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21 février 2014 5 21 /02 /février /2014 00:09

 

Mon brillant passé d’enfant de chœur à la paroisse Saint Jacques le majeur de la Mothe-Achard au temps du curé-doyen Bailly qui m’a vu monter jusqu’au haut de la hiérarchie me permettant de porter la croix lors de nos sorties pour les manifestations extérieures : rogations, la fête Dieu, enterrements… de couvrir le dos du curé de la chape à l’instant de l’élévation du saint-sacrement… de lui tendre le goupillon ou l’encensoir… de faire la quête et la distribution du pain béni… j’ai gardé une grande aversion pour la génuflexion.


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Sans proférer de blasphème je me dois d’avouer que mes collègues et moi-même n’étions guère pieux. La fonction d’enfant chœur était perçue par nous comme une forme de loisir, en un temps où dans notre Vendée crottée y’en avait peu, et une façon facile de se faire de l’argent de poche. En effet, les enterrements et les mariages se célébraient en semaine donc nous séchions l’école pendant une matinée ou un après-midi. Nos maîtres de l’école « libre » trouvaient ça normal (aucun gars de la laïc ne pouvait accéder à la fonction). Pour les « pécuniaux » (expression sicilienne) nous quêtions pour notre compte lors des mariages et des baptêmes et le curé nous octroyaient des étrennes. Ça mettait du beurre dans nos épinards, certains ouvraient un livret de Caisse d’épargne, moi j’allais au ciné au REX rêver face aux beaux yeux de Debra Paget.


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Bref, la règle absolue, incontournable comme l’écrivent à tour de bras les communicants, était de génuflexionner lors de tout passage devant le tabernacle. Comme le plus souvent à cette époque le curé célébrait la messe dos au peuple chacun d’entre nous cultivait son style. Comme le parquet ciré par les petites sœurs de Mormaison ressemblait à une patinoire des Jeux olympiques et que nous étions équipés de chaussons à semelle de feutre tout l’art consistait à arriver en glissade et d’esquisser au passage la génuflexion. Les plus balourds se prenaient des gamelles mémorables qui leur valaient les gros yeux du curé. Pour leur défense je rappelle que nous portions une soutane rouge ordinairement et noir pour les enterrements. Vu ma taille d’asperge (celle de Lavillenie) je préférais opérer la génuflexion dans la foulée tête raide comme un passement de jambes au basket (je rappelle que j’officiais comme passeur à la Vaillante Mothaise).


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Tout ce long préambule pour faire remarquer que dans notre petit marigot vineux les adeptes de la génuflexion sont légion. Dès que celui qui leur accorde ses faveurs est un tant soit peu égratigné, moqué ou pris les doigts dans la confiture, ils quittent, mus par un irrépressible ressort, leur position de soumission pour monter bravement au combat. Sans barguigner ils font don de leur corps, prennent d’assaut les murs de Face de Bouc par la face Nord, lancent des bordées d’injures, couvrent de boue celui qui a oser s’aventurer en zone interdite.


Ce sont des obligés travestis en « honorables » dégustateurs, blogueurs, critiques ou attaché (e) de ceci ou de cela. Tant qu’il y a de la bonne avoine dans le râtelier il n’y a aucune raison de se priver mon bon monsieur. Comme je les comprends mais « Sans la liberté de blâmer, il n'est pas d'éloge flatteur. » Le simple passage de plats, tarifé ou gratifié, c’est dit-on de la «bonne» communication mais cet exercice n’autorise en rien ceux qui pratiquent ce genre d’exercice à venir baver sur ceux qui s’essaient à informer, à exprimer un point de vue, à faire le métier quoi.


Que je sache il n’y a pas de vaches sacrées dans notre beau pays et ceux qui pensent tenir entre leurs rets tout leur petit monde devraient calmer cette piétaille. Qui plus est, certains d’entre eux, ne savent même pas lire ou tout au moins ne lisent pas, dès qu’ils voient le nom de leur maître ils se ruent comme des morts de faim qu'ils ne sont pas pour mettre à l’index l’affreux qui ose relayer des propos «immondes» sur sa noble personne.


Dans le cas du livre d’Isabelle Saporta VinoBusiness j’ai pu vérifier que tout ce petit monde perd complètement les pédales et tout sens de la mesure.


Je rappelle à ceux qui savent lire ou qui prennent le temps de lire :


1-    Que je n’ai pas été tendre avec ce livre : chronique du 18 février link 


« Comparaison n’est jamais raison mais le brulot annoncé à grands coups de formules chocs (voir ci-dessous) après l’avoir lu me laisse le même sentiment d’un bric à brac savamment et complaisamment étalé où se mêlent l’accessoire et l’essentiel, l’anecdote érigée en cas général, l’approximation, les jugements péremptoires et sans appel, des choux et des navets, le petit bout de la lorgnette, les vrais et graves problèmes, les pinces-fesses, une forme bien contemporaine du tout commence avec moi…


Tout n’est pas bon à jeter dans ce livre, bien au contraire, tout y est, mais en vrac, sur le même plan, sans hiérarchisation et j'estime que le fond du sujet, les problèmes posés, méritaient mieux, beaucoup mieux que ce soi-disant brulot, qui ne révèle rien de très nouveau, toutes les informations étaient déjà sur la table, cette charge qui ne porte pas le fer, faute d’une analyse approfondie, là où il faut car elle ne s'en tient qu’à la surface des us et des coutumes d’un microcosme qui dispute l’arrogance à l’indécence. »


2-  Que la chronique du 19 février « Les déboires d’Hubert de Boüard « le Sarkozy des vignes » ou les costars taillés par Isabelle Saporta » était une compilation de citations tirées du livre hormis la petite histoire vacharde recueillie par moi de la bouche d’un responsable d'un très grand cru à l'humour corrosif. link 


Je ne dois rien à qui que ce soit. Je n’insulte pas qui que ce soit. Ce n’est pas moi qui ai accueilli à bras ouverts l’auteur. Comme dirait l’autre ce sont les risques d’une communication trop habituée au copié-collé, à la révérence et la génuflexion.


Qui puis-je ?


Rien, ce n’est pas ma tasse de thé tout comme d’ailleurs les procédés d’Isabelle Saporta. Alors de grâce que les supplétifs laissent leurs idoles monter au front pour contrer les allégations de l’auteur d’un livre qui fut de tous les pinces-fesses où ils adorent se faire inviter.


Je peux, pour qu’ils me foutent la paix, leur expédier des boîtes de cirage dont ils feront bon usage.

 

Deux remarques pour terminer :


- les conseils en communication de ces messieurs sont vraiment en dessous du niveau de la mer pour n'avoir pas su informer leurs clients de là où ils mettaient les pieds : zéro pointé 

 

- je ne fais pas parti des gorges profondes qui ont informé celle que tous ces messieurs vouent aux gémonies  désolé moi vous savez je suis très mal informé...

