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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 15:33

 

L'auteur portugais Manuel António Pina commente : « Violez les femmes, parce qu'elles le méritent »

 

« Quand il s’agit de l’intolérance, l'Eglise espagnole n'a de leçon à prendre de personne… Maintenant que le [Premier ministre] Mariano Rajoy, proche de l'Eglise, a annoncé son intention d'éliminer « la corruption de la loi laïque sur l'avortement » que le gouvernement de son prédécesseur Zapatero a fait adopter, je me suis fait remettre l’homélie de Noël de l'archevêque de Grenade, Javier Jimenez, dans laquelle il affirme « qu'une femme qui a avorté donne à un homme la licence absolue, sans restriction pour abuser de son corps, parce qu’elle a commis un péché comme si elle avait le droit de commettre ce péché'. … Pour l'archevêque, les crimes d'Hitler et ceux de Staline (il a oublié Franco) sont « moins épouvantables que l'avortement ». Dans ces moments-là, même un athée voudrait qu’il y ait un dieu pour condamner ces personnes. »


(Source: express.be) link pour voir la vidéo

 

L'homélie intégrale de l'archevêque est ici (texte en espagnol) :

 link

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 00:09

lluis-llach.jpgUn de mes fidèles lecteurs m’a demandé gentiment de mettre en ligne une chronique dominicale et musicale consacrée au chanteur catalan Lluís Llach et comme j’ai une petite anecdote à raconter sur les circonstances où je l’ai découvert je me suis dit qu’il était simple de le satisfaire.

 

C’était au temps du Service National, que j’ai effectué, en tant que VSNA, sitôt ma soutenance de thèse à l’Université de Constantine. J’enseignais le Droit comme maître-assistant à raison d’une petite poignée d’heures par semaine. Beaucoup de temps libre donc mais l’austère Constantine n’offrait guère de loisirs. Alors, la « colonie » des coopérants civils et militaires, parquée dans des logements sociaux tout neufs dans une zone à peine viabilisée : la cité de la SONATIBA (nom de la nième société nationale du régime « socialiste » de Boumediene. La plaisanterie, lorsque nous faisions la queue pour obtenir notre bouteille de gaz en compagnie des algériens stoïques, c’était « pour qui Sonelgaz ! ») passait le temps en se recevant. Nous refaisions le monde en picolant la cuvée du Président.

 

Quelques privilégiés, les « fonctionnaires internationaux » tout particulièrement, logeaient dans les beaux immeubles coloniaux en ville. C’était le cas de Jean-Louis Argelliès, médecin à l’OMS. Comme ses collègues étaient tous des vieux briscards de l’institution et que leur préoccupation première était la commande mensuelle de bouffe et d’alcools, Jean-Louis et sa jolie femme Vérène s’était retourné vers la colonie de la Sonatiba. Nous avons sympathisé et comme Jean-Louis jouait de la guitare et chantait en catalan, c’est ainsi que j’ai découvert avec lui Lluís Llach. Jean-Louis était le fils de René Argelliès, adjoint radical du maire de Perpignan, le papa de l’actuel. Bref, nous causions politique, picolions et Jean-Louis alternait son répertoire de carabin avec celui de la Catalogne. Esprit original, anticonformiste, ombrageux mais aussi très chaleureux, il avait fait sa thèse de doctorat sur Médecine et Surréalisme, Jean-Louis devint un bon ami. Comme souvent la vie nous a ensuite séparés, nous nous sommes revus et puis petit à petit nos liens se sont distendus et tout ce que je sais c’est qu’il a terminé sa carrière dans l’Hérault comme médecin de Santé Publique.

 

Je n’aurai pas l’outrecuidance de vous conter la vie de Lluís Llach i Grande, dit Lluís Llach. Simplement, comme lui, je suis né en 1948, lui le 7 mai 1948 à Gérone en Catalogne et lorsque l’ami Pousson, dans son adresse à nos amis vignerons d’au-delà des Pyrénées, a cité les paroles de l’Estaca j’ai pensé à l’ami Jean-Louis Argelliès et sur Internet j’ai découvert qu’il était l’auteur d’une somme, publiée en 1988, La formation des médecins: systèmes, institutions et acteurs : archéologie du pouvoir en médecine (1374 pages).

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 00:09

Pierre Dukan, nutritionniste star, fait le Buzz avec sa Lettre ouverte au futur président de la République, publié au Cherche-Midi, où il propose une option « poids d'équilibre » au bac, qui favoriserait les élèves capables de conserver, entre la seconde et la terminale, un indice de masse corporelle compris entre 18 et 25. Dans les colonnes du Parisien, Pierre Dukan explique, sans rire, que son livre vise à « donner un peu de solennité » au sujet du surpoids dont, en bon fils de pub, il affirme que  « l'on a tendance à prendre à la légère ». Bien sûr, cette sommité de pacotille frappe à la porte de l’étage le plus élevé pour que les politiques se penchent sur cette « grande cause nationale ». Ras-le-bol de ces charlatans que l’on gratifie du titre de Professeur et qui jouent dans le même registre que le célèbre Crozemarie. Dukan « la joie », avec son option à la con « poids d’équilibre » veut faire le bonheur de notre progéniture en les sensibilisant à l’équilibre alimentaire. Je rêve et comme le lui ont rétorqué certains forums : « Les anorexiques, ils ont la mention d'office ? »

