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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 12:25

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Quel beau titre !


Celui d’un roman de l'écrivain autrichien Peter Handke : Die Angst des Tormanns beim Elfmeter (1970) adapté au cinéma par Wim Wenders en 1972.


Ce soir l’équipe de France de football, j’insiste sur ce point : l’équipe, 11 titulaires et leurs remplaçants va être opposée à celle du Nigéria. Je ne sais si l’épreuve des tirs au but sera nécessaire pour les départager, mais ce dont je suis absolument certain c’est qu’en cas de victoire madame et monsieur tout le monde affirmera « nous avons gagnés ! » alors que face à l’échec « ils ont perdus ! »


Le football n’est qu’un jeu, avec des règles qui dans certaines circonstances participent à une réelle dramaturgie à la fin d’une partie.


Qui peut nier que ce fut le cas lors du récent Brésil-Chili.


Le pauvre Mauricio Pinilla « lui qui en cinq minutes avait manqué d'offrir à son pays une victoire inattendue avant de rater son tir au but et d'entraîner le Chili dans sa chute. Lui, l'homme de tant de galères, ancien enfant chéri du Chili, qui a préféré consumer son talent dans les nuits éthyliques de Santiago. Lui qui a plus alimenté les colonnes de la presse à scandale pour ses multiples conquêtes que celles de la presse sportive. »


Mais revenons au coup de pied de réparation, sanctionnant une faute, pour analyser le tir au but qui lui, n’est là que pour départager les équipes et qui met face à face 2 hommes loin de tout.


La loi 14 du football fait partie des lois du jeu régissant le football, maintenues par l'International Football Association Board (IFAB). La loi 14 se rapporte au coup de pied de réparation, communément appelé « penalty » (de l'anglais penalty kick).


Ne doit pas être confondu avec Tirs au but qui est une épreuve st utilisée pour départager deux équipes à la suite d'un match nul.


Dans le cas du Pénalty, le tireur ou tout autre joueur de champ peut tenter à nouveau sa chance en cas d’échec dans la continuité  de l’action.


Pour le tir au but c’est sans appel en cas d’échec du tireur, tir à côté, au dessus ou sur les montants ou arrêt du gardien de but.


Il exista aussi le but en or ou la mort subite « Le but en or sert à départager deux équipes lors des prolongations. La première équipe qui marque durant les prolongations remporte la partie et met fin aux prolongations. Si l'égalité subsiste à la fin des deux périodes de 15 minutes, on a alors recours à une séance de tirs au but. Cette règle fut appliquée pendant les matches éliminatoires de quelques compétitions internationales majeures. L'Allemagne gagna la finale du Championnat d'Europe de football 1996 (le but en or s'appliquait à partir des demi-finales de cette compétition) et la France gagna celle du Championnat d'Europe de football 2000 ainsi que les huitièmes de finale de la Coupe du Monde 1998 sur un but en or. L'International Football Association Board supprime cette règle le 27 février 2004. »


Voici une chronique de Najib Refaïf en 2008


En analysant 300 tirs de penalty, les chercheurs ont remarqué que lorsque le gardien ne bouge pas et reste au centre de la cage (et donc ne fait rien ou n'agit pas) on obtient une bonne moyenne de réussite.


« On se souvient de ce titre magnifique du roman et film éponyme de l'écrivain autrichien Peter Handke : «L'angoisse du gardien de but au moment du penalty». Tous les amateurs de foot et ceux, plus rares, qui ont parfois tenté l'expérience du gardien à ce moment précis mesureront la justesse et la beauté de ce titre. Il est rare que les artistes s'inspirent de ce jeu entre 22 individus qui courent derrière un ballon rond. Et encore moins de cet homme qui se tient seul et pendant 90 minutes entre trois bouts de bois et se saisit de la balle avec les mains. Pourtant, s'il est un spectacle où l'impondérable est l'enjeu essentiel, où le récit se développe dans le mouvement et s'improvise au fur et à mesure du déroulement de l'action, c'est bien celui d'un match de foot. Le processus dramaturgique de la confrontation se construit dès le coup d'envoi. Les acteurs de l'histoire participent en chœur à l'écriture d'un récit dont nul ne connaît d'avance le «pitch». Ceux qui regardent le spectacle comme ceux qui le font ignorent son dénouement. C'est une des fictions les plus réalistes et c'est ce qui fait, peut-être, la magie et la morale de ce spectacle vivant. 


