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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 13:00

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Être rond comme une queue de pelle, beurré comme un p'tit-Lu sont des expressions populaires qui sont compréhensibles par le premier con venu car elles se fondent sur une analogie incontestable : le manche de pelle est rond et le Petit Lu est pur beurre. En revanche l’expression être bourré comme un coing, et non comme un coin prononcé à la toulousaine tel  « putaing cong ! », est plus obscure. Et pourtant elle est quasi-universelle : pour preuve ce titre en août 2008 « Georges Bush bourré comme un coing à Pékin »   

 

Pour les petites louves et les petits loups urbains, surtout les locavores, je précise que le coing est le fruit du cognassier qui ne peut se consommer cru. Tante Aline, muette comme une carpe depuis quelques mois ce qui ne lui ressemble pas, nous avait gratifiés d’une belle recette de canard aux coingslink 


Tout cela est bel et beau mais pourquoi le coing serait-il bourré ?


Question essentielle pour nous mais à laquelle nos éminents grammairiens et linguistes, qui n’aiment guère l’argot, n’ont pas donné de réponses satisfaisantes. Nous faire accroire, puisque bourré en argot c’est être rond, que ce serait à la rondeur du coing que cette expression se référerait, c’est chanter les mérites des roues carrées ou ovoïdes. N’en déplaise à l’éminent Alain Rey, pour qui cette « rondeur » aurait été une des raisons du choix (les autres ont les ignorent) de ce fruit, très franchement il faut être né dans le XVIe arrondissement pour nous conter de telles sornettes car affirmer que le coing est rond c’est méconnaître son incapacité  à rouler ce qui n’est pas le cas bien sûr du mec bourré (le féminin prêterait à des interprétations tendancieuses.)


Plus tordu encore, en 1935, selon Gaston Auguste Esnault, né à Brest, donc dans un écosystème très porté sur la biture, professeur de l’enseignement secondaire, agrégé de l'Université, lexicographe et spécialiste de linguistique et de littérature qui a publié des études savantes sur l’argot en France, le coing aurait aussi été choisi par jeu de mots entre le fruit et le coin. Il y aurait eu homonymie entre le fruit et la cale que l'on met en général pour coincer quelque chose : et comme il n'y a plus d'espace en général entre la dite chose et ce coin, ce dernier est « bourré ».


Plus littéraire et tendance : « Pété comme un coing (Loulou traduit « quinced »), c’est une expression qui nous vient d’un soir à Marrakech, il y a quatre ou cinq ans, les Saint Laurent avaient invité Michel Polnareff : ivre de kif, il disait qu’il était « pété comme un coin » (parce que le coin de mur, le coin de table sont souvent ébréchés ?). Nous aimons dire aussi, comme Bill Willis (accent américain) : « Je suis hors de ma tête. »

Février 1972 Thadée Klossowski de Rola « Vie Rêvée » chez Grasset (c’est le fils cadet du peintre Balthus qui a vécu une vie oisive dans le sillage de Saint Laurent. Il publie aujourd’hui son journal des années 1965 à 1977)


Pas très convaincant tout ça, alors si vous trouvez mieux comme explication je suis preneur.

 

Merci de votre éventuelle contribution pour faire la lumière sur l’une de nos expressions familières…

 

En effet si vous buvez à tire-la-Rigault ou mieux à tire-larigot vous risquez d’être bourré comme un coing, de rouler dans le caniveau et de finir au violon (notre cher Charles Rauzan link   dans ses « Petites ignorances de la conversation » nous dit tout sur l’expression « mettre au violon » mais ceci est une autre histoire que je n’ai pas le temps de vous conter.)


Bon pour ne rien vous cacher dimanche matin j’ai acheté un coing au marché pour le caraméliser et dans l’après-midi je suis allé boire un petit Irish Coffee en feuilletant « Vie Rêvée » de Thadée Klossowski de Rola. Comme quoi les idées de chroniques viennent souvent de là où on ne les attend pas.

