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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 00:09

 

Bon je ne vais pas ici aborder le débat relancé par Vaillant sur la légalisation du cannabis même si très clairement la prohibition produit en tout lieu et à toutes les époques. La santé publique a bon dos.  « Usage des drogues et créativité des écrivains français et anglo-saxons des XIXe et XXe siècles» thèse de doctorat en médecine par Mlle Eliane Pairault présentée et soutenue le 28 juin 2007 Faculté de Médecine René Descartes Paris V

  

 

 

Bref, moi j’aime et J.J.Cale et sa chanson Cocaïne. Je vous la propose ce dimanche où j’arpente les allées de Vinexpo avec en bonus la version d’un autre de mes chouchous : Eric Clapton.

 

J.J. Cale, John Weldon Cale, auteur, compositeur, interprète et guitariste américain, né le 5 décembre 1938 à Tulsa, en Oklahoma. Ses initiales « J.J. » lui furent attribuées à ses débuts par le patron d'un cabaret pour le différencier de John Cale (membre à l'époque du groupe The Velvet Underground).

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 20:02

Et voilà mon « droit de réponse », un grand MERCI en fait.

 

Merci à Jacques de ce cadeau de notoriété – c’est réellement ce qui me manque le plus.

 

Merci aux deux belles et à leurs compagnons pour les commentaires élogieux – c’est ce dont je me nourris depuis 6 ans ...  et j’avais grand faim, j’en suis friand.

 

Merci aux posts qui ont suivi.

 

Deux petites précisions.

 

Sur le vin d’abord : j’avais envoyé cet échantillonnage à la rue Saint-Jacques pour illustrer mon claim qu’il était absurde que je n’aie pas le droit – administratif, càd cette fois corporatiste et syndical  - de revendiquer l’AOP la plus juste pour ce produit dont je vais admettre sans fausse modestie que je suis satisfait, comme un petit con prétentieux, replet et content de lui-même qu’il m’arrive d’être. Pour vous faire un dessin, je suis à ce moment-là la caricature physique d’un hybride entre feu Emile Peynaud, Raymond Barre, Edouard Balladur, Philippe Bouvard et Jean-Pierre Raffarin : l’horreur totale, mais j’assume.

 

Je n’avais aucune idée qu’il ferait l’objet de tant de sollicitude. En même temps, il s’agit d’un vin dont je revendique entièrement la paternité, qui me plaît et qui correspond totalement à ce que j’ai envie de produire ici. Mais c’est un vin d’exception (rendement rikiki, nombre de bouteilles restreint, niche destinée à des amateurs de vin inconditionnels et au palais plutôt « non-français »).

 

Son « petit frère », la Cuvée Majou, s’inscrit dans un style identique, mais un peu plus policé et constitue l’essentiel de ma production. Celui-ci devrait à terme me permettre de vivre – cela fait six ans que j’espère cela - et est produit à 5-8000 bt par an environ. Il part à l’export aux environs de 7 € la bouteille HT, pas cher donc dans l’absolu mais peu compétitif sur le marché local, décrié, déprécié et barricadé par quelques gros intervenants.

 

Sur la disponibilité  ensuite : mon prévisionnel espérait vendre 40-50 % de ma production en Belgique et le reste au UK et dans les pays germanophones.

 

Je cultive, vinifie et vend dix hectares de vieilles vignes de coteau tout seul, avec une aide salariée de tractorisme et à la taille, un collègue qui possède une quinzaine d’hectares lui-même, apportés en coopérative.

 

Je n’avais pas prévu de vendre de vin en France et n’avais pas intégré la prospection dans votre pays à mon emploi du temps. Entretemps, le prévisionnel a été un peu revu et ma vie de vieux loup solitaire a croisé celle d’une autre créature qui s’est mis en tête de proposer mon vin dans une certaine catégorie de restaurants du sud de la France. Et je l’ai laissée faire. Nous servons donc une race en voie de disparition, mais qui a toute mon affection : les chefs qui travaillent le produit frais et créent « leur » cuisine. Certains sont prestigieux, d’autres plus discrets, la plupart ont un sommelier ou bien jouent ce rôle eux-même et tous sont des passionnés. Pour la moitié méridionale de l’hexagone, je ne cherche pas d’autre débouché. Mais si un marchand de vin du nord (càd au-dessus d’une ligne fictive qui joindrait Gap à Arcachon à peu près) pouvait montrer de l’intérêt, ce serait avec plaisir que j’envisagerais une collaboration. Jusqu’à présent, on m’a simplement demandé des listes de prix et ma politique d’échantillonnage : cela ne me motive guère !