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 00:09

L’appellation « vigneron-paysan » accolée à son patronyme est du cru de la Rouletabille des GCC Isabelle Saporta dans son petit brulot VinoBusiness. Dans cette chronique je ne vais pas tirer le portrait de Dominique Techer, nous ne connaissons pas assez même si au travers de discussions passionnées sur le forum de Sève j’ai apprécié sa droiture et les raisons de son combat qu’il mène avec Claire Laval son épouse. Claire  a pris en main le destin de Gombaude-Guillot en 1983, Dominique l’y a rejoint un peu plus tard.


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Moi, qui suis un parigot tête de veau, je croise souvent au Lapin Blanc, le terrier des naturistes, Olivier Techer qui, sur Face de Bouc décline son pedigree ainsi Olivier Techer De  Latécherie directeur artistique/agent de surface, à Château Gombaude-Guillot Pomerol link 


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C’est lui qui sur son compte Twitter a posté le 12 février la nouvelle ‎ « Pas de millésime 2013 pour Gombaude-Guillot, soyons lucide, le niveau espéré n'y est pas. Vivement 2014! #vin #bordeaux #pomerol ». En clair pas de premier vin le château Gombaude-Guillot en 2013.


« On ne peut pas produire la qualité que l’on désire cette année. Nos vins ont vocation à s’épanouir sur 20 ans, cette année la structure est trop légère. On ne veut pas prendre le risque de décevoir » explique Olivier Techer. Lire la suite ICI link 


Le château s’étend sur 7 hectares pour élaborer entre 25 et 28.000 bouteilles par an. S’y ajoute le clos Plince, une propriété de 1 hectare 15, situé dans le secteur des sables de l’appellation.link 


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Dans l’opus de la grande copine d’Hubert, le Sarkozy du vignoble, Dominique Techer est cité à plusieurs reprises en contrepoint de la bonne conscience et de l’hypocrisie ambiante.


Page 103 « il y a ceux qui ne travaillent correctement leurs sols qu’aux abords immédiats du château et pour le reste de leurs parcelles, c’est banzaï. On sort l’artillerie lourde…. Ça leur permet de prendre de jolies photos et de faire une brochure réussie dans laquelle ils vantent leur attachement à l’écologie »


Page 235 « cette année, les viticulteurs vont crever, mais les vendeurs de peur vont se faire des couilles en or… Quand les vignerons vivent mal, le business des petits chimistes se porte à merveille »


En novembre 2012, à la suite la bénédiction des cloches d’Angélus par Mgr Ricard « devant un parterre de négociants et de journalistes forcément éblouis, dans une scénarisation tout à la fois bling-bling et grotesque, grandiose et ridicule, kitch assurément… » je lui avais donné la parole le 8 novembre 2012 dans une chronique « Après son envol dans les cieux de Saint-Emilion faut-il sonner les cloches de Mgr Ricard : François des Ligneris, Dominique Techer répondent… » link


Comme les voix du Seigneur sont toujours aussi impénétrables, et celles de ses serviteurs simples mortels bien plus encore, je me suis adressé à deux hommes du terroir profond de la Rive Droite pour les scruter.


Je les connais tous les deux et je sais que ce sont des hommes de bonne volonté. Fortes têtes, certes, peu adeptes de génuflexions civiles, mais leur fierté en ce monde si vénal trouvera, sans nul doute, une oreille attentive de celui que mon brave curé doyen de la Mothe-Achard appelait Le Très Haut.

 

Et que les thuriféraires des capitaines d'industries des GCC, ces supplétifs trop contents de grapiller les miettes du festin, ne m'accusent pas de cracher sur la brillante réussite de faiseurs de vin pour nouveaux riches. J'aime le talent, l'esprit d'entreprise, celles et ceux qui innovent, qui crééent... mais dans le cas d'espèce je n'ai rencontré que des voraces qui n'éveillent guère l'admiration.


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Magnum de Chateau Gombaude Guillot 1997 en vente chez le meilleur caviste de Paris : Philippe Cuq Le Lieu du Vin link 

 

Intervention divine à Saint-Emilion.


La cérémonie de bénédiction du carillon du Château Angélus de Hubert de Boüard par l’archevêque de Bordeaux a irrésistiblement réveillé en moi le souvenir de pratiques passées, peu glorieuses, de l’Eglise catholique : les indulgences. Elles consistaient à racheter ses pêchés, et par là s’assurer une place au ciel, au moyen de dons sonnants et trébuchants à l’Eglise. Comme le disait un ecclésiastique vénal du 16e siècle : « Aussitôt que l'argent tinte dans la caisse, l'âme s'envole du Purgatoire ».

 

Qu’un notable parvenu fasse admirer par le Rotary Club local et ses plumitifs l’étendue de sa réussite financière,  qu’il fasse se pâmer les sommités de la sous-préfecture en étalant le montant des travaux entrepris, qu’il les éblouisse par une débauche de vins prestigieux, de mets raffinés et de spectacles grandioses, rien que de plus banal.

 

Par contre, en ces temps  de spéculation financière indécente et de paupérisation d’une part croissante de la population dans notre pays lui-même, comment un archevêque peut-il accepter, de venir faire la promotion médiatique d’un vin vendu plus de 300 € la bouteille, soit près de la moitié du minimum vieillesse ?   Quelle humiliation pour lui d’être ravalé au rang d’acteur de cinéma perché dans une nacelle et de devoir attendre pour officier, la dissipation de la brume matinale afin qu’arrive de la belle lumière pour les photographes !

 

On espère que la participation à cette farce n’a pas eu pour simple compensation les quelques bouteilles d’Angélus promises à la cave de l’évêché. Se damner pour si peu !

 

Des miracles à la pelle !

 

Mais Monseigneur Ricard aurait pu profiter de l’occasion pour édifier les populations locales en leur révélant les nombreux miracles survenus lors des opérations de classement des grands crus classés de Saint Emilion. Miracles qui, par leur ampleur, attestent incontestablement d’une intervention divine!

 

Miracle, la transmutation du modeste terroir de Château Quinault en Grand Cru Classé. Situé sur les « sables de Saint-Emilion», ce grand cru a été racheté dernièrement par Bernard Arnault et Albert Frère, et devrait voir sa valeur marchande fortement revue à la hausse.

 

Miracle, le classement direct du Château Valendraud et de La Mondotte en Premier Grand Cru Classé B, sans passer par la case Grand Cru Classé !