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 13:00

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La position de chroniqueur sur un petit média encore bien décrié vous met face au fil de la vie qui déroule dans le même temps des évènements insignifiants, d’autres bien tristes ou très sérieux. C’est le fait de tout un chacun me direz-vous. J’en conviens mais moi je peux par ma petite fenêtre en faire état. Ce samedi saint, veille de Pâques, j’ai choisi 3 de ceux-ci, sans liens mais qui ont leur place en mon espace de liberté

 

1-               « Le déjeuner des Vingt est un concept de repas novateur. Vingt invités, dont des personnalités, sont réunis pour goûter les productions viticoles de producteurs pointilleux, accompagnés de fantastiques repas dégustés dans deux restaurants gastronomiques: Le Laurent, avenue Gabriel, dans le quartier de l’Elysée, et Apicius, à quelques mètres de là, rue d’Artois. 

 

Pour la première édition de cet événement annuel, Pierre Arditi, François Berléand et Ariane Massenet ont eu le plaisir - et l’honneur - de goûter la cuvée du champagne AR Lenoble 1996, suivi d’un Givry 1er cru : le Clos du Cellier aux Moines pour accompagner le pâté en croûte et chutney de fruits de chez Laurent… la suite ICI link

 

2-             Le décès de Samuel Passarini

 

Hier j’ai reçu un bien triste courrier des deux fils d’un de mes plus ancien et fidèle lecteur, commentateur et même contributeur à mon espace de liberté « Le Beaujolais, ce grand corps malade par Sam »link 

Bonjour,

Nous avons la douleur de vous annoncer le décès de notre père SAMUEL, survenu le 27 MARS à 21H30;

Vous saviez qu'il était très fatigué et souffrant mais a toujours lutté avec force et sa joie de vivre nous faisait oublier à tous son état de santé. Il nous laisse dans une immense tristesse mais nous nous consolons en pensant qu’il ne souffrira plus et qu’il repose maintenant en paix.

Nous l'avons veillé et accompagné jusqu’à son dernier souffle et nous avons du mal à réaliser qu’il nous a quitté à jamais.

Son combat journalier est un exemple pour nous tous et malgré son état de santé, il a su continuer à nous remplir de bonheur et de joie jusqu'au dernier instant. La cérémonie religieuse aura lieu le mardi 2 avril à l'église de SAINT-SULPICE la pointe 81 Tarn à 9h30mn.

Cordialement Fabrice et Luc PASSARINI ses enfants.

Mes plus sincères condoléances et mon meilleur souvenir à la mémoire d’un compagnon d’aventure que je n’ai jamais croisé.


3 - Conférence VINSEO le mardi 09 avril 2013, dès 09h00 :


1,4 milliards d’euros d’aides : l’OCM vin, jusqu’à quand ?


 Droits de plantation, arrachages, aides à l’investissement, etc…  Quel est le bilan de l’OCM et quel est l’avenir ? link


Toutes les informations (programme détaillé, formulaire de préinscription) sur le site de Vinseo link

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 09:30

La Chine s’est éveillée et, la célèbre formule de Deng Xiaoping « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, s'il attrape la souris, c'est un bon chat » (« 不管黑猫白猫,捉到老鼠就是好猫。 »), il l’applique lorsqu’il prend les rênes du pouvoir avec ses plus proches collaborateurs. Suivant les recommandations de Zhou Enlai, Deng ambitionne de faire avancer les « Quatre modernisations » (industrie et commerce, éducation, organisation militaire et agriculture) et met en place un plan ambitieux pour ouvrir et libéraliser l'économie chinoise.

Mais qui connaît la Chine, son histoire millénaire, ses traditions, sa culture, sa géographie, pas grand monde, même ceux qui s’y précipitent pour fourguer leurs vins. C’est la ruée, les retours de bâton seront douloureux si notre implantation dans ce grand pays ne se fait que sur la base de nos conceptions occidentales. En Chine il faut s’inscrire dans la durée, labourer profond, ne pas céder à la facilité. L’émergence d’une classe moyenne urbaine aisée va changer la donne sociale et politique et impacter le niveau de la consommation. Comparaison n’est pas raison mais la Chine comme les grands émergents vont se vautrer de plus en plus à grande échelle dans la société de consommation. En serons-nous ? Nous donnons-nous les moyens d’en être ?

Je n’en suis pas sûr et je persiste à dire et à écrire qu’il nous faut cesser de nous regarder le nombril et à nous vivre comme le centre du monde de la planète vin. Nous sommes un vieux pays de vin, de bien manger et nous nous devons de cultiver les adhérences avec ce qui nous rapproche de la grande Chine.

