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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 09:54

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« Fragile, menacé, le sol joue de tout temps, et aujourd'hui plus que jamais, un rôle déterminant : produire les aliments, réguler le cycle et la qualité de l'eau, accumuler du carbone et limiter l'effet de serre, recycler les matières organiques, entretenir la biodiversité, fournir des matériaux pour la construction et l'industrie, participer à la valeur esthétique des paysages... »


« Le sol est une composante essentielle de l’environnement. Il rend de nombreux services écosystémiques : ce milieu complexe et multifonctionnel filtre les eaux, abrite une abondante biodiversité, régule le cycle du carbone et de l’azote, jouant ainsi un rôle essentiel dans les problématiques du changement climatique. Enfin, il est à la base de l’alimentation des populations, en servant la production agricole et forestière. A l’interface avec le sous-sol, la biosphère, l’hydrosphère et l’atmosphère, le sol est traversé de flux de matières et d’énergie, liés aux grands cycles biogéochimiques» 


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Synthèse des connaissances actuelles sur le sujet, le livre « Le Sol » aux éditions Quæ link  aborde la nature et la constitution des sols, leurs fonctionnements écologiques et leur gestion. Pédagogique, richement illustré de schémas et de photographies, il est accessible à un large public. Les enseignants et les étudiants du secondaire et du supérieur y trouveront matière pour leurs cours. Mais tous ceux pour qui le sol est un objet à la fois lointain et banal prendront également plaisir à le découvrir.


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Les éditions Quæ sont une maison d'édition scientifique et technique issue de la recherche publique. L'INRA, l'Ifremer, le Cemagref et le Cirad ont réuni, depuis le 1er juillet 2006, leurs activités éditoriales en une maison d'édition unique, les éditions Quæ, sous la forme d'un groupement d'intérêt économique (GIE).

 

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 00:09

« Gestion de la flavescence dorée en agriculture biologique ». C’est le titre de la plaquette que viennent de publier Sudvinbio et la Chambre d’agriculture de l’Hérault.


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Le document a été rédigé par Nicolas Constant – Sudvinbio link  et Joaquim Lernoud (Agricultures et Territoires, Chambre d’agriculture de l’Hérault).


« Fruit de vingt ans de travaux de recherche et d’expérimentation des différents organismes impliqués dans la viticulture biologique, ce doc fait la synthèse des informations connues à ce jour et des stratégies de lutte contre cette maladie.


La flavescence dorée est une maladie de la vigne due à un phytoplasme inoculé par la cicadelle Scaphoideus titanus. La maladie étant incurable au vignoble, l’unique moyen de limiter sa propagation, en plus d’arracher les souches contaminées, est de lutter contre la prolifération de son vecteur. Elle est listée comme « maladie de quarantaine » au niveau européen et fait l’objet d’une « lutte collective obligatoire » sur le territoire français.

 

Depuis 1984, de nombreuses expérimentations de produits naturels et de méthodes culturales ont été testées pour lutter contre la cicadelle de la flavescence dorée. Les essais ont été mis en place dans différents vignobles du sud de la France et plus récemment dans les vignobles plus septentrionaux (ex : Bourgogne) par divers organismes(*). Ceux-ci ont testé six substances bio-insecticides agissant sur les larves voire sur les adultes, des produits agissant sur les oeufs (deux substances seules ou combinées), deux produits à action insectifuge attendue, trois myco-insecticides et deux autres produits ainsi que des méthodes culturales et des auxiliaires.

 

(*)  liste des organismes concernés : Civam Bio Languedoc-Roussillon et de l’Hérault, Sudvinbio (ex AIVB-LR), Service Régional de l’alimentation et de la protection des végétaux d’Aquitaine et du Languedoc-Roussillon, Chambres d’Agriculture du Languedoc-Roussillon, Civam Viti Corse, Civam Bio Gironde, Groupe de recherche en Agriculture Biologique, IFV (station d’Orange), GRAB, FREDON PACA, Chambres d’agriculture de Gironde, de Saône et Loire, SEDARB, Vitinnov, Vinipôle Sud Bourgogne.

 

Sur les larves et adultes de cicadelles, aucun produit naturel autre que le pyrèthre ne présente d’efficacité significative lorsqu’il est utilisé dans des conditions économiquement acceptables. Des résultats intéressants ont été obtenus avec des applications sur larves de kaolinite calcinée. Ces résultats ont été obtenus avec 4 applications cumulant des doses très importantes d’argile (200 kg/ha). Ils n’ont pas été confirmés avec des doses d’utilisation inférieures.

