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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 00:09

450px-Janneken_Pis.jpgDepuis que je chronique sur cet espace de liberté j’ai appris à mieux connaître la belgitude au travers de mes lecteurs belges et, bien sûr, du plus français des belges flamands : mon commentateur phare, culotté ou déculotté, j’ai nommé Luc Charlier. « En France rire des belges est un sport national qui rend paraît-il, plus intelligent celui qui le pratique. En droit héritier des Lumières et de ses belles colonies, l’élégant Français, chantre de toutes les libertés, du bon goût et de la bonne bouffe, aime en effet se gausser d’un voisin qui aime la bière, les moules et les frites, et dont l’accent, « alléie, alléie, c’est pas ben grave une foué », es à lui tout seul une invitation au rire et à la galéjade. »

 

Quand j’entends ça je sors « les frères Dardenne, Yolande Moreau, Benoît Poelvoorde, Bouli Lanners… » du côté 7e Art, « James Ensor, Magritte, Léon Spilliaert, Paul Delvaux, Alechinsky… » pour les peintres contemporains, « Brel, Adamo, Arno… » pour les chanteurs, et je ne parle pas de la bande dessinée de mon enfance avec Tintin d’Hergé,  Spirou (1938), Blake et Mortimer (1946), Lucky Luke (1947), Gaston Lagaffe (1957), les Schtroumpfs (1958), Boule et Bill, Achille Talon, Buck Danny, Bob Morane, Largo Winch…ou Maeterlinck, Emile Verhaeren Simenon, Scutenaire,  pour la littérature.

 

Dans la conclusion de son article Belgitude Méfiez-vous des Belges ! (Rire de Résistance Tome 2 Beaux-arts éditions) Philippe Krebs traduit mieux que moi cette proximité « Et si les belges n’étaient rien d’autre que des personnages de bande dessinée, bien trop poétique pour être vrai ? Une bande de gamins des rues qui jouent à faire la nique à la camarde. À coups de lance-pierres, écrase-savates, pétards et gratte-cul, coussins péteurs et boules puantes, asticotant la mort pour se sentir vivants, tristes et le rire aux lèvres. Un drapeau noir avec fruit rouge et banane (le même que Bucquoy lors de ses coups d’État) en guise d’étendard contre toutes les conneries du monde… »

 

Culture de la farce, surréalisme de combat, canular hilarant, en voici un échantillon donné par Philippe Krebs :

 

-         Le remplacement méthodique nocturne de toutes les plaques de rues du village d’Ecausssinnes-Lalaing par des plaques « rue Jacques Mesrine » sous la houlette du restaurateur anarchisant André Claes ;

 

-         Jean Bucquoy invitant publiquement le roi Beaudouin à venir se faire décapiter sur la Grand Place de Bruxelles ;

 

-         Robert Dehoux bouchant nuitamment avec des allumettes toutes les serrures des banques de la capitale ;

 

-         Mariën proposant qu’on verse de l’acide sulfurique dans les bénitiers ;

 

-         La lettre de Magritte adressée à l’amant de sa femme, le poète Paul Clinet, où il explique à son concurrent comment faire jouir Georgette sa légitime ;

 

-         Mariën distribuant, en 1974, à l’entrée des Biennales internationales de poésie de Knokke-le-Zoute, des bons gratis pour saute une poétesse, avec la mention Vlaamse seks op aanvraag, sexe flamand sur demande.

