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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 16:00

Majou2008.jpgAu temps où j’étais payé pour délivrer mes puissantes pensées sur le devenir des vins français face à la concurrence des producteurs dit du Nouveau Monde j’avais, pour éveiller les assoupis, osé une opposition frappante entre le vin voulu et le vin subi. La formule eut un certain succès auprès des journalistes toujours à la recherche du truc qui frappe les esprits mais du côté des auditoires qui se pressaient pour écouter ma bonne parole ce fut ce que l’on appelle un succès d’estime. Se remettre en question n’est pas le fort des chefs de tribus. Ils n’aiment rien tant qu’un bel immobilisme gage de réélection dans un fauteuil pour occuper la flopée de présidences dont le monde agricole raffole. Oui, oui, on peut faire carrière dans les zinzins.

 

Mais sous la croûte, par bonheur, se glisse et prospère le meilleur. Nos grands chefs les qualifient d’emmerdeurs puisqu’ils viennent troubler les eaux calmes du lac. Certes ces vignerons sont souvent de foutus individualistes qui n’ont pas leur langue dans leur poche mais ce sont souvent eux qui font bouger les lignes, dans la vigne et dans le chai. Ils ont déjà bien du mal quand ils émergent du cru mais lorsqu’ils arrivent du diable vauvert ils ne sont pas accueillis à bras ouverts. Dans le cas de Luc Charlier je ne sais pas mais, ce que je sais, c’est que notre Léon n’est pas un homme facile, sauf si Francesca se présente… mais c’est une autre paire de manches… Dans son cas j’ai d’abord découvert ses commentaires presqu’aussi longs que mes chroniques avant de boire ses vins. Nous le fîmes  lors d’une « dégustation mystérieuse d’une cuvée ou l’art et la manière de mettre à nu un futur vigneron cul(te) » link 

 

 Et puis Luc Charlier s’exposa link et link

 

Nous n’étions que des relations virtuelles jusqu’au jour où je repris l’avion – l’était devenu tout riquiqui cet avion – pour descendre à Perpignan qui fut ma destination pendant presque deux ans. Bref, notre homme m’attendait dans cet aéroport qui me semblait figé pour l’éternité. Bien sûr je ne vais pas vous révéler les secrets de notre brève rencontre – Christine était là mauvais esprits – en sa maison de Corneilla-la-Rivière mais ce que je puis vous dire c’est que Léon le provocateur est un « sans culotte » sensible et attentionné.

 

Et j’en reviens ainsi au vin voulu. Ceux de Luc sont des vins voulus, réfléchis, bien élevés, tout le contraire de révolutionnaires, ils sont bien mis sans chiqué, polis sans obséquiosité donc agréables en société comme notre Léon. Ils plaisent sans se la jouer les séducteurs gominés. Reste à notre exilé des terres du Sud à bien vouloir pratiquer le plus vieux métier du monde : marchand. Quand on accouche – normal c’est sa formation – des gamins aussi bien dotés pour la vie pourquoi ne pas leur offrir un bel avenir. Voilà donc notre Léon qui s’est enfin décidé à monter à Paris pour honorer les bobos et les bobottes du Grunge Tasting. Alors moi le social-traître je lui crie « Ce n’est qu’un  début continue le combat ! »

 

Voilà, tel la RVF, j’ouvre mes lignes au commerce et je vous propose d'acquérir de beaux et bons flacons du Coume Majou 2008 du Domaine de Coume Majou sans en donner le  prix (rien que pour faire marronner l’ami Denis Boireau qui en l’occurrence le connaît.) Pour plus de renseignements il vous suffit d’aller ici link 

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 00:09

Les Français dit-on sont très attachés à leur terroir d’origine ? Dans leur tête oui mais dans leurs actes de consommateurs c’est une autre histoire. La mode est au « achetez français ! » et nos candidats en campagne veulent réindustrialiser notre vieux pays et de les voir battre les zones industrielles, charlotte sur la tête, l'air inspiré, cernés de blouses blanches. L’industrie est synonyme de haute technologie alors que les usines alimentaires ça fait trop mal bouffe. Cachez-moi la choucroute en boîte ou le plat cuisiné surgelé, même que chez Leader Price y z’ont sorti papy Coffe de son coffre à vieilleries. Bien sûr, nous voyons tout en grand en France et nos malheureuses PMI et PME, chantées, louées pour leur accroche aux pays profonds sont comme les fonds de sauce destinées à lier les discours de nos candidats.  

