Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 00:09

Cette petite annonce est l’œuvre d’Horace Courvoisier l’un des 4 vignerons les mieux cotés du canton de Genève venus au Japon pour présenter leurs nectars. « Ils réalisaient avec ce voyage au Japon une belle percée sur le marché asiatique »


Invités à dîner par Tanaka Kanta, « un riche industriel, qui habitait le dernier étage d’une tour de Tokyo », ils dégustent les sushis les plus succulents du monde servis sur une femme table. « Ils se pâmèrent longtemps, notamment sur la chair translucide et si subtile du fugu, présenté en sashimi sur le pubis ébène de la jeune femme. »


« On buvait du saké froid, mais aussi du pinot gris de Jacques-Auguste Gros, du sauvignon d’Horace Courvoisier, un assemblage de Bastien Achard et du marc d’Armand Vuagnat. Tanaka Kanta avait acheté plusieurs centaines de bouteilles de leurs productions. »


Nos 4 larrons vont voir leur vie érotique bouleversée par cet étrange dîner qui aurait plu à Emmanuel Giraud.


J’ai choisi, Bastien Achard « qui était fort timide, et qui n’avait jamais connu de femmes d’aussi près … » et qui au court de ce repas « jouissait pour le troisième fois dans son pantalon. »


photo770.jpg

 

Je ne vais pas bien sûr déflorer toute l’histoire mais Bastien qui, depuis l’âge de 5 ans nourrit pour Suzanne Schöller, la fille du douanier fribourgeois, un amour fou, « le dimanche qui suivit son retour du Japon, à seize heures sonnantes… » prenant son courage à deux mains, frappait chez l’élue de son cœur un bouquet de roses rouges à la main.


Et puis « peu à peu, ils déballèrent ce désir si longtemps réfréné au fond de leurs cœurs et qui parfois, lorsqu’il bouillonnait trop fort, ne trouvait qu’un assouvissement stérile en se répandant dans le vide. Mais, à passé minuit, quand ils finirent par évoquer la vieille paire de bottes en plastique bleu et le vieux tire-bouchon en manche de cep, Bastien Achard et Suzanne décidèrent enfin que le futur devait être rempli. Ils se jetèrent nus l’un dans l’autre avec une passion telle que les voisins s’en souviennent encore. »


Les 3 autres lurons vignerons vécurent, eux aussi leur histoire post-Japon et «Jacques-Auguste Gros, Horace Courvoisier et Bastien Achard se retrouvèrent à la fête des vendanges de Russin. Ils buvaient une bouteille de chardonnay au coin du bar de la grange à Jacquot. Jacques-Auguste Gros parla du temps qui n’avait pas été favorable cette année. Horace Courvoisier expliqua ses démêlés avec l’administration fiscale cantonale et Bastien Achard fit l’éloge de son viognier. Ils se remémorèrent ensuite les grandes étapes de leur voyage au Japon. Ils plaisantèrent comme de vieux camarades de chambrée en évoquant le repas chez Tanaka Kanta… »


Mais où était donc le 4e vigneron Armand Vuagnat ?


germano_zullo_la_joie_de_lire_neu.jpgteteAlbertine.jpg

 

Vous le saurez en lisant le petit opus coquin de Germano Zullo illustré par Albertine, publié aux éditions Humus « Une bonne longueur en bouche » link


photo769.jpgphoto771.jpg

Partager cet article
Repost0
23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 00:09

le_journal_d_une_femme_de_chambre01.jpg

 

Qu’est-ce donc que cette bizarre dénomination ?


Décomposons :


-         Dans le langage politiquement correct, les gens qui font le ménage, dans les bureaux, sont dénommés agent ou technicien de surface. « Un technicien de surface, agent d'entretien, agent d'entretien et maintenance ou agent de propreté et d’hygiène, souvent également appelé homme de ménage (ou femme de ménage si c'est une femme), est un salarié chargé du nettoyage de locaux collectifs des secteurs tertiaire et industriel. »


-         Médiatique :


Sens 1 : des médias.

Sens 2 : rendu populaire grâce aux médias.


Pourquoi une telle association ?


Tout bêtement parce qu’un blogueur grand cireur de pompes, plein de fureur, a évoqué auprès de l’attachée de presse d’un grand éditeur parisien, Albin Michel, sa surface médiatique, afin d’obtenir un service de presse d’un livre brulot. Le même aux temps glorieux d’ebuzzing, classement des blogs de vin, trépignait lorsqu’il se retrouvait dans les profondeurs de ce palmarès fruit d’un algorithme stupide.


Qu’est-ce donc que la surface médiatique ?


C’est dans la bouche de cette immense personnalité, phare du monde du vin, à la fois une notion quantitative : le nombre de ses lecteurs, et qualitative : sa capacité à influencer ceux qui le lisent.


L’influence, nous y voilà !


En septembre 2010 j’ai commis une chronique sur le sujet De l’influence : court traité à l’attention de ceux qui pensent que j’en ai...


« Je suis furax !


Non je ne suis pas un chroniqueur influent !


Si c'était vrai ça se saurait du côté du 78 rue de Varenne...


J’ai trop roulé ma bosse en des lieux dit de pouvoir pour avoir une telle prétention.


Je ne suis qu’une chiure de mouche sur la Toile !


Je ne suis qu’un petit chroniqueur indépendant qui s’amuse à ouvrir des brèches, des fenêtres sûr, rien de plus, rien de moins !


Comme je suis tout sauf modeste ne voyez pas dans cette colère un exercice de fausse modestie destiné à ce que vous protestiez du contraire.


Ceux qui décident, ou qui sont censés décider, se tamponnent largement de mes opinions, de mes humeurs ou de mes propositions. Ils ont mieux à faire que d’être révérant à mon égard ou de m’accorder un quelconque crédit […]


Tout cela est fort insignifiant, écume du jeu social, sans échange monétaire qui ferait déboucher l’influence sur le « trafic d’influence » qui n’est pas mon sujet du jour car il relève lui des tribunaux. Mon propos touche au théâtre du paraître, au miel des tribunes, des invitations, des déjeuners au château, ce merveilleux plaisir de voir son nom cité, en bien évidemment, dans les journaux, à l’encens de ceux qui vous font comprendre que vous êtes quelqu’un d’important, à l’ivresse d’un passage sur un plateau de télévision... j’en passe et des meilleures. Dans notre petit monde du vin je suis toujours émerveillé en contemplant ce spectacle… » link


Je n’ai rien à retrancher ni à ajouter mais je ne puis m’empêcher de remettre une petite couche sur la surface médiatique supposée de certains :


1-     Le monde du vin, des amateurs de vin, est un petit monde bien étroit qui ne pèse guère dans l’univers des médias (les tirages de la presse spécialisée sont misérables et les grands médias ne lui accordent qu’une petite place, loi Evin ou calcul d’audience bien compris) ;


2-   Les spécialistes  du vin ne s’adressent bien évidemment qu’aux amateurs du vin sans chercher à étendre le domaine du vin, ce qui a pour effet de créer une caisse de résonnance entre soit qui n’atteint qu’un niveau de bruit médiatique que l’on peut qualifier de bas bruit.


