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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 00:09

 

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Les vins en GD et HD ça existe, pester, vilipender, rejeter, est une posture commode, sympathique qui ne fait guère avancer la seule question qui vaille : comment aider madame et monsieur tout le monde à mieux acheter son vin ? Se contenter du yaka aller chez un bon caviste relève de la pure incantation car bien évidemment nos chers conseilleurs exhautent aussi les grosses chaînes de cavistes. Ne parlons pas de l'Internet, en dépit d'un taux de progression intéressant, ce mode d'achat reste encore très minoritaire.


En cette période de Foire aux vins y'en a que pour la GD et beaucoup de piou-pious ou de vieux chevaux de retour du Web en profitent pour se goinfrer. Faut bien vivre, mais pour moi la question n'est pas là. Si les circuits de distribution sont ce qu'ils sont ce n'est pas par le pur effet du hasard mais parce qu'ils se calent sur l'évolution des modes d'achat des consommateurs. On peut le regretter, faire comme moi ne pas y aller, mais si l'on souhaite faire évoluer les choses dans une nouvelle direction ou vraiment défendre l'intérêt bien compris des consommateurs tout en promouvant une juste rémunération des vignerons, il faut plaider pour que tous les distributeurs de vin fassent leur métier.


Sur ce plan-là la GD a tout faux avec ses murailles de vin illisibles, monstrueuses et l'absence de conseils au jour le jour. Très peu de progrès ont été fait en ce domaine, la GD privilégie les volumes, n'innove guère et se contente de se faire de la pub sur le dos des vignerons avec son tam-tam des Foires aux vins. Le conservatisme règne en maître chez les acheteurs de la GD, ils sont passés, à quelques exceptions notables comme celle de Monoprix, à côté de tous les grands mouvements qui ont marqué ces 10 dernières année se contentant de vampiriser les tendances. Bien sûr, nos chers Grands épiciers font des gouzi-gouzi aux blogueuses et aux blogueurs pour faire joli et sortir de leur ringardise.


La débauche de moyens de communication de la GD au moment des Foires aux vins n'est que de la poudre aux yeux pour masquer la pauvreté du quotidien de la vente de vins dans leurs rayons. Et pourtant, il y a tant à faire pour sortir la présentation des vins de son triste sort mais ça couterait des sous aux grands défenseurs de notre porte-monnaie et ça rognerait un peu leurs marges. Le rayon vins est encombrant mais prescripteur et les barons de la GD ne font que profiter de l'appétance passagère des grands médias audio-visuels pour les Foire aux vins pour se faire de la notoriété à bon compte. Le vin au quotidien ils s'en tamponnent le coquillard. Monsieur et madame tout le monde poussant son caddie face à la muraille de vins ce n'est pas leur problème vu qu'ils engrangent un max au moment des fameuses foires aux vins et leurs soi-disant bonnes affaires pour amateurs de vin.


Je milite depuis toujours sur cet espace de liberté pour l'extension du domaine du vin et, bien plus que les fatwas contre la GD et les chaînes de cavistes, il me semble que la qualité du service est le principal marqueur indispensable de ce combat. Le vin en France est maltraité, pas seulement par la loi Evin et les hygiénistes mais par certains de ceux qui le vendent en grande quantité. L'amour c'est tous les jours, pas seulement, pendant quelques jours, deux fois par an.


Pour clore mon antienne, une fois n'est pas coutume, je vais chanter les louanges de notre Gros Gégé made in Belgique. En effet, selon Nord-Eclair Belgique à Tournai: l'Espace Depardieu ouvrira en novembre link


« Le dossier est finalisé ! Gérard Depardieu a acheté l’ancien Espace Pic-Puce et ouvrira l’« Espace Depardieu » en novembre. Une aubaine pour la ville de Tournai et sa première échevine Marie-Christine Marghem qui se bat depuis des mois pour rendre vie à l’hyper-centre tournaisien.

Cette fois, ça y est, l’acteur Gérard Depardieu est officiellement propriétaire de l’ancien espace Pic-Puce au 20 de la rue Curé Notre-Dame dans le centre de Tournai. Les travaux pour y aménager un espace dégustation sur le thème du vin débuteront ce lundi et l’inauguration aura lieu en novembre en présence de l’interprète d’Obélix.

Gérard Depardieu devient un atout de plus pour le tourisme tournaisien. «  Son espace dégustation se trouvera à côté de l’office du tourisme, du beffroi, du piétonnier et il offrira une vue magnifique sur la cathédrale (...) Gérard Depardieu s’insère dans le tissu tournaisien. Il sera d’ailleurs très souvent présent dans son établissement. C’est un indépendant qui va s’investir pour la réussite de son commerce en plein centre historique alors qu’il aurait très bien pu faire ça ailleurs ». L’établissement se nommera l’« Espace Depardieu » et on y trouvera, bien évidemment, ses vins, mais aussi un rayon d’épicerie fine où dénicher des produits rares pour préparer des recettes à la maison.  «  Je peux vous dire que Gérard Depardieu a d’autres projets pour Tournai  », assure Marie-Christine Marghem «  mais nous en reparlerons en temps voulu ».


Bravo Gégé et vive la Belgique ! J'apprends la Brabançonne... en francais,nederlands and dutch... 

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La brabanconne, en francais,nederlands,and dutch par senlen

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 00:09

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« Souvenirs, souvenirs… » chantait Johnny dans les années 60… Les miens remontent à 2003 avec les bouffons bios de Montreuil link C’est à Montreuil, au temps héroïques, bien avant que les petits loups et petites louves se passionnent pour les vins nus, alors que les maîtres de la vigne costume-cravate méprisaient disaient-ils ces traîne-savates, que j’ai rencontré pour la première fois Virginie Maignien, qui n’était pas encore la compagne de Patrice Lescarret, mais tenait avec son sourire, ses beaux yeux et sa disponibilité, la table du sémillant et déjà bedonnant Francis Boulard. Le blond Baudouin, lui, était déjà venu me faire la cour sitôt mon rapport avec sa bande de vignerons dans nos appellations. C’était le bon temps de l’union loin des egos. link . Le Monde citant le regretté René Renou qualifiait le Baudouin de José Bové du vin. Nous nous caillons grave les glaouis dans des lieux improbables mais c’était le bon temps que les jeunes ne peuvent pas connaître.


En ces travées en ce temps-là votre cher Taulier ne croisait ni ceux qui font des guides, ni ceux qui ont pris le train en marche quand celui-ci passa de l’omnibus à la version TGV. À tout pécheurs miséricorde et les ouvriers de la 25e heure s’ils accomplissent de la belle et bonne ouvrage sont les bienvenus sur mon espace de liberté.


Donc les temps changent. La dernière livraison du Guide Bettane&Desseauve des Vins de France sélection 2014 accordent, selon le système de notation de rien à 5 (voir ci-dessous) mes amis Virginie, Patrice et Patrick se hissent au niveau 3  soit « une production de haute qualité, pouvant servir de référence dans son secteur. »


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En plus, dans l’équipe de B&D il y a un jeune homme : Yannick Burles que j’avais remarqué depuis fort longtemps au temps de monoprix. Il faisait partie de ma petite bande de dégustateurs qui suppléait mes insuffisances notoires. C’est un fou de vin, passionné mais méticuleux et exigeant. Il se forme en ce moment du côté de Beaune pour devenir vigneron dans sa Provence natale. Bonne chance Yannick et à bientôt du côté de tes vins...


