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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 09:34

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Socialter est une toute jeune revue link  qui vient de sortir son N°5  « Bouge Brésil ! Sur le terrain de l'innovation sociale ». Au sommaire, un Mondial de solutions pour accélérer le changement.


J’ai chroniqué sur son N°3 « Les MOOCs, Claire, Socialter, la vérité est au fond des verres… » link et « Le coup du Lapin Blanc : l’éclate totale des « anti-notaires » de Socialter ! »link


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Je reviendrai sur le spécial Brésil, mais ce matin je vous propose une chronique short sur le Désherbator le petit dernier  de Naïo Technologies


1-      Genèse de l’entreprise : link


Mai 2010 – Fête de l’asperge à Pontonx sur l’Adour


« Je veux faire des robots ! » Gaëtan Séverac.

 

A cette fête de l’asperge Gaëtan Séverac rencontra un producteur avec lequel il échangea sur les problèmes liés à la production d’asperges. C’est ainsi que l’étincelle se fit. Il eut de suite l’intime conviction que les robots agricoles représentaient l’avenir.


Mai 2010 – Journée de travail classique en informatique


« Je veux créer une boîte, quelque chose de différent. » Aymeric Barthes.


Non pas que le travail était inintéressant, bien au contraire. C’était surtout l’envie de tenter des expériences nouvelles. De faire des activités différentes, nouvelles tous les jours, d’utiliser sa tête mais aussi ses mains. L’évidence ne mit pas longtemps à apparaître ! La facilité c’était de créer sa propre entreprise.

 

2-      Pour qu’un robot fonctionne, il lui faut de la mécanique et de l’électronique.


Mais pour vérifier que cela fonctionne, il faut faire des tests. Ça c’est le rôle des sorties terrain et des démonstrations.


Une sortie terrain ça se prépare : il faut savoir quoi tester et pouvoir noter les résultats. Cependant, il n’y a pas que les résultats à noter. Pour pouvoir exploiter les retours de tests, il faut pouvoir décrire les conditions dans lesquelles ils ont été réalisé. C’est là que le stagiaire intervient ! (Et le stagiaire, c’est moi ;)


Tout d’abord, il faut concevoir une fiche de suivi, avec toutes les caractéristiques du contexte du test :


Celles de la culture

Celles de la parcelle

Celles des paramètres de réglage du robot


Après, c’est tout simple. Il suffit de cocher les cases correspondantes ou compléter les quelques zones laissées libres.


Ne pas oublier non plus de prendre des photos, de relever les problèmes rencontrés, mais aussi ce qui a fonctionné et les remarques éventuelles des agriculteurs.


Ça c’est la partie terrain.


Une fois le test fini, il faut classer les fiches de retour, les dater (pour faire l’association avec les photos), mais aussi retranscrire toutes les données sur l’ordinateur.


Et ça, c’est la partie bureau.


À terme, ce travail permettra de développer une base de données suffisante pour continuer à améliorer le robot, mais aussi pouvoir réaliser un guide d’utilisation adapté à chaque culture, chaque outil et chaque mode d’utilisation du robot. Cela pourra aussi aboutir à la création de nouveaux outils ou de nouvelles fonctionnalités du robot.


Sébastien


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3-      Oz, le tracteur léger autonome de désherbage et d’assistance au maraîchage link


Oz est un tracteur électrique de petite taille, condensé de puissance et de technologie il est capable de désherber mécaniquement (sans produits chimiques) les rangées de cultures de manière autonome. Il est également utilisé aux côtés du producteur pour transporter les légumes lors des récoltes.


4-      Financements et aides à l’achat


N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez plus d’information ou à nous envoyer une demande de devis personnalisé.


Ce produit bénéficie de solutions de financement bancaire pré-négociées (prêt du type « Agilor ») dans le cadre d’un achat. Ce produit est également disponible à la location sous conditions et selon les stocks du moment.


Permettant d’améliorer les conditions de travail (prévention des troubles musculo-squelettiques) et de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires, vous pouvez bénéficier d’aides publiques pour son achat. Selon les régions elles peuvent provenir de différents organismes, (Conseil Général, Agence de l’Eau, MSA, organisations professionnelles, etc.).


Nous vous invitons à vous rapprocher du conseiller technique de votre chambre d’agriculture afin de bénéficier de ces aides.

 

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 00:09

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Face de Bouc est le royaume de celles et ceux qui, faute de pouvoir gouverner leur propre vie, gouvernent la terre entière en délivrant allègrement des conseils sur tout et le contraire de tout, des sentences sans appel, hachent menu les politiques tous plus incompétents les uns que les autres, pratiquent une forme d’ironie à 2 balles, geignent aussi, se réfugient souvent au cul de quelques gourous de pacotille…


Je ne les qualifierai pas « d’anti-système » car l’appellation est maintenant trop connotée mais de gens qui, dès qu’il y a un pet de travers, une décision qui ne va pas dans le sens de leurs intérêts, une contrariété, un obstacle, accusent le système.


Il a bon dos le système.


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Je vous propose le texte qui suit, qui ne sort pas de ma plume mais de celle d’un homme qui veut garder vivantes « les aspirations d’une jeunesse bouleversée par la lecture de Kant et de Lévinas, et l’inspiration initiatique d’un Christian Bobin ou d’une Christine Singer… » Qui se pose la question « comment peut-on être efficace et utopique, manager et dissident ? » Affirmer qu’ « un autre monde est possible » sans verser dans l’imposture.