 

Pitoyable ! Dire que ce type a prêté le serment d’Hippocrate. Le voici, tel qu'il est prêté à l'Université Montpellier 1 « En présence des Maîtres de cette École, de mes chers condisciples et devant l'effigie d'Hippocrate, je promets et je jure, au nom de l'Être suprême, d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité dans l'exercice de la médecine. Je donnerai mes soins gratuits à l'indigent et n'exigerai jamais un salaire au-dessus de mon travail. Admis dans l'intérieur des maisons, mes yeux n'y verront pas ce qui s'y passe ; ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs ni à favoriser le crime. Respectueux et reconnaissant envers mes Maîtres, je rendrai à leurs enfants l'instruction que j'ai reçue de leurs pères. Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes confrères si j'y manque. »

 

Par bonheur ce matin ce cher François Morel dans sa chronique de France Interlink a remis la pendule de ce Dukan « la joie » à l’heure avec beaucoup plus de talent que je ne le ferais moi-même. Nous ne devons pas nous laisser faire car ce type de charlatan qui vend du régime au mètre  www.maboutiqueregimedukan.com parce qu’il est représentatif à l’extrême de la tendance dominante, de Diafoirus post-moderne, à vouloir régenter notre vie sous tous ses aspects. Profitant de la religion de la minceur, de la forme, de l’apparence, ces marchands du Temple, et Dukan en est un lorsqu’il ose proposer outre son bac version régime, que l'État « s'empare du marché » des produits non gras, et notamment du « son d'avoine », ingrédient-clé de sa méthode, en lançant un « appel national à projets ». Pour faire bon poids il assure avec un humour pachydermique qu’ « Il y a là un futur marché qui pourrait créer beaucoup de richesses pour notre pays et renflouer les caisses de la France." Avec pour ambassadrice l'ensemble de la population féminine française. « La France, connue dans le monde entier pour ses femmes belles et minces, pourrait exporter son savoir-faire à l'étranger. » 

 

Comme l’écrit avec une ironie cinglante Marina Carrère d’Encausse.  « En gros, le régime crétois, oui ! Les régimes crétins, non ! » A quand le délit de « sale gros ou de sale grosse » ? Ben oui Dukon, pardon Dukan, tu fais de la discrimination physique mais sans doute ta suffisance est telle que ça ne t’as pas effleuré l’esprit. Certes tout cela n’est que du buzz, du fric mais n’oublions pas que des milliers de gens suivent ou vont suivre les préconisations du régime Dukan et que nous les bons vivants, les défenseurs indéfectibles du Bien Vivre nous nous devons de dire, d’écrire, de gueuler « Merde à Dukan ! »

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 00:09

La période qui s’ouvre va être faste pour les Instituts de sondage. Bien évidemment les candidats en lice jureront leur grand Dieu qu’ils ne leur accordent aucun crédit, surtout lorsque la tendance sera baissière. Mais comme on sonde en permanence sur tout ce matin je vais aborder un sujet que j’avais traité en janvier 2009 link et qui a fait la Une d’Aujourd’hui en France (Le Parisien) sous le titre « Les pots en entreprises ne connaissent pas la crise »

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Tout est parti d’un sondage réalisé d  29 novembre au 8 décembre sur un échantillon de 401 dirigeants d’entreprise et du 1 au 2 décembre auprès de 493 salariés par l’IFOP pour le compte de l’Association Promotion et suivi de la sécurité routière en entreprise (PRSE).
 

 

Voici les conclusions de l’enquête (pour les détails voir link
 

 

Les salariés sont davantage exposés à des pots d’entreprise mais l’alcool y est moins présent qu’il y a 3 ans, et les alcools forts sont un peu délaissés.
 

 

Près d’1/4 des salariés et 1/3 des chefs d’entreprise ont déjà relevé des incidents liés à une consommation excessive d’alcool lors de ces pots.
 

 

Les 2/3 des chefs d’entreprise ont mis en place des dispositions à l’égard de la consommation d’alcool en entreprise, soit une progression de 25 points par rapport à 2008.
 

 

Pour autant, les salariés se montrent davantage réfractaires à ce type de disposition aujourd’hui : 6/10 y seraient opposés au sein de leur entreprise (+9 points).
 

 

Commentaire du journaliste d’Aujourd’hui en France Aurélie Lebelle
 

 

« Friands de ces moments de détente, la fréquentation est même en hausse, et ces rendez-vous de convivialité, de plus en plus appréciés.
 

