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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 00:09

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Depuis la soudaine conversion d’Alain  Passard aux légumes, sa fuite résolue de Varenne, tout le monde s’y mets pour nous bassiner avec les légumes oubliés : panais, navet, topinambour, rutabaga… les chefs de haute-cuisine nous en font tout un plat et Enrico Bernardo dans le Figaro nous la joue accord mets/vins : « que boire avec les légumes oubliés ? » afin de nous placer les seconds vins des GCC de Bordeaux. J’en ris a gorge déployée !

 

Mais pourquoi aller chercher si loin du dépaysement, alors qu’avec notre bonne vieille patate, la grosse Bintje des grasses plaines de l’Aisne, tout est permis.


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Bien sûr elle est la reine des friteslinkou de la soupe de légumes en compagnie de ses acolytes le navet, la carotte et le poireau, mais on oublie trop souvent que cuite bouillie en robe des champs la grosse patate se prête à toutes les folies pour un tout petit prix.


Je ne vais pas vous faire l’histoire de la patate, pour ceci allez ICI link


Les patates modernes se vendent lavées, brossées et se présentent luisantes comme des sous neufs. C’est pour faire joli et plaire aux ménagères de plus de 50 ans.

 

Moi je préfère les grosses patates bien sales. Les laver est à la portée du premier con venu, donc de ma pomme.


Les miennes, 2,5 euros le kg proviennent de chez Laurent Bérurier est maraîcher à Neuville-sur-Oise, il cultive 145 variétés de légumes dont raffolent les grands chefs, la carotte jaune, la blette rhubarbe, la tétragone…


Le principal avantage de la patate bouillie est pratique : elle dispense de l’épluchage à cru. On les épluche cuites et la peau s’enlève comme du papier à musique en trois coups de couteaux…


Le second avantage est bien sûr économique :


-         si vous l’achetez en gros la Bintje Bassin Nord non lavée cat. II 50-75mm sac 10kg  c’est en ce moment 190 euros la tonne (cotations FranceAgrimer) soit 19 cts d’euros le kg.


 

-         Si vous les achetez sur le NET link-         Pommes de terre Bintje sac 10 kg Prix Unitaire 3,99 € Poids: 10 kg origine: France Cal: 35/50 soit 0,39 cts d’euros le kg.

 

 

-         Chez Leclerc POMMES DE TERRE BINTJE Cal. 50 et +. Cat. 2. Soit le kg : 0,30 €. 2.95 EUR (LE FILET DE 10 KG) ORIGINE France

 

-         Chez votre marchand de légumes comptez comme chez le mien : 1,50 euros le kilo


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Mode cuisson dans un gros faitout à l’eau froide poignée de gros sel gris ou comme moi du gros sel de Colonnata, évitez la cocotte-minute qui ne permet pas de vérifier en live l’état de la cuisson de vos grosses patates en plongeant une fine lame dans leur chair.


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Mode opératoire :


Dès que vos grosses patates sont cuites à point, vous en sortez une en la piquant délicatement avec une fourchette, vous l’épluchez avec dextérité puis vous la déposez dans une large assiette creuse.


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Vous l’écrasez brutalement à la fourchette pour la réduire en une purée granuleuse.


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Vous poivrez l’appareil et ajoutez de la cannelle moulue ou râpée.


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Vous saupoudrez l’appareil de farine ou de fécule (pour les no gluten).


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Délicatement, l’appareil étant encore assez chaud, dans le creux de vos mains formez une boulette que vous déposez sur une assiette plate  garnie un mince lit de farine


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Tapez-là ou roulez-là.


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Tournez-la pour la réduire à l’état de galette (grande ou petite selon vos désirs et la taille de votre patate).


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Dans une grande sauteuse faites fondre une grosse noix de beurre salé jusqu’à ce qu’il devienne mousseux.


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Lorsque le beurre a atteint cet état déposez délicatement avec une spatule la galette dans la sauteuse.


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Cuisson douce et précautionneuse.


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Retournez la galette pour dorer la seconde face.


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Le temps de cuisson de la galette dépend de votre goût pour une croûte dorée ou plus carbonisée.


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Vous répétez cette gymnastique autant de fois que vous avez de patates bouillies et, si vous avez la main cuisinière vous pouvez, comme le Taulier en faire cuire une colonie.


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Veillez bien à laisser vos patates au chaud dans l’eau pour qu’elles conservent leur chaleur qui est l’un des éléments de la réussite du pétrissage express  de vos galettes.


Donc n’égouttez pas vos patates bouillies !

 

La galette de patates à la cannelle se mange chaude, tiède ou froide, seule ou en accompagnement d’une belle viande blanche… avec de la salade… comme support de ce que vous voulez


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Bien évidemment il est possible d’incorporer dans sa galette de patate toutes sortes d’ingrédients : herbes fines, oignons dorés, des restes de pot-au-feu, du jambon, du fromage râpé ou en lamelles…


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Elle peut aussi se manger nature et même sucrée…


Bref, c’est un petit plat simple, qui ne demande pas beaucoup de temps, facile à préparer, délicieux et qui ne coûte pas cher… Mon plat est le fruit de 2 patates bouillies (600g) qui m'ont permis de fabriquer 7 petites galettes. Hormis le prix des patates, un peu de farine, de la cannelle, du beurre et la cuisson le calcul est simple à faire : mon plat revient entre 1 et 2 euros.


Ce message s’adresse à tous les adeptes des plats cuisinés moins cher que moins cher acheter en GD, il est possible de bien manger à petit prix en étant sûr de ce que l’on sert dans son assiette et celles de la maisonnée. Piquez un peu de temps à votre télé pour cuisiner et votre pouvoir d’achat retrouvera des couleurs…


Symphonie pour grosses patates bouillies en sol mineur…

 

Pourquoi sol mineur ?

 

Pour vous signaler que le terroir ça existe aussi pour les produits modestes.

 

Il est d'autre terroirs modestes, tel celui de Saint-Drézery où officie Catherine Bernard qui fait du bon vin et fort bien la cuisine. Bon appétit et soif XXL...


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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 00:09

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Dans les critères du nouveau classement de Saint et Millions il y a une très grave omission préjudiciable au bon renom de l’appellation : la révérence obligatoire !