3-   Le résultat est bien évidemment que la surface médiatique des « influents du vin » se confond avec un petit cercle de copains ou d’obligés : « passe-moi le sel Norbert je te passe la poivrière… »


De l’utilité donc du métier d’agent de surface médiatique dans le petit monde du vin : faire le ménage (je n’ai pas écrit des ménages) sans glisser la poussière sous le tapis me semble un job plein d’avenir sur la blogosphère et sur les réseaux sociaux où le premier crétin venu se prend pour le futur prix Pulitzer…

 

Ci-dessous, un bel exemple de prétention du fameux plumitif doté d'une grande surface médiatique :

 

« Quoi qu’en pense telle ou telle idiote en quête du quart d'heure warholien de célébrité, Bordeaux est un monde de civilisation avancée. Je viens d’y passer quatre jours parfaits, de chais en châteaux, de RG en RD, loin des étouffements de la pollution mal gérée, au soleil retrouvé. C’était bien. Revue de détail. »

 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 00:09

La plainte : « Nous sommes bien entendu opposés aux actions de vengeance personnelle... Mais nous ferions bien volontiers une petite exception pour l'architecte qui a réussi à persuader les responsables viticoles de Saint-Émilion que l'art de la dégustation était compatible avec la torture. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, quand pour goûter 70 vins il convient de passer plusieurs heures assis sur des chaises inspirées de celles des roto faneurs d'autres fois, quand la traction animale régnait dans nos campagnes... Un supplice qui n'est sans doute pas près de cesser puisque par définition, ces « sièges » en acier risquent d'avoir une durée de vie supérieure à bien des bouteilles du millésime 2013. » link


2519656-salle-degust-lussac-jpg_2162146--1-.jpg 

 

Selon les premiers éléments de l’enquête d'une commission indépendante composée de grands professionnels du vin, non bordelais, pour prévenir tout conflit d'intérêts, corroborés par deux organismes certificateurs extérieurs, Qualisud et Bureau Veritas (interview du directeur de l'INAO) link, il ne semble pas que Norbert Le Forestier soit à l’origine de l’agression caractérisée contre le postérieur du sieur Dupont Jacques et de celui de son compère Bompas Olivier. Certains mauvais esprits du village, et ils sont légions, ironisent sur le côté douillet du bas-bourguignon et de son compagnon d’infortune.


En tout début d'après-midi, le Syndicat des fabricants de roto-faneurs et autres matos terroiriste français s’insurgeait contre la contre-publicité faite par les 2 fabulistes à la qualité du matériel made in France. Arnaud Montebourg a lui aussi déclaré que cet acte antinational ne l’étonnait guère de la part du Point.


plante12.jpg

 

Consultée au téléphone par le Président de la commission indépendante, devenue prudente comme une tribu de Sioux, Isabelle Saporta a déclaré qu’elle n’avait pas osé, de peur des foudres de Norbert Le Forestier et de son redoutable hallebardier, faire état de cet acte de torture caractérisé. À la veille du scrutin municipal certains « résistants » se sont réunis nuitamment dans un garage pour envisager des mesures de rétorsion contre les hauts dirigeants de l’ODG saint-émilion.


La présidente du club du 3e âge, « les tricoteuses du terroir », a proposé à son Conseil d’administration, dans un but d’apaisement, de mettre en fabrication deux coussins en coton mercerisé bourré de crin afin de préserver le confort des 2 beaux culs des 2 beaux nez (ne pas confondre avec les faux-culs aux faux nez). Pour l’heure la décision a été mise en délibéré car une minorité souhaitait broder une cloche sur chaque coussin et la majorité des bigotes désirait qu’ils fussent bénis par l’archevêque de Bordeaux&Bazas.(Silver Bell) link (culs bénis bien sûr).


 Claire 2181

 

Dernière minute, l’Amicale des anciens repentis de la STASI, tient à préciser qu’aucun de ses membres n’a donné de tuyaux pour poser des micros à qui vous savez… L'intéressé se les ait laissé poser à l’insu de son plein gré.


Affaires à suivre…



Edith Piaf & Les Compagnons de la Chanson... par alize2006

Partager cet article
Repost0
20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 10:00

olivier-059.JPG

 

Aujourd’hui je suis Bourguignon et, bien sûr, fier de l’être. Je traîne mes guêtres du côté de Beaune, de Savigny-les-Beaune, du Clos Vougeot, dégustateur indépendant et insignifiant mais toujours présent pour flairer les bons coups, ceux qui se boivent en priorité.


olivier-061.JPGphoto764.jpg

 

Le vent  a soufflé sur Paris, les particules fines se sont envolées et aujourd’hui c’est le printemps dont j’ai glané quelques signes avant-coureurs en me baladant fièrement sur ma flèche d’argent.


Les VOICI : salivez, gorgez vous de soleil et de produits frais, buvez bon


olivier-025.JPGolivier-034.JPGolivier-050.JPGolivier-047.JPGolivier-052.JPGolivier-053.JPGolivier-055.JPGolivier-056.JPGphoto763.jpgphoto758.jpgphoto757.jpgphoto756.jpgphoto759.jpgphoto760.jpgphoto761.jpgphoto762.jpgolivier-064.JPGolivier-067.JPG

Partager cet article
Repost0
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 00:09

affiche-Devine-qui-vient-diner-Guess-Who-s-Coming-to-Dinner.jpg

 

La seule évocation de la proposition d’un vin nature peut provoquer des boutons dans la population des hauts dégustateurs patentés.


Mais à quoi ça sert un haut dégustateur patenté ?


À écrire des commentaires et à noter des vins pour que des amateurs les lisent.


Fort bien, mais les autres buveurs, l’immense majorité des consommateurs de vin ils sentent le gaz ?


La réponse est oui et tout le monde s’en satisfait, y compris les blogueurs.


Oui mais les hauts dégustateurs patentés vont m’objecter que du côté des vins nus ça n’a aucune espèce d’importance vu que ce sont là des vins de bobos.


