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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 00:09

Le livre est paru en fin 1958, mon compteur affichait 10 ans et de Gaulle venait de renvoyer le père Coty en Normandie pendant que l’amer Michel Debré pondait la Constitution de La Ve République. « Je vous ai compris lançait le 4 juin, «  jours après son investiture, le Général au balcon du gouvernement général d’Alger… » La foule crie, applaudit, mais entend-elle, comprend-elle ce que le futur chef de l’Etat est en train de dire, le chemin qu’il prend et qui verra avec les accords d’Evian un dénouement que peu d’entre eux n’envisageait.


Si vous avez 10 petites minutes visionnez la vidéo et vous comprendrez que sur ce forum d’Alger où se mêlait le petit peuple « des français d’Algérie » et « ceux d’origine musulmane » qui n’avaient pas les mêmes droits que les premiers espéraient encore une communauté de destin qui ne résistera pas au vent de l’Histoire.


Nous l’avons écouté avec mon père à la radio, pendant que ma mère espérait que de Gaulle allait mettre un terme à cette guerre sans nom pour que mon grand frère Alain puisse quitter son piton à la frontière tunisienne face à la fameuse ligne Morice électrifiée pour empêcher les infiltrations des « fellaghas »


En écrivant ces lignes j’ai le sentiment que tout le monde, ou presque, a oublié ce temps où nous étions angoissés pour la vie de nos frères. C’était le temps du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes auquel succédera, en grande partie du fait de notre incapacité à générer des élites dans les pays décolonisés, à des pouvoirs durs. J’ai vécu deux ans dans l’Algérie de Boumediene dominée par l’omnipotence de l’armée et je puis témoigner que le peuple algérien n’a jamais vraiment pu disposer de son destin.


Nous allions entrer dans la décennie des Sixties, celle du grand basculement sociétal où mai 68 ne fut qu’un épiphénomène. Pour ce qui concerne le vin, la boisson-totem, le vin de tous les jours des classes laborieuses il allait lui aussi suivre les évolutions de la société : le déclin du nombre d’agriculteurs, l’érosion et l’évolution de la classe ouvrière, la montée en puissance des cols blancs et des bureaucrates.


En 1958, les vins fins, les vins bouchés sont le privilège de la classe dirigeante, des bourgeois des villes, et ils ne pèsent pas très lourds dans la consommation des ménages. Alors les grands amateurs sont un club fermé qui cultive un langage qui se veut raffiner et qui nous apparaît aujourd’hui désuet et compassé.


Mais si les ordres de grandeurs se sont radicalement inversées entre le vin de table et ceux d’appellation les grands amateurs semblent, pour certains d’entre eux, restés accrochés au modèle initial. Ils sont dans l’Olympe, au-dessus du commun, sûr de leur supériorité, confit dans leurs certitudes. Bien sûr,  sous les coups de boutoir des jeunes fous, ou de moins jeunes tel notre ami Denis, les lignes bougent et les vieux bonzes concèdent de plus en plus de terrain. Même que certains se mettent à courir derrière eux pour faire oublier leur ostracisme suffisant.


Donc le livre dont je publie la préface ci-dessous est un livre raffiné, bien écrit, couronné du Prix de l’Office International du Vin. Pour l’heure j’en tairais le nom de l’auteur et le titre pour y revenir dans une prochaine chronique.


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Cette préface est signée de la main d’un académicien, homme de lettres jouissant à l’époque d’une certaine notoriété et dont aujourd’hui l’œuvre est tombée dans l’oubli. Comme je suis facétieux je ferai silence sur son nom pour tester votre capacité à résoudre une petite énigme : anglophile son nom, sous une orthographe différente, évoque un ancien Premier Ministre de la République et l’une de ses œuvres fait référence « aux silences »


Je m’en tiens là. Bonne lecture. Je suis aujourd’hui à Nantes toujours pour mes vaches mais aussi pour goûter la cuisine d’un autre Berthomeau.


« Un ami suisse dont la famille cultive un vignoble dans le canton de Vaud m’a raconté l’histoire suivante : Un jour comme il rentrait avec un camarade d’une longue promenade en montagne son père lui dit :

 

-        Venez tous deux dans la cave, je vous ferai goûter la nouvelle récolte.


Solennellement, devant les fûts immenses, il offrit aux deux garçons le vin de l’année. Ils avaient soif et burent d’un trait. Le père s’indigna :


-        Assez, dit-il. Si vous buvez pour vous désaltérer, il y a une fontaine dans la cour.


Ce père avait raison. Un véritable amateur de vin ne boit pas pour se désaltérer. Il hume le parfum ; il analyse une saveur ; il jouit d’une œuvre d’art. Qui ne comprend cela n’est pas digne du vin. J’aime à entendre de savants dégustateurs parler, avec une ferveur toute religieuse, d’une grande bouteille. Le vin leur dicte de belles et surprenantes images.


-        Il a de la cuisse, il a du panorama… Il a le chapeau sur l’oreille.


Les civilisations du vin sont fines et délicates. C’est qu’elles respectent les plus précieuses valeurs humaines : le temps, la patience, le goût, le jugement. Le dégustateur de qualité acquiert nécessairement le sens des nuances. Il devient un artiste. L’auteur de ce charmant livre en est un exemple excellent. Il écrit avec grâce parce qu’il exprime avec naturel des sensations fortes et vraies. » Chaque sens, dit-il, est l’occasion d’un art. » Il l’a prouvé. »

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 10:00

La semaine dernière fut éprouvante pour votre Taulier confronté tout d’abord aux déboires de ce pauvre Hubert de Boüard de Laforest link piégé comme un vulgaire gibier par une gourgandine en jupons. Puis vint, tout à la fin, l’affaire Giboulot link qui excitait, chauffait à blanc le marigot du vino bourguignon. Homme de bonne volonté je me fendais d’un appel à la paix auprès du Ministre de l’Agriculture.


