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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 06:00

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Le sieur Jérémie Couston, ci-devant journaliste cinéma à Télérama, cosignataire d’un opus le Glou guide 3 proposant uniquement de nouvelles cuvées, du premier guide de vins naturels dont toutes les bouteilles présentées sont à moins de 15 euros, qui d’ailleurs n’a pas commis depuis un bail un article sur les vins nu dans les colonnes de ce magazine très comme il faut, auquel je suis abonné depuis Mathusalem, aurait dû conseiller aux faiseurs de titre de ne pas nous embeurrer avec l’érection future d’un Grand Cru dans la modeste IGP Île-de-France, reconnue depuis le 19 mai.  

 

Glou guide 3

 

Faut arrêter de nous la jouer sur le mode petit sécateur de notre cher Hubert, pour qui sonnent les cloches, ou de La Romanée-Conti du joyeux Aubert, ce goût immodéré de la presse de racoler avec des titres, qui se veulent accrocheurs, me gonfle. Pourquoi pas un classement type Saint-Émilion, ça donnerait du grain à moudre à Me Morain.

 

Les vignes de Suresnes font partie des plus anciennes et importantes de la région.

Les vignes de Suresnes font partie des plus anciennes et importantes de la région.  © Florie Castaingts - France 3 Paris Ile-de-France

 

Bref, pour ne rien vous cacher, ce qui m’intéresse dans cette affaire, c’est qu’avec la libération des droits de plantation à venir cette petite IGP va « faire chier » (désolé je suis vulgaire) les champenois et mettre un peu de clarté dans les étiquettes parisiennes :

 

« Attention toutefois de ne pas se mélanger les étiquettes avec certains vins de négoce, comme c’est le cas du « Petit Parisien » vu en rayon chez Monoprix. Ces flacons en trois couleurs, s’ils sont bien vinifiés et élevés intra-muros (rue de Turbigo, 3e) par les Vignerons parisiens, viennent de grains cultivés en vallée du Rhône notamment. Ils ne remplissent pas le cahier de charges de l’IGP IDF. Idem pour ce « Don Paris », un blanc pétillant concocté par la Winerie parisienne à partir d’un cépage… corse ! »

 

 

C’est dire si l’IGP fait du bien, car elle garantit un vin produit avec 100 % de raisins franciliens. Et des perspectives de ventes meilleures en matière de prix et de notoriété.

 

 

Bravo aussi à Patrice Bersac, président du Syndicat des vignerons d’Île-de-France.

 

 

Un grand jour également pour Patrice Bersac, président du Syndicat des vignerons d’Île-de-France. « Il mérite une statue », lance Daniel Kiszel à l’adresse de cet ingénieur Arts et Métiers, vigneron lui-même à Provins.

 

 

« Cette IGP, commente sobrement l’intéressé, est une excellente chose, car elle est le seul moyen de valoriser le travail du vigneron en lien avec son territoire. »

 

 

Aujourd’hui, l’aire de l’IGP IDF concerne 404 communes des huit départements de la région, auxquels s’ajoutent l’Oise et une frange de l’Aisne et de l’Eure-et-Loir.

 

En chiffres :

 

Selon le Syvif (Syndicat des vignerons d’Île-de-France), la superficie plantée en Île-de-France avoisine les 100 ha, dont 20 ha de vignes en Seine-et-Marne, 34 ha dans les Yvelines et un 1 ha dans le Val-d’Oise. Auxquels s’ajoutent des plantations dans l’Aisne et l’Oise (IDF viticole historique). L’IGP pourrait couvrir 1 000 ha en 2030 | www.syvif.vin/  

 

Où les trouver ?

 

Cuvées blanc et rouge du Domaine Bois Brillant, en vente au caveau de Vigne EnVie, 30, rue de la Brosse, 77 Guérard | 15 €/bout. | Rens., visite, dégustation et atelier : 06 16 93 31 14. |

Cuvées 2019 blanc et rouge du Domaine la Bouche du Roi, en vente en ligne ou au chai, 14, rue Saint-Jacques, 78 Davron | 23 €/bout. | Visite du domaine (2 h, sur rés., 49 €/pers.) : la-bouche-du-roi.com/

 

|

Le Clos du Pas Saint-Maurice, en vente (11-14 €/bout.) à l’Office de tourisme, 50, bd Henri-Sellier, 92 Suresnes, du mar. au sam., 10h-12h et 13h-17h | Visites gratuites de la cave en présence du vigneron | Rens. : 01 42 04 96 75. |

 

 

Pour réserver sa bouteille de Clos Ferout : ICI

 

Enfin le sous-titre ne casse pas trois pattes à canard aussi :

 

Une Indication géographique protégée vient saluer le savoir-faire de vignerons qui ancrent une production de qualité dans la région.

Article réservé aux abonnés  6 minutes à lire

Pierre Pinelli

 

Publié le 30/09/20 ICI

 

Vendange chez Daniel Kiszel à Guérard (77)

Vendange chez Daniel Kiszel à Guérard (77)

Léa Crespi

 

18 mars 2010

Le Vin de Suresnes : le passé, le présent avec Chopin sous la baguette du maestro Perico Légasse ICI 

 

« Rien ne surprend davantage un amateur de vin d’aujourd’hui*, que le réputation des vins d’Ile-de-France au temps jadis » Vins d’Argenteuil, du Laonnois, de Marly, de Meulan, de Montmorency, de Pierrefitte, de Deuil, de Saint-Yon, étaient connus : on savait distinguer ces crus les uns des autres.

 

Au commencement du XVIIIe siècle, Paumier, médecin normand, qui a écrit sur le cidre et le vin, ne parle qu’avec enthousiasme des vins français, car c’est ainsi que l’on désignait les vins de l’Ile de France. Il va jusqu’à leur donner la préférence sur ceux de Bourgogne : « Tout ce que peut prétendre celui-ci, dit-il, quand il a perdu toute âpreté, et qu’il est en sa bonté, c’est de ne point céder aux vins français ».

 

Le vin de Suresnes était l’un des plus connus de ces vins français.

 

« C’est le premier vin, dit, l’Encyclopediana, qu’on ait vanté en France. »

 

8 janvier 2010

On m'dit que Périco Légasse fait le vin de Suresnes mais pourquoi diable le maire recherche-t-il un vigneron désespérément ! ICI 

 

Pour moi y’a un lézard quelque part, je lis dans le Télégramme de Brest que la ville de Suresnes « cherche vigneron désespérément ». Fort bien me dis-je, puisque tout le monde en parle, y compris les télés, c’est donc terriblement important comme info, même si les vendeurs de papier ou d'images nous servent tous la même tartine avec la même confiture dessus. Je cite le Télégramme : « A cinq kilomètres de la Tour Eiffel, Suresnes est à la recherche d'un vigneron pour s'occuper de ses 4.800 pieds de vigne, étendus sur un hectare, sur les pentes du Mont-Valérien. La grimpante rue du Pas-Saint-Maurice mène aux vignes municipales. Avec vue sur le Sacré-Cœur et la Tour Eiffel. Au milieu, un bâtiment moderne abrite la cave, réalisée d'après les plans de l'œnologue Jacques Puisay (sic).« Depuis dix ans, nous produisons dans les règles de l'art du vin, autorisé à la vente. L'Institut français du vin (sic) nous aide à constituer un dossier pour l'obtention du label d'Identité géographique protégée, souligne Jean-Louis Testud, adjoint au maire de Suresnes, en charge des vignes depuis 1983. »

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13 octobre 2020 2 13 /10 /octobre /2020 06:00

 

Un peu de géographie de la Vendée pour les Nuls :

 

  • Soullans c’est tout près de Challans dans le Marais Breton cher à René Bazin.

