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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 00:09

  

À 56 balais le Jean-Louis Aubert boosté, transcendé par une formation exceptionnelle de 10 instrumentistes, le mercredi 27 avril lors de sa première au Zénith, nous a offert plus de deux heures de grand bonheur. Quelle vitalité ! Quel respect pour son public ! Qui a dit que les Français ne savaient plus s’assembler, exulter, danser ? Ce soir-là, toutes les générations étaient présentes et nul ne se souciait de la couleur de la peau ou des croyances de son voisin. Moi j’ai fini la soirée en état quasi-liquide heureux comme un bienheureux. Et que les grincheux ne viennent pas me bassiner sur le thème « tu te la joues jeune pépé ! » Rien à cirer, je préfère passer l’arme à gauche en dansant plutôt que de vivoter en pestant contre l’air du temps !

 

Aubert fait parti de notre patrimoine et j’ai osé dans mon titre lui accoler l’appellation climat car j’en ai plein le cul de tous ceux qui captent abusivement nos héritages populaires. Ras-le-bol des ratiocineurs télévisuels, des poseurs professionnels, des héritiers d’une France rance, des qui ont la trouille de tout et de rien, des bonnets de nuit, pour moi la vie c’est aussi vivre, boire et chanter car c’est bon pour la santé ! Le gars Jean-Louis nous en a offert pour notre argent, il n’a pas lésiné pour nous offrir un vrai spectacle, un truc qui te fait sortir de ta coquille, léviter au-dessus de tes baskets, en être, communier, chanter, swinguer, ne pas vouloir que ça s’arrête. Papy Rocard du haut de ses 80 balais a raison  « Il faut chanter, lire, jouer de la musique… Notre époque a perdu le sens de la fête. »

 

Un petit mot de la formation qui entoure Jean-Louis Aubert. On la sent proche de lui, sensible, délicate, soucieuse de son univers, efficace sans surjouer, homogène, talentueuse, amicale, indispensable. 3 guitares, deux batteries, une section de vents : saxo, trombonne, trompette, une basse et claviers, dans une interview Aubert déclare qu’il « avait envie de tout avoir, comme un enfant gâté. Et ça fonctionne très bien. » Je confirme car l’enfant gâté nous gâte, pour preuve ses deux batteurs qui, loin d’être redondant, se marcher sur les baguettes, se complètent. « Entre Richard Kolinka et Denis Bénarrosh, j'ai vraiment deux styles que j'aime. Richard est très explosif et Denis est très fan de New-Orléans, de Jamaïque, de choses un peu douces. » Bien d’accord avec toi Jean-Louis.

 

Et puis Aubert est un tendre, c’est si rare dans ce monde de brutes. Il dit simplement les choses « Si c'était ma dernière journée, qu'est-ce que je ferais ? Il y a beaucoup de choses qui sont importantes, mais pas urgentes, alors on ne les fait jamais : prendre soin de soi, des gens qu'on aime, se réconcilier avec quelqu'un avec qui on s'est fâché depuis longtemps. » Comme l'écrit Sylvain Siclier dans son papier du Monde «Les textes d'Aubert chantent souvent l'amour et la fraternité sans aller par quatre chemins. Cela va avec le timbre toujours adolescent de sa voix, dont la justesse n'est, chroniquement, pas la première des qualités. On le sait, mais la fougue fait passer ses faiblesses.» Pour sa première notre Aubert a chanté juste et toujours avec la même fougue

 

Merci Jean-Louis : continue !  

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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commentaires

Luc Charlier 17/05/2011 18:40



Aïe, aïe, aïe : un tabellion, quand cela commence à écrire, cela laisse filtrer des secrets.


Sylvie, au secours, il veut glisser son corps brûlant entre nos articulations douloureuses !


En outre, savez-vous que Jean Sanders possédait un appartement à Ostende (patrie du chanteur Arno, à 20 km du lieu de naissance de ma
mère), qu’il s’y rendait aux commandes de son bimoteur personnel et que nous avons un ami commun : Herman Van Landuyt, le patron maintenant à la retraite du laboratoire de microbiologie au
CHU de Bruges (AZ Sint Jan) ?


It’s a small world indeed.