 

Donc en ce temps de fête où l’on nous rebat les oreilles des douceurs de nos belles provinces, à la manière d’un Jean-Pierre Pernaut, tendance Houellebecq, je vais vous chanter l’une des nombreuses friandises auxquelles est accolé le nom d’un lieu. Ainsi, les Bêtises de Cambrai, les Madeleines de Commercy, le nougat de Montélimar, les calissons d’Aix, les berlingots de Carpentras, l’Angélique de Niort, les fruits confits d’Apt et beaucoup d’autres qui exhument de l’oubli des cités de nos provinces englouties.

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Comme nous sommes en fin d’année j’ai bien sûr choisi une friandise très courrue : les marrons glacés. Eux aussi sont nés quelques parts, à Privas, en Ardèche, plus précisément dans le Vivarais, par l’entremise d’un entrepreneur Clément Faugier qui « suite à la fameuse crise de la soie qui avait réduit un grand nombre d’ouvriers au chômage en Ardèche, en 1882, fonda son entreprise et redonna un nouvel espoir » au pays. Exporter ! Clément Faugier fit voyager le marron glacé jusqu’à Zanzibar et en rentrant, constatant qu’il avait bien supporté l’épreuve du dépaysement, des fortes variations de climat, pu se lancer dans le commerce hors l’étroit pays. Bien plus tard, la crème de marrons Faugier accompagna Paul-Emile Victor en Terre-Adélie. 

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Cependant il me faut lever un mystère du vocabulaire : le marron est-il une châtaigne ou inversement ? Marronnier des villes ou châtaignier des champs. En fait le marron est une châtaigne même si c’est lui qui tient pourtant le haut du pavé : marrons glacés, dinde aux marrons, purée de marrons, hormis sur les grands boulevards où le marron chaud s’adresse plutôt au populo. La châtaigne est tout de même princesse Corse : farine, gâteau et maintenant la Pietra, une bière très populaire. Le marron a-t-il conquis sa position par la force puisque dans le langage populaire donner un gnon c’est un placer un marron ? Plus sérieusement le marron est la couleur de la peau de la châtaigne, et est une couleur tout court. Être marron n’est non plus pas très agréable. Quoi qu’il en soit tous deux ont adopté la devise des ducs d'Orléans « Qui s’y frotte s’y pique ! » forts de leur bogue hérisson.

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Deux questions pour la fin : comment un marron devient-il glacé ?

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Et d’où vient aujourd’hui le marron qui va être glacé ?

 

La récolte mondiale de châtaignes est d’environ 1 million de tonnes (FAO 2002).

 

La production française, localisée principalement en Ardèche (26%), en Dordogne et dans le Var, est environ de 12 000 tonnes par an (en 2004, contre 110 000 tonnes en 19457). Cette production ne couvrant pas l'ensemble des besoins nationaux, principalement pour certains produits transformés, la France importe de 13 000 à 14 000 tonnes alors qu'elle exporte près de 2 000 tonnes.

 

En 2006, l'INAO a reconnu l'AOC Châtaigne de l'Ardèche. Un hectare de châtaigniers peut produire de 1 à 4 tonnes de châtaignes par an (selon les variétés) négociable en 2009 par le producteur entre 1 euros et 2,5 euros/kg (selon les variétés).

Production annuelle de châtaignes (en tonnes)

 

Données de FAOSTAT (FAO)

 

Pays      2003      2004

 

Chine                 715 000                69 %      715 000                69 %

Corée du Sud     72 405   7 %         72 405   7 %

Italie                     50 000   5 %         50 000   5 %

Turquie                48 000   5 %         48 000   5 %

Bolivie                 35 000   3 %         35 000   3 %

Portugal              32 856   3 %         33 000   3 %

Japon                  25 100   2 %         25 100   2 %

Russie                 17 000   2 %         17 000   2 %

Grèce                  12 000   1 %         12 000   1 %

France                 10 118   1 %         11 000   1 %

Autres pays         24 022   2 %         24 238   2 %

 

Total                      1 041 501             100 %    1 042 743             100 %