 

« Vitre ouverte pour profiter de la tiédeur de ce soir de juin, je suis en voiture, embourbé dans les difficultés du trafic parisien. J’appelle l’ami avec lequel j’ai rendez-vous pour le prévenir de mon retard : « Excuse-moi, je serai là dans vingt minutes : je suis coincé dans un embouteillage. » Amusement d’entendre mon infortuné voisin, dans un élégant cabriolet, passer à  so tour, en mains libres, le même appel : « Je ne sais pas si tu as invité tous les Parisiens, mais on dirait  que tous ces c… ont pris leur voiture pour venir chez toi : il y a un embouteillage monstre. »


Je  réalise : mais c’est de moi qu’il parle ! Une seconde de recul suffit et me revient une phrase lue quelque part : c’est vrai, il a raison, « je ne suis pas dans un embouteillage, je suis l’embouteillage » ! C’est moi, le problème. Ce n’est pas la faute à la météo, de la grève, de la mairie de Paris, des constructeurs automobiles et de leurs publicités racoleuses, ni de celle du crédit à la consommation qui a permis à « tous ces c… » d’acquérir un nouveau véhicule et de le mettre sur la route, ni donc celle du gouvernement qui a dérégulé le crédit. Le responsable de ma situation, c’est moi !


Pour mon confort personnel, j’ai choisi ce soir-là un moyen de transport qui convient pour cinq personnes alors que je suis seul à bord (en Indonésie, on serait dix dans cette voiture). Mon cousin d’embouteillage a visiblement fait le même choix. Et nous sommes nombreux dans ce cas. Nous en assumons les conséquences (et nos amis qui nous attendent, aussi). Si nous recommençons demain, c’est que nous y trouvons chacun des avantages. Alors de grâce, ne nous plaignons plus des embouteillages !


Je ne suis pas victime du système, je suis le système.


Oui, bien sûr, au supermarché, il est difficile de résister à l’attrait  des promotions, à la mise en avant dans les têtes de gondole, à  la voix obsédante et doucereuse qui dirige chacun vers la dernière affaire : « attention, elle durera que quelques minutes encore, chère cliente, cher client ! » Cela dit en substance : « Vous n’avez que quelques instant, ô chanceux privilégié, pour acheter moins cher que d’habitude un produit dont vous n’avez absolument pas besoin maintenant », et ce sentiment d’aubaine supplante tout autre critère de discernement. Ce n’est pas la marque à laquelle vous faites confiance depuis toujours ? Tant pis. Le lot est deux fois supérieur à votre consommation annuelle ? Vous aurez pris de l’avance. Vous ne savez ni d’où ça vient ni comment cela a été fabriqué ? Pas si important que cela après tout, et puis si ce n’est pas moi qui l’achète, d’autres ne laisseront pas passer cette chance, donc ça ne change rien.


Oui, je peux toujours continuer à  accepter ou chercher les prix les plus bas dans mon supermarché, et continuer à critiquer le système qui ne donne plus de travail à mes proches voisins. Mais si l’entreprise locale les a licenciés, c’est parce que je préfère acheter des produits fabriqués au Vietnam et vendus trois fois moins cher. C’est aussi simple que cela, l’économie.


Je suis le système.


La dernière fois que je suis allé voir mon banquier, il m’a proposé un produit financier étonnant : un niveau de rendement de 10%, presque garanti. Son nom je ne m’en souviens plus très bien. Il y avait du « turbo », du « dynamique », du « privilège ». Ça avait l’air sérieux. Je me suis senti valorisé. Il faut dire qu’il s’y connaît, mon banquier. Il a le vocabulaire technique qui rassure et sait convaincre. Résultat : nous avons vendu toutes mes obligations sous-performantes (qui ne rapportaient que 3 ou 4% par an)  et acheté plein de ce nouveau produit. J’ai eu un petit pincement au cœur, parce que certaines de ces vieilleries, c’est mon grand-père qui me les avait achetées. Il y a bien longtemps. Mais bon, mon banquier avait l’air très content (il est vrai qu’il touche une commission sur leur vente…)


Je peux toujours critiquer le casino qu’est devenue la Bourse, et me  scandaliser devant le journal de 20 heures, son lot de fermetures d’usines et les profits démesurés des grandes entreprises, mais la réalité, c’est que je ne suis pas allé voir mon banquier pour lui dire : « Au travers de ces produits d’épargne, je suis actionnaire d’entreprises et je finance l’économie. Ces rendements garantis me semblent trop élevés. J’ai bien réfléchi, vendez tout ça, et achetez-moi des produits qui rapportent au maximum 5%. Et je veux savoir ce qu’ils financent. »


Je suis le système… »

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 09:00

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« Elle est bocage et plage à la fois, schistes et argiles, faîte de landes et de pâturages, peuplée de ventres à choux et de ventres à sardines. Bref, elle est plurielle et singulière, très, très catholique et un chouya protestante, assez royaliste mais beaucoup républicaine. Personnellement, je la trouve optimiste, chaleureuse et dynamique et c’est pourquoi je m’y rends volontiers de temps en temps, histoire de changer d’air. Quant aux rosés, ils ne sont pas chers pécuniairement parlant, mais chers dans mon cœur dans la mesure où ils me procurent du plaisir. » écrit-il. La suite ICI link

 

Il est 5 heures, le jour se lève et la prime lumière me fait penser qu'il sera beau, alors de me jeter dans d'autres écritures je rebondis sur la flamme de Michel. 


Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, né à La Mothe-Achard, à la limite du bocage, là où il bute sur l’océan, entre le chef-lieu, plusieurs fois débaptisé, et la station balnéaire chic des Sables d’Olonne avec son remblai, son sable fin et son casino, je suis vendéen.


Dès mon plus jeune âge, via un baptême en l’église Saint Jacques le majeur, j’ai baigné dans l’eau bénite. Enfant de chœur j’ai porté la soutane et le surplis empesé, manié le goupillon et l’encensoir, tout en étant « dressé » au sein de « l’école libre » sous la férule des frères de Louis Marie Grignon de Montfort.


