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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 00:09

Comme à Gravelotte : notes et commentaires de nos grands dégustateurs patentés vont tomber sur nous pauvres buveurs ignorants. Ça va être l’overdose du côté de la vieille permanentée et chez B&D. Le taulier a ironisé en accusant les goûteurs de l’enduire en erreur avec leurs tanins racés, leurs boisés luxueux et de le faire ainsi tomber en un coma idyllique… link . Moi, prudence, prudence, depuis que j’ai émigré au village, j’évite de trop ramener ma fraise vu que Norbert Le Forestier, depuis qu’il s’est fait rouler dans la farine par l’Isabelle, a tendance à chercher des poux sur la tête de qui qui dit du mal de ceux qu’il a généreusement invité à déguster son breuvage béni.


Donc je fais gaffe. Je fais des risettes à tout le monde, vais à la messe, achète le Figaro, évite de dire que je mange bio, ne dis plus que je bois de bon coup mais le nez dans le verre, la bouche en cul de poule, le regard inspiré : j’hume, mire, fais gazouiller les GCC, et suis bien obligé de cracher. Franchement, cracher des nectars de ce prix c’est une insulte à ceux qui s’achètent des litrons chez Leader Price. Je m’entraîne, me cultive, me mets dans la peau des cocos qui passent leur sainte journée à déguster.


Pour me faire plaisir, le taulier m’a déniché dans une brocante un vieux bouquin tout jauni pas coupé (les pages), c’est dire qu’il avait passionné celui qui l’avait acheté, d’un ponte bourguignon de la dégustation : Pierre Poupon de Meursault qui, en 1957, a délivré « Pensées d’un dégustateur » avec une préface de Georges Duhamel de l’Académie Française. En ce temps-là les Verts adoraient les vins bouchés.


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J’y ai puisé ma science avec délice.


En effet, notre homme estime en effet qu’il faut savoir « analyser ses sensations, dominer sa jouissance… pour porter un jugement et le traduire en langage et en notes de dégustation. »


Pour lui « les notes sont indispensables au dégustateur : courtes, précises et formées de quelques mot ponctuant le tracé imaginaire d’une courbe organoleptique, elles lui permettent d’étayer sa mémoire patale aussi sûrement que les croquis soutiennent la mémoire visuelle du peintre… »


Croyez-moi, je me voyais déjà placer auprès de Jacques D ou de Michel B « la référence à ma mémoire patale ! »


Mais le sieur Poupon concède que les notes sont souvent « trop sèches ou trop abstraites pour le profane… » alors il s’est plu « à jeter sur le papier quelques-unes des pensées » qui lui sont venues en dégustant « comme au moraliste qui observe. »


Vous vous doutez bien que j’en ai fait mon miel…


« L’eau est l’ennemie de la vigne comme du vin. Un année pluvieuse ne donne jamais rien de bon, tandis qu’une année de sécheresse, même impitoyable, apporte toujours l’heureux dénouement d’une vendange saine et de qualité »


Pas sûr que cette pensée plaise à notre Norbert Le Forestier et à tous les chantres du millésime 2013 sauvé des eaux par des petits génies des Carpates…


« Le vigneron fait son vin et l’écrivain compose son livre, non pour qu’un dégustateur de métier boive celui-là, ni qu’un critique lise celui-ci, mais pour enchanter ou émouvoir l’amateur. Or, l’un n’a de cesse qu’un compère n’ait goûté son vin et l’autre qu’un confrère n’est lu son œuvre. Ils semblent tous deux oublier que le public, seul, dispense la renommée. »


Et les « nègres » dans tout ça, ils sentent le gaz ? Désolé, ça m’a échappé…


« Il y a des personnes, écrit La Rochefoucauld, qui ont plus d’esprit que de goût, et d’autres qui ont plus de goût que d’esprit.


Mais, pour savoir  déguster, il faut autant d’esprit que de goût. En effet, trop d’esprit flatte le vin et trop de goût l’humilie. »


Celle-là, quand Norbert m’invitera pour faire la plonge lors de son prochain raout de people et de pisseurs de copie, je la replacerai.


« Il y a une mimique de la dégustation et certains imposteurs savent fort bien l’imiter. De même, un homme à l’esprit vide peut faire illusion en prenant l’attitude du Penseur de Rodin. »


Moi je ne vous dirai pas à qui je pense !


« Dégustez, la tête légèrement penchée en avant, comme celui qui se concentre et cherche ses idées. Le menton trop levé, vous aurez l’air vide et bête d’une poule qui boit ; la nuque trop renversée, vous donnerez l’impression de vous gargariser. Même en ce cas, échappons au ridicule. Et, lorsque vous boirez à table, imitez la discrétion du cheval dont les lèvres se posent délicatement sur le miroir de l’auge, sans le ternir. »


Ça ne rigole pas la dégustation !