Dans les deux cas, je fus lu. Serais-je entendu ? J’en doute fort car nous préférons cultiver nos antagonismes plutôt que de rechercher nos points d’accord.


Pour me reposer de ces bruits et fureurs venus de Saint et Millions et de la Côte d’Or je file ce lundi à Rennes pour m’occuper de mes vaches comme  là-bas y’en a un fichu paquet. Comme on disait chez moi y’a du ch’tel, pour les parigots du cheptel. Mardi ce sera ma bonne ville de Nantes où je profiterai de l’occasion pour rendre visite à mon filleul qui tient une belle table l’Abélia.


Pour me délasser je vous propose une balade  vino-gastro-littéraires.


Commençons par les « Nourritures terrestres »


Pour votre Taulier obligé dans sa Vendée confite de bondieuseries de cacher ses lectures jugées impies, André Gide, dont l’oeuvre fut mise à l'Index par l'Eglise malgré son prix Nobel de littérature en 1947, était l’incarnation de l’esprit libérateur.  Les audaces de Gide - l'affirmation de la liberté individuelle face aux pesanteurs de la morale conventionnelle, son culte de la jeunesse, son goût pour le voyage, ses engagements pour défendre l'homosexualité, pour dénoncer le colonialisme ou les totalitarismes en général et le stalinisme en particulier, emportaient mon admiration. Cependant je dois avouer L'immoraliste, des Caves du Vatican ou des Faux-monnayeurs me tombaient des mains.


Passons maintenant en cuisine et là c’est simple : pas de mots simplement le choc des photos, à vous de mettre les mots sous chacun des plats car je ne suis pas là, contrairement aux supplétifs d’Hubert pour vous passer les plats.


Bonne vision, ça change du rituel bonne dégustation, et à demain si vous le voulez bien !


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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 00:09

Ne décrochez pas, allez au-delà de ce titre certes un peu provoquant car, même si je suis un ramier, mon intention n’est pas ce matin de vous pigeonner. Bien au contraire, mon but est de vous faire goûter aux choses simples, de vous amener à mettre dans votre assiette un plat du dimanche.


« Les cuisiniers raffolent de cette viande rouge et subtile qui se marie aussi bien avec les petits pois qu’avec des herbes amères, l’ail, les légumes de terre, les champignons, les agrumes et les céréales » nous dit à Camille Labro journaliste du Monde link 


« Ce n’est ni une volaille ni un gibier, c’est un oiseau » précise à la journaliste Rémy Anézo un éleveur respectueux de ses animaux.


Ils sont monogames, « les couples de pigeons produisent deux œufs par portée, qu’ils couvent pendant 17 jours avant de les nourrir avec « le lait de jabot » (secrété par le mâle comme la femelle) »


Chez Rémy Anézo éleveur à Mesquer en Loire-Atlantique les pigeonneaux sont nourris à base d’un régime céréalier, sans OGM, et abattus sur place par étouffement sans être saignés, entre 30 et 35 jours.


Comme vous en douter il ne s’agit pas des « pigeons » étouffés par l’hydre socialiste mais du pigeon domestique, d’élevage, issu du croisement de races telles que le Carneau, le Texan, le Mondain ou le Montauban.


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À ne pas confondre avec le sauvage, le pigeon ramier (Columbia palumbus ou palombe) abondamment chassé dans le Sud-Ouest pour le plus grand déplaisir d’Alain Bougrain-Dubourd.


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Mais au-delà de ce petit volatile les colombiers ou pigeonniers que l'on rencontre dans les campagnes françaises sont un patrimoine remarquable, de véritables trésors architecturaux, témoignages de la vie rurale, qui sont la ponctuation des paysages. Beaucoup sont abandonnés car les paysans ne font plus l'élevage des pigeons mais ces petits édifices résistent au temps et de plus en plus, comme les lavoirs, ils font l’objet d’opération de rénovation.link


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Dans le Sud-Ouest, où ils sont nombreux, les Pigeonniers se classent en plusieurs types.


-        Le plus classique est le type « Toulousain » ou « Pied de Mulet », du fait de sa forme rectangulaire et de ses deux toits successifs.


-        Les Pigeonniers sur des piliers de pierre, avec la partie habitée de forme carrée, en maçonnerie ou faite de colombages et torchis .D'autres sur des piliers sont de forme polygonale, et de construction massive.


-        Les Pigeonniers sur arcades et tour carrée comme sur les photos suivantes, le pigeonnier à tour carrée, et à tour cylindrique,


-        D'autres enfin sont proches des habitations, situés en façade, ils se retrouvent parfois jouant le rôle de Porche d'entrée.


Les Pigeonniers sont parfois pourvus de protections afin d'éviter que des prédateurs envahissent les lieux, aussi les piliers possèdent des sommets en pierre en forme de champignons. Les lucarnes sont les seuls points d'entrée pour les Pigeons, ces derniers dorment dans des casiers, ou bien des paniers en osier, appelés « Boulins ».


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Un point d’Histoire avec la colombine en Auvergne viticole.