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Je n’ai jamais aimé notre blason et sa devise « Deux cœurs entrelacés surmontés d’une couronne et d’une croix, avec pour devise « Utrique fidelis » car ils sentaient trop la captation par le camp des maîtres. De plus, ce symbole, comme beaucoup d’autres en 1943, était né sous le Gouvernement de Vichy.


Très tôt je me suis intéressé à l’Histoire des Guerres de Vendée afin de dépasser la légende qui nous était enseignée. Je ne vais pas y revenir ce matin car « l'étude historique de la guerre de Vendée est marquée par une longue tradition conflictuelle, où s'expriment les rivalités mémorielles, les querelles entre écoles historiques et courants idéologiques, entre les historiens universitaires et les érudits, les publicistes ou les académiciens. Le résultat de ces querelles est une immense bibliographie, opposant deux courants, celui des partisans de la Révolution et celui des partisans des Vendéens. »


Je reviens au double cœur :


Le double cœur, surmonté de la croix et de la couronne, comment ne pas y voir une référence claire au soulèvement de 1793 et l’empreinte de Louis Marie Grignon de Montfort qui promut le culte du Sacré Cœur de Jésus dans un bas-Poitou alors fortement imprégnée par le calvinisme.


Quel rapport avec les insurgés de1793 ?


Le Sacré Cœur était l’emblème que les révoltés de 1793 arboraient à la boutonnière. La plupart des insurgés marchaient derrière les bannières de procession de leur paroisse, très peu eurent le loisir de broder des drapeaux spécifiques.


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Les origines


« Il faut remonter à la « guimbarde », broche en forme de cœur ajouré, qui était un accessoire servant d’épingle de col aux hommes, en Poitou, Charente et Saintonge. Cette guimbarde, du nom d’un instrument de musique rudimentaire dont la forme est très proche de la sienne, était fabriquée principalement à Niort et à Nantes, vraisemblablement dès l’Ancien Régime.


Sa forme en cœur – pas encore double – relève, non pas d’une dévotion au Sacré-Cœur (pourtant fort répandue dans l’Ouest au XVIIIe siècle), mais de la symbolique amoureuse, comme le confirme bien souvent la présence d’une flèche, celle de Cupidon, transperçant le cœur. Ces flèches disparaissent d’ailleurs lorsque la croix apparaît, plus tardivement, au sommet du bijou. Quant à la couronne, attestée avant la croix, elle ne peut symboliser que le mariage, qui « couronne » l’amour. Portée à l’origine par les hommes, cette broche pouvait être un présent amoureux, celui d’une fiancée. 


Au début du XIXe siècle, la symbolique amoureuse de l’accessoire vestimentaire est concurrencée par une référence collective politico-religieuse, en relation avec le Sacré-Cœur de Jésus, arboré par les combattants vendéens et chouans comme signe de reconnaissance.


Ce n’est véritablement qu’après l’équipée de la duchesse de Berry dans l’Ouest, en 1832, que se répand le bijou en double cœur à connotation religieuse et monarchiste que l’on connaît : un cœur pour Dieu (symbolisé par la croix) et l’autre pour le Roi (représenté par la couronne). Fabriqué principalement à Niort et aux Sables-d’Olonne, il connaît un grand succès et, du coup, perd progressivement sa référence politique pour devenir un simple bijou d’ornement, représentatif d’une région.


La vocation « emblématique » de cette broche, due à l’attachement identitaire que lui portent les Vendéens, va aussi fixer définitivement sa forme. Ainsi, la liberté de style propre aux guimbardes fonctionnelles (annulaire ou cordiforme, avec ou sans flèche, avec ou sans couronne, avec ou sans fleur de lys, …) va s’uniformiser en un double cœur couronné et sommé d’une croix. Ce modèle, fixé au milieu du XIXe siècle, ne variera guère et demeurera en usage populaire jusqu’au milieu du XXe siècle, avant de connaître un certain renouveau dans les années 1980. »


Extrait de l’article publié par Fabian de Montjoye, antiquaire en bijoux anciens, « La broche dite « double cœur vendéen », Revue du Souvenir vendéen, juin 2010, p. 15-17 link


 

 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 00:09

Cette affirmation de Christian Bizot, à l’époque, en 1990, chef de la maison Bollinger rapportée par Jean-Paul Kauffmann m’a semblé le mieux résumer la réédition en un seul livre, dans la collection Folio de Gallimard, de deux de ses opus : Voyage à Bordeaux 1989, Voyage en Champagne 1990 publiés aux éditions des Équateurs en 2011.


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Je m’explique, la France du vin, au regard de sa notoriété internationale, se résume en une trilogie BBC : Bordeaux-Bourgogne-Champagne… Je ne m’appesantis pas sur l’opposition des 2 B qui est bien décrite dans le livre de Jean-Robert Pitte « Bordeaux Bourgogne : Les passions rivales » pour m’en tenir à ce qu’écrit JPK sur les 2 voisins « Le bourgogne est un vin terrien, sanguin, compact, il plonge sa substance au cœur de notre pays (…) Le champagne, lui, est fils de l’air. L’air est le principe qui s’oppose à la terre. Entre le bourgogne et le champagne, vignobles voisins et issus de mêmes cépages, il n’existe même pas d’antinomie, ils s’ignorent. »


Le bordeaux appartient à l’élément liquide. C’est à l’eau, à la Gironde qu’il doit sa réputation (…) L’estuaire et l’onde ont fait la richesse du bordeaux. Ils lui ont permis d’atteindre les ports anglais et les villes hanséatiques. »


