaine Gangloff     Condrieu         2009          102 €

 

« De l’Orée » - Michel Chapoutier      (Bio) Hermitage         2005          199 €

 

 Provence (Rouges)

 

« Le Mas de Romanin » - Château Romanin    (Bio) Alpilles         2010  22 €

 

« Château Romanin » - Château Romanin    (Bio) Les Baux-De-Provence    2007  40 €

 

« Cuvée Tradition » - Domaine Richaume    (Bio) Côtes de Provence        2007  45 €

 

« Château Vannières » - Château Vannières    Bandol         2007  52 €

 

« Cuvée Columelle » - Domaine Richaume    (Bio) Côtes de Provence        2007  58 €

 

« Château Vannières » - Château Vannières    Bandol         1998  78 €

 

Digestifs & Vieux Alcools (au verre)     Prix Nets T.T.C

 

Monteiro Porto Blanc – 10 ans d’âge         11 €

 

Whiskey Single Malt – 14 ans d’âge OBAN            11 €

 

Santa Tecla 2009 Chartreuse Verte          12 €

 

Santa Tecla 2009 Chartreuse Jaune          12 €

 

La Vieille Prune de Souillac Réserve L.O.R           12 €

 

Belle - Poire des Charentes Brillet            12 €

 

Bio Attitude – Cognac      (Bio) Léopold Gourmel          12 €

 

Premières Saveurs – Cognac 6 ans d’âges Léopold Gourmel          12 €

 

Episcopale Chartreuse Jaune et Verte         15 €

 

« La Poire du Roulot » - Poire Williams de BourgogneJean-Marc Roulot          15 €

 

Age des Fleurs – Cognac 15 ans d’âges Léopold Gourmel          15 €

 

Armagnac – 1973 Domaine de Montal          15 €

 

Cognac V.S.O.P – Frapin – Cognac Grande Champagne Premier Cru de Cognac          15 €

 

Miltonduff – Whiskey Single Malt d’Ecosse Eilan Gillan        1998   15 €

 

Arran – Whiskey Single Malt d’Ecosse Eilan Gillan        1996   15 €

 

Ben Nevis – Whiskey Single Malt d’Ecosse Eilan Gillan        1996   15 €

 

Linkwood – Whiskey Single Malt d’Ecosse Eilan Gillan        1998   20 €

 

Grande Réserve – Cognac Grande Champagne Brillet - 1er & Single Cru de Cognac        20 €

 

Cognac XO - Château de Fontpinot – Cognac Grande Champagne Premier Grand Cru de Cognac         20 €

 

Cognac Frapin V.I.P XO – Cognac Grande Champagne Premier Grand Cru de Cognac         25 €

 

Multimillésime 1982-1983-1986 – Château de Fontpinot –  Cognac Grande Champagne Premier Cru de Cognac          30€

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 00:09

Les Français adorent les minorités au cinéma, en témoigne le succès de deux films populaires : Bienvenue chez les Ch’ti et les Intouchables. Dans la réalité c’est une autre paire de manches et une palanquée de vautours nationaux planent au-dessus des ressentiments. N’ai vu ni l’un ni l’autre mais je ne crache pas sur le succès : toute œuvre qui rencontre son public doit être respectée. Mon propos initial n’est là que pour introduire un fromage méconnu dans l’univers des « qui puent » : le Maroilles qui fut tiré de son oubli par le facteur ch’ti qui le consommait au petit déjeuner trempé dans son café.


Et pourtant, dès 1961, autant dire un temps que les moins de 20 ans ne connaissent que par les sixties, le père Maurice Lelong o.p., plongeant dans les miettes d’une vie antérieure, celle de son enfance picarde, avait commis une célébration du fromage en une Homélie sur le fromage de Maroilles.

Buoux-075.JPGAvant de vous donner quelques bouchées il faut que vous sachiez que « Quand on n’est pas du côté de chez Marcel Proust mais du versant de la plèbe, l’odeur d’un certain fromage pourrait bien faire l’office de ces délicatesses fades et distinguées.

C’est d’abord un bruit assourdissant qui monte du fond des âges avec ce parfum mâle et puissant.

Ma petite enfance picarde a été bercée au rythme fracassant des jacquards –en vérité, nous disions toujours : métiers-jacquards. »

Plongée dans les odeurs de l’enfance « le marchand de maroilles qui s’en venait ainsi de Levergies, au pas flegmatique de son cheval roux traînant une carriole à bâche verte, s’appelait Octave. Car le seul fromage qu’il vendait était, bien entendu, le maroilles, tout de même que Marie Pameu, la marchande de poisson au visage grêlé par la variole, était vouée, et nous avec elle, au hareng.