 

En conclusion cet aquoibonisme d’Alain Dantinne (écrivain belge auteur d’Hygiène de l’intestin pastiche du roman d’Amélie Nothomb Hygiène de l’assassin)

 

« À quoi bon se laver les dents chaque matin quand on a un cancer de l’anus ? »

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 00:09

Dans les couloirs du métro dans lesquels je m’enfourne dès qu’il pleut, délaissant mon grand vélo, je fais parfois des découvertes étonnantes. Ainsi, la semaine dernière, alors que je cabotais pour gagner les Grands Boulevards, je suis tombé nez à nez avec une publicité :

 

HAUSSMANN

Baron Eugène

Paris aussi à son grand vin… de Bordeaux

photoHosman 

Le tout sur fond de l’avenue de l’Opéra… Haussmann raconte dans ses Mémoires que Napoléon III voulait donner son nom à la partie du boulevard de Sébastopol qui s'étendait sur la rive gauche - actuel boulevard Saint-Michel -. Le préfet refusa en feignant la modestie. En réalité il espérait, et obtint en fin de compte, que son nom revienne à un boulevard dont l'idée lui revenait plus directement et au bord duquel il était né dans une maison qu'il dût d'ailleurs détruire : c'est l'actuel boulevard Haussmann.

 

Je mets tout ça vite fait pas très bien fait dans ma petite boîte et je vous le livre :

Bon ceux qui ont encore quelques notions d’Histoire savent encore que Georges Eugène Haussmann né le 27 mars 1809 à Paris et mort le 11 janvier 1891 dans la même ville, dit le « baron Haussmann », a été préfet de la Seine du 23 juin 1853 au 5 janvier 1870. À ce titre, il a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire surnommé Attila par les parisiens, en référence à ses démolitions massives d'immeubles.

 

« Son œuvre n'en reste pas moins contestée à cause des sacrifices qu'elle a entraînés ; en outre, les méthodes employées ne s'encombrent pas des principes démocratiques et les manœuvres financières sont assez douteuses : cet aspect a été particulièrement bien décrit par Émile Zola dans son roman La Curée.

Les nouvelles lois d'expropriation entraîneront plus tard de nombreuses contestations et pousseront à la faillite de nombreux petits propriétaires qui ont vu leurs biens détruits. En parallèle, les nouveaux règlements imposent des constructions d'un niveau de standing élevé. Il en résulte une forte spéculation immobilière qui exclut de facto les classes les moins aisées de la société parisienne.

Une partie de la population manifeste son mécontentement en même temps que son opposition au pouvoir en place. En 1867, le baron Haussmann est interpellé par le député Ernest Picard. Les débats houleux que le personnage suscite au sein du Parlement entraînent un contrôle plus strict des travaux, qu'il avait habilement évité jusque-là. Jules Ferry rédige la même année une brochure intitulée : « Les Comptes fantastiques d'Haussmann », par allusion aux Contes fantastiques d'Hoffmann : selon lui, l'haussmannisation parisienne aurait coûté 1500 millions de francs, ce qui est loin des 500 millions annoncés par Haussmann. On l'accuse également, à tort, d'enrichissement personnel » source Wikipédia.  photoHosman2

Reste le fameux Bordeaux Supérieur Haussmann Baron Eugène : d’où sort-il si vous me permettez l’expression ? La réponse je l’ai trouvé dans le journal Sud-Ouest :

article-sud-ouest-haussmann-2010.jpg

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 00:09

Un dimanche à ne pas mettre un Arno dehors et pourtant sur le coup des 4 heures, trois couches sur le corps, je suis sorti de ma tanière pour filer vers le port de Paris sous les arches du Pont de Tolbiac cher à Léo Mallet.

 

A quai la péniche « Melody Blues» sur laquelle Isabelle Jomain www.verrebouteille.net présentait son plateau de 22 vignerons b&d à ne pas confondre avec B&D (décryptage en fin de chronique) et bien évidemment ça s’appelait vignerons en Seine.

 

Comme je suis joueur je me suis dit que j’allais en mettre quelques-unes de ces bouteilles en scène. Comme le muet est très tendance  grâce au film de Michel Hazanavicius « The Artist » avec Jean Dujardin vous n’aurez que les images et bien sûr la musique avec Arno dont la version des filles du bord de mer est d’anthologie. 

 

Dernier détail d’intendance : j’ai acheté un excellent clafoutis à l’Autre Boulange et en sortant des Fines de Claires de Marennes Oléron en soldes (c’était la fin de journée et j’ai eu droit à un prix canon). Enfin, quand j’aurai un peu plus de temps je reviendrai plus longuement sur les vins présentés.