Objection votre honneur comme le disent les lawyers dans les séries américaines !


En êtes-vous si sûr ?


Bien sûr que non dans la mesure où madame et monsieur tout le monde n’a guère la voix au chapitre : t’as pas vu un sondage dans la RVF sur cet important sujet ?


Non, mais y’a jamais de sondages dans la RVF z’ont pas les moyens.


Pour pallier ce manque grave je vous propose un test original : la démonstration par la méprise.


Je m’explique. C’est une histoire authentique.


Dans le réfrigérateur 2 bouteilles de blanc attendent sagement : l’une pour être convoyée vers un dîner en banlieue, l’autre pour être dégustée par le Taulier.


La première est un excellent blanc de Provence de facture traditionnelle Grand Boise ; la seconde est un vin nature italien Litrozzo.


Le samedi soir, l’une des bouteilles est prélevée dans le réfrigérateur pour être convoyée vers le dîner en banlieue. Précision, les futurs consommateurs de cette bouteille ne sont pas des amateurs de vin mais des consommateurs normaux qui aiment qu’un repas entre amis soit arrosé d’un bon vin.


Bref, dirait Pépin, le lendemain le verdict est tombé dans l’oreille du Taulier « Dis-donc il était super bon ton vin blanc. Nous nous sommes vraiment régalés… »


Étonné, votre Taulier va inspecter l’intérieur du réfrigérateur. Qu’y trouve-t-il ? La bouteille de Grand Boise qui n’a pas fait le voyage en banlieue.


007-copie-2

Morale de l’histoire : « des consommateurs normaux qui aiment qu’un repas entre amis soit arrosé d’un bon vin ont apprécié et se sont régalés d’un vin nature… »


La démonstration par la méprise vaut tous les baratins boursouflés de certains hauts dégustateurs patentés…


Qu’en pensez-vous, vous ?


Partager cet article
Repost0
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 00:09

0470e477.gif

 

De mon temps de concierge parisienne, avant les digicodes, on disait un pas de porte, maintenant y disent un « hub » du côté de Saint-Émilion. Au début je n’ai pas très bien compris pourquoi mais très vite mon petit doigt m’a dit que là-bas, depuis qu’une certaine Saporta avait craché dans le bouillon et séduit puis trahi le Grand Jurat, tout devait passer par lui afin de recevoir son Nihil Obstat.


Bref, moi qui ne suis qu’une cancanière née, qui fait ses délices des ragots les plus gratinés, j’ai donc décidé de tenir un « hub » officiel de tout ce qui se raconte au village.


Ben oui j’en avais un petit peu marre des potes de Norbert Le Forestier – ne pas confondre avec Maxime – qui peuvent tout se permettre, même d’insulter un auteur parce que c’est une nénette, et surtout de me faire dire ce que je n’ai jamais écrit.


« Vos gueules les mouettes ! » que  je leur dit.


Et de leur appliquer à ces plats courtisans la célèbre saillie d’Éric Cantona  « Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est qu’elles pensent qu’on va leur jeter des sardines. »


Comme de bien entendu, toute « gorge profonde » bien informée est la bienvenue pour alimenter mon « hub » saint-émilionnais, discrétion assurée il n’est pas écrit buisson sur mon front.


Je vous propose donc le N°1 de mon « HUB »


Bidochons.jpg

 

No consultant via JM.Quarin chronique 168


Jean-Marie Quarin fait partie de ceux qui ont parlé à Isabelle Saporta. Je m’inquiète pour lui, va-t-il être excommunié ?


 « Avec d’autres amis nous avons ouvert une bouteille d’Ausone 1990, à l’expression rigide (noté 15 // 87). Je me souviens très exactement de ma dégustation de ce vin avant et après sa mise en bouteilles. Il brillait par ses nuances et sa complexité. Je ne les retrouve plus. Je parlais librement cette semaine avec Alain Vauthier (il n’a pas fait ce vin) de cette modification de comportement. Au milieu des années 1990, il a commencé à comprendre qu’il fallait ouvrir les caves d’élevage dans le calcaire et non pas les fermer comme on cherche à le faire dans les chais de surface. Pour lui l’hygrométrie faisait baisser le degré d’alcool. Aujourd’hui, il va même jusqu’à chauffer cette cave naturelle, la déshumidifie et se méfie terriblement de toutes les manipulations du vin faites à basse température à cause de la dissolution d’oxygène et le risque de perte aromatique.


Dans cette approche pointe un fait nouveau : la remise en cause de l’expérience communément admise, celle des voisins ou des confrères, pour identifier ce qui fait sens dans la qualité de son propre vin. Dans un monde du vin très industrialisé comme celui de Bordeaux, qui doit répondre à tant d’attente, demandons-nous comment peut exister le temps de l’observation, celui qui induit une conduite particulière et adaptée à son cru. C’est probablement dans cet esprit que Pierre Olivier Clouet, jeune dirigeant technique de Cheval Blanc aime à dire : « à Cheval Blanc, il n’y a pas de consultant ». Sous-entendu, nous devons bâtir notre expérience et faire fi des conseils standardisés et des recettes. Voilà un fait nouveau. »


La fausse-noblesse, noblesse d'apparence via une « gorge profonde » 


Dioudonnat-Encyclopedie-De-La-Fausse-Noblesse-Et-De-La-Nobl.jpg

 

« Un certain Norbert du Bois de la Broussaille est allé chez son voisin qui a une ferme avec toutes sortes d’animaux. Il était invité pour la tue-cochon et les préparatifs culinaires qui s’en suivent. En arrivant il a bien vu le cochon avec sa petite queue en tire-bouchon et son groin-groin.


Puis il y a eu le meurtre de l’animal. Ils ont alors procédé au découpage et commencé à faire les jambons, les boudins, les pâtés, etc.


Combien de bouteilles ont été bues durant la journée, personne ne le saura…


Le soir quand, tant mâle que mal, il est parti pour rentrer chez lui, il était ivre, il voyait double…


C’est ainsi qu’il a vu que le porc avait deux groins !


Avant de repartir Norbert a buté dans la poubelle et l’a renversée. Il a alors balbutié à son voisin :


-        T’inquiètes donc pas, j’essuie partout


Extrait de l’Encyclopédie de la fosse noblesse&associés dans la collection « Un pour tous, tous purin »


En ventre chez tous les blogueurs à part ayant pognon sur cru »

 

 

« Pierre-Marie Dioudonnat, né en 1945, est un écrivain, historien prosopographe, et éditeur français, spécialiste de l'histoire des noms de famille.