 

Besoin de décompresser
 

 

Selon le sondage, 27% des salariés trinquent au bureau plusieurs fois dans le mois. Ils n’étaient que 17% en 2008. Plus de 30% le font une fois tous les deux ou trois mois (+ 3% par rapport à 2008) et le dernier tiers arrose un événement moins de quatre fois par an. Alors que la crise bat son plein, que 900 usines ont fermé leurs portes ces trois dernières années en France, que le chômage atteint des sommets, que le pays menace de perdre son triple A, que les banques ne sont plus prêteuses, le besoin de se serrer les coudes est plus fort que jamais. Et cela dépasse largement la sphère privée. Cette enquête le prouve, face à l’adversité, les salariés doivent décompresser de journées intenses. Et l’apéro devient plus que nécessaire.»
 

 

MOT : « Faire un pot » Le mot pot vient de l’ancien allemand et caractérisait au XIIe siècle la rondeur. D’où le terme potelé introduit en France à cette époque. Par analogie, il désigne rapidement un ustensile de ménage destiné à contenir liquides et aliments. Puis plus particulièrement au Moyen Âge un récipient que l’on remplit de vin ou de bière, d’où l’expression « pot-de-vin » qui désigne dès cette époque de l’argent versé secrètement et illégalement pour corrompre. C’est au début du XXe siècle, autour de 1910, que les étudiants s’approprient le mot pour parler plus généralement d’une boisson alcoolisée et tout le rituel qui va avec. Rituel qu’ils prolongent après leurs études, dans les entreprises qui les ont embauchées. »
 

 

Dans son châpo à la Une le journal souligne « Besoin de se détendre, de se serrer les coudes, les pots au travail augmentent en cette période de crise. Ils sont de plus en plus surveillés pour éviter les dérapages liés à l’alcool. » mais pour moi, petit observateur de ce type d’approche, le fait nouveau par rapport au précédent sondage au début de 2008 (où il n’était pas question de crise) c’est qu’il n’est plus question de les interdire. En effet, comme en témoignait mon titre de l’époque « Le vin banni des pots d’entreprise ? On en parle... », c’était le cas en 2008. Il faut savoir que pour le code du travail il est « interdit à toute personne » ainsi qu’à « tout chef d’établissement (…) et en général à tous ceux ayant autorité sur les ouvriers et employés, de laisser introduire ou de laisser distribuer dans les établissements pour être consommées par le personnel, toutes boissons alcooliques autres que le vin, la bière, le cidre, le poiré… » donc toutes les boissons spiritueuses.
 

 

Pas simple donc pour l’employeur, et je l’ai été dans une entreprise où les produits étaient à portée de mains, mais tout à fait gérable sur la base de règles simples et faciles à appliquer. Bien sûr les prohibitionnistes, jamais en reste d’une nouvelle interdiction, prônent la stricte observance. C’est inepte et les réponses, et des employeurs, et des salariés, démontrent que proscrire purement et simplement ce type de convivialité va à l’encontre d’un réel besoin. Des règles connues, consenties, assumées permettent d’éviter la viande saoule, les bagarres, le harcèlement sexuel et bien sûr les accidents de la route. Exercice de responsabilité tout à fait à la portée de l’encadrement et des chefs d’entreprise. À force d’enserrer dans un réseau d’interdictions les citoyens les pouvoirs publics se donnent bonne conscience à bon compte et surtout ne laissent plus aucune marge à l’exercice de la responsabilité à un niveau où il est tout à fait possible de la voir s’exprimer et où l’on peut prévenir efficacement les excès préjudiciable au bien public.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 00:09

Je ne suis jamais allé au SITEVI car je n’ai pas le cœur très porté vers les machines. Et pourtant j’ai vécu un bel amour de jeunesse avec les tracteurs Société Française Vierzon de mon père, et ses machines à battre aussi, mais l’irruption des moissonneuses-batteuses : les Claas ont sonné le glas de ma passion. Au Sitevi on ne fait pas que lécher les machines on colloque aussi : tribune avec une belle brochette de ce qui compte dans la Gaule du Sud pour fixer le cap vers 2025. La prospective c’est le grand amour de mon ami Patrick Aigrain alors je ne résiste pas au plaisir de vous donner en lecture le CR de cette conférence-débat fait par le portail du Ministère. Bien évidemment ne comptez pas sur moi pour faire des commentaires car je n’ai nulle envie de compter ensuite mais abattis mais vous, si ça vous chante, vous pouvez en faire…

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« La DRAAF Languedoc-Roussillon, FranceAgrimer et InterSud de France ont organisé le 30 novembre 2011 au Sitevi 2011 une conférence-débat pour rendre compte d’une étude prospective sur la filière viticole régionale à l’horizon 2025

Cette étude lancée il y a deux ans à la demande de la DRAAF, a été conduite par l’INRA, Montpellier SupAgro et FranceAgrimer. Elle se base sur le travail d’un groupe d’experts et la participation des responsables professionnels à travers les réunions du conseil de bassin viticole du Languedoc-Roussillon.