 

Pour en savoir plus link 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 00:09

 

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Cher vous tous tout la haut à Paris,

 

Depuis qu’Ulysse Vergnes président de la coopé « La Moderne » est revenu de Narbonne d’une réunion, où y’avait tous nos grands présidents, avec un PowerPoint qu’il a projeté en Conseil grâce aux bons soins d’Eugénie Poulain, l’ancienne bonne du curé, présidente du club Facebook « Tous derrière les vins de Losse-en-Gelaisse » notre bourg s’interroge : où c’est  t’y que sont nos vins dans c’te foutue pyramide ? Vu nos prix ça serait plutôt dans les petits crus, tout en bas et même à la cave qu’on devrait se nicher. Mais de ça il n’en est pas question. ! Nos vins sont bons et c’est parce qu’on a du mal à les vendre qu’on va baisser notre pantalon. Marcellin Gourret à évoqué Montredon et le bougon des cépages ! Bref ici, c’est presque la Révolution ! Y’a que ce grand soudard d’Achille Gauche, qu’est en cave particulière et qu’à toujours été plus porté sur les jupons que sur la vinification, qu’a eu beau jeu de dire qu’ici à Losse on n’en avait rien à cirer des Grands Culs Glacés. D’un ton courroucé Eugénie Poulain lui a rétorqué en citant Lacan : salace = ça lasse !

 

Face à ce vent de fronde que je comprends parfaitement j’ai d’abord opposé l’humour de mon ami le Québécois Marc Vaillancourt qui dans son petit livre L’Honneur manque de Bras citait les propos d’un touriste québécois à son guide face aux pyramides de Guizèh (le ton est grossièrement comminatoire) : « Astheure que tu m’as montré tes pires amides, tu vas me conduire aux meilleures ! » mais j’ai fait un bide. Pourtant j’adore l’ami Vaillancourt car il a la dent dure « Les Québécois, peuplade de Topinamboux à laquelle j’ai le douloureux privilège d’appartenir, qui sont des ignares et des malappris, tutoient tout le monde. » C’est un peu du Léon de Corneilla mais ici ça ne passe pas. Bref, ayant beaucoup lu le petit livre rouge de Mao, je me suis jeté à l’eau. Pour les ignorants de la Révolution Culturelle le 16 juillet 1966, Mao a nagé dans le Yangzi et j’ai lu ce témoignage « Un voisin avait pour père un haut fonctionnaire et vétéran de l’armée rouge qui avait été sélectionné pour nager à côté de Mao, il a été admiré par tout le monde pendant quelques mois puis a été tabassé violemment par les gardes rouges, à cause de son père également »

 

Qu’ai-je fait à la fin de la séance de projection du PowerPoint du CIVL ? Trois déclarations et une proposition ! L1010138

- J’ai cité Vauban : «« la vérité est verte, disons-là vertement » tout en rappelant le « Merde à Vauban ! » de Léo Ferré. Dans ce pays il ne faut jamais mettre tous ces œufs dans le même panier.

 

- J’ai fait état de la bombe lancée par Berthomeau le 22 juin 2006 à la veille de Vinexpo : Coup de tonnerre à Vinexpo : une mystérieuse holding lance 1 OPA inamicale sur les Big Three coopératives de South of France…link vite désamorcée par les fabricants de PowerPoint et adeptes des Conclaves, Séminaires, Tables rondes et autres Zinzins...

 

- J’ai  rappelé ma proposition du 8 décembre 2010, jour des Saints Innocents, de fusionner La Moderne et L’Etoile sous la houlette de la coopé d’Embres&Castelmaure qui est connu dans le monde entier... link 

 

En conclusion j’ai fait une proposition à tous mes confrères présidents de caves coop : « Nous allons tous en car à Vinexpo. Nous louons un château : un p’tit bien sûr ! Là, tous ensemble nous créons l’Opipette des Vins du bas de la Pyramide... » En effet, mieux vaut monter une pyramide sur un socle en dur plutôt que sur du sable... quoique celles de Guizèh... Et puis « Merde à Vauban ! »

 

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 00:02

Ceci est l’étrange histoire d’une brève rencontre, un soir de juin, entre 5 vins et 5 amateurs de vin, dont deux jolies femmes Eva et Samia. Afin de couper court aux remarques traditionnelles me concernant, d’éviter que les mauvaises langues blablatent sur mon compte à bon compte je précise que Laurent et Antonin, les messieurs de ces belles dames, complétaient avec moi-même la tablée dégustative. Par la grâce et la gentillesse du patron du restaurant Stéphane Chevassus Au Vieux Chêne 7 rue du Dahomey www.vieuxchene.fr  notre verticale de 5 millésimes d’une mystérieuse cuvée (en effet les étiquettes de celles-ci étaient masquées par un beau ruban de papier recyclé et numérotées de 1 à 5 du 2009  au 20005) précédait notre dîner. Aucun droit de bouchon mais la remise de ce qui resterait dans les bouteilles pour que le patron puisse lui aussi goûter le vin. Ça tombait bien puisque le vigneron m’avait précisé « Je pense que la bouteille, une fois entamée mais rebouchée, devrait pouvoir tenir 3-4 jours au frigo sans trop souffrir, sauf s’il n’en reste vraiment que moins de la moitié, évidemment. » Le bouchage à vis des flacons rendant l’opération d’une grande simplicité ce fut ainsi fait.