 

PS. Pour le sieur Guillaume qui fait des folies de son corps pour les causes naturelles et qui est addict des vins d’Henri Milan : j’y ai goûté ! J’y reviendrai un de ces quatre…

 

b&d = bio&dynamique et B&D = Bettane&Dessauve

 

www.causse-marines.com

 

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www.bongran.com

 

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www.belliviere.com

 

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www.olivierpithon.com

  

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www.domainedelapierre.com

 

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 17:00

 

Je suis un grand consommateur de revues de presse à la radio : ça permet de faire sa petite pelote d’articles en se lavant les dents (contrairement aux fauves politiques je ne pourrai jamais me présenter à la présidentielle car je ne rase jamais…). Donc hier matin sur France-Inter j’emmagasine deux mots : troll et janot et je pars sitôt m’occuper de mes vaches. Pour ça je prends l’avion et comme vous le savez j’y fais ma revue de presse aux frais d’Air France.

 

Le papier est signé Didier Pourquery dans le Monde (je suis abonné sur le web). Lui et moi nous nous sommes croisés au temps où il était au Libé de July, il faisait dans la catégorie économie. Belle chronique que j’aurais bien aimé écrire mais puisque le travail est fait je vais en profiter :

 

Définition : Qu'est-ce qu'un troll ?

«  C'est un e-sacripant qui vient pourrir une discussion, un forum, un blog par ses " coms " (commentaires) vicieux, stupides, provocateurs, importuns. »

 

Remarque très pertinente : « Parfois, le troll est juste un imbécile qui n'a même pas lu le texte qu'il commente, mais tient à ramener sa science, à tirer la discussion vers ses obsessions. »               

 

Sous-population de l’engeance troll:

-          « le troll de base (le c...),

-          le troll ontologique (à l'intelligence perverse),

-          le troll flatteur (qui couvre d'éloges étouffants Alain Minc ou Jean Daniel),

-          les trolls chasseurs (qui attaquent en bande - trollent - )

-          quelques trolls-stars. »

 

Note qui ne vous concerne pas : « le troll de base s'exprime souvent dans un français approximatif, emporté qu'il est par l'importance et l'urgence de son commentaire. »

 

Un ancêtre du troll de base : le «  janot ».

« L'acteur et auteur de théâtre Louis Dorvigny a popularisé ce personnage dans sa pièce de 1776 Janot, ou les battus paient l'amende. Janot est un parfait idiot qui s'exprime dans une syntaxe approximative. Du coup, le « janotisme » signale aussi bien la bêtise crasse qu'une phrase idiote par défaut de construction. Quant à la « janoterie », c'est une plaisanterie de mauvais goût. Nous sommes bien avec le janot au royaume troll des remarques débiles bourrées de fautes. »

 

Pour autant, faut-il interdire les commentaires stupides ou malveillants sur Internet ?

« La réponse est dans la question : Internet étant un espace de liberté quasi absolu, on ne saurait y interdire quoi que ce soit. Lecoq et Lisarelli préfèrent nous donner de bons conseils pour calmer le troll et éteindre les feux des coms assassins : ne pas répondre, laisser dire, ne pas exciter le troll, l'ignorer

 

Qui sont Lecoq&Lisarelli  et Lacotte?

Les auteurs  de « Quand votre culotte est devenue pantalon » pour Daniel Lacotte chez Pygmalion, et de « l'Encyclopédie de la web culture », de Titou Lecoq et Diane Lisarelli  chez Robert Laffont.