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Ainsi la lecture de cha jiu lun «Dialogue du Thé et du vin» de Wang Fu devrait être une ardente obligation pour tous les petits jeunes gens que l’on envoie se balader en Chine au frais de la princesse CVO interprofessionnelle. Ça vaudrait mieux pour l’efficacité que de passer leur temps à envoyer à leurs potes des Twitter en anglais de cuisine.

Qu’est-ce donc que ce « dialogue du Thé et du vin » de Wang Fu ?

« Sous la dynastie Tang, à la fin de laquelle ce manuscrit a vu le jour, du fait de la croissance exponentielle des échanges entre la Chine du Sud et celle du Nord, le thé avait pris un essor considérable sur tout le territoire et était en passe de concurrencer le vin – entendons par là les  alcools fermentés considérés comme des produits nobles. » C’est une fable bien sûr, pleine de verve satirique où Wang Fu  met en scène les deux breuvages rivaux bouffis d’orgueil qui mettent en avant leurs lettres de noblesse et se gaussent de leurs avantages respectifs.

Yu Hui Tseng l’amateur de thé souligne dans son avant-propos « si l’univers du thé chinois était méconnu en Europe, je dois reconnaître à mon tour l’ignorance qui était la mienne en matière de vin. Et c’est justement parmi les connaisseurs de vin que j’ai rencontré l’accueil le plus chaleureux… et que je me suis familiarisé avec lui. »

Gilles Delanoi l’amateur de vin surenchérit « Le vieux dialogue chinois du thé et du vin que l’on va lire a repris une actualité mondiale. Thé et vin ne sont plus deux mondes à part. L’ignorance réciproque a cessé. La découverte de l’un et l’autre, de l’un par l’autre, se fait en parallèle entre l’Orient et l’Occident. L’échange est désormais possible, probable et agréable. »

Voilà, si vous voulez entrer dans cet échange il ne vous reste plus qu’à faire l’acquisition de « Dialogue du Thé et du Vin » de Wang Fu chez Berg International www.berg-international.fr 6€.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 13:00

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Tout juste éveillé il est des matins où vous ne demandez rien, vous êtes ensuqués, bombardés par les infos en boucle qui étalent la connerie des Français, la mienne, la vôtre, la nôtre, envie de gueuler « pays de cons » jamais contents. Et puis vous ouvrez votre boîte e-mail et coup sur coup vous tombez sur :


1-             Un message d’Amazon annonçant la parution d’un nouvel opus d’Etienne Liebig Les nouveaux cons saison 2 


2-            Une interview de Robert Sutton professeur de management à l'université de Stanford « La crise renforce le pouvoir de nuisance des sales cons dans les entreprises »link

 

Le premier n’est pas un inconnu voir chronique inspirée de son œuvre sulfureuse: le 25 juillet «Comment draguer la catholique sur les chemins de Compostelle»link

 

Le second est très connu.

 

Donc que fais-je ?


1-             Je lis l’interview de Sutton


2-            Je décide  de pondre une chronique vite fait sur le gaz où :

 

a)            J’avoue ne pas avoir lu le premier opus de Liebig Les Nouveaux Cons parut en 2011 donc je vous transmets le pitch « Quel bonheur d’avoir des nouveaux cons en bas de chez soi. Mieux quel bonheur d’en être un soi-même car bien sûr, vous l’aurez compris nul n’échappe à cette catégorisation sociologique transversale à toutes les classes sociales, tous les milieux socio-culturels, tous les recoins de notre pays : le vieux gauchiste, le bobo, le jeune flic, le jeune de quartier, le bloggeur, la nouvelle comédienne, le nouveau Neuilléen ...

L’auteur qui n’en est pas à son coup d’essai en matière de provocations, n’oublie personne dans cet inventaire de la connerie contemporaine, pas même lui bien sûr.

Amusez-vous à retrouver quel nouveau con vous êtes, quel nouveau con est votre voisin ou votre chef de service et vous serez surpris par la justesse de ces portraits et la dérision de cet ouvrage. »

Enfin je vous file quelques liens pour que vous puissiez vous forger une opinion.


1 - L'élève en école de commerce : cette tête à claques...link

2- Ces vieux qu'on adore détester link

3 - La Main Enchantée link


b)            Je décide d’acquérir dès ce matin les deux opus de Liebig pour voir s’il n’y aurait pas aussi des nouveaux cons dans notre belle planète du vin ?