« Beaucoup se flattent de savoir déguster. Mais demandez-leur ce qu’ils ont senti et goûté. Les voilà subitement muets. Ils se dérobent toujours au pied du verre. »


Le taulier a donc raison de se refuser à la dégustation…


« Il m’arrive souvent de faire tourner dans mon verre, ou de humer, ou de rouler sur ma langue, l’eau ou l’orangeade qu’on me présente. C’est une distraction aussi comique et inoffensive que celle de vouloir lever son chapeau pour saluer lorsqu’on est tête nue. »


Là je pense à Gabrielle V


« Nous avons tous rencontré ces trois sortes de buveurs : l’amateur, qui se croit du talent, boit par snobisme, apprécie par mode et vante par gloriole ; le professionnel, toujours peu subtil et hermétique, jamais affirmatif et quelquefois cruel ; le vigneron, qui ne jure que par le vin de sa cave.


Quoi ? Vous ne vous rangez dans aucun de ces types ? Vous aimez le vin pour lui-même, pour vous-même et pour vos amis ? Vous êtes alors une exception, mais j’irai volontiers m’asseoir à votre table pour boire en parlant d’autre chose. »


Un marrant ce Poupon, il se fout de sa propre gueule…


« Beaucoup de vignerons n’ont du nez que pour l’encens dont ils flattent leurs vins. »


Sacré Norbert toujours droit dans ses bottes prêt à  dégainer son petit sécateur !


« On serait vite lassé de vins trop parfaits. Un peu de déséquilibre, s’il n’est pas indispensable à leur excellence, l’est sans doute à leur charme. »

 

Bodybuildés !

 

« Il y a des hommes qui choisissent leur femme pour l’élégance de sa silhouette ou l’éclat de son visage. Ce sont les mêmes, sans doute, qui choisissent leur vin pour la noblesse, le brio ou la fantaisie évocatrice de son appellation.


Mais on ne boit pas plus une étiquette qu’on ne jouit d’une femme par le seul regard. »


Macho ce Poupon, un vrai bourguignon ! Messieurs, en dernier ressort ce sont toujours les femmes qui vous choisissent pour de bonnes ou de mauvaises raisons…

 

« Ce goût de terroir, qui nous révèle aussitôt l’identité d’un vin, c’est cette odeur et cette saveur particulières que lui donne cette graisse de la terre qu’Isaac prie Yahvé de ne pas refuser à son fils Jacob. »


« Le goût du terroir s’attache aux vins un peu rustres, comme la glèbe se colle aux sabots du paysan. Il ne prouve ni la finesse, ni la distinction, mai la bonne santé champêtre et l’authenticité. »


 Ha ! La graisse de la terre et les sabots de Norbert, j’atteins l’extase en espérant l’épectase comme ce bon cardinal Danielou…


Bon ce n’est pas tout ça je file sur Face de Bouc, je suis inquiète 2 Ruines est aux abonnés absents…


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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 00:09

Je ne suis qu’une modeste concierge sise à Saint-Émilion et je sais pertinemment que depuis la disparition d’Edouard Frédéric-Dupont, l’inamovible député des «concierges» du VIIe, dit  «Dupont des Loges», que nous ne pesons pas lourd électoralement.


Permettez-moi cependant de vous narrer une petite aventure que je viens de vivre le jour du 1er Mai. Avec le club des joyeuses brodeuses de napperon de Saint- Émilion nous étions en voyage d’études à Bruxelles.


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Comme j’avais une soudaine envie de faire pipi, et comme à Paris chez nos voisins, y’a plus de dames pipis, j’ai dû entrer dans un bar pour satisfaire mes petits besoins. Et là je suis tombé nez à nez avec ça accroché au mur.


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Toute la sainte journée ça a « virouné » dans ma petite tête. Je me disais, qu’avec le nouveau classement de Saint-Émilion qui a enfin inclus des critères culturels, normal notre Norbert Le Forestier avec son petit sécateur est un homme de la culture, y faudrait marquer le coup.

 

Comment faire ?


J’me suis souvenu, madame Fillipetti, que le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, expose à Paris du 12 mars au 27 juillet 2014 : Les Mondes de Gotlib link. Donc, j’ai imaginé qu’avec votre collègue Le Foll qu’est le garant du monument, quasiment historique, qu’est le nouveau classement de  Saint-Émilion, chef d’œuvre en péril, vous classiez par décret, de façon posthume, le château Barrail des Graves de Saint-Émilion en 1er Grand Cru !


 

Bien sûr ce n’était qu’un modeste Saint-Émilion ne pouvant prétendre, du temps de son vivant, prétendre à accéder d’une grande enjambée dans le Saint des Saints. Mais madame, monsieur les Ministres avec notre Norbert rien n’est impossible.



Pensez-donc, ce Gérard Descrambe du Château Barrail des Graves à Saint Sulpice de Faleyrens comme l’écrivait en son temps l’un de ses admirateurs : « maîtrise le langage des charretiers, il est entier et ses vins ont de l'expression ! Ses vins sont écologiques et théologiques. Ils traitent avec bonheur et bonne humeur la phtisie rampante et l'hypocondrie dégringolante. Ses bouteilles sont gaillardement labellisées par les plus grands noms du dessin sérieux, de Reiser à Wolinski, de Gébé à Carali, Pichon, Willem, Tignous, Cavanna et bien d’autres (18 actuellement, la liste n’étant pas close) »


À l’heure de la communication, dont vous êtes aussi la Ministre madame, Gérard Descrambe du Château Barrail des Graves a fait beaucoup pour la notoriété de Saint-Émilion auprès de populations, certes rebelles, mais disposant d’une excellente descente. Avec les critères de notre cher Norbert il aurait empoché une putain de points.