 

Des avenirs possibles

 

Hervé Hannin (Directeur de l’Institut des hautes études viticoles) et Patrick Aigrain, de FranceAgrimer (Prospective), ont insisté sur la signification d’une étude prospective, qui n’est pas une prévision, mais cherche à éclairer des « avenirs possibles ». Ils ont rapidement décrit la méthode adoptée pour avancer collectivement dans des réflexions les plus partagées et les plus interdisciplinaires possibles sur le devenir de la filière vitivinicole en région. De nombreux responsables régionaux et nationaux se sont succédés à la tribune

Cette méthode vise aussi à aider à l’émergence de stratégies d’actions partagées en faveur du secteur. Ils ont ensuite « raconté » les 4 scénarios construits à l’issue de cette étude, en ont détaillé les enjeux et les conséquences possibles de chacun d’eux.

 

Les scénarios

 

1. Filière plurielle

* « Des viticultures plurielles organisées »

* « L’union fait la force »   

 * Superficie : 230 000 ha

* Volume produit : 13 à 15 millions d’hl

 

2. Filière paysagère

* « L’oenotorium »   

* « Ceux qui restent en vivent correctement »    

* Superficie : 120 000 ha    

* Volume produit : 4 à 6 millions d’hl

 

3. Filière déclinante

* « Une organisation sans âme ni projet »

* « Les occasions manquées »

* Superficie : 150 000 ha

* Volume produit : 7 à 9 millions d’hl

 

4. Filière libérale

* « Un développement sélectif et industriel »

* « Chacun pour soi… certains s’en sortent »

* Superficie : 180 000 ha

* Volume produit : 10 à 12 millions d’hl

 

Bernard DEVIC, Président de la fédération InterSud de France, a expliqué pourquoi les professionnels avaient écarté, en Conseil de bassin du 20 mai 2011, le scénario «filière déclinante» ainsi que celui de la «Filière paysagère», sans écarter définitivement la  «Filière libérale» et retenu finalement, à l’unanimité, le scénario n°1 : «Une filière plurielle : l’union fait la force».

 

Au cours de la table ronde animée par le journaliste Frédéric Maurel (Directeur du Paysan du Midi), les intervenants ont souligné la qualité et l’intérêt de ce travail pour:

 

* soutenir des propositions structurées dans le cadre de la discussion de la réforme de la PAC après 2013 (Jérôme Despey – Président du conseil spécialisé de FranceAgrimer) ;

* s’inscrire dans les marchés d’avenir, notamment à l’export et soutenir l’installation des jeunes et les démarches contractuelles (Jacques Gravegeal – Président de l’interprofession des vins de l’IGP Pays d’Oc-, Boris Calmette – Président de la fédération régionale des coopératives viticoles) avec l’exemple du groupe ADVINI (Sébastien Narjoud – Directeur général de la société Jeanjean Languedoc) ;

* rappeler la place de la viticulture dans l’économie du Languedoc-Roussillon, ainsi que les enjeux sur les questions sociales, le maintien du tissu rural et des paysages, mais aussi l’association du tourisme et de l’œnologie (Boris Calmette, Agnès Payan – Présidente des vignerons indépendants du Languedoc Roussillon).

 

La nécessité de poursuivre la construction d’une gouvernance plus forte, a été affirmée par plusieurs participants et a été reprise en conclusion par Bernard Devic, pour donner les moyens au Languedoc-Roussillon de devenir un véritable « cluster » vitivinicole au plan mondial.

 

Enfin Pascal Augier, DRAAF Languedoc-Roussillon, a souligné que ce travail était maintenant entre les mains des responsables professionnels viticoles de la région : à eux d’écrire la suite de l’histoire, les services de l’État restants disponibles pour appuyer les actions qui en découleront.

 

Les quatre scénarios prospectifs globaux de l’étude prospective sur l’avenir de la filière viticole, en Languedoc-Roussillon, à l’horizon 2025

 

Macroscénario n° 1 : Filière plurielle

 

Des viticultures localisées et organisées

   « L’union fait la force »

 

Dans un contexte où l’image du vin est positive, l’intervention publique agricole pourtant d’inspiration libérale s’emploie à défendre les territoires agricoles, et à promouvoir la prise en compte par la sphère agricole des attentes sociétales notamment environnementales. La gouvernance régionale de la filière réussit à intégrer ces attentes et à coordonner la production et la mise en marché d’une gamme régionale complète, cohérente en termes économiques pour les professionnels et lisible pour les consommateurs.

Ainsi la région récolte-t-elle sa part de la croissance de la consommation mondiale et le potentiel viticole se maintient. Pour ce faire, la viticulture est localisée en îlots, chacun d’eux privilégiant nettement soit une stratégie de réelle différenciation (AOP, bio…) soit une stratégie « coût-volume » assumée. Ces derniers bénéficient notamment d’investissements d’origine publique en matière d’irrigation, également localisés. Clairement identifiées, ces logiques permettent une intégration efficace des avancées de la R&D. Elles se révèlent attirantes pour les investisseurs extérieurs à la région et propices au développement d’un œnotourisme efficace et diversifié : Le LR devient un véritable « cluster » vitivinicole.