 

  • Olonne-sur-Mer c’est la « banlieue » des Sables-d’Olonne, sur la côte, souvent sauvage, qui borde le bas-bocage dont la Mothe-Achard est l’un des derniers patelins. Pour nous y rendre, en car Citroën, nous passions par Saint-Mathurin.
  •  

 

 

Souvenirs

 

Le beurre de la Tante Valentine baratté à la main dans un tarrasson de crème fraîche, salée au gros sel, posée dans sa dorne, égoutté puis tassé dans un moule en bois dentelé lui imprimant des petites fleurs, empaqueté dans du papier sulfurisé, stocké dans la garde-manger de la souillarde et mangé par votre serviteur sur des tartines de pain de quatre de chez Remaud au petit-déjeuner et au goûter avec des carreaux  de chocolat Poulain.  

 

26 octobre 2006

 

Le bon beurre de la tante Valentine...ICI 

 

 

 

Lorsque la sonnette de l'écrémeuse commençait à tinter, ma chambre était au-dessus de la laiterie, je savais que la crème allait commencer de s'épandre dans le tarrasson. La tante Valentine, préposée au beurre, après en avoir fini avec l'écrémeuse, déposait le tarrasson de crème au frais et lorsque celle-ci était raffermie, elle y jetait une poignée de gros sel, puis assise sur une chaise paillée, à la main, elle barattait avec un pilon de bois.

 

 

Tant que j’ai vécu au Bourg-Pailler je n’ai accepté de manger que du beurre de la tante Valentine ; à la Mothe-Achard il y avait le vendredi un marché au beurre sur la place des Tilleuls près de l’église Saint-Jacques où les fermières venaient vendre leur beurre aux négociants approvisionnant les BOF. Mémé Marie, qui vendait ses poulets au marché de volailles sur la place du vieux château, n’y a jamais mis les pieds, la charité chrétienne ne l’empêchait pas de dire que beaucoup étaient rances et que certaines y glissaient un peu de purée de patates, et c’était pure vérité.

 

Marie-France Bertaud c’est un blog :

 

UNE CUILLERÉE POUR PAPA ICI 

Texte de Marie-France Bertaud sur Face de Bouc ICI

 

 

Il faut que je vous parle d'un magasin à la ferme vraiment formidable. C'est à Olonne-sur-Mer et il s'appelle la Ferme de la Goulpière. C'était ma première visite, j'ai été conquise !

 

Voilà qui me conforte plus que jamais dans mon choix de faire travailler directement les producteurs.

 

La ferme de la Goulpière, c'est une affaire familiale. Parents, enfants, gendres... tout le monde s'implique avec passion et chaque génération apporte ses connaissances pour faire évoluer l'affaire, de manière positive, en gardant toujours les mêmes valeurs du départ, transmises par les parents.

 

Valeurs de la qualité du produit et du respect du client. Des produits certifiés "bio" depuis déjà belle lurette.

 

Donc, à la Ferme de la Goulpière, on y trouve de tout ou presque. De la viande de boeuf, du porc, de la volaille en direct de la ferme et transformés sur place.

 

Mais aussi des oeufs, du lait cru- on se sert directement à une "bonbonne" dans des bouteilles en verre consignées, ainsi que des laitages maison, des fromages excellents affinés dans une salle de halage à l'arrière du magasin et du beurre, du vrai moulé à la baratte ! Trop trop bon !

 

Et on y trouve aussi des fruits et légumes et produits d'épiceries provenant de producteurs locaux.

 

La qualité tient toutes ses promesses. J'ai préparé un énorme poulet fermier dont je vous donnerai prochainement la recette. je me suis régalée avec la crème chocolat.

 

Bref ! Je vous recommande chaudement cette adresse formidable à laquelle je consacrerai un article plus complet sur le blog, parce qu'elle le vaut bien.

 

Ferme de la Goulpière - route de Sainte-Clementine en direction de Sainte-Foy à Olonne-sur-Mer ICI

Les photos sont de Marie-France Bertaud

 

 

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 06:00

 

 

Dans mes vieux papiers, un papier de Valeurs Actuelles, à droite en ce temps-là mais avec panache, datant du 26 mars 2009 titré : Les années Pompidou.

 

 

En cadeau Bonux :

 

  • Un texte inédit d’Alain Peyrefitte

 

 

  • Un entretien avec la Marie-France Garaud

À lire !

Caillou-8379.JPG

La résistible ascension de Benoît H Marie-France Garaud, jeune et ambitieuse avocate, qui avait gagné la confiance de Pompidou en démêlant l’imbroglio de l’affaire Markovic (112)

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 06:00

Regards d'Antan sur les glaneuses

Dans le grand chaudron de Bruxelles, je fais référence ici au siège des institutions européennes, grenouille toute une faune au statut flou, conseils faux-nez de groupes de pression, professeurs autoproclamés, lobbyistes affichés, experts de tout et de rien, scientifiques de deuxième main, bons clients des restaurants, adeptes des petits cadeaux… Leur CV est vague, flou, prenons David Zaruk dit Le Risk-Monger, son blog, dans sa fiche Likedin il se présente ainsi en anglais (mauvaise traduction). ICI 

 

 

« J'ai toujours été un peu une anomalie - un Canadien travaillant sur la politique de l'UE, un universitaire travaillant dans l'industrie (ou un universitaire basé sur l'industrie), un philosophe moral faisant du lobbying sur les questions de l'industrie chimique, un non-scientifique représentant la position scientifique sur l'environnement problèmes de risque pour la santé ... J'ai attrapé le bug du risque lorsque j'ai participé à la mise en place de greenfacts.org - attirée par l'illogique justifiée de plusieurs de nos perceptions du risque. Après 12 ans de travail dans les débats politiques, j'ai décidé à la fin de 2006 de `` prendre ma retraite '' - me concentrer sur la recherche sur ces questions, donner des cours (lobbying européen, communication d'entreprise, relations publiques), proposer des sessions de formation et des prises de parole en public

 

Spécialités: Communication des risques sur la gestion des problèmes de produits chimiques, affaires publiques européennes, questions politiques transatlantiques, communication scientifique, éthique et recherche. J'écris un blog sous le pseudonyme: The Risk-Monger - une sorte d'approche de la mouche socratique envers les gens qui pensent tout savoir et sont prêts à tout dire pour gagner une campagne (certains me disent que c'est offensant).