« Plus que d’autres vins, le champagne est le fruit d’un miracle. Il a vaincu magistralement les difficultés pour les transformer en avantages (…)  Qui a inventé  le champagne ? Toute une lignée d’hommes obscurs, le hasard, la géographie, l’intelligence. Comme l’a dit un jour un Britannique : «  Le champagne s’est inventé lui-même (...) » Mais « Le champagne, qui symbolise l’esprit français, est né en Angleterre et doit son renom aux Allemands. Ce talent à assimiler les influences étrangères pour en faire une création nationale originale est dans la tradition française. »


Dans un monde vraiment mondialisé avec l’irruption de la Chine, des BRICS, une étude attentive, économique, sociale, financière, de l’évolution des modèles champagne et bordeaux, devrait s’imposer à ceux qui ont la prétention de coucher sur le papier un plan stratégique de la maison France du vin. Mais l’heure de l’intelligence économique n’a pas encore sonné dans notre vieux pays qui passe son temps à geindre et à vouloir se replier sur lui-même.


Du côté des 2 rives de la Gironde certains devraient méditer sur les principes d’éducation inculqués par la famille Krug en ce temps lointain : « jamais de comportement ostentatoire. L’argent ne doit pas se sentir. On n’essayait pas de tricher en faisant à moitié ou en faisant trop »

 

Pour l’heure je m’en tiendrai là en vous rappelant que j’ai commis 2 chroniques sur les 2 opus de JPK opportunément assemblés en un seul livre.

-          « J’ai toujours eu un faible pour les sciences inexactes… » de l’art de la dégustation par Jean-Paul Kauffmann… » link


-          « Et si à la suite de « Voyage en Champagne » de Jean-Paul Kauffmann Marie de Saint Drézéry se collait à un « Conte de Champagne »… link

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:50

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Mon Dieu que c’était soporifique ce « débat » sur TV7 avec JM Quarin et César Compadre. En fait, il n’y a pas eu débat mais une suite de longs tunnels où, les 2 protagonistes, surtout JM Quarin, après s’être congratulés, nous ont gratifiés  de leur science du vin de Bordeaux sous l’œil satisfait de 2 animateurs qui semblaient là pour faire joli.


Je me suis donc posé une question : qui peut bien s’intéresser à ce genre d’émission ?


Cette question d’autres que moi se la posent.


1-      Le dimanche 25 Mai 2014 sur son blog du GJE François Mauss s’interrogeait sur Le business de la critique du vin


« On apprend ce jour (JDD page 21) que la start-up "LA FOURCHETTE" s'est vendue à l'américain Trip Advisor pour 110 millions d'euros.


On sait par ailleurs que Parker a vendu ses affaires pour moins de 15 millions d'euros. Le différentiel est considérable.


On sait aussi que la critique « vin-papier » - RFV, Terre de Vins, Gault-Millau et autres - a un mal fou à boucler ses budgets et à avoir des numéros bénéficiaires.


Et on ne parle même pas de la critique « vin » internet qui est une foison de minuscules intervenants, la plupart du temps sans modèle économique… ce qui peut être à son honneur.


Il n'empêche : ce contraste pose des questions.


Pourquoi donc, dans le monde du vin, des millions de commentaires écrits ici et là sur le Web, personne n'a réussi, à ce jour, à monter un outil qui lui donnerait une valeur financière conséquente, capable d'intéresser ces moguls du cash que sont les Google, EBay, Microsoft, Apple et autres fonds en quête de placements ? » link


2-      Le 26 mai 2014 sur le blog des 5 du Vin David Cobbold s’exclamait « Vin et radio: peut mieux faire ! »


« La radio est un média formidable qui pourrait très bien servir la cause du vin, de sa connaissance et de son appréciation, en informant sur bon nombre de ses aspects : historiques, géographiques, culturels, humains, techniques, économiques et même, très imparfaitement et partiellement, sensoriels. Mais paradoxalement, en France du moins, on utilise très peu ce média pour parler du vin. Pourquoi ? Probablement par un excès de timidité devant des interprétations abusives de cette satanée loi Evin. Mais aussi par une absence de courage et de volonté de la part de producteurs et responsables des stations de radio dans ce pays. » link


3-      Le 1er juin 2014 j’ai reçu de la part de Jean-Marc Quarin ceci :


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TV 7 me reçoit en compagnie de César Compadre journaliste vin à Sud-Ouest.


26 minutes de télévision sur mes critiques, le goût et la dégustation.


A voir ici : link

 

Bonne soirée.


Jean-Marc Quarin


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Commentaire du Taulier :


Posez-vous simplement la question : qui, en dehors du petit cercle des amateurs éclairés ou non, peut être intéressé par une émission de radio ou de télévision ou un blog consacrés à la dégustation ?

 

La réponse est dans la question.


L’entre soi des gens du vin dans notre vieux pays de vin est mortifère.


Si j’avais voulu faire de l’audience j’aurais choisi, comme mon ancien collègue de la Société des Vins de France Marc Lenot, l’art contemporain avec son blog Lunettes Rouges link


Conclusion : si j’étais patron de l’un de ces médias je ne miserais pas un kopeck sur un projet ayant pour focus la dégustation du vin, en revanche puisque je suis à la tête d’un misérable petit blog je suis persuadé que sur les réseaux sociaux des voies méritent  d’être explorées.


J’y travaille.


Bonne journée…

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 00:09

Il est des beaux livres comme de celles qui ensorcellent, vous les découvrez alors que vous êtes en état de faiblesse du cœur, en apesanteur, loin de l’envie de conquête, de possession, perméable, prêt à se laisser séduire, envouter. Bien sûr j’exagère un peu à propos des livres mais j’ai avec eux de prime abord une relation charnelle.