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Le bon conseil de Didier Pourquery auquel je m’associe :

« Deux cadeaux de Noël utiles. Lacotte nous retrace l'histoire de mots savoureux… »

 

Merci à Didier Pourquery : même combat pour l’écrit quelle que soit la crémerie. Bon moi je poste des photos

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 00:09

Nous sommes à Hong Kong en 1962. M. Chow, rédacteur en chef d'un journal local et Mme Chan, secrétaire de M. Ho, emménagent avec leurs conjoints, le même jour, dans des appartements voisins, le premier chez M. Koo et la seconde chez Mme Suen. La femme de M. Chow est souvent absente et le mari de Mme Chan est fréquemment parti à l'étranger. Très vite, les deux vont comprendre que leurs conjoints respectifs entretiennent une relation adultère en secret et ils vont rechercher ensemble comment est né cet adultère. Proximité, amitié, intimité, la relation débouche sur des sentiments ardents…

Prix d'interprétation masculine au festival de Cannes 2000 pour Tony Leung Chiu-wai : M.Chow. Prix de la meilleure actrice Maggie Cheung : Mme Chan et de la meilleure photographie (Christopher Doyle), lors des Golden Horses Awards 2000César du meilleur film étranger en 2001.

 

Un critique lors de la sortie du film en 2000 écrivait « In the Mood for love ne se regarde pas vraiment comme un film banal, il se vit un peu comme un rêve bercé d’une musique douce et triste. Wong Kar Wai manipule la notion du temps avec une facilité déconcertante et nous propose une succession de scènes qui semblent se dupliquer, étire certains moments à priori futiles en utilisant excessivement les effets de ralentis (chez d’autres c’est poseur et ridicule, chez lui c’est beau!). En s’appuyant sur une lumière magique de Christopher Doyle et en reprenant l’esthétique d’Happy Together (poussée plus loin) et une thématique proche de Chungking Express et Days of being wild, WKW raconte ce qu’il maitrise le mieux, une histoire d’amour nostalgique et qui n’aboutira jamais au bonheur. Un couple qui se rencontre en emménageant sur le même palier et qui va se rapprocher sans vraiment le vouloir, chacun étant la victime de l’infidélité de son conjoint. »

 

Pour moi chef d’œuvre, film culte, pour d’autres film chichiteux, surfait… qu’importe la bande son t’imprègne, te prends et ne te quitte plus. Je vous propose la bande annonce du film et la chanson  Quizás Quizás Quizás par Nat King Cole, puis le Trio Los Pancho et Doris Day ~~~ Perhaps Perhaps Perhaps

 

 

Siempre que te pregunto, qué, cuándo, cómo y dónde, ú siempre me respondes, quizás, quizás, quizás.

Y así pasan los días, y yo desesperando, y tú, tú contestando, quizás, quizás, quizás.

Estás perdiendo el tiempo, pensando, pensando, por lo que tú más quieras,hasta cuando, hasta cuando.

Y así pasan los días, y yo desesperando, y tú, tú contestando,quizás, quizás, quizás.

Estás perdiendo el tiempo, pensando, pensando, por lo que tú más quieras,hasta cuando, hasta cuando.

Y así pasan los días, y yo desesperando, y tú, tú contestando, quizás, quizás, quizá

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 22:47

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Quelques photos mitraillées sous une lumière blême de scialytique, comme ça, à la va vite, dans l’urgence, impossible de différer la mise en ligne, l’internet n’attend pas, Face de Bouc ricane, ça tweet de partout, la toile frémit, s’enflamme… Je les dédie à  Vincent Pousson chasseur d’étoiles et de drôles d’oiseaux avec bien sûr notre cher Alain sur son Trapèze.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 00:09

220px-Clemenceau_Beaux_1920.jpg« En 1906, Armand Fallières, élu président de la République, invita ses amis en vue de la composition du gouvernement. Il fit servir à boire et demanda à Clémenceau :

-         Qu’est-ce que vous prenez ?

-         L’Intérieur, répondit l’autre.