Un geste d’une telle ampleur ça ferait bien dans le paysage, très « à gauche » toute, unificateur d’une majorité qui part en quenouille, un retour aux sources populaires.


Pendant que j’y suis, je verrais bien une rétrospective de ces œuvres à l’Envers du Décor. Vous viendriez l’inaugurer avec Stéphane et nous inviterions tous les « résistants de Saint- Émilion. Une sacré fête, le pendant populaire du pince-fesse people de notre irremplaçable Norbert


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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 10:37

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« Ils tournent en rond, ils tournent en rond… »


Les nouveaux petits derviches de la blogosphère du vin et de la haute bouffe, se complaisent dans la détestation, traitent les quidams d’en face de pauvres cons, carburent à l’obsession, monomaniaques redondant la peur du vide de leur vie les aspirent aussi inéluctablement que le siphon d’un évier.


Face à l’horreur de ce qui est pour eux une « trahison » : le passage avec armes et bagages de Jonathan Nossiter au « naturisme » ils moulinent, brassent leurs aigreurs, tapent et tapent avec leur petit battoir sur la nouvelle génération de petits cons, bobos de surcroît, qui boit n’importe quoi. À l’occasion, pour faire genre, ont fout des femmes à poils : naturisme oblige, et les mecs exhibant leurs biroutes où sont-ils ?


L’idole est tombée de son piédestal. Il a passé Hubert de Montille par pertes et profits, ne jurant plus que par Stephano Bellotti. « Le nouvel opus se veut plus modeste et plus intimiste mais on y retrouve cependant l'amour du réalisateur pour la figure de l'artisan passionné. L'un d'entre eux, Stefano Bellotti, impressionne par son charisme à la Christopher Walken. Dans son exploitation de Cascina degli Ulivi (Ferme des Oliviers), il crée des vins naturels depuis 25 ans et en l'écoutant raconter son métier, le spectateur voyage entre philosophie, histoire sociale et biologie. « C'est vraiment le Pasolini des vignes », s'enthousiasme Nossiter, « quelqu'un qui n'a peur de personne, qui s'exprime avec une liberté sauvage et dont chacune des expressions de la pensée a un sens éthique et politique, tourné vers la communauté ».


Bref, la pilule est difficile à avaler, le suppositoire a du mal à se frayer un chemin, c’est l’horreur et la désolation alors il est plus simple de sombrer dans la détestation.


J’adore !


Je me délecte !


Je me souviens aussi d’une chronique du 9 mars 2012 que je ressors de la naphtaline. La blogosphère du vin cultive un goût immodéré pour la détestation : les lavandières du Net


J’y soulignais « Mon blog c’est mon oxygène, ma fenêtre sûr, une deuxième vie qui, contrairement à ce que pense certains, n’est pas une astreinte ni une dévoreuse de temps, rien que du plaisir, une forme d’hygiène mentale, d’excitation intellectuelle, de curiosité et bien sûr d’occasions de rencontre. Alors vous comprendrez aisément que je n’y cultive ni la détestation, ni la revanche, ni le règlement de comptes. Je laisse ça aux aigris, aux envieux, aux rabougris, à ceux qui s’ennuient ou qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie. « Les chiens aboient la caravane passe… »


Elle débutait ainsi :


« Langues de putes, de vipères, être une mauvaise ou une méchante langue fut longtemps l’apanage de la gente féminine selon les hommes, souvent leurs hommes. Ceux-ci, plus enclin à la politique, pratiquaient la langue de bois, avaient disait-on un bœuf sur la langue. L’irruption des médias parlés, puis filmés ou télévisés, a popularisé des saltimbanques qui avaient la langue bien pendue donc qu'ils n'avaient pas dans leur poche : Desproges et Coluche en sont les plus beaux exemples. En littérature, dans la presse engagée, la langue verte, la langue drue, celle des polémistes, des auteurs engagés, dérapait parfois, s’enfonçait dans la boue de l’antisémitisme, dans l’insulte, mais le plus souvent se mettait au service de grande cause : le célèbre J’Accuse de Zola dans le Figaro (oui, oui…) à propos de l’affaire Dreyfus.


 

Le règne du « politically correct » a gommé les aspérités, les rugosités, rabotés la langue jusqu’à l’affadir. Afin de ne pas choquer des minorités agissantes et souvent intolérantes, la pratique hypocrite de la langue fourrée qui, comme chacun sait est un baiser lingual profond : une pelle, étouffe bien plus qu’elle ne protège. Pour autant, il est conseillé, y compris sur le Net, de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche, avant de réagir sur un texte lu en diagonale ou avec des œillères sur un blog. Vite fait bien fait dit-on, dans le cas présent le fameux buzz prend le pas sur le fond du débat, ce qui compte c’est le niveau de bruit, l’intensité du flux. Alors, ceux que le classement d’e-buzzing met en transes quand ce n’est pas en épectase, s’ingénient à cultiver les inimitiés, à attiser ce qu’ils supposent être des différends, à n’exister que par leur virulence sournoise : ce sont les nouvelles lavandières du Net (là encore l’histoire de la mauvaise langue m’oblige à féminiser cette appellation qui est sur le Net majoritairement masculine).

