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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 00:09

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Comme le chantait Gabin, « je sais », je sais que je vais me faire de nouveaux amis si tant est que certains d’entre eux ne me vouaient pas déjà aux gémonies.


Le tribunal correctionnel d’Angers a rendu, le 4 juin dernier, un jugement plutôt équilibré dans l’affaire Olivier Cousin. Tout en le relaxant pour bon nombre d’infractions à l’étiquetage (logo femme enceinte, numéro de lot...), le tribunal l’avait condamné pour usurpation d’appellation, mais en le dispensant de peine.


L’important, au regard de la protection juridique des appellations d’origine, était donc reconnu, affirmé. Le principe était donc sauf, protégé par le bouclier de la loi.


Sauf que, dans notre beau pays, les Procureurs aiment les sanctions, la fameuse exemplarité de la peine afin de dissuader d’éventuels contrevenants. Pour le sieur Yves Gambert, procureur de la République d’Angers, « les contraventions étaient établies ». Elles auraient donc dû déboucher sur des sanctions.


Ce n’est pas très finaud mais de la part d’un procureur ça peut se comprendre.


Mais là où les bras m’en tombent c’est que les parties civiles en première instance, l’Inao et la Fédération viticole de l’Anjou le seront également en appel. Cette dernière, ODG pour l’AOC Anjou notamment, demandera des « dommages et intérêts a minima et souhaite que la cour d’appel d’Angers confirme le jugement d’usurpation de l’appellation. »


Plus bêtes qu’eux tu meurs !


Pour l’INAO c’est carton rouge. Pourquoi un tel acharnement, il faudra que l’on m’explique ses fondements juridiques. Sans railler je ne vous trouve pas très performant sur ce terrain depuis quelques temps. 


Du côté de la Fédération viticole de l’Anjou c’est  de la connerie pur sucre – faut dire qu’ils aiment tant la chaptalisation – elle fait appel pour des dommages et intérêts a minima, c’est-à-dire qu’elle ouvre à nouveau la porte des médias nationaux à Olivier Cousin.


Bravo les artistes, l’Anjou vous en sera éternellement reconnaissant.

 

Putain, c’est encore un mauvais coup d’Evin !

 

Le dessin est de Desclozeaux...

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 00:09

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« Ce qui importe c’est d’être disposé à penser par soi-même et à se dire ce qu’on pense. Beaucoup ne le sont pas, soit que la vie les ait trop mal traités, soit qu’on leur ait trop souvent répété qu’ils n’étaient que des gens ordinaires, et qu’ils en sont venus à croire qu’ils n’avaient rien d’intéressant à dire.


À ceux qui doutent d’eux, […] à travers toute l’histoire des gens parfaitement ordinaires ont brusquement énoncé les plus stupéfiantes déclarations lorsqu’ils ont trouvé le courage. Le courage est ce qui compte avant tout. »


Theodore Zeldin, de la conversation, page 29


Le prêt à penser…


Blogueur haut-parleur…


Tous ensemble, tous ensemble…

Je copie-colle…


Tu post…


Ils twitte…


Nous retwittons…


Crédibilité…


Journaliste, critique, vous avez dit journaliste, critique…


Degré zéro…


Si vous avez lu sur ces 3 sujets des chroniques originales je suis preneur.


Merci par avance.

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 09:01

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Chiche !


Sortez les sortants !


Tous dans le même sac, tous pourris, c’est plus simple et plus commode pas besoin de faire du tri sélectif.


Faisons table rase et confions les rênes de notre vieux pays aux petits coqs de Face de Bouc !


Pourquoi se priver de tant et tant de compétences accumulées, couchées sur les lignes des réseaux sociaux, ressources inutilisées, gaspillées, ça ne peut plus durer confions le gouvernail de notre bateau ivre à ces forces vives autoproclamées !


D’où viennent-elles, qu’ont-elles fait, peu importe : elles ont la clé de 12 pour tout réparer, alors au cambouis les aligneurs de mots !


Faut se salir les mains, se payer la versatilité de nos concitoyens.


À l’œuvre, fini les pia-pia-pia, l’ironie à deux balles, les rodomontades, l’heure est à l’action : c’est au pied du mur qu’on juge le maçon…


Pas de problème comme vous faites tout bien et que vous avez toujours tout bon, pas de souci comme on dit aujourd’hui.