 

Pourquoi n’indique-t-il pas qu’il a été actif dans les affaires publiques sur les questions chimiques depuis 1995 chez Solvay, Cefic & Burson-Marsteller ?

 

Pourquoi cette omission, est-ce un péché originel que d’avoir bossé dans les « affaires publiques », c’est-à-dire être un lobbyiste de l’industrie chimique auprès des décideurs publics ?

 

Y aurait-il une filiation directe avec son nouveau job clair comme du jus de chique ?

 

Je n’en sais rien, ce que je sais c’est que n’étant pas un « scientifique » je vais me faire claquer le bec par cette engeance qui se drape dans la science pour disqualifier ceux qui n’emprunte pas des voies dites conventionnelles. Je ne disconviens pas qu’en face il y eût des charlatans, des diseurs de bonne aventure, mais il y a aussi des gens qui font : c’est-à-dire des femmes et des hommes qui travaillent la terre, récoltent, vendent ou élèvent des animaux, en pratiquant des méthodes plus respectueuses de l’environnement. Leur avis vaut bien celui d’un bien assis, d’un bien nourri, qui n’a jamais fait autre chose qu’aligner des mots pour son employeur ou pour pondre des sentences sur un blog.

 

Ayant pratiqué cette population de propre sur eux lorsque j’étais assis dans mon fauteuil de directeur de cabinet du Ministre de l’Agriculture la seule expertise que je revendique est celle que leur brillante argumentation de l’époque s’est avérée fausse avec l’implacable réalité : ce sont eux aussi des vendeurs de vent et, après tout je préfère les vendeurs de rêves car contrairement à eux ils n’ont fait de mal à qui que ce soit. Je pense ici à la chlordécone.

 

L’outrance n’est jamais un bon signe lorsque le sieur Zaruk fait référence à Lyssenko il se disqualifie.

 

Mais, comme je suis bon prince, je livre à votre lecture sa libelle, pas très bien écrite, sans doute mal traduite (je plaisante), quand on tire à boulets rouges mieux vaut s’assurer que les minutions ne soient pas des pets de lapin.

 

.GLANEUSES

 

Comment l’agroécologie va affamer des millions de personnes

 

L’agroécologie est la solution lorsque les paysans n’ont pas d’autres moyens. Malheureusement pour elle, nous disposons de technologies qui peuvent facilement être appliquées pour résoudre les problèmes auxquels les petits exploitants sont confrontés.

 

Le monde est fait de soleil et de papillons, de roses et d’arcs-en-ciel. Si nous pouvons empêcher le Père Profit de violer Mère Nature, nous aurons ce monde dont nous avons rêvé… merveilleux, sans produits toxiques, plein d’amour, de paix, d’espoir et de bonheur.

 

C’est la maladie du rêveur qui sous-tend l’idéologie de l’agroécologie. Tout ce que nous avons à faire est de nous débarrasser du mal, de l’humain, et la nature nous fournira en abondance toute la nourriture et la subsistance nécessaires. Cette rêverie se fonde uniquement sur la conviction que la nature est incontestablement bonne et que l’Homme… eh bien… l’Homme n’a rien fait d’autre que de détruire la nature de manière insensée.

 

Mais dans sa promesse de justice sociale (déguisée en science écologique), l’agroécologie cache une sinistre faiblesse politique que le monde n’a pas vue depuis Lyssenko.

 

  • L’agroécologie prétend être une science ; ce n’est pas le cas.

 

  • L’agroécologie prétend qu’elle va nourrir le monde ; elle ne le peut pas.

 

  • L’agroécologie prétend qu’elle a les solutions que l’agriculture conventionnelle n’a pas réussi à trouver ; ce n’est pas le cas.

 

Les atouts de l’agroécologie sont l’activisme politique, des financements et un public qui veut croire à ses affirmations : trois éléments essentiels pour permettre aux zélotes imprégnés du dogme fondamentaliste de s’épanouir en dehors de la raison et des preuves.

 

Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

 

La suite ICI 

 

Le coin des risques : de Wakefield à Portier, protéger la méthode scientifique

 David Zaruk*

 

 La méthode scientifique est attaquée aujourd'hui sur au moins cinq fronts, ce qui porte atteinte à la réputation et à la confiance accordées aux preuves scientifiques et aux scientifiques eux-mêmes. La force de la « méthode » réside dans son approche auto-correctrice (avancement continu grâce à des outils tels que l'examen par les pairs, les analyses critiques de méthodologies, les tentatives de falsification (réfutation) et la validation de paradigmes par la résolution de problèmes). Nous constatons aujourd’hui des menaces qui sapent non seulement les progrès de la science et de la technologie, mais également la valeur même de la science pour la société.

 

La suite ICI 

 

 

 

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 07:00

 

Je n’écoute plus, le dimanche soir, Le Masque et la Plume mais il semblerait que les cookies du web, eux, s’en souviennent :

 

La Daronne avec Isabelle Huppert : film sans intérêt ou comédie qui fait la part belle aux femmes ?

France Inter publié le 21 septembre 2020

 

Qu'ont pensé les critiques cinéma du "Masque et la plume" du dernier film de Jean-Paul Salomé qui donne un rôle surprenant à l'actrice française habituée des films dramatiques ?

 

Avec Sophie Avon (Sud-Ouest), Pierre Murat (Télérama), Xavier Leherpeur (7ème Obsession), Éric Neuhoff (Figaro) et Jérôme Garcin (L'Obs).

 

Bien évidemment, je vous propose de lire les critiques qui apportent de l’eau à mon moulin, pour les positives cliquez ICI 

 

Pierre Murat : « Un film pas très bon, écrit pour Isabelle Huppert »

 

« Ce n’est pas très bon parce que ce film rappelle ce qu'il se faisait à Hollywood auparavant lorsqu’on écrivait des films pour une actrice : Bette Davis, Greta Garbo… Elles jouaient ce qu’elles voulaient dans l'histoire.

 

C’est le cas ici. Sans Isabelle Huppert, le film n'existerait évidemment pas. Elle fait donc tout pour qu'il existe avec elle. Elle a dû se dire qu’elle n’avait pas parlé une langue étrangère comme Marion Cotillard depuis longtemps. Elle a dû vouloir tourner à Barbès chez Tati… Et les autres n'existent pas. A côté, Hippolyte Girardot, qui joue un personnage c… comme la lune. Les dealers n'ont pas beaucoup de place non plus.

 

En résumé : ce film, c’est Isabelle Huppert qui parle arabe, qui se déguise, et met des lunettes noires.

 

Si vous êtes fan d'Isabelle Huppert, vous allez être contents parce qu'elle est présente de la première à la 85e minute. Et qu’elle une très grande comédienne. Mais si vous attendez du cinéma autre chose qu'un véhicule, comme on disait pour Bette Davis, Greta Garbo et maintenant pour Isabelle Huppert, vous risquez de la trouver un peu mauvaise.