 

La suite ICI link


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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:00

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31 octobre 2010 « Depuis mai 68  où j’ai découvert Manset avec « Animal on est mal » je suis un aficionado de ce solitaire qui en 1975 rencontrera le succès avec « Il voyage en solitaire » qui se vendra autour de 300 000 exemplaires et sera un grand succès de l’époque. Le grand public ignore Gérard Manset qui le lui rend bien. Comme il le note dans l’une de ses rares interviewes « C’est toujours la même incohérence. Dès que je suis confronté aux médias, se révèle cet écart vertigineux entre ce que les journalistes disent de positif sur mon travail et sa pénétration dans le public. Il y a quelque chose de brisé, de cassé. Si le matériel était tel qu’on le décrit, il devrait être répandu. Mais peut-être que les gens n’ont pas besoin de ça. » link 


Signé le Taulier

 

24 Juillet 2011 : Gérard Manset « J’en étais bouleversé, que toute cette jeunesse saluât son Assomption, le rendit éternel... » Visage d’un Dieu Inca : Alain Bashung.


 « Suivre Gérard Manset sur ses lignes, qu’elles soient paroles sur sa musique ou mots assemblés en phrases qui font les livres, relève de l’expédition sans guide dans la forêt amazonienne. Ce n’est pas un parcours pour adeptes du Club Méditerranée mais, si comme moi, vous êtes des 100% Manset ce n’est qu’une question de rythme, de souffle, de transversale à la Alain Gheerbrant. « J’étais encore indécrottablement rationnel, prétentieux, timoré et avare dans ce dedans de ma tête de Blanc qui croit détenir le pouvoir de commander au mouvement en s’opposant à lui, au lieu d’aller avec lui, de se fondre en lui, d’abord, et d’obéir ensuite à ce que décide le corps. » link


Signé le Taulier


Le 29/04/2014 : « … chez Warner, j'ai rencontré une équipe qui acceptait mes silences, mes obstinations, mon travail marginal, mes « obscurcissements » artistiques. On a décidé que le premier album serait fait de reprises d'anciens titres. Une revisitation.


Comment avez-vous procédé ?


Je devais donc rejouer les morceaux avec des musiciens, live en studio. Et ça a évolué vers de belles rencontres. Axel Bauer m'a proposé Celui qui marche devant, extrait de l'album de 1972 que je n'ai jamais voulu rééditer à cause du son… Avec Paul Breslin, mon guitariste américain, on a adapté Il voyage en solitaire en anglais, que l'on chante en duo. J'ai également repris Manteau jaune, titre rock écrit pour Raphael, qui en a fait une ballade douce et somnambulique. Et je lui ai demandé de chanter Toutes choses avec moi. J'adore l'écart entre ma voix âgée et la sienne, très juvénile. Parfait pour chanter « Toutes choses… se défont. »


Vous avez exhumé votre premier titre, mythique, de 1968, Animal on est mal…


L'idée est du groupe belge dEUS, à qui j'ai proposé une collaboration. Je m'attendais à ce qu'ils choisissent un titre un peu costaud, mais ils ont préféré celui-là ! Du coup, c'était moi qui étais mal. Je ne tenais pas à me le recoltiner. Mais j'ai trouvé leur version épatante, très fraîche, pop dans le bon sens du terme, presque rose ! » link

 

Propos recueillis par Hugo Cassavetti - Télérama n° 3354

 

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 00:09

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Comme l’avouait Jean Carmet « les petits vins de mon pays, de mon pays de Bourgueil, ont eu longtemps ma préférence sinon mon exclusivité. Ces petits vins blancs légers qui travaillent sous le soleil inimitable des bords de Loire. On leur laisse rarement le temps de s’accomplir au-delà d’une année, ils meurent avant l’âge, mais en beauté… »


Mais, il concédait aussi que si son père était un saint-cyrien de la vigne et qu’il a suivi son enseignement, il avait longtemps été étouffé par son patriotisme régional. « Quand je suis arrivé à Paris j’ignorais totalement qu’il existait d’autres vins. Je soutenais mordicus que rien ne pouvait égaler un saint-nicolas-de-bourgueil. Et puis j’ai acheté une maison dans le Gard, à 12 km de Bagnols-sur-Cèze et j’ai découvert les côtes-du-rhône avec ravissement… »


Il n’empêche que son pays c’était son port d’attache comme le montre cet épisode est typique d’une conception de la vie propre à Jean Carmet et à  ses amis.