 

Des résultats significatifs ont été obtenus par application de traitements ovicides (huiles minérale et soufre mouillable). Ces résultats ont été obtenus uniquement dans des situations à très forte population de cicadelles (au moins 100 cicadelles pour 100 feuilles lors du printemps précédent l’application). Ils n’ont pas été confirmés sur des populations inférieures (environ 50 cicadelles pour 100 feuilles lors du printemps précédent).

 

Dans les secteurs où la lutte contre la flavescence dorée est obligatoire, les viticulteurs en agriculture biologique doivent lutter efficacement contre la cicadelle en réalisant des applications de pyrèthre naturel, dans les conditions fixées par les arrêtés préfectoraux. Cette lutte insecticide peut être complétée par la mise en œuvre de mesures prophylactiques (épamprage, sorite des bois de taille). Dans tous les cas, cette lutte insecticide doit être complétée par la prospection et l’arrachage rigoureux des souches contaminées. »


Tout le document ICI link 

 

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 10:00

Y’ a des jours où, lorsque je lis ce je lis sur certains murs de Face de Bouc, je me dis, tout vieux con que je suis, que cet étalage d’autant d’insignifiance, de suffisance, de bonne conscience, a quelque chose d’obscène au sens de la vraie indécence. N’ont-ils rien d’autre à faire de leur pauvre journée ? Comme les défunts Shadocks ils pompent, s’épandent et se répandent en des joutes assez minables où l’on taille, sans grand risque, en pièces « l’ami » d’en face.

 

Y’a pourtant vraiment mieux à faire près de chez nous comme au plus loin, il suffit d’ouvrir sa porte et ses fenêtres pour recueillir de vrais sujets d’intérêt et d’y consacrer un peu de son temps.


Ce matin en voilà un :


Samedi dernier mon ami vigneron David Barrault du château Tire-Pé link m’a écrit :


Bonjour Jacques,


Je me permets de vous adresser la demande d'aide de mon ami vigneron Ludo, suite à la destruction quasi totale de sa récolte 2013 par la grêle; peut-être avez-vous déjà été sollicité, mais dans le doute, si vous pouvez l'aider à étendre sa requête...


Merci.


J'espère que vous allez bien, et vous savez que vous êtes le bienvenu si vous passez dans notre secteur. Je ne désespère pas 

 

Amicalement

 

David


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Je relaie donc le courrier de Ludovic Barthe que je ne connais pas mais dont le cas mérite qu’on s’y arrête et que l’on joigne le geste à la parole :

 

Chers amis, chères amies,

 

Comme vous le savez, les ravages de la grêle l'année passée ont secoué notre propriété, et comme vous le savez aussi, je ne comptais pas en rester là...

 

Pour rebondir dans l'urgence, j'ai lancé l’opération « Bireau-Box »** il y a quelques mois déjà, et vous êtes une trentaine d’heureux consom’acteurs à avoir investi dans une box (un grand merci !). Mais cela ne suffit pas pour sortir de cette crise passagère.

 

Il devient indispensable pour moi de réunir les 100 000 € de trésorerie sur lesquels je comptais en lançant l'opération Bireau-Box. Ils me permettront de couvrir tous les frais de production jusqu’aux vendanges 2014, qui s’annoncent belles et généreuses. Aujourd’hui, l’heure est à la mobilisation pour que mon initiative Bireau-Box prenne le bon élan.

 

 3 bonnes raisons d’acquérir une Bireau-Box :

 

- Etre solidaire d’un viticulteur qui a perdu 98 % de sa récolte lors de la grêle d’août 2013 et s’inscrire dans une action militante en soutenant l’agriculture locale, biologique et biodynamique,

 

- Bénéficier d'une offre sympathique qui vous permettra de découvrir ou redécouvrir mon vin, le «Grand Bireau bio», fait avec beaucoup d'amour (certes, il faudra attendre la récolte 2014...).

 

- Vous donner l'occasion d'être vous aussi un peu vigneron et boire « votre » propre vin (étiqueté selon vos envies), avec la possibilité pour ceux qui le souhaitent de s'impliquer dans la vie du vignoble (investir et s’investir : participation aux 4 journées de découverte de la vigne et du vin, taille, assemblages, etc…)

 

Alors n’hésitez plus : si vous souhaitez boire du Grand Bireau demain, achetez-en aujourd’hui !