 

Illustration : Laquais servant du vin. Illustration de H. Reuß zu Köstritz: Der korrekte Diener, Paul Parey Verlag, Berlin 1900; p. 21


Comme à la Cour, genoux fléchis, le front bas, la plume serve telle une vile « nénette » sur la carrosserie d’une trop neuve Bentley…


Que le domaine Huet à Vouvray ait refusé la dégustation de ses 2013 à deux journalistes bloggeurs britanniques lors du Salon des Vins de Loire, Jim Budd Chris Kissack montre à l’évidence que le phénomène fait tache d’huile.


Sarah Hwang, présidente de la société Huet, a déclaré à La RVF : « Pour être claire, ni M. Kissack ni M. Budd n’ont été interdits de visite au domaine, et j’ai invité chacun à acheter des bouteilles du millésime 2013 lorsqu’il sera commercialisé. Après deux années où la situation du domaine a été parfois présentée de manière trompeuse, où nous avons parfois senti un manque de respect envers le domaine et un manque de soutien pour l’appellation Vouvray, j’ai fait le choix de ne plus me taire pour défendre le domaine, notre équipe, et Vouvray. »


Les critiques de tout poil se doivent donc pour être en odeur de sainteté d’être respectueux et de soutenir l’appellation. Des supporters tendance souteneurs…


Interdit de séjour, je connais ! Le président de la RVF Jean-Paul Lubot, après nous avoir fait de plates excuses, sous la pression de madame Prouvost sa présidente du groupe Marie-Claire, pour son comportement inadmissible, m’a puni.


Vive la liberté d’expression ! Les cireurs de pompes sont légion… y’en a même un qui donne du cher Hubert… pour se donner des airs qui ne trompent personne… y compris l’intéressé qui le renverra à son panier lorsqu’il ne lui sera plus d’aucune utilité… Vaillant pourtant, droit dans ses mini-bottes, le p'tit Rin Rin monte au front, à petits pas, tutoiement en bandoulière, pour laver la souillure de la Nunuche Saporta jetée sur le blason de son idole :

 

«Pour conclure, deux choses.


Un, la surabondance de notes de bas de pages montre que tu t’attends à quelques procédures. Je pense qu’il n’en sera rien. Ton petit livre sale n’intéresse déjà plus personne.


Deux, la jubilation avec laquelle tu décris la manière dont tu as piégé Hubert de Boüard montre assez quelle sorte de personne tu es. Il y a un gros mot de six lettres pour ça, mais ici, c’est un blog familial, des enfants peuvent le lire, tu m’as compris.»

 

C'est du lourd, et dire qu'ils ont picorés ensemble des petits fours au baptème des cloches d'Hubert. Le Nunuche étant en ce temps-là en odeur de sainteté au royaume des petits marquis et de leurs laquais. Y' a du Buisson chez la Saporta...


H de Boüard vient de faire savoir à un nez éminent qu’il ne sera plus « reçu » à Angélus pour déguster ses primeurs. Un de plus. Après Perse, Magrez, Rolland et quelques autres…


Faites-le savoir autour de vous !


Pour ce cher Hubert, le « je suis partout », ça se comprend après ses « liaisons dangereuses » avec la sulfureuse Isabelle Saportalink


Je vais de ce pas me fendre d’une belle lettre à ce bon Hubert de Boüard de Laforest pour lui proposer d’aller lui présenter mes civilités à Angélus… Adviendra ce qu’il voudra mais ça lui ferait du bien d’entendre des propos qui le fasse redescendre sur terre plutôt que de se contenter de l’encens des laquais.


Du côté de madame Prouvost, la présidente du groupe Marie-Claire je me propose de lui demander si les excuses de son directeur-délégué n’étaient  qu’un chiffon de papier ?


Affaires à suivre, je ne dispose pas de dictaphone enfouit dans la poche de ma veste pour enregistrer les propos peu amènes des uns sur les autres, je laisse cela au conseiller du Prince par ailleurs fort révérent comme le souligne le Canard Enchaîné

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 00:09

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Vendredi dernier messire le soleil ayant enfin consenti à sortir le bout de son nez j’ai de suite enfourché ma flèche d’argent pour rattraper le temps perdu. Marre de la pluie même si le ciel se pare parfois de superbes arc-en-ciel. Pour m’accompagner j’ai sorti Shaun le mouton héroïque de Wallace et Gromit de son étagère, il est tout content de prendre l’air.


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Moi aussi, ça me donne faim, une faim de tartare et en voilà un qui vaut le détour je vous l’assure de quoi défroquer une tribut de vegan des plus enragée ! Mon estomac en rit encore en se souvenant aussi de cet Avis de Vin Fort ce Bourgueil clairet de printemps même si nous ne n’y sommes pas encore.


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Shaun gentiment m’attendait pendant que je me prenais pour un grand reporter avec mon Leica C en bandoulière.


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Bien sûr j’ai pris aussi une entrée et un dessert avec le liquide qui va avec mais ce sera pour une autre fois. Faut pas gâcher la matière à chronique !

 

Le ciel perdait son sourire, des bubons noirs masquaient le Dieu soleil, et voilà que ça « guenassait » (pluie fine et collante caractéristique du climat breton). Je craignais le pire. Mes lunettes prenaient l’allure d’un pare-brise sans essuie-glaces. Ça se calmait ou plus exactement ça n’empirait pas et j’arrivais à bon port un peu humide.


Faire des courses, savoir faire ses courses, constitue la première marche pour qui veut cuisiner bon. C’est comme un bon raisin pour nos amis vignerons.


Sous l’œil indulgent d’Alessandra RAP ici link je prenais mon temps. Je cherchais et bien sûr je trouvais.


Certains esprits caustiques vont dire que je suis à l’Ouest (avoir un petit vélo dans la tête) puisque je m’écriais « Est ! Est !! Est !!! » en exhibant une fine quille aux reflets jaune paille.


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Qu’est-ce-à-dire ?


Je l’ai déjà dit en 2007 :


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L'Est ! Est !! Est !!! est un vin blanc de Montefiascone, près du lac de Bolsena. 


Les points d'interrogation ne sont pas toujours portés sur les étiquettes mais c'est un vin célèbre à Rome, sec ou plus souvent doux, jaune foncé, même si ce n'est pas un grand il faut le goûter rien que pour sa légende.


