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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 00:09

 

esEntre Jean Pinchon, hobereau normand catholique, issu de l’Agro, nommé par la volonté de Rocard Ministre de l’Agriculture Président de l’INAO, et Jean-Baptiste Doumeng le petit gars de Noé pourvu de son Certificat d’études primaires, membre du PC, ami de Gorbatchev, le « milliardaire rouge », il existait une connivence profonde et sincère dont je puis témoigner. Hommes d’influence, de réseaux, leurs bureaux mitoyens de l’avenue de la Grande Armée, le premier chez Louis Dreyfus, le second chez lui à Interagra, un bon coup de fourchette, un sens du théâtre plus poussé chez Doumeng, un goût immodéré du discours, du verbe, mais surtout un attachement viscéral à leurs origines : normandes à Épaignes avec son troupeau de Charollaises pour Pinchon, Noé pour Jean-Baptiste qui lorsqu’il était à Moscou pour affaires bravait « les interminables attentes téléphoniques pour s’enquérir près de Denise (son épouse) de l’état du ciel à Noé, lui donner des conseils pour les travaux des champs, ou le signal des vendanges ». Ces deux forces de la nature, vrais poids lourds, grands habitués des antichambres ministérielles, amis des puissants de ce monde, bien plus que les poids plumes actuels, qui font du terroir un argument de marketing politique, eux avaient de la glaise aux bottes, tiraient de ce lien viscéral une réelle aura sans pour autant en jouer pour disqualifier leurs interlocuteurs aux Richelieu bien lustrée...

dsc00382.jpg Jean Pinchon (à g.) le 6 juin 2007, remettant les insignes de Commandeur de la Légion d'Honneur à Marcel Bruel le protégé de JB Doumeng

 

Aux éditions de l’Harmattan le livre posthume « Mémoires d’un paysan » de Jean Pinchon avec une préface d’Edgar Pisani vient d’être publié : j’en parlerai dans une prochaine chronique. De même pour Jean Doumeng je retracerai le parcours de ce personnage aux multiples facettes qui pouvait déjeuner avec Althusser, répondre à des interviewes dans Lui ou bombarder d’œufs le conseil d’administration du Crédit Agricole de son département. Affaires à suivre absolument, mais pour l’heure place aux deux Jean. Comme l’aurait dit mon père comme un poisson rouge barbotant dans l’eau bénite...

 

« Au cours de ces années soixante, Jean Pinchon, qui gravitait dans la haute finance et les cabinets ministériels, retrouva, chez des amis communs, le Satan paysan des lendemains de la Libération. Naquit entre eux une sympathie spontanée, qui alla s’approfondissant jusqu’à l’affection. Et leurs conversations évoluaient volontiers sur fond mystique, croire et prier.

« Ta foi ignore le pardon, accusait Pinchon.

- Je me pardonne moi-même, répliquait Doumeng.

- Il vous manque, à vous communistes, de ne pas savoir tomber à genoux, de mépriser l’humilité.

- Parce qu’elle se confond souvent avec l’humiliation. »

L’un évoquait la mort de sa mère, l’autre le décès de son père, et rien ne les opposaient en générosité ni en loyauté. Ils communiaient sur le poids et le prix de la parole donnée. Il lui arrivait d’affabuler, convient Pinchon, mais ça le stabilisait, et l’intelligence faisait tout passer.

Les unissait, surtout, dans les miasmes du parisianisme le même atavisme paysan : « Un cul de vache nous fait bander... »

L’Europe se mettait alors irrésistiblement en place, avec l’application, par le général de Gaulle, de ce Marché Commun contre lequel Jean (Doumeng) n’avait cessé de batailler. Il réagissait d’abord, et comme toujours, en paysan. Il voyait, dans la CEE, la condamnation à brève échéance des petites exploitations familiales, impuissantes, avec une compétition impitoyable, à contenir la pression des grandes concentrations de production. Il pressentait aussi la domination industrielle de l’Allemagne, et son inéluctable réunification. En fait, il combattait moins l’Europe en soi, que la façon dont elle se mettait en place, avec des abandons de souveraineté qui le chagrinaient. Son hostilité découlait d’un concept fondamental, le devoir patriotique du paysan, charnellement et sentimentalement jaloux de sa terre. Il croyait ainsi en l’efficacité des vastes échanges coopératifs, plutôt qu’aux vertus d’un marché unique destiné, selon lui, à favoriser le grand capitalisme international. Il n’abdiqua jamais en ce domaine, dénonçant, jusqu’à son dernier souffle, « les absurdités d’une politique agricole commune qui conduisait au gel des terres. ». Et il s’insurgeait au spectacle « de paysans de cinquante ans, en pleine force, préférant une rente de deux mille francs par hectare pour n’y rien produire au risque de perdre de l’argent en travaillant. » Il s’agissait, à ses yeux, d’une désertion impardonnable, et il jugeait scandaleux de voir l’Europe, aux possibilités de production exceptionnelles, limiter ses rendements quand le quart de l’humanité crevait plus ou moins de faim. Il s’indignait d’entendre parler d’excédents au lieu de disponibilités exportables. À ceux qui l’accusaient alors de prêcher pour ses intérêts sur le marché agro-alimentaire international, il rétorquait, avec une superbe qui se justifiait : « Sachez que ce qui est bon pour Doumeng, l’est aussi pour la France. » L’actuel malaise du monde paysan qui s’interroge de plus en plus sur sa survie donne sa pleine valeur à ce donquichottisme rural visionnaire – trop souvent ridiculisé par les passions partisanes (...) »

 

1992 « Jean-Baptiste Doumeng » Le grand absent chez Milan par René Mauries

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:03
  • Bonjour monsieur Berthomeau,

     

    Merci de mettre l’AOC Maury sous les feux de la rampe.