 

Et surtout, comme je le constate après plusieurs semaines, l’opération fonctionnera surtout si vous en parlez autour de vous. Je compte sur votre mobilisation : faites circuler dans vos réseaux, envoyez ce mail à toutes les personnes que vous connaissez, faites de la pub sans modération !

 

Merci pour votre engagement à mes côtés,

 

Amicalement,

 

Ludovic Barthe

 

www.bireaubox.com 

 

www.facebook.com/BireauBox

 

**Le principe consiste à acheter quelques bouteilles de vin en avance pour permettre à l’exploitation de passer le cap jusqu’aux prochaines vendanges et récupérer vos bouteilles dès qu'elles sont disponibles.

 

 

Une journée « Assemblage et Biodiversité » est organisée le samedi 24 mai à la propriété.


Ouvert à tous !


Vous pouvez contacter Ludovic ou moi-même pour plus d’informations.

 

À bientôt et merci

 

Amitiés

 

Damien Morat

06 09 96 25 42


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* Maurice Biraud ce fut le gentil graveur de faux billets dans Le cave se rebiffe de Gilles Grangier, l’intello François Gensac d’un Taxi pour Toubrouk, l’un des grands seconds rôles du cinéma français qui savait avec naturel incarner les médiocres et les parfaits salauds link  

 


FRANCE GALL + MAURICE BIRAUD La Petite par jojon26

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 00:09

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En dépit d’un temps pourri sur Paris, venteux, pluvieux, je chevauche encore entre les gouttes et les bourrasques ma flèche d’argent. Tout au long de mes parcours je croise sur les panneaux du sieur Decaux des placards publicitaires, sur lesquels, je le souligne sans perfidie, je ne vois guère d’affiches vantant le vin, comme c’est étrange : c’est pourtant permis. Les rois de la réclame sont sans contestation ceux qui s’adressent aux femmes : sous-vêtements, parfums, produits de maquillage… Des crèmeries qui gagnent beaucoup de sous avec les dessous et les dessus des belles qui nous ensorcellent.


En ce moment Chanel nous propose des visages de belles très nature pour vanter « les beiges » un fond de teint maison. Comme je suis toujours à l’affut de tout j’ai lu tout en bas de l’affiche le slogan de la campagne : « le naturel est une question de style »  et je me suis dit dans ma petite Ford intérieure : en voilà t’y pas un beau titre pour narguer les détracteurs des naturistes.


Cette petite idée m’est venue tard dans la soirée, pour être honnête à une heure où les honnêtes gens sont couchés depuis longtemps, et le matin en prenant mon petit déjeuner j’ai écouté le sieur Sébastien Lapaque link, grand amateur de vin nature et auteur d’un livre sur Marcel Lapierre Chez Marcel Lapierre, Stock, collection Écrivins, 2004 link, nous parler des cartes postales son dernier opus Théorie de la carte postale, Éditions Actes Sud, Arles, 2014.link


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Aucun rapport me direz-vous entre le slogan de Chanel dont je voulais faire mon miel et les cartes postales. Oui bien sûr, mais le facteur commun fut par le hasard de ma recherche sur la Toile : Sébastien Lapaque.


En effet, pour retrouver la publicité de Chanel j’ai renseigné le moteur de recherche : le naturel est une question de style et, résultat je suis tombé sur un papier du dit Lapaque dans le Figaro du 01/04/2009 titré « Le vin naturel, une question de style »


Que du bonheur, nul besoin pour moi de m’échiner à tartiner ma prose, je me voyais, tel les oiseaux du ciel qui ne sèment ni ne moissonnent, profiter de l’aubaine.


C’est ce que je fais avec un plaisir non dissimulé.


J’en profite pour vous signaler un plaidoyer en 10 points pour le vin naturel d’Antonin sur No Wine is Innocent link 

 

« Depuis trente ans, on trouve partout en France des vignerons qui ont laissé de côté les engrais chimiques, les désherbants, les fongicides, les insecticides et repris le travail de la terre avec l'ambition d'être de parfaits jardiniers. Parmi eux, Antoine Arena à Patrimonio, Frédéric Cossard à Saint-Romain, Bruno Duchêne à Banyuls, Charles Hours à Jurançon, Marcel Lapierre à Villié-Morgon, Eric Pfifferling à Tavel, Hervé Villemade à Cheverny. C'est toujours un plaisir d'aller se promener dans les parcelles de leur domaine : on y voit des libellules et des boutons d'or, des coccinelles et des fauvettes, des vignes taillées avec amour et des fruits lents à mûrir. À ces artisans rebelles aux sirènes de l'agro-industrie, il faut associer les héritiers de vieilles maisons familiales qui n'ont pas changé leur façon de travailler au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : Jean-Pierre et Pascal Amoreau dans les Côtes de Francs, Joseph et Christian Binner en Alsace, Alain et Jérôme Lenoir à Chinon.