Mais si des hommes de lettres tels Camus ou Montherlant se sont intéressés au football, comment s'étonner lorsqu'on voit des économistes ou des spécialistes du management investir ce jeu ? C'est le cas, récemment, d'une étude menée par l'économiste israélien Ofer Azar. En effet, selon un article paru dans le supplément Business Day du journal New York Times (repris en anglais par le Monde du 8 mars dans sa sélection hebdomadaire), Azar a étudié le comportement du gardien de but au moment du penalty. »

 

La suite ICI link

 

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30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 00:09

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Mon ami Daniele de Michele, dit Don Pasta, est beau, ça c’est à l’attention de mes jeunes amies ; il adore Charly Parker, ça c’est pour mes vieux copains ; c’est le roi de la parmigiana, bien lourde, celle de sa grand-mère qui tenait au corps, ça c’est pour Claire ;  c’est une belle âme, vigoureuse et soucieuse des gens de peu, ça c’est pour les repus de la Toile, bedonnant, pontifiant sur les bons produits paysans authentiques tout en restant le cul sur leur chaise confortable.

 

 

Les 3 photos de Daniele sont signées Lorenzo Cuppini© 


Daniele, dans son récent spectacle pour l’exposition « l’art fait ventre » à l’Espace Cardin, nous a régalés de musique, un trio magique, percutant, habité – les musiciens: Raffaele Casarano au sax et Marco Bardoscia à la contrebasse, et Zamua le chanteur moitié sarde moitié du burundais (voir vidéo) et à la régie vidéo Margot Lançon – de ses extraordinaires dons de conteur. Road-movie d’images, de musique live, de la geste de la main qui fait et du cœur qui dit. Loin de ces affreux gastronomes, de ces diseurs de plat sans âme.


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Hasard de mes lectures, le lendemain, en déjeunant face à la mer (le bassin de la Villette) je découvrais un texte de Giovanni Verga le plus grand écrivain vériste italien qui parle si bien « des vaincus de la vie »


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Dans sa nouvelle Rêverie il fait dire à une belle dame qui, passant en train près d’Aci-Trezza, avait déclaré « Je resterais bien un mois ici ! » et qui n’y était restée que 48 heures :


« Je ne comprends pas comment on peut vivre ici toute une vie. »


Le narrateur impitoyable répond « C’est une chose singulière ; mais peut-être n’est-ce pas un mal qu’il en soit ainsi – pour vous et pour tous les gens de votre espèce. Cette poignée de baraques est habitée par des pêcheurs, « gens de mer », disent-ils, comme d’autres diraient « gens de robe », lesquels ont la peau plus dure que le pain qu’ils mangent, quand ils mangent, car la mer n’est pas toujours aussi aimable que le jour où elle caressait vos gants… Aux jours sombres, en effet, elle écume et gronde,  il faut se contenter de la regarder du rivage, les bras croisés ou couché à plat ventre, ce qui est préférable pour qui a le ventre creux. Ces jours-là, il y a foule à la porte de l’auberge, mais sur le zinc, les grosses pièces ne résonnent pas souvent et les gosses qui pullulent dans la contrée, à croire que la misère est un parfait engrais, poussent des hurlements et se griffent comme s’ils avaient le diable au corps. »


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Autre temps, temps lointain, profondeur de l’Histoire me dira-t-on, mais qui en dit long sur ces femmes et ces hommes « accrochés » à une terre ou à une mer si peu nourricière. Pas si lointain tout de même pour qu’on ne l’oublie, qu’on ne la ripoline pour faire oublier les « horreurs lisses » du monde moderne si propre sur lui.


Plutôt que de gémir, gésir, de regretter, il faut agir, faire que les câpres de Pantelleria de mon ami Don Pasta existent, que ceux pour qui la terre est si basse puisse continuer de vivre debout. Ça ne dépend que de nous !