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Lorsque j’écris beaux livres je ne sous-entends pas forcément qu’ils sont beaux comme ces beaux livres offerts en cadeaux, lourds par leur poids, riches par leur iconographie. Leur beauté est pour moi bien plus qu’esthétique, elle se nourrit du désir de la découverte, de l’attrait de territoires inconnus, de gourmandise et de goût pour des nourritures à déguster au lit car je lis au lit.


Ainsi je glane, je moissonne, au gré de mes virées dans le Paris profond. Ce jour-là  je me rendais à La cave à bulles 45 rue Quincampoix dans le IVe arrondissement pour quérir ma Cantillon. En face, au 46 est sise la Librairie Wallonie Bruxelles link  et bien sûr j’y suis entré.


Entre autre livre j’ai fait l’acquisition d’une pièce rare « Ouverture de Cuisine par Lancelot de Casteau » commentée par Jacques Kother. « Lancelot de Casteau est un Montois qui fut au XVIe siècle maitre-cuisinier de trois Princes-évêques successifs de Liège : Robert de Berghes, Gérard de Groesbeek et Ernest de Bavière. Il a publié en 1604 un réceptaire dont il ne reste qu'un seul exemplaire, témoignage de la gastronomie du XVIe siècle en Principauté de Liège ; l'ouvrage est le premier livre de recettes publié en français dans cette région et constitue le seul chainon en langue française entre la cuisine médiévale et la cuisine classique du XVIIe siècle. »


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« Brillamment commentée par notre estimable confrère Jacques Kother, cet ouvrage, qui n'avait jusqu'ici connu qu'une seule réédition contemporaine aujourd'hui presque introuvable, constitue un document irremplaçable pour tout gourmand curieux (…)


Les fastes de ces Princes-Evêques, qui avaient pour ambition de proposer une table et une cave dignes des plus grandes maisons royales et princières de l'Europe balbutiantes de l'époque, confèrent, à celui qui en fut responsable, une autorité toute particulière dans le domaine de la grande cuisine de l'époque.


Cet ouvrage passionnant, publié la première fois en 1604, est organisé en 3 grands chapitres, comportant 181 recettes et le menu de 2 banquets. Ne nous y trompons pas : même si nous nous trouvons à Liège, l'influence italienne est évidente dans cette œuvre et de nombreuses recettes semblent venues tout droit de la Botte. On y évoque aussi bien la moutarde de Crémone que la saucisse de Bologne, mais aussi plusieurs recettes de pâtes (comme les rafioules, (des raviolis) ou les agnoilen (les agnolett) ! » link


Ce matin j’ai choisi de vous faire découvrir « la crème lombarde » de Richard II dont il est question pages 24-25 de ce beau livre.


« À la fin du  XIVe siècle, le roi d’Angleterre Richard II apprécie (notamment)  des chapons au lait et au miel et la crème lombarde dont un spécialiste britannique du Moyen Age, Loma F. Sass nous a donné une adaptation moderne très réussie dans La cuisine des Ethnologues (1981) »


« Cette crème aux fruits bien épicée fut servie au roi Richard au cours d’un festin qu’il donna le 23 septembre 1387 en compagnie du duc de Lancaster. C’est un de mes plats médiévaux préférés, et toujours un succès auprès de mes invités. La moelle ajoute une saveur riche et délicate, tandis que la douceur des fruits secs contraste agréablement avec le persil frais. »


Pour 8 personnes :


-          1 pâte brisée pour un moule à tarte de 27 cm de diamètre : 120g de beurre et 240 g de farine.


-          10 pruneaux, 10 dattes, 10 figues sèches coupés en morceaux.


-          1 cuillérée à soupe et demie de moelle de bœuf crue et émiettée (demander au boucher de couper l’os en long pour pouvoir la retirer facilement).


-          2 cuillérées à soupe de persil frais haché ;


-          240 g de crème fraîche épaisse


-          1 cuillérée à soupe de sucre brun.


-          2 œufs battus.


-          1 pincée de sel.


-          ½ cuillérée à café de zeste d’orange.


-          1 cuillérée à café de cannelle.


-          1 pincée de macis (« fleur de muscade »)


Faire cuire la pâte 10 mn thermostat 7 et laissez-là refroidir avant de remplir le fond des morceaux de fruits secs.


Parsemez ensuite de moelle et de persil.


Mélangez le reste des ingrédients et battez bien.


Versez le mélange sur les fruits secs et faites cuire 40 mn thermostat 5


La surface de la croustade doit être bien dorée.


Laissez tiédir quelques minutes avant de la servir.


J’ai choisi pour accompagner dignement ce plat rare une cuvée rare 1 Coteau Champenois En Valingrain 2011 d’Olivier Horiot dégustée lors d’un dîner de haute qualité organisé O Château par Alexandre Savoie avec Olivier Horiot. Très belle soirée, passionnante, autour d’une table avec un vigneron qui nous a captivés Claire et moi.


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« Étonnant Champenois qui se flatte d'élaborer certaines années davantage de vins tranquilles que de champagnes! La passion de ce vigneron installé en 1999? L'expression des terroirs, ce qui le conduit à proposer des cuvées «intimistes» — entendez confidentielles — comme ce blanc En Valingrain »


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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 10:00

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« Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse. » Matthieu 12-30


Dark Vador lance à Obi-Wan Kenobi « Si tu n'es pas avec moi, alors tu es mon ennemi. »


Vieille technique qui fut beaucoup utilisé pendant la guerre froide par les dignitaires du PCF alignés sur Moscou pour ceux qui émettaient des critiques ou des réserves sur l’URSS et ses satellites les démocraties dites populaires au-delà du rideau de fer.


Technique éprouvée qui vise à disqualifier celles et ceux qui osent porter un regard critique sur une belle unanimité de façade, pour l’image.