Qui l’obtint… »  Chanoine-Kir-liberation-1944.jpg

« Le chanoine Kir link, l’inénarrable maire de Dijon, qui, comme chacun sait, inventa l’apéritif portant son nom, était un jour invité aux abords de l’Assemblée Nationale. Le journaliste Jean Ferniot le croisa et lui demanda pourquoi une bouteille dépassait de son sac :

 

J’ignore ce qu’on va me servir, alors j’ai emporté du montrachet ! »

 

Anecdotes citées dans « Et toque ! » de Laurent Mariotte et Marc Pasteger chez Albin Michel

 

Dans ma jeunesse vendéenne je suis allé visiter à Saint-Vincent-sur-Jard, la longue et basse maison de pêcheur louée, à partir de 1920, au commandant Luce de Trémont, châtelain à Avrillé, un hobereau voisin, afin d'y passer la moitié de l'année. Il l’appelait sa « bicoque » ou son « château horizontal ». Sagement j’y ai contemplé ses vieux meubles familiaux, ses objets personnels et ses livres. En dépit de son anticléricalisme : sur son lit de mort, Clemenceau, voyant arriver un prêtre dira «enlevez-moi ça !», le Tigre était révéré par les paysans pourtant confits de bondieuserie.  220px-Clemenceau_sepulture_002.jpg

« Au  lendemain de sa mort, conformément à son testament qui excluait tout « cortège ni cérémonie d'aucune sorte », son corps - auprès duquel avait été placé selon ses instructions l'humble bouquet que lui offrirent en Champagne le 6 juillet 1918 deux soldats d'avant-poste promis à la mort - fut transporté dans sa voiture et à 12 heures 30, arriva à Mouchamps au « bois sacré » où reposait depuis 1897 son père, en présence de 200 gendarmes et de nombreux paysans accourus malgré les barrages routiers et la fermeture du chemin du manoir-ferme du « Colombier », domaine où ses ancêtres avaient vécu du début du XVIIIe siècle à 1801.

Il fut porté en terre par son chauffeur Brabant, son valet de chambre Albert Boulin, deux fossoyeurs et deux paysans, sur le bord d'un ravin boisé dominant une boucle du Petit Lay, terrain donné à la commune en avril 1922 par Clemenceau et ses cinq frères et sœurs, dans une grande simplicité, celle des funérailles protestantes traditionnelles. Un de ses familiers, le jeune lieutenant d’infanterie Jean de Lattre de Tassigny, futur maréchal de France, fut avec son épouse parmi ses rares amis vendéens à assister à ses obsèques.

La  copie de la Minerve casquée dite « de Samos » par Sicard surplombe les deux sépultures jumelles, sans dalles ni inscriptions, seulement entourées de grilles ombragées par un grand cèdre de l'Atlas, « arbre de La Liberté » planté en 1848 par son père. »

 

J’y suis allé aussi.

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 00:09

Ma fréquentation assidue des lignes AF en direction du  Sud-Ouest me permet d’effectuer pendant les vols des revues de presse complètes. Ainsi la semaine passée j’ai pu goûter la chronique hebdomadaire de Jean-Francis Pécresse « Sur la route » consacrée au vin. Ça tombait bien puisque j’allais à Bordeaux mais pour m’occuper du devenir de producteurs de lait. Jean-Francis, lui, faisait plus fort que moi puisque le titre de sa chronique s’intitulait Le Chemin Pomerol 2009. Bref, je cesse de tourner autour du pot comme Perrette et, si vous me permettez l’expression, j’en viens à ce qui m’amène aujourd’hui.

20110517084443chemin10.jpg

Acte 1 : En novembre, lors de la dégustation du syndicat de Pomerol qui vous avait valu une chronique douce-amère : Qu’ils sont tristes Denise au temps des feuilles mortes : de l’art de la dégustation bonnet de nuit un lundi ! link j’avais noté sur mes tablettes celui de François Despagne plus connu du côté de Saint-Emilion avec son Grand Corbin Despagne. Comme je ponds déjà beaucoup et que je répugne à vous livrer mes commentaires de dégustation, je ne vous ai rien livré.