Les raisins que ces artisans vendangent chaque année bénéficient parfois de la mention «issu de l'agriculture biologique». Mais ce n'est pas tout. À quoi servirait-il de ramasser de beaux fruits si on pouvait ensuite les accabler de cosmétiques œnologiques, d'acide tartrique, de levures synthétiques et d'anhydride sulfureux ? De la vigne à la cave, les vignerons qui participent aujourd'hui à la renaissance des vins français ont choisi d'être exemplaires. Ce n'est pas une affaire idéologique, c'est une histoire de gourmandise. Mieux encore : une question de style. «Je me méfie du soufre en tant qu'il dégrade les éléments d'élégance du vin», explique Anselme Selosse, installé à Avize, au cœur de la Côte des Blancs, où il produit quelques-uns des plus beaux champagnes du monde. «Je ne produis pas un vin biologique ou biodynamique. Je produis un vin expressif et naturel», s'empresse-t-il d'ajouter, pour que les choses soient claires.


Bombardement chimique

 

Il faut en effet savoir que le vin «bio» n'existe pas - et cela ne trouble guère les buveurs de goût. Si certains artisans vinifient du raisin «issu de l'agriculture biologique» comme nous l'avons dit, aucun d'eux ne peut prétendre produire de vin «biologique», puisqu'il n'existe aucun label européen certifiant qu'un jus a été vinifié sans additifs œnologiques : levures sélectionnées, acide tartrique, enzymes, glycérine, lait en poudre, copeaux de bois.


Jusqu'à ce jour, il faut se contenter de la vague mention «contient des sulfites», qui ne signifie pas grand-chose puisqu'elle n'oblige pas à indiquer le volume d'anhydride sulfureux (SO2) ajouté. Selon la législation en vigueur, les quantités peuvent varier de 10 à 210 mg/litre pour un blanc sec et de 10 à 400 mg/litre pour un liquoreux. Pas moyen de faire la différence entre le travail propre d'un vigneron circonspect et le bombardement chimique d'un laborantin fou préparant le buveur innocent à subir, au réveil, une double barre frontale et un bourdonnement continu à l'occiput. Il en va de même pour tous les additifs. Un vigneron peut charger ses cuves en E 517 (sulfate d'ammonium employé en fermentation), en E 501 (carbonate de potassiumrectifiant l'acidité) et en E 202 (sorbate de potassium employé comme agent conservateur) sans le faire savoir. Pire encore : rien ne lui interdit ensuite de revendiquer un label bio - AB ou Terra Vitis - qui concernera uniquement la culture de la vigne et jettera le trouble dans l'esprit des profanes.


Parmi les artisans-vignerons qui ont laissé de côté intrants, insecticides et pesticides, seule une minorité pousse jusqu'au bout la quête d'une expression naturelle du raisin fermenté. Cette élite se passe très bien des labels certifiant que leurs vignes ont été travaillées proprement et que leurs jus sont vinifiés sans chimie de synthèse. Le combat qu'elle mène n'est pas une guerre administrative, c'est une guerre du goût. «Ce n'est pas à nous d'écrire vin bio sur les étiquettes, c'est aux autres d'indiquer vin chimique», s'amusait un jour Jean-Claude Chanudet à propos du beaujolais qu'il produit avec Marcel Lapierre au Château Cambon. »


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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 10:00

En mai « fais ce qui te plaît » et je le fais sans me soucier des donneurs de leçon de poésie. À mon âge il très facile de passer outre, d’être indifférent à ce qui est excessif, dérisoire, de laisser sur le bord du chemin ceux qui exigent que l’on pensât comme eux. Cloué au pilori, excommunié, marqué au fer rouge, condamné sans procès, officiellement pour une petite pochade, certes pas de la meilleure veine, mais surtout pour atteinte à l’art officiel.

 

Qu’importe, je rebondis et file mon chemin mon inculture en bandoulière.