 

Il ne s’agissait donc pas d’une dégustation à l’aveugle puisque mes 4 gouteurs pouvaient voir que c’était un vin rouge mais ils ignoraient, et le nom du domaine, et la région de production. La dégustation s’est faite dans de beaux grands verres dans le sens 2009 vers 2005. J’étais donc le seul à détenir toutes les informations mais je me suis contenté tout au long de la dégustation de questionner mes 4 gouteurs sur l’origine du vin qu’ils ont trouvé au milieu de la dégustation. Quand aux cépages : secret d’Etat ! Mais là n’était pas l’objet de la rencontre entre eux et cette cuvée déclinée en 5 millésimes. Dégustation plaisir avec prise de notes de ma part des qualificatifs exprimés en première intension par Eva, Samia, Antonin et Laurent. Elle fut sereine, attentive, pleine d’empathie face à une réelle découverte de ce vin mystère, une belle expérience de contact quasi-charnel entre des amateurs et la démarche d’un vigneron du 3ième type. Avant que ne commence la dégustation j’avais indiqué que les vins n’avaient subi aucun collage, aucune filtration, aucune stabilisation d’aucune sorte. Autre précision : les 5 millésimes étaient tous dotés d’une belle couleur rouge profond et lumineux.

 

N°5 (millésime 2009) très beau nez, frais, en bouche : chaleureux, costaud, puissant comme un petit jeune, patte d’ours avec de beaux coussinets, charnu, fort, belle acidité, en garde beaucoup sous la pédale pour la suite de sa vie.

 

N°4 (millésime 2008) très beau nez, énergique, voluptueux, tanins soyeux, gros nounours, gros doudou, épicé et toujours une belle acidité, très  séduisant et un bel avenir.

 

N°3 (millésime 2007) nez plus fermé, plus serré, en bouche : belle acidité franche, un poil trop pour l’une des dames, sent le café (compliment) végétal mais avec toujours ces mêmes tanins soyeux, moins abouti que les précédents mais reste tout de même séduisant.

 

N°2 (millésime 2006) toujours un très beau nez vif, en bouche fruits mûrs, pruneaux, peau de fruit, harmonieux, équilibré, « j’aime vraiment » déclare Samia, bel équilibre, presque à point dans sa maturité, gourmand au sens de mon enfance, réglisse.

 

N°1 (millésime 2005) le nez toujours aussi agréable, en bouche vin vraiment féminin, lascif, délicieux, en apesanteur, toujours des tanins fondus, friand, une belle sucrosité (compliment), chaud.

 

Alors vint le temps de déshabiller les bouteilles, de déflorer le nom du Domaine : la Coume Majou, de révéler quelle était cette cuvée mystère : cuvée du Casot pour enfin jeter en pâture le patronyme du vigneron : Charlier ! Et bien sûr, suite à cette révélation ébouriffante, je me fis un plaisir devant les deux jeunes femmes émerveillées de tirer le portrait de Léon, de dévoiler son long pedigree, sa reconversion vigneronne, de mettre à nu toutes ses parties charnues, d’évoquer sa télé immergée en 56, de son amour immodéré du rétropédalage, de parler de Maury, de dire pique-pendre de mon ami Bernard Rouby, de raconter mon temps passé dans ce Roussillon sinistré par une gestion à la française (insulte en pays catalan) des VDN, de révéler à mes amis que je venais, comme eux, de découvrir le vin de Luc Charlier. Pendant ce temps nous passions commande d’un dîner que nous allions arroser à notre choix, en accord avec nos plats, d’un des millésimes de ce beau Casot. Enfin, cerise sur le gâteau je tirais de mon sac collector Pan Am : un Maury 2009 cuvée Jolo de la Coume Majou. Pour le dessert cette belle petite bouteille ornée d’une étiquette culte.

 

Antonin toujours disert : « Voici des vins qui racontent bien leur millésime, leur terre, leur fruit, et sûrement le bonhomme (en kilt dans ses vignes ?) qui les accompagne ; on passe d'un 2005 suave, presque lascif, à un 2006 précis et fin, en remontant jusqu'au 2009 et son caractère d’ours (on) bien léché... Des vins qu'on a envie de suivre, de retenter très vite.  

Le 2006 m'a emmené au cirque, avec son équilibre d'acrobate (mais une acrobate slave, généreuse, avec des pommettes à croquer) : c'est lui que j'ai préféré, dans cet espace-temps ; mais pas dit que je ne lui sois pas infidèle si je peux ragouter la série ! Le Domaine de Coume Majou est bien trop discret, pas même Vindiqué ! Tout comme Luc Charlier himself, qui commente largement les billets d'un Berthomeau, d'un Lalau - mais ferait bien de se jeter à l'eau (d'un blog). Merci, Luc. Merci, Jacques. Je kiffe le Roussillon ! »

 

Samia discrète mais très pertinente tout au long de la dégustation à beaucoup aimé le 2005 et adoré le Maury.

 

Laurent « Une belle surprise! Derrière ce jeu de bouteilles "mystères", j'ai découvert des vins de grandes qualités. Si découvrir l'origine géographique de ces vins a été très compliqué, les caractéristiques du Maury sont devenues évidentes après explication.