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 00:09

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Qui se souvient d’Antoine Pinay, le maire de Saint-Chamond, qui a légué son nom à un emprunt qui a fait pendant des décennies le bonheur des héritiers voulant échapper aux droits de succession ? Pas grand monde ! Qui se souvient du rapport Armand&Rueff et de Wilfrid Baumgartner ? Personne ou presque ! Et pourtant l’irruption des nouveaux francs concomitamment avec la nouvelle République : la Ve, a pourtant traumatisé des générations de français en amputant la monnaie nationale de deux zéros. Cette division, mentalement simple, fut refusée aussi bien par les vieux que par les jeunes, surtout lorsqu’on abordait le million. Gymnastique perpétuelle, acrobatie même qui, curieusement, ne s’est pas renouvelée lors du passage à l’euro. Nous changions d’ère, nous basculions dans un espace inconnu : l’Union dite Européenne. Nous avons de suite compté en euro méprisant de ce fait la monnaie divisionnaire qui nous semblait soudain dévaluée : et pourtant un euro c’était tout de même presque 7 de nos nouveaux francs ; pas tout à fait rien. Le prix du petit noir s’est envolé au café et l’exercice du pourboire n’en a pas été facilité. 

 

La zone euro tangue faute de barreur digne de ce nom. Va-t-elle voler en éclats ? Allons-nous nous retrouver en tête à têtes avec nos vieux francs ? Etrange époque où le pouvoir européen ne veut pas battre monnaie. Comme l’écrit fort justement Derek Thompson dans un journal de Washington : « il faut faire marcher la planche à billets ». Il cite Saint Augustin «  O Dieu ! Accordez-moi la chasteté, mais pas tout de suite ! » Oui, il n’y a pas aucune contradiction entre la mise en place d’ajustements de nos finances donnant des résultats à long terme et une bouffée d’oxygène à court terme. Sinon le patient a de fortes chances d’être mort avant d’être guéri. Comme l’écrit notre étasunien « la BCE a la possibilité d’agir comme une banque centrale. Elle peut déchaîner l’enfer monétaire en achetant tous azimuts des obligations et en faisant tourner la planche à billets afin de faire baisser les taux d’emprunt et d’éviter le défaut de paiement. Pendant ce temps, l’Europe s’emploiera à trouver une solution à long terme au désastre qu’elle a elle-même provoqué. » C’est de la pure gestion domestique mais encore faut-il que ceux qui se présentent à nos suffrages aient la carrure pour endosser des habits d’homme d’Etat sans être obnubilé par leur popularité gage pour eux de succès électifs.


Mais revenons à  nos vieux francs 1957, au tarif des prestigieuses bouteilles du catalogue Nicolas de cette année-là illustré par des aquarelles de Constantin Kostia Terechkovitch. Bien évidemment, j’ai mis en avant Lafite l’idole des nouveaux riches chinois. Pour les amateurs quelques remarques s’imposent : Lafite, Mouton-Rothschild, Latour, Haut-Brion... sont flanqué du ® indiquant qu’il faut décanter le vin, nulle mention de château ou d’appellation alors que château est porté par Yquem, Climens, DoisyDaëne sauf pour les bouteilles exceptionnelles.

 

Reste les prix : Question aux spécialistes de l’inflation : combien valaient les francs de 1957 pour convertir les 3500 francs de Lafite en francs pré-euro et pouvoir faire des comparaisons avec son cours actuel en euros ?  La réponse est donnée par Olivier Borneuf tout en bas. Merci Olivier. 

 

Enfin, pour ne pas faire la part trop belle à l’impérialisme bordelais je signale à votre aimable attention que l’afterwork de ce jour vous proposera les tarifs Nicolas des bouteilles exceptionnelles de vins de Bourgogne.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 00:09

Vous avez échappé à un titre très Charlie Hebdo : « Miss Dior est nue, combien vaut son jus ? » mais comme je me dois d’être PC*je vais me contenter de vous donner la réponse : de 1 à 1,5€ par flacon vendu à un prix unitaire de 100€. Pas mal, non ! C’est plus juteux que produire du lait au fin fond de l’Aveyron. Ne me traitez pas de démagogue, et même si m’sieur Michaud est fâché avec les chiffres je trouve intéressant de constater avec quelle facilité certains créé de la « valeur » pour irriguer essentiellement 3 cagnottes : le créateur (la marque), la publicité et la distribution. Pas très nouveau me rétorquera-t-on, c’est ainsi que va le monde où l’acte de production est réduit à sa plus simple expression pour laisser le champ libre aux tâches nobles : création, packaging, marketing…


Cependant le secteur des parfums de grandes marques me semble être très emblématique de cette fuite en avant. « Sur le segment de la parfumerie fine, il se lance 800 à 1200 nouveaux jus par an. Il existe une grosse pression de la distribution pour la nouveauté. » Nicolas Olczyk consultant chez Rouge Curacao. Le nouveau vieillit vite et le succès de beaucoup de ces jus est rarement au rendez-vous. Le Nouvel Obs., dont je tire les chiffres ci-dessous, consacre sous la plume de Dominique Nora un excellent article sur les « maisons de composition » qui sont des multinationales des arômes qu’ils soient alimentaires ou destinés à la cosmétique.