 

Macroscénario n° 2 : Filière paysagère

 

L’oenotorium

   « Ceux qui restent en vivent correctement »

 

Dans un contexte où l’image du vin est dégradée du fait de son contenu en alcool et par la mise en cause des pratiques agricoles conventionnelles, la consommation mondiale du vin recule et la région en souffre. L’intervention publique agricole, quasi-stable en montant, ne trouve cependant sa légitimité que dans une intervention territoriale à très forte connotation protectrice de l’environnement et de la santé. Elle contribue ainsi à limiter le développement de la production, en réservant son appui à des zones viticoles à forte connotation paysagère qui proposent des vins présentant une réelle différenciation pour une clientèle impliquée.

Seul un œnotourisme « à la ferme » dans une logique de « parc régional » se développe, et c’est dorénavant des circuits de distribution spécialisés qui écoulent la majeure partie des vins. La gouvernance régionale de la filière qui a intégré en urgence les attentes sociétales pressantes a travaillé efficacement à l’intégration rapide des avancées de la R&D mais le contexte n’a pas permis de développer une stratégie « coût-volume », autrement qu’à la marge. Le LR voit son potentiel volumique se restreindre sensiblement.

 

Macroscénario n° 3 : Filière déclinante

 

Une organisation sans âme ni projet

   « Les occasions manquées »

 

Ce scénario est celui d’un déclin doux et lent de la viticulture régionale. Le fait qu’il se déroule dans un contexte de marché ouvert (marché mondial libéral, en croissance, dopé par la distribution de masse, de nouvelles zones et occasions de consommation, et une inscription croissante du vin dans l’univers des boissons) le fait apparaître aussi, pour les entreprises du LR qui perdent pied, comme celui des occasions manquées.

Certes leur contexte immédiat les pénalise, qui refuse les soutiens publics attendus (sociaux, économiques, environnementaux), accroît les coûts de production par une pression environnementaliste et jette l’opprobre sur les boissons alcooliques auprès des consommateurs sur leurs marchés traditionnels. Mais elles démontrent aussi une organisation faible et une productivité insuffisantes. S’ensuivent alors des stratégies trop anarchiques, de sens et d’intensités trop divergents pour construire une cohérence régionale, et par suite pour susciter des investissements en R/D (malgré une réelle richesse locale en matière grise).

 

Macroscénario n° 4 : Filière plurielle

 

Un développement sélectif et industriel

   « Chacun pour soi…. certains s’en sortent »

 

Dans ce scénario, à côté de vignobles différenciés sur la base des traditionnelles AOC, se développent localement sur certains territoires du LR, des vignobles compétitifs conduits sur un mode industriel. Favorisés par un marché mondial porteur (mais compétitif), un environnement réglementaire très libéral, et une gouvernance régionale faible, ils sont le fait d’investissements privés qui visent à exprimer une compétitivité régionale respectueuse des principes libéraux de l’OMC : ouverture de la concurrence et intégration du progrès technique allant jusqu’à une ouverture maximale des pratiques œnologiques admises, y compris l’aromatisation.

Leur développement est organisé en phase avec des projets oenotouristiques rentables et en synergie avec des réalisations « culturelles » attractives, également mises en œuvre par des investisseurs privés, qui font de la culture vitivinicole, un axe de leur marketing. Peu encadrés et peu demandeurs d’encadrement, ces investisseurs libéraux mettent en œuvre leurs projets sans nécessairement de grands appuis publics et sans grand souci des effets macro-économiques induits. Ces évolutions sauvent le vignoble du LR mais pas les petites exploitations. »

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 00:09

Je ne devrais pas l’écrire mais je l’écris tout de même « c’était au temps où l’INAO, vieille maison sise tout en haut des Champs Elysées s’appuyait en nos terroirs profonds sur des « barons régionaux » qui connaissaient les hommes et le terrain. Je l’ai bien connue même si j’ai fait mes débuts dans la crèmerie de la rue de Rivoli : l’ONIVIT (Office des Vins de Table) qui donnait, du fait du poids de ses gros hectos et des importations de vins d’Italie, bien des soucis à Paris comme à Bruxelles : la garantie de bonne fin c’était la dernière rustine avant le clap de fin. Par la suite, et je ne vais pas vous raconter ma vie, j’ai suivi de près la boutique. Aujourd’hui, de beaux esprits ont cru bon d’ajouter un Q à cette maison où la normalisation – la culture de la norme s’entend – va bon train sous la férule d’un CAC bien réducteur. Tout ça pour dire que, ce matin, la plume de la chronique, de mon espace de liberté, est tenue par Jules Tourmeau www.crvf.com un de ces grands régionaux de l’INAO. Jules et moi nous nous étions recroisés dans la région délimitée de Cognac où j’exerçais alors mon métier de médiateur lors de la dernière grande crise. Lui était venu porter la parole de l’AOC à des charentais qui n’en avaient pas la moindre idée. Maintenant il me lit et, c’est ainsi que lui est venu l’idée de vous conter cette belle histoire. Merci Jules.