 

Acte 2 : Quand je lus, dans l’Airbus A 300 quelque  chose de notre compagnie nationale membre de l’alliance Skyteam de nouveau présidée par Jean-Cyril Spinetta (ça c’est pour montrer à Jean-Francis que je suis un bon lecteur des Echos) je me suis dit dans ma petite Ford intérieure : « Bien t’en a pris puisque Jean-Francis à fait le boulot à ma place et c’est de la belle ouvrage… »

 

Acte 3 : Samedi en fin d’après-midi, au retour de Bordeaux donc, je croise à quelques encablures de la pyramide de Pei Jean-Francis de chemise blanche vêtu. Salutations d’usage et je lui déclare tout de go ma flamme pour sa chronique Pomerolaise. Emporté par mon élan je lui fais une proposition malhonnête : reproduire sa chronique dans ma crèmerie.

Tope-là, Jean-Francis me cède ses droits et je peux donc vous faire lire sa chronique publiée dans les Echos Week-End vendredi 2 samedi 3 décembre 2011. Je le remercie très amicalement en lui précisant bien sûr que j’ai lu dans le même numéro sous la rubrique Idées son éditorial « Un autre rupture » mais là bien sûr c’est un autre chemin…

 

« Un mot Janus, à double face, à double fond, à double vie, un mot pauvre  de signification propre mais riche de sens figurés, aussi profond qu’il peut être plat, aussi intime qu’il est impersonnel : « chemin ». C’est toute cette complexité cachée qu’a voulu suggérer François Despagne, personnage inspirant de cette génération de viticulteurs inspirés dont e regard porte bien au-delà du dernier rang de vigne, lorsqu’il a baptisé l’hectare de merlots de Pomerol hérité en 2009, dont les voisins immédiats, Rouget et Clos de l’Eglise, disent la qualité mieux que tout qualificatif. Il y a plusieurs entrées de ce chemin, la plus visible étant l’allégorie de la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, passant au pied des vignes.

Emprunter des chemins sans jamais les posséder, des voies toujours plus sinueuses qu’on ne les rêve dans l’enfance de l’art, voilà aussi une image du destin des vignerons, consciences en perpétuelle quête de perfection.

 

Ce chemin-là, enfin, c’est, dans une interprétation très personnelle, celui par lequel une vie d’amour du bon vin a commencé, et par où, certainement, elle finira : Pomerol, dont François Despagne, pourtant venu de Saint Emilion (Grand Corbin Despagne), dit si bien qu’il s’y conçoit « le plus consensuel des vins ». Un vin de force et de grâce, reconnaissable à la forme quasi bourguignonne de ses tanins et à ses notes anisées, dont ce Chemin 2009 serait un emblème moderne. »  Francois-Despagne-Wine-Maker.JPG

Jean-Francis Pécresse.

 

Petite notice complémentaire : « encépagé à 100 % en merlot, cultivé en bio avec certification Agrocert, Le Chemin a donné un petit rendement de 35 hl/ha ce qui représentera environ 3600 bouteilles en tout. Vendangé très vite, le 25 septembre, parfaitement mûr, vinifié avec tout le talent de François Despagne, écoulé en 100 % bois neuf à chauffe douce, ce Pomerol va faire causer dans les chaumières ! 

17,50- Très joli nez de fruits rouges et d’épices, note tendre de vanille du bois neuf très légère, il offre un bouche fine, élégante, avec beaucoup d’éclat, de pureté comme nombre de vins bio. Avec un degré raisonnable de 12,5°, il est savoureux, gourmand dès l’attaque, et garde jusqu’à la finale cette séduction, sans aucune lourdeur, avec beaucoup de fraîcheur et de finesse. » www.lalettredejeanchristophe.com/   

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 14:41

J’adore cette expression popularisée par le grand Pierre Albaladejo lorsqu’il commentait avec Roger Couderc les matches du Tournoi des 5 Nations à la télévision. Il l’a même choisie pour titre d’un livre de souvenirs. Dans le contexte d’un match de rugby ça signifiait que l’espoir avait changé de camp. De plus cette expression colle bien à ce que j’ai coutume de dire, pour tempérer les ardeurs de mes amis blogueurs qui s’estiment influents, nous ne sommes que de minuscules chiures de mouches sur l’immensité de la Toile.