 

La parole est au poète car le poète à toujours raison :


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Il faut sauver les câpres de Pantelleria… patrimoine d’Italie, du monde…  de tout l’univers…

Car tout le monde sait que ce sont les meilleures…

Mais ces plantes ont gagné avec l’homme la bataille la plus compliquée…

La sélection darwinienne…

De telle sorte qu’une fleur magnifique s’épanouisse pour rendre chaque chose plus belle…

 

Il les récoltait dans le vent…. fort… les câpres

Les mains rapides….

Un changement continue de position… car on a toujours un risque de trop plier son dos…

Et on risque de plier son dos pour toujours…

 

Il me disait que plus personne ne veut le faire… que plus personne veut que ses fils passent la vie à plier leur dos… à risquer de se le casser pour toujours…

 

Ce n’est pas facile lorsqu’on est des guerriers qui défient le vent… de savoir que soi-même et ses fils risquent d’avoir le dos plié.

 

Mieux vaut ne plus faire ça…

 

Personne n’achète plus les câpres!

 

Mieux vaut plier le dos à une économie folle… se plier en deux pour mieux prier le bon dieu qui nous aide à chercher un travail pour nos fils…

 

Mieux vaut que les câpres deviennent  fleur pour un jour …

On se reverra l’année prochain pour un autre jour de beauté...

 

Mais vous savez…

Ces gens connaissent l’élixir pour une longue vie…

Vous savez ce que veut dire garder pour l’éternité la beauté d’une fleur?

 

C’est la métaphore des câpres!


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Câpres de Pantelleria au sel chez RAP link

 

Presque fleurs… on les met dans le sel… on les tuent…

 

Elles resteront toujours amères...

 

Ce n’est qu’après… quand on les posera dans la marmite entre les ingrédients…

Que toute la douceur de la fleur sera dégagée

Toutes ces douceurs gardées dans le temps…

Apparemment perdues… et offertes aux autres…

 

Sacrifice pour la beauté de tous…

 

Voilà pourquoi il faut sauver les câpres de Pantelleria

 

Elle, presque fleur, tuée dans le sel…  pour qu’elle reste fleur toute la vie

 

Métaphore des vies sucrés-salés où il est bien pour chacun d’accepter de vivre…

 

Car la félicité dure juste un instant… la vie, elle, dure une vie entière…

 

Et les douceurs... Il est bien qu’on apprenne à les garder dans le temps…

 

Comme les câpres de Pantelleria

 

Daniele c’est mon ami, lui est né dans les Pouilles, le talon de la botte italienne, il évoque à tout propos sa grand-mère, Nonna Chiarina de Otranto, 90 ans, sa sauce tomate d’ici, son huile d’olive, sa parmigiana ; et moi né dans ma Vendée crottée je vous bassine souvent avec feu ma mémé Marie. Nous sommes frères de cœur et de fidélité.


Pour les petits nouveaux sur ce blog Daniele et moi nous sommes connus grâce à Wine Sound System: Francis Boulard&Nina Simone, Amy Winehouse&Olivier de Moor, Léonard Cohen&Patrick Baudouin link et Vin populaire : un Bag-in-Box de vin naturel de la coopé d’Estézargues pour se chauffer avant un concert de Tom Waits link

 

En prime je vous conseille  :


1-      de visionner la très belle vidéo de la Signora Giovanna c’est en dialecte mais les images parlent d’elle-même, à voir absolument par les fondus de pasta.


2-      D’écouter une valeur sûre qui monte Zamua

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 00:09

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Notre Michel l’a bien dit Guy :


« Tu es parti bien vite, en blaguant jusqu’au dernier moment, et sans souffrir. C’est intelligent et ça te ressemble… »


Du Rocard pur sucre.


Yves Colmou, l’homme de l’ombre du Michel et maintenant de notre Premier Ministre a raison :


« … Guy était un joueur. Mais armé du droit, c’était un joueur qui savait construire sa chance


Merci  Guy de tes paroles post-mortem qui te ressemblent tant et qui me vont si bien à moi, ton discret ami, compagnon des nuits de 1981 au Palais Bourbon, nos macarons du petit matin, voisin de bureau galerie Sully au 78 rue de Varenne où toi le parisien revendiqué, au look décalé, tu as si bien réussi. Tes biddies qui ont fait des trous  à mes pulls toujours au même endroit. Ce déjeuner avec Claire et Dominique Lavanant que tu me demandas d’organiser pour les initier au vin.