 

Éric Neuhoff : « Un film sans intérêt où il ne se passe pas grand-chose »

 

« La Daronne n'a pas beaucoup d'intérêt. Mais d'un autre côté, si on pouvait être déçu par Jean-Paul Salomé, cela se saurait ! C'est ce qui manque à ce film. Quand on voit des choses comme celle-ci à la télévision, on se lève au bout d'un quart d'heure, on va dans la cuisine, on prend une bière, on revient s'asseoir sur le canapé. On s'aperçoit qu'il s'est rien passé de neuf. On se relève. On a envie d'une glace, le temps qu'elle fonde, il ne s’est toujours rien passé…

 

Isabelle Huppert joue une traductrice, entourée de demeurés dans ce commissariat. Elle écoute les conversations des truands qui lui disent que « leur cargaison de shit va arriver » qu’elle traduit par « ils ont du mal à garer leur camionnette ».

 

Isabelle Huppert probablement jalouse d'Isabelle Adjani qui s’est déguisée en berbère dans Le monde est à toi a dû vouloir faire la même chose pour l’enquiquiner.

 

Je ne vois pas du tout l'intérêt de ce film. Les clins d’œil sont lourds : quand ça parle de drogue dans le commissariat, on voit une affiche de Traffic de Steven Soderbergh…

 

C’est vulgaire. On entend la fille dire à sa mère « Comment dit-on se mettre un gros doigt dans le fion en arabe ? » Cela vous fait rire ?!

 

Isabelle Huppert s'appelle Patience parce qu'elle est née à dix mois. De la patience, il en faut pour regarder ce film-là jusqu'au bout."

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 06:00

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Le débat fait rage autour de la dérogation gouvernementale d’accorder aux betteraviers une dérogation pour l’utilisation des insecticides néonicotinoïdes interdits.

 

Dans la nomenclature du Ministère de l’Agriculture la culture de la betterave à sucre est une culture industrielle.

 

La betterave sucrière est une culture importante en France : en 2019, la production était de plus de 36 millions de tonnes (il faut y ajouter la canne à sucre des départements d’Outre-Mer), soit l’équivalent de plus de 5 millions de tonnes de sucre blanc équivalent. La zone de culture se concentre dans les Hauts-de-France.

 

La fin des quotas sucriers en 2017 avait généré une surproduction, que la demande croissante en sucre au niveau mondial n’avait pourtant pas pu absorber. Les betteraves servent en effet à produire du sucre blanc, en majorité expédié dans des pays de l’UE (Espagne, Italie, Royaume-Uni, Allemagne, et en Afrique de l’Ouest, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient).

 

 

Les néonicotinoïdes sont une catégorie d’insecticides utilisés en granulés, traitements de semence ou pulvérisation, mais principalement en traitement de semence: ils sont dits systémiques, car ils sont déjà présents dans les semences, ils vont attaquer la plante tout au long de sa croissance, mais une grande partie de la substance contaminerait les sols alentours. Ils sont neurotoxiques, et agissent sur le système nerveux central. Dès le début des années 90, lors de leurs premières autorisations, des inquiétudes fortes sur leur impact indésirable sur la santé des abeilles, du fait de la contamination des pollens que les pollinisateurs butinent. Ils représentent 25% des insecticides vendus dans le monde, la première catégorie de produits, et sont commercialisés par des géants de l’agrochimie, tels que Bayer ou Syngenta.

 

En 2013, suite à des évaluations, la Commission européenne décide un moratoire sur 3 substances (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxame) jusqu’en décembre 2015: sont concernées les traintements de semence et des sols, à l’exception des cultures sous serre, céréales d’hiver ou après floraison.

 

En 2016, en France, la loi dite pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages – mais ne s’agissait-il pas plutôt de cesser justement cette “conquête”? – interdit à partir de septembre 2018 l’usage des néonicotinoïdes et des semences traitées pour toutes les cultures extérieures, autorisant des dérogations jusqu’au 1er juillet 2020.

 

En avril 2018, suite aux réévaluations des données disponibles par l’EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments), la Commission européenne et les Etats membres votent l’interdiction de l’usage en plein champ des 3 insecticides mentionnés précédemment.

 

Le Ministère de l’agriculture prévoit d’utiliser l’article 53 du règlement européen portant sur les produits phytopharmaceutiques, qui autorise des dérogations en cas de “situation d’urgence”, et la mise sur le marché pour une période de 120 jours maximum de produits interdits, pour un usage “contrôlé et limité”, et en absence d’ “autres moyens raisonnables” permettant de maîtriser le danger.

 

Le ministère présente la seule autorisation des semences enrobées par les insecticides comme un gage de sécurité, contrairement à une autorisation des pulvérisations de néonicotinoïdes, qui entraînerait une dispersion des produits alentours, et potentiellement sur des plantes à pollen: or, on sait que l’enrobage des semences provoque quoi qu’il en soit une contamination persistante des sols, et que les substances ne connaissent pas de limites géographiques.

 

Le gouvernement a annoncé jeudi qu'il vise une modification législative à l'automne pour autoriser les agriculteurs à utiliser dès 2021 et jusqu'en 2023 maximum, sous "conditions strictes", des semences de betteraves enrobées d'un insecticide interdit depuis 2018, afin de "pérenniser" la filière sucrière française, malgré l'opposition des apiculteurs et défenseurs de l'environnement.

 

Betterave et néonicotinoïdes: faute de solution « plus d'industrie sucrière », plaide Pompili

 

« Malheureusement, aujourd'hui on ne peut pas, si on veut garder une filière sucrière en France, agir de manière durable en si peu de temps. Des semis vont être faits dans six mois, si on n'a pas trouvé de solution, ils ne se feront pas et donc il n'y aura pas de betteraves et il n'y aura plus de filière sucrière en France ».

 

« Les solutions pour qu'on n'ait plus à utiliser de néonicotinoïdes commencent à apparaître, mais ce sont des solutions qui prennent du temps », selon Mme Pompili. Elle a dit "regretter amèrement » qu' « il n'y ait pas eu assez de mesures claires" pour appliquer la loi bioversité de 2016 interdisant les néonicotinoïdes, qui s'attaquent au système nerveux des insectes, dont les abeilles.

 

« Comme il n'y a pas eu assez de recherches, assez d'alternatives, aujourd'hui on est dans le mur », a-t-elle expliqué. « Moi je veux bien qu'on dise: +on ferme les sucreries de France, pourquoi pas+ ? Le choix qui a été fait, c'est de les garder ces sucreries. Pour qu'on ait des betteraves, il faut qu'on en plante ».

 

Selon le ministère de l'Agriculture, il y avait urgence à agir sur la jaunisse de la betterave pour sauver le secteur qui en France, premier producteur de sucre européen, concerne 46.000 emplois.

 

Rendements les plus bas en 15 ans -

 

Derrière ce revirement s'inscrivent la survie et la pérennité de la filière agro-industrielle de la betterave à sucre, l'une des plus anciennes et des mieux organisées de l'agriculture française avec plus de 46.000 planteurs, et salariés dans les usines à sucre.

 

Lancée sous Napoléon 1er, la culture des betteraves a permis de garantir l'autonomie de la France en sucre depuis le XIXe siècle et ainsi d'échapper aux guerres commerciales de l'époque, notamment au blocus du sucre de canne importé des Antilles imposé par l'Angleterre.

