Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 19:16

Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll,

 

Il est un vieil et bon adage chez les plaideurs : un bon compromis vaut mieux qu'un mauvais procès.


Dans ce qui est devenu l’affaire Giboulot il me semble qu’il est temps que vous disiez halte au feu !


Je ne reviens pas sur le fond de l’affaire car vos services déconcentrés : DRAAF Bourgogne et le Préfet vous ont sans aucun doute informés.


Emmanuel Giboulot a contrevenu à un arrêté préfectoral et il comparaîtra le lundi 24 Février 2014 devant le Tribunal Correctionnel de Dijon.


Au-delà de l’émotion et de l’importance d’une pétition, du fond même de l’affaire, il me semble important que le Ministre, sans déjuger qui que ce soit, services/ organisations professionnelles, sans interférer sur la séparation des pouvoirs, puisse demander que cette affaire quitte le prétoire pour revenir là où elle aurait dû rester : au plan d’une action proportionnée à la réalité des risques encourus par la non-application de l’arrêté préfectoral.


Nul dans cette affaire ne détient la vérité car il n’y a malheureusement aucune vérité et ce qui compte c’est que les parties en présence puissent à l’avenir s’entendre et se comprendre pour mettre en œuvre des actions concertées et efficaces pour éviter que la flavescence dorée se propage.


En prenant une telle position de pacification, sans jouer le Ponce-Pilate ni le Salomon, Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll, vous ramèneriez de la sérénité dans une affaire qui n’aurait jamais dû prendre de telles proportions.


Comme vous le savez je crois, car je l’ai pratiqué avec un certain succès, aux vertus de la médiation pour dépasser les antagonismes et les positions trop rigides qui figent tout et entretiennent des conflits stériles.


C’est une proposition constructive ménageant l’avenir comme les susceptibilités, car elle ne présente que le risque de réussir. L’important dans ce combat n’est pas de donner tort ou raison à qui que ce soit mais de mettre en place un dispositif proportionné aux risques.


En espérant être lu et compris, recevez Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll, à la veille de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture, les respects d’un vieux et parfois turbulent serviteur de l’Etat.


 

Jacques Berthomeau

 

071.JPG

 

 

Partager cet article

Published by JACQUES BERTHOMEAU - dans berthomeau
commenter cet article

commentaires

Aredius 25/02/2014 15:09


http://saintyrieixlaperche.wordpress.com/2014/02/24/verbalise-pour-avoir-laisse-des-vaches-les-pieds-dans-la-boue/


Qui criait "mort aux vaches !"


P.S.


Quel était le nom des vignerons corréziens de Branceilles 


http://www.vindebranceilles.com/


Les pétarous, les pieds terreux. Le nom est resté aux marchands de primeurs qui venaient vendre sur les marchés de ma jeunesse.


C'était l'époque où les gendarmes étaient des hommes de terrain !

foubert 24/02/2014 07:05


A trop être éloigné des réalités nos politiques à force de "se couvrir" finissent par exaspérer le quidam.


Attention les gens de la Terre peuvent devenir d irréductibles gaulois où s'engouffrent les extrémistes d tout poil..cf ND  des LANDES.


A trop jouer avec le feu......


 

jean pierre Glorieux 22/02/2014 09:44


extrait du blog "les cinq du vin"  : visite à Château Margaux par Hervé Lalau


Question:Mais comment marie-t-on la technologie et un cru comme Margaux?

"Nous gardons l’esprit ouvert. A la vigne, par exemple, nous n’employons plus ni insecticides ni acaricides depuis 10 ans. Nous essayons beaucoup de choses
sur de petits volumes, le pressurage, la micro-oxygénation, la capsule à vis (depuis 2002); les cuves bois, l’inox. Nous réinventons notre système de réception de vendange à chaque millésime.
Moins on s’y connaît et plus on a de certitudes."

patrick axelroud 22/02/2014 09:00


On en attendait pas moins de l'avisé Taulier qui souligne ainsi le bien fondé de l'engagement de plus de centaines de milliers de signataires de la pétition  en faveur d'E.GIBOULOT. Alors,
puisque l'espoir fait vivre...vivons. Mais mon sceptissisme naturel ne me rassure pas.


Pépé, une fois encore va rappeler ses souvenirs : Aujourd'hui " Les mineurs de glaise " Exemple cité par Alain PEYREFITTE dans son ouvrgae " Le Mal Français " Les mineurs de
glaise bien que travaillant dans de très difficiles conditions ( fortes chaleurs - abondante humidité - veines d'exploitation étroites ) ne bénéficaient pas de l'avantageux statut des mineurs de
fer ou de charbon.A.PEYREFITTE, alors maire de PROVINS et proche du Général DE GAULLE , chef de l'état, attire son attention sur cette anomalie. Il le relance, le "harcèle " : Pensez y mon
Général , a chaque fois que vous allez à COLOMBEY , ils travaillent sous les routes que vous empruntez. DE GAULLE s'engage à donner suite aux demandes de son ministre et très proche collaborateur
de longue date. DE GAULLE tint parole  et établit notes et instructions en ce sens, qui se sont perdues dans les arcanes de l'administration . Malgrè cette apparement toute puissante bonne
volonté,le statut des mineurs de glaise ne changea pas.


Souvent homme politique veut...Bien FOLL qui s'y fie ( ce mauvais jeu de mots pour conjurer le sort.)

Catherine Bastiat 22/02/2014 01:12


Il est surement regrettable que pour une nouvelle région fortement contaminée par la flavescence dorée, les décisions de lutte se prennent toujours dans la précipitation. Si l’outil règlementaire
est nécessaire pour gérer efficacement cette épidémie, l’obligation de traiter doit impérativement reposer sur l’observation et la connaissance du territoire concerné (populations d’insectes
réellement présentes, niveaux de contaminations et leurs répartitions). Les viticulteurs ont la possibilité (peut-être aussi la responsabilité) de créer des GDON et de demander à leur DRAAF des
dérogations à l’arrêté préfectoral en vigueur dans leur département. Pour présenter simplement le principe sans trop le trahir : le suivi des populations de cicadelles FD et des prospections
du vignoble pour trouver et éliminer les foyers de ceps atteints  en échange de la gestion des traitements sur le territoire surveillé. Des protocoles bien adaptés permettent de réduire les
traitements même dans les régions très contaminées et de supprimer les traitements de précaution sur les secteurs non contaminés dits « limitrophes » (cas des vignes de Mr Giboulot en
2013) .


L’état et les viticulteurs bourguignons iront certainement vers le terrain d’entente qu’ils ont su trouver dans d’autres régions. Mr Giboulot n’a assurément pas sa place en prison et il serait
préférable que le président du tribunal qui l’entendra lundi lui impose une autre pénitence… la présidence du nouveau GDON Côte d’or, par exemple.


 


Catherine BASTIAT, directrice d’un GDON et femme de vigneron bio.


http://gdon-sg33.fr/images/pdf/bilan%202013.pdf

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Articles Récents