« Lorsqu'en 1884, le phylloxéra touche le vignoble français du Languedoc et du Bordelais, les viticulteurs auvergnats sourient car ils se croient à l'abri du fléau. Mal leur en pris, car en 1886, leurs vignes seront détruites, au moment où les autres régions commencent de se relever grâce aux plants américains prenant par là-même les marchés auvergnats.


Le vignoble disparaît en Auvergne et avec lui sont abandonnés une partie des colombiers. Utilisée avec parcimonie, car elle aurait « brûlé » la vigne, la colombine était un engrais naturel formidable. La venue des engrais artificiels plus faciles d'emploi signe l'arrêt de mort définitif des pigeonniers. »


Et dire que vous avez échappé à ce titre « un tiers mondiste, deux tiers mondain… » car je n’ai pas trouvé de chute crédible ce qui après-tout est tout à fait normal s’agissant d’un volatile s’apparentant à la girouette en l’occurrence Bernard Kouchner.

 

L'Histoire, les petites histoires, les grosses vannes ça ne nourrit pas son homme alors je passe illico aux fourneaux. 


Avec le pigeonneau de réforme, âgé de 4 ans ou plus,  Rémy Anézo nous dit qu’« en pot-au-feu, avec des légumes d’hiver et une cuisson longue, c’est un plat de roi à peu de frais ! »


Votre Taulier, en bon vendéen qu’il est, a décidé de se faire un pigeonneau aux choux.


C’est simple comme tout sauf qu’il faut trouver des choux de ventre à choux link  dans la bonne ville de Paris où tu trouves de tout mais pas facilement des choux à nous, des choux à vaches, des choux fourragers hauts sur tige comme ceux que nous allions couper avec le pépé Louis. Nous ne mangions que les feuilles du cœur.


Tout l'art de la cuisson du chou est dans le blanchiment. Faut être patient ou patiente, se colleter un grand faitout et passer les feuilles dans au moins 3 ou 4 rincées d'eau bouillante. Après faut embeurrer le choux. Ce n’est pas aussi simple que ça paraît. D'abord faut un bon beurre salé, comme sur les pâtes faut jeter les feuilles sitôt sorties de l'eau bouillante sur la noix de beurre qu'est saisie et qui exhale ses arômes et sa pointe de sel.


La recette du pigeonneau aux choux est donc simple : vous faites cuire la bestiole dans un faitout à feu doux dans du beurre salé puis tout à la fin vous ajouter les choux préparés comme indiqué ci-dessus.


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Sur plat j’ai choisi une belle Mondeuse, la Perrouse du domaine des frères Saint-Germain. La Perrouse c’est le nom du lieu-dit où il est produit, des pierres rouges, terroir argilo-calcaire bien exposé situé près de Miolans où la mondeuse, cépage savoyard par excellence, s’épanouit. C’est du fruit, expressif, tendre et léger tout ce qu’il faut pour égayer ce plat de satiété.


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Les Pigeons de Mesquer (élevage)

Route de Campzillon 44420 MESQUER

Tel. /Fax. : 09.64.43.25.31.

Courriel : remyanezo@hotmail.fr  

Visite des volières, parcours initiatique « de l’œuf à l’assiette » et vente directe link

 

Boucherie Terroirs d’avenir 6-8 rue du Nil Paris 2e

 

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 00:09

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C’est la terre avec un petit t, celle qui est sous nos pieds, « quel  que soit son statut : terre de jardin, de parc, de terrain vague et autre délaissé ; quelle qu’en soit sa propriété : publique ou privée ; qu’elle qu’en soit sa qualité : souvent jugée hâtivement bonne ou mauvaise ; la terre est toujours bien là, vivante et bien vivante. Même en dessous d’un bâtiment, la terre est en vie. Pour vous en convaincre, il vous suffira, en sortant, d’observer la petite faille restée entre un édifice et le trottoir. Ni le désherbant, ni le jet haute pression, ni l’asphalte, ni le poids de ce bâtiment n’ont eu raison d’elle. Elle pousse la terre. Oui la terre pousse. Ici en ville, et en plein champ. On l’a même observée pousser dans les déserts et, plus proche de nous, sur les dunes littorales… »


Ce texte de Sébastien Argant dans son article « Être à la table du paysage » publié dans le n°25 des Carnets du paysage Actes Sud&Ecole Nationale Supérieure de Paysage : NOURRITURES m’a de suite plu et j’avais prévu de vous le proposer.


C’est chose faite.


Notre homme « né de la source jardinière – la meilleure –, varappeur de toute la filière agricole, praticien pratique, et poète. Tombé tout petit dans la marmite culinaire… » qui cueille de temps à autre des girolles ou des cèpes, dans la forêt lorraine du pied des Vosges affirme à juste raison que « la terre pousse vraiment mieux dans la forêt où il ne peut oublier l’odeur d’humus riche et profond. »


Plus surprenant « des experts vont jusqu’à penser, et on les croit volontiers, que la terre est encore vivante sur les talus ferroviaires, les merlons d’autoroute, les sites d’enfouissement de déchets, les dépouilles de carrière, les stations d’épuration, les friches industrielles de production nucléaire et même les champs de bataille. »


Leçon de choses


 « Partant de cette observation somme toute banale, on peut se pencher sur l’intensité de son apparente vitalité : à quel point la terre est-elle fertile ? Les plantes y poussent-elles bien ? Sont-elles bien vertes ? Comment sont leurs feuilles ? charnues, petites ? De quelles espèces s’agit-il, quelles sont les familles représentées, comment cohabitent-elles ? »


Indifférence : cohabitation sans profit ni nuisance pour les 2 espèces.

Antagonisme : une espèce profite d’une autre jusqu’à nuire à sa vie.