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Chez Causse Marines le Préambules de mes premières amours est devenu Raides Bulles et je suis d’accord avec la fiche B&D « les arômes de fruits rouges sont gourmands mais l’équilibre demi-sec n’a pas le caractère apéritif de la cuvée Préambulles. Il visera un public plus large. Moins de sucre constituerait sans doute une piste de réflexion. » Je ne suis pas très sucre Patrice.

 

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Chez le père Baudouin de Chaudefonds-du-Layon,  le Cornillard 2010 Anjou « c’est le 2010 du secteur qui a le plus d’à-propos », t’as pas besoin de tes lunettes Lindberg Patrick pour lire les compliments, tout arrive à qui sait attendre.


Pour le Savennières 2010 je trouve le commentaire de B&D très Baudouin guide du Pouss « Baroque en attaque, ce savennières prend de la verticalité en milieu de bouche et affirme sa race en finale. » Putain 16,5/20 Patrick, ça s’arrose !

 


Johnny Hallyday Souvenirs Souvenirs 1960 par ejr2

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 00:09

Elle est comme ça Catherine, généreusement obstinée, c’est une fille de par chez moi qui ne s’en laisse pas conter et qui n’a pas sa langue dans sa poche. Ça je le sais depuis le jour où sur la place de l’ancienne comédie de Montpellier, à la terrasse d’un café, bloc sur table, face à mon fichu rapport abondamment surligné, elle m’avait pendant plus de 2 heures « asticoté ». Pas question de prendre la tangente, de lui faire prendre des vessies pour des lanternes : sport où excellent les grands mamamouchis de sa région d’adoption, il me fallut jouer cartes sur table, sans biaiser. Sur le chemin du retour je me disais « comment va-t-elle reproduire ce long entretien ? Je n’en menais pas large car, sans vouloir médire, la plupart des journalistes que j’avais rencontrés ne comprenaient rien au film. Nous voguions encore dans un univers de haute autosatisfaction. Au final, la marque de fabrique  de Catherine : l’honnêteté intellectuelle et le professionnalisme.


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Que de fleurs me direz-vous ? Ne vous plaignez pas j’en envoie si peu. Et pour mettre sur le bouquet du papier soie : Catherine écrit bien, donc elle écrit chaque semaine de belles revues de presse que je ne peux plus lire depuis que Vitisphère à dessein m’en prive et aussi des livres. De beaux livres, le premier en 2011 « dans les vignes » au Rouergue link qui était la chronique de sa reconversion et puis, comme je l’ai écrit lundi dernier, voici son nouveau petit dernier, qui ne sera pas j’en suis sûr son dernier : « Recettes de ma vigne » au Rouergue toujours.

 

Pour ne rien vous cacher, je ne prise guère les livres de recettes, ça bride ma créativité de cuisinier qui peut être attesté par mes copines du Net. Mais au Rouergue, ils ou elles sont fort(e)s, ils ou elles cultivent un bon filon : les vigneronnes. Ça a commencé par le livre d’Isabelle Guichard « Recettes de vendangeurs »link et voilà notre Catherine qui s’y colle aussi en duo.


C’est du beau dans la forme, c’est important la mise en livre – je n’ai pas écrit la mise en plis – car ça donne envie. J’aime le beau, pas le clinquant, le lisse et le glacé, mais ce je ne sais quoi qui est la vraie distinction. Comme disait ma couturière de mère « un rien l’habille » Donc ce livre est d’une belle sobriété qui donne l’envie de manger ; pas de déguster du bout des lèvres quelques petites « bechées » mais d’atteindre une douce satiété. Et puis, il y a les textes de la Catherine – je n’ai pas écrit la grande Catherine car en ces temps de Poutine ça n’est pas de saison – de la belle ouvrage comme le disait mon pépé Louis qui poussait des hurlements face à un sillon genre épris de boisson. Mais, il ne faut pas que je tire toutes les « bernes » sur la Catherine car c’est une œuvre à 4 mains et, comme dans une cuisine ce que fait la main est capital, je me dois de rendre hommage à la femme de l’art Anne-Sophie Thérond.


Donc achetez ce livre pour l’offrir à vos petits loups et petites louves ça vous évitera de manger des steaks hachés surgelés avec de la purée Mousseline. C’est 18 € au Rouergue www.lerouergue.com


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Mais nous n’allons pas nous quitter comme cela ça vous défriserait. Oui notre Catherine « elle coiffe ses vignes ». Quand j’ai lu cette déclaration mon esprit vagabond a de suite connecté avec le merveilleux film de Patrice Leconte « Le Mari de la coiffeuse »  où Antoine, petit garçon amoureux, rêve d'épouser une coiffeuse. Il se rend donc au salon de coiffure le plus souvent possible pour un jour, par hasard, il découvrir la coiffeuse de ses rêves dans un petit salon de coiffure de province. Alors, Antoine qui a épousé la coiffeuse, passe ses journées dans le salon. Il est devenu le mari de la coiffeuse. Amour passionnel avec un Jean Rochefort absolument délicieux. Plus dans la tendance du temps avec le foot, dans l'argot du ballon rond, les « coiffeurs » sont les remplaçants, les coiffeurs sont ceux qui attendent de coiffer les titulaires, c'est-à-dire de prendre leur place. Enfin, dans le plus pur style de Frédéric Dard, le coiffeur c’est le merlan « Quand le perruquier met de la poudre de riz à son client, il l'enfarine comme le merlan avant d'être mis dans la poêle à frire. Ce nom a été donné aux perruquiers quand il était d'usage de porter de la poudre dans les cheveux : les coiffeurs en étaient couverts et ressemblaient à des merlans roulés dans la farine. »


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Tu fais quoi dans les vignes ?

Tu coupes ?

Je coupe ?

« … Ce qui est coupé est coupé. Il n’y a guère que les ongles et les cheveux que l’on coupe et qui repoussent. Depuis que Dalila a rasé la chevelure de Samson, manière elliptique de dire qu’elle lui a coupé les couilles, on coupe aussi les cheveux, parfois en quatre. Mais il serait plus exact d’employer, comme pour les vignes, le verbe tailler. Souvent quand je taille les vignes me vient l’idée que je les coiffe. Je commence par leur tirer les cheveux. C’est ce à quoi me fait penser le geste de rassembler en poignée les sarments de la main gauche et les raccourcir afin d’y voir clair. Puis je regarde la physionomie de la souche, j’observe l’équilibre de son port, la vigueur des bois, les taches éventuelles, la régularité  de l’espacement entre les bourgeons, les pampres qui peuvent faire de nouveaux bras. La vigne aussi porte les marques du millésime, et nous celles de l’âge. C’est seulement cette inspection faite que je positionne la lame du sécateur à l’angle qui laissera la plus petite plaie de taille et que d’un coup net je ramène le bois à un ou deux bourgeons. Souvent je négocie, puis je m’écarte d’un pas pour voir l’œuvre accomplie, comme on jette un œil au miroir, je raccourcis encore un peu si nécessaire et, satisfaite, pense, parfois tout au haut, après tout il n’y a personne pour m’entendre dire ce genre de connerie : « Te voilà bien coiffée ».