Comme au poker : moi je veux voir !


Allez, allez, ne jouez pas les timides, vous nous avez assez abreuvé de vos jugements à l’emporte-pièce pour ne pas saisir l’opportunité qui vous est offerte de nous sortir de l’ornière. Comme chacun sait notre vieux pays est facile à gouverner à condition d’enfin confier sa direction à des gens compétents, désintéressés et courageux.


Tout le profil de vous les va-de-la gueule des réseaux sociaux.


Mais à ce propos, les autres, ceux embarqués dans la charrette, d’où venaient-ils ?


Étaient-ils tombés du ciel ?


L’offre politique n’est-elle pas totalement fabriquée par la demande politique : le bulletin de vote va tout naturellement depuis bien des années qu’aux faiseurs de promesses. Pour se faire élire il faut flatter.


Le corbeau et le renard !


Alors s’en prendre au système politique, monstre indistinct, c’est faire bon marché de ce que les citoyens en ont fait.


Nous sommes le système : nos élus sont à notre image. Le miroir n’a rien de déformant.


Mais, pas de souci, en notre vieux pays, vient toujours le temps des hommes providentiels qui, à la schlague, remettent le bon peuple dans le bon chemin.


Et, puisque nous sommes au XXIe siècle, pourquoi se priver de puiser dans le vivier fécond des réseaux sociaux. La nouvelle élite est là, à portée de mains, puisons sans retenue, irriguons notre terroir politique de cette nouvelle sève vive et féconde.


J’attends avec impatience la venue au 78 rue de Varenne d’un des plus prolifiques chroniqueurs de la blogosphère. Il montera avec satisfaction les marches de l’hôtel de Villeroy sous les hourras. Une ère nouvelle s’ouvrira.


Du terroir profond montera un cri unanime : enfin !


Eu égard à la surface médiatique du nouveau récipiendaire le Ministère s’étendra de l’Agriculture au Commerce jusqu’à l’Artisanat…


Et le vieux cheval de retour que je suis, réformé, inutile, en promenant ses petits-enfants au square égrènera ses souvenirs du temps où servir l’Etat, après avoir réfléchi au Club Jean Moulin, était un honneur, une fierté…


Je crois qu’à ce moment-là je rendrai mon poireau sur canapé

 

Allez, allez, chers amis liker, faites le buzz, l’essentiel est là pour nos petits coqs de Face de Bouc : tenter d’exister…

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 09:13

Saint-Drezery-facon-Force-tranquille--1-.jpg

 

Samedi prochain je descends – les parisiens descendent toujours, alors que le reste de la France monte à Paris – dans l’Hérault.

 

Raison : voyage d’affaires, donc la discrétion est de mise.


Dimanche plutôt que de regagner mes pénates du XIVe, avec la petite auto de location, j’ai décidé de me plonger dans les profondeurs du vignoble.


Aucun programme, l’anti voyage de presse, je vais baguenauder.


Si ça vous dit de tailler une petite bavette avec moi faites-moi signe.


Voilà c’est dit.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 00:09

« C’est l’histoire d’un mec », comme le disait Coluche, qui monte à vélo dans le XXe, à la mairie, place Gambetta, pour récupérer au guichet de la PP son nouveau passeport biométrique et sa nouvelle carte d’identité sur lesquels il affiche sa tronche de cake genre bagnard tout juste évadé d’Alcatraz.


Faisait chaud, le mec l’avait soif et un chouïa faim alors il se dit que ce serait bien de faire une p’tite halte dans un p’tit caboulot où tu manges et tu bois bien sans te ruiner. Alors il consulte son GPS d’intérieur et se dit qu’il va passer tout près des Bricoles chez Céline au 43 rue Servan. link


Alors, ni une ni deux, il oriente sa flèche d’argent sur le bon cap et débarque à bon port dans un mouchoir de poches. Tartare de betterave, fusilli courgettes-fèves et une mousse de rhubarbe arrosé d’un verre de blanc.


Comme le mec l’est curieux son regard acéré dépiaute le tableau des vins proposés et, même si c’est écrit en tout petit il tombe en arrêt sur un nom Claire Rivier


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Alors le rouge lui monta au front, non qu’il fût pris de boisson, mais parce que remontait en sa mémoire un courrier de Claire datant de fin 2012 où elle lui faisait part, qu’avec François  ils avaient repris l'exploitation en direct d'un petit domaine du cru Régnié. « Notre site : link peut t'en donner une idée. »  avait-elle ajouté.