    Quel est le rôle d’un syndicat ? avec maintenant un statut d’ODG (organisme de défense et de gestion !!!), et un nouveau cahier des charges : c’est donner au consommateur la garantie, que sous la dénomination MAURY, il trouvera un vin correspondant aux exigences de qualités que ce sont fixées les producteurs.

    Une vinification dans l’aire stricte : non ! puisque des vinifications existantes en dehors de l’aire ont conduit à définir une aire de proximité immédiate (aire délimitée + 2 communes), qui n’a fait que reconnaître des antécédents.

    Alors pour répondre aux interrogations, il faudrait les étendre et jusqu’où ? quelles seraient les nouvelles limites, car je suppose qu’il y aurait des limites quand même !: Le département ?, la région ? le sud de la France ?

    Restons raisonnables, et parlons qualité, car il ne faudrait pas perdre de vue que si l’on dit ce que l’on fait et que l’on fait ce que l’on dit, le but ultime c’est de proposer au consommateur un Maury correspondant aux critères définis, avec une qualité irréprochable (j’ai bien dit but ultime)

    Est-ce que des raisins qui vont se « trimbaler sur 20,30 ou 40 klm sont susceptibles d’être transformés dans les meilleures conditions, et d’offrir toutes les qualités organoleptiques du Maury.

    Les plus grandes libertés ont besoin de règles, sinon il faut s’en remettre aux « bonnes intentions ».

    Les propos de René Renoux « dit ce que tu fais et fait ce que tu dis » il les a prononcés lorsque président de l’INAO, face à une dérive constatée depuis des décennies (grâce aux bonnes intentions), le sigle AOC n’était plus crédible, il entreprit de réformer le système … La réforme de l’agrément est arrivée avec son cortège de nouveautés et enfin le soin laissé à chaque AOC de décider l’aire de vinification.

    Les vignerons de Maury ne peuvent surtout pas être suspectés d’ostracisme, de 15 producteurs en caves particulières et 1 cave coopérative en 2001, il y a aujourd’hui 40 caves particulières et 3 caves coopératives, et qui plus est avec des « étrangers !! » (Belge, Suisse, Américain, Champenoise, Parisienne, Saintémilionais, Bordelais, etc …)

    La cave coopérative de Maury a ouvert ses portes en permettant à des vignerons indépendants de vinifier dans ses murs, avec leur cuve et leur matériel, à l’heure actuelle ils sont 6).

    Il n’y a pas « des historiques et des entrants », il n’y a que des vignerons amoureux du terroir et de ses saveurs comme disait « Colette »

    La question avait été posée en son temps au syndicat par le conseil municipal de Maury, devant l’intérêt que des investisseurs portaient sur le vignoble, la réponse avait été catégorique par un oui franc et massif et depuis, une bonne entente générale règne parmi l’ensemble des vignerons.

    Lorsque un vignoble suscite un intérêt dans une petite commune, et que le foncier existant n’offre pas toutes les perspectives d’installations, que faut-il faire, sinon préserver la qualité.

    Alors on peut toujours dire qu’il y a un mauvais à l’intérieur de l’aire et un excellent à l’extérieur !!

    Mais entre 2 maux il faut choisir le moindre, et le syndicat a choisi, et pour paraphraser Jean Gabin  dans l’excellent film « le président » : “ Il existe  des poissons volants, mais ce n’est pas la majorité du genre”.

    Aujourd’hui à Maury, une personne peut vinifier du Maury VDN et du Maury sec à partir de septembre 2011.

    Chaque année de nouveaux vignerons arrivent sur ce terroir de Maury, ils sont les bienvenus, toutes les possibilités leurs sont offertes, mais ils n’iront pas à Petaoutschnock vinifier.

     

    PS : les 100 ans de la cave étaient une fête réussie, réunissant les coopérateurs, les vignerons indépendants invités et les amis. Ça aurait été presque un anniversaire pour vous car la dernière fois que l’on s’est vu à Maury c’était il y a environ 10 ans (janvier 2001).

    Paul Armingaud vous réitère son invitation et pourquoi pas le 29 mai 2011 pour “les Amorioles”, la balade gourmande sur les schistes de Maury. C’est une double invitation car je m’y associe bien sur.