« Le nom de Pierre-Marie Dioudonnat est étroitement associé à son Encyclopédie de la fausse noblesse et de la noblesse d'apparence, qui recense de la manière la plus exhaustive possible les nombreuses familles françaises dont le patronyme actuel présente une apparence nobiliaire sans avoir, en fait, jamais appartenu au Deuxième Ordre (sous réserve de la preuve du contraire). On parle désormais du Dioudonnat, comme on dit le Valette ou le Bottin.


Le Dioudonnat recense les familles qui ne sont pas de noblesse française à titre de noblesse d'apparence. S'intéressant à la seule noblesse d'origine française, le Dioudonnat ne considère que les familles non reconnues comme telles par l'ANF, en considérant toutefois les différences existant entre les familles de noblesse inachevée, les familles dont certains membres ont été qualifiés d'écuyers sous l'Ancien Régime, les familles d'ancienne bourgeoisie et les familles en mal de reconnaissance sociale...


«  Pour tuer des hommes, on commence par les priver de nom. Exister, c’est avoir un nom. En changer, c’est modifier la substance de son identité. »


Portes  Ouvertes d’exception à Saint-Emilion du  1er au 4 mai


Le Taulier mon hébergeur a  reçu cette invitation « Le weekend du 1er au 4 mai, les viticulteurs de Saint-Emilion ouvrent leurs portes de leurs châteaux »


Bravo qu’il m’a dit mais il ne faudrait pas qu’il y ait aussi des châteaux aux portes fermées pendant ces 4 jours-là. Prière de faire suivre à Norbert et à ses frères, le Taulier exige la montgolfière car comme le dit un châtelain du coin bien doté à l'humour corrosif « Si la Dordogne déborde, Angélus risque fort de devenir une première crue... »


Saint-emile.jpg

 

Affaire à suivre comme l’on dit dans les prétoires… 


Partager cet article
Repost0
14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 00:09

055-cj-l.jpg

 

Au-delà du tintamarre, de la fureur, des excès de langage, des insultes, soulevées par la publication d’un livre, dont j’ai fait une critique précoce et sereine link, la plupart de ceux qui sont montés au créneau pour défendre « l’honneur bafoué » de leur grand ami, se gardent bien d’aborder le fond du dossier du classement de saint-émilion.


Il agissent sans doute par méconnaissance, amateurisme ou complaisance, peu m'importe les juges trancheront tant sur le recours administratif que sur la plainte au pénal. Quant à l’accusation de diffamation publique du propriétaire du Château Angélus contre l’auteure Isabelle Saporta et son éditeur, elle ne constitue pas « la fin de la récréation » comme l’écrit un esprit limité, mais ouvre un épisode judiciaire à mon sens inutile. Que sera, sera, nul ne doit vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.


François Mauss, à juste raison, souligne « Faut-il redire que ce classement des St Emilion n'a rien à voir avec un classement de terroirs comme en Bourgogne – ce que je regrette à titre perso – mais dont le but était de mettre en avant des domaines prêts à offrir une nouvelle approche de la clientèle. »


En effet, un peu d’histoire doit nous remettre en mémoire ce qu’est un Grand Cru du côté de Saint-Émilion. Le cahier des charges de l’AOC « saint-émilion grand cru » homologué par le décret n°2011-1779 du 5 décembre 2011, JORF du 7 décembre 2011 indique page 55, point X lien avec la zone géographique « La zone géographique de l’AOC « saint-émilion grand cru » identique à celle de l’appellation « saint-émilion », est située… »

 

On ne saurait être plus clair, le différentiel de rendement est minime, entre 4 et 5 hl/ha en moins, il suffit de payer la cotisation et le tour est joué. Le fait de porter le terme « Grand Cru » sur une étiquette fait gagner environ 2 euros. En gros et HT, une bouteille de Saint Emilion est vendue 3,5 euros alors qu'une Grand Cru est vendue 5,5.


Les sorties propriétés à la fin décembre 2013 donnent les chiffres suivants :

Saint-Émilion 36 440 hl

Saint-Emilion « grand cru » 127 556 hl soit 78% de l’ensemble. (30 à 40 % il y a 30 ans)


Récoltes 2011 : 76 000hl saint-émilion et 171 764 hl saint-émilion grand cru

2012 : 66 704 hl et 166 764 hl

2013 : 52 952 hl et 116 346 hl

 

Surfaces : 2011 1453 ha saint-émilion et 3955 ha saint-émilion grand cru

2012 : 1333 ha et 4072 ha

2013 : 1491 ha et 3891 ha

 

Rendements : 2011 52,3hl/ha saint-émilion et 43,5hl/ha saint-émilion grand cru

2012 : 50,1hl/ha et 41 hl/ha

2013 : 35,5 hl/ha et 29,9 hl/ha

 

Que du bon ?

 

Pas si sûr, je ne me risquerais pas à évaluer le % de saint-émilion « grand cru » au-dessous du niveau de la mer. Nos grands dégustateurs ne s’intéressent guère à la piétaille mais c’est pourtant du saint-émilion, l'appellation-socle, qu’il faudrait mettre à niveau et, comme une délimitation semble exclue, car elle serait, politiquement et pratiquement, irréalisable ne restent plus que des artifices pour que l'utilisation du terme très valorisant « Grand Cru » puisse perdurer.


Je vous invite à lire page 55 du cahier des charges le texte décrivant le lien avec la zone géographique c’est un grand moment link Saint-Emilion Grand Cru_JORF du 7 décembre Document Adobe Acrobat [123.4 KB]

 

Mais le vrai problème le plus important c’est que beaucoup d'autres AOC souhaitent pouvoir utiliser ces mots : le Languedoc, Bergerac, Montagne-Saint-Emilion, Lalande-de-Pomerol, etc.... et les Bordeaux souhaitent obtenir la dénomination « 1er Cru ». Pourquoi ne se réclameraient-ils pas de la jurisprudence saint-émilion grand cru ?


Bref, les grands de Saint-Émilion, le « meilleur d’entre-eux » en tête, lui qui siège au Comité National de l’INAO, garant de l’intérêt général de l’appellation et des appellations, devraient s’en soucier.


Que nenni, ou presque la nouvelle ODG dit serrer les boulons qualitatifs, toute l’énergie a été tournée vers la conception d’un classement qui fasse émerger, sur un océan de relative banalité, voire médiocrité, la crème de la crème.


Et c’est à ce niveau, celui de l’élaboration du texte que tout s’est joué. En effet, profitant du choc des recours à répétition et de l’annulation par le Conseil d’État du précédent classement, nos petits machiavel ont concocté le fameux règlement que j’ai épluché dans une chronique du 17 avril 2013.