Marges pharaoniques, profits disproportionnés, face à des coûts de production réduits à leur plus simple expression. Le moins cher du moins cher des dépenses courantes : alimentation, habillement, voisine avec le très cher qui ne coûte pas cher à produire. Le paraître, le faux luxe de marques sans réel contenu qui n’existent que par le fort contenu d’image de la communication : Nike en est un des plus beaux exemples.


Revenons au parfum et au cas cité en titre Saharienne d’Yves Saint Laurent

 

Je cite ce qui est reproduit sur tous les blogs modeux, du pur jus de tête de petites plumes.  

« Son nom sonne comme une évidence. Hommage à la veste lacée iconique, pièce mythique de la couture Yves Saint Laurent. Une ode à la sensualité qui sublime les formes dans un jeu provocant de caché-dévoilé sur la peau. Une célébration renversante d’une féminité libre, sauvage et provocante. »

 

La Fragrance : coût du jus concentré 1 à 1,5€ + fabrication usine 1€

« Fidèle à l’écriture des parfums Yves Saint Laurent, Saharienne réinvente la fraîcheur sur un registre inédit. Provocante, elle bouscule les codes et mêle les températures extrêmes, de l’envolée lumineuse au sillage incandescent. En tête, les zestes de citron Primo Fiore, bergamote et mandarine italiens viennent éclabousser de milliers d’éclats acidulés les pétales blancs surexposés, comme un champagne « blanc de blanc ». La douce amertume des feuilles d’orange froissées se pique de quelques flèches vertes, décochées par le galbanum et le bourgeon de cassis. Les effluves floraux solaires et salés sont galvanisés par l’insolence des baies roses et du gingembre. La sensation est voluptueuse et enveloppante, suave et caressante. »

 

Le Flacon et packaging : 3€

« Yves Saint Laurent, Saharienne est un symbole de voyages vers des contrées lointaines. Parsemé de lumière et de transparence cristalline la bouteille révèle un parfum frais et doré comme le sable chaud, tandis que la tentation ultime, son bouchon d’or martelé est une véritable pièce de joaillerie couture, sensuelle et raffinée. Fidèle à la vision parfum d’Yves Saint Laurent, Saharienne réinvente la fraîcheur dans une forme entièrement nouvelle. Provocateur, il rompt avec les codes. »

 

Publicité&marketing 25€

Marge de la marque 15€

Distribution 35€

TVA 19,6€

 

Du côté de Miss Dior Chérie

 

« Après Sharon Stone, Charlize Theron, Monica Bellucci, c’est au tour de Natalie Portman de rejoindre le club très fermé des égéries de Dior.

 

La jolie brune dont la carrière a débuté à 12 ans avec le film Léon, ne cesse d’étonner et de se réinventer. Passant de blockbuster à films d’auteurs, d’un style garçonne à un style féminin assumé, l’actrice a réussi à séduire la maison prestigieuse Christian Dior. Pour la première fois, l’actrice israélo-américaine sera l’égérie d’une marque de beauté dans l’univers du luxe. Shootée par le talentueux Tim Walter, la série dévoilant l’univers sucré et léger de Miss Dior Chérie sera visible en presse écrite à partir de mars 2011. La campagne publicitaire réalisée par Sofia Coppola mettrait en scène une Natalie Portman « charismatique et élégante » d’après Claude Martinez, le PDG de Parfums Christian Dior.

Aucune information n’a été révélée sur le thème du shooting, mais la brune énigmatique aurait déclaré: « Je me sentais comme un grande et vieille cougar. » « Le spot TV dévoile également d’un coup, un cygne blanc. C’est de la publicité subliminale pour mon film » une référence à son dernier rôle dans Black Swan, qui sortira en France le 9 février 2011, soit quelques semaines avant le spot signé Dior. »

 

Dominique Nora écrit « Dans ce marché saturé, la concurrence est rude (…) LVM H (Dior, Guerlain, Givenchy…) internationalise à nouveau en partie sa création, confiée à Thierry Vasseur et François Demachy. L’Oréal (Giorgio Armani, Lancôme, Saint-Laurent…) emmène ses parfumeurs préférés travailler avec les plus grands maîtres des épices, du chocolat, du champagne, du thé ou de la haute cuisine… « C’est une bonne manière de nourrir la création de nos nez, qui doivent en permanence sentir les tendances et renouveler leurs émotions sensorielles ».