« Si tu as l'occasion de passer dans notre région, tu es le bienvenu à la maison ou sinon on pourrait se voir à Paris lors de nos passages périodiques. Il y a plus de 20 ans que nous ne nous sommes pas vu et donc les sujets de discussion seront nombreux


Amicalement


Claire et François »


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Les jours et les jours sont passés et… me voilà face à la bouteille de Régnié de Claire et François


Faut que je vous raconte, car bien sûr le mec oublieux c’est moi :


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Claire et François c’est Constantine, la coopération civile pour Claire et François et militaire pour moi. Nous logeons dans les bâtiments de la SONATIBA (en l’Algérie de Boumediene il n’y a que des SON’ des sociétés nationales : pour qui Sonelgaz faisait partie des blagues échangées avec nos amis algériens). Avec François, économiste, nous nous ennuyions ferme à la Fac d’Aïn El Bey et décidions d’aller proposer nos services au recteur Abdelak Berheri, le recteur de l'Université de Constantine. Ainsi, avec nous et d’autres, naîtra le CURER (Centre Universitaire d’études et de réalisations) en 1973-74. Ce « jeune et sémillant recteur de l’université de Constantine » selon le mot d’Armand Frémont - Directeur scientifique au CNRS qui fut coopérant visiteur à l’université de Constantine –


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Sur le blog de simohbag Médiapart j’en ai retrouvé la trace :


« Son objectif était d’inscrire l’université au cœur du développement économique, social et culturel des wilayate de l’est du pays ; notamment Constantine et Oum el Bouaghi. Une autre manière de réaliser concrètement, la réforme de l’enseignement supérieur que le regretté Seddik Benyahia venait de lancer, en fer de lance de la révolution culturelle. Un visionnaire s’il en fut.


L’action du CURER s’ordonnait à partir de projets effectivement inscrits à la nomenclature des deux wilayate et se développait sous la forme juridique de conventions précisant la nature de l’intervention du Centre.


Le CURER toucha à bon nombre de domaines, soit sous la forme d’études, soit sous celle de réalisation effective. Petite hydraulique à Djebel Ouahch, deux barrages collinaires à Sétif et Constantine, agriculture avec l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch; énergie solaire avec l’expérimentation de la maison solaire et d’un prototype de chauffage solaire ; programme de reboisement pour les wilayate de Constantine et d’Oum el Bouaghi, apiculture sur 21 unités apicoles, 21 variétés de miel et mise au point du catalogue des fleurs mellifères algériennes ; études d’aménagement du territoire ; architecture et urbanisme ; établissement de la carte d’amélioration des conditions de vie et de santé des populations de la région ; études de villages socialistes agricoles ; pour ne citer que ces quelques opérations parmi un plan de charge bien fourni.



Les acteurs de tous ces projets: des enseignants algériens soutenus par des coopérants de haute volée… »


Ben oui l’étude d’un élevage de 10.000 vaches à Djebel Ouahch c’était nous, surtout François, et c’est une longue histoire que je n’ai pas le temps de raconter mais qui mettait en lumière les illusions vendues par les bureaux d’études internationaux (ici des belges de Louvain je crois) à des planificateurs déconnectés des réalités de l’état de l’agriculture algérienne.


Abdelak Berheri se servit de cette étude en haut lieu à Alger, il devint par la suite Ministre de l’Enseignement Supérieur et «L’aventure du CURER prit fin avec la suppression de l’ONRS (Office National de la Recherche Scientifique) et son remplacement par un haut-commissariat à la recherche scientifique.


Pourquoi ? Magouilles et bouches cousues.


L’Algérie socialiste, l’Algérie de Houari Boumediene, laissait place à l’Algérie des réformes économiques prônées par Chadli Bendjedid. Réformes qui allaient l’arrimer au marché mondial, au FMI et à ses plans d’ajustement structurel.


Mais quelle est donc cette malédiction qui fait, qu’à chaque fois que l’on change de fusil d’épaules, on efface tout et l’on recommence.


Comme si l’on repartait de zéro. » écrit le blogueur simohbag


Je ne vais pas commenter mais l’Histoire s’écrit parfois avec une encre qui fait fi elle aussi de la réalité…


Les vaches déjà….