 

Avec la relance du débat sur l'autonomie alimentaire du pays pendant le confinement, le nouveau ministre de l'Agriculture Julien Denormandie avait indiqué fin juillet que « jamais, jamais, jamais », il n'abandonnerait cette filière. Les planteurs touchés par la maladie devraient d'ailleurs être indemnisés, a indiqué le gouvernement.

 

La CGB anticipe cette année les rendements les plus bas depuis 15 ans: une catastrophe pour les usines françaises de sucre et d'éthanol, souvent situées dans le nord du pays, qui sont menacées de fermeture ou contraintes d'importer leurs betteraves.

 

Car de l'autre côté de la frontière, les planteurs belges, néerlandais ou allemands continuent d'utiliser les néonicotinoïdes, douze pays de l'UE ayant demandé et obtenu des dérogations.

Être tout miel (et tout sucre) :

 

Cette expression signifie séduire en étant d’une grande douceur. Elle caractérise une personne dont l’apparence est douce et gentille mais qu’on soupçonne d’être hypocrite.

 

Être mielleux

 

Cette expression a une signification similaire à “être tout miel”. Effectivement, une personne mielleuse, des paroles mielleuses, sont d’une douceur exagérée et hypocrite.

 

Faire son miel de :

 

L'expression signifie tirer profit d’une situation, se servir des matériaux, des documents que l'on a amassé. En effet, comme les abeilles qui profitent des fleurs pour fabriquer leur miel, une personne peut profiter d’une situation pour en tirer un bénéfice.

La filière de la betterave et du sucre présente un plan de transition pour les néonicotinoïdes ICI 

Ce « plan de prévention » comporte une série d’engagements qui doivent permettre d’« accélérer la transition » et de « protéger les pollinisateurs ».

Champ de betteraves sucrières

[BETTERAVES] PROGRAMME AKERUne diversité variétale élargie pour répondre aux défis de demain ICI 
   Terre-net Média
Alors que le contexte de la filière betterave-sucre est actuellement tendu, le colloque scientifique international, clôturant le 18 septembre dernier le programme d'investissements d'avenir Aker - Betteraves 2020 « L'innovation compétitive », a rendu un bilan très positif au terme de 8 années de travaux menés par 11 partenaires et une centaine de collaborateurs. Des variétés de betteraves plus performantes, issues de ce programme de recherche, pourraient être disponibles dès les semis 2025.
La production et la consommation de miel en France et dans le monde ICI
 

Cette semaine je vous propose quelques graphiques et cartes sur un produit symbole du petit déjeuner : le miel. Vous découvrirez ainsi quels sont les principaux pays producteurs et quelle est l’évolution de leur production, quelle est le niveau de la consommation dans les différents pays du monde, quels sont les principaux flux d’import/export.

 

NDLR : les cartes et les graphiques sont interactifs et il est donc par exemple possible de cliquer sur les pays et d’effectuer des recherches pays par pays, d’isoler un produit en particulier ou encore de choisir une année bien précise pour les graphiques…

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 06:00

 

Enfant je n’ai jamais mangé à la cantine, y’avait pas de cantine je rentrais manger au Bourg-Pailler. Ma première expérience de restauration collective je l’ai connue pensionnaire à l’école d’agriculture où le frichti n’était guère ragoutant mais parfois mangeable. Le summum du dégoût : les œufs durs aux épinards, genre dégueulis, qui m’ont fait fuir ce légume cher à Popeye pendant de longues années. Le restau U n’était pas un sommet de la gastronomie mais, comme j’avais de quoi faire la cuisine dans mon logement d’abord rue Noire (faudra-t-il la débaptiser ?) puis place Victor Richard, je préférais me gaver de pâtes et de sardines à l’huile plutôt que de bouffer des carottes râpées insipides et des steaks semelles en carton bouilli. Le sommet de l’horreur de la bouffe collective fut atteint lorsque je fis mes 3 jours à Blois pour le futur service militaire, je n’ai rien mangé, j’ai jeûné, la vision de l’andouille baignant dans une mer d’huile rance, l’odeur fade, la malpropreté, furent, hormis mon peu de goût pour l’uniforme, l’un des motifs de mon choix d’opter pour le service civil.

 

Au Ministère de l’Agriculture, la cantine de la rue Barbet de Jouy, gérée par une association du personnel, proposait du manger honnête. En 1981, j’ai fréquenté le restaurant des députés, au dernier étage du 101 rue de l’Université, où nos chers élus se restauraient bien pour pas cher. Puis ce fut la cantine de la SVF sur le port de Gennevilliers où, à mon arrivée il y avait 2 cantines, celle des propres sur eux, celle des ouvrières et des ouvriers, dans la première il y avait la table des cadres, les autres pour la piétaille. Nommé directeur du site, malgré les protestations des secrétaires qui ne voulaient pas poser leurs fesses sur les mêmes chaises que les ouvriers, j’ai unifié les 2 cantines et aboli la table des cadres. On y mangeait bien. Lorsque j’étais sous les ors de la République au 78, j’allais de temps en temps à la cantine, pas trop car les demandeurs de privilèges en profitaient pour me la jouer « monsieur le directeur ». Puis, lorsque j’ai gagné le gagatorium, j’ai mangé au restaurant d’entreprise de la rue de Grenelle géré par un des géants de la restauration collective. C’était propre et honnête. Enfin, pour clore cette litanie cantinière il y eut, suite à mon gadin en vélo, mon séjour de 15 jours en pneumologie de l’hôpital Cochin où l’ordinaire était triste, sans saveur, à pleurer.

 

DESSINS HUMORISTIQUE - HUMOUR DU JOUR ? POUR RIRE DE TOUT...(sans masque !)  - IL N'Y A PAS A SE TROMPER... C'EST ICI ! - C3V

 

Pourquoi mange-t-on si mal dans les cantines ou les restaurants d’entreprise ?

 

Pour faire court : les cuisines centrales, les appels d’offre obligés, la gestion concédée aux géants de la restauration collective.

 

Ce sont des usines à malbouffe gérée pour le plus grand profit des actionnaires, la santé publique, les PNN machin chose, les manger bouger, les 5 fruits et légumes par jours, de la poudre aux yeux dont les premières victimes sont les enfants, les urbains majoritaires, qui n’ont pas le choix.

 

Le livre noir des cantines scolaires

 

En 2018, dans Le Livre noir des cantines scolaires de Sandra Franrenet (Leduc.s éditions), l’autrice avait mené une enquête à la fois passionnante et effrayante sur les grosses machines qui font manger les enfants de la primaire au lycée : rupture thermique pas forcément respectée, trop de sucre, trop de gras, du bio du bout du monde, des plats obligatoirement servis avec de la sauce - pour ainsi mieux les réchauffer - mais où la sauce est pleine de produits innommables, du poisson pané (star des cantines depuis des décennies…) où le poisson n’en a plus que le nom, du gaspillage alimentaire avec des quantités délirantes dans les assiettes ou a contrario des enfants qui ont encore faim quelques heures après le repas et  toujours des politiques qui n’ont pas que cela à faire. Le livre faisait un constat déplorable de l’état de la plupart des cantines scolaires françaises.