Des vins un peu chaleureux, riches, puissants, fruités. Une belle acidité et des tanins maîtrisés complètent l'équilibre.

 

Si le vin est encore un peu dissocié sur le dernier millésime, l'ensemble s'harmonise avec le temps et les tanins sont de plus en plus soyeux : je pense qu'il faut lui laisser le temps de calmer sa fougue adolescente et de devenir adulte.

 

Mon préféré : le 2006, le plus équilibré à mon goût.

 

Dans tous les cas ils ont été des vins très agréables à boire et un bon moment de dégustation. »

 

Eva : « Une belle découverte, de beaux vins, bien faits, assez équilibrés dans l'ensemble. Caractéristiques du Sud, mais sans être lourds ni trop alcooleux.

Mon préféré, le 2006, de beaux fruits cuits au nez comme en bouche, des tannins assez fondus, un vin soyeux. On le consomme avec gourmandise !

Le 2009 devrait être bien aussi, en patientant un peu. Là, il est encore trop fougueux :-)

 

Comme quoi, on peut faire du très bon Maury sec... :-) »

 

Et voilà le travail, n’est-ce pas de la belle ouvrage que cette petite dégustation-mystère ! Nulle connivence, nulle influence : le sieur Charlier ignorait que ses vins allaient passer sous le feu des projecteurs, simplement une approche décontractée, conviviale, ludique, d’une cuvée dont on ne sait rien, sauf moi bien sûr qui n’ait à aucun moment influencé mes 4 dégustateurs. Oui mais, car il y a toujours les sceptiques, les Saint Thomas, « et si la dégustation avait mal tournée qu’auriez-vous fait monsieur le chroniqueur non patenté ? » Rien de public : la maison n’est pas une entreprise de démolition. Je me serais contenté de transmettre au sieur Charlier les appréciations de mes dégustateurs. En effet, ces appréciations ne sont que les leurs et ils n’ont pas, tout comme moi, la prétention de jouer les juges aux élégances comme certains passeurs de plats.

 

Bref, comme vous le savez je travaille à l’extension du domaine du vin et celle-ci passe par de multiples chemins qu’il nous faut découvrir et explorer. Je fus dans les tout premiers à chanter les louanges d’Embres&Castelmaure et je constate aujourd’hui avec plaisir que je suis rejoins par les dégustateurs ayant pignon sur rue. Je m’en réjouis pour mes amis. Alors, toujours avec ce même prosélytisme, la bande des 4, à parité homme-femme respectée, comme l’annonçait mon titre, avec leur geste dégustatrice éprouvée, leur représentativité sociologique d’une nouvelle génération d’amateur de vin, ont eu l’art et la manière de mettre à nu un futur vigneron cul(te). Suivez-les, non pas les yeux fermés, mais avec tous vos sens en éveil, et précipitez-vous au : Domaine de la Coume Majou 11 rue de l’Eglise Corneilla la Rivière tel 04 68 51 84 83 charlier.luc@wanadoo.fr vous profiterez ainsi, avant que notre homme soit saisi par le parfum enivrant de la renommée, de tarifs serrés au cordeau. Par bonheur cette futur star n’a ni téléviseur, ni Smartphone, alors le temps que le vent de la renommée arrive jusqu’à lui vous pourrez bourrer vos coffres de ses belles cuvées à des prix populaires.

 

Dernier point Au Vieux Chêne 7 rue du Dahomey www.vieuxchene.fr chez Stéphane Chevassus on mange bien pour un prix raisonnable et, cerise sur le gâteau, on y boit bien pour un prix tout aussi doux. Accueil et service sympathique et chaleureux.

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 00:09

En ce lundi de Pentecôte qu’un Premier Ministre, dont on a retenu que les saillies poussives et besogneuses, a voulu bouter hors des jours fériés chers aux français, j’en reviens à mon imagerie enfantine qui voyait tomber du ciel des langues de feu au-dessus de nos têtes. Le Saint-Esprit, l’Esprit Saint, le troisième de la Sainte Trinité, sans aucun doute le plus mystérieux, le plus étrange, le plus désincarné qui, je l’avoue, m’est toujours apparu comme le plus ésotérique de la littérature biblique. En glissant du Saint-Esprit aux beaux esprits qui foisonnent, encombrent, obstruent les médias j’en arrive à mon sujet d’aujourd’hui.

