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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 10:02

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Juste avant la Noël, rendant une petite visite impromptue du côté d’Avize à Anselme Selosse en compagnie de mes copines Magalie et Cassandre, celui-ci évoquait avec moi la naissance et la vie mouvementée de Sève link.


Les filles nous ont sans doute pris pour des anciens combattants un peu nostalgiques d’un temps qu’elles n’ont pas connu. Je ne vais pas l’évoquer, ni regretter que le goût immodéré que nous avons pour nous diviser ait laissé le champ libre aux médiocres, mais simplement affirmer qu’ayant toujours été aux côtés, depuis les premières heures de ce qui était alors « vignerons dans nos appellations », le combat continue.


Hasard du calendrier, dimanche j’écrivais à propos d’un énième projet de Crémant « Nous n’avons pas totalement épuisé le modèle AOC.  Usons-le jusqu’à la corde et ensuite nous nous étonnerons qu’il ne permet pas au vignoble français de tirer tous les avantages de son statut de vignoble généraliste. Nous pouvons tout faire à condition de bien le faire. C’est simple, mais la simplicité ne fait pas parti de notre génie national. Reste les espaces de liberté qui permettent de faire des pieds de nez aux chargés d’écriture qui règnent dans les zinzins à financement obligés. »


N’étant ni vigneron, ni partie prenante du monde du vin au sens où mon devenir ne dépend en rien du sien, j’ai toujours soutenu le combat collectif et dénoncé le bal des egos de certains défenseurs autoproclamés des vignerons.

Bref, dans l’affaire d’Olivier Cousin qui a fait l’objet d’une émission hier sur France Inter link  je laisse donc la plume au camarade Patrick Baudouin l’un des animateurs de Sève.


« L'Inao, la Fédération Viticole de l'Anjou, ont tort de poursuivre Olivier, je leur ai dit, c'est refuser de voir les vrais problèmes. La profession n'a pas voulu mettre en application ce qu'elle avait elle-même voté (Comité National de l'Inao 1 et 2 juin 2006) :

 

Le Comité National des Vins et Eaux-de-Vie de l'Institut National des Appellations d'Origine s'est réuni les 1 et 2 juin sous la présidence de René RENOU.


Dans le cadre de la réécriture des décrets des Appellations d'Origine Contrôlées, le Comité National des Vins et Eaux-de-Vie de l'INAO s'est prononcé sur une segmentation de l'offre des AOC. Ceci afin de répondre au mieux aux attentes du marché et des consommateurs et ouvrir de nouvelles perspectives à l'ensemble des producteurs....en segmentant leur offre en deux catégories:


- la première répondant à des critères stricts de production relatifs à un lien fort au terroir, une notoriété établie alliés à des facteurs humains et naturels. Il s'agit des vins jouissant actuellement d'une forte valeur ajoutée.


Comme rien de sérieux n'a été fait, les AOC explosent un peu dans tous les sens. Sur les solutions, j'ai un point de vue un peu différent de celui d'Olivier : je ne suis pas pour une « sous-catégorie » de « vins artisanaux ». Pourquoi nous mettre hors AOC, en sous-catégorie ? L'enjeu, ce n'est pas l'artisanat, c'est le lien au terroir. Il y a de petits domaines qui font du tout chimique, du tout chaptalisation. Et en Anjou, plusieurs domaines entre 30 et 50 ha font de forts beaux vins, en bio, avec un bon lien au terroir, un respect de l'environnement et du consommateur. L'enjeu, ce n'est pas un « sous-catégorie », c'est une catégorie « d'excellence » telle que nous étions nombreux à vouloir avec René Renou. Et que nous voulons encore....Nous n'avons pas à sortir de l’AOC, c'est à l’AOC de nous faire une place justifiée... »

 

Ce matin Stéphane Le Foll était sur France-Inter, il a évoqué le débat de sa future loi d’avenir : et pourquoi diable l’esprit de l’AOC n’y est même pas évoqué ? Vous ne trouvez pas cela étrange ? Moi si, mais je ne jetterai pas la pierre au Ministre : ses interlocuteurs du monde de la vigne et du vin sont majoritairement dans le camp de l’AOC pour tous…

 

2014 l'année du rebond des vraies appellations ?


 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 00:09

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Il est des jours où je me dis, prends ton temps, attends qu’un bon sujet te tombe dessus pour faire avaler la pilule que tu proposes à tes chers lecteurs. Bien sûr je pourrais me contenter du marronnier de la galette des rois. Faire comme mes chers confrères évoquer la énième bouteille de roteux déculottée pour fêter la nouvelle année.


Et puis, à la nuit tombée, alors que j’allais sans doute succomber à la tentation de vous tartiner un truc à la frangipane avec fève incorporée, j’ai consulté mes petites alertes pour voir si je ne serais pas mieux inspiré. Bonne pioche je tombe sur Grazia un magazine pour nanas où une certaine Pauline Pélissier est allée fourrer son beau nez poudré dans le Washington Post. Le titre est alléchant « DIS-MOI CE QUE TU PICOLES, JE TE DIRAI COMMENT TU VOTES »


Vous me connaissez, je me rue. Je me rue d’autant plus que ma seconde chronique pré-dominicale a justement rapport avec la votation et comme elle risque de monter le bourrichon de certains je me suis dit celle-ci va servir d’amuse-gueule.