« J’avais déjeuné chez Bernard Blier. Nous nous étions attardés à table, mêlant les agréments de la discussion à ceux de la sélection des vins. La nuit est venue quand nous nous quittons gaiement. Je hèle un taxi et… au lieu de lui indiquer : « À Sèvres ! » où je réside, je lui communique : « À Tours ! ». Je ne saurais vous expliquer pourquoi. L’automédon ne manifeste aucune surprise. Je monte à bord et plonge presqu’aussitôt dans le bienheureux sommeil de l’oubli… On me secoue, on me réveille, c’est le chauffeur : « Nous sommes arrivés ! »Nous sommes en effet, à Tours. Pourquoi Tours ? Comment, étant à Paris, peut-on avoir l’idée saugrenue de rallier Tours en taxi ? Le chauffeur rigole : « Je vous ai tout de suite reconnu, monsieur Carmet. J’ai entendu des reportages, je sais que vous êtes de Tours ou des environs, alors c’est normal que vous ayez voulu venir ici ! »


« Nous étions au petit matin et au cœur de l’hiver. Je propose d’aller prendre un café près de la gare. Nous tombons sur toutes les épaves de la nuit, hantées par un unique objectif : se goinfrer un pied de cochon. Et j’ai offert une tournée générale de pieds de cochon. J’ai voulu téléphoner à Sonia, mon épouse, à Sèvres. Sans résultat. Je devais apprendre plus tard qu’elle était partie à ma recherche en oubliant de brancher le répondeur. Que faire ? Toujours flanqué de mon fidèle chauffeur je rends visite à des cousins tourangeaux. Il est maintenant 7 heures, ils s’étonnent :


-          Que fais-tu là ?


-          J’ai déjeuné avec Bernard Blier.


-          Ah bon ! Il est de passage à Tours ?


-          Mais non, chez lui à Neuilly !


« C’est la confusion totale. Je les sens sur le point d’alerter hypocritement un quelconque service psychiatrique, je disparais. En taxi toujours. Nous sommes tombés en panne du côté d’Orléans. Le chauffeur marchait au fuel qui avait gelé tellement il faisait froid. L’homme était de bonne compagnie et savait s’adapter, nous avons fait la java pendant toute la nuit. Puis je l’ai raccompagné chez lui. Son épouse a failli me lyncher. La mienne aussi, un petit peu plus tard, ce qui vous expliquera pourquoi je dois périodiquement changer de compagne. Je les comprends et je les absous, ce sont toutes des saintes. »


Extrait du livre Alcools de Nuit R.Bastide-J.Cormier-Antoine Blondin

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 08:49

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Y’a pas que les Chinois dans la vie même moi simple pipelette y z’ont besoin de moi pour écouler le millésime 2013  du côté de l’Angélus. Pour preuve ce matin dans ma boîte aux lettres j’ai reçu un prospectus pour que j’apporte ma modeste obole à la trésorerie de cette grande maison au « sommet de son appellation *»


« Château Angélus, promu Premier Grand Cru Classé A, réussi avec son savoir-faire un très grand vin au sommet de son appellation en 2013 ! » qui m’disent, pourtant je croyais que les vignes de HDBL se situaient tout en bas du plateau. P’tète qu’ils les ont surélevées depuis qu'il a été restauré ?

  

En plus faut que je raque de suite, alors que la livraison n’est prévue qu’entre le 01/06/2015 et le 30/04/2016 (selon la date de mise en bouteille du Château) et comme moi je ne récupère pas la TVA, ce n’est pas 189,00 € qu’y faut que je débourse mais approximativement dans les 1400 nouveaux Francs la boutanche (je n’ai jamais pu m’y faire à ces histoires de Francs, alors je ne vous dis pas avec leur euro).


Faut que j’aille à mon agence du Crédit Agricole consulter mon conseiller en investissements pour savoir si j’en prends une caisse de 6  1134,00 € HT ou une caisse de 12 2268,00 € HT. Be oui, p’tète que comme chez Leclerc y vont me faire un prix de gros ?


Une autre question que je me pose : est-ce que je peux faire confiance à leurs experts ?


« L'avis des experts


Le millésime 2013 est un Angélus souple et extrêmement harmonieux. La richesse aromatique est séduisante. A l’attaque, il offre des fruits noirs légèrement confits complétés par des saveurs exotiques (noix de coco) qui nous emmènent vers une finale persistante et veloutée. Château Angélus prouve avec ce millésime 2013 que les conditions difficiles du millésime ne pénalisent pas la propriété qui réussit avec son savoir-faire un très grand vin au sommet de son appellation. »


Bob Parker “ The Grand Vin, which this year contains only the old vine Cabernet Franc (representing 38% of the blend) has a conservative bouquet, without the thrills and spills of the 2009 or 2010 and it seems rather straight-laced and linear.


That is not necessarily a bad thing: this is nicely focused and controlled. The palate is medium-bodied with fine acidity, impressive tension and focus with a pleasing sense harmony towards the finish. Whilst it is not a flamboyant Angelus, this is a classy Saint Emilion for drinking over the next decade. Tasted April 2014 by Neil Martin »


90-92/100

 

B&D « Onctueux, texture raffinée, tanins de compétition, grand style harmonieux et équilibré : comme en 1992, Angélus passe des caps dans les millésimes compliqués. Cette fois, c'est le sommet qu'il a atteint. »

 

18,5-19/20

 

Moi je vais de ce pas consulter le Jacques Dupont même si, je crois, qu’est-ce que je peux être hypocrite, les portes de l’Angélus restèrent closes pour lui. Avait-on peur de son beau nez ?