Sa légende veut qu'il remonte à l'an 1111 au cours duquel un certain évêque Fugger fit un voyage d'Allemagne à Rome. le prélat très pointilleux sur le chapitre du vin envoya un de ces hommes de confiance goûter les vins dans toutes les auberges et les tavernes de la route. S'ils lui semblaient bons l'homme devait écrire près de la porte « est » et dans le cas contraire « non est ».

Bref tout se passa normalement jusqu'à ce qu'il atteigne Montefiascone. Là, à peine eut-il goûté le vin qu'il ressortit en trombe écrire sur le mur : « Est ! Est !! Est !!! ».


Selon la légende, lui et son maître en burent, heureux jusqu'à leur mort.


En prime dans cette chronique une belle nouvelle de Frédérique Echard : Le balcon link  et link 


Tout content de cette belle prise : imaginez mon bonheur que cet Est ! Est !! Est !!! avec ses 6 points d’exclamation, je sentais que je devais pousser plus loin mon avantage. Du doigt, ce qui est malpoli aurait dit ma mémé Marie, je montrais à Alessandra un fromage qui me semblait nimbé de rouge.


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Bonne pioche : l’ubriaco-di-rabioso est un fromage au lait de vache affiné au vin produit uniquement dans la région de Trévise.


Je goûtais.


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Ubriaco signifie ivre être en état ​​d'ivresse.


Selon la légende les origines de ce fromage remontent à la Première Guerre mondiale lorsque les paysans italiens de la région du fleuve Piave cachaient leurs meules de fromage dans des fûts de fermentation du jus de raisin pour empêcher les armées d'invasion de les voler.


C'est donc un fromage de lait de vache cru demi-dur qui est pressé mais pas cuit. Il est plongé dans du Raboso, du moût de raisins pendant plusieurs semaines. Au cours de cette immersion le fromage absorbe la saveur du moût, son arôme et sa croute se teinte d’une couleur rouge rubis profond. Il est affiné pendant six mois dans les caves du  maître affineur Mr. Carpenedo.


La pâte du fromage obtenu est jaune pâle avec des petits trous et des notes de couleur rouge à la surface interne de sa croute. Sa saveur  forte, puissante même laisse en bouche des notes de fruits noirs et de cerises acides avec des notes poivrées. Il a du caractère.


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Alessandra me proposait aussi de compléter mon plateau de fromage avec un BLU’61 Raboso qui est un fromage bleu au lait pasteurisé ensemencé vieilli dans du mout de vin de Vénétie (raboso) et des myrtilles (canneberges). Comme il est enveloppé et sous poche car il baigne dans son jus je ne l’ai pas goûté. Depuis je l’ai fait c’est  un fromage parfaitement équilibré en saveur et en  texture, assez La vinosité n’est jamais envahissante, elle se marie à merveille avec  les notes de lactées et les marbrures.


Pour mettre un peu de baume sur notre susceptibilité de vieux pays qui produit plus de 365 sortes de fromages et qui, selon de Gaulle, ne peut pas perdre la guerre ! Je vous propose un Roquefort le Vieux Berger de la maison COMBES  fondée en 1923.


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« C’est avant tout une histoire de famille profondément attachée aux valeurs de son terroir et à celle de la fabrication manuelle du Roquefort.


 Ainsi depuis trois générations, la famille COMBES apporte sa sensibilité particulière à l’élaboration du Vieux Berger en s’inspirant de principes simples et immuables.


Des méthodes traditionnelles à la fabrication


Un savoir-faire incomparable à l’affinage


Pour faire du Vieux Berger un produit gastronomique de très haute qualité. »


-        Et avec le bleu vous boirez-quoi monsieur ?

-        Quelque chose de fort comme avec le Roquefort !

-        Alors un blanc macéré sur peau…

-        J’ai ce qu’il vous faut mais je vous ferai aussi découvrir le Bel Hazard issu d’une saignée de Merlot fait de raisins très mûrs qui a passé 4 ans en barrique et développé naturellement son voile…


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Je remontais sur ma flèche d’argent, descendais la rue Rodier qui luisait, le ciel restait menaçant, je pédalais de bon cœur mon cabas plein de provisions accroché au guidon ce qui est le gage de futures chroniques…


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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 00:09

Le seul vin qui a droit de cité  dans le n° de Régal mars-avril l’est sous la forme d’une publicité en vis-à-vis de la première page (au dos de la couverture donc).


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Étrange publicité puisque ce Commandeur s’affiche comme « Le rosé d’hiver ».

 

Question : est-il un rosé fait en hiver (c’est possible) ou est-il à boire en hiver ce qui convenez-en à la veille du printemps me semble quelque peu décalé.


Il est issu d’une vigne historique franc de pied nous indique l’étiquette.


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Qu’est-ce donc « le franc de pied » ?


La réponse est donnée par les gars de B&D : « L’histoire de la viticulture française (et européenne) a eu ses heures sombres. La tragique épidémie de phylloxera qui a sévi dès 1863 en fait partie, qui a décimé le vignoble et transformé à jamais le visage de ses vins. Le fléau passé, et il a fallu près de trente ans pour s’en débarrasser, c’est à partir de greffes de pieds de vignes sains venus d’Amérique que tout a pu recommencer. Dans les sables de Camargue, l’insecte ravageur n’a pas pu se propager, la fragilité du terrain l’empêchant d’y creuser des galeries.


Grâce à cela, les parcelles de grenache désormais «historiques» du domaine Commandeur de Jarras ont été épargnées. »


Mais ce n’est pas tout, ce n’est pas tout ce « grenache d’autrefois » est apprécié par ces fins nez : « Ses ceps non greffés produisent un vin qu’on peut qualifier d’exception viticole, au nez plein de vie, d’arômes de fruits rouges, de pêches de vigne et d’abricots. En bouche, son charme délicat est amplifié par une rondeur et un gras parfait. Témoignage du passé élaboré avec les techniques d’aujourd’hui, ce gris de gris a une longueur et une consistance peu communes » disponible au prix conseillé de 18 euros chez les cavistes et auprès du domaine (tél. : 03 26 61 62 63).


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Les gars du Point sont plus concis et précis :


IGP sable-de-camargue

15/20

- Listel

Vin disponible en grande distribution et chez les cavistes.