 

Il est de bon ton dans les milieux journalistiques ou intellectuels de vilipender le côté fond de chiottes de l’Internet. Ce n’est pas tout à fait faux, en effet certains concombres masqués y sévissent en déversant leur vomis, tout comme d’ailleurs des petits marquis ou autres comprimés qui pansent leur mal être avec leur vinaigre. Cependant, la blogosphère reste encore un espace ouvert où l’éventail des expressions est beaucoup plus large, plus représentatif de la diversité des opinions que ce l’on peut constater tous les jours sur les médias traditionnels. Bien entendu, et c’est le cas sur mon petit espace de liberté, des règles minimales de courtoisie et de vivre ensemble doivent être observées. Pour autant la vivacité de ton et la verdeur de la langue doivent être préservées. L’eau tiède et une fausse courtoisie, bon chic bon genre, salonarde permettent certes d’être bien avec tout le monde, de préserver le flux des bailleurs publicitaires, mais n’apporte rien au débat nécessaire. Bien sûr en nos vieilles démocraties nous sommes à cent lieues des pays bouclés, sous tutelle d’un pouvoir répressif, où ce sont les nouveaux outils du Net qui ont fait sauter le couvercle de la marmite et qui ont démultiplié la contestation. La Chine elle-même connaîtra un jour des turbulences.

 

Chez nous donc, dans les médias traditionnels les filtres permettent certes d’éviter les débordements mais, le plus souvent, ils ne laissent passer que ce que la ligne éditoriale exige ou ce que l’audimat impose. Ainsi on caste, on propulse sur les plateaux des experts, des éditorialistes, des porte-voix de lobbies plus ou moins masqués, des messieurs et madames tout le monde soigneusement choisis en fonction de profils soi-disant sociologiques... Les dés sont pipés, soit l’outrance est privilégiée ou au contraire la bien-pensance mise en avant. Ces filtres règnent en maître dans les émissions en faux direct (enregistrée dans les conditions du direct) car les coupes des propos de trublions sont faciles. Alors reste le direct où, de temps en temps, la parole dérape, trouble le flux de la bien-pensance. Mais il ne s’agit, comme dans le cas récent de Luc Ferry, de petites éruptions de stars médiatiques en mal de retour sur le devant de la scène. Mon propos va bien au-delà de ces petites escarmouches sans lendemain. Les grands médias verrouillés ne savent plus, ne veulent plus programmer des émissions où la parole serait libérée. Trop dangereux pour les maîtres de ces lieux. Depuis que Francis Bouygues a viré Michel Polac et son émission bordélique, échevelée, souvent partiale, « Droit de Réponse » de l’écran de la Une nous sommes dans l’aseptisé ou la fausse provocation versus « Zemmour-Naulleau » les néo-virés de « On n’est pas couché »

 

Reste l’Internet, l’ouverture et la préservation de réels « espaces de liberté » à ne pas confondre avec les petites chapelles où seule la parole des zélotes est admise, tolérée, me semble de la plus haute importance. Le mien, même s’il est dédié au vin, s’efforce de s’ouvrir sur des sujets plus larges : les OGM, la politique de nutrition et de santé publique, la qualité des produits, les questions économiques, l’avenir de nos territoires, la faim dans le monde...etc. Le débat ouvert, comme vous pouvez le constater à propos de ma dernière chronique sur l’ANPAA et l’utilisation du baclofène, les participants au forum qui s’instaure échangent des arguments, se posent des questions, cherchent à comprendre, à se comprendre. Et pourtant je ne suis qu’une chiure de mouche sur la Toile. Je suis seul avec les seuls petits moyens qui sont miens. Je ne tends pas ma sébile et je n’ai nul besoin de ménager Pierre, Paul ou Jacques grands pourvoyeurs de mannes et de bienfaits. Alors je l’affirme avec hauteur, je me contrefiche des soi-disant bloggeurs qui ne sont que des haut-parleurs, des répétiteurs, de simple-passeur de plats. C’est leur droit mais, de grâce, qu’ils ne viennent pas donner des leçons en se drapant dans leur professionnalisme qui d’ailleurs est au journalisme ce que la musique militaire est à la musique.

 

Tout ça pour dire aux amoureux du bien vivre : profitons de la Toile pour créer et nouer des liens  par-delà nos différences, nos divergences, nos engagements, ce qui ne signifie pas baigner dans une unanimité de façade, un consensus mou, bien au contraire. Débattons ! Echangeons. Confrontons-nous. Respectons-nous. Retrouvons ce sens du vivre ensemble, de la fête, du voisinage. Ne nous laissons pas emporter par le flux ininterrompu d’une actualité privilégiant l’émotion, l’instantané, le dérisoire, l’horreur... Nous nous disons les héritiers d’une longue Histoire, celle de la vigne et du vin. Nous affirmons être porteurs de certaines valeurs. Alors, ne tombons pas dans le piège que nous tendent les récupérateurs en tout genre. Gardons-nous à, gauche, gardons-nous à droite, laissons nous aller à la curiosité, à l’enthousiasme, à la controverse, car sur le lisse de certains tout glisse. Tout doit entrer dans le format. Si nous ne préservons pas, bien au-delà de pures chroniques sur le vin, des espaces de liberté nous ouvrirons grandes les portes de la pure contestation stérile et se multiplieront les mouvements d’Indignés permanents. Sur ce point je partage le point de vue du philosophe espagnol (Bilbao) Daniel Innerarity dans El Païs pour qui l’indignation n’est pas une politique : « S’indigner pour rien ne change rien» et je souscris à sa question « Et si l’indignation agissait au profit de ceux qui se satisfont ou même qui sont responsables de l’état de fait contre lequel nous nous indignons ? »