 

 

« Le légume n’est pas un produit noble, c’est la nature humble, ignoble, au sens propre. »

 

C’est pour cela que j’ai choisi pour cette chronique « amis de la poésie, bonsoir » de vous offrir l’une des rares poésies dédiée à un légume : la salade. Et c’est signé Pierre Ronsard, un maître en ce domaine.


 

« Le légume a été aussi, pendant longtemps, le parent pauvre de la gastronomie. Il joue les utilités, les à-côtés. On lui donne une fonction d’entremets – un entre-deux, donc – ou d’accompagnement. Il orne la viande, le gibier ou le poisson, il les complète, a une fonction subalterne de décoration,  de faire-valoir. »


 

La salade, c’est pire encore même si, dans un retournement lié à notre suralimentation, elle est devenue le luxe du fait de sa légèreté, de son évanescence.


 

Les salades modernes, forcées, sont molles et sans goût.

 

 

J’aime les salades fortes, sauvages, craquantes, comme celle-ci.


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Et boire avec ceci.


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Place à la poésie ! En français d’origine…

 

La salade

 

À Amadis Jamin

 

          Lave ta main blanche gaillarde et nette,

Trace mes pas, apporte une serviette,

Allons cueillir la salade et faison

Part à noz ans  des fruits de la saison.

          D’un vague pied, d’une vue escartée

Deça delà jettée et rejettée

Or’sur la rive, ores sur un fossé,

Or’sur un champ en paresse laissé

Du laboureur, qui luy-mesme apporte

Sans cultiver herbes de toute sorte.

 

Je m’en iray solitaire à l’escart.

           Tu t’en iras Jamyn, d’une autre part

Chercher songneux, la boursette toffue,

La pasquerette à la fueille menue,

La pimprenelle heureuse pour le sang

Et pour la ratte, et pour le mal au flanc :

Je cueilleray, compagne de la mousse,

La responsette à la racine douce,

Et le bouton des nouveaux groiseliers

Qui le printemps annoncent les premiers :

              Puis en lisant l’ingénieux Ovide

En ces beaux vers où d’amour il est guide.

Regagnons le logis pas-à-pas.

Là recoursant jusqu’au coude noz bras,

Nous laverons noz herbes à main pleine

Au cours sacré de ma belle fontaine :

La blanchirons de sel en meinte part,

L’arrouserons de vinaigre rosart,

L’engresserons de l’huile de Provence :

L’huile qui vient aux Oliviers de France

Rompt l’estomac, et  ne vaut du tout rien…

 

Pierre de Ronsard Le second livre des poèmes Tome IV

 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 00:09

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Il est toujours salutaire de lire ce que pensent de nous nos voisins, même lointain par la distance mais proche par le cœur, surtout lorsque ce sont de fidèles acheteurs de nos vins. Dans Le Devoir Libre de penser du 9 mai  Jean Aubry l’auteur du Guide Aubry 2014. Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $.s’interroge avec malice :


« Les esprits retors vous diront que les Français ont le don inné de se tirer dans le pied, de se faire piquer leurs idées et de se reposer sur leurs lauriers. Les optimistes vous diront que la conjoncture actuelle, avec l’euro, ne favorise tout simplement pas le commerce extérieur. Pour le moment, la France du vin a mal. On dit qu’elle est morose. La communication du vin va dans tous les sens. Pourtant, les mots « vins » et « France » peuvent sans peine accéder au rang des synonymes consacrés qu’assimilent sans peine tous les habitants de la planète.


Alors, que se passe-t-il ? »


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Photo : Jean Aubry La mention « Vin de France » : étiquetage simple, packagings visibles et attractifs pour une communication simple et décomplexée.

 

La suite est ICI link


Mais alors qu’un Olivier de Moor, vigneron d’excellence, va se trouver brider dans ses projets de croissance par les chefs de la tribu des touche pas à notre grisbi qu’il est intéressant de lire, dans cette langue française fleurie « Oui, mais encore ? Grosso modo, et pour ne pas s’enfarger dans les fleurs du tapis passablement épais et touffu de la réglementation européenne et française, tout vin qui se place sous le chapiteau Vin de France doit bien sûr être produit à partir de raisins récoltés dans l’Hexagone, peut être vinifié en monocépage ou être issu d’un assemblage avec possibilité de mention de cépage comme de millésime sur l’étiquette. Aussi, et c’est là qu’on innove à mon sens, il peut être issu de l’assemblage d’autant de cépages qu’on veut en provenance d’une région comme de toutes celles de France (mais pas de Navarre). »


« Les points forts de cette nouvelle vague de vins français sont pourtant nombreux :

1) étiquetage simple ;

 

2) packagings plus visibles et attractifs ;

 

3) apport du mot « France », déjà une marque rassurante et crédible en soi, sans avoir à être brevetée ;

 

4) assemblages souvent innovateurs de cépages, de terroirs, de millésimes, mais surtout, surtout, et voilà qui pèse gros dans la balance pour l’industrie, possibilité de volumes homogènes conséquents.