 

D’après une étude, publiée dans le Washington Post link les démocrates américains préféreraient les alcools légers comme le champagne, tandis que les républicains seraient plutôt des amateurs d’alcool fort et de liqueurs.


Selon le magazine Grazia « Les résultats seraient encore plus déterminants pour la consommation de vin, explique l’étude réalisée par Jennifer Dude, de la société National Media Research Planning and Placement. Ainsi, si vous voyez un Américain arriver lors d’un dîner avec dans les mains une bouteille de Kendall-Jackson ou de Robert Mondavi (deux grandes marques de vins californiens), il y a de grandes chances qu’il soit républicain. A l’inverse, les démocrates apporteront plutôt une bouteille de Château Ste Michelle Merlot (un vin produit près de Seattle), de Francis Coppola (le réalisateur a un domaine viticole) ou de Procecco, un vin italien. »


Pendant que je suis dans la presse américaine je vous recommande la lecture de l’éditorial du New York Times d’Andrew Rosenthal, « Pesticides in French Wine » link


La conclusion devrait amener certains à réfléchir : « Considering organic producers who refuse pre-emptive use of pesticides as criminals will not help France’s transition to sustainable agricultural practices. The law requiring such use in Burgundy is not only bad policy, it is terrible publicity for French wine. The law should be changed, and the French Assembly should pass the new bill on sustainable agriculture this month.  »


À tout de suite sur mes lignes.

 

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:09

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Il est un peuple engloutit, le peuple des berges,  celui de la cloche qui, en argot, est le ciel. « Sont clochards tous ceux qui n’ont que le ciel pour toit » écrivait Robert Giraud « envoyé spécial au royaume de la nuit ». De 1947 à 1950 il partage l’existence des gueux mais « Je n’ai jamais été clochard au vrai sens du mot, parce que j’ai toujours eu un domicile. » précise-t-il. Mais il est des leurs. Il connaît « les hauts lieux du monde guenilleux » où « le taulier fait office de banquier »


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Si ce matin je vous propose un très beau texte de Giraud extrait de son livre « Le peuple des berges » publié  par le Dilettante 12€ c’est 2  ouvrages récents viennent « renouveler la connaissance à la fois géographique, urbanistique et sociologique de la capitale française, soumise depuis plus d'une décennie à un mouvement actif de «gentrification» et de fuite des classes moyennes et populaires au-delà du périphérique. »


-         Paris sans le peuple. La gentrification de la capitale Anne Clerval ;


-         Paris bourgeoise, Paris Bohème. La ruée vers l'Est Sophie Corbillé.


Je vais me coller à leur lecture pour dépasser les clichés, trop vite acceptés par le sens commun, comme la catégorie sociale des «bourgeois-bohèmes» (ou «bobos»), omniprésente dans les médias. La nouvelle «urban gentry», ces membres de la classe moyenne regroupant essentiellement des cadres, professions intellectuelles et acteurs de la culture et des médias qui, contrairement à leurs prédécesseurs, préfèrent le centre-ville à la banlieue.» qui ont colonisés les arrondissements de l'est parisien (Faubourg Saint-Antoine, Belleville, Ménilmontant, quartier Sainte-Marthe...).


Vous allez me dire que vous n’en avez rien à péter de cette « urban gentry » sauf qu’elle représente l’un des plus beaux potentiels de développement de la consommation de vin et qu’au lieu de bêler seulement contre la loi Evin, dont ils ont rien à péter d’ailleurs, les cultiver sans les caricaturer relève du minimum syndical de l’intelligence économique.


 

« Le clochard parisien a deux amours : le vin rouge et la Seine. Pour le vin rouge, il consent à faire le minimum d’efforts compatibles avec sa dignité de chômeur perpétuel. Quant au fleuve, pour le réfractaire qu’est le clodo, il a valeur de symbole. Malgré le corset de pierre de ses quais, malgré les barrages, il coule, se faufile, fuit, tenace et silencieux, vers la liberté. C’est en  regardant l’eau et en buvant le vin que le clochard est heureux. Son havre de paix, sa terre promise, c’est le quai.