 

En écrivant ce que je viens d’écrire j’encours les foudres de ceux qui se prélassent sur les deux rives du monde du vin : « mais tout cela n’est que de la politique, lâche-nous la grappe Berthomeau, laisse nous savourer nos doux plaisirs, ne nous prends pas la tête avec tes histoires d’indignés nous avons tant à faire avec le prix des GCC... » Ils ont sans doute raison mais moi je n’arrive pas à découper ma vie en caissons étanches, je ne sais pas dissocier dans son flux ce qui relèverait d’une pure passion : le vin par exemple, et ce qui toucherait le quotidien, le cambouis, les soucis, de ceux qui le font. Le vin, le vin, le vin, oui bien sûr, mais à force de n’avoir que le nez dans le verre, de n’être que des polars du vin, de se regarder le nombril entre soi, de gloser toujours entre les mêmes, de ne privilégier que la superficie des choses, on se coupe de la vraie vie. Et comme dans la vraie vie il y a d’étranges créatures, identifiées comme des consommateurs, le gap entre eux et nous est immense. Nous les ignorons. Nous ne nous intéressons qu’à une petite poignée d’entre eux. Ainsi nous trimballons nos certitudes, nous cultivons dans nos petites chapelles et confréries la bien-pensance, une forme de mépris pour tous ces gens qui ne sont pas de notre bord. La chose la plus partagée en notre monde du vin est « le contentement de soi ».

 

Désolé de vous avoir tartiné, une fois encore, une de mes ritournelles rituelles, mais vraiment ce que je vois, ce que j’entends dans le petit monde du vin ou comme on dit des métiers de bouche *, ce que je lis aussi, si loin des réalités du monde, des grands enjeux de notre agriculture, me donne des envies, comme le déclarait Woody Allen lorsqu’il entendait du Wagner, d’envahir la Pologne... mais comme je n’ai que comme char d’assaut mon vélo je me contente de jouer du clavier debout et je vous inonde de mes mots...

 

* lors de l’épisode du concombre tueur j’ai entendu l’analyse planétaire « je ne vois que midi à ma porte » d’un restaurateur parisien qui m’a foutu en rogne. En effet j’ai plutôt tendance à écouter sur ces sujets des penseurs comme Jean-Claude Ameisen président du comité d’éthique de l’INSERM, qui lui ouvre la focale, s’exprime en prenant en compte tout le faisceau des causes et en replaçant à sa juste place l’épidémie... Sans doute suis-je un vieux con j’en suis resté aux maîtres : Sartre-Aron, Camus-Sartre et non à la mise en plis de Luc Ferry.Je laisse à François Morel la conclusion : Ferme ta gueule, Luc Ferry. Merci à François Morel de sa contribution à la langue de feu !


Ferme ta gueule, Luc Ferry par franceinter

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 00:08

Je suis 100% addict d’Arno et je n’en éprouve ni culpabilité, ni remord et bien sûr je ne me soigne pas. Bien au contraire j’estime qu’Arno est le seul antidote à mon allergie pour les pisses-menus qui viennent, de temps à autre, se soulager sur mes chroniques. Pour sûr qu’ils se déboutonnent avec élégance mais je sens chez eux le rance du convenu. Je leur préfère les chiens qui lèvent la patte face aux belles louloutes qu’ils veulent séduire car eux au moins ils ne cachent pas sous le gourmé leur drague éhontée... Oui, oui, moi aussi je me soulage, ça me fait du bien. Et encore je suis discret car si je vous racontais ce que me disent mes copines sur le compte de cette engeance vous seriez édifiés. Mais, comme il me reste encore un soupçon de charité chrétienne je suis le muet du sérail.

 

Arno donc, Arnold Charles Ernest Hintjens, est belge, né le 21 mai 1949 à Ostende dans son album :

                                              À POIL COM-

                                      ARNO MERCIAL

nous délivre sa version de l’une des chansons cultes de Claude Nougaro : Je suis sous. Je la consomme sans modération. Je me shoote. Je me bourre. J’extasie ! Quand je prends seul ma petite Twingo pour sortir au-delà du périphérique (je ne me suis pas encore reconverti au cheval pour faire plaisir à Léon vu l’étroitesse de  mon balcon) je la passe en boucle dans mon petit habitacle. Le pire c’est que je « chante » avec Arno. Bref je vous l’offre en ce dimanche de Pentecôte où je souhaite à ceux qui m’abhorrent que des petites langues de feu viennent lécher leur front soucieux. Bienheureux les pauvres d’esprit car ils verront Dieu. En bonus : les filles du bord de mer...

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 10:10

photoCOL.jpgGonflé le mec, moi en l'occurrence, de se mettre ainsi sur le même plan qu'une star de la télé. Mais avec Coluche tout ou presque était permis, alors j'ose au risque de me faire avoiner par mon habituel détracteur peu coluchien par ailleurs.