 

« Commandeur de Jarras. Vigne historique franche de pieds (issue de vignes non greffées). Nez groseille, rose, floral, bouche tendre, élégante, bien parfumée, équilibrée, finement épicée, finale griotte. Environ 18 €. »


Les sieurs Bettane&Dessauve parle de domaine sans plus, au Point on dit Listel et qui dit Listel dit Vranken un petit vigneron bien connu en Camargue. SAS Domaines Listel - Château de Villeroy BP 126 - 34202 - Sète


Mais ce n’est pas tout mais ce n’est pas tout ce Commandeur de Jarras est vendu chez Nicolas qui lui aussi donne son avis : « Robe saumonée lumineuse, nez finement épicé avec des notes marines, iodées et de noisette. Bel équilibre, franc, fin, plein, ample, bien typé, nerveux avec une finale longue, ferme et enrobée. Réussi. » et  aussi son prix 13.40 € TTC


Ben dit-donc il casse les prix le père Nicolas, la maison Castel sait acheter…


Donc vous l’aurez compris ce Commandeur de Jarras a tout pour déplaire aux naturistes, il cumule tous les handicaps même si comme l’écrit une blogueuse en visite au domaine « les vieux pieds qui sont toujours récoltés à la main et qui donneront la cuvée « Commandeur ». On cultive par-contre le plus possible en bio ou tout au-moins le plus naturellement possible. Hors saison, des moutons sont lâchés entre les vignes pour désherber, et les lapins, nombreux ici, sont heureux de leur habitat ! »


Moi, même au prix discount de Nicolas je n’achète pas car je trouve ça cher pour un rosé d’hiver…

 

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 10:09

Pourquoi ?


-        Pas sûr que chez ce Leclerc de Lanester il y ait 1 rayon poissonnerie tellement il est petit.


-        Si oui y’a sûrement pas de céteaux !


-        En effet le céteau ne fait pas partie du panier-type défini par l'UFC-Que Choisir, composé de 78 produits de consommation courante (65% de marques nationales et 35% de marques de distributeurs) parmi lesquels figurent par exemple de la crème fraîche Yoplait, un shampoing L'Oréal et de la farine fluide Francine…


C’est qui ou quoi le céteau ?


Vous ne savez pas ce que c’est… Vous donnez votre langue au chat ?


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Le céteau est si minuscule, 10 à 20 cm, si plat, qu’on le prendrait facilement pour une langue de chat, toute brune, je ne plaisante pas, à Bordeaux, on le nomme aussi langue d’avocat (peut-être que la Saporta va en avoir besoin d’un du côté de Saint et Millions). On dirait une petite sole mais ce n’est pas, n’en déplaise aux eurocrates, une petite sole (1) c’est un céteau.


Ce petit poisson aime nager en eaux troubles, se vautrer dans la vase et sa tiède chaleur, dans les fonds marins entre les Sables d’Olonne et le bassin d’Arcachon. Le coquin a la peau toute bronzée et la chair d’une blancheur nacrée. Il est fragile et fin. On le pêche à partir du mois de mars lorsque les eaux se réchauffent et qu’il s’approche des côtes jusqu’à novembre où il s’en éloigne pour s’envaser. Pour le cuisiner c'est ICI link

 

Si j’ai associé Lanester, Leclerc et cette petite langue de… qui se vautre en des eaux pas très nettes c’est parce que c’est un petit poisson bien de chez moi dont la pêche commence en mars et non parce que j’y verrais une allusion au frétillant Michel-Edouard Leclerc le roi du moins cher du moins cher.


Pour sûr pourtant qu’il sait y faire le Michel-Edouard Leclerc sur les plateaux, mémé Marie aurait de lui que c’était un bavout c’est-à-dire quelqu’un qui cause beaucoup. Et ça marche puisque ce cher garçon, qu’à jamais eu de magasin, est me dit-on l’un des chouchous des Français. Ça dit bien plus qu’un long discours le niveau auquel nous sommes tombés.


N’en concluez pas que j’ai une dent contre les épiciers, MEL n’en est pas un, il se contente de nous saouler avec son baratin. Le débat entre une économie de la demande et celle de l’offre montre lui aussi que nous n’avons rien compris à la création de richesse en notre pays. « Tu seras caissière au supermarché ma fille… Tu tireras un transpalette mon fils… » Y’a pas de sot métier mais beaucoup de CDD.


Bon comme le disent nos brillants économistes « Les prix restent sous très haute surveillance dans la grande distribution en France, avec une hausse de 0,2% sur un an, selon une enquête de l'UFC-Que Choisir, dans laquelle Leclerc reste l'enseigne la moins chère et Casino effectue une remontée notable.


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Cette enquête a été effectuée à partir de relevés de prix dans 3.048 magasins de grande distribution, à partir d'un panier-type défini par l'UFC-Que Choisir, composé de 78 produits de consommation courante (65% de marques nationales et 35% de marques de distributeurs). Même en prenant en compte les fortes disparités locales, Leclerc reste l'enseigne la moins chère, avec un panier moyen à 295 euros.


La nouveauté cette année est qu'il est suivi de près par Géant Casino (hypermarchés), qui gagne neuf places par rapport à l'an dernier, avec un panier moyen à 300 euros. » Les supermarchés du distributeur stéphanois "restent chers", avec un panier à 329 euros, note l'UFC.


Hyper-U est 3e (307 euros) et la Vendée est le département le moins cher de France.


Monoprix (qui appartient également à Casino)  a le bonnet d’âne bon dernier place du classement, avec un panier moyen à 362 euros, soit un écart de près de 30 euros sur celui qui le précède.

 

Intermarché Hyper et Carrefour se partagent la quatrième place (311 euros).

 

Auchan (9e place, panier à 320 euros) a perdu quatre places entre les deux classements.


« L'effort est très net et porte préjudice aux hard-discounters, dont la part de marché a reculé en 2013, retombant à 12% contre 14% en 2010", indique l'UFC-Que Choisir. »


Donc faire les courses à Paris, jusqu'à 40% plus cher que dans l'ouest. Pour un même panier de 78 produits, il y a 121€ de différence entre la grande surface la plus chère de France et la moins chère. Le panier-type coûte 273€ dans le Leclerc de Lanester (Morbihan), contre 394€ au Monoprix de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine.