Bref, 40 ans sont passés, Claire et François et vous voilà vignerons à Régnié et comme il n’est jamais trop tard pour se retrouver : « faites-moi signe lorsque vous irez aux Bricoles, où votre vin est apprécié (j’en acheté une), nous partagerons le pain et le sel et votre vin qui va avec… et nous évoquerons nos souvenirs…»


Deux détails :


-          Le premier pour François, sportif aguerri, qui m’entraîna sous un cagnard d’enfer à faire du vélo dans les monts du Beaujolais, Paris est plus plat mais du vélo j’en fais depuis presque chaque jour : ma flèche d’argent.


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-          Le second pour Claire : Anne-Cécile que tu as connu bout de chou m’a fait 3 fois grand-père : Martin, Zoé et Juliette…


PS. François qui est un garçon soigneux doit avec conservé un exemplaire de notre rapport sur les vaches de Djebel Ouahch


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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 00:09

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22 v’là les flics !


Ici ils sont 36 en garde à vue avec une écrasante majorité de représentants du sexe masculin, 30, y’a même des étrangers et un exilé, une belle rafle comme dirait les adeptes de l’égrappage.


Officiellement « La garde à vue est une mesure de privation de liberté prise par un officier de police judiciaire pour maintenir à la disposition des enquêteurs le suspect d'un crime ou d'un délit. Cette mesure doit constituer l'unique moyen de parvenir à certains objectifs comme empêcher que la personne ne modifie les preuves, ne fuie ou ne consulte ses complices. »


Entre Série Noire et Quai des Orfèvres, Agatha Christie et James Hadley Chase, Hercule Poirot et San-Antonio, les auteurs de ce vaste coup filet dans le milieu terroiriste valent la peine d’être salués.


De la belle ouvrage que de se prêter au rire des autres car comme le disait un poète « Le rire c’est le bruit d’aile que fait la joie en s’évadant… »


Soyons positif, nos 36 gardés à vue vont tous s’évader eux aussi en toute légalité.


Pour vous j’ai extrait de cette garde à vue 2 femmes méconnues Florence Quiot, Valérie Soutiran, et 2 hommes très connus Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour afin de rétablir la parité et moi aussi de m’amuser.


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Les occasions de rire ou même de sourire se font tellement rares, y compris dans le monde du vin où règne de plus en plus un sérieux papal alors le pape actuel ne l’est plus, lui.

 

Comme vous le savez je ne participe plus à la litanie des dégustations mais j’ai fait une exception car je ne sais pas résister à mes copines.


Merci Eva de m’avoir attiré dans ce Repaire de Bacchus de la rue de Montorgueuil, il y avait de fines gâchettes : Pierre Guigui et David Cobbold qui m’ont guidé pour mener à bien mon enquête.


Merci aussi aux concepteurs de cette sympathique mise en scène : le commissaire Fenouil et l’inspecteur Paolo Bouca Nova et à celles et ceux qui ont acceptés de faire l’actrice ou l’acteur. Je trouve que Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour  sont vraiment entrés dans la peau de leurs personnages.


Ceci écrit, guidé par les 2 meilleurs limiers de la planète l’un très bio l’autre pas j’ai trempé mes lèvres dans les breuvages offerts.


J’en ai flashés 2 ce qui, de ma part, représente un réel effort vu mon état de flémingite aigüe.

-          Mas de Martin « Roi Patriote » vin de Table 2012 provenance languedocienne 11,90€


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-          T.Oinos rouge Cyclades Grèce 2010 22,50€


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Y’avait vraiment du bon, du Trévallon 2004, du Au pied du Mont Chauve blanc 2012, du famille Perrin Coudoulet Côtes-du Rhône 2012…


Un clin d’œil : la famille Quiot avec 4 références : Château du Trignon Viognier 2012, Château du Trignon Rasteau 2010 et Domaine Duclaux Châteauneuf-du-Pape 1998 méritait largement une mise en garde à vue mais j’aurais espérer voir Jérôme s’y coller. Il eut été avec Pierre Lurton et Louis-Fabrice Latour en bonne compagnie.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 00:09

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« À nous les petites Anglaises » le film de Michel Lang se solda par un impressionnant succès commercial, 5,7 millions de spectateurs, renforcé par celui de la bande originale, signée Mort Shuman. Il est mort le 24 avril à Deauville, des suites de la maladie d’Alzheimer. Il avait 74 ans.