 

Beaucoup d’appelés et peu d’élus donc pour 15% de parfum, 65% d’alcool éthylique et 20% d’eau distillée que vous retrouverez chez Sephora à au moins une petite centaine d’euros le flacon… reste que ce sont les jus des années passées qui financent le quadrille des nouveaux venus. « le marché mondial de la parfumerie – 39,7 milliards de $ en 2010 selon Euromonitor – ne semble pas trop souffrir de la crise »

 

Pour Antonin le basque bondissant sur le mur à gauche le buzz du moment : Lady Gaga va sortir un parfum en 2012 dont « la licence sera gérée par la maison Coty (marc Jacobs, Calvin Klein, Céline Dion… » Il serait baptisé « Monster » et contiendrait des formules moléculaires similaires à celles du sperme et du sang »

 

Foutage de gueule garanti mais quand on aime on ne compte pas !



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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 00:09

Chers vous tous qui fêtez Noël,

 

J’ai 21 ans. Je m’appelle Feng Yu, il y a bien longtemps que je ne crois plus au Père Noël et pourtant nous travaillons pour lui à Shenzen car nous sommes les petites mains qui assemblons les jouets de Mattel le fabriquant de la fameuse poupée Barbie.

 

J’ai commencé à travailler dans mon usine de Shenzen à 16 ans, un an avant la fin du collège car je suis une fille et que ma famille avait besoin d’argent pour financer l’Université de mon frère.

 

Le travail c’est 6 jours sur 7 de 11 à 12 heures par jour Les heures supplémentaires payées 1,5 fois plus de l’heure c’est presque tous les jours. Alors je restais à l’usine jusqu’à 21h 30 parfois 22h avec 2 pauses dans la journée : 1h30 pour le déjeuner et 1 h pour le dîner.

 

Mon chef ne cessait de me gronder soit parce que je n'étais pas assez rapide ou parce que je passais trop de temps aux toilettes. Lui, bien sûr, c’était son intérêt car si nous atteignons les objectifs de production il obtenait une récompense. Pas nous, évidemment. C’est simple pour lui si, sur une chaîne de 80 ouvrières, il en emploie moins et que les objectifs sont respectés, il est doublement gagnant.

 

J’habite au dortoir de l’usine avec 8 autres collègues pour 35 yuans, c’est 4 euros, plus les charges, par mois. En ville, j’aurais dû débourser 350 yuans. C’est beaucoup lorsqu’on ne gagne entre 1300 et 2500 yuans, soit 153 à 294 euros en fonction des heures supplémentaires effectuées.  

 

Sans vouloir gâcher la fête de vous et de vos enfants j’ai cru bon de témoigner que 4 millions de personnes, principalement des femmes migrantes âgées de 15 à 30 ans, travaillent dans l'industrie du jouet en Chine, pour un salaire journalier moyen d'environ 3,50 euros. Toutes les secondes, 3 poupées Barbie sont vendues dans le monde.

 

On me dit que selon un sondage réalisé par l'association Peuples Solidaires, un Français sur deux (52%) achète des jouets dans l'année ou prévoit d'en acheter dans les six prochains mois, un chiffre stable malgré la crise.

 

Une large majorité (76%) a conscience qu'il existe de réels problèmes de conditions de production dans le secteur, et 57% d'entre eux se déclarent prêts à se mobiliser en choisissant des produits qui garantissent des conditions de travail décentes, quitte à payer plus cher.

 

Je témoigne ici sous un nom d’emprunt car j’ai peur des représailles et je m’inquiète car je veux retrouver du travail en Chine.

 

Merci de m’avoir lu.

 

Joyeux Noël à tous.

 

Une ouvrière  de l’usine du monde à Shenzen

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 00:09

Non je vous assure je n’ai ni abusé avec mes amis de Bourgogne Live de l’aligoté de Bouzeron, ni sifflé une ligne de Kir en galante compagnie, ni trop honoré « l’Ouvrée des Dames » 2005 de Joseph Drouhin, mais tout simplement lu « Le Père Noël supplicié » de Claude Lévi-Strauss, texte d’abord publié dans la revue Les Temps Modernes (N° de mars 1952, pp. 1572-1590) et qui a été réédité aux éditions Sables en 1996.

 

C’est sur ce fait divers étonnant relaté dans le n° de France Soir du 24 décembre 1951 sur que le  grand ethnologue va appliquer son analyse. Cette étrange cérémonie a un peu plus que mon âge et elle marque bien la distance qui nous sépare du début des années 50.