     

    Bien amicalement,

    Bernard Rouby

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 00:09

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Cher Bernard Rouby,

 

En des temps difficiles, alors que je venais de débarquer à Perpignan dans la touffeur du mois août pour démêler les nœuds que la confrérie des VDN avaient su embrouiller avec une certaine facilité, médiateur donc, je vous ai reçu avec une petite poignée de vos amis. Vous étiez minoritaires, peu écoutés de la nomenklatura locale. En vous rappelant cela loin de moi de faire de vous mon obligé, comme vous le savez ce n’est pas le style de la maison.

 

Et puis, alors que je faisais un peu partie du paysage de votre beau département, une fin de journée je suis monté à Maury accompagné d’un natif du lieu : Jean-Pierre Borie, alors président de l’Interprofession des vins secs, pour sur l’invitation d’un groupe qui souhaitait se libérer du joug d’un petit potentat local faire le travail. C’était dans la grande salle communale, un vendredi soir je pense, il y avait beaucoup de monde. Je crois avoir ce soir-là mouillé le maillot. Paul Armengaud s’en souvient sans doute. Là encore je ne suis pas en train d’accumuler du crédit à l’endroit des vignerons de Maury.

 

Cependant, chers amis, si vous me permettez cette appellation, le mieux est souvent l’ennemi du bien : avec les meilleures intentions du monde il arrive parfois d’écraser des gens qui n’en peuvent mais. Bien évidemment, loin de moi l’intention de m’immiscer dans les affaires de l’ODG de Maury pour une histoire bien française consistant à se barricader dans son aire. Les erreurs du passé ne justifient pas forcément ce repli sans nuance sur soi-même. Ce n’est là que mon opinion mais j’en appelle au bon sens vigneron pour que l’esprit des origines des AOC retrouve de la vigueur et de la réalité. Vos pères n’auraient jamais édictés des règles aussi peu soucieuses de la vie en commun.

 

Vinifier dans l’aire ça apporte quelle garantie à nous les buveurs ? J’ose l’écrire : aucune ! Les raisins peuvent voyager dans tous les sens avec des allers-simples. Je n’écris pas que c’est le cas à Maury. L’important c’est l’esprit de ces affreux cahiers des charges et non leur lettre gravée dans le béton qui compte. J’en appelle vraiment à un sursaut salvateur pour éviter de vous enferrer dans des règles rigides qui recouvriront aussi des flux de vins qui seront commercialisés par d’autres que vous. Bref, ne me dites pas que vous ne pouvez pas faire autrement c’est ce que vos « opposants » vous rétorquaient en d’autres temps.

 

Bien sûr, Paul Armengaud pourrait m’en vouloir un peu de ne pas être descendu pour la fête de la cave de Maury. Je le lui concède mais ma petite entreprise individuelle consomme beaucoup de mon temps et je me dois de reposer de temps en temps ma carcasse. Mais, comme le disait je ne sais plus qui, je reviendrai, oui je reviendrai à Maury ! Et même que je suis prêt à y revenir pour, autour d’un casse-croute convivial, faire un remake du médiateur (merci de ne pas prononcer Médiator) J’en profiterai pour honorer une vieille promesse faites à Marie et Jean-Roger Calvet d’aller leur rendre visite (Marie était présente je crois le fameux soir de la destitution du « conducator »)

 

J’ai totalement conscience, cher Bernard Rouby, de m’occuper de ce qui ne me regarde pas mais si je le fais c’est qu’à Maury je crois compter quelques amis qui connaissent bien mon franc-parler et ils pourront, sans aucun problème, me renvoyer dans mes 22 mètres afin que je m’occupasse de mes fesses. Je suis ainsi fait et nul ne me changera : je reste persuadé qu’entre gens de bonne composition il est facile de trouver des solutions aux problèmes les plus difficiles.

 

Je m’en tiens-là, cher Bernard Rouby, en ajoutant que les kilomètres de nos pères ne sont plus ceux de nos enfants et que les lignes Maginot ou autres réduits imprenables ne sont plus de saison. À mon humble avis il suffit pour assurer le consommateur de l’authenticité, de l’origine, d’un vin, de s’en tenir à la règle originelle des AOC « écrire ce que l’on fait, et faire ce que l’on a écrit... » Le passé a largement démontré, malheureusement, que sous des écrits vertueux se nichaient des pratiques moins avouables. Cette remarque est d’ordre général à l’attention de notre beau pays qui n’aime rien temps que donner la leçon à la terre entière, et non à Maury spécifiquement.

 

Au plaisir de vous revoir tous à Maury, en attendant ce jour je vous assure, cher Bernard Rouby, de mon meilleur souvenir et de ma réelle amitié.

 

Jacques Berthomeau médiateur un jour médiateur toujours

 

PS. La photo de Bernard Rouby a été prise lors de la visite du Préfet chez mes amis les Piquemal que j'embrasse. Si je vais à Maury je passerai forcément à Espira-de-l'Agly les voir. Je connais le chemin.

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 00:09

  

J’ai découvert en avril 1997 Louise Attaque en écoutant FIP dans mon auto. Choc ! Achat de leur premier album qui se vendra à 2,5 millions d'exemplaires, « un record pour un groupe français connu ou inconnu. Cet album constitue la cinquième meilleure vente d'albums de tous les temps en France et la meilleure vente dans l'histoire du rock français. »

 

Je suis allé à leur premier concert à la Cigale : chaud bouillant !