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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 00:09

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Comme son nom l’indique la pêche de vigne était plantée dans les vignes des viticulteurs des Coteaux du Lyonnais, comme les rosiers dans d’autres vignobles, afin de détecter les attaques d'oïdium et de les combattre au plus tôt. La couleur lie de vin de la variété française lui valut également le nom de pêche vineuse et pêche sanguin. En France, la pêche de vigne se présente avec une chair rouge foncé, à peau duveteuse et une maturité encore plus tardive nommée Cardinal en Suisse. La caractéristique commune est une production de fruits à la même période que la vigne. Les pêches de vigne seraient originaires de Dordogne, les arbres produits ne dépassent pas en générale les 5 mètres, et sont obtenus directement par semis. Exempts de greffage, ces arbres fruitiers peuvent donc se semer et produire des plantes aux fruits intéressants.


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 “The rare Pêche de Vigne appears only for a short time; just during the fleeting, final weeks in August. Their taste is a curious cross between a ripe and juicy white peach and a succulent raspberry. They’re best peeled and simply eaten just as they are, with their pale pink juices running every which way. For dessert, macerate slices in sweetened red wine and served very cold along with a good amount of the delicious liquid.” David Lebovitz


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Bien évidemment la pêche de vigne se mange comme un fruit, il suffit de la lustrer afin d’éliminer le duvet. Elle est très juteuse et très acidulée, donc rafraîchissante.

 

Mais on peut aussi en faire

 

1° de la Confiture de pêches de vigne à la cardamome

En savoir plus sur link 

 

2° Du NECTAR PÊCHE DE VIGNE link

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3° enfin ma soupe de pêches de vignes au vin des côtes du Forez link


8 pêches de vigne

1 dl d'eau

100 g de sucre

1 bâton de cannelle

10 grains de poivre noir (indispensable)

1 bouquet de menthe lavé

1 bouteille de vin rouge ou rosé des côtes du forez

 

Faites un sirop en mélangeant l'eau, le sucre, la cannelle, le poivre noir, et la menthe.

 

Faites cuire le tout à feu doux, ajoutez-y les pêches avec la peau et faites-les pocher (cela va donner une jolie couleur au sirop), jusqu'à ce qu'un couteau les transperce facilement.

 

Retirez-les et continuez à faire cuire le sirop pour qu'il se parfume et se réduise.

 

Enlevez la peau aux pêches quand elles sont froides et versez le sirop épaissi dessus.

 

Recouvrez l’ensemble avec le vin rosé ou rouge

 

Placez au frais au moins 3 heures


GamayVolcanB-v--1-.jpg GamayVolcanB-v.jpg

 

une video sur les vins de la Madone http://youtu.be/n4gImPFLsgM

 

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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 00:09

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Au XVIe siècle, verser un pot de vin signifiait simplement « donner un pourboire », une somme permettant de se payer à boire.

 

La facilité eut été de titrer : Cahuzac « l’auteur » de la loi Evin a-t-il touché des pots de vin des labos pharmaceutiques ?

 

En savoir plus sur link 

 

C’est devenu une somme offerte en commission ou en pourboire, en plus du prix convenu, dans une affaire, un marché, un bakchich.

 

« La somme remise par le ministre, jointe à l'année payée d'avance et aux pots-de-vin consentis par les locataires, allaient réduire la dette de Victorin à deux cent mille francs » (Balzac, Cous. Bette, 1846, p. 330).

 

« L'aubergiste, à la fin, consentit à donner les cinquante écus. Ils signèrent l'acte le lendemain. Et la mère Magloire exigea dix écus de pots-de-vin » (Maupassant, Contes et nouvelles t. 1, Petit fût, 1884, p. 149).

 

Plus moderne c’est une somme d'argent ou cadeau offert(e) clandestinement à une personne pour en obtenir, de façon illégale ou illicite, quelque avantage, un dessous de table.


« Les grands avocats politiciens sont recherchés par les financiers qui ont de graves difficultés à vaincre devant les tribunaux, qui sont habitués à pratiquer de larges pots-de-vin et qui, en conséquence, payent très royalement » (Sorel, Réflexion. violence, 1908, p. 310).


Les pots de vins ont donc la vie dure :


1-      Le groupe Sanofi est soupçonné de corruption en Chine le 11/08/2013

 

« Sanofi dit « prendre très au sérieux » un article de la presse chinoise évoquant des faits de corruption du groupe pharmaceutique en Chine... Le quotidien '21st Century Business Herald', citant un informateur anonyme, assurait, la semaine passée, que les équipes commerciales de Sanofi auraient versé, en 2007, des pots-de-vin totalisant 1,69 million de yuans (207 k€) à des médecins et des hôpitaux chinois, pour augmenter leurs ventes de produits pharmaceutiques. Le dossier chinois contre Sanofi semble s'étayer, et est maintenant relayé par les très officielles agences de presse chinoise... »

 

2-      Une fiction plus vraie que la réalité


Le 1er août, la Cour de cassation a prononcé à l'encontre de l'ex-premier ministre sa première condamnation définitive en confirmant une peine d'un an de prison pour fraude fiscale (procès Mediaset), qu'il devrait purger à domicile compte tenu de son âge (77 ans en septembre). Retour sur images :

 

« Dans le hall, Berlusconi s’arrête pour se regarder dans le grand miroir. «Je vais me faire faire des implants. J’aurais l’air d’avoir 30 ans avec des cheveux tout noirs.» Fedele est déjà là. «Des nouvelles ? - Non, mais les avocats sont optimistes. - Ça, avec les millions qu’on leur donne ! Et les pots-de-vin, c’est réglé ? - Oui, t’inquiète, on a le juge Metta dans la poche ! - Ah ! si Bettino (Craxi) était encore au pouvoir… - Aucun tribunal ne pourrait quelque chose contre nous ! Tu te souviens quand on a acheté Italia1, Rete4 et Canale5 ? C’était illégal, bien sûr, de les mettre en interconnexion et de diffuser sur tout le territoire national comme si on était la RAI ! Je vois encore la tête des juges qui avaient ordonné qu’on séquestre nos installations, quand Bettino a fait les deux décrets "Sauve Berlusconi" ! Si on a en mains la politique, on peut se foutre de la justice ! - Mais là, Bettino, est out… »


 

3-      Plus près de chez nous : Affaire Karachi: un stratège de la campagne de Balladur payé avec des rétrocommissions?

 

« Un consultant politique américain a reconnu devant les juges chargés de l'enquête financière sur l'affaire Karachi avoir été payé par un intermédiaire dans les contrats d'armement et avoir rencontré l'équipe de campagne d'Edouard Balladur en 1995, a-t-on appris samedi de source proche du dossier. Paul Manafort, qui a notamment travaillé pour les Républicains lors des présidentielles américaines des années 80, a été interrogé dans le cadre d'une commission rogatoire internationale, a-t-on précisé.


Les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire soupçonnent que des commissions versées en marge de ces contrats ont pu servir, via des rétrocommissions, à financer la campagne de M. Balladur en 1995. Pour la première fois, leurs soupçons ont été confirmés par M. Takieddine en juin. L'intermédiaire a reconnu avoir rapporté de Suisse des mallettes d'argent liquide provenant des rétrocommissions et destiné à la campagne de M. Balladur.