À la fois rue et chantier, le quai offre toutes les ressources que l’une et l’autre procurent à qui veut et sait se défendre ». Et puis le quai est partout : on le trouve à Choisy, à Ivry et à Nanterre où il a rendez-vous avec les terrains vagues chers aux guenilleux ; la Maub’ et les Halles sont  des voisins ; bistrots, « vins et charbons », épiceries-buvettes, tous les relais de la soif du clochard jalonnent solidement la route du fleuve. Enfin, le quai est le royaume de la nuit. Nulle part ailleurs le vagabond ne trouve autant de zones d’ombre. Quand les brumes crépusculaires chassent les travailleurs, la Seine appartient au  peuple des berges, monde du silence où se retrouvent toutes les épaves : les déçus et leurs rêves avortés ; les déchus et leur poids de misère. Ils errent, solitaires, en quête de l’impossible aventure, croisent, indifférents, les rôdeurs  du fleuve : « les fleurs de Seine », les fraîches et les fanées ; les voleurs et les braconniers, tous ceux qui vivent dans l’ombre, la nuit et le mystère… »

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 09:10

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Je ne suis pas un lecteur régulier de Fluide Glacial mais à plusieurs reprises j’ai utilisé  leurs numéros spéciaux sur notre jaja link  De plus, je suis un inconditionnel de marcel Gotlib l’inventeur de Gai Luron et de Superdupont.


C’est pour ces raisons que je publie le communiqué de la rédaction de Fluide Glacial dénonçant l’utilisation par un fabriquant de quenelles avariées : un dénommé Soral, pote de celui que je ne nommerai jamais de peur de salir mon espace de liberté.


La réponse est pour moi exemplaire. Merci de prendre le temps de la lire.

 

 

Le 26/12/2013

 

 

Cher Monsieur Soral,

 

 

En utilisant sans l'accord de Fluide Glacial l'image de Superdupont vous oubliez trois choses :


1. Tant que nous sommes encore en démocratie, vous vous devez de respecter la loi. En l'espèce, ne pas pomper sauvagement les créations protégées par des copyrights.


2. Superdupont, c'est de l'humour, du second degré. L'Antifrance, c'est de la blague, c'est pour rire. C'est comme "Hitler=SS" de Vuillemin et Gourio ou "le Dictateur" de Chaplin. Faut pas prendre ça au pied de la lettre. Superdupont cogne sur les étrangers, mais Superdupont... c'est con, n'est-ce pas.


3. Dans votre monde idéal Superdupont n'existerait pas puisque, pour des raisons qui vous appartiennent, vous auriez envoyé à la chambre à gaz son créateur, Marcel Gotlib. De même que vos aînés chéris y ont envoyé son papa.


Je n'ai pas envie de vous faire un procès, parce que je n'ai pas envie de vous faire de la publicité, à vous et à votre bande de nervis.


Alors de grâce, virez Superdupont de la jaquette de vos leçons audiovisuelles de ratonnades.


 

Yan Lindingre


Rédacteur en Chef de Fluide Glacial


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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 10:00

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Pour un oui ou pour un non, en ce moment je ressors à tout bout de champ des petits bouts de mon petit roman dominical :


« Nantes, à la bascule des années 60, le quai de la Fosse, ses anciens beuglants pour marins en mal d'amour de passage, comme le quartier de Pigalle à Paris, sentait le stupre. L'imagerie populaire mêlait  pêle-mêle les bas-résilles des filles de joie, les ombres inquiétantes de types louches, les lumières tamisées de bars enfumés, faune interlope vivant en marge du corset des biens pensants.

 

Pour le provincial en goguette et le bourgeois nantais c'était le quai de la Fesse. Nous les étudiants y venions finir nos soirées. Je n'avais jamais pratiqué l'amour tarifé mais j'aimais bien tailler une bavette avec les filles, surtout lorsque j'étais pompette. Les talons des mocassins de Sylvie claquaient sur le macadam du trottoir, et je pensais qu'elle n'avait pas l'air d'une pute. Nous faisions très petit couple égaré dans un lieu de perdition. Dans la lumière jaune des lampadaires, les grues du port ressemblaient à de gigantesques squelettes noircis. L'air marin remontant le fleuve me revigorait. Mes idées noires se teintaient de sang, du rouge, de l'incandescent, une sale envie de me laisser-aller, d'être un enfant de salaud. Rompant le silence, « tu penses trop ! », Sylvie appuyait là où ça faisait mal. »


Oui, je le concède, « je penses trop ! », ce qui ne signifie pas que je pense bien ou juste, mais que je me pose trop de questions et qu'ainsi j’ai très mal fini.

 

Pensez-donc, hier j’ai retrouvé ça sur la Toile :

 

« Près d'un siècle et demi après que Napoléon III a confié un rapport sur L'Etat et l'avenir de la viticulture française au Bourguignon Jules Guyot, Jacques Berthomeau, contrôleur général des offices, s'est penché sur le système français avec son importante étude Cap 2010, publiée en 2002. »


Ce sont les gars de l’Express qui l’ont écrit en juillet 2003…


En arriver là, dans la peau, non de John Malkovich, mais d’un petit rapporteur, pour un gars qui a toujours aimé la nuit, celle que l’on passe hors son lit, où les chats sont gris et les lapins blancs, c’est bien pire que de ne jamais avoir eu une Rolex dans sa vie avant 50 ans.