Merci de m’avoir donné ce billet d’excuse, comme toi je n’ai que peu de goût pour les funérailles et les cérémonies d’hommages.


Toi, grand prof de droit constitutionnel, fidèle à ta Fac de Nanterre, les hommages que t’ont rendu de hautes personnalités, des confrères, lors du colloque tenu au Conseil constitutionnel le 20 avril 2014 tu les méritais grandement.


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J’y étais invité, je n’y suis pas  allé même si j’aurais eu plaisir d’y croiser beaucoup d’amis et tout particulièrement notre Michel. La raison est intime mais je sais que Guy aurait approuvé mon choix car il se fondait sur un clin d’œil à notre complicité.


Car comme toi je suis fidèle, un fidèle.


Comme l’a souligné ton grand ami Olivier  Duhamel : fidélité en politique « il ne s’y inséra qu’avec et pour Michel Rocard. Il la quitta dès que celui-ci perdit toute perspective de revenir au sommet de l’Etat. »


« Guy était de gauche, mais pas égalitariste, liberté oblige. Il était profondément attaché à la méritocratie républicaine, laquelle, bien que déclinante, lui avait donné  sa chance. Qu’une beurette atteigne l’excellence l’enthousiasmait.


Je reviens Guy sur ton texte lu au cimetière de Montmartre le 3 juin 2013 :


« Voici donc réunis les gens que j’ai aimés, sans qu’aucun ne puisse me reprocher ma propre absence, que je serai le premier à regretter. Comme vous savez, j’ai toujours refusé les célébrations dont j’aurais pu être le centre, anniversaires, décoration ou autres, car ça m’aurait mis mal à l’aise. Cette fois-ci, c’est bien autour de moi que vous êtes rassemblés, et j’y suis d’autant plus sensible que je ne peux, pour le coup, en ressentir la gêne.


Certains, sans doute, n’auront pas pu, voire pas voulu, venir. Je le comprends d’autant mieux que j’ai moi-même toujours eu tendance à éluder ce genre de rencontres pour lesquelles je n’avais aucun goût (…) »


« J’ai toujours été chanceux, très chanceux, heureux, très heureux. Ma chance première est d’avoir très tôt perçu, sans trop savoir comment, la vanité et l’absurdité de la vie puis, du coup, de m’être décidé à en profiter au maximum. Plutôt raisonnable par nature, d’autres diraient tiède, j’ai même été à l’abri des passions dévorantes, celles dont on est par définition esclave, des enthousiasmes ou des abattements, excessifs dans les deux cas, ce qui aide à bien vivre (...) »


« Bref, soyez sincèrement contents pour moi. Je suis mort comme j’ai vécu : heureux, et heureux grâce à vous. »


Il ne s’agit que d’un extrait bien sûr mais j’y trouve mes marques et je me dis que chroniqueur sur la Toile je vais m’atteler à un au-revoir tout aussi optimiste.


Pour l’heure je glisse mes lignes dans les mots de Michel Rocard


« Guy mon ami, mon complice de haute proximité, ta trace est forte, bien marquée indélébile. Elle est finalement beaucoup plus imposante que ne pouvait le laisser croire ce personnage gai, plein de drôlerie et de simplicité que nous fûmes nombreux à aimer côtoyer.


En fait tu mettais ton immense science du droit au service de l’art de vivre en commun en humanité. Sur ce chemin la gauche a encore à faire, toute la France au demeurant.


Tu vas nous manquer.


Salut Guy. »


Guy tu étais plus jeune que moi, né en 1951 et tu le resteras éternellement puisque tu nous as quitté à l’âge de 62 ans alors que moi je vais atteindre mes 66 ans dans quelques jours.