 

Gaétan Roussel est l’âme et le chanteur de Louise Attaque.

Le nom, « Louise Attaque », fait référence à Louise Michel, anarchiste du XIXe siècle, et aux Violent Femmes, groupe de rock américain. Le leader de Violent Femmes, Gordon Gano, est leur producteur.

 

En 2001, en panne d’inspiration le groupe éclate : Gaëtan Roussel et Arnaud Samuel, le chanteur et le violoniste des Louise Attaque, fondent Tarmac. En 2007, Louise Attaque se reforme pour un troisième album mais en 2008 Gaëtan Roussel participe à l'écriture des chansons et à la production du dernier album d'Alain Bashung, Bleu pétrole, récompensé en 2009 aux victoires de la musique. Il compose la musique de deux films de Benoit Delépine et Gustave Kervern : Louise-Michel et Mammuth. Gaëtan Roussel a écrit aussi pour Rachid Taha et Vanessa Paradis.

 

En 2009, il entame une carrière solo et sort Ginger, dont le premier single Help myself (Nous ne faisons que passer) tourne en boucle sur la bande FM.

 

Gaétan Roussel pour moi une valeur sûre du rock français.

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 09:00

« Je viens d’adopter un vieux...


Pensionné, je vivais seul, sans enfant ni parent. J’ai des amis, bien sûr, que je vois à l’occasion. Cela me suffit. Taciturne ? Pas du tout. Faut entendre les anciens collègues : »Toujours le premier à organiser les fêtes au bureau, une vraie dynamo. » Ou encore : « Un cœur grand comme ça ! » Bref, le candidat tout désigné pour le parrainage.


Je ne ressens pas le besoin de posséder un bateau ou une maison à la campagne. Quant à faire le tour du monde... Je partage l’opinion de cet auteur de génie qui a écrit : « Le voyage, ce petit vertige pour couillons. »


Un bonheur paisible, ici, chez moi, avec celui que j’aimerai comme mon enfant, sans avoir à l’éduquer. La voilà, ma retraite !


Il s’appelle Léo, il a quatre-vingt-dix-neuf ans. Je l’ai connu au centre d’hébergement où je visitais ma tante, les dimanches gros. Léo attendait. Il avait bon caractère. Je le sais pour l’avoir mis à l’épreuve plus d’une fois : je lui chipais ses Whippet... Il ne disait rien. Je les lui rendais et aussitôt, il m’en offrait un. »

 

L’auteur de ces premières lignes d’un tout petit opus « Mon vieux et moi » publié chez autrement 9 € est un natif d’Athabaska qui vit depuis 1960 au Québec. Un petit bijou de simplicité, d’amour et de tranquille vérité à lire absolument !


 photo-Gagnon.jpg

 

« Les vieux oublient, s’étouffent, font répéter, voient trouble, tombent, n’en veulent plus, en veulent encore, ne dorment plus la nuit, dorment trop le jour, font des miettes, oublient de prendre leurs médicaments, nous engueulent tant qu’on serait tenté de les engueuler à notre tour, pètent sans le savoir, répondent quand on n’a rien demandé, demandent sans attendre de réponse, échappent puis répandent, ont mal, rient de moins en moins, gênent le passage, s’emmerdent, souhaitent mourir et n’y parviennent pas… »

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 00:09

Le titre de ma chronique de ce matin se veut le pendant de celui du film de Cédric Klapisch « Le péril jeune » sorti sur les écrans en 1995 qui lui-même tire son titre d'une remarque d'une personne du troisième âge entrant dans une boulangerie : « C'est plein de jeunes ici, c'est le péril jeune » par référence au « péril jaune ».

 

« Les personnes âgées ont existé depuis l’aube de l’humanité. Elles étaient rares et faisaient figure d’exceptions. Fait sans précédent, le nombre des personnes âgées est sous nos yeux en train de submerger le nombre des jeunes. Les problèmes politiques, économiques, moraux engendrés par ce nouvel état de la société ne possèdent aucune référence dans l’histoire. Leur acuité est réelle, leur dimension mondiale. La Chine, par exemple, va opérer en 25 ans une mutation des générations qui s’est étalé&e sur 114 ans en France. » constate Jean-Pierre Ollivier dans son livre « Demain, les vieux ! » aux éditions du CNRS.

photoVieux.jpg 

Il pose la question « à quel âge devient-on vieux ou vieille ? »

Il y répond clairement « en 2010 (...) certainement pas à l’âge actuel de la retraite, mais après 75 ans, quand les infirmités, même mineures, commencent à faire sentir leur présence dans le corps et l’esprit, que nous aurions volontiers conçus éternels... »

 

65, 75, 85, 95 ans : des âges dans l’âge ?