 

Coluche, de son vrai nom Michel Gérard Joseph Colucci, né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris est mort le 19 juin 1986 d’un accident de moto (il percute un camion qui a effectué un brusque virage à gauche)  à Opio dans les Alpes-Maritimes. Il ne porte pas de casque mais contrairement à ce qui a été dit il roulait à vitesse modérée 60km/h. La thèse de l’assassinat sera soutenu par certains. Coluche est inhumé le mardi 24 juin 1986 à 10 h 30, au cimetière de Montrouge. La cérémonie funéraire est célébrée par l'Abbé Pierre.

 

Coluche à longtemps habité rue Gazan près du parc Montsouris et ses enfants allaient au collège avec Anne-Cécile ma fille dans le 14e arrondissement puisque j’habitais rue Vergniaud. Dans ma vie je n’ai croisé Coluche physiquement qu’une seule fois : lorsqu’il est venu voir Henri Nallet, alors Ministre de l’Agriculture, pour que celui-ci l’aide à mobiliser les ressources alimentaires stockées afin d’alimenter les Restos du Cœur dont il lança l'idée le 26 septembre 1985 sur Europe 1, en déclarant : « J'ai une petite idée comme ça, si des fois y a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y a des gens qui sont intéressés pour sponsoriser une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire à Paris ». Je l’ai écrit sur mon blog, en ajoutant que nous nous étions mobilisés pour l’aider à la fois pour qu’il puisse accéder aux stocks communautaires et pour qu’il puisse structurer son association naissante. Cette conjonction d’un saltimbanque et de bonnes volontés se mobilisant pour qu’il y ai de la nourriture à distribuer a permis aux Restos d’atteindre le but que s’était fixé Coluche.

 

Bref, les petits fouineurs de l’émission de Marie Drucker ont découvert mes écrits sur mon Espace de Liberté. Ils m’ont envoyé une petite bafouille dans ma boîte électronique. Nous nous sommes causés : l’émission est fabriqué par CAPA de notre ami Hervé Chabalier. Une charmante journaliste est venue filmer ma tronche de cake chez moi pendant une heure : il n’en restera que 10 secondes dans l’émission mais peu importe. Enfin, la production m’a invité à la mise en boîte de l’émission au café de la Gare (qui n’est plus à la même adresse mais l’enseigne reste le lieu mythique des débuts de Coluche). La production m’a placé au premier rang avec la consigne de ne pas me curer le nez, de ne pas bailler, d’éviter de m’endormir... Bref, ce fut un peu long mais j’ai eu droit tout à la fin de l’émission, juste après le passage de mes 10 s, à un magnifique gros plan où vous pourrez admirer mon costar bleu de dégustateur-imposteur. Après l’émission j’ai papoté avec les invités du plateau, dont Gérard Colé et Pierre Lescure, en sirotant du champagne. Marie Drucker a de très belles jambes je les ai eu en ligne de mire pendant toute l’émission.

 

Léon ne pourra voir cette émission puisqu’il n’a plus de télé depuis je ne sais plus quand. Elle vaut surtout par les extraits des morceaux de bravoure coluchiens et quelques témoignages. Pour les autres si ça vous dit dimanche soir. En avant-goût de l'émission: le pinard obligatoire img291.jpget le haschich version Coluche.

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 00:09

Quel beau titre me direz-vous ! Oui, il est extrait de l‘Apocalypse de Jean « Babylone fut détruite quand elle but le vin de la colère divine » et il reflète bien ce que fut le feu du ciel moderne, le napalm, épandu sur la jungle vietnamienne par les bombardiers de l’US Air Force. La guerre du Vietnam qui a structuré politiquement ma génération, « croisade contre le communisme », choc des blocs, guerre sale, enlisement de la première armée du monde dans le bourbier d’un conflit lui opposant une « armée populaire », corruption, délitement, affaissement moral d’une jeunesse, traumatisme d’une vraie défaite, 50 ans après c’est l’oubli, le Vietnam, comme la Chine, s’est transformé en usine du monde, travail forcé, compétitivité, la machine à coudre a remplacé le fusil.

 

Ce titre est celui d’un livre de Kenneth Cook (1929-1987)  traduit par Mireille Vignol et publié chez Autrement en 2011. Ce roman, The Wine of God’s Anger fut publié en 1968. 150 pages, denses, sans concession ni affect, dérangeantes, à lire absolument. Le narrateur, élevé chez les frères, doté d’un père « catholique à la virgule près, heureux et comblé dans sa foi, qui avait réponse à tout. » et d’une mère « heureuse et comblée » même si il arrivait au narrateur de penser « qu’avec quatre frères et deux sœurs » après lui « qu’elle aurait été plus épanouie si mon vieux n’avait pas maintenu une position aussi orthodoxe sur le contrôle des naissances. » s’est engagé dans l’armée « pour sauver le monde du communisme. »

 

Le baptême du feu « Le premier coup de feu offensif que l’on entend ressemble à tous les autres coups de feu. Sauf que le premier coup de feu offensif que j’ai entendu allait en sens inverse des balles auxquelles j’étaie habitué. Et qu’il a emporté la moitié de la tête du soldat marchant derrière moi »

 

Les villageois, les civils comme on dit : « C’est alors qu’une femme est sortie d’une hutte et s’est mise à hurler tant et plus quand elle a vu les corps sur les poteaux. Puis, apercevant la fillette, elle s’est précipitée sur elle.