Question : y’a-t-il des céteaux à Sceaux ?

 

D'une région à l'autre, les prix varient clairement dans la grande distribution : l'ouest de la France est le moins cher (avec par exemple un panier moyen à 306€ en Loire-Atlantique contre 314€ en moyenne nationale). Paris en revanche fait exploser les prix : 358€ en moyenne pour le panier-témoin, soit près de 50€ de plus que la moyenne.


L'enquête montre aussi le développement considérable des services de Drive. En cinq ans, ils sont passés de presque rien à 400 structures en France, plus 1.800 magasins qui proposent un service similaire. Là encore, selon l'UFC, c'est Leclerc qui dispose du plus de services de ce genre, suivi par le groupe Système U (Super U, Hyper U et U express).


Question : Est-ce qu’on peut acheter des céteaux en Drive ?

 

 

Morale de l’histoire : allez donc en Vendée acheter des céteaux chez un poissonnier…

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 00:09

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J’ai reçu d’une main amie le « Rapport d’étape à la réflexion stratégique sur les perspectives de la filière viticole à l’horizon 2025 » daté du 18 décembre 2013. Je l'ai gardé au chaud en me disant que j'avais mieux à faire qu'à revenir sur le sentier de la guerre mais au moment où la grande foire agricole du SIA va fermer ses portes et les réseaux sociaux frémissent encore de l'affaire Giboulot, une petite piqure de rappel ne saurait faire de mal à nos brillants stratèges en chaise longue... 

 

Commande ministérielle : « Lors de la présentation du projet de loi d’avenir pour l’agriculture devant le Conseil Supérieur d’Orientation et de Coordination de l’Economie Agricole et Alimentaire (CSO), le 17 septembre dernier, le Ministre de l’agriculture a annoncé qu’il confiait à FranceAgriMer et à son Conseil d’administration la mission de conduire une réflexion sur l’avenir des filières agricoles et agroalimentaires. »


L’objectif de co-construire une stratégie à moyen terme permettant aux filières agricoles et agroalimentaires de relever les défis majeurs qui engagent leur pérennité, dans une approche intersectorielle.


NDLR : la filière vin n’est pas au sens propre une filière agro-alimentaire mais un couple production-commerce et une approche intersectorielle me semble peu pertinente. 


 Avertissement « La contribution du conseil spécialisé de la filière viticole de FranceAgriMer étant attendu pour la fin de l’année 2013, les membres du conseil spécialisé de la filière viticole ont souligné que l’exercice de réflexion demandé était difficile avec la contrainte calendaire imposée. »


Étonnement d’un ancien petit rapporteur et questions : attendre et voir, reculer pour mieux sauter ou tout bêtement ne pas choisir alors que tous les éléments des choix stratégiques sont sur la table depuis bien longtemps.

 

Donnez-moi 6 mois de plus M'sieur le bourreau, pardon M'sieur le Ministre « Néanmoins, compte tenu que la filière viticole était à un moment «charnière» et que des questions d’importance se posaient actuellement, les membres du conseil spécialisé ambitionnent d’établir un plan stratégique complet, pertinent et nourri d’un plan d’actions. Ce plan stratégique pourrait être présenté pour avis au conseil spécialisé de la filière viticole en juin 2014 »


NDLR : ces messieurs les anglais vont-ils enore tirer les premiers pour nous vanner ?


« Avec les faits du passé lorsqu’il s’agit de répondre à la question : pourquoi n’avons-nous rien fait ou presque rien, face à une situation donnée qui, avec le recul du temps, apparaît comme ayant dû provoquer une prise de conscience, déclencher un sursaut, impliquer des choix clairs, générer des décisions courageuses, deux attitudes sont à proscrire : les occulter et s’en exonérer pour ceux qui étaient en charge de décider, les ressasser et en tirer avantage pour ceux qui, sans être des visionnaires, avaient fait l’effort minimal d’analyse afin de proposer une stratégie pour tenter de relever les défis. 


Pour faire simple « AGIR, plutôt que RÉAGIR... »

 

« J’ai toujours voulu que l’avenir ne soit plus ce qui va arriver mais ce que nous allons faire » Henri Bergson.


Fermez le ban !


Ce n’est pas moi qui repasse le plat mais le magazine US Harpers qui titre « First Berthomeau, now it’s plan B »

 

 

Chronique du 28/10/2009link

 

Alors, 10 ans après allons-nous avoir ce fameux plan B ?


« Le travail présenté ci-après sous forme d’un rapport d’étape à la réflexion stratégique sur les perspectives de la filière viticole à l’horizon 2025 ne se veut volontairement complet et exhaustif. Il tente de dresser un état des lieux et un constat les plus partagés possible et hiérarchise les principaux enjeux. Les objectifs et le plan d’action complets seront intégrés dans le plan stratégique final. »


NDLR : Nous les Français sommes les champions du monde des états des lieux, des constats, des analyses complètes et exhaustives mais ça ressemble  beaucoup à la stratégie du trou du sapeur Camember.

 

1-      L'adjudant-major interpelle le sergent Bitur : « Que signifie, sergent, ce tas d'ordures dans la cour de la caserne ? Si dans une heure ce n'est pas enlevé, je vous ferai savoir comment je m'appelle ! »


2-      Bitur fait venir Camember : « Sapeur, lui dit-il, je vous imprime l'ordre de creuser un trou pour à seule fin d'y mettre ces ordures et autres, si non je vous fera-z-un peu voir comment j's'appelle ! »


3-      Camember, qui ne tient pas à savoir comment s'appelle le sergent Bitur, a creusé un trou et y a délicatement déposé les ordures. Puis il demeure perplexe : « Oui, se dit-il, mais, maintenant, la terre du trou,… ousque j'vas la fourrer ? »


4-      « Sergent ! interroge Camember, et la terre du trou ? — Que vous êtes donc plus herméfitiquement bouché qu'une bouteille de limonade, sapeur ! Creusez un autre trou !… — C'est vrai ! » approuve Camember.