Oui, je l’avoue, en ces années étudiantes j’ai passé bien plus de temps sur les banquettes de skaï des bars que sur les bancs de la Fac de la Jonelière. Ceci explique cela, je sais, je sais…


Temps béni des crèmes des petits matins, des journées entières passées au lit à écouter de la musique, à baguenauder, à refaire le monde et surtout à ne rien faire si ce n’est d’aller écouter Johnny Rivers chanter John Lee Hooker en live au  « The Whiskey a Go Go » de Los Angeles.


Bien évidemment, en ce temps-là un billet d’avion coûtait une fortune pour un étudiant désargenté comme moi, je ne suis jamais allé au « The Whiskey a Go Go » de Los Angeles mais nous nous saoulions, plus de musique que d’alcool, dans les rades enfumés.


Depuis ce temps béni, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de la Loire et de la Seine mais en la défunte année 2013, en juillet, le 12 très précisément, le « système » m’a rayé du cadre actif, j’ai bénéficié d’une levée d’écrou et depuis je ne suis plus en liberté conditionnelle mais en liberté tout court.


Conséquence de la levée de mes fers, j’ai décidé que pour 2014, depuis 00:00 heure ce jour, mon nouveau statut sur Face de Bouc serait : chroniqueur de jour et Taulier du bout de la nuit au Lapin Blanc.


Vous allez me dire que je décoconne.

 

Oui, mais à peine, seul l’avenir vous apportera des réponses sur mes lignes. «Que Sera Sera»…

 

Pour ceux qui ont envie de se plonger dans les lignes de mon petit roman voici la suite du texte : 

 

« La boîte affichait « strip-tease permanent » et, en effet, une fois la porte poussée, sur un fond musical sirupeux, nous découvrions une gamine malingre avec des seins œufs aux plats, des canes de serin et des hanches en porte-manteaux, se trémoussait sur une scène en asticotant son entrecuisse avec son soutien-gorge. Le public clairsemé, quelques voyageurs de commerce en costume-cravate, une poignée de messieurs propres sur eux, des petits maquereaux caricatures de petits maquereaux et un petit vieux tout racorni, s'ennuyaient ferme sur des banquettes recouvertes d'un tissu pelucheux orange. Des filles fatiguées, en bas résilles et bustiers noirs, tentaient d'activer la consommation. Posées sur les tables, des lampes chapeautées de crinolines diffusaient une lumière rougeâtre. En terrain connu Sylvie se voyait saluer avec obséquiosité par la barmaid, qui semblait être la patronne, une poufiasse grasse et blondasse. Tout était à chier, surtout la musique. Nous nous assîmes dans une sorte de niche demi-circulaire éclairée par une lampe sur pied, une Betty Boop rousse et sensuelle. Sylvie se défaisait de son blouson. Elle avait gardé son Marcel mais libéré ses seins de toute entrave. Ils restaient hauts et pointaient sous le coton tendu. Avachi sur la banquette je la laissais se glisser tout près de moi. »

 

Les épisodes suivants 


ICI : link  link link 


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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 00:09

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Leurs idées sont souvent aussi courtes que leurs cheveux et je vous épargne toute forme de comparaison animale car j’ai trop de respect pour mes amies les bêtes.  De même je n’affirmerai pas qu’ils sont bêtes comme leurs pieds, Prévert et Montand vous expliquerons pourquoi, mais me contenterai de constater qu’ils pensent avec leur bras et que cette geste mène toujours au même endroit.


 

Je vous invite à lire ou à relire un livre qui m’a ouvert les yeux, un livre magnifique de Sebastian Haffner, « Histoire d'un allemand, souvenirs 1914-1933 » où l’auteur, un magistrat protestant, qui n'essaie pas de se donner un beau rôle, décrit comment la société allemande policée et cultivée  bascule petit à petit dans l'acceptation du nazisme.


 

Comparaison n’est pas raison, je n’écris pas que nous en sommes là me contentant de constater que ceux qui menaient la danse contre la faible République de Weimar «pensaient avec leurs bras comme un seul homme…»


 

J’exècre toute forme de geste collective pratiquée en horde au nom d’une soi-disant lutte antisystème alors qu’elle n’est qu’un signe de ralliement à tous les partisans de la haine de l’autre.


 

Suivez-les, approuvez-les en silence, accordez leur plein de bonnes raisons, osez même dans l’isoloir pencher de leur côté, mais ne venez pas me dire lorsque vous récolterez ce qu’ils ont semé : « on ne savait pas ! »



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« Peu de choses sont aussi comiques que le calme souverain et détaché avec lequel mes semblables et moi-même contemplâmes, comme d'une loge de théâtre, les débuts de la révolution nazie en Allemagne - processus qui ne visait pourtant à rien d'autre qu'à nous exterminer. La seule chose qui soit peut-être plus comique encore, c'est que des années plus tard, avec notre exemple sous les yeux, l'Europe entière se soit offert la même attitude supérieure de spectateur passif et amusé, alors que les nazis étaient depuis longtemps occupés à lui bouter le feu aux quatre coins. »


 