BILD2006.jpg 

Le 18 septembre 1978, je « débarque » à ANGERS pour occuper le poste de Chef de centre de l’INAO avec mission de « réveiller » la production angevine. Il faut dire qu’elle en a besoin car sur le million d’hectolitres que produit ce vignoble, 500000 hectolitres concernent l’appellation ROSÉ D’ANJOU qui se vend alors 2, 50 FF le litre ; les COTEAUX DU LAYON (50000 hl) se vendent eux : 5 FF le litre. Mais là n’est pas mon propos d’aujourd’hui.

 

En 1982, M. SAMSON, père, hôtelier-restaurateur établi à HONFLEUR me téléphone pour un rendez-vous ; demain si possible, c’est urgent, mon fils veut faire le métier de vigneron et je souhaiterais vos conseils. Difficile, mais nous nous mettons d’accord pour le lendemain matin. Le temps de venir : vers 9h ? D’accord.

 

A l’heure dite, je vois arriver mon restaurateur accompagné de son épouse et du jeune Gérard. Tout de suite, je me dis que ce jeune homme me paraît bien frêle et menu, mais pas de délit d’appréciation hâtive !  Notre dialogue s’engage : Que fait-il ce jeune homme ? Il est en 2ème année de notariat et il veut arrêter et devenir vigneron, que doit-il faire comme formation et comment s’y prendre ? J’essaie, compte tenu de l’apparence et de la formation en cours, de décourager mon client et de le persuader de suivre son cursus. Vous savez, Monsieur, le métier de vigneron, comme tous les métiers de la terre – et j’en viens – est dur physiquement, puis il faudra que Gérard acquiert une formation spécifique qui peut s’avérer longue, et puis ensuite il faudra qu’il trouve un emploi, un vignoble, que sais-je ?

 

Rien n’y fait, je veux être vigneron. Bon, on envisage les formations et un contact avec le CFPPA de BEAUNE, nous octroie une place pour notre protégé.

 

En 1984, après un stage d’un mois à la Cave Coopérative de SAUMUR, c’est à dire en Novembre 1984, notre Gérard inscrit à la formation pour adultes, arrive à BEAUNE pour 1 an. Tout se passe bien, suivant en même temps sa formation pratique dans une exploitation bourguignonne, dans l’année suivante, les résultats sont là. Gérard est déjà rôdé aux nombreux aspects du métier. Il sort du CFPPA nanti de son diplôme, qui plus est avec la meilleure note de sa promotion, pourtant composée de gens plus proches du milieu vigneron que lui. Plusieurs stages, dont un à CHINON chez un « grand » viticulteur-négociant et un au Château DOISY-DAËNE à SAUTERNES, vont compléter cette formation et conforter Gérard dans sa destination.

 

Maintenant, il faut trouver un domaine car mon vigneron en herbe veut exploiter lui-même !

Le papa a quelques moyens pour soutenir le projet et nous partons en chasse ! Il jette son dévolu sur le Val de Loire : JASNIÈRES, COTEAUX DU LOIR, CHINON, VOUVRAY… on ne trouve pas ce qui convient, malgré un (presque) aboutissement sur CHINON.

 

Je retourne à  mon ouvrage et pendant quelques mois, le projet me semble en sourdine ! C’est sans compter sur la ténacité de mes amis. Gérard reprend le notariat. Je me dis que mes prédictions étaient bonnes et que cette  transition était irréalisable.

 

ERREUR !

 

Études de notariat terminées, Gérard prend une étude (de notaire cette fois) associé  à un confrère. Et comme nous sommes devenus amis et toujours en contact, j’accompagne à distance les projets et j’apprends que l’idée de travailler la vigne et faire vin est toujours présente, mais que cette fois elle a migré ! – on n’arrête pas Gérard comme cela ou, la passion plus forte que les réalités - de la possibilité de planter de la vigne en Normandie  s’est faite jour et de bibliothèques en archives départementales, mon vigneron découvre qu’il y a eu autrefois (en 1762 selon la carte de Cassini) de la vigne sur un coteau d’une petite commune du Calvados, proche de l’étude notariale de SAINT PIERRE sur DIVES ( et de CAEN !!), à GRISY, sur la commune de VENDEUVRE, sur un coteau bien exposé et dont le lieu-dit porte le nom de « Le Soleil ». Ce coteau a toutes les qualités : il est sur substratum calcaire, les sols sont argilo calcaires, en pente, bien exposés à l’est, bien drainés, sur le même étage géologique qu’un cru bourguignon réputé, proche du lieu de stage de mon vigneron et que donc, c’est là que je vais planter ma vigne.

Le parcours du combattant commence !  IMG-grisy.jpg

Et Jules est appelé  à la rescousse, comment planter de la vigne ici ? C’est impossible…. Les droits de plantation sont réservés aux vignerons installés dans des régions viticoles établies et dont l’économie est florissante. La CEE distribue des deniers pour éliminer dans certaines régions des surfaces plantées, afin d’adapter l’offre à la demande…. Etc, …etc.