« Après tout y’a que le vin qui compte puisque c’est lui que je bois… démonstration par le classement des Grands Crus de Saint-Émilion »


Je vous la livre dans son intégralité


Quant à moi, qui bois bien sûr, je suis allé mettre mon nez dans l’Arrêté du 6 juin 2011 relatif au règlement concernant le classement des « premiers grands crus classés » et des « grands crus classés » de l'appellation d'origine contrôlée « Saint-Emilion grand cru » signé par Bruno Le Maire et l’immense Frédéric Lefèvre pour voir comment le vin y est traité. En clair combien le niveau de qualité et constance des vins appréciés par dégustation des échantillons pèse dans la note finale ?


Extrait de l’Article 6 : Examen des candidatures


 Les critères et pondérations retenus par la commission pour fixer la note des candidats sont les suivants :


 Pour la mention « grand cru classé » :


 1. Niveau de qualité et constance des vins appréciés par dégustation des échantillons (50 % de la note finale) ;


 

2. Notoriété appréciée au regard de la valorisation nationale ou internationale du vin de l'exploitation, de la mise en valeur du site, de la promotion et des modes de distribution (20 % de la note finale) ;


 

3. Caractérisation de l'exploitation appréciée à partir de l'assiette foncière, de l'homogénéité de ou des entités culturales et de l'analyse topographique et géo-pédologique (20 % de la note finale) ;


 

4. Conduite de l'exploitation tant sur le plan viticole que sur celui de l'œnologie appréciée en tenant compte de l'encépagement, de la structuration et de la conduite du vignoble, de la traçabilité parcellaire en vinification et des conditions de vinification et d'élevage (10 % de la note finale) ;


 

Tout candidat dont la note finale est supérieure ou égale à 14 sur 20 est proposé au classement « grand cru classé ».


 

Pour la mention « premier grand cru classé » :


 

1. Niveau de qualité et constance des vins appréciés à partir de l'excellence des résultats de la dégustation et de l'aptitude au vieillissement (30 % de la note finale) ;


 

2. Notoriété appréciée au regard de la valorisation nationale et internationale du vin de l'exploitation et de la mise en valeur exceptionnelle du site (35 % de la note finale) ;


 

3. Caractérisation de l'exploitation appréciée à partir de l'assiette foncière, de l'homogénéité de ou des entités culturales et de l'analyse topographique et géo-pédologique (30 % de la note finale) ;


 

4. Conduite de l'exploitation tant sur le plan viticole que sur celui de l'œnologie appréciée en tenant compte de l'encépagement, de la structuration et de la conduite du vignoble, de la traçabilité parcellaire en vinification et des conditions de vinification et d'élevage (5 % de la note finale).


 

Tout candidat dont la note finale est supérieure ou égale à 16 sur 20 est proposé au classement « premier grand cru classé ».


 

La commission peut décerner des distinctions (A et B) aux vins proposés pour la mention « premier grand cru classé » compte tenu de leur notoriété et de leur aptitude au vieillissement.


 

Bref comme dirait Bof la qualité du vin pour un « premier grand cru classé » ne compte que pour 30% dans la note finale soit moins que la Notoriété appréciée 35% avec un parent très très pauvre la Conduite de l'exploitation 5%.

 

Enfin, pour accéder au nirvana A et B c’est encore la notoriété qui se taille une belle part.

 

I have a dream j’achète un magnum d’Angélus – rêver ne coûte rien – vais-je boire pour 35% de notoriété appréciée au regard de la valorisation nationale et internationale du vin de l'exploitation et de la mise en valeur exceptionnelle du site ?


Un peu difficile à avaler tout de même surtout qu'il faut qu’en sus je me tamponne la coquillette du fait que la conduite de l'exploitation tant sur le plan viticole que sur celui de l'œnologie appréciée en tenant compte de l'encépagement, de la structuration et de la conduite du vignoble, de la traçabilité parcellaire en vinification et des conditions de vinification et d'élevage c’est peanuts.


Sans être un grand dégustateur patenté, ça se saurait et le GJE m'accueillerait à bras ouverts, je constate que ce classement, du fait de la pondération des critères, vise essentiellement les buveurs d’étiquettes à forte capacité financière.


C’est le choix de l’ODG Saint-Emilion que je n’ai pas à contester et que je ne conteste pas. Ce que je n’admets pas c’est que tout ça soit contenu dans un Arrêté Ministériel link.


Que vient faire la puissance publique dans cette affaire ?


Ce classement est en effet une affaire qui relève du droit privé, de la volonté des parties et non d’un intérêt général supérieur impliquant l’INAO qui, dans mon souvenir, était le garant de l’origine et non un certificateur pour la bonne marche des affaires.


N’en déplaise à ceux qui se pavanent en traitant ceux qui ne pensent pas comme eux d’esprits faibles, sous-entendant ainsi qu’ils sont des esprits forts, en dépit de la signature de 2 Ministres en bas de cet arrêté, les critères du nouveau classement de saint-émilion sont contestables en droit public. L’Etat n’a pas à cautionner une pure opération commerciale qui débouche sur un enrichissement patrimonial. Ce type de compétition, je le répète relève du droit privé, de la liberté des parties de se soumettre à des règles qu’ils se sont données.


Il est très important de rappeler que le texte de l’arrêté du 6 juin 2011 a été rédigé par le syndicat de saint-émilion sous l’œil bienveillant de l’INAO, puis approuvé par le Comité National de l’INAO avant d’être soumis à la signature des 2 Ministres qui n’ont eu pour seule alternative : signer le texte en l’état ou le rejeter sans pouvoir d’amendement.


Si vous m’avez bien suivi, en dépit de la longueur de ma chronique, c’est dans cette boîte « grise » que tout se joue. Et qu’on ne vienne pas me dire que ce jeu se déroule sur le devant de la scène, l’influence, le lobbying, les amicales recommandations, toute la batterie des liens, relations, amitiés, entrent en ligne de compte… et je n’irai pas au-delà. En écrivant cela je ne porte aucune accusation à l’encontre de qui que ce soit, mais je préconise une solution simple : le retrait pur et simple de la puissance publique. Elle n'a rien à faire dans cette galère...


photo-013.jpg

De la part de gens qui plaident pour le moins d’Etat ce serait mettre en conformité leurs actes avec leurs revendications. Ainsi, l’INAO pourrait retrouver ses couleurs d’origine en demandant aux ODG, ex-syndicats d’appellation de se préoccuper de l’essentiel : la défense de la nature même de leur appellation.