« Il est probable que les révolutions, et l'histoire dans son ensemble, se dérouleraient bien différemment si les hommes étaient aujourd'hui encore ce qu'ils étaient peut-être dans l'antique cité d'Athènes : des êtres autonomes avec une relation à l'ensemble, au lieu d'être livrés pieds et poings liés à leur profession et à leur emploi du temps, dépendant d'une foule de choses qui les dépassent, éléments d'un mécanisme qu'ils ne contrôlent pas, marchant pour ainsi dire sur des rails et désemparés quand ils déraillent. La sécurité, la durée, ne se retrouvent que dans la routine quotidienne. A côté c'est tout de suite la jungle. Tout européen du XXe siècle le ressent confusément avec angoisse. C'est pourquoi il hésite à entreprendre quoi que ce soit qui pourrait le faire dérailler - une action hardie, inhabituelle, dont lui seul aurait pris l'initiative. D'où la possibilité de ces immenses catastrophes affectant la civilisation telle que la domination nazie en Allemagne. »


 

« La situation des allemands non nazis en été 1933 était certainement une des plus difficiles dans lesquelles peuvent se trouver des hommes : un état d'impuissance totale et sans issue, combiné avec les séquelles du choc causé par une attaque -surprise. Les nazis nous tenaient à leur merci. Toutes les forteresses étaient tombées, toute résistance collective était devenue impossible, la résistance individuelle n'était plus qu'une forme de suicide. Nous étions traqués jusque dans les recoins de notre vie privée, la déroute régnait dans tous les recoins de notre existence, une débandade dont on ne savait où elle finirait. En même temps, on était exhorté chaque jour non à se rendre, mais à trahir. Un petit pacte avec le diable, et on ne ferait plus partie des prisonniers et des poursuivis, mais des vainqueurs et des poursuivants »

 

 

Voilà ce qu’écrivait Haffner qui n’avait rien d’une révolutionnaire

 

 

Vous pouvez aussi écouter, depuis l'ancienne manufacture des tabacs à Riom, Olivier BARROT présente le livre « Histoire d'un Allemand » de Sébastien HAFFNER.

 

 

Ne me dites pas qu’Anelka est « Bête comme ses pieds »

 

 

Et puis je jouais avec mes pieds

C’est très intelligent les pieds

Ils vous emmènent très loin

Quand vous voulez aller très loin

Et puis quand vous ne voulez pas sortir

Ils restent là ils vous tiennent compagnie

Et quand il y a de la musique ils dansent

On ne peut pas danser sans eux

Faut être bête comme l’homme l’est si souvent

Pour dire des choses aussi bêtes

 

 

J’oublais, chers lecteurs,


 

    BONNE et HEUREUSE

             

             année 2014

 

 

à vous,

 

 

à ceux qui vous sont chers

 

 

et à tous les justes de la

 

 

terre…

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 10:00

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Encalminé

 

 

Elle ne cessait de lui dire

Chéri fait moi rire !


 

Et lui planté au bout du bout

Du grand bassin de radoub

Du terminus Montparnasse

Ivre d’embruns

Venus des grands espaces

Marins

Répondait je suis noir de fumée

Des cigarettes grillées

Au pied d’un bar à putes

 


Drôle de chute

De reins

Parfum

De femmes communes

À la hune

D’un gros cargo en cale sèche

Ressassant sa dèche

Je ne vais pas gagner ma vie

Je l’ai…


 

Voûte bétonnée

Incarcéré à perpétuité

Pour solitude nocturne.


 

 

Elle de lui dire

Vire

De bord mon bel ami

Sort du rade

Gagne la haute mer.


 

Et lui contemplait sa complaisance

Évoquant les rives de l’Auzance

De son enfance

Aux berges ombragées

Odeur d’herbe fraîchement coupée.


 

Elle têtue

Femme d’un marin sans navire

L’accotait

À l’arche de ses hanches.


 

Lui tombait de son piédestal

Cul par terre

Embarquait dans le Paris-Quimper

Pour le Finistère

Qui est le bout de la terre

En disant qu’il était Charles Denner

Qui aimait les filles du bord de mer…

 

 

Elle de rire

En bord de bar

Alsa-Glace au dessert

C'est un régal que l'on sert...


 

Drôle de chute !

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:09

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Y’ a des jours où vraiment je n’ai pas envie de conter le vin mais de le boire dans le fin fond d’un patelin non connecté, ni branché, comme cette île de ma vieille Vendée crottée et réactionnaire mais qui savait toujours raison garder.