 

Une voie n’a pas été explorée dit-on, celle de l’expérimentation. Après tout, l’ONIVINS a mis en place dans d’autres régions de France des expérimentations sur des territoires autrefois en vigne, Pourquoi pas en Normandie ?

Un dossier est constitué et en 1995, Gérard se voit octroyer 50,00 ares de droits. Il les plante avec 4 cépages : Muller-Thurgau, Pinot gris, Auxerrois et Melon, + quelques pieds de Pinot noir (pour voir).  La vigne pousse bien, apporte des raisins qui murissent bien, même en année difficile et l’aventure de la vinification commence.

 

Mais Gérard est exigeant ! Il veut devenir vigneron et 50 ares ne suffisent ni à faire des cuvées, ni à rentabiliser un minimum d’équipements. Alors, l’expérimentation validée par l’ONIVINS, suivie, est concluante. Il demande donc de nouveaux droits pour étendre son domaine ; la parcelle sélectionnée a une superficie totale de près de 5 hectares plantables. Il formule donc une demande nouvelle de droits et obtient, non sans mal, mais après études et enquêtes,  successivement plusieurs autorisations,  2 hectares en 2004, puis 2 en 2009-2010, pour arriver aux  5 hectares actuels.  

BILD1997BILD1994.jpgLe vignoble se compose toujours des 4 cépages du départ auxquels ont été ajoutés un peu de Chardonnay, Sauvignon, Pinot noir. Le Muller-Thurgau et le Melon ont été maintenus dans leur surface initiale, cependant que le Pinot gris et l’Auxerrois ont été développés. La culture est raisonnée et  les méthodes utilisées sont toutes soucieuses de la protection de la biodiversité. Mais pour être persuadé de tout cela, il vaut mieux se rendre sur le site : www.arpents-du-soleil.com et se rendre directement à GRISY. L’homme et le paysage valent le détour. »

 

Jules Tourmeau

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 00:09

Capture-decran-2011-12-22-a-18.jpeg

 

Aubert Jean-Louis, 56 balais et Charlie Winston 31 printemps, ont récemment chanté ensemble, le 22 décembre, sur RTL « The Last Time » link un vieux morceau des Rolling Stones. Ça tombe bien j’aime beaucoup le Jean-Louis link et je passe en boucle le jeune Charlie, un british très parisien : Like a Hobo, Like a Hobo et Hello alone


Au moins je me dis qu’avec la musique y’a moins danger qu’avec mes chroniques, il suffit de l’écouter ! Ainsi je ne risque pas de me faire allumer par ceux qui les lisent en travers, souvent de travers, et qui me font dire ce que je n’ai jamais écrit. C’est la vie. C’est Noël. Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté…

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 16:00

8vh3whwp.jpgRassurez-vous je ne veux pas casser l’ambiance de ce dernier jour de l’année 2011 je ne fais que citer le titre d’un opus du regretté Pierre Desproges qui, lui, aimait citer Peter Ustinov « Je plains les gens petits. Ils sont les derniers à savoir quand il pleut. »

 

Pour l’année qui va s’ouvrir : 2012, une bissextile, il m’apparaît que former des vœux relève de la minute nécessaire de Monsieur Cyclopède. En 1966, l’une des chroniques de la haine ordinaire de Desproges, s’intitulait « Bonne année mon cul »

 

Extraits « janvier est de très loin le mois le plus saumâtre, le plus grumeleux, le moins pétillant de l’année (…)

Et qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassées d’imbéciles joviaux se jettent  sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père Lachaise.

Dieu merci, cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiastes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de « Bonjour à tous », j’ai mis « Bonne année mon cul ». C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamement bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire (…)

 

Desproges notait :

-          Le 15, premier coup dur, Balavoine est mort.

-          Et le soir du 31, comme tous les soirs, Joëlle Kauffmann embrasse ses deux garçons. Et elle entre dans sa chambre. Elle est toute seule. Elle ne dort pas très bien. »

 

Pas gai, gai, me direz-vous mais les raisons d’être gai ne sont pas légion. Dans ses fonds de tiroir à DICTONS Desproges notait : « Thierry Le Luron est mort. Coluche est mort. Jamais deux sans trois » alors pour rire je vous offre Les vœux du Président de la République au coin du feu avec Desproges et Le Luron.

                                        

 

                            Allez, j'arrête de décoconner

 

 Bonne Année 2012 à tous sur mes lignes

 

 

et comme le notait Desproges à propos d'In vino veritas dans son dictionnaire superflu : un petit rouge bien tassé... 