5-      Camember creuse donc un deuxième trou et y dépose la terre du premier, puis il redevient perplexe : « Oui, mais la terre de ce deuxième trou, se redit-il… qu'est ce que j'en vas faire ? »


6-      « Sergent ! réitère Camember,… ousque j'vas la mettre celle-ci ? — S'pèce de double mulet cornu ! m'ferez quatre jours pour n'avoir pas creusé le deuxième trou assez grand pour pouvoir y mettre sa terre avec celle du premier trou.


Conclusion : ça fait 10 ans qu’on attend alors à quoi bon se presser vu que pendant ce temps-là les affaires continuent et qu’apparemment tout le monde est content en campant sur les fameux bons chiffres du commerce extérieur de la branche vin&spiritueux.


Nos stratèges de Montreuil continuent de s’interroger après leur beau constat et de l’excellence de état des lieux, ne riez pas SVP : une question centrale et stratégique se pose « La France viticole a-t-elle vocation à être présente sur tous les segments de marché tant en France qu’à l’international : du vin destiné à un second usage au vin « icon ».


Et bien sûr suit une batterie de 7 questions d’importance qui « nécessitent des réponses claires de la part de la filière viticole (et pour certaines des pouvoirs publics) pour formaliser une stratégie cohérente. »


AFFLIGEANT !

 

Le père Killy, ravi, d'un p'tit tonneau lui fit

Une paire de planches, et dit : « aller, vas-y mon p'tit »

« Vas doucement, c'est tout bon,

C'est tout bon bon bon, c'est tout bon

Killy, c'est bon, c'est bon, c'est tout bon

Vas doucement, c'est tout bon ! »

 

D’où mon titre volontairement provoquant : EXPLICATION

 

C’est le film Patton sorti en 1970, et qui  remporta sept oscars, qui m’a fait découvrir ce personnage haut en couleurs. Georg Smith Patton fut un général très controversé, fort en gueule, brutal mais courageux, mais unanimement considéré par ses pairs comme un grand stratège capable d’élaborer et d’exécuter des plans audacieux et gagnants. Proche du terrain il a fait émerger de nouvelles méthodes de commandement De même, ses tactiques basées sur des offensives rapides et agressives se sont traduites par le développement de nouvelles doctrines dans le domaine de la guerre mécanisée.


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Lors de l’invasion de la Sicile, l’opération Husky, Patton fut affecté au commandement de la 7e armée américaine devant débarquer au sud-ouest de l'île pour soutenir la 8e armée britannique du général Montgomery qui elle attaquait par l'est. Le 1er corps blindé et ses 90 000 hommes débarquèrent le 10 juillet 1943 repoussant les contre-attaques des allemands devant Gela et Patton mena personnellement ses troupes contre les renforts allemands.


Rapidité et sens de la décision, alors qu’initialement Patton devait couvrir le flanc gauche des forces britanniques mais comme celles-ci était  en difficulté devant Messine il força la main d’Alexander il fut autorisé à prendre Palerme. La 3e division d'infanterie du major-général Lucian Truscott avança de 160 km en 72 heures et arriva à Palerme le 21 juillet. Patton se tourna alors vers Messine qu’il investit le 16 août dans la soirée juste avant l'arrivée des forces britanniques.


« Oublier Palerme » d’Edmonde Charles-Roux, épouse de Gaston Deferre  Prix Goncourt 1966


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« Babs travaille dans la rédaction d'un magazine à New York et semble prise au piège de ce petit univers, soumis aux règles de l'arrivisme et de l'hypocrisie. Ce monde, Gianna Meri, une Palermitaine amie de Babs, le refuse. Contrainte à s'exiler après la guerre, elle ne parvient pas à s'insérer dans cette ville trop grande, trop symétrique. Face à elle, Babs et Carmine Bonnavia cherchent à oublier leurs racines et à s'assimiler à cette société américaine. Pourtant, la Sicile est plus forte et parvient toujours à reprendre les siens. »

 

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 00:09

Marie Chaillot a épousé Louis Berthomeau, ils n'ont eu qu’un seul fils Arsène mon père non qu’ils eussent voulu qu'un fils unique pour préserver leur patrimoine du partage – ils étaient métayers des de Lézardière à la Célinière commune de Saint-Georges de Pointindoux – mais tout simplement parce que le pépé Louis a passé la bagatelle de 7 ans sous les drapeaux : 3 de service militaire plus 4 de guerre au front dans les tranchées de 14-18. Ça relativise les temps durs évoqués par nos contemporains.



Arsène Berthomeau a épousé Berthe Gravouil. Ils ont eu 3 enfants, Alain, Marie-Thérèse, qui sont nés à la Célinière, et ma pomme le petit dernier qui est né au Bourg-Pailler à l’entrée de La Mothe-Achard où le pépé Louis avait acheté une petite métairie et où mon père exerçait la profession d’entrepreneur de battages et de travaux agricoles.



Je ne vais pas aller plus loin dans l’arbre généalogique des Berthomeau mais simplement vous indiquer que seul Alain, mon frère aîné, a eu un garçon, son aîné : Vincent Berthomeau qui est aussi mon filleul.



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Dans l’une de mes toutes premières chronique du 5 décembre 2005 : L’autre Berthomeau link, de façon brève, oui je faisais court en ce temps-là, j’avais dressé le portrait de ce jeune chef installé à Nantes.




Bref, vous me voyez venir avec mes gros sabots du gars né au Bourg-Pailler des mains de Marthe Regnault la sage-femme qui fut maire de La Mothe-Achard (avant-gardiste les Mothais). Oui, profitant de mon séjour à Nantes je suis allé déjeuner à l’Abélia link avec le camarade Patrick Baudouin vigneron à Chaudefonds-du-Layon.



Mais comme je ne fais rien comme tout le monde je vais commencer par la fin. Lorsque Patrick m’a déposé à la gare de Nantes pour mon retour le haut-parleur annonçait que le TER 858823 de 16h34 terminus Les Sables d’Olonne s’arrêtait à La Mothe-Achard. Pincement au cœur, hésitation, je serais à 17h37 à La Mothe-Achard. J’ai, même si ça peut vous paraître étrange, pensé aux Pompiers de la Mothe-Achard.

 

 

Pourquoi ?

 

 

Tout simplement parce qu’Henri-Pierre Troussicot m’avait fait parvenir récemment  3 photos de ceux-ci : 1943, 1953, 1973 et qu’au petit jeu de savoir qui était qui seul mon frère Alain saurait mettre des noms sur les visages.