Octave avait plusieurs sortes de maroilles, celui des riches et des jours de fête, qu’on découpait en fines tranches, pour le faire durer, et le modèle populaire, à croûte épaisse, pour les petites bourses, qui n’avait pas volé son nom de « Puant » « Plus il pue, meilleur il est », disait rudement le vulgaire. Sur la croûte d’acajou, des brins de seigle étaient incrustés, en témoignage des longs et savants recueillements dans les hâloirs et les caves d’affinage ; comme une certaine poussière, qui est l’œuvre inimitable des ans, manifeste l’expérience du temps et la noblesse de souche des bouteilles vénérables. »

3366_1.jpg 

Donc le 28 mai 1961, des années-lumière avant Dany Boon, notre prêcheur retrouvait la Thiérache picarde de son enfance et « l’antique et vénérable village de Maroilles, Maro Ialo ou « Grande Clairière » des Gaulois, au pays d’Avesnes... » qui « fêtait ce jour-là le millénaire du fromage qui avait fait sa célébrité » et « embaumé les souvenirs d’enfance » du père Lelong. Le Maroilles sent « les pieds du bon Dieu » selon un mot de Léon-Paul Fargue.

Buoux-077.JPG

Deux extraits de l’homélie pour finir cette belle célébration du fromage, la première toujours d’actualité « mangez Français ! »  Buoux 078

et l’autre plus tourné sur notre versant vin ce qui me fait penser, qu’en dehors de la bière qui servait à laver ce  fromage « à croûte lavée, que peut-on bien boire avec ce fromage qui pue les « pieds de Dieu » ? Serez-vous d’accord avec les « accords parfaits » du père Lelong ? Monsieur Alleosse www.fromage-alleosse.com m’a indiqué, lorsque j’ai acheté un Maroilles chez lui pour Noël (une merveille), qu’il était toujours lavé à la bière et qu’autrefois les mineurs glissaient leur Maroilles dans un bas de leur femme et il le plongeait dans la bière pour le conserver. Fromager-affineur, un vrai Philippe Alleosse.

 

« De même que certains coteaux privilégiés reçoivent, du Maître de toutes choses, le soleil qu’il faut pour que la vigne donne un cru qui n’a pas son pareil au monde, ainsi la vallée de l’Helpe possède les pâturages qui fournissent, de mai à juin et de septembre à octobre, les hâloirs orientés au nord-est et les caves d’affinage exposées au sud-est, qui leurs envoient de la mer les vents propices chargés d’humidité. A l’instar des vins de marque, le fromage de grande classe connaît des années fastes et les années les plus ordinaires. Le maroilles tient au sol et au climat non moins intimement que les grands vins avec lesquels il trouve des accords parfaits : Beaune, Châteauneuf-du Pape, Côte Rôtie, Morey Saint-Denis, et je ne me retiens pas de citer, au-delà même des Côtes-du-rhône, dans un des paysages les plus fins et les plus spirituels de Provence, un certain Bandol rouge dont il forme un contrepoint idéal avec lequel je rêverais d’un jumelage qui serait le signe le plus émouvant de l’unité, de l’harmonie et de la santé de la France. »


Partager cet article
Repost0
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 17:00

En fin d’année, sur les télés, fleurissent les bêtisiers. Sur la Toile, quelques blogueurs ont distribués soit des palmes à certains de leurs confères, soit des volées de bois vert à ceux qu’ils ne peuvent pas piffer. La RVF organise cette semaine, le Grand Prix de la RVF : les Hommes de l’année 2012 au Bristol. Le top blogs vins d’e-buzzing fait bander qui vous savez. Nous adorons, et tout particulièrement le monde du vin, les médailles, fussent-elles en chocolat, les classements de ceci ou de cela : vive les GCC, les notes sur 20 plutôt que celles sur 100 : sacré Bob, les hiérarchies, les titres nobiliaires : vive la baronne G, les châteaux…

Rassurez-vous, mon ironie n’est pas ici à sens unique, elle vise aussi mes propres médailles et mon goût parfois immodéré de moi-même, il n’empêche que, dans ce monde de brutes où, de la Syrie à la Corée du Nord en passant par une flopée d’États, des tyrans bâillonnent, égorgent, mitraillent leur propre peuple, savoir saluer un beau message de paix et d’amour relève de la santé publique.

 

Celui d’Alice et Olivier de Moor pour la nouvelle année 2012 me va comme un gant. Je vous le livre :

 

Heureuse année deux mille douce

 

Et puis, cerise sur le gâteau, le message est accompagné d’une très belle photo de la campagne toscane.

toscane-octobre-2011.jpg

Je profite de cet Afterwork de paix pour déclarer la guerre aux nuisibles qui ont « hacké » le site d’Antonin : Vindicateur. Je joins ma voix à celles d’Eva link, de Guillaume link et d’Olif link pour dire que sans la liberté de parole celle-ci est serve. Le ton choisi importe  peu, celui de notre basque qui grimpe facilement sur le mur à gauche, est incisif, ironique, léger, libre… c’est heureux dans un monde convenu et comprimé. Du courage, du courage Antonin : les copains d’abord ! À bientôt sur la belle ligne de vins d’Alice et Olivier de Moor, pour une heureuse année deux mille douce…

de-Moor-002.JPG

 

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Archives

Articles Récents