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 00:09

Nous voguons vers la Saint Sylvestre et dans ma ville capitale pour cette dernière soirée de l’année les restaurants se divisent en deux catégories : les fermés majoritaires et ceux qui sacrifient à la tradition du Réveillon avec addition en relation (l’exception ce sont quelques brasseries connues qui sont prises d’assaut). Je ne vais pas vous faire le coup très en vogue d’affirmer que je hais les fêtes obligatoires, non tout bêtement je n’ai nulle envie d’aller m’empiffrer, m’emmerder au prix fort… Alors adieu foie gras, caviar, bûches et cotillons, j’irai me taper une enfilée de toiles dans des cinés vides. Ainsi je rattraperai mon retard de films car ces derniers temps mes vaches m’ont énormément pris du temps.

 

Cependant, afin de célébrer dignement la nouvelle année qui est bissextile je propose à ceux qui réveillonneront, en guise d’hépatoum, et pour les autres, ceux qui bossent ce soir-là et les gars comme moi, en guise d’exercice des zygomatiques et décalaminage des neurones, une perle de Desproges.

 

À la soupe

 

« Pot au fou dans la bouillon

Grosses cargos de Bourgogne

Tournedos de la chef végétarienne

Camembert dans son boîte en bois

Pinard de Bordeaux et Cie. »

 

C’est le menu d’une auberge « française » à la sortie de Dallas, qui s’appelle : « Ah ! Le grand vin blanc ».

 

Publié dans le journal l’Aurore « gardien des rudes valeurs de la France profonde » sous la rubrique « Bref »

photoBref.jpg 

Celle-ci valut au journal un flot de courrier exigeant la démission de Desproges. En conférence de rédaction un des directeurs s’était déjà inquiété de l’identité de l’hurluberlu chargé de cette rubrique. En effet, Desproges venait de signaler qu’ « un groupe de 19 Écossais ivres morts circulant dans un taxi a été intercepté par la police d’Aberdeen au motif que le chauffeur était noir. »

 

Desproges fut sauvé par une lettre adressée à la direction « Je ne lis pas l’Aurore mais je l’achète chaque matin pour Desproges. » Et c’était signé Françoise Sagan.

 

Desproges noua avec Sagan des liens d’amitié encore renforcés par la non-interview d’anthologie qu’il lui fit subir à la télé quelques années plus tard en posant des questions loufoques et hors sujet… Énorme !

 

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 00:09

amphore.jpgLes jeunes, catégorie suffisamment large pour servir de fourre-tout, me dit-on sont en mal de nature tout en tapotant fébrilement sur l’écran de leur Smartphone (les vieux sont pires) trouvent dans le vin un exutoire à leur manque. N’oublions jamais que le vin est le jus fermenté du raisin : vous vendangez, vous pressez, vous entonnez et le tour est joué… Simple non ! Je plaisante : c’est que faisait mon pépé Louis mais je crois que la nature était fâchée avec lui.

 

Plus sérieusement, cet engouement des « jeunes » pour le vin que les vrais spécialistes, ceux qui voient midi qu’à leur porte, constatent chaque jour que Dieu fait, se traduit par un renouveau de la consommation. Foin des affreux chiffres ! En cette fin d’année laissons-nous aller à l’euphorie et aventurons-nous dans le merveilleux passé, au temps où les vignerons de la Gaule du Sud et du Vésuve bichonnaient de merveilleux petits vins d’amphore pour les orgies d’un empire romain pas encore décadent. Imaginez-vous mollement allongé sur un divan, tendant votre coupe à une servante pour qu’elle l’emplisse d’un Baeterrarum Aminéum, ce fameux de Béziers dont Pline écrivait qu’il faisait autorité dans toutes les Gaules. Mais attention au Falerne, vin des environs de Pompéi, assez noir et pétillant, qui provoque des maux de tête jusqu’à la sixième heure du lendemain. Normal la mention : contient des sulfites n’étaient pas obligatoire sur les amphores.

 

Reste les vins aromatisés, sans aucun doute produits par d’affreux négociants transnationaux, très estimés par les bobos romains qui leur  accordaient des vertus aphrodisiaques. La myrrhe mais aussi le nard celtique, du roseau, du bitume, en boulettes jetées dans le moût. Des vins doux aussi avec des roseaux, du jonc, du costus, du nard syriaque, de l’amone, de lacanelle, du cinname, du safran, du palmier, de l’asarum, en boulettes également.

 

Du côté des vins médicinaux, dit pré-Evin, notons le Passum ou hydromel des pauvres car fait avec des raisins secs.

Pour les tarifs de tous ces vins voir les négociants de Pompéi (liste jointe). Les livraisons se faisant par charroi de bœufs ou par patache prière de grouper vos commandes.

 

Amphore de l’Atelier de Narbonnaise (fin du 2ème siècle) en terre cuite d’une contenance de 38 litres, sert au transport du vin de la Gaule du Sud. De cette région, les produits du terroir sont commercialisés grâce aux réseaux routiers et maritimes. Souvent importées d’Italie, d’Espagne ou d’Afrique, les amphores furent également fabriquées en Gaule.

 

Pour l’accord mets-vins vous pouvez vous adresser à l’Interprofession des Vins de la Gaule du Sud à Béziers allée Paul Riquet…

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