 

« Le Père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s’est déroulée en présence de plusieurs centaines d’enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l’accord du clergé qui avait condamné le Père Noël comme usurpateur et hérétique. Il avait été accusé de paganiser la fête de Noël et de s’y être installé comme un coucou en prenant une place de plus en plus grande. On lui reproche surtout de s’être introduit dans toutes les écoles publiques d’où la crèche est scrupuleusement bannie.

Dimanche à trois heures de l’après-midi, le malheureux bonhomme à barbe blanche a payé comme beaucoup d’innocents d’une faute dont s’étaient rendus coupables ceux qui applaudiront à son exécution. Le feu a embrasé sa barbe et il s’est évanoui dans la fumée.

À l’issue de l’exécution, un communiqué a été publié dont voici l’essentiel :

"Représentant tous les foyers chrétiens de la paroisse désireux de lutter contre le mensonge, 250 enfants, groupés devant la porte principale de la cathédrale de Dijon, ont brûlé le Père Noël.

Il ne s’agissait pas d’une attraction, mais d’un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. À la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l’enfant et n’est en aucune façon une méthode d’éducation. Que d’autres disent et écrivent ce qu’ils veulent et fassent du Père Noël le contrepoids du Père Fouettard.

Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur."

L’exécution du Père Noël sur le parvis de la cathédrale a été diversement appréciée par la population et a provoqué de vifs commentaires même chez les catholiques.

D’ailleurs, cette manifestation intempestive risque d’avoir des suites imprévues par ses organisateurs.

………………….

L’affaire partage la ville en deux camps.

Dijon attend la résurrection du Père Noël assassiné hier sur le parvis de la cathédrale. Il ressuscitera ce soir, à dix-huit heures, à l’Hôtel de Ville. Un communiqué officiel a annoncé, en effet, qu’il convoquait comme chaque année les enfants de Dijon place de la Libération et qu’il leur parlerait du haut des toits de l’Hôtel de Ville où il circulera sous les feux des projecteurs.

Le chanoine Kir, député-maire de Dijon, se serait abstenu de prendre parti dans cette délicate affaire. »

 

Chiara Frugoni le rappelle dans son livre le Père Noël est le dernier avatar de saint Nicolas. « Au Moyen Âge, en Flandre, en Lorraine et aux Pays-Bas, pour la fête de Saint Nicolas, le 6 décembre, un enfant affublé d’une barbe blanche et revêtu d’un habit d’évêque, distribuait de maison en maison des cadeaux aux enfants sages, tandis que le Père Fouettard, une baguette à la main, menaçait de punir ceux qui avaient été désobéissant. Le nom néerlandais, Sinter Klass, fut importé en Amérique par les émigrés originaires des Pays-Bas, et il devint Santa Claus. Le Père Noël est un « reste » de saint Nicolas, ou plutôt d’un saint Nicolas tel qu’il était encore avant que la réclame de Coca-Cola, en l’habillant d’une casaque et d’un pantalon rouge (et non plus vêtu de l’habit long d’un évêque) ne le transforme en en bonhomme rond et rieur, conforme à une certaine image des Américains. »

 

Le Père Noël et « les festivités qui accompagnent son invocation ne sont pas une invention récente, mais plutôt une réadaptation. Que ce soient le gui, les cadeaux, le sapin, les papiers-cadeaux même, tout revient de pratiques passées et restaurées dans lesquelles Saint Nicolas, Halloween, le Père Fouettard, le Père Noël et d’autres encore alternent les rôles et s’opposent depuis des dizaines de siècles. Ainsi, selon Lévi-Strauss :

 Il est révélateur que les pays latins et catholiques, jusqu’au siècle dernier, aient mis l’accent sur la Saint Nicolas, c’est-à-dire sur la forme la plus mesurée de la relation, tandis que les pays anglo-saxons la dédoublent volontiers en ses deux formes extrêmes et antithétiques de Halloween où les enfants jouent les morts pour se faire exacteurs des adultes, et de Christmas où les adultes comblent les enfants pour exalter leur vitalité. »

 

Reste plus à notre flamand exilé de service, dernier dépositaire de Sinter Klass, de nous faire, soit le coup de se parer dans la longue robe de l’évêque, soit de se fourrer dans le pantalon rouge du Père Noël. Nous attendons avec sérénité la photo des deux faces de notre Léon à qui nous promettons que, quelle que soit son éventuelle provocation, de lui épargner la fureur du clergé de Dijon si la moutarde lui montait soudain au nez...