Comme j’suis un peu rosse je me suis dit que du côté, de cette si belle et prestigieuse propriété, ils auraient pu inclure dans la bio de HDBL quelques citations de sa biographe préférée Isabelle Saporta, dans le genre le Sarkozy des vignes link  plutôt que nous resservir pour la énième fois la version officiel style communiqué du Soviet Suprême dans les Izvestia.


« La Propriété


A la fin du XVIIIème siècle, Catherine dite Sophie de Boüard de Laforest épouse Souffrain de Lavergne et vient alors habiter au Château Mazerat à Saint Emilion. Au début du XXème siècle, Maurice de Boüard acquiert l'enclos jouxtant Mazerat. C'est alors que ce vignoble est appelé Château Angélus car les vignerons entendaient simultanément l'Angélus des trois églises du coin : La chapelle Mazerat, l'église Saint-Martin de Mazerat et celle de Saint-Emilion. Ses fils Jacques et Christian achetèrent plusieurs parcelles adjacentes jusqu'à constituer dans les années 1960, le domaine tel qu'il est aujourd'hui. Le château Angélus est dirigé, de nos jours, par Hubert de Boüard de Laforest et son cousin Jean-Bernard Grenié, faisant suite à huit générations de la famille de Boüard de Laforest.


Le Château Angélus fut classé Grand Cru Classé en 1954. Du fait de sa grande notoriété, il ne connut pas trop la crise des années 1970 pour les vins de Bordeaux. L'arrivée de Hubert de Boüard de Laforest, alors œnologue diplômé de l'université de Bordeaux, initia une politique ambitieuse et novatrice avec pour objectif d'atteindre l'excellence. Une remise en cause permanente des techniques et des pratiques de culture fut faite dans le but de mieux correspondre au terroir et à la typicité du château. De ce fait, sa notoriété fut accrue une nouvelle fois et il bénéficia alors du statut de Premier Grand Cru Classé depuis 1996 et atteignit en 2012 le rang de Premier Grand Cru Classé A, rejoignant ainsi Château Ausone et Château Cheval Blanc à la tête de Saint-Emilion.


Pour l'anecdote, la bouteille de Château Angélus est une sorte de star du cinéma car elle a joué dans plus de 25 films dont Casino Royale et La Môme. »


Reste la Fiche technique


SOL Argilo-calcaire sur la partie haute, argilo-sablo-calcaire à flanc de coteau.


ÂGE DES VIGNES 30 ans


VINIFICATION En cuves inox, béton, bois avec système de régulation des températures (28 à 32 °C)


ÉLEVAGE 18 à 24 mois en barriques neuves

 

Dites-moi, mais où est donc passé 2 Ruines ? Je m'inquiète...

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 08:39

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Ce matin la [check-list] du Monde électronique me proposait  un web-documentaire ICI link  mis en ligne le 24 avril me permettant de mieux connaître le N°1 mondial des multinationales de l’alimentation, l’empire de vos assiettes dont le chiffre d'affaires atteint 80 milliards d'euros et les bénéfices, 10 milliards.


« Voilà une bien surprenante plongée dans les placards de notre cuisine… ce projet transmédia propose à l'internaute de naviguer dans un placard de cuisine virtuel où apparaissent différents produits parmi les quelque 8 000 marques que possède la multinationale suisse. En cliquant sur de célèbres emballages – une capsule Nespresso, une barre de Kit-kat ou une bouteille de Perrier –,  l'internaute se voit proposer un quiz, chaque réponse étant suivie d'un reportage vidéo ou d'une infographie animée abordant plusieurs thèmes. »

 

Les adeptes du Nespresso, les filles trimballant leur petite bouteille de Vittel, les accros de petits pots pour découvriront derrière ces marques du quotidien des stratégies marketing et commerciales bien rodées, des marchés et des matières premières, un réseau d'influence et une image à soigner.


« On y apprend notamment pourquoi Groquik, l'ancienne mascotte de Nestlé, a disparu des publicités ; comment, dès la naissance, la multinationale tente de s'imposer dans les maternités avec son lait pour bébé ; ou encore le violent lobbying de Nestlé à Bruxelles. Les enjeux sont colossaux pour le groupe helvète, même à l'échelle de la France. Car si le premier marché de Nestlé reste les Etats-Unis, l'Hexagone se trouve en seconde position... »



* Coproduit par Ligne 4, France Télévisions et Les Films d'ici 2, en partenariat avec Le Monde, France Info et Terra Eco, ce projet transmédia propose à l'internaute de naviguer dans un placard de cuisine...

 

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 00:09

Comme disent les jeunes d’aujourd’hui « y’a pas photo ! » le Vignoble Villa della Regina de Turin, l’unique vignoble situé à l’intérieur d’une grande ville en Italie, tout comme les 2 autres vignobles urbains en Europe avec celui de Montmartre à Paris et celui de Grinzing à Vienne, se situe plusieurs crans au-dessus notre modeste clos de Montmartre, bien mal orienté et dont le jus est d’une grande banalité (on l’achète pour sa bouteille illustrée par un peintre de la Butte).