 

« Rien de plus « injuste » que la vitesse de survenue et que la gravité du vieillissement. À niveau de risque égal, rien de plus imprévisible chez un individu donné. On ne peut aborder ce sujet qu’en décrivant ce qui survient dans de grands groupes de personnes, ce qu’on appelle en statistique une « population » Il est évident aujourd’hui que beaucoup de personnes restent en forme physiquement et mentalement jusqu’au-delà de 75 ans. La dépendance progresse ensuite soit de façon soudaine, comme par exemple l’AVC, soit par accumulation de handicaps, baisse de la vue, difficulté à marcher... Se souvenir que le vieillissement est bien moindre, à âge égal, que deux générations en arrière »

 

Il y a donc des « niveaux » dans les misères de l’âge :

- «  Ce qui gâche la vie » (sceau de la vieillesse) sans maladie et ne devrait pas faire appel à des médicaments. Il s’agit d’une perte de qualité mais pas de fonctionnement : mémoire, vue/ouïe, sommeil, anxiété « sans objet », sphincters, sexe...

- La dépendance, c’est-à-dire dépendance physique (l’impossibilité d’effectuer certains actes) et dépendance domestique (l’incapacité de vivre sans aide domestique)

- Les enjeux majeurs de santé publique sont représentés par trois maladies chroniques : cardio-vasculaires, cancéreuses et neuro-végétatives. La fréquence et la gravité des maladies cardio-vasculaires et l’hypertension artérielle (à l’origine des risques cérébraux) augmentent avec les années. Les trois principaux cancers chez les sujets âgés sont le cancer du sein chez la femme ; le cancer de la prostate chez l’homme ; le cancer du colon chez les deux. »

 

Arrive bien sûr la grande question : « Chacun peut-il freiner son vieillissement ? ». Peut-on retarder l’échéance ? Encore quelques années monsieur le bourreau ! Aidez-moi à bloquer ma pendule biologique ! Donnez-moi l’élixir d’éternelle jeunesse !

 

« L’espérance, qui gonfle heureusement le cœur de chacun, explique que les recettes de longévité soient écoutées avec intérêt. Mais ces recettes, ce sont aussi souvent d’invraisemblables opinions exploitées par des personnes qui ne possèdent au mieux qu’une connaissance parcellaire de la biologie.

La vérité de l’Être côtoie la mort, ce qui n’empêche en rien de vivre heureux, et d’être habité par la joie. Ce qui est utile, c’est de ne pas se leurrer sur les recettes dénuées de preuve, pour se concentrer sur les bonnes pratiques, à la portée de tout le monde. Souvenons-nous aussi que ce n’est pas à 65 ans qu’il est urgent de changer de mode de vie, mais bien avant, la vieillesse réussie étant un investissement de toute la durée de la vie d’adulte.

Pas de centenaires fumeurs ni obèses : voilà une vérité de base. En revanche, les promesses de régénération appliquées depuis des siècles ne relèvent que de l’intérêt bien compris des promoteurs : fontaines de jouvence, crèmes « anti-âge », docteur Faust et autres, transfusions de sang d’agneau, injections de cellules embryonnaires, d’extraits testiculaires, yaourt bulgare et gelée d’abeille, ginseng, etc... »

 

Et la place du vin dans tout ça ?

 

Bien évidemment je n’ai pas de réponse au singulier comme au pluriel à cette question. De plus, ayant toujours été très réservé sur une approche, dite santé, du vin, qui n’est qu’une défense en réponse aux ayatollahs d’en face, ma chronique d’aujourd’hui n’a pas pour objet d’aborder ce versant. En revanche, cultiver la convivialité et le bien-vivre me semble du plus grand intérêt pour que le vin s’insère dans les bonnes pratiques. Mon propos est plus froidement économique : ayant dans les années 75, lors de mon arrivée à L’office des vins de table, pressenti le grand basculement des Vins de Consommation Courante dans les oubliettes de l’histoire ce qui bien sûr à amené un grand reflux de la consommation par tête : la disparition des gros buveurs n’étant pas compensée par la consommation des occasionnels.  Le « péril vieux » en France étant lié au fait que la classe abondante des baby-boomers, dont je suis, file tranquillement dans la décennie actuelle vers le cap fatidique des 75 ans et, comme c’est elle qui soutient la consommation du vin, il me semble qu’il serait de première importance d’élaborer quelques scénarii sur ce sujet afin de ne pas se retrouver face à une situation du même type.

 

« Allo, je voudrais l’INRA et FranceAgrimer ? »

- le numéro que vous avez demandé n’est plus attribué veuillez consulter l’annuaire... »

 

Affaire à suivre... Une chronique sur le même thème suit « Je viens d’adopter un vieux »

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 09:00

Ceci est un long commentaire sur mon opération Grand Corps Malade, d'un fidèle lecteur : Sam, qui m'a semblé un peu à l'étroit dans la petite lucarne prévu à cet effet - le commentaire bien sûr - alors j'ai pensé qu'il valait mieux lui ouvrir mon immense espace de liberté.

 

Le Beaujolais

 

L'éclat de rire de la table.