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 13:00

15 sur 10,5, 4mm d’épaisseur, 5 € c’est du Menu Fretinlink comme j’aime, ça se glisse dans la poche intérieure de votre blouson, ça se lit partout et en tout lieu, c’est un amour de petite tasse de café littéraire proposée par Laurent Seminel.

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Le n°3 de cette nouvelle collection kawa de petits livres chéris porte l’intrigant titre de « Le lavement calmant du docteur Chirac »  et c’est signé d’un certain Maurice Cousin, comte de Courchamps (1783-1849) qui était, dit-on, sur la quatrième de couverture excentrique, gastronome et écrivain.

L’une des recettes que je préfère, hormis celle de l’ « Eau pectorale de mou de veau », est celle du « bouillon-clairet de limaçons » qui consiste à faire bouillir 6 escargots de vigne dans une pinte d’eau après avoir, bien sûr, laissés les lumas dégorger pendant 7 à 8 heures. Ce bouillon, je l’ai vu : tout jaunasse et senti : odeur fadasse lorsque mémé Marie utilisait l’eau de cuisson des lumas pour concocter la célèbre sauce aux lumas. ICI link l’un des tubes de la Vendée crottée de mon enfance, un très grand moment.

Quant au lavement calmant du Docteur Chirac il est sanitairement incorrect puisqu’il contient 2 pincées d’opium.

Des apozèmes, hypocras au bon vin rouge ou blanc, des juleps, des liniments, des cataplasmes, pommade des limaçons, vinaigre des 4 voleurs (à propos cher François des Ligneris m’aurais-tu complètement oublié ?)

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 13:00

Au temps héroïque du pensionnat la bouffe au réfectoire n’était ni très appétissante ni très équilibrée. C’était si dégueulasse qu’on ne se goinfrait pas et nous n’étions donc guère sujets à l’obésité. Au Resto-U c’était pire. Bref, nous étions baby-boomers aux portes de la société de consommation et bien évidemment nous pensions que nous allions voguer vers des rives où nos enfants allaient bien manger à la cantine.

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C’est le cas nous dit-on mais une tendance s’esquisse qui semble amplifier les mauvaises habitudes prises déjà à la maison par les adolescents devant les écrans TV ou du Net : la «junk-food» soit la malbouffe arrosée de soda.  Le snacking www.snacking.fr restauration rapide et nomade touche de plus en plus une population de jeunes à petit budget.


Les tendances s’esquissent toujours en creux et si on veut anticiper soit pour les amplifier ou les combattre il est nécessaire d’agir à la source. L’enquête de Que-Choisir est bien sûr limitée et parcellaire mais elle met le doigt sur ce que tout un chacun peut vérifier dans son quotidien. C’est important. C’est un vrai sujet pour nous qui défendons une conception du bien-vivre où l’alimentation, sa forme comme son contenu, tient une place importante.


« Dans 48 établissements secondaires (10 collèges et 38 lycées), la cantine traditionnelle se trouve en concurrence avec des stands de type cafétéria, fast-food ou sandwicherie. Ils proposent des aliments déséquilibrés de type pizza-frites-gaufres ou panini-brownie-soda et sont implantés au cœur même des établissements, dans les mêmes locaux ou à proximité des cantines. 


Une bonne partie de ces stands sont sous la responsabilité de grands groupes de restauration scolaire». Note UFC-Que Choisir dans une « Etude sur l’équilibre nutritionnel dans les restaurants scolaires de 606 communes et établissements scolaires de France Mars 2013 »

Libération a noté :


« Les meilleurs élèves sont les cantines des écoles élémentaires publiques. En 2005, 20% d’entre elles n’avaient pas obtenu la moyenne. Sur les 384 écoles publiques de communes différentes étudiées cette année, la note moyenne s’élève à plus de 15/20. Les villes de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Paris XVIe et Quimper (Finistère) sont en tête du classement.

Le «bonnet d’âne» revient au secteur privé. «Les écoles élémentaires obtiennent une moyenne de 11,3 soit 4 points de moins que dans le public et le secondaire obtient, lui, une moyenne d’à peine 10», poursuit-il, donnant l’exemple d’établissements qui «remplacent la viande rouge par une viande hachée bon marché».