Simple précision, si le Roquefort fermier fut effectivement acheté jeudi dernier chez le producteur et dans l’aire d’appellation - il
s’agit de la maison Yves Combes, à Roquefort-sur-Soulzon - mais le lait est collecté chez 16 producteurs près de Rodez, et transformé à la laiterie « Les Farguettes » avant d’être mis
en cave à Roquefort.



daniel chérel 17/05/2011 17:31



Il me semble Sylvie et Luc que vous accaparez la toile. Comment placer un commentaire avec vous : ça devient difficile.... et on est loin de JL Aubert. Aujourd'hui  17 Mai,  je vais
essayer de me glisser , si je puis dire, entre les deux intervenants  patentés, entre mais quand même plus près de Mémée Cad. D'abord je n'ai pu intervenir plus tôt. Hier j'étais dans la
Coume Majou qu'il a fallu gravir, coincé dans un 4x4, coincé entre la maman de Luc et un faux tonton. Christine, privilégiée, était "confortablement "installée sur le plateau du 4X4 les mains
crispée sur le ridelles pour ne pas être éjectée à chaque cahot. Même si c'est dur de se déplier en sortant du tape cul, quel bonheur de se retrouver au milieu de ces vignes entourées de
garrigues. La barrakafrites de Luc c'est la nature et quelle nature avec une table et fauteuils type grosfilex, cailloux pour empêcher la nappe d'être emportée par la tramontane. Et sur la table
côtes de porc, saucisses, ventrêche cuites sur la braise de ceps, le tout arrosé des vins du maître des lieux, roquefort apporté de Roquefort quelques jours avant et fraises à la façon de
Christine avec pour terminer le Maury maison. Un vrai régal sous le soleil. Quant à l'accueil du Belge .. et de Christine il n'a d'égal que la "chaleur" des vins bus. Il est certain qu'en termes
dithyrambiques Luc évoque son repas à la barrakafrites de Sylvie. Pélerinant il y a quelques années entre le Puy et Conques j'ai mangé un aligot  au Compostelle. Je sais maintenant que j'y
reviendrai pour essayer le gastro  de Pépé Cad. Pour parler du chemin et du Haut Bailly (vanté et combien par Jacques, je suis d'accord avec lui même si je n'aime pas le terme d'élégant pour
un vin) j'ai marché de Saint Jean Pied de Port à Saint Jacques de Compostelle, sur le Camino Francès (en Espagne) avec la  fille (ou petite fille) de M. Sanders. C'était en 1997, la vente du
domaine en indivision était déjà en préparation.    



sylvie cadio 15/05/2011 23:19



Je vous signale, quand même, que J-L Aubert s'en tape, et c'était quand même le sujet du jour... enfin moi, j'dis ça...



Luc Charlier 15/05/2011 22:16



Oui, Jacques, tu remarques que je te rejoins totalement sur ce point, depuis le tout début.


Je me suis permis de poster chez Michel Smith (5 du vin) – un peu hors sujet – le petit envoi satirique que j’avais pondu.


La vraie question n’est pas un débat d’hommes (pour ou contre DSK), elle est celle de la qualité de l’information, de l’influence du
pouvoir sur l’être humain et de l’autre info – certainement plus importante pour l’humanité – qu’on cherche à occulter par ceci, qui reste parmi les « faits divers », qu’on le veuille
ou non. S’il s’agissait de Johnny Halliday ou de Mike Tyson, les commentaires seraient plus goguenards et moins méchants, alors que cela ne changerait en rien la qualification des faits.


Et comme Léon restera Léon, je rappelle que les communiqués de la radio nationale française officielle (France Bleu, membre de Radio
France) situaient ce matin les faits reprochés dans « la plus belle suite » de l’hôtel Sofitel de NY. Mon seul désaveu – actuellement – s’adresse à un candidat de gauche qui juge utile
de descendre dans une telle suite. Je pense qu’une chambre « deluxe » du même hôtel aurait permis un repos de qualité suffisante à préparer la rencontre qui devait avoir lieu avc Mme
Merkel, le rendez-vous suivant sur l’agenda du président du FMI, toujours d’après les sources officielles de l’AFP, càd l’agence Reuters ou Associated Press, les organes du grand capital
occidental.


Mon éthique – criticable – autorise facilement un homme qu’on dit brillant et grand travailleur à faire quelques kilomètres dans la
Porsche d’un ami, à s’attabler chez Gagnaire de temps en temps ou à passer des vacances aux Seychelles s’il le souhaite (par exemple), surtout sur ses propres deniers. La suite newyorkaise me
paraît « over the edge » mais qui suis-je ?


La gauche ne doit pas tomber dans le paupérisme ridicule, mais quand on prétend adhérer à une volonté d’équité, on commence par mettre
ses actes en accord avec ses mots. Les blue jeans et les baskets n’ont jamais signé l’honnête homme, mais Smalto ne rime pas avec prolo, ni Weston avec redistribution.



sylvie cadio 15/05/2011 19:55



On l'adore déjà Luc charlier (je ne parle pas trop de moi à la 3ème personne -quoique -  je préfère l'équivalent du neutre des gens d'Outre-Rhin). Je te répondrai en mail parce que là,
le père Berthomeau va nous faire une vraie maladie. Et il aura raison, ce n'est pas le lieu adequat



JACQUES BERTHOMEAU 15/05/2011 20:10



Non, non ça ne me dérange pas du tout tant que l'on ne galvaude pas la présomption d'innocence  tout me va



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