 

Je vois mal ce qui empêcherait maintenant — hormis l’élite des stars du vignoble souvent trop paresseusement cantonnée dans ses prestigieuses appellations d’origine contrôlée respectives — la grande majorité des vignerons français de se replier en VDF (chose faite pour bon nombre).

 

Pensez-y une nanoseconde : plus de ces contraintes réglementaires aussi absurdes qu’ubuesques, pour une liberté d’action à vous redonner le goût de faire du vin.

 

Le rêve, quoi ! »

 


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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 00:09

J’ai reçu ce courrier d’un vigneron de mes amis Olivier de Moor.


Je le porte à votre connaissance car il met le doigt sur le poids d’un corporatisme rétrograde qui maquille sa soi-disant défense des vignerons pour mieux préserver son modèle en voie de dilution « AOP-IGP pour tous ».


L’argument de la régulation de l’offre, par l’octroi de droits de plantation administré, est une plaisanterie de garçons bain, les crises bordelaises et cognaçaises l’ont en leur temps démontré. L’adaptation de notre potentiel de production est essentiellement liée à notre capacité de produire et de vendre de la valeur vin et celle-ci est créée par des vignerons à fort potentiel de clients. Distribuer des droits en pluie fine, pour satisfaire des clientèles locales, revient à créer du vin chez des vignerons ou des caves qui le vendent « mal » essentiellement sur le marché domestique dominé par la GD. On détruit de la valeur en créant de la surproduction sur des segments saturés, on tire le marché vers le bas au détriment des vrais créateurs de valeur. L’histoire de la décennie 2000-2010 nous a vus perdre des parts de marché et, à ce train-là, dans celle en cours, nous érodons plus encore nos capacités de croissance. La structure de nos exportations fait illusion mais pour combien de temps encore. 


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Formidable, tu étais formidable, j'étais fort minable


« Rien n'est jamais simple en notre beau pays. Considérant la perte d'image de certaine de nos appellations, mais aussi leur cadre standardisant, depuis plusieurs années nous préférons développer notre marque sans usage des AOC. En conséquence nous vendons une partie de nos Bourgognes génériques, en Vin de France. La raison technique est soit une mise précoce de vins destinés à un consommation rapide, soit à l'inverse des vins très murs avec présence de sucres résiduels.


 La clientèle nous suit et comme pour les vins d'AOC nous manquons de vins. Il est à noter que nous avons toujours revendiqué l’AOC CHABLIS.


Après appel auprès de l'INAO Dijon, il nous a été expliqué que si il y a repli en Vin de France, nous ne pouvons plus revendiquer d'appellation en général pour une nouvelle plantation. Auparavant cela concernait simplement une appellation au sens strict. A savoir à titre d'exemple que si on se repliait du Chablis, on ne pouvait revendiquer de nouvelle plantation en Chablis. Les zélateurs ont poussés le bouchon plus loin en disant que si on se replie d'une seule, on perd le droit de toute nouvelle plantation en AOC.


Je dis encore bravo à notre beau pays pour sa pertinence économique. Là c'est quand même une antiphrase.


Donc, nous allons développer soit les Vin de France en plantation si la possibilité existe encore. Elle existait l'an passé. Ou bien nous allons faire de nouveaux petits achats dans le Sud.


Ou encore faire du conseil à l'étranger pour continuer un peu plus de concurrencer les vins français puisque cette offre nous est faite.


Je comprends bien qu'au final il faut rester dans le moule. Si on s'en écarte on vous oblige à choisir : en conséquence, c'est soit vous en êtes soit vous partez.


Et donc, si vous n'avez pas assez de vin, pour vous accroitre, vous devez encore rester dans le moule. Et si vous faites du négoce, bien souvent et surtout sur des appellations comme les nôtres, vous devez rester sur les critères les moins ambitieux car pour les financer, surenchérir sur les prix de gros de nos appellations, cela devient très dur de tenir cet effort dans le temps.

 

C'est un des aspects du nivellement vers le bas.