Ainsi dans le grand vignoble bordelais un vigneron-paysan de Pomerol s’est fait vertement tancer comme un quasi-traître à la bonne image de Bordeaux pour avoir choisi de ne pas revendiquer le millésime 2013 pour son château.


À un niveau beaucoup plus modeste, certaines bonnes âmes estimaient que ma concierge de Saint-Émilion avait la langue trop bien pendue, ça ne se fait pas, ça ne se dit pas… en agissant ainsi elle brouillait la belle image d’une appellation où tout le monde entonne en chœur « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil… »


Hypocrisie chère à la bonne bourgeoisie de province qui se reçoit, pudibonderie hypocrite des bien-pensants qui défilent dans la rue à tout bout de champ avec leurs enfants, retour en force d’un ordre moral qui ne dit plus son nom.


Confondre la bienséance et la politesse c’est faire le jeu des puissants, maintenir sous le boisseau ce qui déplaît, ce qui écaille le vernis des apparences, ce qui met en lumière la réalité du jeu social.


La bienséance, c’est la qualité de ce qui sied bien, qui est bienséant mais surtout qualité de ce qui répond aux normes morales d'une société donnée : « Avec le XVIIe siècle commencent des mœurs sociales, sinon meilleures au fond, du moins plus sévères en apparence; le mot de pudeur, inventé par Des Portes, représente désormais quelque chose, et le sentiment de la bienséance va naître et se développer. Il n'est plus permis de tout nommer avec une sorte d'effronterie naïve, et l'obscénité, qui a conscience d'elle-même, devient clandestine en même temps que coupable. Sainte-Beuve, Poésies, 1829, p. 143. »


Les mots crus ne sont pas forcément des gros mots, moquer le ridicule des nouveaux riches n’est pas manquer à la politesse, aller à contre-courant du flux dominant, braver la chape imposée par ceux qui verrouillent le système c’est faire œuvre utile, en appeler au réveil de la citoyenneté. Le discrédit qui touche les politiques, les auto-proclamées élites, trouve sa source et s’alimente de la morgue et d’une forme d’obscénité des parvenus.


Je ne juge pas, tout bêtement je n’aime pas, ce n’est pas mon monde, ce n’est pas le système de valeurs que l’on m’a imprimé au cours de mon « élevage » vendéen. Je suis poli, oui, oui, oui… bien élevé même si pour certains vous en doutez… mais j’ai toujours eu peu de goût pour la bienséance formelle, d’apparence, le cher ami suivi de la flèche assassine dès que le susdit a le dos tourné.


C’est dit. Passons aux choses sérieuses :


1-      Le sieur Michel Smith, qui se bonifie plus encore avec l’âge, nous apprend : « Et une fois de plus, c’est le service alerte du site de Decanter qui me l’apprend en premier - et en Anglais s’il vous plaît ! – vers 11 heures ce mercredi matin. Au passage, je me demande ce que foutent nos sites Français côté infos ! Allons droit au but car la nouvelle est de taille. Jugez donc : Hubert de Boüard et sa ravissante fille, directrice générale de surcroît, Stéphanie, ont choisi Vinexpo Asia pour annoncer qu’ils allaient célébrer à leur manière le millésime 2012. En effet, pour marquer leur passage cette année-là en GCCA (les initiés comprendront), ils ont trouvé un gadget monumental qui ne manquera pas de faire grimper (encore !) les prix de leur monument, le Château Angélus. Chaque étiquette de ce millésime portera une inscription en or de 21.7 carats ! Bon, même si ça peut faire craquer les braguettes de nos collectionneurs millionnaires, pour ma part, comme dirait ce brave Chirac lorsqu’il cause à sa chère Bernadette, ça m’en touche une sans faire remuer l’autre. Je vous laisserais donc glaner si le cœur vous en dit les dernières infos et les indispensables précisions concernant les bijoux de famille de ce brave Hubert dans la sphère mondiale qu’est devenue Internet. »


La suite est vendéenne alors ça va : link


2-      Le sieur Dupont Jacques, dégustateur aux fesses fragiles, stakhanoviste du verre de Bordeaux dans tous les états miré, humé, gargarisé, craché, portraitiste chaleureux de vigneronnes et de vignerons, fait le Point dans le POINT.


 

-          La dégustation « Cinq semaines passées dans le Bordelais à goûter une fois, deux fois, et plus parfois quand on a un doute. Cinq semaines, c'est beaucoup, mais... c'est aussi très tôt. Les vins ne sont pas finis, il leur reste une étape déterminante à subir, celle de l'élevage, qui dure de douze à vingt-quatre mois. Il s'agit donc d'une indication pour l'achat primeur, d'une photo d'enfance et non de commentaires et jugements définitifs. » link


-          le contrat de confiance « Malgré le peu d'intérêt à l'international pour ce millésime en demi-teinte, les très grands crus n'ont guère baissé leurs prix par rapport à l'an passé. Cette attitude est justifiée avec plus ou moins de bonne foi par la faiblesse des rendements et la nécessité de ne pas dévaloriser encore plus l'image du 2013. En vérité, les marges dégagées les années de folie (2009, 2010) permettent de supporter les stocks des millésimes moins bons. C'est sans doute une occasion ratée de relancer les achats en Europe. Pour les autres vins, 90 % des volumes, les prix sont bas et stables. Comme tous les ans, nous avons aussi sélectionné des châteaux en dehors du devant de la scène : crus bourgeois, crus artisans, graves, bordeaux supérieurs, côtes-de-bordeaux, fronsacs, lalande-de-pomerol, saint-émilion, etc. Avec l'appui et l'aide des syndicats d'appellation, nous avons demandé à chaque producteur de garantir son prix primeur. » link


-          Jacques aime beaucoup les vigneronnes Caroline Artaud link  Marielle Cazaux link


-          Jacques aime bien les couples de vignerons Alain et Dolorès Bessette link  Joseph et Bernadette Arbo link


-          Jacques aime aussi les vignerons Arnaud d'Arfeuille link  Léopold Valentin link David et Laurent Siozard link

 

La photo par les bons soins de Michel Smith


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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 10:00

Bien évidemment c’est de Jean-Bénigne Bossuet, Évêque de Meaux, prédicateur et écrivain, « le plus grand orateur que le monde ait connu » pour certains, dont il s’agit puisqu’il fut surnommé l’aigle de Meaux.