 

La suite ICI 

 

Charlie Hebdo : les meilleures caricatures "vertes" du journal satirique |  Bio à la une

 

Marseille : Une journaliste mange un mois à la cantine... et ça fait peur ICI 

 

ALIMENTATION Pendant un mois, Valérie Simonet a mangé les plats préparés dans les cantines marseillaises, et en tire un documentaire qui interroge sur la nourriture servie aux plus petits

Mathilde Ceilles Publié le 25/09/20

 

La vérité sort-elle de la bouche des enfants ? Il y a un an, la journaliste marseillaise Valérie Simonet a voulu en avoir le cœur net. « Ma fille mangeait à la cantine depuis la petite section de maternelle. A partir du CE2, elle a commencé à se plaindre tous les jours. Elle disait que ce n’était pas bon, alors que ce n’est pas du tout une gamine difficile de ce côté-là. »

 

La journaliste a donc décidé de s’adonner à une drôle d’expérience : pendant un mois, à l’aide de complices dont elle protège l’anonymat, Valérie Simonet a récupéré dans des boîtes Tupperware le repas servi dans les cantines marseillaises. Elle a ensuite déjeuné tous les jours exclusivement ces mets et immortalisé l’expérience dans un documentaire, « Y avait quoi à la cantine », diffusée ce samedi sur Public Sénat. Une manière de faire le point sur ce « monstre français » qu’est la cantine marseillaise. Il s’agit en effet du « plus gros marché des cantines de France » détenu par un géant du secteur, l’entreprise marseillaise Sodexo, sous contrat avec la ville jusqu’en 2024.

 

Tout droit à la poubelle

 

Et le constat est sans appel : cette nourriture, parfois préparée des jours à l’avance dans une seule et unique cuisine centrale, est loin de séduire la journaliste, qui finit rarement son assiette. « Le soir, à 19 heures, j’avais super faim, confie Valérie Simonet. Je n’avais qu’une envie, c’était de me mettre à table. » Entre les omelettes caoutchouteuses conservées pendant dix-huit mois, la moussaka qui s’apparente plus à une bouillie sans goût et le riz aux poivrons qui n’a de poivron que la couleur, Valérie Simonet ne s’est pas vraiment livrée à une partie de plaisir. « J’avais un jour sur mon plateau une sorte de sauce marron crue étrange, raconte-t-elle. Je croyais que c’était une vinaigrette… Mais pas du tout, c’était une crème caramel ! »

 

Une expérience qui semble rejoindre le vécu de milliers d’écoliers marseillais. « Dans le cadre du documentaire, j’avais même interrogé des enfants à la sortie d’une école près de la Canebière, rapporte la journaliste. Ils disaient tous se jeter sur le goûter parce qu’ils avaient trop faim. Et de toute façon, il y a une donnée objective : en France, 30 % des repas servis par les cantines partent à la poubelle. Je suis allée faire les poubelles des cantines de Marseille, et elles étaient pleines. Même les SDF le savent, puisqu’ils étaient à côté de moi pour voir aussi dans ces détritus… »

 

« Il faut repenser les choses »

 

La journaliste souhaite à travers son documentaire ouvrir un débat sur la question des cantines, « un vrai enjeu humain, écologique et d’éducation pour sensibiliser les générations futures au bien manger. » « Aujourd’hui, à Marseille, la cantine est gérée par une société privée, une grosse machine dont le but est de faire du profit, note Valérie Simonet. Donc c’est une question de responsabilité politique que de confier ces tâches à des grands groupes privés. »

 

« Il faut repenser les choses, plaide Séverine Gil, présidente de l’association de parents d’élèves MPE13. Choisir le service de Sodexo, il y a quatre ans, c’était la solution de facilité pour gérer autant de repas. Mais ça a amené à un constat : ce qui est servi n’est pas bon. Il faut revenir à des échelles plus petites. »

 

Ce changement de modèle demeure toutefois compliqué, comme le note la journaliste, puisqu’il nécessite, entre autres, la construction de très nombreuses cuisines centrales sur Marseille. Une mesure que réclame dans le documentaire un certain Benoît Payan, alors opposant de gauche à Jean-Claude Gaudin. Aujourd’hui premier adjoint au maire, le socialiste assure vouloir respecter cet engagement, sans pour autant avancer de calendrier. « Nous souhaitons sortir de ce marché unique et on a commencé à travailler là-dessus », affirme-t-il auprès de 20 Minutes.

 

En France, les repas servis dans les cantines scolaires représentent près d'un tiers de la restauration collective.

 

Et 41% de ce marché de 21,1 milliards d'euros annuels, selon Gira Foodservice, est confié à des sociétés dans le cadre d'une gestion "concédée" plus économique, en vogue depuis 30 ans, au détriment de la gestion directe des cantines par les collectivités.

 

Filiale du britannique Compass, Scolarest, n°3 en France derrière les géants Sodexo et Elior, sert quelque 400.000 repas par jour dans 500 établissements scolaires, 

​​​​​​​

 

 

 

 

Les enjeux de la restauration collective en milieu scolaire Adopté à l'unanimité lors de la plénière du CNA du 4 juillet 2017 ICI 

Cantine

Cour des comptes - La restauration scolaire, un service coûteux et mal maîtrisé par les collectivités ICI

 

Avec 720 millions de repas servis en 2017, la restauration collective est un poste conséquent dans les finances des collectivités du bloc local. Un poste que celles-ci “appréhendent mal”. Principalement gérée en direct, la restauration peut-être confiée à un prestataire mais le contrat est “souvent défavorable”. Les collectivités subissent aussi un taux élevé d’impayés (6,4%). C'est ce que constate la Cour des comptes dans son rapport annuel public, consacrant un focus aux "services communaux de la restauration collective".

 

Sur le pont, la restauration collective redouble de précautions face au coronavirus ICI

Elior, Sodexo, Compass, présents sur les trois segments - scolaire, entreprise, santé - sont contraints de redéployer leurs forces vives. Les écoles sont fermées mais la demande explose dans le segment santé tandis que certaines industries restent des sites prioritaires.

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26 septembre 2020 6 26 /09 /septembre /2020 06:00

"Récolte des pommes de terre", par Jules Bastien-Lepage (1877).

Antoine-Augustin Parmentier Apothicaire royal de l’Hôtel des Invalides, sera le plus grand célébrant et cultivateur de la pomme de terre.

 

Patates et pommes de terre ! Histoire et expressions | Coop'ICEM

 

« À la Saint-Louis de 1784, il peut présenter au roi une vaste corbeille de tubercules choisis et un bouquet des fleurs de la plante. Louis XVI met à sa boutonnière une des fleurs, la reine en décore de plusieurs sa chevelure. La Cour renchérit sur la délicatesse du légume servi à la table royale.

 

Le roi octroie à Parmentier des terrains pour ses expériences, dans la plaine des Sablons. Des pommes de terre y viennent à point, des maraudeurs vont en déterrer, s’en régalent tant que les barrages sont forcés par la foule. Quand les gardiens annoncent ce coup de force à Parmentier, au lieu de s’en fâcher, il exulte de joie et leur donne des pièces d’or pour la bonne nouvelle. »

 

Mais d’où vient cette petite patate ?