Je vous propose :


1-               L’« Etude sur l’équilibre nutritionnel dans les restaurants scolaires de 606 communes et établissements scolaires de France Mars 2013 »link

 

2-             Des analyses de la presse :


Le Télégramme link

Libération link

Challenges link

La Dépêche link

 

 

 

 

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:00

Tout ce que je sais faire c’est vaguement cadrer, m’assurer de la netteté du sujet puis appuyer sur le petit bouton situé sur le haut de mon boitier LEICA V-LUX 20. Aucune prétention artistique, simplement la recherche du rendu de l’ambiance, de l’atmosphère, de l’esprit du lieu, pour moi la photo n’est là que pour illustrer pas pour faire du chichi ou mettre en avant une signature.


À deux reprises, alors que je ne faisais que publier pour illustrer une chronique, dont je n’étais pas l’auteur, un cliché que m’avait transmis le signataire de la chronique, je me suis fait avoiné. Sur le dit cliché s’étalait la tronche du signataire de la chronique, rien de plus rien de moins. Sans être une photo anthropométrique la reproduction du faciès ne présentait aucun caractère d’originalité patte d’un photographe pro. De plus, en l’absence de mention de celui-ci par l’envoyeur, bien sûr je publie car je suppose que la photo a été faite par la dulcinée, la belle-mère ou père, un passant ou je ne sais qui.


C’était sans compter avec l’ego de certaines ou de certains qui se vivent comme des artistes méconnus et qui rêvent sans doute de vivre de leurs droits d’auteur. Intervention publique, outrée, vindicative, quasi-menaçante et, en dépit de la protestation  de ma bonne foi, grande scène de l’acte 3 de la part d’une cireuse de pompes, bien connue des services du sieur Pousson qui a fait les frais de ses attaques sur un autre sujet, et d’un vague pékin se disant alter-vins, ne riez pas. Face à ce type de tempête dans un verre d’eau : exit la photo et de l’auteur  soi-disant ami sur Face de Bouc. Avant de se poser en victime, on s’informe, on se parle.


Reste que les vrais photographes, ceux qui vivent de leur travail de photographe, ont du souci à se faire car, dans la jungle du NET on ne sait plus qui est qui, quel cliché est protégé par un copyright.  Alors, en vertu du principe de précaution, pour ne pas me retrouver accusé d’avoir piraté un cliché dorénavant je m’abstiendrai de toute publication d’une photo qui ne sera pas de moi.


Mon blog est gratuit. Je ne tire donc aucun revenu de mes chroniques alors je ne vais pas m’exposer à des demandes de droits d’auteur, dont certaines pourraient être justifiées, mais dont la plupart relèvent du n’importe quoi. Simplement, je dis attention l’abus de l’utilisation des droits d’auteur sur le Net risque d’avoir un effet de tarissement des dits droits d’auteur. En dehors des publications people, des magazines de mode ou très spécialisées, la presse papier va mal et c’est elle qui donnait tout son lustre aux vrais et grands photographes. Jamais le Net ne permettra de générer une telle manne car la profusion produit de la banalisation.


Bref, ce ne sont pas des lignes Maginot illusoires qui permettront de faire émerger de nouveaux modèles économiques mais la capacité des acteurs à trouver des terrains d’entente pour que le travail des auteurs soit rétribué à sa juste valeur. Nous n’en prenons pas le chemin, loin s’en faut. La gratuité n’existe pas, il y a toujours quelqu’un qui raque à un moment ou à un autre. Les grands propriétaires des tuyaux du Net savent bien que sans contenu pertinent l’appétence baisse. Alors c’est la fuite en avant, le petit prédateur émergeant qui bouffe le vieux gavé et essoufflé est la règle. Monde d’images, déluge d’images captées par n’importe qui, n’importe où avec des outils à deux balles. Que sont devenus les grands reporters, les grandes baroudeurs, les correspondants de guerre… ? Ne reste plus que des « artistes » qui shootent des mannequins anorexiques, des paparazzis traquant les peoples, et quelques grognards qui vont se faire tuer en Syrie ou ailleurs, on se demande vraiment pourquoi.