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L’idée de cette chronique je la dois à Fabrizio Bucella, Docteur en science et professeur ordinaire à l'Université Libre de Bruxelles, sommelier, spécialiste du vin et de la bière, qui a commis une chronique dans le Huffpost d’hier : « Brie de Meaux: le vin qui va bien »


Elle commence ainsi :


« Jean-François Copé à peine débarqué de l'UMP, le voilà qui reprend du service à temps plein dans sa bonne ville de Meaux. En supposant qu'il aurait envie de fêter son retour à une vie plus calme et plus saine, nous pourrions lui conseiller quelques accords inédits avec le fromage tutélaire, celui qui était surnommé le "Roi des Fromages et Prince des dessert", le brie de Meaux. »


La suite est ICI link


Pour ma part je m’étais intéressé de près au Brie dans le même esprit « Quand un Rothschild fait dans le fromage ça fait le brie de Provins ® et avec lui quel vin ? » sauf que contrairement au Brie de Meaux, celui de Melun est fabriqué avec du lait de vaches qui paissent paisiblement en Seine-et-Marne.


« Le Brie tout court on peut en faire partout dans le monde (tombé dans le domaine public en 1926) comme le Camembert d’ailleurs. En revanche, le Brie a deux AOC depuis 1980 : le Brie de Meaux (Décret du 29 décembre 1986) et le Brie de Melun Décret du 29 décembre 1980 et il existe aussi le Brie de Nangis, le Brie de Montereau et le Brie de Coulommiers pour lequel le chevalier blanc du lait cru, notre Périco Légasse, a lancé un cri d’alarme en  avril 2009 : « Il faut sauver le brie de Coulommiers » depuis je ne sais pas ce qu’est devenu son titanesque combat et s’il a sauvé le brie de Coulommiers des « griffes de Besnier » Reste celui dont je vais parler ce matin le Brie de Provins®

Avant de me rendre sur les anciennes terres d’Alain Peyrefitte quelques mots sur la Brie pour les nuls en géographie. « Entre l’Aisne et la Marne, à l’est du Valois, se montrent déjà, au-dessus du gypse et du calcaire grossier, le calcaire et les meulières de la Brie, qui occupe l’autre rive de la Marne.


Entre la Marne et la Seine s’étend la Brie, divisée par le Grand-Morin en Brie champenoise ou pouilleuse, et Brie française. La première, plus élevée que la seconde, manque du manteau de limon qui fait la fécondité de cette dernière » Vidal de La Blache» link


Même si l’ancien maire de Melun, Alain Peyrefitte, ne fut pas de mes amis politiques, il avait au moins le grand mérite d’être un vrai écrivain visionnaire avec en 1973 : Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera, essai. Alors que l’actuel maire de Meaux me semble n’être d’un tout autre calibre, autre temps autres mœurs.


Rien ne vous empêche, bien sûr, de critiquer les choix de Fabrizio Bucella et de faire d’autres propositions d’accords avec le Brie de Meaux ou d’ailleurs…


« Tout le mal de ce monde vient de ce qu’on n’est pas assez bon ou pas assez pervers. » Nicolas Machiavel

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 00:09

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Il est fort ce Roger, elles le citent toutes dans leurs soirées de filles où elles étanchent largement leur large soif. Pour preuve elles se gondolent, non pas à Venise mais sur leur mur de face de Bouc : pas vrai Nathalie et Claire. Y’ a pas à dire il sait leur causer aux filles d’aujourd’hui le Feuilly, les mots qu’il faut là où il faut. Ça commence à éveiller des jalousies dans le Tout Paris de la nuit. Moi je ne boude pas mon plaisir car, ramier comme je suis, la saillie de l’ami Feuilly je la mets à profit pour ne pas en fiche une rame. En clair, repasser les plats. « I love bidoche so British made in YM Le Bourdonnec » pour un dîner de filles.


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Je vous la ressers cette chronique pleine de gras où le poids des mots se confrontent au choc des photos !


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« Après l’effort le réconfort et, comme nous étions dans la tanière chic et choc de mon ogresse préférée nous avions décrété, de concert, que nous allions nous offrir la Rolls de la bidoche, la long-horn maturée d’Yves-Marie Le Bourdonnec. En fin de journée, flanquée de miss G link venue de sa banlieue chic et choc du 92. Mademoiselle G était à l’heure munie de son charme naturel qui fit que toute la boucherie, dont elle est une habituée, se mit à bruir autour d’elle. Votre Taulier hésitait sur le choix des morceaux mais elle, en trois coups de cuillers à pot, décidait on prend ça et ça, en ajoutant qu’en penses-tu ? Moi, comme moins j’en fais mieux je me porte, je m’empressais d’entériner le choix de mademoiselle G »


La suite ICI link 


L’amicale du gars link


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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 10:00

J’ai reçu ce texte de Bernard Pueyo le directeur de la coopé d’Embres&Castelmaure, je le publie sans commentaire puisque depuis la publication de mes 2 chroniques je me suis abstenu de participer au jeu  des réseaux sociaux.


Je persiste à croire qu’avec de la bonne volonté le projet La Coopérative pourrait voir le jour.


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« Plutôt que restaurateur, j’aurais aimé être éducateur !!!!!