 

couverture

 

Jean Follain dans son petit opus Célébration de la pomme de terre en retrace les origines et l’histoire, à travers les continents et les siècles.

 

« Née au Pérou sur les plateaux des Andes qui firent partie de l’Empire des Incas, la pomme de terre s’y trouve encore dans son premier aspect, celui de ces minuscules boules rondes veinées d’orange que j’ai vu vendre sur le marché de Pizac.

 

Au temps de Pizzare, un conquistador envoie quelques tubercules de « PAPA » au roi d’Espagne, celui-ci en fait cadeau de quelques-uns au pape. Charles de l’Écluse, savant français, peint méticuleusement une planche botanique de la plante qu’il baptise taratoufli : petite truffe. »

 

Fichier:Aquarelle de Clusius représentant un plant de Taratouffli  (1588).jpg — Wikipédia

 

Olivier de Serres (1539-1619), l'un des pères de l'agriculture française, au retour d'un voyage en Helvétie, ramena quelques plants de « cartoufle », comme on l'appelait alors. En 1613, la pomme de terre fut même servie à la table du jeune roi Louis XIII qui ne l'apprécia guère. Et, pendant longtemps, ce légume fut cultivé uniquement comme plante ornementale.

 

« Une pharmacopée, parue à Toulouse en 1614, fait état de ces « racines rondes, blanches, tant dehors que dedans, et tendrelettes qui venues à perfection, se couvrent d’une membrane menue et déliée ».

 

« Les premiers, des religieux d’un hôpital sévillan offrent en mets à leurs malades des pommes de terre acquises à des colons d’Amérique »

 

« Dans le premier quart du XVIIIe, la pomme de terre s’implante en France dans l’Est : Franche-Comté, Bourgogne et Lorraine. Elle ne manque pas de détracteurs. Un ouvrage intitulé L’École des Potages, en 1748, l’appelle le plus mauvais des légumes. Quant à l’académie de Besançon, elle en interdit la culture, prétendant qu’elle amène la lèpre. »

 

Et Parmentier vint.

 

Antoine Parmentier, en habit d'académicien et portant la Légion d'honneur. © DP

 © DP 

La citation-titre est extraite de son Traité sur la culture et les usages de la pomme de terre, de la patate et du topinambour, où il souhaite de voir les vignerons, « au lieu de se nourrir d’un pain grossier d’orge, de sarrasin et de criblures où domine l’ivraie, mettre au pied de leurs ceps des pommes de terre », et de préciser « que cette plante ne craint ni la grêle, ni le vent, ni la coulure, ni les autres accidents arrivant à nos champs et vergers ».

 

Dans la postface du petit livre de Jean Follain, Élodie Bouygues présente Jean Follain comme un « poète des splendeurs minuscules et grand ordonnateur du sacré dans la marche des jours » qui « considère sa vie durant la cuisine comme u art et le sceau des civilisations. Se résolvent en elle l’industrie humaine, l’imagination, l’inépuisable pouvoir des métamorphoses, la mémoire et ses alambics, le désir et la quête éperdue de la beauté. »

Pomme de terre — Wikipédia

Sans la pomme de terre, la face du monde aurait changé ICI

Le légume préféré des Français : La pomme de terre, trésor du Pérou - Le  Petit VendomoisPomme de terre - L'incroyable épopée, des Andes à Versailles - Herodote.netFichier:Louis XVI et Parmentier.jpg — Wikipédia

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 06:00
Détail de «La Bataille de Marignan», par Fragonard.

 

C’était au temps où en Histoire nous apprenions les dates de grandes batailles que nous récitions sur le mode recto tono, c’est ainsi que 1515 Marignan – j’ignorais que ce lieu se situait dans le duché de Milan actuelle Lombardie, tout comme j’ignorais que l’Italie n’existait pas en tant qu’État à l’époque – fut gravé dans ma mémoire.

 

Je ne suis pas le seul, Antoine Bourguilleau pose la question :

 

Marignan 1515, c'est quoi, déjà?

 

 

12 septembre 2015

 

Rares sont les Français à ne pas connaître cette date, mais tout aussi rares sont ceux qui peuvent décrire le déroulement de cette bataille. Pourquoi est-elle restée gravée dans l'inconscient collectif ? ICI

 

Le 25 janvier 1515, François Ier accède au trône après la mort de son cousin Louis XII, Valois-Orléans. François Ier a en effet épousé Claude de France, la fille aînée de Louis XII, qui a eu des héritiers mâles, mais dont aucun n’a vécu plus de quelques jours. À son sacre, François Ier est un jeune homme de 20 ans, véritable colosse de près de deux mètres de haut, plein de vigueur –mais l’esprit un peu brouillon.

 

Dès son avènement, une de ses obsessions, comme ses deux prédécesseurs, Louis XII et Charles VIII, c’est l’Italie. La péninsule, qui ne sera pas avant longtemps un pays, fascine par son dynamisme et sa richesse. Les Français y ont déjà conduit des opérations militaires. Mais chacune des campagnes s’est peu ou prou soldée par un échec.

 

Par son arrière-grand-mère, François a des droits dynastiques sur le duché de Milan. Il aimerait les faire valoir et pourquoi-pas, étendre ainsi les terres du royaume de France au-delà des Alpes. Au printemps 1515, il assure ses arrières en établissant des traités de paix avec ses voisins. Il a pour seule opposition celle du duc de Milan, Maximilien Sforza qui, très étonnamment, n’a absolument pas l’intention de céder son duché! Il peut, pour se défendre, compter sur ses alliés des cantons suisses et sur celui, théorique, du Pape.

 

 

Les Suisses, les durs à cuire du XVIe siècle

La discorde règne chez les adversaires de la France

La bataille

Ses conséquences

Une histoire militaire déconsidérée depuis 1945

 

François Ier, vers 1527, par Jean Clouet.

 

L’intérêt scolaire que l’on porte à François Ier remonte aux années 1880

 

Pascal Brioist, historien

 

C’est déjà parce que l’histoire militaire n’a plus très bonne presse en France. «Le désamour pour l’histoire militaire vient de l’Ecole des Annales, dans les années 1930, explique Benjamin Deruelle, maître de conférence en histoire moderne à l’Université de Lille 3. Par rejet notamment des méthodistes, on ne veut plus entendre parler d’"histoire casquée".» Un tournant à lieu dans les années 1960 et 1970. Benjamin Deruelle poursuit:

 

«Après la Seconde Guerre mondiale, la guerre a moins bonne presse dans les circuits scolaires. Il y a un changement aussi avec les années 1970 et les guerres de décolonisation. Le concept de "guerre propre" apparaît. Et au niveau universitaire, on s’intéresse davantage à l’histoire des foules, des masses ou des marginaux, et plus tellement à celle des élites. Dans le secondaire, on préfère que les élèves apprennent la Renaissance de Botticelli et de Vinci plutôt que celle des guerres d’Italie.»