La question que je me pose est, sachant que je suis encore prêt à travailler: comment mettre en place une « stratégie » pour répondre à la demande et aux nouvelles contraintes justifiées et injustifiées ?  Ça pourrait ressembler à ce qu'on appelle un élément de la croissance... si on m'écoutait...


À force de non-choix, de conforter des situations acquises, notre pays est pitoyable, aveuglé.


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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 10:00

Gérard Depardieu : « Mon foyer est là où les gens m'aiment » AVANT-GOÛT | Il était parti avec fracas, il revient sur les écrans dans le film d'Abel Ferrara, « Welcome to New York » inspiré de l'affaire DSK. Gérard Depardieu est à la une de « Télérama ». Propos recueillis par Fabienne Pascaud le 06/05/2014 à 10h31 link


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Question : « Pourquoi les comédiens boivent-ils autant ? »


Gérard Depardieu


« Parce qu’ils sont fragiles. Ça commence par un whisky à 5 heures pour se donner le courage de jouer le soir. C’est presque un médicament. Ça rallume la chaudière. Mais ça amène au mensonge. Peu à peu les alcooliques se cachent, ils ont honte. C’est pour ça que je ne suis pas un alcoolique, je ne me cache jamais. Si je bois – j’ai arrêté depuis cinq mois -, c’est par excès de vie. Je suis une nature, un peu con parfois… Il m’est arrivé de tenir à peine debout pendant les représentations de La Bête de la Jungle avec Fanny Ardant ; même l’oreillette que je devais porter pour être capable de dire mon texte tombait par terre… dans Tartuffe aussi, monté par Jacques Lasalle, avec François Périer. J’avais observé que François partait aux toilettes cinq minutes avant la représentation, je pensais qu’il picolait en douce. Un soir où j’avais soif, je pars avant lui et je découvre effectivement une bouteille au goût de Fernet-Branca, je l’avale et reviens comme si de rien n’était. Il sort à son tour des WC, excédé : « Qui m’a pris ma lotion pour les cheveux ? ». Il la cachait pour faire le beau et je l’avais ingurgité. Un soir, j’étais si ivre que lors de la scène de séduction avec Elmire, c’est elle, Elizabeth Depardieu, qui a dû me souffler chaque mot de ma déclaration d’amour. Finalement ça donnait une certaine perversité à la scène. Mais trop boire tue peu à peu le côté festif de la chose, ça isole, renferme sur soi, sur ses douleurs narcissique. Et ça marque, ça fatigue. Pourtant Marguerite Duras m’a souvent avoué qu’elle regrettait de ne plus boire. »

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 00:09

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Entre le tango corse de Fernandel, les vaches étiques à boucles d’oreille et les porcu neru vagabonds, le « saucisson d’âne » pour parigots, le canal historique et le canal habituel, Tino Rossi, les bonapartistes, il y a bien sûr les histoires corses racontées par les Corses bien sûr, c’est plus sûr.


Commençons par un grand classique :


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« Entre Piédilacorte et Rebbia, pas très loin de la Cathédrale du Boziu, un homme, flottant dans une large tunique blanche, barbe et cheveux longs, entre dans l’unique bar du village.


S’adressant à l’un des hommes du village, assis dans un fauteuil roulant, il lui dit d’une voix douce mais ferme :


« – En vérité je te le dis, lève-toi et marche ! »


Incrédule, le bonhomme prend appui sur les accoudoirs, s’extirpe de son fauteuil, pose les jambes sur le sol et marche !


« – Aiò zitè ! Vous avez vu ? Je marche ! »


L’étranger au regard doux se déplace ensuite vers un autre habitué du café appuyé sur une canne blanche portant des lunettes noires qui sirote un Casanis !


« – En vérité je te le dis, ôte tes lunettes, ouvre les yeux et vois ! »


L’homme retire ses lunettes, cligne des yeux et recouvre la vue !


Le type à la barbe s’avance alors vers Toussaint qui a le bras en écharpe.


Toussaint recule, terrorisé :


« – Aò, aò ! Déconnez pas le pinzutu, Oh ! Je suis en arrêt, moi ! »


Celles de Simon Dominati puisée dans les Infos Corses du dimanche 4 Mai 2014


Le carburant du bucheron corse :


Son grand-père travaillait en forêt comme bucheron du lundi au vendredi soir pour une entreprise de Propriano et un camion le ramassait au passage à Lévie pour une destination du côté de l’Ospedale.