 

Miracle à rebours que le déclassement de La Tour du Pin Figeac pourtant situé sur un excellent terroir juste en face de Cheval Blanc, propriété de Bernard Arnault et Albert Frère. Dans leur malheur, les propriétaires actuels seront assurément réconfortés par de charitables propositions de rachat émanant de très pieux voisins.

 

Divine et totale surprise que l’accession au rang de Premier Grand Cru Classé A du Château Angélus d’Hubert de Boüard, président du Comité Régional de l’INAO, membre du Comité national de l’INAO, président de l’ODG Saint Emilion, Premier Jurat de Saint-Emilion, administrateur du Conseil des vins de Saint-Emilion, membre du CIVB et consultant de plusieurs crus promus. Parmi ceux-ci, celui du président du Conseil des vins de Saint-Emilion.

Divine surprise que la promotion en Grand Cru Classé de nombreux domaines possédés par de grandes fortunes, promotion il est vrai, légèrement favorisée par une grille d’évaluation génératrice de gros investissements de prestige.

 

Enfin, intervention divine pour que l’INAO laisse se dérouler sans broncher un classement où la grille de cotation n’existait pas à la remise des dossiers et n’a été connue de l’ensemble des candidats que huit mois plus tard.

 

Que de miracles ! Que de miracles !

 

Et s’il lui restait des forces à Dieu, ne pourrait-il pas aussi chasser les marchands du temple ?

 

Dominique Techer, vigneron à Pomerol, soucieux du devenir des Appellations d’Origine, plus très Protégées de la cupidité ambiante


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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 00:09

 

Pour le service du vin c'est tout à la fin, il est assuré par la maison Perraud link avec le sourire d'Isabelle link.

 

« L’œuf mimosa ne figure plus guère sur les menus de bistrots. L’œuf dur mayonnaise, qui forme avec le hareng pommes à l’huile et les radis beurre la trilogie classique des hors-d’œuvre inscrits au patrimoine parisien, semble avoir imposé sa banalité simpliste »

 


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Le mimosa pour moi c’est le bois de la Chaize à Noirmoutier link

 

Mais voilà t’y pas que l’autre jour, pour tirer ma tronche de cake en photo, je prends la pause face à l’objectif, environné de jonquilles, j’essaie de ne pas trop ressembler à un pot de fleurs. Je poste quelques clichés sur Face de Bouc et vlan deux gars de South of France : le chevalier blanc du Carignan et le p’tit gars de Pézenas me vannent grave en me chicanant sur l’absence de mimosa dans mon environnement.


Vous me connaissez, si on me cherche, on me trouve…


Comme j’ai un fusil à 2 coups :


1-    Je suis allé acheter un bouquet de mimosa rue Daguerre. J’ai dû slalomer entre les gars de l’UMP qui voulaient me fourguer des brassées de papier pour NKM. Pas de socialos à se bout-là, je suis passé altier pour aller quérir mon bouquet. Mon fleuriste m’a dit qu’il achetait son mimosa au kilo et que cette semaine les affaires avaient bien marchées. Un Français qui ne se plaint pas c’est un miracle.


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2-   J’ai décidé d’exhumer l’œuf mimosa de son malheureux oubli alors qu’il fut pendant longtemps « le soleil des hors-d’œuvre populaires. Sur la table du dimanche, il escortait en nombre toujours pair (deux demi-œufs faisaient un œuf) la reine joufflue de nos étés, la bonne grosse tomate crue bourrée de macédoine de légumes liée à  la mayonnaise. »


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La recette est simplissime : « on y mêlait le jaune des œufs durs, passés à la moulinette à persil, semoule fragile et dorée dont on conservait quelques pincées, pour ce saupoudrage final qui, sur l’œuf, simulait le mimosa. » link

 

C’était souvent à la maison l’entrée du dimanche et j’ai toujours gardé, plus que pour les œufs mimosas, le goût d’enfance de la macédoine de légumes qu’en ce temps-là on n’achetait pas en boîte, tout était fait maison. Comme les tomates venaient du jardin, hors saison maman les remplaçait par des tranches de jambon blanc roulées en cornet.


Comme le note Jacques Gaillard dans son livre « Qu’il était beau mon meccano ! 21 leçons de choses » on trouve toujours des boîtes de macédoine de légumes dans les rayons de la GD, et de se demander « qui en mange encore, et avec quel assaisonnement » et très malicieusement il ajoute « il en existe des boîtes minuscules, pour veuf, et d’autres énormes, pour scouts. »


Foin de nostalgie, comme le nouveau vieillit vite la mode culinaire exhume des bannis, tels le rutabaga et le topinambour, pour en faire les nouvelles stars de plats assez chiches en consistance.


Une raison d’espérer pour notre œuf mimosa Jacques Gaillard nous dit « qu’il fait le bonheur des petits enfants : c’est la première leçon de cuisine, paraît-il, dans les maternelles bien équipées. » Reste que ça ne va peut-être pas plaire à notre Jean-François Copé que l’on mélangeât ainsi les petites filles et les petits garçons à la cuisine. Ça fait mauvais genre ne trouvez-vous pas !


Les hors-d’œuvre, présentés en plat parfois immenses, le genre Guy Degrenne, étaient parfois des chefs d’œuvres lors des noces et des banquets. Le service à l’assiette, la productivité toujours, a tué ces monuments ménagers qui plaisaient tant au sous-préfet aux champs qui profitait du service pour plonger son regard concupiscent dans le décolleté de la serveuse.


On buvait sec aussi.


Alors mes biens chers frères, mais bien chères sœurs – si je vous ai inspiré et que vous vous risquez à préparer des œufs mimosa pour votre maisonnée, à monter la mayonnaise, je me devrais de sacrifier au rituel accord mets-vin.

 

Sauf que j’ai eu une bien meilleure idée : j’ai demandé sur Face de Bouc à Isabelle de me remplacer en puisant dans le chai de la maison Perraud et voilà son choix...


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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:09

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En voilà un beau proverbe détourné que j’ai découvert tracé au blanc d’Espagne sur le miroir d’un bistro de Perpignan en arrière-plan de deux baroudeurs Jean L’Héritier et Marc Parcé, chevilles ouvrières du Rancio sec auprès de Slow Food. La photo est signée Michel Smith©


Pour ne rien vous cacher j’aurais bien aimé en être l’auteur mais loin de moi l’idée de descendre dans la mêlée des naturistes, versus cheveux sales ou bobos propres sur eux. Comme le dit très bien le sieur Denis Boireau : laissez-les vivre, chacun produit ou boit ce qu’il veut, l’important c’est que chacun y retrouve son compte.


Même si les Français adorent ça, il ne s’agit en rien de la énième bataille entre les Anciens et les Modernes n’en déplaise au sémillant Antoine Gerbelle dans l’un de ses nombreux tweets culturo-vineux raille les naturistes « Une fois goûté le vin naturel point de retour possible » Ah? Aimer Godard c'est ne plus regarder Renoir? @lesinrocks.