 

Mais si les Français ne connaissent plus que le nom et la date de Marignan, tel n’a pas toujours été le cas. Pascal Brioist, professeur des universités et membre du Centre d’études supérieures de la Renaissance, évoque l’utilisation républicaine de la bataille pour en arriver à des conclusions voisines de celles de Benjamin Deruelle:

 

«L’intérêt scolaire que l’on porte à François Ier remonte aux années 1880. La France vient de subir une cuisante défaire militaire face à la Prusse en 1870, il faut donc redorer l’honneur national. On met alors en avant les figures de Bayard et François Ier. Ce mythe est très représentatif de l’école de Lavisse. Il y a une rupture ensuite avec les années 1960 où l’on sort de l’histoire nationaliste: dans l’Union européenne, plus question de célébrer une France va-t-en guerre. Aujourd’hui, en seconde, on n’étudie plus l’histoire de Lavisse, on ne fait plus d’histoire des batailles.»

 

La mythologie de Marignan

 

Est-ce à dire que l’on a tort ?

 

Pas forcément, estime Pascal Brioist, car ce qui était autrefois véhiculé était de l’ordre de la construction mythologique. Par exemple avec Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche, qui adoube François Ier sur le champ de bataille:

 

«Au XVIIe siècle, c’est en plutôt la figure de Bayard que l’on glorifie. Sous la Révolution aussi: on ne va pas glorifier un roi à cette période. En revanche, pendant la Restauration, François Ier a une bonne image. Louis-Philippe va d’ailleurs commander un tableau de la bataille à Fragonard pour la galerie des Batailles à Versailles.

 

Le mythe de François Ier repose en grande partie sur sa force physique. Il mesure deux mètres, il se rêve en Alexandre le Grand, il est âgé de seulement 21 ans, c’est l’archétype du jeune roi guerrier. C’est aussi un roi qui a une image raffinée, il initie la France à la Renaissance, aux arts et crée une Cour de France.»

 

Benjamin Deruelle surenchérit:

 

«Le mythe de François Ier naît aussi de la littérature. Son rôle est de donner une image du roi aux sujets, et en l’occurrence, une image de roi guerrier. Le Moyen Age et la Renaissance n’ont pas du tout la même chevalerie, on va donc adapter la chevalerie à l’époque. Les rois en ont conscience, ils ont conscience du pouvoir de l’écrit et du verbe. Par la littérature, le roi doit être montré comme le meilleur chevalier du moment.»

 

Un pur produit de propagande?

 

La suite ICI

 

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 06:00

 

L’énumération de ces grosses bourgades ne doit rien évoquer pour vous alors que pour moi elles sont des scories de ma jeunesse passée au Bourg-Pailler à la lisière du bas-bocage.  

 

  • Les Ursulines de Jésus de Chavagnes-en-Paillers ICI 

 

 

  • Durant la première guerre de Vendée, le 2 février 1794, Charette met en fuite le général Joba et culbute le général La Chenaie à la bataille de Chauché, leur infligeant de lourdes pertes.

 

  • Le Poiré-sur-Vie est située dans le bocage vendéen, sur un promontoire dominant la Vie.

 

  • Enfin, Saligny, la patrie des grands-parents maternels de mon  vieux pote Dominique Remaud où nous allions le dimanche, le grand-père boulanger recevait des lettres de Gaston Chaissac qui habitait alors Sainte-Florence-de-l’Oie où Camille son épouse est institutrice à l’école publique.

 

Reste les mogettes ! mojhette ou mojette…

 

1 août 2011

La mogette de Vendée se la pète grave dans la haute cuisine ICI 

 

Sème à la Saint-Didier et tu récolteras un plein panier.

 

Anthony et Freddy Lardière, 2 frères agriculteurs du Gaec Le Parpounet, à Chavagnes-en-Paillers, ICI respectent chaque année l’adage, « à peu de jour près », lors de la semaine de l’ascension.

 

Dans leurs champs, 22 ha sont entièrement dédiés à la mogette. 6 autres ha permettent de faire pousser des cocos, des flageolets et des haricots rouges.

 

« La mogette est une histoire familiale chez les Lardière. « Quand on plonge dans les archives, on voit que la mogette a toujours été cultivée sur nos terres. On remonte au début des années 1800, mais à cette époque, chaque famille cultivait pour sa consommation personnelle. Ce sont mes grands-parents qui, dans les années 1980, ont commencé à la commercialiser. »

 

Fin août c’est le temps de la récolte de mogettes se termine : 70 tonnes sont prêtes à être dégustées.

 

Anthony Lardière sort la calculatrice et pianote. « Une portion de mogettes, c’est 60 grammes. Là, avec ce qu’on a récolté, on peut remplir plus de 1 100 000 assiettes », s’amuse-t-il. Les clients sont là. « C’est la première fois que nous en faisons autant, mais c’est sûr, on ne pourra pas faire plus ! »

 

Pour en arriver à ce résultat, il y a un sacré travail en amont. Les haricots sont des légumes exigeants. « Une expression dit que pour faire pousser des haricots, il faut aimer haricoter »

 

Dictionnaire Du Monde Rural Les Mots Du Passe de Marcel Lachiver | Rakuten

 

Les mots du passé Marcel Lachiver

 

 

« Une fois les semis réalisés, vient le temps des binages, « environ quatre pendant la période de pousse car on est en agriculture raisonnée, on n’utilise pas de produits phytosanitaires. » Puis l’irrigation, « qu’il faut réaliser régulièrement, six à sept fois. » Mi-août, généralement, « on arrive à la période des demi-secs ». Le coup de jus arrive quelques jours plus tard, « selon l’ensoleillement, plus ou moins rapidement » avec l’arrachage : « On coupe les racines des plantes pour enlever la sève. Le grain va alors finir de sécher ». L’andainage est peut-être le moment le plus délicat, très dépendant de la météo : « On récupère six rangs coupés pour n’en faire qu’un seul. Il suffit d’une pluie ou de trop d’humidité pour tout recommencer ». Viennent ensuite le battage, puis le triage avant que les mogettes ne soient mises en sachets. »

 

Pourquoi la mogette pousse-t-elle si bien ici ?

 

« C’est grâce au type de sol. Nous avons de la terre de limon, de la terre des landes, très poussiéreuse. » Des terres douces qui font « la tendreté du haricot », mais aussi sa couleur, très blanche. « Faites pousser de la mogette dans le sud de la Vendée, où la terre est plus argileuse : le grain sera plus dur, plus difficile à cuire, et il sera gris. »

 

Voilà c’est dit, il ne vous reste plus pour votre petit déjeuner qu’à trancher une belle tartine de pain de quatre, à l’embeurrer avec du beurre salé avant d’y déposer une couche de mogettes tièdes ou froides ICI ; un p’tit verre de vin qui pue pour faire couler la miette est conseillé pour donner de l’urticaire aux pisses-froids modèle déposé, type Stéphane Derenoncourt, le pompier pyromane, l’invité du François-Régis, l’idole des papy-boomers, pour causer du Bordeaux-bashing

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