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Alain n’a jamais été pompier mais il jouait de la grosse caisse à la clique de La Mothe-Achard. De tout cela nous avons parlé avec Vincent après notre excellent repas à l’Abélia.



C’est Pascale, l’épouse de Vincent qui nous a accueilli et a pris notre commande. Je suis allé faire un petit coucou au chef en cuisine avant. L’impression du comme chez soi est rassurante et cosy. Il y a en plus une très belle terrasse ouverte dès les beaux jours. De la lumière, c’est sobre et de bon goût.


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En entrée même plat Patrick et moi : Timbale de seiche et rouget barbet aux pointes d’asperges vertes.


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En plat : Beau lieu jaune de la Turballe et risotto crémeux à la truffe pour Patrick et Trio de lotte, bar et St Jacques avec le risotto pour bibi.


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En dessert le même : Gâche vendéenne rôtie aux pommes, glace riz au lait.


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Afin de ne pas me faire accuser de favoritisme, je laisse à Patrick le soin de porter un avis sur le déjeuner « c'était très bon, la cuisson du poisson parfaite… »



C’est Patrick qui a choisi le vin, du Muscadet bien sûr, un excellent et pur Muscadet de son ami Vincent Caillé. Clin d’œil de l’histoire Pascale l’épouse de Vincent est née Caillé et ce vin un raccourci de celle-ci. Belle carte de Muscadet à l’Abélia. Nous avons parlé vin car Vincent prend grand soin de sa carte de vins. L'Abélia est une belle et grande maison, si vous passez par Nantes n'allez pas à Montaigu (je ne poste pas la vidéo même si ça plaîrait beaucoup à Vincent, la digue, la digue...) mais vous restaurer à l'Abélia...



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Moi je me réserve pour vous dire que la gâche du dessert de Vincent est le fruit de la transmission familiale lire ICI linkallez-y il y a les photos de mémé Marie et de sa sœur la tante Valentine. La gâche de Vincent c’est de la vraie, goût d’enfance et si au lieu d’un moderne TER la SNCF avait ressorti une Micheline je crois que j’aurais fait un saut même qu’elle se serait arrêtée aux Clouzeaux et à Sainte-Flaive des Loups…


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Souvenir, souvenir, et pendant ce temps-là Jules le petit dernier de Pascale et Vincent était en sortie scolaire à Paris et plus particulièrement au mémorial de la Shoah


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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 10:00

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Petit texte écrit le 2 juin 1994, et publié sur mon blog en 2006, après que le service marketing de LU appartenant alors au groupe Danone avait décidé de modifier la  recette su petit LU  pour soi-disant s'adapter au goût des jeunes consommateurs (le sucré)


Lire aussi sur la saga LU link

 

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Ils ont tué le petit LU


La nouvelle m'est tombée dessus


Le premier juin après dîner


Alors qu'au fond de mon plumard


Je lisais en père pénard


Le Monde daté


Du jeudi deux juin mille neuf cent quatre-vingt-quatorze


Le rédacteur un certain Pierre Georges


Avait trempé sa plume dans la réprobation


Et moi je sombrais dans l'affliction


Qui étaient ces meurtriers anonymes


Quel était le mobile de leur crime?


Fallait-il rechercher les assassins


Du côté de son rival le petit Brun ?


Ces ignobles adorateurs des courbes de vente


Qui dans leurs luxueuses soupentes


Pour contenter d'immondes petits niards


Téteurs de coke noir


Bouffeurs de Big Mac baveux


Auraient en moins de deux


Exécutés mon petit beurre


Me touchant en plein cœur


Balayant sans le moindre remord


Ma folle jeunesse passée au bord


De la Loire


Où quand tombait le soir


Le fond de l'air avait des senteurs


De petit beurre.


Et ces chaudes soirées du mois de mai

 

Soixante-huit où tes accoucheurs


Avaient déposé leurs tabliers


Pour manifester


Toi notre petit beurre


Ton odeur manquait à notre bonheur.

 

 

 

Assis sur mon céans, ulcéré

 

Je décidai que jamais l'usurpateur

 

Ne franchirait le seuil de ma demeure

 

Et, n'y tenant plus je me suis levé

 

Pour extraire

 

De la dernière étagère

 

Du buffet

 

Un paquet entamé

 

Des derniers petits LU

 

Ici vus.

 


Sachez messieurs les faussaires


Qu'au perron de la maison


De mon père et de ma mère


Le seul panneau de réclame accepté


Etait dans sa monacale simplicité


Celui de la maison LU


Qui nous payait pour seul tribut


A la fin de chaque année


Une boîte en métal de petits beurrés


Ça me donne le droit d'être le dépositaire


Des mannes du goût


De l'ancêtre créé par Louis Lefèvre Utile


Et de crier à la foule versatile


Ils sont devenus fous.


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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 00:09

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Contrairement à Philippe Ridet, jamais de ma vie je laisserai le soin, à qui que ce soit, d’acheter et de cuire mes pâtes. J’insiste sur le possessif. Il est extrêmement rare lorsque je fais les courses que je n’ajoute pas un ou plusieurs paquets dans mon panier. Pour ce qui est du vin aujourd'hui c'est notre Eva qui s'occupe de la quille (c'est tout à la fin).


-        Philippe Ridet (devant le rayon) : J’ai regardé avant de partir. Nous avons déjà deux paquets de linguine, des tagliatelle, des spaghetti,  des penne, des orechiette


-        Sa femme (qui est italienne remplissant le chariot) : On ne  sait jamais.


Comme vous le savez « j’ai longtemps rêvé d’être italien. À défaut, j’ai cherché à en avoir l’air ».link 


Résultat je suis  plus italien que madame Ridet.


« Le placard de la cuisine en déborde : des longues, des courtes, des tortillées,  des dodues, des effilées, des plates, des convexes et des creuses… »


Pourquoi ?


Je ne suis pas de ceux qui ont peur de manquer ou qui font des stocks en prévision d’une quelconque pénurie. Non, c’est qu’à tout moment, si une envie pressante me saisit, je puisse choisir les pâtes qui conviennent à mon appétit.