C’est une rupture culturelle !


Le naturel s’oppose ici à l’artificiel, le recours à la chimie, à la pharmacie, à l’industrie dans les vignes et dans les chais. C’est le progrès me rétorquera-t-on ? Pourquoi pas, je ne suis pas de ceux qui le combatte systématiquement, bien au contraire. Cependant, comment ne pas s’étonner que pour un produit dit de culture, arrimé à son histoire, ses traditions, son terroir dit-on, s’ingénie-t-on à gommer le lien au sol, à le tirer vers la banalité d’une qualité artificialisée ?


Pour des raisons économiques tout bêtement, et ce n’est pas sous ma plume l’amorce d’un procès en excommunion. Les comptes d’exploitation ne peuvent supporter les sautes d’humeur de dame nature. Les cultures pérennes, accrochées au sol pour un temps long, ne peuvent aller jusqu’à la totale artificialisation du hors-sol, alors on les place sous les rets d’une alimentation industrielle, d’une prévention et de traitements issus de la pharmacopée.


Là encore, loin de moi l’idée que tout est bon à jeter, mais permettez-moi de demander à certains qu’ils veuillent bien admettre que s’intéresser aux excès, aux dérives, qui mettent en cause le caractère durable d’une économie n’est pas qu’une lubie d’urbain douillettement assis dans son fauteuil. Bien au contraire, pour un produit comme le vin, qui n’est pas un produit alimentaire au sens nutritionnel mais un plus de convivialité, de sociabilité et bien sûr de plaisir gustatif, il me semble capital de sortir de la spirale de l’artifice.


L’impact sur l’environnement de la culture de la vigne, au sens le plus large, humain compris bien sûr, doit s’inscrire comme une ardente obligation de l’ensemble de ceux qui la cultivent. Qu’on ne vienne pas me dire que les GCC de Bordeaux, les grands vins, ne peuvent pas s’engager résolument dans cette voie. De bien plus modestes qu’eux l’ont fait sans pour autant verser dans une économie de subsistance. Tout comme d’ailleurs certains de leurs pairs qui eux-aussi  ne sont pas assimilable à la tribu des cheveux sales.


Reste, une fois le raisin mûri et cueilli, pressuré, la grande boîte noire des chais.

 

Qu’y fait-on ?

 

C’est un peu l’omerta.

 

Bien sûr, dans les châteaux, les propriétés des zinzins financiers, la mode est aux consultants, type Hubert Déboire, qui délivrent leurs ordonnances. Partout dans les chais les marchands de ceci ou de cela sont à l’œuvre, on ajoute, du sucre parfois, on corrige, on extrait, on soutire de l’eau, on protège, on maquille aussi. Au bout du bout, en terre de GCC, on concocte des petites cuvées bien habillées à faire déguster au cours du raout des primeurs à la cohorte des acheteurs.


Les affaires sont les affaires comme sur les podiums de  mode où les filles pubères, maquillées, fardées, artificialisées s’exposent hors toute réalité.  Ça fait rêver et acheter tout le petit ou le grand monde du paraître mais est-ce cela la vraie beauté ?


J’avoue aimer les femmes nature.


Du côté des vins nature mon amour est plus sélectif.


Ne parlons pas d’authenticité car c’est un gros mot, pire encore de naturalité au sens propre du terme. Pour le vin le débat sur la naturalité tire son origine, sa source de cette artificialisation de l’élaboration du vin soigneusement camouflée sous un discours bourré de références au terroir, de sélection parcellaire, de tris en gants blanc, de soins de Diafoirus, de cuves post-modernes, de chais pharaoniques, de tout un cérémonial de pure séduction. Je fais ici référence aux réceptions de plus en plus ostentatoires.


Lisez-moi bien, je ne suis pas en train de faire l’apologie d’une viticulture originelle fantasmée, d’un mode de faire le vin pur, ni de porter un jugement sur la meilleure façon de vendre du vin mais de souligner le gap qui est en train de se creuser entre une classe bien en place avec ses supplétifs, souvent affligeant de servilité, qui se regarde le nombril, se congratule, vit entre soi avec juste ce qu’il faut de mépris pour ceux qui n’en sont pas, et une autre, plus turbulente, parfois sectaire, mal éduquée, mais elle aussi passionnée.


Si les gens du vin de notre vieux pays souhaitent vraiment que le vin, sa culture, sa place à table et dans les lieux de convivialité, gardent leur singularité dans les nouveaux modes de vie sociétaux, il leur faudra prendre garde à ne pas le normaliser aussi bien dans un luxe où le prix ou la valeur de placement priment, que dans le gros ventre mou de la consommation de masse où règnent en maître les marques mondiales qui se contrefichent de l’origine ou de l’authenticité.


Nous en sommes restés malheureusement, pour une large part, à une vision de rétroviseur qu’a induit l’énorme appel d’air des marchés extérieurs pour nos vins d’AOC dans la seconde moitié du XXe. Ce fut, comme je l’ai écrit dans mon rapport, le résultat d’un simple effet de sable sec : nous n’avions guère de concurrents sur des marchés demandeurs de notre singularité. Les concurrents sont venus, ils sont là, les marchés se sont encore plus ouverts, mais nous n’avons pas su ni voulu tirer tout le parti de nos atouts de grand pays généraliste du vin.


Nous persistons dans une vision monolithique d’un modèle quasi-unique de l’origine qui se dilue, se dévalue, n’apporte que peu de valeur aux vignerons et aux entreprises du négoce. Les locomotives de l’export : cognac, champagne, et marques de châteaux se sont depuis fort longtemps émancipée de l’INAO en ne se battant que sur la défense de leur nom au plan international. Ils amusent la galerie laissant aux présidents des gros bataillons le soin de gérer l’existant et les privilèges.


Cette massification est à terme mortifère pour un modèle qui se dit défenseurs d’une viticulture à dimension humaine. Elle est très loin de de répondre aux nouvelles attentes sociétales qui ne sont des modes ou des lubies de soi-disant bobos mais des tendances lourdes. Il ne s’agit pas de vendre son âme aux tendances, si j’étais cynique je soulignerais que certains ne l’ont pas vendue mais donnée sans contrepartie, mais d’anticiper, de donner des signaux positifs en redonnant au vin son image forte de produit proche de la naturalité, autrefois les anciens disaient de vins non-trafiqués.


Au lieu de nous bourrer le mou avec des cahiers des charges faussement contraignants pour le plus grand bonheur des technostructures qui vivent sur la bête, revenons au principe simple, celui des AOC originelles,  du je dis ce je fais et je fais ce que je dis parce je veux vendre au mieux mon produit sans que d’autres usurpent mon originalité.