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 00:09

L’occupation de notre pays par l’Allemagne fut une période florissante pour le commerce des vins. Cela peut choquer mais comme l’écrit Christophe Lucand dans sa somme Les Négociants en vins de Bourgogne de la fin du XIXe à nos jours chez Féret 54,90€ « Depuis longtemps soumis à une conjoncture difficile, dans un climat de surproduction endémique, le commerce des vins s’envole brutalement atteignant des niveaux inconnus. Le vin, quel que soit son degré de qualité, se vend dans des proportions inouïes qui auraient été perçues comme inimaginables encore quelques mois plus tôt. »

 

Ce matin, afin de mettre en perspective cette sombre époque je vous propose de découvrir l’état d’esprit des occupants par la voix d’Herman Goering. « En 1940, Göring devient Reichsmarschall des Großdeutschen Reiches, titre qu'il est le seul à posséder. Il est le seul durant la Seconde Guerre mondiale à recevoir la Grand Croix de l'ordre de la croix de fer (Grosskreuz), l'une des plus hautes distinctions allemandes, que ne s'étaient vu décerner que des chefs du prestige de Blücher ou de Hindenburg. Il est toujours chef suprême de l'aviation et de l'économie de guerre. À l'entrée en guerre, il est le successeur désigné d’Hitler. On le surnomme « l'Homme de fer » et il jouit d'une très grande popularité dans la population allemande. »

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Goering donc, chargé par Hitler de coordonner la politique économique à l’échelle continentale pour assurer la victoire du Reich, avec sa verve habituelle, ne prends pas de gants lorsqu’il déclare à ses séides « Dieu sait que vous n’êtes pas envoyés là-bas pour travailler au bien-être des peuples qui vous sont confiés, mais pour en retirer un maximum (…) Il faut vous transformer en chiens de chasse, être à l’affut de tout ce qui peut être utile au peuple allemand (…) Tout ce qui m’intéresse, c’est ce qu’on peut tirer du territoire que nous avons actuellement entre les mains. »

 

« En ce qui concerne la France, j’affirme qu’elle n’est pas encore cultivée au maximum. La France pourrait avoir un rendement agricole bien supérieur si « messieurs les paysans » étaient contraints de travailler davantage. D’autre part, la population française s’empiffre de nourriture que c’en est une honte. (…) C’est là le secret de la gaité des gens en France. Sans cela ils ne seraient pas si gais. 5…) Je ne dirais rien bien au contraire, je vous ferais plutôt des reproches si nous n’avions pas à Paris un restaurant de luxe extraordinaire où l’on puisse déguster ce qu’il y a de meilleur. Mais je n’ai pas envie que les Français puissent y mettre les pieds. C’est pour nous que Maxim’s doit faire sa meilleure cuisine. Trois ou quatre restaurants de toute première classe pour les officiers et les soldats allemands, c’est parfait, mais rien pour les Français. Ils n’ont pas besoin, eux, de manger de cette cuisine. (…) Il n’est pas question ici du seul ravitaillement, mais je m’époumone pour affirmer que je considère la France occupée par nous comme un pays conquis.

Autrefois, la chose était plus simple. Autrefois, on pillait. Celui qui avait conquis le pays prenait les richesses de ce pays. Aujourd’hui, les choses se font plus humainement. Mais moi, je songe tout de même à piller, et rondement. Je vais envoyer une foule d’acheteurs pourvus de pouvoirs exceptionnels d’abord en Belgique et en Hollande, puis en France ; ils auront tout le loisir d’ici la Noël, d’acheter à peu près tout ce qu’ils trouveront dans les belles boutiques et les beaux magasins. Je ferai mettre tout cela dans les vitrines pour le peuple allemand, dans les magasins allemands où il pourra les acheter. Je n’ai pas envie que chaque Française s’attife comme une cocotte qui prend des grands airs. D’ici peu de temps, elle n’aura plus rien à acheter (…) Je vais lui faire comprendre ce que cela veut dire sauvegarder les intérêts du Reich allemand. (…) »

In Jacques Delarue Trafics et crimes sous l’occupation

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 00:09

« À l’une des extrémité de la côte qui suit le cour du Layon, à Rochefort-sur-Loire, au voisinage de Chaume, se trouve le cru du vin célèbre : le « quart de Chaume ».Ce nom rappelle curieusement un contrat de culture d’autrefois, entre maître et vigneron, avec fruits à demi ou au quart. Le Quart de Chaume est devenu la perle du Layon. Le regard qui embrasse, en leur ensemble, le net alignement de ses pampres, cherche vainement le secret de sa primauté. Dans ces domaines du parfait, tout est nuances – semblable en cela aux sites qu’on a sous les yeux, dont la finesse, la grâce et la mesure sont le caractère commun et dont chacun a sa particulière beauté.