Commensalité : une espèce est l’hôte d’une autre sans lui nuire pour autant.


« En multipliant ces observations de surface, en ouvrant grand nos yeux sur la flore spontanée de cette terre, nous pouvons commencer à percevoir déjà, l’idée même de sa profondeur, de sa compacité ou de sa souplesse, de sa richesse ou de sa pauvreté, de sa teneur en calcaire, en sable, en limon ou en humus. Certes, un œil averti, une connaissance des milieux naturels et des plantes, voire une activité répétée  de jardinage ou de marche à pied peuvent être utile à cette vision perspicace. »


Place au poète


« Si, au lointain, le châtaignier, les pins et les bouleaux indiquent la présence d’un horizon sableux, ailleurs les chênes nous disent que l’argile est bien là, et les frênes que les limons  des rivières et la fraîcheur sont présents. L’ajonc aux fleurs jaunes signale les portes de la Bretagne et les talus sableux du Massif armoricain. Aux portes de la Lorraine, le cornouiller sanguin au bois rougeâtre se manifeste et fixe les premiers talus calcaires des lisières boisées. »


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Géographie, géologie…


« Ces plantes associées à tel ou tel type de terre nous racontent plus largement la géographie, la géologie. Ces signes nous renvoient aux temps originels, à ceux de la fabrication même de la terre : l’érosion de la roche mère par les éléments et le début de la vie. À l’échelle de l’écorce terrestre (moins de 1% du rayon de la Terre), l’épaisseur de la terre vivante n’est finalement pas bien grande : quelques millimètres, centimètres, à quelques mètres de profondeur, variable suivant les latitudes et la géographie locale. La roche mère altérée, déplacée et déposée forme ce qu’on appelle communément la terre arable, qui peut être facilement travaillée, cultivée ; le temps de sa fabrication peut se compter en centaines, milliers ou millions d’années. »


Complicité…


« C’est ainsi l’histoire de la terre, sa complicité avec les plantes, et leur décomposition génératrice d’humus : matière vivante. Comprendre la terre au travers de ce qui y pousse spontanément devrait nous inviter parfois à s’en contenter, avec patience, à  s’adapter à elle, plutôt qu’à s’évertuer à lui en demander plus sans raison apparente… »

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 10:00

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Porte de Versailles le Salon International de l’agriculture va ouvrir ses portes dimanche 23 février. Si vous souhaitez sortir des sentiers battus, ne pas vous faire piétiner par les hordes des politiques environnés de journalistes en campagne de serrage de louches, ne pas vous contenter des vaches, des cochons et  des couvées, allez donc à la découverte des produits de terroir de l’Afrique et de l’Asie.


Votre Taulier, qui les a déjà dégustés (petit veinard mais c’est son boulot) vous offre la possibilité de vous inscrire à des dégustations de ces  produits, en présence des producteurs. Pour ce faire vous cliquez sur ce lien inscrire: link 

 

Je peux mettre à disposition des 2 premiers commentateurs 2 invitations pour entrer gratuitement au SIA simplement il vous faudra faire l'effort de venir les récupérer au plus près de mon domicile.


CAMEROUN - Poivre de Penja  (1ères IGP d’Afrique) et Miel d’Oku (1ères IGP d’Afrique),


CAMBODGE - Poivre de Kampot (IGP) et Sucre de Kampong Speu (IGP,


LAOS - Café des Bolovens,


SAO TOME - Café de Sao Tomé,


GUINEE - Café Ziama Macenta (1ères IGP d’Afrique),


PALESTINE - Huile d’Olive des Territoires Palestiniens,


TUNISIE - Dattes Deglet Nour (IGP) et Huile d’Olive de Teboursouk.


Ces dégustations et rencontres avec les producteurs auront lieu du dimanche 23 février au samedi 1er mars, le matin de 10h30 à 11h30 et l’après-midi de 15h00 à 16h00 en présence d’un expert du goût, Eric Roux, et d’un spécialiste de l’analyse sensorielle du Cirad, Laurent Berthiot sur le Stand AFD Cirad - Hall 4 - Allée E - n° 127.


Bonne dégustation !

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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 08:29

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Ce titre n'est pas de moi. En ce temps d'élections municipales où certains prétendants au siège de maire tentent de nationaliser le scrutin pour emporter la mise. C'est le cas à Paris où NKM face à sa difficulté à faire des propositions qui conviennent à la coalition hétéroclite tente de profiter de l'impopularité du gouvernement, en revanche à Bordeaux Alain Juppé mène une remarquable campagne locale : il faut dire que son bilan est lui aussi remarquable. 

 

Ce goût pour une sanction collective est stupide. Le pas de temps de la démocratie ne peut se résumer à une sorte de répétition générale de la Présidentielle. À Paris je voterai pour Anne Hidalgo, si j’étais Bordelais je donnerais mon suffrage à Alain Juppé. Ironie de l'Histoire Alain Juppé fut le Premier adjoint aux finances de Jacques Chirac maire de Paris et il l'a chèrement payé. La gestion de la ville, de la commune, de la cité (j'aime cette appellation) où nous vivons mérite mieux que des empoignades débiles, des promesses et des postures d'apparatchicks nationaux cherchant un tremplin pour leur carrière. La proximité est le moyen le plus sûr pour réconcilier nos concitoyens avec la chose politique qui consiste à se mettre au service du bien commun.

 

Quelles sont les villes les plus vertes de France ?