C’est simple, ça engage tout le monde, le vigneron, le propriétaire, le négociant, ce n’est pas de la com. vaseuse avec attachée de presse incorporée au communiqué du même nom mais une adéquation entre le produit d’un fruit pressé, fermenté, « élevé », embouteillé. Dans le jargon agro-alimentaire le raisin n’a subi qu’une seule transformation et c’est son atout majeur dans un monde où la chaîne des produits transformés est complexe, difficilement traçable.


Alors rien de plus simple que de revenir aux choses simples en répandant à tous les vents ce nouveau slogan : Chassez le vin naturel il revient au bistro !


Merci Michel link 

 

Pour casser le moral des amateurs du vin valeur de placement :

 

Le vin se « crashe » publié le 13 février 2014 par Philippe Steufken blog Le Soir Belgique link

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 00:09

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Il est des moments où, me semble-t-il, mieux vaudrait se taire que de parler pour ne rien dire ou pire pour embellir, enjoliver, envelopper la dure réalité qu’impose parfois la nature aux œuvres humaines. La vigne n’est pas encore, Dieu merci, une culture hors-sol, cultivée sous serre en hydroponie, elle est soumise aux aléas du climat.


Depuis que certains vins, les GCC de Bordeaux tout particulièrement, se sont retrouvés propulsés dans l’univers du luxe, ces fantaisies de dame nature bouleversent les plans savants des financiers. Les millésimes se suivent et ne se ressemblent pas ou pire n’accrochent pas tous des bordées de superlatifs. Les années du siècle s’accumulant telles des pépites le retour à l’ordinaire relève du triple salto arrière.


« En 2009 et 2010, on a eu deux millésimes de génie » et puis la nature est venue nous rappeler, depuis trois ans (2011, 2012 et 2013), qu'elle était forte : 1,60 m d'eau en cumulé sur 15 mois alors que normalement on a 800 mm »


2013  « Il n'est pas moins bien, ni mieux que 2011 et 2012. Tout le monde ne l'a pas réussi de la même façon. Dans un millésime comme 2013, il faut mettre beaucoup de moyens pour faire un grand vin… »


Olivier Bernard président de l'Union des Grands Crus de Bordeaux (UGCB).

 

Sa définition de ce millésime « inégal ».

 

Vous comprenez mieux maintenant l’impératif catégorique de mon titre…

 

Ce n’est en rien une provocation mais une invitation à la raison. Le vin n’est pas un sac Vuitton mais le jus fermenté d’un raisin qui vit sa vie au grand air. Même si dans les chais des GCC les grands moyens, dont parle le président Olivier Bernard, peuvent sauver la mise à plus d’un, il serait raisonnable d’intégrer la notion de mauvaise année, de ne pas farder la réalité avec des qualificatifs du style le millésime 2013 sera dans une lignée de vin à boire.


Après la notion déjà très surprenante dans le Bordeaux des GCC de millésime de vigneron voilà que l’on nous sert cette année l’étonnant millésime jaloux : inégalité, inégalité, sans doute faudrait-il un instant se souvenir en ces moments la fraternité celle qui lie une communauté de destin, ici celle du grand vignoble de Bordeaux dont une part importante a été ravagé par le grêle.


Pas de millésime 2013 pour Gombaude-Guillot, soyons lucide, le niveau espéré n'y est pas.Vivement 2014!  

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 10:00

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Le bouche à oreille, le téléphone arabe du quartier m’a mis la puce à l’oreille, le Bruno Verjus proposait depuis le début de l’année  un menu déjeuner entrée-plat-dessert-café pour 29€.


Connaissant le goût prononcé de Bruno pour la mise en valeur de produits d’exception qu’il va dénicher au fin fond de notre terroir je me suis dit va-t-il maintenir la garde aussi haute pour sa nouvelle formule de midi ?


Jeudi de la semaine passée il tombait sur Paris une pluie glacée m’interdisant l’usage de ma flèche d’argent. J’ai donc pris ma petite auto pour passer à TABLE.


Je n’avais pas réservé et comme la crèmerie de Bruno était pleine j’ai donc cassé la graine sur le superbe zinc de Table ce qui, vous en conviendrez, est une originalité que de passer à TABLE au bar. Position stratégique pour mon œil de lynx de critique gastronomique d’un 3e type (en clair celui dont tout le monde se contrefout) et, grand bonheur, un voisin très civil et courtois.


Sous la protection de Ludovic, toujours aussi avenant et véloce, mon déjeuner fut mené avec célérité et précision. Bruno, quittait de temps à autre son piano pour nous parler avec passions de sa quête du bon.


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Velouté de topinambours au foie gras œuf mollet cendre de poireaux


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Queue de sole cornes de gatte écrasées agrumes


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Ananas rôti glace façon baba au rhum  sur crumble émietté

 

 

Ma réponse à la question que je m’étais posé avant de me mettre à TABLE est limpide : le contenu de l’assiette est toujours à la hauteur, la bonne.


Dans l’échelle des déjeuners parisiens celui de TABLE se situe dans ce que je la catégorie de ceux où l’on peut allier l’utile à l’agréable sans grever lourdement ses frais généraux et risquer de sombrer dans une sieste postprandiale obérant votre productivité de fin de journée.


Reste la question du vin qui n’est pas compris dans la formule. Je trouve que c’est la meilleure approche car elle laisse toute liberté aux clients :


-        Ne pas en boire du tout, ce qui n’est pas un péché mortel mais une pratique courante de beaucoup qui préfèrent se réserver pour la fin de journée ;


-        Commander une bouteille si le nombre de convives permet de lui faire un sort sans charger ni son alcoolémie ni son addition ;


-        Commander un verre, ce qui fut mon cas.


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Chardonnay Vin de France les Macrins François Rousset-Martin

 

Au total avec mon verre de Chardonnay du Jura j’ai réglé 37€ ce qui dans l’échelle des prix parisiens pour ce type de prestation situe TABLE dans un excellent rapport qualité/prix.

 

Pour terminer 2 suggestions à Bruno Verjus :


-        Pour sa formule déjeuner proposer 2 ou 3 vins du mois à prix doux.


-        Les chroniques des blogueurs valent bien celles des chroniqueurs patentés… de la presse papier.


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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:09

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Nos amis anglo-saxons se moquent volontiers de la complexité du système français des AOC, au nom du marketing de l’offre ils mettent en avant la simplicité des positionnements prix du type marchands de chaussures avec des 99 après la virgule. Le prototype de ce type de prêcheur étant Robert Joseph qui débite depuis des années la même vulgate où il est démontré à grands coups de PP que faire boire du marketing est hautement profitable pour les faiseurs de vin de marque.