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En raison de ce qu’il a de subtil dans sa distinction, un tel vin ne s’accommode point de tous les verres. L’Anjou a donc voulu avoir le sien ; on le mis à concours. En Grèce la plus belle des déesses, écartant les voiles qui drapaient son sein, donna aux potiers le modèle idéal de la coupe. Ronsard, consulté, eût appelé Marie ou Cassandre et fait le même geste ; mais on se défendit contre une séduction qui risquait de distraire les concurrents de l’objet du concours. C’était la beauté du vin qu’ils avaient à célébrer et non les charmes de la femme. Ils se présentèrent par centaines ; le vainqueur ne fut ni un artiste, ni un poète, ni un verrier, mais un vigneron du Quart de Chaume, M. Louis Mignot, de Bellevue, à Rochefort-sur-Loire. Il a composé une manière de chef d’œuvre. C’est un verre haut monté sur tige droite qui porte une coupe à fond plat et large, dont les parois s’élèvent en s’incurvant légèrement, capable de faire valoir la limpidité dorée du contenu, et, agité d’une main experte, d’en dégager le parfum, que les années se plaisent à développer. L’éloquent rapporteur put dire, en exaltant le modèle couronné, que « le vin avait inspiré le verre », et que c’était le plus bel éloge qu’en pouvait faire le jury. 

 

Extrait de Monseigneur le vin de Georges Montorgueuil.

 

Le Quart de Chaumes 2009 de l’ami Patrick Baudouin est le dernier né de la couvée www.patrick-baudouin.com c’est 45€ la bouteille et c’est de la pure soie par l’empêcheur de faire des grands liquoreux avec d’autre matière que le raisin botrytisé.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 00:06

Dans la même veine qu’hier mais cette fois-ci non pas pour le texte mais pour le côté livre-objet, rare, surprenant, je vous propose « Wine Labels on bottle design » publié par Index Book Barcelone www.indexbook.com  52,90€ que j’ai acheté chez Philippe Ouvrard librairie Le Flâneur des Deux Rives 60 rue Monsieur le Prince dans le 6e arrondissement.

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Comme hier, et plus encore aujourd’hui je vous épargne mon pesant de mots pour vous offrir la beauté pure d’une sélection de photos.

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 00:09

MV5BMTUyMzIzMTkyNF5BMl5BanBnXkFtZTcwNTY5NjYyMQ--._V1._SY317.jpgEncore un film culte avec un Peter Sellers de gala incarnant un éléphant lâché dans un magasin de porcelaine. Il est Hrundi V.Bakshi acteur indien maladroit qui, après avoir saccagé le tournage d'un film, se voit invité par erreur par son producteur qui croyait l'inscrire sur une liste noire. Dès son premier pas Hrundi V.Bakshi enchaîne les maladresses, les incongruités ou le manque de chance avec une constance remarquable et sans aucun effort apparent. Une fois parti, il devient incontrôlable. Et son comportement est aussi désarmant que son sourire béat.

 

Lorsque les invités passent à table Black Edwards nous offre le plat de résistance avec une montée en puissance de gags échevelés qui se superposent grâce au concours d’un serveur bourré. C’est digne de Buster Keaton. Pris d’une envie pressante il ouvre des portes à la recherche des toilettes et il découvre, derrière chacune d'elles, une des faces cachés de la jetset hollywoodienne  «Hey, close the door, man !» Nul n’ose l’arrêter et surtout pas le producteur- propriétaire qui pense qu'il s'agit d'un invité de sa femme, dépressive et éméchée, dont il a décidé d'ignorer les frasques. Il assistera en spectateur blasé à la destruction de sa demeure, n'amorçant qu'un seul mouvement… pour sauver son whisky  « Votre femme se noie, Monsieur ! » «  Sauvez les bijoux ! »  répond- il  

L’apocalypse finale est énorme, un véritable cataclysme, y souffle un vent de folie absurde et les deux innocents : Peters Sellers et Catherine Longet qui s’en vont laissant derrière eux le chaos. La bande-son d’Henri Mancini est un bijou et vous y découvrirai Claudine Longet.

 

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