Tel n’est pas le cas à Saint-Emilion où l’appellation socle déjà bien galvaudée ne ressort pas renforcée avec le contenu du fameux arrêté du juin 2011. Les critères qui le fondent n’ont strictement rien à voir avec une AOC. Le ver est dans le fruit et je trouve cela très inquiétant pour l’avenir de notre système d’AOC déjà bien ébranlé par la dilution. 

Partager cet article
Repost0
13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 00:09

21884_486077624761167_102314798_n.jpg

 

GNB est un obsédé de la peau… de la peau des raisins blancs bien sûr… mais aussi de toute peau qui se mange seule ou avec d’autres comme nous questionnait le curé à confesse à propos de l’acte de chair.


Ainsi vous comprendrez mieux le poids de son exhorte dans la préface de l’opus co-écrit avec Aurélie Portier La peau  dix façons de la préparer aux éditions de l’Épure : « Oser cuisiner toutes les peaux ! »


335_3m.gif

 

Cuisiner les peaux encore un truc de bobos ! Va-t-on lui rétorquer dans les salons des bourgeois tout court du VIIe arrondissement.


1546257_10202981404881120_392884617_n.jpg

 

Ouais, ouais, pas tout à fait faux, mais le Guillaume, grand érecteur de la saucisse au couteau de Chevassieux link qu’a réponse à tout, leur cloue sitôt le bec avec l’argument qui tue « Oser cuisiner toutes les peaux, c’est rompre la monotonie des produits de l’industrie agroalimentaire avec son cortège de produits aseptisés et son prêt-à-manger ! […] Pour sortir des autoroutes du goût, la condition sine qua non est de cuisiner la peau rien que la peau. À ne pas confondre avec l’épluchure, l’écorce ou le zeste… »


Bon, bon, allez, ne chicanons pas, tous aux fourneaux pour vous colleter la préparation des fameuses peaux de bananes (pas celles bien sûr que se glissent gentiment par mots interposés les blogueurs qui s’adorent) C'est la recette 10 Muffins à la peau de banane.


À propos de peau, sans vouloir faire le ramenard, je n’ai pas attendu le Guillaume et sa charmante compagne pour me délecter de la peau dorée du poulet (recette 6 bonbons de peau de poulet) cuite sans une once de matière grasse bien sûr. Chaude ou froide, la peau des poulets de grains de mémé Marie c’était une vraie gourmandise, craquante…


En revanche j’ai toujours détesté, contrairement à ma grande sœur, la peau du lait (recette 8 petits pains à la peau de lait) ça m’asirait. En revanche, j’étais et je suis toujours capable de m’enfourner une belle tartine de pain chaud recouverte de crème crue.


Nos deux peaussiers, qui tiennent beaucoup à notre bonne santé, nous avertissent « pour exécuter cet entrechat culinaire, la peau ne doit surtout pas avoir subi d’opérations de chirurgie esthétique. Les fruits très lisses, trop brillants, sans aspérité sont à bannir car les produits chimiques de synthèse se concentrent dans leur peau. N’oublions pas qu’elle est un organe vivant et la première barrière contre les agressions. Le choix de matières premières d’origine biologique s’impose donc. Et pour qu’elles donnent le meilleur de leur potentiel aromatique, cela va s’en dire : il faut respecter les saisons. »


Le bon peuple naturiste n’en attendait pas mon moins de son guide suprême mais, toujours sans faire le moins du monde le ramenard, je me permets de faire de lui faire remarquer que le bio n’est pas forcément un exhausteur d’arômes, ni même la saison, c’est le temps qu’on a laissé à la plante, au fruit, à l’animal pour atteindre sa maturité. La nature quoi dans toute son expression et sa vérité, pommes ridées, navets tavelés et poulets potelés !


Bon public j’ai donc parcouru l’opus de nos jeunes peaussiers qui sont sans cesse en train de voyager et je me suis dit, dans ma petite Ford d’intérieur, « Tout ça est bel et beau mais, très franchement, je ne me vois pas me mettre au piano pour cuisiner des peaux et que j’étais en droit d’attendre du peaussier déluré GNB qu’il passât à l’acte. En effet, c’est bien beau d’aligner des mots sur les peaux mais rien ne vaut le geste du altier du cuisinier penché sur ses fourneaux et que jamais je n’ai goûté sa tortore alors que lui ainsi que toutes les Tronches de Vin ou presque savent combien on s’en met plein la lampe chez le Taulier. »


Nous disions, sur la cour de l’école, lorsque nous jouions au drapeau, « chacun pour sa peau » en clair ça signifiait que nous ne pouvions compter que sur nous-mêmes. Alors, dans la grande empoignade entre les naturistes et les anti-naturistes GNB est, sans aucun doute, celui qui défend mieux leur peau. Lui seul est capable, avec une foi qui ne saurait être qualifiée de mauvaise, de faire mieux que défendre ses liquides étranges qui ici sont oranges.


Sa passion, son culte de la peau ne pouvait que déboucher sur une balade dans la galaxie des vins de macération. Ceux pour lesquels le vigneron « laisse la peau des raisins en contact avec le moût bien plus longtemps que d’ordinaire ;  cela va d’une dizaine de jours à quelques années, contre un ou deux jours en moyenne pour les blancs classiques » nous précise-t-il dans sa préface.


Donc, très naturellement, chaque recette de peau de zébi est accompagnée d’un de ses vins orange dont raffole GNB. Y’a même un vin d’Ivo, l’homme qui séquestre mon couteau, c’est un blanc 2012 issu de la macération de cépages blancs entre 10 et 15 jours. Quand notre peaussier en chef nous concoctera un mouhalabier parfum peau d’avocat (recette 3) j’espère qu’il nous portera aussi les quilles d’Escarpolette Ivo.

 

« Le blanc de l'Escarpolette ! C'est la première année que j'en fais. Bien sûr, je le trouve bien bon mais surtout ce sont les premières parcelles que j'ai récoltées cette année, une récolte mémorable...  C'est un assemblage de muscat et de maccabeu qui subit une macération jusqu’à la fin des sucres, un peu comme en rouge. Du coup, on a un nez très, très exotique avec une bouche fraiche et tranchante. Le contraste surprend et j'aime ça ! »


1940060770.jpg

 

Désolé Aurélie de n’avoir causé que de GNB mais, comme il est un chouïa macho ça flattera son ego qui a bien du mal à dépasser la taille du mien. Pour vous le prouver je vais étaler ma culture comme de la confiture en me mettant dans la Peau de Curzio Malaparte, l’homme aux cent vies militant ambiguë des causes opposées, improbable mélange d’aventurier, d’affabulateur, de courtisan, de provocateur, de dandy, de diplomate guerrier, de Don Juan.