Ce type d’approche relève de la pure confusion des genres et nous aurions torts de nous y laisser prendre.


Notre système des AOC n’est pas complexe, il est dilué.


En effet, en notre vieux pays de vin, les tenants du modèle AOC pour tous, cousins-germains IGP compris, nous bassinent avec un discours terroir incorporé qui s’applique à des jus qui n’ont d’AOC que la dénomination. C’est le grand fourre-tout du tous en Ligue 1 et une fois monté on ne redescend jamais.


Le modèle originel et original de l’AOC, basé sur la rareté, étant devenu le modèle standard, il s’est dilué, a perdu une grande part de sa lisibilité en devenant un ventre mou où se mêlent le meilleur et le très banal. Grâce à la technologie le niveau qualitatif au sens organoleptique a grandement progressé ce qui  permet de se gargariser avec le concept de la qualité : il n’y a plus de mauvais vins dit-on mais on omet d’ajouter que dans leur immense majorité ils n’ont guère de qualités. Les vins à deux balles produits sous un empilement de  règles  normalisatrices inappropriées (comme l’avouaient Bill Clinton et DSK) sont légion sur les murs à vin de la Grande Distribution.


Tout en haut de la pyramide de nos vins il y a fort longtemps que les GCC de Bordeaux et les icones des autres régions n’en ont plus rien à péter de notre système AOC. Ils vivent leur vie de marques, de châteaux, de domaines ou de signatures, sans se soucier de la piétaille d’au-dessous qui porte le même nom de famille mais qui n’est pas du même monde qu’eux. Le système qui se voulait à la fois démocratique et méritocratique est devenu un sommet de la médiocratie pour le plus garnd nombre. Quelques maîtres autoproclamés, tel l’omniprésent Hubert D de L, veillent sur le troupeau pour le plus grand bénéfice de leurs intérêts. Plus personne ne veut et ne prend le temps de réfléchir au devenir d’un système vidé de sa substance, chacun vaque à la bonne fin de ses affaires.


Cette absence de prise en compte d’un destin collectif rend le discours de l’importance du secteur vin dans la balance commerciale de la France quasiment inaudible pour le grand public car il ne passe pas au-delà de la barrière des gens du vin. Ceux-ci vivent entre eux, ne parlent qu’entre-eux, sans guère se préoccuper de la vision d’une opinion publique d’une grande versatilité et d’une grande infidélité. Le vin et les vignerons, même si une forte majorité des Français dit bien les aimer, n’occupent pas la place qu’ils méritent. La responsabilité en revient largement au monde du vin où les experts parlent aux experts, monde clos qui laisse 80% des consommateurs hors du champ de ses préconisations. La pauvreté des chiffres de vente de la presse du vin en est la plus belle illustration.


Notre leadership international, réel ou supposé, risque de pâtir de ce tropisme hexagonal entièrement focalisé sur le combat contre les méfaits,  certes réels, de la loi Evin. L’avenir du vin français se situe ailleurs, principalement hors de nos frontières et la modicité des prix pratiqués sur notre marché domestique devraient inciter l’ensemble des intervenants à se remettre en cause plutôt que de s’abriter derrière de biens mauvaises raisons.


La massification et l’indifférenciation d’une grande partie de notre offre plombent notre avenir. Notre inadaptation est patente. L’exemple de ce qui s’est passé, autour du Salon des Vins de Loire et de ses off, est caricatural. Deux mondes qui s’ignorent. D’un côté une viticulture conventionnelle avec son pendant de négoce (Castel et Grand Chais), par ailleurs largement absent du salon, en bute à la GD française, et de l’autre des vins d’auteurs ne s’adressant qu’à une poignée de convaincus, cavistes, restaurateurs et amateurs.


Face à l’ennemi prohibitionniste, qui va dans les semaines à venir pointer à nouveau le bout de son nez pour tenter de passer en force sur la base des études qui pleuvent de toute part, un front en défense certes se reforme en une unanimité outrée de façade. Cependant il est assez comique, façon de parler, de voir des adeptes du naturisme mettre en avant, en équivalant-rafales, des vins qu’ils assassinent dans leur prose ordinaire en les qualifiant de vins chimiques,  de vins industriels ou à fuir absolument. La grosse machine majoritaire des grands chefs de la viticulture et du négoce siégeant à l’INAO et à FranceAgrimer se repaît avec délectation de l’agitation de cette piétaille, qu’elle qualifie de bobos ou d’autres noms d’oiseaux, ce qui lui permet de conforter son conservatisme et son immobilisme.


Le déni de réalité est, et reste, la marque de ces 10 dernières années dans le monde du vin. Nous nous cachons derrière les bons chiffres du commerce extérieur pour nier que nous valorisons très mal la grande majorité de nos vins dit d’AOC et leurs cousins-germains IGP. Le secteur, hors les grosses locomotives, cognac, champagne, crus, est majoritairement un secteur pauvre qui dégage peu de valeur. L’aspiration des marchés émergeants a masqué très largement nos faiblesses et le premier accident conjoncturel, ou pire les effets d’une crise des pays porteurs, provoquera des dégâts profonds dans un modèle qui se dit artisanal mais qui n’en applique pas vraiment les règles.


Et les réformateurs dans tout ça ?


Celles et ceux qui, depuis des années, militent pour extirper certains vins d’AOC du grand lac dans lequel ils se retrouvent par le poids de l’Histoire.


Jusqu’à présent je pensais qu’avec la dernière réforme dévoyée ils n’avaient perdu qu’une bataille. Aujourd’hui, sans détour, je suis persuadé qu’ils ont perdu la guerre.


Pourquoi ?


Parce qu’ils avaient raison à la fois contre les tenants de l’immobilisme mais aussi contre ceux qui auraient dû être leurs alliés mais qui se sont retranchés dans des forteresses d’intransigeance et qui ont plus cultivé leur notoriété que les intérêts  d’une juste cause.


Parce que le pouvoir politique, quel qu’il soit, n’a jamais eu, et je pense n’aura jamais le courage d’affronter une large majorité qui s’accroche à ses droits acquis.


Parce que l’INAO n’est plus qu’un outil administratif sans capacité à produire et impulser une quelconque réflexion. Courage gérons !


Parce que le temps n’est plus aux grandes réformes impulsées par le haut, le champ est maintenant ouvert à l’opportunisme. « Que le meilleur gagne ! » dit-on, comme un petit parfum de chacun pour soi, de concurrence qui en laissera plus d’un sur le bord du chemin.


Voilà  c’est dit.


C’est la vie que l’on vit, je ne vois pas au nom de quoi je m’érigerais en vigie d’un lourd navire qui suit son paisible cours à la satisfaction quasi-générale.