C’est en ces termes, entre autre, que Vincent Pousson justifie son départ. link


Il nous dit qu’il voulait nous faire «  comprendre qu’il fallait aller de l’avant »

 

Mais nous on voulait juste ouvrir un restaurant, pour mieux accueillir nos clients, pour mettre en valeur nos vins et pour partager les valeurs de vins simples et abordables de chez nous.


Nos valeurs de paysans accrochés à leurs vignes.


Patrick de Marien a convaincu Isabelle de démissionner de Monvinic, je rêve, c’est toi Vincent qui nous a dit il y a moins d’un an, ça y est, on va pouvoir faire le resto, j’ai quelqu’un, Isabelle envisage de démissionner.


C’est là que le projet est né, d’abord dans des containers au fond de la cour (projet du 16/07/2013) modifié par un autre le 28/09/2013 (Patrick, Bernard ne m’en veuillez pas pour ce silence, mais depuis un mois je réfléchis ……). Deux jours avant les premiers apports du millésime 2013 à la cave.


Un projet comme ça, ça se chiffre, ça s’organise, une coopé n’a pas dans son objet social la capacité juridique d’exploiter un restaurant, et ça se finance notamment par la recherche d’aides à l’investissement.


Le 25/10/2013 nous recevons le devis estimatif de Vincent pour le resto 116300€. Bien sûr ne sont pas inclus dedans la création des nouveaux bureaux qui doivent accueillir les 4 personnes qui occupent le local envisagé pour le resto.


Le 20/12/2013 Vincent demande un rdv début janvier pour travailler sur le dossier.


Le 16/01/2014 je cite


« Hola Bernard,

Bravo, il parait que tu as été impérial (L'Altesse dixit) hier soir! Maintenant, il n'y a plus qu'à…

Deux choses:

1°) veux-tu que nous fassions vite une réunion avec le bureau de Dornier pour tous les aspects techniques.

2°) faut-il te préparer un texte d'intention (rapport à Leader) sur le contenu du lieu?

Dis-moi.

VPo »


Trouvez-vous là une ombre d’angoisse de quelqu’un qui allume le warning ou qui se tracasse sur la suite du projet.


Le 04/02/2014 : prise de contact avec l’architecte et le bureau d’étude et retour vers le Groupement D’action Locale pour monter le dossier de demande d’aide.


Le 07/02/2014 : problème avec le dossier, le co-financeur (le département) vient d’exclure les restos lors de leur dernier Comité Technique. Ils sont en cours de rédaction des programmes 2014-2020 pour application 2015.


Là s’arrête le projet d’ouverture en Juin 2014, projet différé à début 2015.


Désolé Vincent mais je suis effectivement parti en vacances à la Réunion deux jour après.


Le 18/03/2014 Le conseil valide l’ouverture de la Guinguette, l’achat d’un Food Truck et le budget de 20 000 euros pour lancer le projet n°2.


On est dans un investissement sans aides, mais une partie des achats seront récupérés dans la structure définitive.


Le 09/04/2014 : ta première démission Vincent (et si on arrêtait tout), suite à une demande de ma part sur le fait de tenir le budget de 20 000€, tu dis que le président s’est trompé et que tu lui avais dit 30 000€. Ce n’est pas un problème pour moi, il faut juste que nous tenions le conseil au courant. Ça se règle le soir même par une entrevue fixée pour rencontrer le conseil.


Le 16/04/2014, le conseil accepte le budget à 30 000€ et le prévisionnel de fonctionnement, l’association est créée le soir même.


Du 16/04/2014 au 17 Avril 2014, nous avons confirmé et payé la quasi-totalité des éléments indispensables à la mise en place du resto (28 000€), restaient encore d’autres investissements à prévoir qui passeraient largement le cap des 30 000€ mais cela ne nous posait pas de problèmes.


Mais toi Vincent pendant ce temps là depuis le 16/04, tu « donnais le change et faisais comme si de rien n’était » (c’est toi qui écrit ça !!!).


Le 13/05/2014 j’ai reçu à sa demande Isabelle Brunet en compagnie de Fanny, pour aborder le côté concret du fonctionnement de l’association pendant la période d’été. Réunion à laquelle tu n’as pas assisté bien qu’au bas de l’escalier !!


N’ayant pas l’habitude de la restauration, je leur ai demandé à elles, les professionnelles, de me retourner rapidement un descriptif de leurs heures de présence (pour la rédaction du contrat) et leurs prétentions salariales.


Nous avons évoqué aussi avec Isabelle les formations à faire pour la demande de licence grande restauration, formation que nous financions.


Le seul retour à ma demande a été ce SMS laconique « Pour moi à cette heure le projet la coopérative a définitivement, clairement cessé d’exister. Gestion des reliefs et explications suivront. Bonne journée à tous les deux ».


Fin de l’histoire.


Ça ce sont les faits Vincent, ils sont tracés.


Les explications on les attend toujours mais je vais te dire, on s’en fout.


Depuis tu as choisi de te répandre sur internet en salissant ton ancienne coopé chérie, c’est ton choix.


Moi ce qui m’importe, c’est que tes suiveurs aient au moins notre version des faits, ils jugeront par eux même.


Nous étions prêts à aller jusqu’au bout avec toi, et Patrick de Marien a beaucoup pris sur lui pour faire aboutir ce projet, il s’en est d’ailleurs excusé lors de notre dernier conseil d’administration se sentant responsable.


Je comprends bien que ton égocentrisme viscéral a dû en prendre un coup, mais s’il te plait ne soit pas aussi pervers maintenant.


Allez salut l’artiste et bonne route nous on reste ici à Embres, c’est notre vie.


Ps : je te joindrai sur ta boite privée pour ta dernière demande de Vitisphère.

 

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