Alors vous comprendrez pourquoi je ne vais pas me cailler le lait, je ne suis pas une vache à lait, à illustrer mes chroniques avec des clichés moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes. Dorénavant vous devrez vous contenter de mes piètres œuvres imagières. Bien sûr, tout principe subit des exceptions : il m’arrivera de mettre en lignes des photos de mes copines… ou de mes copains…

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à bientôt donc sur mes lignes et mes pauvres photos…

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 13:00

« L'avocat était célèbre, l'homme inconnu. Il ne laissait entrevoir qu'une passion pour l'opéra, les grands vins, la mer et le design. Des gouffres et de la solitude de sa vie, nul n'était autorisé à s'approcher. Dimanche, les mots les plus justes ont été ceux de son plus fidèle associé, Me Emmanuel Marsigny : « Olivier Metzner n'a pas su se défendre de lui-même. » Si vous souhaitez lire la suite allez sur ma page Facebook.


J’ai grand respect pour ceux qui mettent fin à leur jour. J’en ai bien peu pour ceux, les journalistes tout particulièrement, qui en cherchent et glosent sur les raisons ; voir ce qui s’écrit à propos du suicide du chef de Bernard Loiseau. Prétention que de vouloir pénétrer dans l’intime, dans le jardin d’intérieur de celle ou de celui qui a mis fin à ses jours.


« Dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 mars, Olivier Metzner est monté à bord de son bateau et s'est jeté à l'eau au large de l'île de Boëdic qu'il avait acquise dans le golfe du Morbihan. Son employé de maison a trouvé dimanche matin une lettre dans laquelle il indique dans les moindres détails ses dernières volontés. Olivier Metzner avait 63 ans »


Oui RESPECT à Me Olivier Metzner que je ne vous connaissais pas. Je m’incline face à son courage, je comprends son désarroi et je salue son choix d’homme libre…

 

« Un regard bleu vif derrière des lunettes demi-lune, un gros cigare dont il soufflait inlassablement la fumée au visage de ses interlocuteurs, et cette courtoisie sans faille qui faisait rempart »

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 14:00

C’était au temps où dans les interstices de mon emploi du temps de Ministre, en tout lieu, je grattais sur mes petits carnets des mots épars pour m’aider à vivre. Un jour j’ai tout assemblé dans un opuscule unique baptisé « Accrocs de Vie » que je me suis empressé d’ensiler au fond d’un placard.


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Avant-hier, au cœur de la nuit, j’ai gratté ma chronique sur le pot-au-feu puis je suis allé me recoucher. Là, juste avant de me rendormir, la lamentable histoire de Marcel Cœurdeveau boucher de son état au 223 bis rue Froidevaux… est remontée dans ma mémoire. Ce n’est pas une œuvre impérissable mais 25 ans après elle garde un peu de fraîcheur et d’actualité. Je n’ose écrire que comme pour une viande elle bien rassise.


Je vous propose les photos de ce texte pages 52 à 54 et je vous le calligraphie, pour votre confort de lecture en une forme moins dense.


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Ceci est la lamentable histoire de Marcel Cœurdeveau

Boucher de son état au 223 bis rue Froidevaux.

Depuis des mois le malheureux erre hagard dans les bars

En déclarant ne s’être jamais remis

De la fermeture des abattoirs de Vaugirard.

Mais je sais que ses paroles sont menteries.

 

Au tout début de sa résistible aventure,

Du paleron et du tendron il se disait le roi,

Et certains jours il peignait sur sa devanture

Qu’il était l’empereur du gîte à la noix.

Aux femmes du quartier il vantait en mots choisis

Les vertus gustatives de sa macreuse juteuse

Et si grande était sa renommée que des gueuses

Venaient, disait-il, des confins de la porte de Choisy

Acheter de pleins paniers de têtes de veau

Qu’il parait de persil pour l’amour  du beau.

Même qu’un vendredi saint de l’an

De disgrâce de mille neuf cent quatre-vingt-un

Surgit dans son échoppe une cohorte de mécréants

Lui réclamant qu’il découpe sur le champ

Des kilos de goûteux faux-filet

Qu’ils déclaraient vouloir payer

Au vil prix des basses-côtes.

Mais le Marcel, drapé dans sa dignité de petit commerçant,

Tel un preux chevalier, leur répondit : à d’autres !

Tout en s’empressant de les servir promptement.