 

« Tout va très bien madame la marquise, tout va très bien… » 

 

La dilution c’est quoi ?

 

L’exemple des parfums.

 

Un parfum est constitué d'une partie odorante (mélange d'huiles essentielles, absolues, concrètes...) souvent appelé « concentré », d'un support (alcool, huile, baume) et éventuellement d'un fixateur (comme la poudre d'Iris).


Il existe plusieurs types de « parfums » : Eau de Cologne, Eau de Toilette, Eau de parfum et Parfum constitués d'une grande partie d'alcool.


Ma question est simple : qui d’entre vous est en capacité de dire quel est le % de concentré dans ces différents parfums ?


Selon la quantité de concentré présente, la diffusion sera plus ou moins longue.


Comparaison n’est pas raison mais pour nos AOC et leurs cousins-germains IGP c’est le même phénomène qui les guette pas grand monde est en capacité face à une bouteille d’en évaluer le fameux rapport qualité/prix. 

 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 10:00

Microcosme, le gros mot est lâché !


C’est Raymond Barre, dont le gros manuel d’économie fut un must chez les étudiants de Sciences-Po de la rue des Saints Pères, qui l’a popularisé pour railler le côté nombriliste du marigot politique parisien.


Ici c’est celui du vin dont il s’agit, parisien bien sûr…


Comme le dit finement le sieur Maclart, bourguignon de son état « Pensée du moment : les dégustateurs, c'est comme les chiens, y'a ceux de chasse et ceux de salon »


En clair, suivez son regard, pour lui il y a les vrais, les bons, les authentiques dégustateurs au plus près du terroir et ceux qui font salon… à Paris, bien sûr…


Mon pépé Louis portait des sabots avec de la paille dedans et j’ai rarement vu un homme aussi élégant.


En revanche je croise, heureusement de moins en moins, un gandin en Richelieu bien cirées, normal c’est un cireur de pompes, qui n’a aucune allure.


Tout ça pour vous dire que l’art de la dégustation n’a rien à voir avec le chaussé même si certaines mauvaises langues affirment que certains écrivent avec leurs pieds.


Je ne vais pas vous refaire mon petit couplet sur l’allure des hommes et sur la vraie élégance mais simplement souligner qu’un garçon dans le microcosme parisien du vin, pourtant bordelais de naissance, nul n’est parfait, allie élégance, compétence et un franc-parler qui me plaît.


Roland Jaccard note que « L’homme élégant ne se veut ni de droite, ni de gauche, mais au-dessus de cette distinction et, si possible, à gauche d’elle. »


Edouard de Luze donc, puisqu’il s’agit de lui, trace sa route sans se la jouer ni nous prendre le chou, il est un excellent ambassadeur de l’extension du domaine du vin avec son POURBOIRE. link 


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Je ne lui passe pas les plats mais j’aime bien, et son slogan, et son concept, et les vins choisis que j’ai goûté avec la très experte Gabrielle.


Un pour tous, tous Pourboire !


« Vous êtes du genre à arroser vos gueuletons, et c’est bien légitime. Bon vivant un jour, bon vivant toujours, clic-clac, merci Kodak ! Et si vous n’avez pas l’âme d’un comptable proche de ses sous, vous avez tout de même remarqué que si le choix des sélections de vins restait maigre, l’addition quant à elle n’a cessé d’augmenter.


Amateur éclairé, champion du ballon rouge et du lever le coude, vous n’avez trop souvent le choix qu’entre un flacon inabordable ou une cuvée générique qui colle aux amygdales.


Bien boire ou bien manger, plus besoin de choisir.


Le Pourboire a décidé qu’il était temps de se faire plaisir sans se ruiner et de remettre de belles bouteilles à des prix attractifs sur les tables des bistrots. »


Mais Edouard et Jean-Charles Chapuzet, l’homme qui sélectionne les vins, vont plus loin. En effet, à partir de fin janvier, chaque mois, en partenariat avec l’un de leurs tauliers préférés, la sélection du Pourboire sera à la carte d’un restaurant parisien.


Toujours dans le même esprit « proposer sa sélection au meilleur tarif, tout en respectant le travail de chacun. Car au-delà du simple prix, c’est surtout l’occasion, en privilégiant nos découvertes, de favoriser le travail formidable de ces vignerons souvent trop peu connus. »


Le coup d’envoi a été donné à la fin du mois de Janvier à Paris près de Saint-Paul, au Pamela Popo 15 rue François Miron créé par deux Bordelais (nous les tolérons) d’origine, fans de l’homme à la tête de chou…


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Je connais dans une boite de Soho, / Une nommée Pamela Popo/Une de ces petites nanas dont la peau, /Est plus noire qu'un conte d'Edgar Allan Poe, /Pamela Popo.

Sur une musique de rococo, /Cette petite Pamela Popo/A mis au point un de ses numéros, /De striptease a vous faire froid dans le dos, /Pamela Popo.

Elle retire d'abord un maillot de corps, /Sur lequel est marqué Pamela Popo en lettre d'or, /Sans un mot, elle esquisse le slow, /Pamela Popo.

Après quoi les lolos à l'air, / Pamela Popo se met à soupirer, oh, oh, oh… / Pamela Popo.

Enfin on tamise les projos sur Pamela Popo, /Qui de dos baisse sa culotte, /Petite negro.


Serge  Gainsbourg 1973, Album « Vu de l'extérieur », Philips

 

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 00:09

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Vendredi en fin de journée le Taulier s’offrait une tournée des grands ducs. Enfourchant sa flèche d’argent à la nuit tombée il filait vers la rue de Prague qui n’a certes jamais connue le bruit sourd des chenilles des chars des pays frères – les potes de Jojo Marchais – mais dont le nom m’évoque à jamais un printemps de 68 assassiné.


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Mes amis Nathalie et Olivier d’Agrology m’avaient invité à découvrir les « vins de sable » du domaine 6 MURA  à l’extrême sud de la Sardaigne qui, pour les petites louves et les petits loups qui n’ont pas fait géo se situe au sud de la Corse.


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Le sable, le soleil et la mer… la Sardaigne c’est pour moi, Milena Agus, que j'ai découvert grâce aux conseils de mon libraire d'Ajaccio. Totalement inconnue à la sortie de son premier livre en 2007 : Mal de pierres, grâce aux libraires et au public français elle va connaître un succès foudroyant qui va se propager en Italie.