 

            Louis Orizet

 

 Le beaujolais, c’est la nature avec ses parfums, sa lumière, ses infinis, le repos du soir, l’enthousiasme du matin. »

Jules Chauvet (1905-1989)

 

"La bande des 15" voilà le type de démarche que je suggérai dans mon exposé, écrit il y a plus d’un an, une petite réserve, cette bande s’apparente, on ne peut trop à l’élite de l’A.O.C., sans distinction de notion de prix, par exemple : Château de Jacques et Paul Janin à Romanèche-Thorins, nous allons du simple au double, voilà 2 propriétés qui ne s’adressent pas à la même clientèle. Il eut été important de préciser que cette liste n’est pas exhaustive, car nous avons une autre bande de 15, qui pousse très fort et pas loin d’égaler la première.

 

Il convient donc de faire un diagnostic du patient, de bien déterminer les parties du corps malade et la gravité de leur état. Si les neuf crus (J’ai mis le Régnier à part, mais sans vouloir faire d’ostracisme à son encontre, cette appellation a du mal à décoller, c’est une grave erreur d’avoir créé une A.O.C.supplémentaire, dont des terres trop lourdes, anciennement dévolues à la culture du maïs, qui n’étaient pas vraiment prédestinées à la culture de la vigne ?) peuvent faire le dos rond et attendre des jours meilleurs, il n’en est pas de même des Villages, Beaujolais supérieurs et Beaujolais générique. Ces deux dernières nécessitant la thérapie la plus lourde, et laquelle ?

 

D’où une grande disparité d’appréciation chez les vignerons, chacun se sentant peu concerné ayant déjà entrepris une démarche de qualité, pensent que c’est aux négociants d’agir.

 

Toute l’appellation à beaucoup à reprocher à ces deux affaires successives 2006 pour celle reprochée à Georges Dubœuf , (Beaujolais Supérieurs et génériques, baptisés Grands Crus Morgon, Fleurie etc ,,,,,,,,,,,, et 2008 pour les 600 tonnes de sucres achetés par une centaine de viticulteurs, d’ailleurs après le procès des suspects, qui s’est déroulé dans un quasi anonymat, en janvier 2009 à Lyon, des centaines de tonnes de sucre n’ont toujours pas trouvées de destination avec le nom des clients ?

 

Les peines requises ont été d’une mansuétude indigne d’une vraie justice.

 

Pourquoi étouffer le fait que probablement deux à trois cent vignerons aient triché (on ne peut parler de chaptalisation, le sucrage étant clandestin) et faire endosser la suspicion aux 2200 autres vignerons (honnêtes) de l’appellation ?

 

Depuis les exportations ont chutées de manière spectaculaire, le Japon habituellement notre client n° 1, – 22 %, la Suisse – 40 %, avec la toile on peut trouver tous les chiffres.

 

Les deux appellations, le Beaujolais (générique) et le Beaujolais supérieur où nous avons le plus d’invendus, se situe exactement dans la gamme de prix où nos concurrents étrangers ont fait le forcing pour s’implanter en France.

 

Alors que le premier critère pour se développer, est le prix, pourquoi les vignerons des Crus et quelques Villages, s’entêtent-ils à vouloir faire du "Bourgogne"? En créant des cuvées spéciales, des vins passés en fût, ce qui dope les prix, et seules peuvent y prétendre, des appellations comme les Côtes de Brouilly, Moulin à Vent, Morgon, Fleurie dans les bons millésimes, St Amour et Juliénas, quand on sait les attendre plus 5 à 6 ans, ont un air de Bourgogne.

 

Quand je dis "Bourgogne", je veux dire Mâcon-Village ou Côte Chalonnaise et non-pas Gevrey-Chambertin, (faut pas rêver) comme certains écrits y prétendent.

 

On n’a plus le coté friand du Beaujolais et on n’a pas non plus un Bourgogne, seuls restent convaincus les inconditionnels des crus de l’appellation, j’ai fait des essais jusqu’à 10 ans de garde, j’ai eu quelques bons résultats avec des Côtes de Brouilly, Moulin à Vent et St Amour, mais après il est plus judicieux au regard du prix, de s’orienter vers des Hautes Côtes de Beaune ou de Nuits. Si par exemple Paul Janin à Romanèches-Thorins, produit un vin hors du commun à 12 euro, donc acceptable, ou ceux du regretté Marcel Lapierre, mais déjà là, nous sommes dans les prix d’un Savigny les Beaune 1er Cru, à chacun de choisir.

 

Ensuite le Beaujolais-Sud aussi appelé Pays des Pierres Dorées, aussi dénommé "Toscane Beaujolaise", qui démarre à 3 kilomètres au nord de Ville franche sur Saône jusqu’à L’Arbresle au sud, est le berceau des Beaujolais génériques et Supérieurs, avec le cœur Bois D’oing, c’est dans cette partie de la région que sont produit ces vins qui alourdissent les stocks. C’est une (belle) région très accidentée, avec des vallées profondes et des vignes gélives dans les fonds de vallées, qui à maturité optimum, surtout sur les coteaux, donnent des vins légers et friands, autrement ont besoin d’un peu de sucre, mais dans les normes. Mais en cherchant un peu 3 nom sortent du lot pour cette région : Jean-Paul Brun, Domaine des Terres Dorées à Charnay (69380) et Pierre-Marie Chermette à St Vérand (69620) à 6.20 euro et le Vignoble Charmet à Le Breuil (69620). Pourtant ces viticulteurs ne chaptalisent pas et font de grands vins, quand on voit les tables étoilées clientes de Jean-Paul Brun, on reste confondu. Avec mes excuses pour ceux ce que je ne connais pas, je n’ai visité que 4 fois la région.