Texte de 2007 tiré de mon roman du dimanche en illustration


« Personne ne voulait lever l'ancre. Sous l'épais nuage de fumée bleue, tels des porcelets découvrant les joies de la fange, ils se vautraient dans les délices de la bonne chère et du bon vin. Jean, ne reculant devant aucun exotisme, en dessert, avait fait confectionner des savarins gorgés de rhum Négrita. Les gars, déjà envapés, se léchaient les doigts pour n'en perdre aucune miette. L'arrivée de magnums de champagne, du vrai, du très cher, faillit provoquer des ruptures d'anévrisme. Les gars n'en revenaient pas. Le plus jeune de la tribu des Turbé, dit Cécette, eut égard à son bégaiement qui lui faisait débuter ses phrases par des cé cé cé, soudain volubile, ne butant sur aucun mot, n'en finissait pas de répéter que, pour sûr, dorénavant(sic), surtout avant d'aller au bal pour emballer les filles, il ne carburerait plus qu'au Motéchandon. L'apogée de la soirée fut enfin atteinte lorsque Marcelline, son homme étant fin saoul, pour la rincette du café, lui étant toujours du pur jus de chaussette, proposait de derrière le bar, le choix entre un VSOP d'Hennessy, un Armagnac de je ne sais plus quel âge et de je ne sais qui, et un Calva ramené d'une virée en Normandie. Pour ces stricts pratiquants de la goutte ce fut comme si on leur faisait découvrir que, jusqu'à ce jour, ils lapaient l'équivalent du pétrole lampant de leur fanal. Tous ces palais dévastés, ravagés, au terme de cette mémorable soirée, croulant sous les douceurs de tous ces nectars pour une fois savourés, découvraient le vrai goût des choses. »

 

Encore moins envie d’aller me goinfrer de foie gras ou de caviar, d’enterrer cette vieille année sous les cotillons, serpentins et langues de belle-mère alors que les égouts débordent, dégorgent des fientes de notre société, jusqu’ici plus ou moins bien cachées.

 

Ça pue.

 

Ça me donne envie de gerber.


Ces détritus barbouillent de merde les réseaux sociaux, Face de Bouc devient le cloaque de la pire inhumanité.


Ainsi, depuis plusieurs jours, une jeune italienne Caterina Simonsen, étudiante vétérinaire de 25 ans, atteinte de quatre maladies génétiques rares, se fait insulter sur Facebook par des dizaines d'internautes, certains allants jusqu'à lui souhaiter de mourir. 


Sa faute ?


Son statut : « Moi, Caterina S. j'ai 25 ans, je remercie la vraie recherche, qui inclut l'expérimentation animale; sans la recherche, je serais morte à 9 ans».


Quelques heures après ce message, elle comptabilisait déjà 500 insultes et 30 souhaits de la voir mourir de la part de personnes se disant « défenseurs de la cause animale ».


La litanie d'injures n'a cessé et les messages injurieux se sont ainsi multipliés: « Tu pourrais mourir demain que je ne te sacrifierai pas mon poisson rouge » ou bien « Peut-être devrais-tu mourir: un être humain de moins et des animaux en plus sur cette planète »


« On achève bien les chevaux »


Le film réalisé par Sydney Pollack, sorti en 1969, inspiré du roman homonyme de Horace McCoy publié en 1935. Le début des années 1930, en Californie, la Grande Dépression, on se presse pour participer à l’un de ces nombreux marathons de danse organisés à travers le pays pour gagner les primes importantes qui y sont mises en jeu.


2013, grande dépression des temps post-modernes laissant le champ libre aux comportements désespérés dont se repaissent les plus vils.


Alors me direz-vous, portons le coup de grâce à 2013, ce coup fatal «administré» à une personne ou un animal blessé en vue d'abréger ses souffrances ?


Inutile, car 2014, la petite sœur pointe son nez et, en dépit des vœux et des bonnes résolutions, je ne me fais aucune illusion sur l’éradication des cons.


Puisque Noël n’est pas très loin dans notre rétroviseur rappelons-nous, qu’avant d’entamer son fameux chemin de croix, de mourir sur la croix, le nazaréen  fils de Dieu, subit la flagellation qui avait pour fonction déterminante de « préparer » le supplice de la crucifixion. Elle supposait un abominable raffinement puisque tout l’art du bourreau consistait à châtier le condamné, sans l’achever prématurément. — (Gérard Mordillat, Jérôme Prieur, Jésus contre Jésus, Éditions du Seuil, 1999, p. 75)


Peut-être qu’en 2014 pourrions-nous cesser de nous flageller nous ne sommes pas encore à classer dans les damnés de la terre ?


Si vous m’avez suivi jusque-là lisez donc cet autre petit bout de mon roman qui fait suite au précédent car sa chute : « nous allions profiter du temps restant pour parler de tout et de rien ». est la meilleure conclusion que je puisse vous proposer pour cette chronique.


