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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:00

Dans nos conversations comme nos écrits il nous arrive souvent, pour faire joli ou pour faire genre, d’utiliser des expressions populaires qui nous sont familières mais dont nous ne connaissons pas très souvent l’origine. Ainsi nous renvoyons facilement un projet qui ferait du bruit dans Landerneau aux calendes grecques car nous avons peur qu’il fasse chou blanc vu que nous y causons comme une vache espagnole.

Un brave fonctionnaire du Ministère de l’Instruction Publique – j’aime cette appellation qui renvoie à la fonction première de l’école : instruire – Charles Rozan (1824-1905), qui avait sans doute des loisirs  écrivit en 1868 chez J.Hetzel éditeurs « Petites ignorances de la conversation » qui vient d’être réédité par les éditions des Equateurs www.equateurs.fr 13,50€.

 

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Pour la première version, celle de l’Académie, elle aurait pour origine le larigot, espèce de flûte ou de petit flageolet qui n’était plus en usage mais qui avait donné son nom à un jeu d’orgue composé d’un grand nombre de petits tuyaux qui rendent un son très aigre. Ils supposent pour jouer du larigot il fallait souffler très-fort, et par conséquent boire beaucoup. »

Charles Rozan doute de cette version il est plus disposé à croire avec un certain Ménage que larigot serait une allusion aux longs verres en forme de flûte dans lesquels on buvait autrefois.

Tire la Rigault, l’orthographe admise par l’auteur repose sur une histoire qui rappelle l’expression boire comme un sonneur. « Au XIIIe siècle, un archevêque de Rouen nommé Odon Rigault donna à cette ville une cloche d’une grosseur prodigieuse. Cette cloche appelée la cloche Rigault et par abréviation la Rigault, ne pouvait être mise en mouvement dans de grands efforts. Les sonneurs qui tiraient étaient naturellement d’autant plus altérés qu’ils avaient plus de peine, et l’on a été ainsi amené à regarder ceux qui buvaient beaucoup comme des gens qui auraient tiré la Rigault.

Dernière version, dans le meilleur style gaulois, « Alaric, roi des Goths, fut défait en bataille rangée, auprès de Poitiers, par le roi Clovis. Les soldats joyeux lorsqu’ils buvaient, se disaient les uns aux autres : Je bé à ti, reï Alaric Goth.

 

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Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans Billet
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