50037664.jpg

 

Curzio Malaparte est un écrivain majeur, toujours lu mais un peu oublié. Les putes de Naples avec, sur le sexe, des perruques blondes pour aguicher les GI’s noirs, c’est en 1943, où correspondant de guerre et officier de liaison auprès des Alliés, il se trouve à Naples avec les troupes américaines venues libérer le pays. Malaparte avait le sens de l’image dans ses reportages comme dans ses romans, tels Kaputt (1944) ou la Peau (1946), ses deux œuvres les plus célèbres.


Dans la Peau Malaparte  entreprend une tragique odyssée à travers d’une Italie en ruine, livrée à la misère, au chaos, soumise aux plus viles exactions. Comme un écho au tumulte des hommes, le Vésuve entre en éruption, les animaux meurent au supplice, la terre se déchire. « De page en page, la complexité de ces destins happés par la brutalité de l'Histoire se déploie sous l'œil de l'auteur, intransigeant jusqu'à l'écœurement avec la cruauté des faits. Et c'est là la force de son récit : outre la beauté de son style, c'est sa capacité à s'indigner et à indigner le monde qui demeure remarquable. »


La Peau se clôt sur une phrase sibylline: «C'est une honte de gagner la guerre.» Mais le livre montre surtout combien il est honteux de la perdre. L'Italie des années 43-45 est une terre ravagée par la mort, la misère et l'humiliation.

 

)

Partager cet article
Repost0
12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 00:09

laureats-wine-blog-trophy23.jpg

 

J’en veux beaucoup au sieur ami Lalau de m’avoir accolé, dans l’une de ses chroniques gentiment consensuelle link, à Deux Ruines, qu’il ne faut pas confondre avec B&D ses tauliers. Son « un peu de tout » me dérange un peu, non que je fusse contre la diversité mais parce qu’il semble préconiser une forme de relativisme, très en vogue par les temps qui courent, en sous-entendant que toutes les opinions sont à placer sur le même plan.  C’est le consensus mou que lui-même d’ailleurs ne pratique pas lorsqu’il étrille la Sandrine Goeyvaerts par exemple.


La blogosphère est un média où n’importe qui peut entrer, émettre une quelconque opinion plus ou moins bien fondée, exister, durer, perdurer, dire tiout et son contraire, copier-coller, invectiver, car c’est un espace dans liberté sans régulation, sans filtre éditorial, sans réel modèle économique. C’est d’ailleurs pour cette raison que des journalistes patentés y postent des chroniques qui n’engagent pas leur rédaction.


C’est donc un média mais pas un média de même nature que ceux qui l’ont précédé et il ne faut pas s’étonner qu’il reproduise et amplifie toutes les tares et pratiques qui discréditent les médias traditionnels. De plus l’instantanéité, le désir de dégainer le premier, pas vrai Hervé, de faire le buzz induit des contenus creux, peu documentés, à la limite de la légèreté, du n'importe quoi. Le monde est alors binaire, les pour les contre, les bons et les méchants, les sachants et les ignorants…


Qu’importe, ne survivront, ne dureront que ceux qui, dans la plus grande sérénité, traceront leur route depuis longtemps entamée. Tout le reste n’est qu’écume sans lendemain et appeler à une sorte d’armistice c’est l’équivalent de pisser dans un violon.


Qu’il faille lire l’ensemble des opinions qui s’expriment sur un sujet avant de se forger sa propre opinion j’en suis le premier partisan mais, pour autant, ce ne doit pas déboucher sur le plus petit commun dénominateur, sorte de petit robinet d’eau tiède dans un monde de bisounours où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.


Car, tout le monde n’est pas beau, tout le monde n’est pas gentil, le déluge d’injures déversé sur Isabelle Saporta en est la preuve et Hervé tu as aussi subi ce genre de Lalau Bashing pour tes propos de « camionneur » sur la nouvelle star de la vieille RVF.


Si tout sur la blogosphère du vin n’était qu’une question de point de vue il nous suffirait d’agglomérer des opinions inconciliables, de faire des synthèses improbables à la façon des motions du PS, de faire semblant que le monde du vin est un bel ensemble de convivialité, de se congratuler de manière hypocrite, ça n'ajouterait qu'à la confusion et au discrédit.


En effet, un point de vue, c’est à la fois l’endroit à partir duquel on voit bien un paysage, c’est choisir un angle (viewing point) et une opinion, une façon de penser (point of view).


Cette dualité n’a rien d’innocente et elle permet d’affirmer aussi bien « De ce point de vue, vous avez raison. » qu’ «  À mon point de vue, cela est faux. »

 

Le débat, la confrontation des idées, exigent de la clarté, de la netteté, du tranchant parfois, du respect toujours sauf pour ceux qui sortent de la bienséance, invectivent, insultent.


Il est aussi une autre restriction d’importance concernant les intervenants sur la Toile dont la plume est serve, au service exclusif de la main qui les paie, pour moi ils se placent d’emblée hors-jeu et ils sont disqualifiés.


La presse du vin, les blogs de vin, souffrent trop du mélange des genres, de certaines adhérences peu compatibles avec la sérénité de l’expression de point de vue pour que l’exigence de clarté ne soit pas un impératif catégorique.


Non aux faux nez, à celles et ceux qui avancent plus ou moins masqués, libre à eux d’exercer leur métier mais qu’on ne vienne pas me demander d’être des leurs.


Les gens infréquentables je ne les fréquente pas, c’est mon droit, et je ne fais pas ami-ami avec eux sur Face de Bouc, je les vire.


Intolérance me direz-vous ?


Absolument pas, ignorer cette engeance ce n’est pas remettre en cause leur droit d’expression mais une simple mesure d’hygiène intellectuelle.


En dépit de mon goût pour la médiation, je ne suis pas un modéré comme je l’ai écrit ICI en mars 2009 link 


Certes, mon cher Hervé, certains sur le Net sont pathétiques, d’autres de mauvaise foi, mais pourquoi diable t’en inquiéter puisque ça ne censure pas ta liberté de pensée. Tu peux le regretter mais pourquoi préciser que tu n’as pas d’autre ligne rédactionnelle que l’air du temps, que tes coups de cœur ou tes indignations, aussi variées qu’instinctives. Que c’est ce que tu aimes dans le blog, le côté carnet de bord, le côté herbier, « choses bues », miscellanées.