« Jean avait réussi son coup. Tout le monde était content, moi y compris. Cette grande crapule passée du gauchisme au mercantilisme le plus débridé n'en finissait pas de me raconter qu'ils avaient quasiment racketté les bistrotiers de l'île pour financer les liquides de cette soirée, au motif ceux-ci étaient les seuls bénéficiaires de la pochtronerie des marins et qu'ils devaient réparation à Marie. Jamais avare de formule-choc mon Jean parlait d'impôt révolutionnaire. Le vieux Turbé opinait le regard perdu dans les profondeurs de la poitrine de Marcelline. Tous les détails du banquet avaient été décidés de longue date lors d'une réunion qui s'était tenue à l'initiative de Jean à la salle des fêtes. Les femmes n'en avaient rien su. Dans un ultime effort, le vieux Turbé, tout en surveillant Marcelline comme du lait sur le feu, me confia que le monument de Marie serait en granit, simple et sans croix. Je le remerciais alors qu'il se relevait avec l'aisance d'un jeune premier en nous confiant sur un ton égrillard : « J'ai la gaule. Ce n’est pas tous les jours que ça arrive faut que j'en profite... » Marcelline se propulsait dans la cuisine. Je dis à Jean : « je vais aller déposer l'urne de Sylvie au cimetière de Port-Joinville. Marcher me fera du bien ». Toute autre personne que Jean aurait posé des questions. Lui me suivit en me répondant : « Ne t'inquiète pas mon grand je m'occuperai de tout... » Il savait que je reprendrais le bateau du matin et que, d'ici-là, nous allions profiter du temps restant pour parler de tout et de rien. »

 

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 00:09

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Je vous l’assure, si ça peut vous rassurer, ce n’est pas une détestation de circonstance mais une allergie originelle et profonde, la quenelle représente pour moi, sur l’échelle de Richter des gastronomes, le sommet du mauvais mou. Ce n’est pas une question de goût mais de texture sous la dent : j’ai le sentiment – les lyonnais vont m’insulter, je sais – d’absorber du Sheba au saumon.

 

Après une telle affirmation je vais me faire reprocher, à juste titre, de ne jamais avoir dégusté à la petite cuillère, de la pâté, même de luxe, pour chat. J’en conviens mais, si votre compagnon ou votre compagne, vous donne du mon Minou ou de ma minette vous pouvez toujours tenter l’expérience lors du prochain réveillon.

 

Je suis sérieux comme un Pape car, sur le plan de la dégustation, l’Homo sapiens fonctionne peu ou prou comme Felis catus,  et vous pouvez  devenir goûteur pour chats grâce à Gary Pickering, biologiste spécialisé dans la science du goût et du vin, le bien-boire et le bien-manger, s'est intéressé à la nourriture pour chats. 

 

« En effet, les nombreux tests effectués par l'industrie du « ragoumatou » – dont le chiffre d'affaires annuel s'évalue en milliards de dollars – pour améliorer l'attractivité de ses produits auprès des consommateurs à quatre pattes, tests coûteux en temps et en argent, ne sont souvent pas concluants. Les chats s'avèrent capricieux côté repas et, surtout, relève Gary Pickering, si l'on excepte le chat du Cheshire et Sylvestre, l'ennemi de Titi le canari, ils présentent le défaut majeur de ne verbaliser ni désirs ni raisons de leurs répugnances »

 

Mais ne devient pas goûteur de pâté pour chats qui veut !

 

Gary Pickering a élaboré un protocole de dégustation très rigoureux et fiable et a soumis ses candidats à une impitoyable sélection, « en éliminant ceux qui avaient les sinus encombrés (car apprécier la nourriture implique des fosses nasales bien dégagées), des problèmes de vision des couleurs ou des allergies alimentaires, ceux qui n'étaient pas assez sensibles aux saveurs primaires et à la dureté des aliments, et ceux, enfin, qui, trop dégoûtés, ne voulaient pas donner leur langue aux chats. »

 

11 candidats retenus.


Formation en 6 sessions d'une heure et demie où ils se sont entraînés à décrire et à classer les aliments :


- selon 18 critères d'arôme - sucré, salé, épicé, aux herbes, caramel, brûlé, rance, amer, crevettes, abats, etc.

 

 - et 4 de texture - dureté, facilité à mâcher, viscosité (pour les sauces et gelées) et caractère graveleux, au sens premier du terme.

 

Protocole de Dégustation de 13 aliments du commerce :


1-       rinçage de bouche à l'eau ;


2-       0,5 à 1 cuillerée à café d'échantillon placée dans la bouche ;


3-       l'échantillon déplacé dans la bouche et mâché pendant dix à quinze secondes ;


4-      une portion de l'échantillon avalée et le reste expectoré dans un crachoir ;


5-       notation de l'intensité pour chaque critère sur une échelle de 15 cm ;


6-      rinçage de bouche à l'eau.


7-      Une pause d'une à deux minutes était obligatoire entre les échantillons. » Histoire de vomir un peu diront... les mauvaises langues. »

 


Chaque dégustateur en référence à une échelle de 1 à 9 (1 j'adore, 9 je déteste) devait donc noter la pâté et donner leur appréciation personnelle.


La note moyenne fut 4,97 entre le « je n'aime pas spécialement mais je ne suis pas dégoûté non plus » et le « j'aime légèrement »


La meilleure note 6,59 fut attribuée à une pâté au poisson.


Tout ça est paru dans un article publié en 2008 dans le Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition link et dans une chronique de Pierre Barthélémy dans M planète (journaliste et blogueur) « Qui veut goûter la pâtée pour chats ? » link


J’en reviens au poisson pour signaler aux amis des chats que l’alerte rouge est mise sur le saumon link et qu’il va falloir trouver un produit de substitution. C’est là que je suggère l’introduction de la quenelle dans l’alimentation des chatons.