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À l’occasion de la production du premier millésime DOC, Villa della Regina il été a décidé de  faire la fête  avec une série d’actions de bienfaisance extraordinaires au profit de la fondation Marco Berry, ainsi que son jumelage avec la « Confrérie de Montmartre », qui s’occupe du vignoble historique du même nom.


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Vignes Villa della Regina


Sur la propriété domaniale de plus de 12 hectares de la Villa della Regina est produit le vin Freisa Chieri DOC Vignoble Villa della Regina. Conçue en 1615 par Maurice de Savoie sur le modèle des villas romaines, et qui devint plus tard la résidence d'Anne-Marie d'Orléans, épouse de Vittorio Amedeo, la Villa della Regina et son vignoble sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1997. Au cours des dernières années, il a été soumis à des opérations de restauration permettant la remise en état progressive des jardins et des zones agricoles, avec une attention particulière à la vigne antique, exposée avec bonheur au sud depuis le XVIIème siècle.


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Le vignoble de la résidence, lieu favori des reines de Savoie, dispose désormais d'une superficie de 0,73 hectares, avec des travaux  d’extension qui ont débuté.


La replantation et la gestion des vignes ont été confiées depuis 2003 à l’Entreprise Agricole Balbiano Andezeno qui, depuis 2009, produit le vin Vigna Villa della Regina. DOC depuis 2011 avec la mention Vignoble Villa della Regina c’est le premier et seul DOC à Turin.


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Pour les parigots et parigotes têtes de veaux qui voudraient faire un petit saut à Turin le samedi 10 mai 2014, pour célébrer la dénomination DOC et un jumelage transalpin inédit entre la Vigna della Regina et l’un notre modeste Clos de Montmartre :


-         à 11 heures, se déroulera unevente aux enchères des premières bouteilles grand format de Freisa di Chieri DOC Superiore « Vigna Villa della Regina » 2011, rendues encore plus exclusives grâce à « l’étiquette d’artiste », créée par le maestro Giuliano Vangi. Présidées par Giancarlo Montaldo (déjà commissaire-priseur des ventes aux enchères du Barolo et de la Truffe d’Alba), la vente mettra aux enchères 23 lots composés de Magnum, Jeroboam et Balthazar du Freisa di Chieri DOC  Vigna Villa della Regina.


-         Le soir, un diner de Gala sera organisé à 21h30 dans le salon des fêtes de la Villa della Regina. Le chef Marcello Trentini (Restaurant Magorabin, une étoile Michelin) régalera ceux qui parviendront à réserver l’une des 60 places mises à disposition.

 

Le prix du diner de Gala est de 100 euros par personne : les bénéfices seront reversés à la Villa della Regina et à la Fondation Marco Berry Onlus. Les réservations pourront être effectuées par téléphone au (+39)0119434044, ou via mail à l’adresse suivante: info@balbiano.com

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 00:09

Ça m’a pris hier sur ma flèche d’argent sur le coup de midi comme une envie de radis. Je me suis dit « mon petit vieux, toi qui pisse de la copie, il faut que tu remettes les plats pour les radis… »


Sitôt dit, sitôt fait, j’ai ouvert le livre de Gilles Fumey « Les radis d’Ouzbékistan »


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J’y lis un beau texte d’Avant-Propos.


« Non loin des mosaïques bleutées de leurs mosquées, sur la Route de la soie, les villes d’Ouzbékistan, Samarkand, Boukhara et Khiva se livrent aux étrangers par leurs marchés. Contact quasi charnel devant les fruits, légumes et épices présents en abondance, avec une population heureuse de vaquer au commerce dans la bonne humeur et la faconde, ébahie de croiser, tôt le matin, des visiteurs étrangers. Car sur les marchés, la langue est universelle : celle d’une fascination réciproque pour ces nourritures qui donnent la vie et que les vendeurs ont soigneusement empilées en pyramide, comme un objet d’art. Les touristes que nous sommes, émoustillés par les invitations enjôleuses à acheter ce qui est désigné du doigt ou tendu avec gourmandise, ne se lassent pas de ce jeu, de ces visages directs.


Dans ces pays cadenassés par une langue dont la calligraphie est illisible pour les Occidentaux, il est difficile d’entamer un dialogue avec les habitants. Heureusement, il y a les radis. Nous sommes en avril, la belle saison pointe son nez. Ne tenant pas compte de mes recommandations, Anne-Marie saisit une botte, frotte deux gros radis rouges avec son mouchoir et croque dedans. Le goût poivré, la fraîcheur bienvenue de ce bulbe à chair blanche vont lui communiquer une émotion autrement plus forte qu’un simple paysage de ce pays d’Asie centrale. Mêlée aux émotions visuelles, aux souvenirs, la saveur piquante et soufrée des radis fera des marchés de Samarkand et de Khiva des jalons heureux sur cette longue chaîne qui relie Anne-Marie au monde. »


Et puis je me suis souvenu d’avoir pondu « Pour vous désoiffer manger des radis et écoutez Brassens les chanter vous ne serez pas déçus du voyage… » ICI Vous aurez tout sur le radis. link


J’y écrivais, entre autres, « Enfin, pour l’édification des petites louves et des petits loups sachez que sous la IIIe République, les Radicaux membres du parti dominant, ancêtre des deux groupuscules actuels les radicaux de gauche de JM Baylet, et de Bernard Tapie, et les radicaux valoisiens de JL Borloo, étaient comparés aux radis: « Roses à l'extérieur, blancs à l'intérieur, et toujours près du beurre » C’est-à-dire politiquement à gauche : roses, économiquement à droite : blancs, et presque toujours au gouvernement : le beurre. »


J’y conseillais du boire.