 

Le beaujolais peut monter jusqu'à 1000 mètres sur les hauteurs qui dominent la vallée d’Azergues.

Nous sommes ici, à 30 kms de la place Bellecour et, si les Lyonnais, en voisins, en sont très amateurs, ce n’est pas suffisant pour écouler autant de volumes

 

Les coopératives, si elles ne cherchaient pas à faire des cuvées spéciales, de part le nombre de leurs adhérents et des coûts de vinification moins élevés qu’un propriétaire-récoltant, ne pourraient-elles pas tirer les prix vers le bas, en se consacrant uniquement à des vins de plaisir, ce qui a fait la gloire de cette appellation, dans son pot traditionnel dans les "bouchons" de la capitale des Gaules.

 

Pour faire la promotion de leurs vins les viticulteurs de l’appellation devraient pouvoir se grouper et créer des structures pour ce faire.

 

Vous me direz, il reste les mini-salons à droite à gauche en provinces, mais voilà  pour un couple, deux nuitées d’hôtel, 4 repas du soir, si on n’a pas prévu le pâté de la mémé, le jésus et quelques chèvres pour le casse-croûte du midi, la location du stand, et 3 salons dans l’année, tout ça fait monter le prix de la bouteille de 1.50 euro.

 

L’idéal serait même d’offrir un sandwich, avec une terrine de campagne d’artisan (ce n’est pas très cher) avec le bag in box à porté, les Français adorent, (il y aura toujours quelques profiteurs) mais sinon c’est largement rentable.

 

Sinon vous trouverez des vignerons sympathiques, faisant bien leur métier, accueillants, avec des prix honnêtes, j’en ai que je suis depuis 40 ans, j’ai des Villages qui s’égalent à des Crus, quel beaux paysages, quelles bonnes tables, enfin tout pour rendre agréable la vie  à un membre de l’A.B.V.

 

La région des grands Cru (Morgon……..etc) ressemble à la région du Barolo, les Langhes en Italie, et comme en Italie on voit les Alpes (Par grand beau temps ici).

 

Cette appellation est un vin de soif et de fête par excellence, comment faire la fête avec le risque d’un contrôle routier ?

 

A l’occasion relisez les  romans de Gabriel Chevallier : Clochemerle et Clochemerle-Babylone, dont le cadre se situe à Vaux en Beaujolais


Ainsi, il écrit, à propos des Beaujolais du Sud : « Puisé à même le tonneau, bu à la température de la cave, le beaujolais paraît glissant et d’une légèreté sans conséquence…Le vin de Clochemerle est à la fois exquis et traître : on s’y laisse piper une narine, un coin du gosier, et tout l’homme y passe…Il provoque une charmante allégresse, si pétillante intellectuellement que le buveur se sent libéré des conventions et des contraintes qui l’enchaînent dans la vie ordinaire. »

 

Un avis assez répandu, voudrait que le Chiroubles soit le plus charmeur, le 2009 et 2010 ne nous feront pas mentir.

 

Monter jusqu'à la table d'orientation sur le col du Fût d'Avenas sur la commune de Chiroubles, vue sur le mont Brouilly, la vallée de la Saône, le Mont-Blanc. En contemplant ce paysage, l'alchimie entre la nature et le vin vous sera alors nettement perceptible.

 

Si demain en plus du Guide Hachette, Bettane et Desseauve, etc ……….la liste de la bande des 15, puis des trente, où est le plaisir de la prospection, de la découverte, en 40 ans j’en eu 5 en cave, mais peut-être le prix de certains m’avaient-ils orienté différemment ?

 

Cela fait beaucoup de littérature, notre seule aide sera de visiter les bons vignerons plus souvent.

 

 Sam         

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 00:09

Ce matin, si vous voulez bien me suivre je vais vous entraîner sur l’un de mes chemins de traverse, un chemin creux bien sûr, comme ceux de mon enfance sauvageonne, englouti dans de hautes haies, bien secret, tout juste percé d’échaliers qu’il faut savoir sauter pour aller de pâtis en pâtis. Ce faisant je vais me livrer, m’exposer, c’est-à-dire faire preuve d’une certaine forme d’indécence que j’espère vous comprendrez. Fait notable en ma faveur : aujourd’hui je vais faire court  

Pouffe 9087Bonheur premier

 

Il est des jours comme ça où, sans prévenir, du bonheur me tombe dessus, m’inonde, m’envahit, m’emporte en des territoires de haute félicité. Soucieux d’y rester le plus longtemps possible je n’en laisse rien paraître. D’apparence sur mon lisse tout glisse mais tout au fond c’est jour de tempête. Force 4, mon fracas intérieur en vagues successives brise toutes mes chaînes, me délie, donne un goût fort à ma vie. Et pourtant ce soudain bonheur n’est qu’un bonheur simple, celui des petites choses de la vie, des riens, un sourire, une complicité naissante, un accord qui se dessine et je retrouve mon cœur d’enfant. Ce bonheur-là est toujours un bonheur premier, natif, toujours renouvelé, car à ce bonheur-là je ne m’y ferai jamais. Mon petit jardin d’intérieur donne sur une grande maison ouverte, accueillante au bonheur, le mien et celui des autres.