Ton ami Olivier Duhamel a eu les mots les plus beaux « Les larmes ne donnent pas d’encre. Quarante ans que nous vivions amis. Amis absolus, à s’appeler jour ou nuit, pour un oui de question juridique, pour un non d’interrogation de vie, ou l’inverse. Nous déjeunions tous les trois une fois par mois, et blaguions sur qui écrirait le premier la nécrologie de l’autre… »


Ta passion de la liberté Guy t’a fait suivre le conseil de Jacques Duhamel – le père d’Olivier qui fut Ministre de l’Agriculture puis de la Culture – de se « doter d’un filet de sécurité garantissant le boire et le manger, juste pour rester libre… »


Professeur d’Université tu étais donc fonctionnaire Guy, et fier de l’être. Permets-moi de dédier cette fierté à la cohorte  des sots qui passent leur temps sur les réseaux sociaux à conchier les fonctionnaires.


Tu étais un bon vivant Guy et oui tu nous manques vraiment…

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 18:00

Troisième  et dernier épisode de La fabuleuse histoire des vignobles de la Petite Camargue conté par notre Jacques qui ne confond pas ballets roses et flamands roses car il a connu le président André Le Troquer. Avantage des sages sur les margoulins de la Toile qui n’ont pas un beau cœur d’acier.


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Vue aérienne du Mas Listel. © DR

 

« Passé le Grau-du-Roi, ses plages assez chargées en matériel humain bronzé et son urbanisme tout autant envahissant, on est un peu surpris et désorienté. Plus de beaux immeubles en béton faïencé avec balcon du même métal donnant sur la route menant au rond-point qui conduit au port. Pas loin de la mer, terminées les villas Ker Marcel avec parasol et coin barbecue, nul parking géant où rôtissent les Mégane... »

 

La suite ICI link 


En cadeau Bonus une  dégustation de 4 vins de 4 domaines. Merci Jacques les vignerons t’en sont reconnaissants.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 10:00

En 1978 je débarquais au 232 rue de Rivoli dans les locaux  du tout nouvel Office National des Vins de Table créé, sur les vestiges de l’Institut des Vins de Consommation Courante, par le gouvernement de Jacques Chirac suite aux évènements tragiques de Montredon.


Dépoussiérer la baraque tenue par des ingénieurs passionnés de bois&plants de vigne mais peu au fait des questions économiques. Le Vin de Consommation Courante rebaptisé Vin de Table par la grâce de l’Europe déclinait, les vieux barons du Midi rouge s’accrochaient, ferraillaient, manifestaient, les CAV maniaient la mèche lente, et l’INAO vivait sa petite vie tout en haut des Champs Elysées.


Je ne vais refaire le match mais ce morceau d’histoire ne peut être ignoré si l’on veut comprendre la structuration actuelle de la production viticole et l’approche très française du marché du vin.


Le tout AOC  prenait son envol, la création des vins de pays procédait de la même logique, le grand négoce embouteilleur sur les lieux de consommation se délitait. Place aux régionaux de l’étape, essentiellement bordelais et bourguignons.


Au milieu de ce grand maelstrom il y avait LISTEL  appartenant à « La compagnie des Salins du Midi qui a développé un grand vignoble moderne, car c'étaient à la fois des industriels avec une claire notion de rentabilité et un repaire d'ingénieurs dotés d'une vision très planificatrice et mécanique : parcelles les plus grandes possibles, vastes chais de 13 mètres de large (longueur maximum des poutres), moyens techniques impressionnants, pompes, pressoirs. " C'était une société dominée par les polytechniciens, les centraliens... " Plus que Les Temps modernes de Chaplin où le travail à la chaîne constitue la condition du progrès, les " géniaux ingénieurs ", comme dit Boris Vian, s'en sont donné à cœur-joie pour inventer la nouvelle modernité rurale. »


Jacques Dupont a raison, lorsque je suis allé visiter à l’époque Listel avec Pierre Marcoux, chef du centre de Montpellier, c’est la réflexion que je lui ai fait « tout ça, pour ça… » J’y suis retourné à l’invitation d’un Yves Barsalou fasciné, au temps du Val d’Orbieu conquérant et triomphant. Là, je me suis dit « pourrait vraiment mieux faire… » et quelque temps plus tard, par la grâce du Crédit Agricole, le baron Vranken récupérait la marque.


Le process industriel de Listel ne pouvait qu’aller à un champenois, même de fraiche date, sauf que pour la vente le savoir-faire de Castel se révélait la meilleure arme pour placer Listel en GD.