Je le refais aussi cette fois-ci avec un must : le rosé des Riceys « En Valingrain » d’Olivier Horiot.


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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:00

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Désolé je ne suis pris les pieds dans le tapis en vous servant un titre d'une précédente chronique. Toutes mes excuses, voici la bonne annonce...

 

Le temps des cerises, c'est court : les variétés précoces arrivent en mai, puis les variétés plus tardives prennent le relais jusqu'en juillet.


C’est la cerise de Céret  qui de mai à la mi-juin, est pour nous la cerise primeur. Elle est essentiellement de la Burlat, mais il y a aussi de la Starking Hardy, de la Bigalise, de la Primulat.


Le 17 mai 2013, l’Indépendant titrait « Enfin, les premières cerises de Céret envoyées à l'Elysée ! » la récolte des cerises cérétanes était tardive.


3 grands groupes de cerises :


-          les cerises «acides» : griottes et Montmorency, surtout destinées à la préparation de cerises à l’eau-de-vie.


-          les cerises «anglaises» : destinées aux conserves, confitures et liqueurs, et assez peu cultivées.


-          les cerises «douces» : les bigarreaux et les guignes (qui sont les fruits du Kirsch)


Les cerises commercialisées sont donc les bigarreaux :


-          «Burlat» (fin mai) : variété précoce, gros fruit rouge à pourpre, brillant, chair moyennement ferme. 50 % de la production.


-          «Stark Hardy Giant» (début juin) : gros fruit pourpre à noir, finement strié, chair rouge clair, juteuse.


-          «Van» (mi-juin) : gros fruit rouge brillant à pourpre, chair rose, juteuse.


-          «Summit» (mi-juin) : très gros fruit vermillon à rouge, brillant, chair rose pâle.


-          «Reverchon» (mi-juin) : gros fruit carmin vif, chair très ferme, rose.


-          «Napoléon» (mi-juin) : gros fruit carmin vif sur fond jaune pâle.


-          «Sunburst» (mi-juin) : très gros fruit rouge orangé à rouge, tigré, chair rouge clair.


-          «Géant d’Hedelfingen» (fin juin) : gros fruit pourpre violacé, chair rouge, juteuse.


-          «Duroni 3» (début juillet) : gros fruit rouge à pourpre, brillant, chair rose.


Donc en avant-première, puisque ce matin je vous ai parlé de l’Ukraine voici un dessert ukrainien tiré du livre « La cuisine totalitaire » : Varénikis au Kirch « Ukraine Indépendante »


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Pour la pâte :


600g de farine

1 œuf

130 ml de lait

1 cuillérée de sel

2 cuillérées à café de sucre

Crème fraîche.


Pour la farce :


800 g de cerises griottes (fraîches ou en conserve)

1 cuillerée à soupe de fécule

Sucre


Préparation :


Préparer une pâte en mélangeant la farine, l’œuf, le lait, le sel et le sucre. Couvrir la pâte d’un torchon et réserver 40 minutes.


Laver les cerises fraîches et les dénoyauter. Les saupoudrer de sucre et de fécule, et laisser reposer 4 heures.


Roulez la pâte jusqu’à obtenir une épaisseur de 2 millimètres et presser un verre dessus pour découper des ronds à l’emporte-pièce. Placer la farce au milieu, rabattre les côté et les plonger dans de l’eau bouillante salée. Attendre que les varénikis remontent à la surface, c’est le signe qu’ils sont à point. Retirer les varénikis de l’eau. Servir le plat chaud ou froid accompagné de crème fraîche. Un vrai régal...!


Pour accompagner ce délice le Lieu du Vin via son taulier aveyronnais Philippe Cuq vous recommande « Tsoin-Tsoin » link une belle quille du vigneron Laurent Herlin link 


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Itinéraire d'une reconversion


En 2008, après 12 ans comme ingénieur en informatique, j’ai décidé d’allier ma passion pour le vin et mes convictions écologiques en devenant vigneron bio. J’ai alors suivi une formation à Beaune et réalisé plusieurs stages.


Nous nous sommes décidés pour la région des Pays de la Loire et ses vins de Saumur, Bourgueil, Chinon. C'est la visite de notre corps de ferme qui nous a décidés pour l'appellation Bourgueil.


Je travaille aujourd’hui 5 ha de vignes (dont un clos de 4 ha) en biodynamie sur des terroirs de sables, graviers et argilo-calcaire et réalise mes vins dans un chai créé dans mon corps de ferme.


En 2009&2010, n'ayant encore qu'un hectare, j’ai acheté de la vendange sur pied par l’intermédiaire de mon entreprise VINOTROPIE sur des vignes de 30 à 60 ans et un terroir sable (anciennes alluvions de la Loire), qui ont donné les cuvées Fruits du hasard et Intégrale.

 

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