 

 

« La corruption – sous toutes ses formes – existe dans tous les pays. En Afrique, où de nombreux fonctionnaires ont « commercialisé » leur pouvoir administratif, la corruption n’est guère différente de celle qui sévit en Europe, où des partis politiques ont reçu des pots-de-vin considérables dans des marchés publics. Elle n’est pas pour autant une exclusivité du service public, on la retrouve aussi sous différentes formes dans le secteur privé et la société civile. En France deux grands foyers de pots de vin : l’urbanisme commercial et les marchés publics.


Compte tenu des privatisations, du transfert au secteur privé de missions jusqu’à présent dévolues à l’État, de la gestion privée de monopoles ou de quasi-monopoles de fournitures de biens publics (eau, électricité...), les pratiques malhonnêtes dans ce secteur – à la fois en dehors et au sein de son interface avec le service public –, des pratiques qui, en tout état de cause, ont des conséquences négatives pour la collectivité.


En Italie, on rapporte que le coût de la construction routière avait baissé de plus de 20 % après l’instauration de l’opération « Mains propres » contre la corruption. L’argent des « caisses noires » établies dans des banques suisses est utilisé pour le financement illicite de partis politiques et l’on soupçonne que certains de ces fonds ont fui dans des poches privées. Des ristournes illégales ont été offertes aux partis politiques pour l’obtention de contrats pour la défense, et des entreprises ont versé des pots-de-vin de toutes sortes à des agents publics (surtout au-delà des frontières internationales) pour obtenir des contrats par des moyens injustes ou illégaux, souvent avec des conséquences désastreuses. En Belgique, en France, en Autriche, en Italie et ailleurs, de nombreuses figures politiques sont l’objet de poursuites judiciaires et de mises en examen pour abus de confiance, détournement de fonds, enrichissement illicite… »


« On peut ainsi distinguer comme domaines où se manifeste et prospère la corruption au sein du secteur public :


– les ministères et services publics ;


– les fonctions gouvernementales, les cabinets des ministres, les fonctions électives (maires, conseillers régionaux, etc.), les postes à responsabilité de l’administration décentralisée (gouverneurs de régions, provinces, départements, etc.).

 

Toutefois, il faut noter qu’avec le processus démocratique sont apparues de nouvelles instances de la parole publique : des groupes de pression des ONG ou des organisations de la société civile, qui interviennent dans le jeu d’influence et de pouvoir.


Ces organisations de la société civile, tout comme l’État et le secteur privé, vont aussi parfois développer des pratiques corruptrices, en ayant recours aux techniques de manipulation.


Dans les services publics (comprenant les fonctionnaires nommés et les élus), on peut trouver les pratiques suivantes :


- la corruption politique, par exemple par les dons au financement des campagnes électorales, etc. ;


- les ristournes illégales dans les contrats gouvernementaux (et dans des souscontrats de consultants) ;


- les fraudes de toutes sortes ;


- la « vente » du pouvoir discrétionnaire des ministres ;


- un certain pourcentage empoché par des agents publics sur les contrats gouvernementaux, souvent transféré directement sur des comptes bancaires à l’étranger ;


- l’hospitalité excessive, et autres avantages divers, que reçoivent les agents publics de la part des bénéficiaires des contrats gouvernementaux (par exemple, des bourses d’université à l’étranger pour leurs enfants) ;


- les contrats gouvernementaux qui bénéficient aux agents publics eux-mêmes, en tant que consultants ou à travers des sociétés-écrans ou des partenaires inexistants ;


- les voyages inutiles à l’étranger pour lesquels les agents publics fixent eux-mêmes leurs indemnités, souvent exagérées ;


- la perspective du pouvoir, utilisée par les partis politiques pour lever des recettes, sur les entreprises internationales en particulier (prenant la forme d’une donation à une œuvre de charité, à un hôpital ou à un orphelinat) ;


- le chantage exercé par les forces de l’ordre qui menacent de donner une amende pour obtenir le paiement d’un pot-de-vin (le pot-de-vin ne coûtant en général guère moins que l’amende) ;


- l’insistance de la part des agents publics pour qu’on les paie ou pour qu’ils accélèrent une procédure pour la délivrance de permis de conduire, de permis commerciaux ou pour le contrôle de passeports par exemple ;


- le versement hebdomadaire ou mensuel d’une somme d’argent à son supérieur par l’agent public.


 

Cette liste n’est évidemment qu’indicative. »


Iran : un pot-de-vin de 14 milliards de dollars pour le ministre du travail Samedi, 17 Août 2013

CNRI - Un quotidien proche de Rafsandjani, le principal rival du guide suprême du régime iranien, a révélé que durant les débats parlementaires sur l'examen du gouvernement de Rohani, des pots-de-vin faramineux auraient été proposés à certains ministres.

 

Le quotidien Arman a écrit le16 aout qu'Ali Rabi’i, candidat au ministère du Travail en Iran, aurait reçu une proposition de 50 000 milliards de tomans (14 milliards de dollars) en échange de l'attribution de la direction de Chesta au richissime donneur d’offre. Ce dernier l'assurait, selon Arman, que cette décision allait garantir sa nomination au poste de ministre du Travail (http://www.armandaily.ir/ )

 

Chesta est un gigantesque cartel financier, commercial et industriel en Iran, affilié à l'organisation de la sécurité sociale, générant des bénéfices annuels colossaux. Le quotidien Arman, qui n'a pas révélé l'identité de la source de cette proposition, a expliqué : « la question de Chesta et de son immense capital était devenu l'un des principaux sujets des négociations menées dans les couloirs du Majlis. »

Au cours des négociations confidentielles des députés, le ministre du Travail a été interrogé sur cette question.

Ali Rabi’i, ex vice-ministre du Renseignement, a été confirmé, mercredi, au poste du ministre du Travail par le Majlis.

 

Chine: enquête pour corruption sur le haut responsable du Parti Liu Tienanlink 


« Liu Tienan a "abusé de sa position pour tirer des profits en faveur de ses proches", et a reçu "des pots-de-vin de très gros montants", avait indiqué la semaine dernière Chine nouvelle, citant la commission de discipline -le gendarme du Parti.

 

En décembre 2012, le rédacteur en chef adjoint de l'influent magazine économique Caijing avait accusé Liu sur son microblog d'avoir profité de ses postes pour favoriser les affaires de membres de sa famille.

 

Selon les observateurs, il s'agit du plus haut responsable chinois, avec rang de vice-ministre, à chuter après avoir été dénoncé sur internet. »

 

Ouverture du procès de Bo Xilai, le « prince rouge » déchu link

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 00:09

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Quand tu es cycliste comme moi, t’arrêter à la terrasse d’un café à Paris à l’heure du déjeuner pour te désaltérer relève de la mission impossible. Toutes les tables sont dressées pour la bouffe. Les plus accueillants réservent deux ou trois misérables tables dans le coin le plus exécrable de l’établissement près des poubelles (j’exagère à peine). Dans le temps la grande majorité des bistros se cantonnaient aux braves sandwiches, au croque-monsieur et à l’affreux hot-dog parisien avec râpé grillé incorporé. Maintenant, grâce à l’assemblage made in Métro, le moindre con t’aligne un menu sur ardoise. C’est ni bon ni mauvais c’est simplement le premier pas vers l’enterrement de première classe de la tortore de comptoir. Partout pareil ! C’est souvent très propret, parfois même chic avec serveuses genre intermittentes du spectacle faisant des extras. Entre touristes en tongs et bureaucrates du coin c’est plein.