Pourquoi te justifier en affirmant que l’on pourra trouver sous ta plume « autant d’articles pro-bio que critiques du bio, par exemple ;  autant de papiers à la gloire des AOC que de charges à leur encontre. On me taxera aussi facilement de jouer les antisystèmes que les béni-oui-oui, au gré des billets. »


Tu dis ne pas demander grand-chose : « juste d’être jugé sur pièces, et non en fonction de prétendues affiliations ou d’agendas secrets. »


Très amicalement je sens poindre sous tes phrases une grande envie d’être aimé du plus grand nombre et ça, cher Hervé, c’est demander l’impossible…


Comme le chante Tonton David :

 

Chacun sa route

Chacun son chemin

Chacun son rêve

Chacun son destin

 

Dites-leur que:

 

Chacun sa route

Chacun son chemin

Passe le message à ton voisin...

Partager cet article
Repost0
9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 00:09

4839506.jpg

 

Ne vous méprenez pas sur ma bordée de mots, elle n’est que le fruit de ma mémoire qui relie souvent les mots d’aujourd’hui à ceux d’hier. Les mots durs et tranchants sont le carburant des extrêmes, leur dialectique est implacable, avec eux ils modèlent le monde, le plient à leurs phantasmes. Par bonheur de nos jours le pouvoir reste loin de leurs mains.


Aux temps qui ont suivis le printemps de mai 68, les maos se payaient de mots tout comme Le Grand Timonier variqueux, dans son petit livre rouge, qui avait déclaré pour stimuler les larges masses : « Mourir, c’est toujours grave, mais mourir pour le peuple, c’est léger comme une plume»


Pour mémoire rappelons que ce phare illuminant le monde fut concepteur du « Grand Bond en avant, qui tua 36millions et demi de personnes entre 1958 et 1961. Cet épisode tragique ne doit rien aux calamités naturelles, ordinaires, rien au rappel par Khrouchtchev des experts soviétiques, impuissants, et tout aux délires d’un tyran, au pouvoir sans partage, qui s’obstina dans son utopie populiste alors qu’il était informé du désastre.


Au pire moment de la famine, Mao refusa de réduire les exportations de céréales qui finançaient le développement de l’industrie en faisant un commentaire qui glace le sang: «Distribuer les ressources de façon égalitaire ne fera que ruiner le Grand Bond en avant. Quand il n’y a pas assez de nourriture, des gens meurent de faim. Il vaut mieux laisser mourir la moitié de la population, afin que l’autre moitié puisse manger suffisamment.»


Comment qualifier l’envoi à des villageois qui mouraient de faim par centaines de milliers de détachements policiers qui détruisaient leurs masures pour y trouver les grains qu’ils y auraient cachés et torturaient à mort les cadres locaux pour leur faire avouer où ils dissimulaient ces récoltes imaginaires? »


Ce sont les camarades de l’Humanité.fr qui font ce sanglant constat.


Qui se souvient de « La Gauche Prolétarienne dirigé par Benny Levy, alias Pierre Victor, le Raïs de la GP, faux clandestin reclus au fin fond de Normale Sup rue d’Ulm, petit brun affublé grosses lunettes d’intello qui donnaient, à son regard «gris et froid comme celui d’un héros de James Hadley Chase» (Claude Mauriac dans son journal Le Temps immobile vol 3 attribue cette description à Gilles Deleuze…), chef suprême d’un noyau dur pour qui la «guerre civile» ne pourrait être menée par la classe ouvrière sans que des flots de sang soient versés.


Le gourou fascinait son entourage, sa douzaine de zélotes, par son verbe brillant, son goût de la synthèse et l’art qu’il avait de déceler chez ses interlocuteurs la faille dans laquelle il s’engouffrait sans pitié –l'autocritique étant à la GP la seule thérapie autorisée. Tout passait par lui, il auditionnait ses lieutenants et parfois même de simples hommes de troupes, dépiautait leurs dires, tranchait, approuvait ou désapprouvait, sans appel possible, lançait des ordres du jour délirants. Ses batailles de référence, Flins et Sochaux, ses Austerlitz à lui, loin des bastions tenus par ceux qu’il nommait avec mépris les chiens de garde du PCGT, dans le terreau vierge des prolétaires, fondait sa stratégie militaire.


Ceux qui n’ont pas connu cette période de diarrhée verbale putride et délirante ne peuvent comprendre l’ambiance qui régnait dans les hautes sphères de la GP. Pour convaincre les sceptiques je leur propose ce que Benny Levy, alias Pierre Victor, confiait à Michel Foucault en 1972.


 « Soit le patron d’une boîte moyenne, on peut établir la vérité des faits, à savoir qu’il a exploité les ouvriers abominablement, qu’il est responsable de pas mal d’accidents du travail, va-t-on l’exécuter ?


Supposons qu’on veuille rallier pour les besoins de la révolution cette bourgeoisie moyenne, qu’on dise qu’il ne faut exécuter que la toute petite poignée d’archi-criminels, en établissant pour cela des critères objectifs.


Cela peut constituer une politique tout à fait juste, comme par exemple pendant la révolution chinoise…


Je ne sais pas si cela se passera comme cela ici, je vais te donner un exemple fictif : il est vraisemblable qu’on ne liquidera pas tous les patrons, surtout dans un pays comme la France où il y a beaucoup de petites et moyennes entreprises, cela fait trop de monde. »


Sympa le petit juif pro-palestinien, enfin un politique qui se préoccupait du sort des PME, qui, dans les années 80, jettera sa défroque marxiste par-dessus bord pour renouer avec le judaïsme de son enfance, un judaïsme ultra-orthodoxe, deviendra rabbin et affirmera toujours aussi implacable  «Le peuple palestinien n’existe pas. Il n’a pas le droit d’exister…»


Le pont entre les 2 rives a toujours été facile à franchir, il l’est aujourd’hui bien plus encore. Le délitement des élites, leur impuissance, leur impudence aussi, ouvrent une large brèche dans laquelle s’engouffrent des citoyens désemparés. Alors, bien sûr, l’annonce d’un pacte de responsabilité ça ne fait pas bander les héritiers des guides des larges masses mais j’avoue que la réhabilitation du mot responsabilité me plaît assez dans un pays où tout ce qui va mal est la faute des autres…


C’était mon quart d’heure réformiste, je n’ai jamais cru aux lendemains qui chantent ce n’est pas aujourd’hui que je vais me convertir…

Partager cet article
Repost0

  • : Le blog de JACQUES BERTHOMEAU
  • : Espace d'échanges sur le monde de la vigne et du vin
  • Contact

www.berthomeau.com

 

Vin & Co ...  en bonne compagnie et en toute Liberté pour l'extension du domaine du vin ... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

Archives

Articles Récents