En apparence anodine, cette question est en réalité essentielle : dans un monde où l’urbanisation galopante grignote sur les campagnes et les espaces naturels, les Français aspirent à des cités verdoyantes. Ils sont 7 sur 10 à rechercher, en priorité, la proximité d’un espace vert lorsqu’ils emménagent. Et 9 sur 10 assurent « ne pas pouvoir se passer du contact avec le végétal » dans leur vie quotidienne.


En réponse à ces attentes, un certain nombre de villes de grande taille se rêvent aujourd’hui en « éco-cités ».


Mais qu’en est-il réellement ?


C’est la question à laquelle nous répondons à travers ce Palmarès 2014 des villes les plus vertes de France.


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Notre évaluation s’appuie sur l’analyse de plus de 1 500 données extensives, allant de la part du budget communal dédiée aux aménagements paysagers, en passant par l’existence d’un plan « biodiversité » à l’échelle de la ville ou encore l’incitation au compost.


Nous n’avons pas poussé l’analyse jusqu’à faire une comparaison européenne, mais un rapide aperçu montre que celle-ci n’aurait sans doute pas été à l’avantage de la France : les Berlinois disposent chacun de 21 m² d’espace vert en moyenne, et même 68 m² pour les Madrilènes, alors que les Parisiens doivent se contenter de 14 m² à peine2… Mieux : à Stockholm 95% des habitants disposent d’un espace vert à moins de 300 m de chez eux !


La place accordée aux aménagements paysagers est un sujet brûlant à l’approche des municipales. C’est un enjeu sociétal autant qu’environnemental : les espaces verts ne sont plus seulement des éléments décoratifs. Ils sont devenus de véritables biens publics, facteurs de bien-être et de lien social. Les études montrent que ce sont également des investissements utiles pour améliorer la santé de nos concitoyens.


Pour devenir véritablement durable et répondre aux problématiques de son temps (cadre de vie, gestion des déchets, pollution, préservation de la biodiversité…), la ville du XXIe siècle ne doit plus opposer béton et végétal. La réintroduction de la nature en ville est une formidable opportunité que doivent saisir les élus. Ils doivent changer leur regard sur les espaces verts : les voir comme un investissement, non comme une dépense, et faire du végétal la trame même de l’aménagement urbain, dès la phase de conception.


Pour voir la vie en rose, pensons nos villes en vert !


Catherine Muller, Présidente de l’Unep – les entreprises du paysage –

 

Pour télécharger l'infographie du Palmarès

 

Découvrez les résultats de ce palmarès 

 

ICI link


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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:09

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Désoiffer : calmer la soif de…, désaltérer…


Soiffard : personne abusant des boissons alcoolisées.


Plein comme une outre : ivre.


Outre, tonneau, j’extrapole pour vous proposer de dérouiller vos cellules grises engourdies depuis le cours élémentaire en vous plongeant dans deux exercices d’arithmétiques préparatoires au Certificat d’Etudes de 1923.


Des fractions en folie… des problèmes de mélanges… retrouvez l’esprit arithmétique d’autrefois… éventuellement proposez ces 2 petits exercices à vos chères petites têtes blondes…


Je n’ai pas choisi les plus difficiles.


À vos cahiers !

Vos réponses en commentaires…


Bonne journée à tous.


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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 08:53

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C’est sans doute d’une lecture un peu rébarbative, quoique, mais ce que je vous propose de lire est très révélateur des effets pervers de l’hyper-concentration de la GD face à une production atomisée.


C’est une première dans un avis publié lundi, l'Autorité de la concurrence, saisie par des producteurs de fruits et légumes, recommande l'introduction de mesures de flexibilité dans les organisations de producteurs pour contrer la concurrence au sein de l'Union européenne liée à la « disparité » des coûts de main-d'œuvre.


A. SITUATION DANS LE SECTEUR DES FRUITS ET LEGUMES


1. PRINCIPALES DONNEES RELATIVES A LA PRODUCTION DE FRUITS ET LEGUMES EN FRANCE


5. La France est le troisième pays producteur de fruits et légumes au sein de l’Union européenne, derrière l’Espagne et l’Italie.


6. En France, la production de légumes (hors pommes de terre) s’est élevée en 2012 à 5,4 millions de tonnes, en hausse d’environ 1,7 % par rapport à la production moyenne des quatre années précédentes, et celle de fruits à environ 2,7 millions de tonnes, en baisse d’environ 7,5 % par rapport à la production moyenne des quatre années précédentes.


En 2010, les surfaces agricoles dédiées aux fruits et aux légumes en France représentaient respectivement environ 183 000 hectares et 209 000 hectares et la France comptait environ 53 000 exploitations de fruits et légumes alors qu’elle en comptait environ 78 000 en 2000, soit une chute de plus de 30 %, cette baisse étant plus marquée concernant les fruits (-35 %) que les légumes (-29 %).


8. Le solde commercial est négatif, qu’il s’agisse des fruits (déficit d’1,8 million de tonnes) ou de légumes (déficit de 0,83 million de tonnes).


9. Une très grande partie des fruits et légumes sont consommés en l’état. Seuls 11,5 % de la production nationale sont destinés aux industries de transformation.


10. Le secteur de la production de fruits et légumes emploie environ 131 000 unités de travail annuel, soit environ 20 % des emplois dans le secteur agricole, les productions arboricoles et maraîchères étant très exigeantes en main d’œuvre permanente et saisonnière. Cette main d’œuvre, ainsi que l’a souligné Légumes de France, est généralement peu qualifiée et difficilement employable dans d’autres secteurs.