Jörg Zipprick,link  qui se bats à la fois contre la cuisine moléculaire (les fausses truffes de l’Espagnol Quique Dacosta 3 étoiles au Michelin) et pour le fait maison mets les pieds dans le plat « Est-ce trop demander que la France, un des berceaux de la gastronomie occidentale, œuvre dans les coulisses bruxelloises pour plus de transparence sur les menus ? On pourra alors comparer ce qui est comparable, voir qui est cuisinier, qui réchauffe et qui a établi un showroom de l’industrie chimique. Après ce sera au consommateur de décider s’il trouve que la cuisine française est dépassée. »  Que du bon sens qui  se heurte à  ceux que l’on découvre dans l’arrière-cour du SHIRA à Lyon, bien planqués derrière le cinéma des grands chefs. Je vous invite à aller vous promener dans les allées pour visionner ce qui va peupler les assiettes de 80% des nouveaux bouis-bouis de Paris et d’ailleurs. C’est de la bouffe de cantoche servie pas au prix de la cantoche dans des lieux chromos et sans âme.


Sur la Toile  j’ai trouvé une fiche pour élève d’un établissement de formation au métier de cuisinier d'assemblage.


1 - Définition de la cuisine d’assemblage


La cuisine d’assemblage consiste à utiliser principalement des produits semi-élaborés issus de l’industrie agro-alimentaire pour sa production en grande quantité (quelques centaines à quelques milliers de repas par jour).


2 - Intérêts de la cuisine d’assemblage

La cuisine d’assemblage présente plusieurs intérêts :

- production en plus grande quantité, plus rapidement,

- contrôle de l’hygiène plus facile,

- économie de main d’œuvre,

- économie d’énergie.


3 - Produits d’assemblage intermédiaires (PAI)


Afin de réaliser des plats de qualité et variés, les industries agro-alimentaires proposent une large gamme de produits semi-élaborés et finis faciles à préparer.

Ces produits d’assemblage intermédiaires offrent un gain de temps en cuisine et une solution efficace à la réduction du temps de travail et des effectifs.


Exemples de PAI : crème brûlée déshydratée, sauces déshydratées, fonds de tarte, coques de pâte à choux cuite prête à garnir, pâte feuilletée en plaque, coulis prêt à l’emploi…

Avantages des PAI

:

- suppression des préparations préliminaires (épluchage…), répétitives et peu enrichissantes

- sécurité hygiénique (traçabilité, hygiène)

- gain de temps, utilisé pour les opérations de finition,

- facilité d’usage

- dosages et portion adaptée à la restauration collective

- bon rapport qualité/prix

- large choix de produits


J’adore la notion de bon rapport qualité-prix car très franchement il vaut mieux manger la même cuisine au restaurant d’entreprise. Que voulez-vous quitte à passer pour un vieux con je suis resté de la tendance Pierre Perret Il s'agit d'un boui-boui bien crado / Où les mecs par dessus l'calendo / Se rincent la cloison au Kroutchev maison / Un Bordeaux pas piqué des hannetons /D'temps en temps y a un vieux pue la sueur / Qui s'offre un vieux jambon au vieux beurre / Et puis une nana, une jolie drôlesse / Qui lui vante son magasin à fesses…


Le Robert historique : BOUI-BOUI n. m. d'abord bouig-bouig (1847, Gautier), puis bouisbouis (1854), est d'origine incertaine, peut-être issu par redoublement expressif du mot argotique bouis (1807) « cloaque » et au figuré « bordel, maison de prostitution ». Ce mot est lui-même d'origine douteuse, peut-être à rapprocher du bressan boui « local des oies et des canards », d'origine inconnue. Selon P. Guiraud, la forme décisive est l'argot bouisse, « fille de bas étage » (1800), qu'il interprète comme le féminin d'un mot régional ancien, bouis (…) le reste est trop savant.


Le député-maire UMP de Saint-Laurent-de-la-Salanque Pyrénées-Orientales Fernand Siré est reparti à la charge dans sa croisade sur la transparence en restauration, avec deux propositions de loi, déposées à l’Assemblée le 16 janvier dernier visant la restauration. La première concerne la formation des professionnels et la deuxième propose d’établir un distinguo entre ingrédients bruts et transformés, dans l’élaboration des plats.

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 00:09

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Pour quiconque cherche à comprendre les gens d’en face, tout particulièrement ceux de l’ANPAA, la cohorte des blouses blanches prohibitionnistes masqués, il est absolument indispensable de lire les pages 230 à 244 de la somme de Didier Nourrisson « Crus et cuites  Histoire du buveur » que je vous ai chaudement recommandé de consommer sans modération.


Bien évidemment je ne vais pas tenter de vous résumer cette période de la IIIe République mais me contenter de vous livrer quelques citations afin de vous allécher.


La loi du 13 février 1873 visant à « réprimer l’ivresse publique »


« Elle s’attaque à  l’ivresse, du moins quand elle est « publique et manifeste ». Il s’agit donc d’entraver la consommation populaire. Les riches peuvent bien s’ivrogner à domicile, leur cave ne craint rien. Tandis que le peuple, condamné au cabaret, est particulièrement visé par ces mesures d’ordre. Il s’agit d’une loi de classe. » note l’auteur.


Le sénateur du Nord le Dr Tesselin le clamait avec force lors des débats parlementaires sur la loi.


« C’est la classe la plus abrutie, la moins éclairée de la société que vous atteindrez par votre loi… Vous voulez frapper l’ivresse publique, parce que l’ivresse publique est celle du peuple, car le peuple n’a pas d’endroit où se retirer et, quand il s’enivre, il se montre dans la rue. Ceux qui s’enivrent de champagne et commettent des excès dans l’intérieur de leur maison sont bien plus coupables […] car ils n’ont pas l’excuse de la misère et le désir  d’échapper à la malheureuse situation dans laquelle ils se trouvent. »

« C’est la première loi qui tend à responsabiliser le citoyen, car « le mal à sa source immédiate dans l’homme ». Ce n’est pas la société qui est coupable, c’est bel et bien l’individu  qui créé son malheur et le mal commun. »


Le mouvement antialcoolique prend beaucoup d’ampleur à la fin du XIXe siècle. La Société Française de Tempérance et l’Union Française antialcoolique fusionnent en 1905 c’est la Ligue nationale contre l’alcoolisme « la fusion d’un antialcoolisme d’élite avec (un) antialcoolisme populaire. »


En 1912 la LNCA fait état de 98 774 membres mais « L’énorme majorité est « tempérante », puisqu’on ne dénombre que 3000 membres abstinents. Les consignes sont d’ailleurs très claires, par conviction ou par pragmatisme : « Nous ne faisons la guerre qu’à l’alcool et aux innombrables liqueurs fabriqués avec lui […] Nous  défendons le vin, la bière et le cidre, à la  condition que ce ne soient pas de dangereuses falsifications. » les membres de la LNCA, en même temps que militants d’un certain boire, sont bels et bien des « buveurs ».