Voilà pour mon petit couplet perso, mais l’essentiel est dans les 2 articles du sieur Dupont :


(1) Listel : sous les pieds de vigne, la plage


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Domaine de Jarras, parcelle du Commandeur © DR

 

« Bon, si on avait écrit en titre " La fabuleuse histoire de Listel ", avouez que vous cliquiez vers la sortie. Comme nous peut-être, d'ailleurs, avant d'y aller et de rencontrer Martial Pelatan, crinière aussi blanche que celle des chevaux de Camargue qui vivent là en liberté, le boss technique et la mémoire du lieu. Il avoue presque gêné avoir " un peu " travaillé sur l'histoire des salins et, d'une voix calme au débit qui ne s'emballe jamais, raconte sa Camargue depuis Saint-Louis et même avant » la suite ICI link


(2)  Listel, îlot de sable gagné sur la mer, ne devrait pas accueillir de la vigne, ennemie du sel.


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Listel, roubine et paysage de vigne. © DR

 

« Les responsables de Listel ont deux ennemis qu'ils doivent en permanence surveiller : le sable, qui sous l'effet du vent se déplace et peut former des dunes, et l'eau salée, qui, si elle atteint les racines de la vigne, la trucide sans l'ombre d'un remords. Tout autour sont exploités en effet les marais salants, et ce n'est pas tout à fait par hasard si les anciens propriétaires de Listel s'appelaient La Compagnie des salins du Midi ! »  la suite ICI link


(3)  Troisième et dernière partie aujourd’hui sur Le Point.fr Jacques Dupont

 

Dieu que j‘adore ces chroniques écrites par un autre où je n’ai rien à faire…

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 00:09

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Même si ça vous paraît un peu désuet je trouve ça très beau et, à mon sens, en le déclamant à la Malkovich, avec le vouvoiement, « Que vos seins soient pour moi comme des grappes de vigne… » c’est d’un érotisme torride.


C’est dans la Bible, Le Cantique des Cantiques, ce qui m’évitera de me faire taxer par les prudes et les culs pincés de pornographe.


À propos de pruderie, Face de Bouc et Instagram prohibent les photos de poitrines dénudées alors qu’une décision de justice du 7 juillet 1992 dans l'Etat de New York a reconnu ce droit aux femmes, au nom de l'égalité. «Aucune mesure de maintien de l'ordre» ne doit donc être prise contre «des individus, homme ou femme, qui se montrent en public sans vêtement au-dessus de la ceinture»


Alors, pour dénoncer cette censure Robyn Graves et Michelle Lytle, les créateurs de la marque The TaTa Top viennent de lancer lance un maillot de bain « effet seins nus »


Couleur chair, la particularité du bikini réside dans les deux faux tétons dessinés à l’endroit dédié.  Le « breast bikini » donne ainsi une impression de seins nus.

 

Le maillot aux seins nus est devenu une sorte de symbole de la campagne #freethenipple, « libérez le mamelon » (selon le mot-dièse utilisé sur Twitter)


Donc ce matin je vous offre :


1-     Une vieille chronique  de septembre 2008 « Plaidoyer en défense de la grappe de raisin » link


2-   L’extrait du Cantique des Cantiques 4 :7-10


LUI :

« Que tu es belle, que tu es charmante ô mon amour,

sources de délices !


Ta taille est souple comme un palmier

et tes seins ressemblent à des grappes.


J’ai dit : je veux monter à la cime de ce palmier,

j’en saisirai les rameaux !


Que tes seins soient pour moi

comme les grappes de la vigne,

et ton haleine comme la fleur parfumée

des pommiers ! »

 

ELLE :


« Que ta bouche me verse un vin généreux,

oui, un vin qui coulera que pour mon bien-aimé,

et qui rafraîchira nos lèvres à l’heure du sommeil ! »


3-   Une p’tite photo du maillot de bain « effet seins nus »


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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 00:09

Ils ont osé !


« Après de nombreuses années d’approche, de discussions, de réticences, de caresses verbales, de « si jamais », de « pourquoi pas », de « on verra, mais laissez-moi le temps… », soit de « fréquentation » comme disait les Vaudois, la Fondation Finale de Lausanne et le Musée de la vigne et du vin – Château d’Aigle ont fait le pas…


Eros-Bacchus, une exposition et un livre ( chez Humus) à consommer sans modération. »

 

Signé Nicolas Isoz, conservateur du Musée de la vigne et du vin – Château d’Aigle.