 

C’est ainsi qu’il entra dans la légende de la génération Mitterrand

Aux côtés de l’ineffable Jack Lang.

De vernissages en coquetelles, Cœurdeveau

En oublia jusqu’à son billot

Et ce n’est pas sa promotion dans l’ordre du poireau

Qui put ramener dans sa boutique les fanatiques

Du flanchet et de la bavette d’aloyau.

Plus il montait au firmament du Tout Paris,

Plus son chiffre d’affaires allait de mal en pis.

Face à la chronique d’une déconfiture annoncée

Le Marcel se disait que ses hautes protections

Le tireraient des griffes de ses créanciers

Et qu’il n’avait rien à craindre des juridictions.

 

Enfin arriva le soir d’une première

Où il rencontra autour d’un verre

Hildegarde de Latour Dupont-Durand

Qui se disait la nièce de Boris Vian.

Cœurdeveau épancha son cœur sur l’épaule

De cette femme altière

Qui portait des jarretières

Sous sa robe Jean-Paul Gaultier.

 

Il était fasciné.

 

Elle, en sortant son filofax

De son  sac,

Lui dit : mon beau boucher

Pour vous sortir de ce merdier

Je ne vois qu’une solution

La communication.

Foin de réclame ou de publicité

Elle allait le faire communiquer.

 

Après s’être fourvoyé dans l’allégé

Et avoir raté le train du bio

Le Marcel fit un tabac sur le fermier.

En étalant ses racines de péquenot

Cœurdeveau devint le pape du veau

Sous la mère.

Il écrivit un best-seller.

Organisa des séminaires

Pour cadres voulant se ressourcer.

Multiplia les franchisés.

Participa à des émissions

De télévision.

Pratiqua le mécénat

Et puis patatras

Un petit juge à la con

L’accusa de corruption

De concussion.

 

En moins de temps qu’il n’en faut pour élever

Un poulet fermier

Marcel Cœurdeveau

Découvrit l’abus de biens sociaux.

Il se paya

Une escouade d’avocats.

 

Hildegarde jamais en manque d’innovation

Se rappela la formule du Général

Et répandit dans toutes les rédactions l’information

Que Marcel allait se présenter au prochain scrutin national.

Lui le gourou des paupiettes

Allait assainir les tinettes

Polluées par les affreux politiciens

Et qu’en un tour de mains

La fille aînée de l’Église redeviendrait aussi pure

Que l’eau de la source que tout gamin

Il recueillait dans le creux de ses mains

Pour étancher sa soif de nature.

 

Un soir, las de ces mots sans rime ni raison,

Marcel mangea un bœuf gros sel,

Balança tout à la poubelle,

Pris son balluchon

Et marcha jusqu’à Nation

Et, la tête dans les étoiles, se dit qu’il valait mieux vivre à poil

Que de continuer à vendre du vent

A ceux qui sont dans le segment

Défini par l’étude de marché.

Alors le Marcel il a décidé

Que le meilleur statut pour qu’on lui fiche la paix

Etait celui de fou

Au regard doux.

 

Et maintenant il erre hagard

Dans les bars

En déclarant

Aux clients

Ne s’être jamais remis de le fermeture des abattoirs

De Vaugirard.

 

Pourtant lui le fou,

Chaque dimanche il y propose à des enfants ravis

De vieux albums jaunis

De Tintin et Milou.

 

  • Sur l’emplacement des abattoirs de Vaugirard se tient sous une Halles chaque dimanche une vente de vieux livres.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 13:00

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Lorsqu’une chronique bien sentie est publiée par un éminent confrère François Simon, chroniqueur  gastronomique reconnu et respecté, pourquoi chercher midi à quatorze heures, tenter de prendre sa roue pour raconter plus ou moins bien la même chose alors qu’il vous suffit de passer les plats.


C’est ce que votre Taulier fait : ça commence ainsi « Oh diable, que c'est assourdissant ! On entend encore l'écho retentir dans les vallées de nos terroirs enchantés. La pénible histoire des plats cuisinés faisant passer du cheval pour du bœuf a dû faire relever quelques sourcils ici et là, mais disons que les chefs sur cette affaire ont un silence admirable, une sorte de merveilleuse neutralité, une indifférence de très haute élégance, digne du patrimoine immatériel de l'humanité… »


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