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Clémenceau « compromis dans le scandale de Panama, l’ancien médecin refait surface enpolitique avec l’antialcoolisme : il signe un ouvrage Le Grand Pan,  en  1896, dénonçant le fléau alcool et son emprise sur la société française… Sommons l’Etat de faire son devoir, tout son devoir, pour arrête de façon définitive l’invasion du fléau destructeur. »


Reste le peu connu Paul-Maurice Legrain, aliéniste à l’hôpital Sainte Anne à Paris l’apôtre français  de la tempérance. C’est indéniablement le père spirituel des inspirateurs de la loi Evin. Il considère que l’absence de fréquentation de tout alcool est la seule bonne manière d’assurer la prévention de l’alcoolisme, il fait de l’abstinence une politique,  voire une mystique »


« Après la Grande guerre, Legrain construit le problème social de l’insécurité routière, étend le champ des toxicomanies et inaugure la « rédemption » par la consommation de jus de fruits. »


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« C’est un constat politique et nationaliste qui l’entraîne : la France connaît une grave « dépopulation » en regard de l’explosion démographique des pays voisins et sa société est littéralement gangrénée par l’alcool « Les nations intoxiquées s’en vont ; les races alcoolisées s’éteignent. »


Le maréchal nous voilà s’en souviendra…


L’homme se radicalisera, prendra des postures de martyr, et exercera son « apostolat social » au sein de l’Ordre International des bons Templiers. « Fondé à New-York… il constitue une franc-maçonnerie aux exigences morales élevées … Notre but idéal est l’abstinence… »


Il sera l’un des premiers à dénoncer l’ « automobilisme ». Pour lui c’est une maladie addictive « surtout boire et conduire devient pour la première fois suspect ». Ça ne vous rappelle rien ! « Legrain prône une solution radicale « le permis de conduire devrait être retiré en cas d’ivresse. »


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Pour le détail  se reporter au livre de Didier Nourrisson : instructif et passionnant… Vous pouvez lire son article Aux origines de l'antialcoolisme  ICI link


A suivre sur mes lignes…

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 00:09

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Notre arrogance cocardière à propos de la supériorité incontestée de notre cuisine semble depuis une dizaine d’années avoir laissé la place à une forme de passivité outragée. N’ayant que peu de goût pour le chauvinisme ou les classements ce qui m’intéresse ce matin c’est de battre en brèche le déclinisme qui porte en lui tous les stigmates du mal français : notre incapacité à prendre conscience de nos forces et de nos faiblesses pour nous projeter dans ce fichu monde mondialisé. Nous n’avons pas que des fers aux pieds, même si nous en avons bien sûr, et si nous voulons bien, collectivement, nous prendre en mains nous pourrons, non pas défendre, mais affirmer le « modèle », qui n’est pas le seul apanage de notre pays, d’un art de vivre qui ne cède pas aux sirènes de l’industrialisation de notre alimentation.


Comme souvent ce sont nos voisins qui ne se laissent pas abuser par le prétendu déclin de la cuisine française. Tel est le cas de Jörg Zipprick, journaliste à Stern et critique gastronomique allemand, installé en France depuis 1992, fervent défenseur d’une cuisine naturelle fondée sur la qualité des produits. Dans son livre « les dessous peu appétissants de la cuisine moléculaire » il a dénoncé les dérives de cette cuisine incarnée par le chef catalan Ferran Adrià ainsi que les liens entre le secteur agroalimentaire de certains chefs. Dans le hors-série du Monde « à table » il signe un remarquable article sur « Le prétendu déclin de la cuisine française ». Il commence par y dénoncer « un drôle de patriotisme gastronomique dans les pays de l’Ouest » dont « le coup d’envoi fut donné en 2003 par le New York Times, avec ce gros titre « Comment l’Espagne est devenue la nouvelle France ».Vous allez me dire que le sieur Pousson pousse en permanence la même chanson. Certes, mais tout en reconnaissant au blog de Vincent une portée planétaire je reste encore persuadé que la presse papier à plus d’impact que nos écrits sur la Toile plutôt lus par le milieu (pas  celui de Marseille bien sûr).


Je souscris totalement à ce qu’écrit Jörg Zipprick


« Ce nationalisme gastronomique est extrêmement réducteur et déformant. On ne parle jamais de la « cuisine » en soi, on parle de la cuisine des grands chefs et souvent, dans le cas des destinations culinaires à la mode, de la cuisine d’un seul chef qui, au moins au Danemark et en Espagne, est mis en vedette grâce à des financements publics considérables. Or, une culture gastronomique se vit d’abord au quotidien et ne se mesure pas en nombre de retombées médiatiques pour un, trois ou cinq restaurants. De bons indicateurs se trouvent facilement, il suffit d’aller sur un marché de plein air, chez un poissonnier, un boucher, dans un restaurant populaire, voire un supermarché. En observant attentivement l’offre et la demande, on en saura plus sur un pays et sa cuisine qu’en dînant chez le dernier chef à la mode. Seule l’offre en Italie peut égaler celle de la France, à condition de connaître les bons endroits. Bref : la cuisine française est plus variée que la plupart des pays voisins. Tant qu’on la pratique dans les ménages, elle ne peut pas mourir. »


Pour lire l’intégralité de l’article il vous faudra acquérir le Hors-Série à table juillet-septembre 2013 : 7,50€link


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2 citations pour finir « Il est vrai qu’elle offre (la cuisine française NDLR) une cible facile : mauvaise communication de la profession, un rapport qualité-prix-plaisir parfois contestable, des guides qui ne font plus leur travail, une alliance de certains chefs avec l’industrie alimentaire, un manque d’encadrement du législateur, et un certain manque d’éthique (ethos) de la part de certains cuisiniers. »


« On assiste partout en Europe, à la montée d’une stratégie de l’esbroufe culinaire. Faute de vendre des grands plats, certains chefs se mettent à vendre une « philosophie », une « vision », une « expérience » (…) » Derrière ces termes se cache souvent un autre mot profit « Auparavant, les additions étaient basées sur le food cost (prix des produits). Aujourd’hui, on paie cher la philosophie, la « vision » qui, par définition n’a pas de prix et dont le food cost est proche de zéro. »


Et un clin d’œil appuyé : À New York, la renaissance de la cuisine française Sylvie Bigar le 25 mars


« Le New York Times consacre une page entière à Lafayette, le « grand café » français que l’Américain Andrew Carmellini ouvrira mi-avril. A Calliope, dans le Lower East Side, c’est un très français œuf-mayo qui fait office de pub. Au menu de Montmartre, le nouveau bistrot de Chelsea, on trouve une blanquette de veau revisitée et radieuse.


Allô New York: la cuisine française serait-elle tout à coup branchée ? Pour une toute nouvelle génération de chefs new-yorkais, la réponse est « oui ». Bien loin des clichés sur le prétendu déclin de la cuisine française traditionnelle que nous servait dès 2010 le journal britannique The Independent quand il déclarait « la vraie nourriture française est morte ».