 

Par bonheur le bonheur n’est qu’un état sinon il s’affadirait. Reste qu’en ce moment lorsque je sors du bonheur j’ai honte de mon bonheur. Le siècle où je suis né n’a pas été avare d’horreurs, de monstruosités et de Malheur. Le Nouveau, opulent, flamboyant, sans frontières, voit se côtoyer des « bonheurs indécents » et des « malheurs ordinaires », au plus près de nous comme dans des petits morceaux de notre pays ou en de vastes pans du monde. Je suis donc colère contre mon bonheur. Le seul antidote à ce feu intérieur impuissant : le cri du poète !

 

« Prière Rogue » 

 

« Gardez-nous la révolte, l’éclair, l’accord illusoire, un rire pour le trophée glissé des mains, même l’entier et long fardeau qui succède, dont la difficulté nous mène à une révolte nouvelle. Gardez-nous la primevère et le destin. »

 

René Char 1948 Recherche de la base au sommet

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 00:09

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Mars-Avril 1982, le n°2, une belle couverture surprenante, un édito où il est question de sillonner le timbre-poste de Pomerol à vélo « car c’est ainsi, au gré des mollets, que se livrera le mieux cette petite étendue verte, où il est si aisé de se perdre qu’on dirait un labyrinthe plat. C’est à bicyclette, et la fatigue aidant, que vous sentirez le mieux où commence et où finit exactement, ce fameux plateau argilo-graveleux où naissent les meilleurs crus, et toutes ces nuances épidermiques, géologiques dans lesquelles nous promène Jean-Claude Berrouet, notre guide pomerolais. » Ayant pratiqué ce pédalage à la veille du dernier Vinexpo je puis attester que c’est la meilleure manière de s’imprégner du lieu, sauf que moi, c’était un samedi, je n’ai trouvé que des maisons closes, alors que les cyclotouristes de l’amateur ont eu la chance d’y rencontrer les gens.

 

Avec l’aimable autorisation de Georges Bardawil je pourrais vous offrir le fruit de cette promenade mais, comme j’ai un goût prononcé pour la provocation, mon choix s’est porté sur un autre article : les vins-surprise des années cancres. Reste que, ayant de solides attaches et inimitiés pomerolaises link rien ne m’interdit de revenir sur ce périple à bicyclette comme le chantait le grand Montand.

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 00:09

Depuis que nos amis anglais ont bradé leurs bijoux de famille, pour ceux qui l’ignoreraient encore, Austin Cooper est allemand depuis son rachat par BMW. Sans vouloir taxer nos voisins d’Outre-Rhin d’extrême mauvais goût, le dernier coup d’une radio confirme le maintenant célèbre adage de Rémi Gaillard : « C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui... » En effet, Andreas Muller a gagné une Mini Cooper, couleur argent, d'une valeur de 23 000 euros en parvenant à être le plus original dans le cadre d’un concours radiophonique: il a fait tatouer le mot «MINI» sur son pénis. La séance de tatouage ayant été diffusée en direct à la radio, alors qu’une animatrice de la chaîne de radio lui servait de témoin, les auditeurs ont pu entendre le râle de douleur de l'homme tandis qu'il se faisait écrire la marque « Mini » sur le pénis. Il a gagné dit-on, d’une légère avance, mais on ne sait où son poursuivant ou sa poursuivante avait choisi de se faire tatouer.

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Dans les colonnes de l'édition britannique du quotidien Metro, Andreas a expliqué qu'il s'agissait du moment le plus douloureux de sa vie. Cependant, il n'est pas peu fier de son exploit : «Quand je serai assis dans la voiture, ça ne comptera plus. La douleur s'en ira et tout ira pour le mieux ».

 

Certains vont m’accuser de profiter de ce buzz malsain mais si je mets en avant ce fait divers d’un goût douteux c’est pour vous annoncer la toute prochaine chronique d’un vieux livre publié en 1985, réédité par Nova éditions et recommandé par l’infatigable Michel Rocard. Son titre « Se distraire à en mourir » de Neil Postman(1931-2003 »  photo-MR.jpg

« Quand une population devient folle de fadaises, quand la vie culturelle prend la forme d’une ronde perpétuelle de divertissements, quand les conversations publiques sérieuses deviennent des sortes de babillages, quand, en bref, un peuple devient un auditoire et les affaires publiques un vaudeville, la nation court un grand risque : la mort de la culture la menace »

 

AVIS au tombeur de boudins nantais : t'acharne pas pépère bilieux tes épluchures vont direct à la poubelle. Tu peux continuer d'écrire tes oeuvres anonymes ailleurs je ne m'en plaindrai pas. Oui la vieillesse est un naufrage dans ton cas. Embrasse bobonne et le chien !

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