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« Le langage du vin est le français. La langue de la littérature érotique est aussi le français. Non pas qu’il n’existe ailleurs des vins magnifiques ou  des récits libertins captivants, mais il se trouve que, pour des raisons historiques et de terroir, c’est l’Hexagone qui, au fil des siècles, a développé, sur une telle amplitude, une culture du vin et de l’amour. »


Signé Michel Froidevaux, commissaire de Eros Bacchus.

 

C’est tout pour aujourd’hui, il fait beau, il fait chaud, c’est le temps d’Eros dans les rues de Paris alors comprenez-moi j'ai mieux à faire que de m'échiner sur ma grimoire.

 

Cependant afin d'exciter vos ardeurs je vous offre 3 clichés pris au hasard de l’ouverture du livre catalogue de l’exposition Eros Bacchus.


Rassurez-vous je reviendrai puiser à pleines mains dans les trésors cachés de ce gros livre coquin.


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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 00:09

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Le rouleau compresseur du rosé compresseur pilonne le macadam parisien avec le lancement à Paris intra-muros sur 500 faces, du 11 au 17 juin, d’une campagne d’affichage qui pour la 1ère fois, couvrira l’ensemble du territoire… En effet, après les 6 jours de Paris 82 agglomérations de plus de 100 000 habitants seront couvertes sur la période allant du 30 juin au 27 juillet.


« Pour un total de 4 000 faces. Cette présence renforcée sur l'ensemble du territoire français  est une prise de parole d'envergure pour l'image des Rosés de Provence. »


« Rappelons que la Provence est la 1ère  région en France productrice de vins rosés AOC avec 141 millions de bouteilles, soit 35% de la production nationale. »

 

Un plan média de 650 000 € mixant affichage extérieur, presse écrite et radio.


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Modeste niveau de bruit médiatique, part de voix modeste, nous sommes dans le secteur du vin qui n’a pas beaucoup de moyens financiers à consacrer à la publicité


30 s de pub en prime time sur TF1 ça coûte entre 60 000 et 185 000 € (avant le match Suisse-France)


Merci Michèle Barzach et Claude Evin réunis.


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Mais laissons-là ces basses considérations pécuniaires pour souligner que nos rosés de Provence ont une stratégie de communication très provenance, je n’ose pas écrire IGP car je me ferais allumer par les grands-prêtres des AOC devenues AOP. Et pourtant, sur ce sujet fort intéressant d’une bonne adaptation de l’offre à chaque segment de marché un certain Olivier Nasles, ponte du CN de l’INAO, provençal pur sucre, a livré du côté d’Aix quelques réflexions bien plus ébouriffantes que ce que je pourrais écrire.


D’ailleurs ce cher Olivier, fidèle lecteur, pourrait venir s’expliquer à la barre du Taulier. En effet, 35% des volumes nationaux de rosés, quid de la valeur d’ailleurs, ça ne fait qu’une force de frappe somme toute légère lorsqu’il est question d’affronter le grand large.


Pour celui-ci, moi-même, las des réflexions et des propositions de « longue vue » sic qui vont être remises au Ministre pour éclairer d’une lumière crue et drue le futur des vins Français, le temps est à la chanson. Normal, c’est l’été avec journée de la musique obligatoire.


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La vie en rose


« Tout commence en 1945 quand Édith rejoint, à la terrasse d’un café, Marianne Michel, une bonne copine elle aussi chanteuse qui se plaint auprès de son amie de ne pas rencontrer le succès. Marianne n’est pas venue seule. Elle est avec son nouveau fiancé qui tape tout de suite dans l’œil d’Édith. Pour consoler Marianne, Piaf griffonne sur un coin de table : « Quand il me prend dans ses bras/ qu’il me parle tout bas / je vois les choses en rose. » Marianne lui fait remplacer « les choses » par « la vie ». Quelque temps plus tard, Édith lui donne la chanson qu’elle trouve trop mineure pour son répertoire et lui pique son fiancé. Mais Marianne fait un tabac dans les cabarets avec cette Vie en Rose… Vexée de son erreur de jugement, la môme lui reprend son cadeau et l’enregistre le 9 octobre 1946. Quant au fiancé, l’histoire ne dit pas si elle l’a rendu… »

 

In Miscellanées à l’usage des gens heureux (ou désirant le devenir) Agnès Michaux&Anton Lenoir chez Autrement 12€


Univers impitoyable… Amour, amitié, des mots si beaux pour être chantés, vivre est une autre affaire.