Quand j’étais en culotte courte nos chats bouffaient du mou que nous donnait le boucher et ils adoraient ça, alors…


Je disais à ma mémé Marie que le mou ça m’asirait.


Dans notre patois bas-poitevin (oui Pousson je sais) le verbe ASIRER signifiait DÉGOÛTER.


Vous l’aurez compris et ce sera la morale de cette chronique « La quenelle ça me dégoûte »

 

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 00:09

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J’imagine bien cette boutade dans la bouche du Gabin de la dernière époque, entre notable installé dans son haras normand et vieux dabe  des Grandes Familles.


Que les amis des bêtes ce rassurent ce Cheval Blanc n’a pas 4 pattes mais plutôt 4 jambes : celles de ses propriétaires : le jovial baron Frère et le souriant Bernard Arnault.


Que les amis de Saint et Millions se rassurent aussi, le Cheval Blanc dont il s’agit aujourd’hui n’est pas non plus le nectar élaboré par Pierre Lurton sous les voutes immaculées de Portzamparc. Je n’écris plus sur ce beau territoire qu’est la Jurade de Saint-Emilion jusqu’à la fin des hostilités car, en paraphrasant le père Gabin, qu’aimait aussi bien les bourrins et que les grands vins, « Messieurs les propriétaires, vous le savez mieux que moi, la Cloche ça doit savoir rester à sa place. Dans le beau monde on ne mélange pas les torchons avec les serviettes… »


Ce qui m’amène ce matin c’est autre rôle qu’affectionnait le grand Gabin : Taulier, et ici présentement celui du Cheval Blanc de Courchevel une Taule que Bernard Arnault a ouvert en 2006.link


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Imaginez le titre « L’homme aux clés d’or » (que les sieurs Charlier et Boireau ne tentent ici un quelconque détournement de titre). Oui je sais, je sais, link comme chantait Jean Gabin, le titre est déjà pris et c’était avec Pierre Fresnay.


18406579.jpg

 

Un remake à la sauce « nouveaux riches » ça ferait beaucoup d’entrées, donc du blé, vu que le scénario contient tous les ingrédients d’une lutte à couteaux tirés.


En effet, à 200 mètres du « Cheval Blanc » de Bernard voilà t’y pas que le père Niel, Xavier de son prénom, vient d’ouvrir « L’Apogée » link. Dénomination un brin irrévérencieuse, mais qui n’a pas été choisi au hasard car ce nouvel hôtel d’hyper-luxe, qui a ouvert le 11 décembre, dominera le Jardin alpin, quartier chic de la célèbre station de sports d’hiver.


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Bataille d’egos je cite :


« L’Apogée aligne 9 000 mètres carrés contre 5 000 pour Cheval Blanc, ouvert en décembre 2006. Le nouveau palace dispose de 53 chambres et suites, 17 de plus que son voisin. Enfin le chalet privé attenant, avec spa, majordome et chef dédié, occupe 525 mètres carrés, contre 150 pour la maison rivale de LVMH. Le roi du luxe prend sa revanche côté tarifs : en très haute saison, la nuit revient à 28 000 euros dans L’Appartement, un penthouse en duplex que Bernard Arnault occupe volontiers en famille. Match nul enfin en cuisine : chacun a un chef deux étoiles, Yannick Franques (L’Apogée) et Yannick Alléno (Cheval Blanc). De même, les architectes décorateurs India Mahdavi et Joseph Dirand supportent la comparaison avec ­Sybille de Margerie, choisie par Arnault. »


La suite du feuilleton Dallas/neige ICI link 


Et pendant ce temps-là l’horreur : Trop galvaudée, Vuitton la marque phare de LVMH montre des signes de faiblesse. Un plan de revalorisation est en place.


« C’est la marque de luxe la plus chère du monde. Louis Vuitton représente environ 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pèse 70% des ventes de la division mode et accessoires de LVMH, et une grosse partie des bénéfices du groupe. Alors, quand elle s’enrhume (2% de croissance au dernier trimestre, à périmètre comparable), c’est l’empire entier qui éternue (4%).


Qu’arrive-t-il au célèbre malletier ? Bernard Arnault, le PDG de LVMH, l’a dit assez clairement au début de l’année. Dans la maroquinerie (75% des ventes de Vuitton), les sacs accessibles en toile avec leurs logos voyants et leurs motifs Monogram (deux tiers du total), ont galvaudé la marque. Une partie de la clientèle très riche, notamment en Chine (30 à 40% des ventes), a fini par lui préférer d’autres marques plus exclusives. »


La suite ICI link 


À trop tirer sur la grosse ficelle elle se distend et parfois se casse. En effet, même ces gros cons de gogos plein de pognon comprennent qu’on leur vend bien cher un luxe de pacotille.


Ça devrait inciter les propriétaires de Grosse Cloche à ne pas apposer n’importe où et n’importe comment leur patronyme car c’est en signant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui.


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