Au moment où elle s’agenouillait pour la prendre dans ses bras, elle a explosé. Des bouts de femme et d’enfant ont maculé les murs des cases et dégouliné. »

 

Lynn la belle prostituée chinoise, la fille à soldat : elle exerce chez elle, une cabane de deux pièces, et « quand elle ramène un client son mari et ses enfants attendent dans l’autre pièce. Il arrive même que le mari serve le petit-déjeuner le lendemain matin. L’ambiance y est conviviale. » et Santi, le Vietnamien accueillant, ajoute que pour son mari « Lynn est un atout économiquement parlant » et c’est « pour ça qu’il l’a épousé ».

 

Le napalm : « En quelques minutes, la fumée devint telle que la vallée entière se tortillait comme un être vivant. Elle ressemblait à une gigantesque limace verte tachetée d’un sang jaune qui suintait là où le napalm l’avait touchée... »

 

Les blessés : « On n’a pas idée de la longueur des boyaux qui sort d’un type éventré par un mortier. Les intestins mêmes étaient déchirés et vidés. Des amas de sang, de nourriture à moitié digérée et d’excréments s’étalaient autour.

Et à mes pieds, une paire de testicules proprement amputée, encore à moitié enveloppée dans un chiffon imbibé de sang qui provenait d’un sous-vêtement.

Le sous-vêtement de qui ? »

 

15 € : un bon vaccin contre l’oubli et la merditude des choses...

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 07:00

Ma boîte aux lettres électronique me réserve parfois de belles surprises. Ainsi mardi à l’heure du déjeuner j’ai reçu de Gilles Jocteur Monrozier * le courrier suivant, avec un PS. * plein d’humour

 

 « Je suis reconnu comme le père de Miss Vicky Wine *, nous nous sommes entre-aperçus à la dégustation des vignerons de Science po. »

 

Bonjour,

 

Voici une publicité contenant un étonnant tarif des vins en vigueur en 1916.

 

Qu'en pensez-vous ?

 

Cordialement

 

Gilles Jocteur Monrozier

 

* www.chateaudesmoriers.fr

* Post-scriptum et non P.S.

* www.missvickywine.com

 

Étonnante la hiérarchie des prix, ça devrait faire réfléchir les érecteurs de pyramide languedocienne et l’égalité ci-dessous laisse rêveur.

 

1 Moulin à Vent 1911= 1 Chateauneuf-du-Pape = 1 Château Latour Haut-Brion 1912 = 3,50 francs*

 

* Le franc (De 1879 à 1928, le franc-or défini à 0,3225 g d'or à 900/1000e, soit 0,29025 g d'or fin)

 

Et vous qu’en pensez-vous ?

img288.jpg

 

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 17:30

1 - Ma chronique du 3 novembre 2008 « Le Dernier Verre » du Dr Olivier Ameisen : un témoignage qui dérange…http://www.berthomeau.com/article-24275011.html

 

2 - Ma chronique du 20 janvier 2009 « Les alcoologues sont un peu comme ces maris ou femmes trompés depuis des années… » à propos du livre du Dr Ameisen http://www.berthomeau.com/article-26873197.html

 

3 - Un courrier de Pierre Leclerc

 

Depuis 30 ans que des sommités comme le Professeur LABORIT ont signalé l'intérêt du baclofène pour lutter radicalement, et de façon novatrice, contre l'alcoolisme :

 

- Des milliards d'€ d'argent public ont été dépensés par l'ANPAA et tous les organismes publics "antialcooliques" bien décrits par vos confrères  journalistes Saverot et Simmat

(dans "in vino satanas", P 87 à 99 ..). Mais jamais 1 € pour étudier cette molécule ...

- Et à peine 2 discrets petits colloques ouverts à la presse et au public ont été organisés sur le sujet en France (en 2010 seulement, à l'initiative d'une petite association : Aubes)

 

Or, la semaine prochaine, 2 colloques se télescopent sur ce même sujet :

- Mercredi 11 mai à 8 h 30  avenue d'Iéna, pour le Nième petit-déjeuner du puissant IREB

- 3 jours après, le samedi, de 9 à 13 h, rue Cabanis,  par l'association "Aubes".

 

Les 2 sont également intéressants, avec des intervenants totalement différents, pour un sujet "chaud", et je me permets d'attirer votre attention sur l'importance du sujet...

 

Pierre LECLERC  

 

4 – Un article de « Rue 89 » étant un média important, je me permets de faire circuler le lien ci-dessous avec l'excellent article sur vous (le Dr Rapp) et le baclofène qu'on vient de m'y signaler.....

 

http://www.rue89.com/2011/05/28/alcoolisme-elle-na-pas-attendu-pour-prescrire-du-baclofene-206284

 

5- La position officielle de l’ANPAA ci-dessous  

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