11. Le résultat courant avant impôt par actif non salarié en valeur réelle s’est élevé en 2013, selon les prévisions d’Agreste, à 25 400 euros dans le secteur des légumes et à 32 400 euros dans le secteur des fruits. A titre comparatif, le résultat moyen toutes exploitations agricoles confondues s’est élevé à 29 400 euros, à 25 100 euros dans le secteur laitier et à 50 800 euros dans le secteur des grandes cultures.


Au-delà de ces considérations d’ordre économique, il convient de souligner que les fruits et légumes sont mis en avant par les politiques de santé publique promouvant un meilleur équilibre alimentaire. Compte tenu des apports nutritionnels des fruits et légumes, leur consommation quotidienne est une des recommandations majeures du programme national nutrition santé (« 5 fruits et légumes par jour ») et de la lutte contre le surpoids et l’obésité.


13. Par ailleurs, l’évolution des surfaces agricoles constitue un enjeu important en termes d’aménagement du territoire. En effet, alors que la surface agricole utile (SAU) totale a reculé de 3 % en France entre 2000 et 2010, la surface des cultures de fruits et légumes a reculé de 16 %, la part de ces cultures dans la surface agricole utile totale n’atteignant plus que 1,3 % en 2010.


2. COMPARAISON AVEC D’AUTRES PAYS DE L’UNION EUROPEENNE


14. Les prix à la consommation des fruits et légumes en France se situent à un niveau légèrement supérieur à la moyenne européenne de la zone euro. En moyenne, les fruits et légumes en France sont vendus à un prix moins élevé qu’en Norvège, en Allemagne, en Autriche ou au Royaume-Uni mais à un prix plus élevé qu’en Espagne ou en Italie.


15. La consommation moyenne de fruits et légumes en France, qui s’élève à 342 grammes par jour, est supérieure à celles des pays tels que les Pays-Bas ou le Royaume-Uni mais inférieure à celle de l’Allemagne (où les prix sont pourtant plus élevés) et de l’Italie.


Consommation moyenne de fruits et de légumes par pays (en grammes par jour), jus non compris (13) source : revue EUFIC (janvier 2012) voir page 6 du document link

 

16. Selon les informations transmises par le saisissant, le coût de la main d’œuvre en France, du fait d’une progression plus rapide depuis 2000, est plus élevé que celui des deux autres principaux pays producteurs de fruits et légumes de l’Union européenne, l’Espagne et l’Italie, mais aussi à ceux des Pays-Bas et de l’Allemagne.


17. Les représentants de l’interprofession des fruits et légumes frais, Interfel, ont confirmé lors de la séance du 16 janvier 2014, que le coût horaire de la main d’œuvre en France était nettement supérieur à celui de l’Allemagne, indiquant à titre d’exemple que le coût de la cueillette de pommes s’élevait à 12,5 euros en France contre 5 euros en Allemagne.


18. Le secteur de la production des fruits et légumes en France souffre ainsi d’un manque de compétitivité vis-à-vis des autres pays, compte tenu des coûts de main d’œuvre importants, mais également vis-à-vis d’autres cultures telles que les céréales et la pomme de terre.


19. Cette situation est accentuée par le déséquilibre du pouvoir de négociation entre les producteurs et les acheteurs de fruits et légumes au détriment des premiers.


 

B. DESEQUILIBRE DU POUVOIR DE NEGOCIATION ENTRE LES PRODUCTEURS ET LES DISTRIBUTEURS DE FRUITS ET LEGUMES


1. DESEQUILIBRE LIE A LA STRUCTURE DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE


20. La production de fruits et légumes est atomisée. Le règlement (UE) n°1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 portant organisation commune des marchés des produits agricoles et abrogeant les règlements (CEE) n°922/72, n°234/79, n°234/79, n°1037/2001 et (CE) n°1234/007 du Conseil (« règlement OCM »), dont le contenu sera détaillé en partie II du présent avis, encourage la structuration de l’offre de fruits et légumes au travers d’organisations de producteurs (OP) et d’associations d’organisations de producteurs (AOP). Les OP ne représentent qu’environ 50 % de la production de fruits et légumes, la filière fruits étant plus structurée que la filière légumes. Selon un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux de 2012, « le taux d’organisation de la France en OP et AOP se situe dans la moyenne des pays de l’Union européenne et de ses concurrents que sont l’Italie et l’Espagne, mais à un niveau très inférieur à celui des Pays-Bas, de la Belgique ou de l’Irlande qui dépassent les 80 % ». Ce taux varie très sensiblement selon le type de fruits et légumes. Il s’élève en effet à environ 2 % pour la production de courgettes13, 10 % pour la production de salades et à 90 % pour la production de choux fleurs ainsi que de tomates.


21. Par ailleurs, les organisations de producteurs sont relativement nombreuses (243). Du fait de l’éclatement du nombre de structures, moins de 30 % des OP ont une valeur de production commercialisée (« VPC ») supérieure à 10 millions d’euros, 58 % d’entre elles ayant une VPC comprise entre 2 et 10 millions d’euros et 13 % une VPC inférieure à 2 millions d’euros. Le poids économique d’un certain nombre d’OP reste ainsi relativement limité.


Du côté de la demande, la très grande partie (environ 73 %) de la production de fruits et légumes destinés à la consommation à domicile est vendue en grandes et moyennes surfaces (GMS), le reste étant vendu sur les marchés (13 %), par les primeurs (9 %), en supérettes (2,5 %) et enfin en vente directe (2,5 %). Or, la demande émanant de la grande distribution est très concentrée. L’Autorité relevait dans son avis 10-A-2920 que les six premiers groupes de grande distribution détenaient 85 % de parts de marché au premier trimestre 2009.