« Le premier mérite  des pâtes est de bien nourrir – et à peu de frais. Le second est de symboliser l’abondance et par conséquent la générosité. En comptant un paquet de cinq cents grammes pour quatre personnes, deux paquets suffisent à assurer un dîner de huit couverts. »


Reste à les accommoder.


« Personne ne préparant les pâtes comme son voisin, la façon de les accommoder fournira alors un sujet du repas lui-même. Cuisiner en Italie est d’abord un art de la conversation et ensuite une leçon de géographie. »


Tous aux fourneaux !


« D’autant qu’on ne laisse pas l’homme ou la femme officier seul aux fourneaux. On participe, on investit les lieux, on suggère, on goûte. Jamais d’ordres, mais des conseils parfois insistants. Un congrès d’ethnologues comparant les mérites respectifs de leurs tribus amazoniennes ne susciterait pas moins d’échanges et de disputes :


« Dans les Pouilles, ma mère les fait comme ça.

-        Chez moi à Avellino, on ajoute ceci ou cela… »

 

Passons aux travaux-pratiques :

 

1° Gentile Gragnano Napoli link 


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Les pâtes de Gragnano sont célèbres. Pour les fabriquer on utilise de la semoule fine de blé dur Senatore Cappelli et les pâtes sont séchés à basse température selon la «méthode Cyril. »


Cyril de Torre Annunziata, un ingénieur, en 1919, a estimé qu’il était impossible de continuer à sécher les pâtes dans la rue et il a inventé une méthode artificielle qui reproduit le phénomène naturel. C’est la « Méthode Cyril  qui combine chauffage et ventilateur, et réduit le temps de séchage et libère la production des aléas météorologiques (dix jours de séchage dans la rue trois / quatre jours dans les cellules à l'intérieur des usines).


La fierté de la production est la fusilli travaillée entièrement à la main. Le « fusillare » roule nouille après nouilles sous l'avant-bras pour lui donner une forme hélicoïdale et une extrême diversité de chaque fusillo individuel. (Voir absolument la vidéo)


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ICI l’épicerie locavore link 


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L’épicerie locavore est une jeune fabrique de produits d’épicerie biologiques et locavores, implantée à Bagnolet (93).


Gamme de produits : plusieurs variétés de pâtes classiques ou originales, des légumineuses, et des mélanges de farines à pain. La proximité des fournisseurs de la région Île-de-France vous assure la qualité et la traçabilité de nos produits.


 

Mezzi Paccheri di Gragnano con peperoni cruschi di Senise fonduta di cacioricotta e cioccolato link


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Penne au Gaperon link 

Lors d'un dîner des Tronches de vin votre Taulier aux fourneaux avait préparé des plâtrées de macaroni au Gaperon (les penne vont bien aussi à ce plat) et notre Eva en rêve encore la nuit. C'est pour cette raison que je lui ai demandé de choisir le vin ce qu'elle a fait avec un Chorey-les-Beaune 2007 de la maison Sylvain Loichet.

 

«Un chardonnay bien mûr, ample, gras comme il faut, qui ne s'endort pas en bouche grâce à une belle vivacité. On enrobe le gratin de macaroni au gaperon et on le réveille grâce au vin. »

 

Excellent choix que mes amis italiens comprendront aisément.

 

Pour eux je rajoute le 27-07 Sauvignon 2010 - Lazio IGT blanc Azienda Matteo Ceracchi – Piana dei castelli link adoré par une autre tronche de vin : le ouistiti des vins natures Guillaume Nicolas-Brion


« La vendange de ce sauvignon a eu lieu le 27 juillet 2011. D'où le nom de 27.07 : ce n'est pas un agent secret, mais un vin quasi secret, 9300 bouteilles. Les vignes sont cultivées en biodynamie mais on ne le dit pas trop. Résultat ? Forcément inattendu. Bien sûr, une forte acidité mais pas dérangeante, au contraire : rafraîchissante. Une finale très minérale. Ce vin n'est pas vert : le fruit est mûr, le jus est précis, la quille taillée pour quelques belles années. Assurément, on l'a bu trop tôt. C'est une sacrée découverte. »


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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 19:16

Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll,

 

Il est un vieil et bon adage chez les plaideurs : un bon compromis vaut mieux qu'un mauvais procès.


Dans ce qui est devenu l’affaire Giboulot il me semble qu’il est temps que vous disiez halte au feu !


Je ne reviens pas sur le fond de l’affaire car vos services déconcentrés : DRAAF Bourgogne et le Préfet vous ont sans aucun doute informés.


Emmanuel Giboulot a contrevenu à un arrêté préfectoral et il comparaîtra le lundi 24 Février 2014 devant le Tribunal Correctionnel de Dijon.


Au-delà de l’émotion et de l’importance d’une pétition, du fond même de l’affaire, il me semble important que le Ministre, sans déjuger qui que ce soit, services/ organisations professionnelles, sans interférer sur la séparation des pouvoirs, puisse demander que cette affaire quitte le prétoire pour revenir là où elle aurait dû rester : au plan d’une action proportionnée à la réalité des risques encourus par la non-application de l’arrêté préfectoral.


Nul dans cette affaire ne détient la vérité car il n’y a malheureusement aucune vérité et ce qui compte c’est que les parties en présence puissent à l’avenir s’entendre et se comprendre pour mettre en œuvre des actions concertées et efficaces pour éviter que la flavescence dorée se propage.


En prenant une telle position de pacification, sans jouer le Ponce-Pilate ni le Salomon, Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll, vous ramèneriez de la sérénité dans une affaire qui n’aurait jamais dû prendre de telles proportions.


Comme vous le savez je crois, car je l’ai pratiqué avec un certain succès, aux vertus de la médiation pour dépasser les antagonismes et les positions trop rigides qui figent tout et entretiennent des conflits stériles.


C’est une proposition constructive ménageant l’avenir comme les susceptibilités, car elle ne présente que le risque de réussir. L’important dans ce combat n’est pas de donner tort ou raison à qui que ce soit mais de mettre en place un dispositif proportionné aux risques.


En espérant être lu et compris, recevez Monsieur le Ministre de l’Agriculture, cher Stéphane Le Foll, à la veille de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture, les respects d’un vieux et parfois turbulent serviteur de l’Etat.


 

Jacques Berthomeau

 

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