« La cuisine française n’est pas morte », rétorque Andrew Carmellini (ancien de Café Boulud et déjà patron de deux restaurants, Locanda Verde et The Dutch), «elle n’était plus à la mode peut-être, mais je ressens les choses différemment. J’adore manger. Il ne s’agit pas de showbiz ou d’inventions.» Il va plus loin : « Ce qui me rend heureux, c’est de mitonner une magnifique côte de veau et je n’ai pas peur de dire : eh oui, nous ouvrons un restaurant et notre cuisine sera française. »


Carmellini connait bien la France. « J’ai fait les vendanges au pays de l’Armagnac, j’ai moulé des fromages de chèvre frais en Ardèche, j’ai gavé des canards dans le Gers. En voiture pendant quatre mois, carte Michelin à la clé, j’ai sillonné le pays sans jamais prendre les autoroutes. C’était le seul moyen de comprendre le terroir. » L’année dernière pour se remettre dans le bain, il emmène son équipe à Paris puis dans une maison près de Vence. « Nous allions au marché à Antibes, chez le meilleur tripier de Nice, nous faisions la cuisine toute la journée. »


Suite de l'article ICI link 

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 00:09

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C'est la rentrée !


C'est la ruée !


Ma messagerie prise d'assaut, regorge, déborde, ruisselle jusqu'à la poubelle de propositions alléchantes des grands épiciers qui m'invitent à goûter les vins de leur Foire aux Vins, d'agences qui veulent me balader en troupeau, de vignerons qui affirment que leur vin et bel et beau...

 

Bref profusion n'est pas raison !


Comme vous le savez votre Taulier n'est mû que par ses désirs qui sont les seuls marchepieds du plaisir...link 

 

Alors si vous me désirez vraiment, si vous souhaitez que je me transporte jusqu'à vos lieux de dégustation : transportez-moi ! débauchez-moi ! excitez-moi ! Je suis votre homme...


Ceci écrit j'ai extrait du flux torrentiel une accroche qui se voulait alléchante:


« Si le vin a toujours enchanté les poètes, force est de constater que rares sont les écrivains actuels qui savent encore faire des textes de rêve sur ce noble breuvage... Loin des descriptions cliniques, il a écrit une ode aux sens titillés par sa dégustation. Peut-être est-ce le côté bucolique de la culture bio qui l’a inspiré ?»


Vérigoud me dis-je !


D'autant plus que le message provenait d'une appellation chère à mon coeur de rabibocheur de vignerons querelleurs.


J'ouvre les pièces jointes.


Première constatation : le domaine ployait sous une pluie de médailles d'or, d'argent et de bronze...


Même qu'il alignait une belle triplette au concours des vins bio Amphore : 1 médaille d'or et 2 d'argent au «superbe concours, organisé par Pierre Guigui, rédacteur en chef vins chez Gault & Millau.» où j'étais pour la première fois de ma vie juré. C'est dire...


Des coups de coeurs de l'auguste RVF et des appréciations flatteuses du célèbre duo Gilbert&Gaillard...


N'en jetez plus me dis-je.


C'est alors que je suis tombé sur une information capitale « Jean Natoli, notre oenologue, vient d'être distingué par la RVF comme l'une des 200 personnalités du monde du vin. Bravo ! De plus, il vient de faire paraître le Guide pratique du vin bio chez Dunod. La preuve, s'il en était encore besoin, de son engagement auprès des vignerons bio.»


Prudence de Sioux donc avant de m'aventurer en Terre de poètes me suis-je dit...


J'y suis donc allé, à pas comptés, façon de parler :


Et hier, alors je recevais ton message, j'ai pensé judicieux d'attendre aujourd'hui pour y répondre car je devais déguster blanc et rouge le soir même avec des amis (l'excellent Francis Z., romancier et journaliste qui a commencé sa carrière comme... cuisinier, ce qui lui a laissé d'irrémédiables et savoureuses séquelles), première occasion que j'ai jugée digne de ces flacons.

Le blanc sur une dorade grillée, le rouge un peu plus tard avec quelques fromages.

Les deux vins sont des merveilles d'équilibre et de complexité. Pas une complexité qui les rendrait compliqués, non, car ils gardent une évidence éclatante.

Les robes sont limpides et sexy sans être aguicheuses.

Je ne sais pourquoi, j'ai envie de parler de ces deux vins ensemble.

Ou plutôt si, je le sais. Ils ont un net air de famille dans leur structure, dans leur construction.

Le vigneron a su leur donner une hérédité commune, que chacun exprime à sa manière, de manière flamboyante.

Comme deux sœurs, l'une danseuse étoile en ballerines blanches et l'autre chanteuse de blues qui flirte avec les comètes.

Bref, tu vas croire que je divague. Non, la science des œnologues m'agace parfois quelque peu (par le côté normatif du vocabulaire, entre autre :-), mais ce n'est pas ce qui m'empêche d'apprécier les grands vins que je ne peux guère m'offrir pourtant, et en parler... à ma manière.

Le blanc a un nez subtil, tout en finesses. Des nuances étonnantes, changeantes, malicieuses sans doute. On ne finit pas d'en faire le tour, de surprise en surprise. D'étonnement en étonnement –tiens voilà Noisette qui passe... Ai-je rêvé? Etait-ce bien elle? Ou sa sœur Pistache?). Beaucoup d'exubérance finalement, sous la discrétion de façade...

L'attaque est elle aussi étonnamment discrète (était-ce les poivrons aillés de l'apéritif qui donnaient cette impression?) mais pleine d'évidence. Comme s'il disait, ce vin : « voilà, je suis un blanc, pas de quoi en faire un fromage, »avec la modestie de celui qui connait ses atouts avec certitude et attend le moment de les lancer en pleine lumière.

Un corps fluide, des muscles longs qui glissent tous seuls en bouche très sensuel sur les papilles. On comprend bien qu'on puisse parler de "corps". On le sent glisser sur la langue.

Et là, c'est un corps de nageuse, souple, élégante, racée, fuselée... Qui monte en puissance tout au long de sa course.

Et puis viennent les bouquets de nuances, qu'il jette longtemps, assortissant les arômes de manière déconcertante.

On comprend alors ce nez qui nous étonnait tellement, comme s'il s'amusait de nos sens en changeant sans cesse.

Et puis, il y cette finale qui n'en finit plus et qui évoque tellement ces vers :

« Longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu... leurs chansons courent encore dans les rues.

Après avoir fait connaissance, ce blanc se livre davantage à chaque gorgée... montre de nouvelles facettes où la seule constante est le plaisir et une complicité un peu canaille...

Et quand la bouteille est finie, le vin est encore là, même si on sait bien qu'il n'a pas encore tout livré, que, malgré ce long voyage, on n’en a pas encore fait le tour. Ou est-ce juste le prétexte que l'on se trouve pour imaginer, déjà, les plaisirs secrets que l'on découvrira encore dans... la prochaine bouteille de la même caisse ?...

J'ai envie de parler du rouge de la même manière... Même si, évidemment, il n'a rien à voir avec son frère de sol.

Mais cette fraternité a laissé des traces...

Lui, il est davantage ancré dans sa terre, ce n'est pas une naïade, celui-là.

Il est moins discret à l'approche, plus tonitruant, sans être fanfaron.

D'entrée on le remarque, lui. Costume impeccable, juste un peu froissé par la dernière bagarre.