Ainsi, l’offre de fruits et légumes atomisée se retrouve face à une demande fortement concentrée. Cette situation de déséquilibre relativement classique, dans des secteurs où l’offre est éclatée face à la grande distribution, est accentuée par des caractéristiques propres à la production de fruits et légumes.


2. DESEQUILIBRE LIE A LA NATURE DU PRODUIT


24. Les fruits et légumes frais destinés à la consommation à domicile subissent peu de transformation et sont, sauf exceptions (telles que les pommes, les kiwis et les pommes de terre, qui sont des produits semi-périssables), non stockables.


25. Par ailleurs, la production et la consommation sont fortement tributaires de l’aléa climatique.


De plus, les différences météorologiques entre les zones de production et les zones de consommation peuvent engendrer une forte inadéquation entre l’offre et la demande. Ainsi, en cas de conditions climatiques idéales dans la zone de production, une offre abondante de fruits ou légumes peut arriver à maturité au même moment, sans que les producteurs puissent véritablement la maîtriser puisque cette offre est peu stockable, alors même que la demande n’est pas maximale pour ce produit, compte tenu de facteurs saisonniers qui n’incitent pas particulièrement à la consommation du produit concerné.

 

Ces différents facteurs liés à l’absence de possibilité de stockage et à la dépendance de la production aux aléas climatiques, associés à une durée élevée du cycle production, notamment pour les cultures de fruits (depuis le choix de l’espèce à planter jusqu’à sa commercialisation), crée une rigidité susceptible d’entraîner des phénomènes d’instabilité spécifiques aux marchés agricoles. Cette rigidité entraîne une très forte volatilité des prix et induit des situations de déséquilibre des marchés des fruits et légumes déjà constatés par l’Autorité dans son avis 08-A-07 du 7 mai 2008 consacré à l’organisation économique de cette filière.


27. En conclusion, cette difficulté à maîtriser l’offre et à prévoir la demande accentue le déséquilibre classique rencontré dans les cas d’une offre atomisée face à une demande concentrée. Cette situation de la filière engendre une peur des producteurs de ne pas être en mesure de vendre la totalité de leur production, qualifiée de « psychose de non-vente », et limite la rationalité de leurs comportements économiques.


28. Dans sa demande d’avis, Légumes de France souhaiterait savoir si cette situation est de nature à caractériser une « situation manifestement anormale du marché », faisant ainsi référence au troisième alinéa de l’article L. 410-2 du code de commerce, selon lequel : « Les dispositions des deux premiers alinéas [émettant le principe de liberté des prix, sauf dans les zones de concurrence limitée pour lesquelles un décret en Conseil d’Etat peut prévoir une réglementation des prix] ne font pas obstacle à ce que le Gouvernement arrête, par décret en Conseil d'Etat, contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. Le décret est pris après consultation du Conseil national de la consommation. Il précise sa durée de validité qui ne peut excéder six mois. »

.

29. On relèvera que la situation manifestement anormale du marché telle qu’évoquée dans cet article ne justifie que des mesures temporaires et relève ainsi d’une situation d’ordre conjoncturel. Or, comme cela été précédemment exposé, le problème qui se pose dans le secteur est davantage d’ordre structurel, même s’il peut exister des crises conjoncturelles pour lesquelles des mécanismes d’intervention sur les prix tels que détaillés au paragraphe 72 à 76 du présent avis sont prévus. Par ailleurs, le problème rencontré dans ce secteur n’est pas directement d’ordre concurrentiel, puisqu’il existe une concurrence tant au niveau de la production que de la demande. Il s’agit d’un déséquilibre du rapport de force entre l’offre et la demande en défaveur de la première. Ce dysfonctionnement ne peut être résolu que par des solutions structurelles impliquant notamment une meilleure organisation de la structure de  l’offre productive déjà permise par le cadre légal actuel. La production des fruits et légumes n’est donc pas dans une situation « manifestement anormale » du marché au sens entendu par les dispositions législatives du code de commerce. Il n’en demeure pas moins que la situation économique de la filière justifie des mesures de nature à permettre un rééquilibrage des relations commerciales, et partant, un meilleur partage de la valeur.

 

L'intégralité de l'avis ICI link

 

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 00:09

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Selon l’auteur l’omniprésent Hubert de Boüard de Laforest a répondu avec enthousiasme à sa sollicitation, il ne devait pas avoir lu son livre noir de l’agriculture ce cher Hubert ou alors, sûr de son pouvoir de séduction, pensait-il mettre la pétroleuse Isabelle dans sa poche pour la plus grande gloire de l’Angélus.


Le pauvre, « Hubertus Magnus, don Hubert de Saint-Emilion… celui par lequel le scandale du classement de Saint-Emilion est arrivé… » voilà les doux sobriquets mis dans la bouche de Pierre Lurton et Alain Vauthier par l’auteur. Ces deux-là, « l’élite de l’élite de la rive droite » qui estiment que ce « serait déchoir que d’assister à cette cérémonie bling-bling » organisée par ce brave Hubert premier jurat.


C’est vrai, je puis en témoigner ce soir-là nous dînions à l’Envers du décor pendant que cette héroïque Isabelle Saporta souffrait chez les ploucs endimanchés.