Albaladejo.jpegPoursuivant dans la veine de ces infâmes petites bestioles qui importunaient les grands bœufs blancs tachés de roux de mon pépé Louis (la queue joue un rôle essentiel dans la chasse aux mouches)  je ne puis m’empêcher d’évoquer un vieux dicton paysan du 30 novembre Sen(t) Andreu que tira las moscas deu pushiu  « Saint André chasse définitivement les mouches» à propos de notre duo de charme, genre « chauffeurs » de grand chemin du Moyen Age : j’ai cité les incomparables et inséparables Jay Miller et Pancho Campo.

 

Novembre sale temps pour les mouches !

 

Les deux larrons, sûrs et dominateurs, en diverses langues étrangères, nous ont traités nous les petits blogueurs, de minus, de chroniqueurs de seconde zone, et autres appellations plaisantes. Pourtant nous avons pris des gants pour manier leur matière pas toujours ragoutante et nous nous sommes contentés de poser des questions sur la base de ce que nous avions sous notre nez. Nous eûmes droit aux menaces d’huissier et à des explications alambiquées de l’auteur d’un e-mail explicite. Circulez braves gens y’a rien à voir mais beaucoup à palper !

 

En tant qu’hébergeur des écrits de Vincent Pousson j’estime n’avoir fait que mon devoir de taulier d’un espace de liberté et je n’en tire aucune gloire. Simplement je signale aux railleurs, aux sceptiques, aux aquoibonistes, que la Toile permet de passer au-dessus des verrous ordinaires, d’écrire ce que d’autres n’osent pas écrire, de mettre certains face à leurs manières de faire contestables. Pour autant, nous ne sommes ni procureur, ni juge, nous ne sommes pas des redresseurs de torts mais des citoyens qui vivent dans un Etat de Droit et qui entendent exercer leur droit à la parole.

 

Donc ce matin « Les Mouches ont changés d’âne » et notre cher Pousson, toujours sur le pont, vigie en de ça des Pyrénées nous informait : « C'est évidemment la conséquence du Jumillagate : Jay Miller, placé au centre de cette affaire par Pancho Campo MW a été contraint cette nuit de démissionner du Wine Advocate: link

En revanche, comme dirait David Cobbold, on attend toujours la réaction de l'IMW concernant son membre chilien… »  

visparker.jpgEn conclusion j’ai convoqué Michel Polnareff, non pour nous montrer son cul, mais pour nous chanter : La Mouche et « avec le bonjour des « blogueros de medio pelo… »

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 00:09

« Hey Joe est une chanson américaine populaire des années 1960 qui est devenue un standard du rock, notamment après sa reprise par Jimi Hendrix. Généralement créditée à Billy Roberts1, son auteur original est inconnu. Elle raconte l'histoire d'un homme qui fuit après avoir tiré sur sa femme. » Wikipédia.

.

Hey Joe,

uh, where you goin' with that gun in your hand?

Hey Joe,

I said where you goin' with that gun in your hand? Alright

 

I'm goin' down to shot my old lady

you know, I caught her messin' around with another man, yeah

I'm goin' down to shot my old lady

you know I caught her messin' around with another man,

Huh, and that ain't too cool

 

Uh, Hey Joe

I heard you shot your woman down, you shot her down, now

H-hey Joe

I said I heard you shot your old lady down,

you shot her down to the ground,... yeah

 

Yes I did, I shot her

You know I caught her messin' round, messin' round town

Uh-yes I did, I shot her

You know, I caught my old lady messin' around town

And I gave her the gun,

I SHOT HER!

 

Woo

Ah...Hey Joe, alright

Shot her one more time again, baby

 

yeah Ah, dig it

Ah Ah, ... Ooo, alright

 

Hey Joe, said now

uh-where you gonna run to now?

Where you gonna run to? Hey Joe, I said

 

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  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

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