Ce n’est pas une mauviette. Il est franc, lui aussi. (Le côté changeant du blanc n'entamait rien de sa franchise...)

Pas plus de chichis que son frère chez ce beau rouge-là.

On approche le nez du verre et le bouquet explose. Pourvu qu'il n'ait pas tout en devanture, pense-t-on aussitôt, habitués qu'on est aux facilités modernes. Pourvu qu'il y ait quelqu'un derrière cette embardée flamboyante.

Et on n'est pas déçus. Déjà, le nez se creuse, un tournoiement d'arômes. C'est bien le fils de son père, le frère de son frère.

Dans cette famille, on n'est pas des caricatures. L'équilibre est là, pardi, la structure qu'on attend d'un ... , parfaite, solide, avec ses rondeurs et sa puissance. Mais, pétard, ces nuances, ces subtilités, ce sens de la pirouette!

Comment imaginer une danse si légère, si enlevée, si spirituelle, avec un corps aussi charpenté, solide... Mais qui a su garder une âme flexible.

Même ce soir d'été, à une température un peu trop forte sans doute, l'agilité et les finesses de

ce malabar sont déconcertantes. Les nuances des valeurs d'arômes sont inépuisables, elles assemblent selon leur fantaisie une palette qui semble inépuisable, ce qui donne cette

impression changeante qu'on avait déjà vue chez le frère. Mais quelle personnalité dans la permanence du plaisir, quel caractère.

Un caractère généreux, un caractère qui donne, un caractère d'artiste.

Les tanins sont là, pardi, dans cette belle jeunesse, mais ils ne forment pas carcan, ont déjà une belle souplesse qui laisse s'exprimer les merveilleuses fantaisies de l'artiste.

Je n'ose imaginer que donneront les sœurs de cette bouteille quand le temps aura encore assoupli la structure et que les myriades d'arômes s'en trouveront encore plus présents, encore plus riches, encore plus déconcertants...

Ce jour-là, peut-être, ce vin pourra-t-il me rendre fou; fou d'un plaisir inépuisable...

Oui, merci G..., pour ces trésors que je ne mérite guère.

La vie est parfois délicieusement injuste !

 

Voilà j'ai fait par deux fois le parcours et je me suis assis sur mon céans au bout du rang de vigne.


Qu'allais-je faire ?


Des commentaires ?


C'eût été outrecuidant de la part du plumitif comme moi non déclaré à la Sécurité Sociale face à une écrivain patenté et installé.


Alors, j'ai décidé de vous interroger : Dites-moi si ce texte sur le vin vous fait rêver ?


Bien évidemment, le Pousson des vins virils eût sans doute préféré que j'utilisasse un autre verbe chéri par le grand Georges Brassens, mais comme j'ai décidé de ne plus choquer, d'être sage comme une image pour que l'on puisse me donner le bon Dieu sans confession, je me replie sur le politiquement correct.


Toute personne ayant reconnu le domaine n'est pas dans l'obligation de lementionner l'important c'est que vous me donniez votre sentiment sur cette ode au vin qui selon le vigneron titille les sens...

 

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 00:09

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Le grand blond avec une chaussure noire a soufflé le 16 août (j’écris cette chronique ce jour) son 79ème anniversaire et il se confie à Chloé Valette, de « La Russie d’Aujourd’hui »link


Comme beaucoup d’entre vous le savent en 1986, Pierre Richard a été séduit par « la beauté sauvage des paysages des Corbières et son vin de caractère. C’est au bord de la Méditerranée, près de Gruissan, sur l’île Saint-Martin, qu’il acquiert une petite propriété et ses 20 hectares de vignobles, bordés de garrigue et d’étangs. » www.chateau-beleveque.com/


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J’en extrait 2 Questions sur le vin de son domaine Bel Evêque et l’autre sur sa popularité en Russie.


Question : Lorsque vous achetez le domaine Bel Evêque, il y a plus d’un quart de siècle, cette région fait encore partie des lieux réputés sauvages en France. Qu’est-ce qui vous a attiré et convaincu d’acheter des terres ici ?


Pierre Richard : Au départ, je n’avais pas de projet d’achat, et encore moins celui d’un domaine viticole. J’étais parti en week-end, histoire de me changer les idées. Et quand j’ai vu la propriété, ce n’est pas tant la maison, qui n’est pas exceptionnelle, qui m’a plu.


Ce ne sont pas non plus les vignes, auxquelles je ne m’intéressais pas vraiment. C’était l’eau: les étangs, la mer ! Ce n’est que plus tard, en discutant avec un œnologue de la région qui était aussi régisseur à l’époque, que je me suis intéressé au vin. Je me suis dit : « Finalement, c’est un beau métier ! »


Question : Mais curieusement, à l’époque, les Corbières est un terroir absolument méconnu...


Pierre Richard : C’est exact. Ou plutôt non, les vins des Corbières étaient connus, mais avec une pas très bonne réputation. Depuis 25 ans, les choses ont beaucoup changé. Les fils des viticulteurs de la région ont compris que les Français boivent moins de vin, mais qu’ils boivent mieux. Donc il fallait suivre cette tendance. Et je suis moi-même entré dans cette phase ascendante de la réputation du Corbière.


Les gens reconnaissent aujourd’hui qu’il y a de très bons Corbières, dont le mien fait partie. Je m’y suis pris de goût. C’était un challenge pour moi de faire du vin, du bon vin, le meilleur possible, et on continuera encore à faire des progrès...


Je ne voulais surtout pas qu’on me dise, vous voulez un conseil, restez dans le cinéma et arrêtez de faire du vin. J’ai réussi à faire les deux.


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Question : Comme vous le savez sans doute, vous êtes l’une des personnalités françaises préférées des Russes, y compris chez la jeune génération. On se souvient de votre premier passage à Moscou, et notamment de votre rencontre avec Mikhaïl Gorbatchev... Quelle a été votre première impression de la Russie ?


Pierre Richard : La première impression que j’ai eu, c’était d’abord un énorme étonnement, parce que même si j’étais entouré de plein de gens du cinéma français, des acteurs, des metteurs en scène, j’ai eu rapidement l’occasion de m’apercevoir que les Russes m’aimaient beaucoup...


Je suis arrivé un dimanche, et la première chose que tout le monde a eu envie de visiter, c’est la tombe de Tchékhov. Le chauffeur du car est allé voir la concierge du cimetière qui lui a dit : « C’est fermé le dimanche ». « Ah, c’est dommage parce qu’il y a là M. Pierre Richard... ». « C’est ouvert ! ». Et j’ai compris qu’effectivement, j’étais très populaire sans le savoir.


Depuis le temps, j’ai pu le constater un peu partout en Russie : Samara, Novossibirsk, Mourmansk...


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Et puis pour mieux connaître le vin en Russie ci-joint quelques articles de la Russie Aujourd’hui


1-      Le roi du vin pétillant russe à la conquête de la Champagne 20 septembre, 2011 Vladimir Rouvinskylink 


2-      « L'avenir radieux » des vins australiens en Russie 19 novembre, 2012 Anton Moisseenko link


3-      Les aventures du vin en terre de vodka 16 avril, 2013 Denis Pouzyrev link


4-      Se retrouver autour d'un verre de vin à Moscou 23 mars, 2013 Anton Moisseev link

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