Pour nos amis du CIVP, je signale que « Ian Fleming, le dad de James Bond 007, aimait beaucoup cette chanson  d’amour heureux : il y fait référence, tout d’abord dans le premier Bond, Casino Royale, puis  dans le quatrième, Diamonds Are Forever, lorsque son héros préfère changer le disque car la chanson lui évoque trop de « souvenirs douloureux. »

Notre grand ami Norbert Le Forestier, grand James Bondien devant l’éternel, côtoie sur les bancs du CN de l’INAO un éminent provençal qui a fait partie des sages classificateurs de Saint-Émilion, pourrait le briffer, pourrait le conseiller : une bouteille de rosé de Provence au bar de la piscine dans un Bond 007, ça pourrait faire un succès…

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 10:00

« N’ayez pas peur d’être heureux,

c’est juste un bon moment à passer » Romain Gary


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Retweeté par Jim Budd 


« J’suis heureux »


par Jacques DEBRONCKART (1969)

 

J’ai la télé, les deux chaînes et la couleur

 J’ai ma voiture et la radio à l’intérieur

 Mon log’ment qui prend tous les jours de la valeur

 Et l’espoir de gravir l’échelon supérieur

 J’ suis HEUREUX.

 Une femme et deux fils qui n’obéissent guère

 A Chatou une résidence secondaire

 Le barbecue l’été, le feu de bois l’hiver

  Et pendant le mois d’août je me dore à la mer

 J’ suis HEUREUX.


 

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 00:09

Fait beau, Paris ne sent pas bon le sable chaud, pas envie de faire du vélo, je ne suis pas écolo, rien qu’un parigot qui garde le souvenir de sa terre, ses pâtis cernés de hautes haies et qui, contrairement aux gentils bobos, qui aiment tant les fleurs et les petits oiseaux de carte postale, sait bien qu’il n’y a ni retour en arrière, ni retour à la terre, celle de la fine couche d’humus, mais de nouvelles manières de s’en occuper, de s’en préoccuper.


Fait chaud, envie de ne rien faire, de zapper la chronique de demain lorsque survient sur l’écran vert de mon farniente Les « médecins de la terre » Lydia et Claude Bourguignon que Sylvie Caillat de Rue 89 a rencontré.


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Pour les lecteurs qui ne sont pas du sérail « Claude Bourguignon a appris la microbiologie des sols dans les années 70, à une époque où une chaire y était dédiée à l’Institut national d’agronomie.


«  A Agro Paris Tech aujourd’hui, on apprend la mort de la terre – les pesticides – mais pas la vie de la terre. C’est une des grandes caractéristiques des périodes de décadence : l’incompétence généralisée. »


Les Bourguignon se sont rencontrés à Dijon, où la fille d’immigrés italiens avait appris l’agronomie en cours du soir. Claude y était devenu ingénieur d’Etat après avoir grandi à Paris.


Ensemble, ils ont participé à la fondation de l’école d’agrobiologie de Beaujeu, précurseur notamment de la biodynamie, cette technique qui utilise les énergies pour stimuler la vie du sol et la santé des plantes. »


« Quand j’ose les traiter de pessimistes (ndlr la journaliste), ils me répondent que les paysans d’aujourd’hui préfèrent acheter de la nourriture au supermarché plutôt que de manger leurs produits, qu’ils disent à leurs enfants de ne pas devenir agriculteurs à leur tour, et que c’est l’un des métiers « les plus compliqués et les moins valorisés de la planète ».


Intéressant, donc susceptible de vous intéresser chers lecteurs : c’est ICI link 



Claude Lydia BOURGUIGNON, mort des sols = mort... par pourunmondemeilleur

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