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Elle est aujourd'hui traduite dans treize pays, j’ai tout lu d’elle : son second roman Battements d'ailes, puis Quand le requin dort en 2010 et La Comtesse de Ricotta en 2012. Succès mérité, ses romans sont de petits bijoux. L'écriture est sans affèterie, concise, ciselée, intense, je me suis toujours régalé. Romans étranges, envoutants, pleins de senteurs et de saveurs, de sentiments vrais, que l'on dévore d'une seule traite et qui vous font du bien à l'âme. C'est publié aux éditions LIANA LEVI.link


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Être commerçant dans ma vieille Vendée paysanne avait une connotation péjorative et les BOF parisiens n’ont guère enjolivé l’image. Nathalie et Olivier cassent le stéréotype, avenants, sympathiques, accueillants, ils vivent les produits qu’ils ont sélectionnés, choisis avec soin. Chez eux je me sens à l’aise, comme chez « Louise Prou » qui me vendait des caramels à 2 sous à la Mothe-Achard.


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J’ai donc goûté les 3 vins proposés. Rassurez-vous je ne vais pas vous faire un speech sur chacun si ce n’est que j’ai beaucoup aimé le GIBA BIANCO 2011 VERMENTINO DI SARDEGNA DOC 2011. Je l’ai d’ailleurs acheté pour accompagner mes antipasti du dimanche.


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Mais comme je suis une canaille, jamais à une contradiction près, je vous fais le coup de l’accord mets&vins en vous le conseillant avec de la poutargue. Ça m’est d’autant plus facile que j’ai déjà pondu une chronique prémonitoire sur le sujet « La Boutargue, le caviar de la Méditerranée, va bien aux spaghettis arrosés d’un petit vin du pays » link


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Pour en savoir plus sur le domaine 6 Mura ( les 6 remparts) vous vous rendez ICI link


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La suite de mon périple nocturne relève du secret d’Etat mais ce que je puis vous dire c’est que lorsque je suis sorti de la dernière cave où je picolais des bulles italiennes j’ai pris une saucée carabinée. Ce n’était pas chantons sous la pluie mais pédalons sous la pluie en se caillant les glaouis… J’ai pris un bain de minuit pour me réchauffer…

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 00:09

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La PP – la Préfecture de Police pour les non-initiés, celle dont les manifestants disent qu’elle ne sait pas compter – plastronne en jargonnant grave « les tendances de l’accidentologie parisienne constatées à ce jour laissent entrevoir que 2013 devrait être la meilleure année jamais enregistrée, avec notamment un nombre historiquement bas du nombre des personnes décédées. » Je vous conseille d’aller admirer le kitch du site de la PP, même Maigret aurait trouvé ça un peu ringard link


En clair en 2013 : 1 seul accident mortel (5 en 2012) pour les usagers des vélos et 671 blessés (en progression 624 en 2012).

 

2014 a mal commencé : une cycliste circulant à Vélib’ a été mortellement percutée par un poids lourd le mercredi 8 janvier, place de la République.

 

J’entends déjà au fond des soupentes des protecteurs  patentés de nos vies poindre le nez d’une nouvelle obligation : le port du casque pour les usagers de vélo.

 

Pour moi c’est non, je suis usagé en effet (sans faute d’orthographe) mais j’exècre tout autant les casques que les scooters 3 roues et je n’ai pas attendu le water-closer pour exprimer mon exécration – ce mot traduit bien dans sa phonétique exécrable le rejet absolu – de ce couple diabolique.


Et pourquoi pas, pendant qu’ils y sont, limiter notre vitesse et nous équiper d’un éthylotest ?


Que la maréchaussée commence par faire respecter le code de la route à l’ensemble des usagers, tous, piétons et cyclistes compris bien sûr, avec un focus tout particulier pour les nouveaux fous de la chaussée : les gros scooters vrombissants qui vous doublent à droite à fond les manettes en vous frôlant, utilisent les couloirs de bus, passent au rouge, vous engueulent aux feux. La quintessence des gros cons !


Mon refus du port du casque est ancien et absolu. Il date du temps où, comme Alain Duhamel, pendant un temps je chevauchais un vélo-solex, un vrai que je faisais réparer rue Lauriston et qui lichait de la Solexine. C’était un vélo avec un petit moteur, l’obligation du port du casque l’a tué même si on l’a plus ou moins ressuscité.


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Le casque certes vous protège la tête mais le risque le plus important, si l’on se fait projeter par les fous motorisés, c’est de se péter la colonne vertébrale et de se retrouver sur une chaise roulante pour la fin de sa vie. Peut-être que ces messieurs devraient nous obligé à porter une armure


Et de plus, le casque, une fois votre vélo garé, on en fait quoi ?


On se le trimballe sous le bras…


Non, trois fois non, après plus de 30 ans de vélo en liberté jamais je ne porterai de chapeau à vélo 


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Le plus drôle c’est que je croise des cyclistes casqués, équipés de gilet fluo, qui ne se préoccupent pas des feux rouges qui ralentiraient leur bel élan. Pour sûr qu’un casque c’est la garantie de survie absolue pour couper un carrefour tête baissée.


Reste la délicate question de l’éthylotest : peut-on pédaler avec plus de 3 verres dans le nez ?


À chacun de prendre ses responsabilités, surtout dans une ville comme Paris où la palette des transports collectifs est large.


Certes, le risque est grand que, si tu te fais écraser, avec un verre dans le nez, sur ton vélo par un semi-remorque, la maréchaussée est tout à fait capable d’en déduire que cet accident est dû essentiellement à une alcoolémie excessive du cycliste, ça conforte les statistiques.


Et voilà t’y pas que ce gros con de Tapie s’y met lui aussi pour foutre le bordel dans nos brillantes statistiques. En effet, le 31/01 il a été renversé par une voiture, alors qu'il circulait à vélo électrique vers 15 heures, à l’angle de l’avenue Lénine et de l’avenue Paul-Vaillant Couturier, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) alors qu’il  circulait à contre-sens de circulation sur une voie réservée aux autobus.  Heurté par une voiture venant de sa droite alors qu’il venait, d’après des témoins, de griller un feu rouge, il a été blessé aux jambes et à la hanche, sans gravité il a été évacué par les sapeurs-pompiers à l’hôpital de la Pitié- Salpêtrière à Paris 5e.


2 remarques  et une conséquence aux conneries de Tapie :


-        Puisque son accident s’est passé à Ivry il ne polluera pas nos statistiques parisiennes ;


-        Il a été blessé aux jambes, alors le casque pas très efficace.


-        La conséquence c’est que je m’apprêtais à enfourcher ma flèche d’argent après avoir clippé sur son flanc une sacoche Brooks très pratique car elle est munie d’une poignée, qui me permet de transporter mes razzias de quilles et de livres pour rendre chez  Agrology qui, bien que sise au 15 rue de Prague, est une épicerie qui vend des produits et des vins méditerranéens.link et que je trouve cette chronique d’une belle longueur en bouche pour en rajouter une couche. Alors le vin de Sardaigne ce sera pour demain…

 

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