Dans l’ordre vient tout d’abord la bénédiction des cloches d’Angélus par Mgr Ricard « devant un parterre de négociants et de journalistes forcément éblouis, dans une scénarisation tout à la fois bling-bling et grotesque, grandiose et ridicule, kitch assurément, le seigneur de Saint-Emilion a réussi son coup »


Puis un HBDL lyrique « Le classement est l’une des dernières poussières du gaullisme, avec une vraie méritocratie. »


Viens bien sûr Hubert dans ses œuvres au syndicat de Saint-Emilion « Je suis un peu chez moi ici » aime-t-il à dire avec gourmandise.


Suis celui des mauvaises langues « Hubert, depuis deux ans, il démarche des clients pour devenir leur winemaker en leur disant « Venez avec moi, vous serez classés », explique ce fin connaisseur de Saint-Emilion (une gorge profonde).


Est-ce si sûr que « Ce petit Machiavel du vin connaît bien les rouages du pouvoir et sait aussi donner le change pour ne pas paraître omnipotent… » un bon carnet d’adresses suffit (c’est ma notation personnelle).


Une gentillesse de la douce Isabelle « À entendre Hubert de Boüard étaler comme lettres de noblesse son ancienneté de huit générations sur les terres saint-émilionnaises, on comprend combien ce milieu est fermé et consanguin. »


Allez une petite histoire vacharde recueillie par moi de la bouche d’un responsable d'un très grand cru à l'humour corrosif « Si la Dordogne déborde, Angélus risque fort de devenir une première crue... »


Oui, les terres sont basses à Angélus mais la valeur en hausse « L’excellent Hubert de Boüard ne devrait pas, lui non plus, être perdant puisque, selon le magazine Challenges, Angélus aurait vu la valeur foncière de son vignoble doubler du jour au lendemain, soit une plus-value virtuelle de plus de 200 millions d’euros »


L’estoc, la honte, l’affront « Et si l’inévitable Hubert de Boüard de Laforest est perçu par les sans-grades comme le grand manitou des réseaux, il est plaisant de constater que, pour les premiers grands crus historiques, il ne sera jamais qu’un vilain petit canard ; un manant qui n’a pas su rester à sa place ; un parvenu qu’il faut corriger pour avoir osé s’élever aussi haut dans la hiérarchie du royaume. »


« Hubert le superactif. Hubert qui est toujours partout. Hubert qui a su tisser son réseau et que les nantis n’ont pas vu venir.


Le Sarkozy des vignes en quelque sorte. Mal-aimé mais omniprésent et efficace, tout au moins pour défendre ses intérêts – pourquoi pas d’ailleurs ?– et promouvoir les siens. »


Pour finir, le libéral avancé qui vient bouffer au bassinet de nos impôts « Quant à Hubert de Boüard, la société civile Château La Fleur Saint-Georges aura touché près d’un million d’euros (969 744,54 euros) entre 2010 et 2011. C’est là-bas qu’il a fait construire ces fameux chais tronconiques inversés (ndlr il s’agit des cuves bien sûr). Ceux-là même qui lui avaient coûté, rien qu’en cuverie, la bagatelle de 900 000 euros. Rassurons-nous, son investissement a été bien vite rentabilisé grâce à la générosité de Bruxelles ! Le propriétaire en convient d’ailleurs et se félicite d’ »avoir utilisé les fonds européens comme d’autres l’ont fait », ajoutant, comme une mise en garde à ses petits camarades : « Je ne suis pas là pour les citer mais il y en a beaucoup d’autres.»

 

Extraits de VinoBusiness chez Albin Michel link

 

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 08:45

« Tandem aliquando, invasores fiunt vernaculi, disait-on autrefois : au bout du compte, les envahisseurs deviennent des indigènes. Nous vivons trop dans l’instantanéité pour nous souvenir de ce sage aphorisme. »

 

« Rien n’est bon ou mauvais pour la nature, sinon l’idée que l’on s’en fait. » Shakespeare

 

« On traîne une vision obsolète de la nature, aujourd’hui décalée avec la réalité de notre monde et de notre savoir. Même si la science révèle toujours davantage qu’il n’y a ni équilibre ni ordre dans la nature, que le hasard y joue à plein et que tout n’y est que perpétuel changement, rien n’y fait. On en reste toujours à cette idée héritée du romantisme allemand d’une nature fonctionnant comme un Tout, à l’image d’un organisme vivant dont il nous reviendrait de préserver l’intégrité et la santé.


Tout changement dans la nature éveille notre méfiance, alors que le vivant n’est qu’un changement incessant. Le temps intrinsèque de la biologie nous échappera toujours tant que nous l’assimilerons à celui de la physique, disait Henri Bergson. Acceptons parfois de nous laisser surprendre par cette nature vivante que nous peinons tant à prédire et que nous comprenons si mal. Qui aurait cru par exemple, il y a seulement dix ans, que la fameuse caulerpe, cette « algue tueuse » qui menaçait tant la Méditerranée, aurait aujourd’hui disparu de 80 % des sites où on l’avait inventoriée ? »


          Qui a peur des espèces invasives ?

 

« Chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), Jacques Tassin vient de publier La Grande Invasion aux éditions Odile Jacob. Dans cet ouvrage limpide et profond, il remet en question la vision manichéenne portée sur les espèces dites invasives et, du même coup, notre regard sur la nature et son évolution.


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Tout d'abord, qu'est-ce qu'une espèce invasive ?

 

Lire sur le blog de Pierre Barthélémy Journaliste au Monde ICI link

 

Pigalle vient de sortir un nouvel album de 16 titres «T’inquiète…» Pigalle se produira au Trianon à Paris le 15mai, pour un concert exceptionnel avec la participation de plusieurs chefs comme le célèbre Yves Camdeborde, et de grands vignerons de vins naturels !


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