Il ne partait jamais sans sa bonbonne de vin. Le patron rendait de temps en temps visite à ses bucherons de manière inopinée. Un vendredi après-midi, installés à l’ombre, en attendant le camion de ramassage, le grand-père et l’un de ses collègues sirotaient les dernières gouttes de vin, directement au goulot de la dame-jeanne. Les surprenant dans cette posture d’oisiveté, le patron leur balança :


-           Si vous faites tous comme ça, je vais faire faillite.


-          Ô M. Dumè…, si vos machines fonctionnent au mazout, nous on marche au vin de Maria Barbara !   lui rétorqua le pépé.


Le patron, en bon Corse, apprécia la répartie.


Durite canal historique :


Un camion était tombé en panne juste devant le bar de Maria Barbara qui fournissait le village en vin. Le chauffeur affairé, la tête dans le moteur, tentait d’identifier la panne. Midi était largement passé lorsque, titubant, un client du café décidait de rentrer chez lui et s’approchait du camionneur. Intrigué, il lui montrait une durite et demandait : « C’est quoi, ça ? » L’autre déjà passablement énervé, se redressait et lui rétorquait : « Tu sais, ça c’est le tuyau qui est directement branché au tonneau de vin chez Maria Barbara !» D’un pas toujours mal assuré, sans demander son reste, le pochtron s’esbignait…


Histoire d’eau :


Il pleut même en Corse, et cette semaine-là il avait beaucoup plu pendant toute la semaine et ce n’était pas fini. Un villageois défunté devait être enterrée et la fosse était pleine d’eau. Les porteurs de la bière, quasiment seuls au cimetière, décidèrent de poser le cercueil dans le trou et d’attendre le lendemain, une éventuelle accalmie, pour le recouvrir de sa terre natale. Plantée devant sa porte, en dépit  des cordes descendant du ciel, une Corse à la langue bien pendue commentait « Vous avez vu, ils l’ont mis à tremper jusqu’à demain comme de la morue. »


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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 10:00

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« Rocardien un jour, rocardien toujours… » Hier notre cher Michel, 83 ans au compteur, répondait au journal La Provence de Bernard Tapie. Ce qu’il dit vaut, à mon sens la peine d’être lu avec attention. J’aime bien le début de l’interview, du Rocard pur jus, combien de fois nous l’a-t-il refait l’histoire du Congrès de Tours « La France est le seul pays d'Europe où le Parti socialiste s'est transformé en Parti communiste en 1920, sauf 20 % de minoritaires qui ont suivi Léon Blum. »


En voici un morceau :


Auriez-vous voté le programme de stabilité ?


M.R. : Nous vivons deux crises à la fois. L'une est institutionnelle. Nous avons des obligations budgétaires parce que nous appartenons à la zone euro. Ces obligations, Madame Merkel tient à leur respect parce qu'elle défend les intérêts allemands et une conception traditionnelle des choses. L'autre crise n'est pas seulement européenne, elle est mondiale. Le logiciel capitaliste s'est effondré. Et parce que nous maintenons l'austérité, Joseph Stiglitz et Paul Krugman, prix Nobel d'économie, lancent des SOS. Ils nous disent qu'il faut vivre avec du déficit et ne pas aggraver la récession. Alors oui, à l'Assemblée, j'aurais voté le programme de stabilité, mais avec une recommandation : « Ouvrez la bataille intra-européenne sur la doctrine économique ».


Vous êtes très alarmiste. « Si on continue, on pourrait avoir un nouveau Hitler », avez-vous déclaré !


M.R. : Je n'ai pas dit cela ainsi, mais pas loin. En tout cas, les crises produisent des gouvernements fascistes. En Grèce, aucun parti ne peut gagner une élection en promettant de respecter les clauses. J'attends avec intérêt le moment où la communauté européenne n'aura en Grèce, comme interlocuteur, que le chef d'état-major des armées, pour savoir comment on maintient l'ordre public, dans un pays qui ne peut plus s'en sortir ni faire d'élections.


Il faudrait faire sauter l'Europe ?


M.R. : Sûrement pas. Parce que stratégiquement, on en a besoin. Voilà pourquoi, malgré l'étranglement, j'aurais voté les mesures budgétaires en question. Mais il est prudent de dire, premièrement qu'elles ne peuvent pas ne pas avoir d'effet récessif, sinon un gros effet récessif, et deuxièmement que les keynésiens ont raison.


Le tout est ICI link

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