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Cleo Cocos, l’auteur de  Boire Chic en 12 leçons : l’art de l’ivresse chez Autrement, est née à Rio d’un père grec et d’une mère anglaise. Elle vit à Londres, ville de toutes les folies. Elle a été championne de skateboard, comédienne et productrice. « C’est la personne à inviter pour que votre fête soit réussie. » Elle est Docteur ès art de l’ivresse… »

 

Vous connaissez sans doute le dicton «il ne faut jamais boire avant-midi… » assorti de ce qu’aurait répondu Hemingway « il est toujours midi quelque part… »


Miss Coco nous prévient « Ce livre ne vous apprendra pas à prendre une cuite. Il vous apprendra à boire avec discernement. Il s’agit d’une master class d’ivresse joyeuse. Vous découvrirez mes secrets pour éviter la gueule de bois, mes recettes pour qu’un soleil liquide vous réchauffe de l’intérieur, et je vous initierai à cette science ultime : quels breuvages verser dans un verre pour connaître la félicité suprême ? »


En voilà un bien beau programme mes biens chères sœurs et mes biens chers frères, mais il y a un mais.


Miss Coco poursuit son adresse « Je vais vous enseigner l’art de boire comme il faut. D’atteindre ce délicieux état d’intoxication où vous et vos compagnons d’ivresse devenez enfin cette version idéale de vous-même. L’art de métamorphoser le moindre apéritif en une apothéose glorieuse et triomphale. »


Vous allez me dire que jusqu’ici, à part les prohibitionnistes et les hygiénistes ces propos vous réjouissent le cœur.


Ce qui suit va peut-être refroidir vos ardeurs : « les pages qui suivent renferment la quintessence de l’alcool, son esprit le plus pur… »

 

Le mot maudit est lâché : l’alcool !


Moi ça ne me gêne pas car j’aime appeler un chat un chat mais les grands prêtres du vin s’en offusquent. Comme si les gens du vin n'étaient jamais pompette, si c'était vrai ça se saurait !


Est-ce bien raisonnable d’ostraciser l’alcool lorsqu’on milite pour la modération, l’excès, contre l’addiction. Comme le note miss Coco « c’est vrai, boire n’a pas toujours bonne réputation. Mais je vous assure que le problème n’est lié ni à l’acte de boire, ni à l’alcool. Non : ce qui nuit à la boisson, ce sont tout simplement les gens qui s’y adonnent en dépit du bon sens… »


Mais je sens que les adeptes du vin se tortillent en pensant que cette anglaise ne carbure qu’à la vodka, à la téquila, au gin, au whisky et au rhum

 

Faux !


Elle consacre 2 chapitres à nos boissons nationales : à bulles et tranquilles…


-          Mon royaume pour du champagne


-          Le vin : grands plaisirs et petits tracas.


À cet instant précis vous m’attendez au virage : « il va tout nous dire ! » Désolé de vous décevoir mais dans le cadre de ma politique de modération : « moins j’en fais mieux je me porte » vous devrez patienter pour tout savoir des écrits de miss Coco.


Une seule confidence : ayant consommé dimanche au Pavillon des Canaux son texte jusqu’à la page 93 je vous avoue qu’il est passionnant, plein d’humour, précis, intéressant. Si vous êtes pressé vous pouvez en faire l’acquisition ICI pour 15,90€ link


l-art-de-l-ivresse_9782746737310.jpg

 

Pour vous faire patienter je vous offre le baromètre de John Emsley, chimiste et écrivain, qui indique les effets de l’alcool sur l’individu moyen (publié  dans The Consumer’s Good Chemicl Guide)


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A NOUS LES PETITES ANGLAISES (bande-annonce) par ludosan13

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 09:43

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J’ai vécu, en direct live, juste avant la publication de Cap 2010, ce que vaut l’appui du négoce français : le poids des assignats.


L’Union des Maisons et Marques de Vin, l'UMVIN ça n’est pas l’UINM mais au mieux un club sympathique présidé par un président sympathique : Ghislain de Montgolfier puis par un président trublion Michel Chapoutier, au pire un leurre où jamais on ne croise les 2 poids lourds du négoce : Pierre Castel et Joseph Helfrich.


Sans risque d’être démenti je puis donc tranquillement affirmer, comme ce bon président Mao qui marchait sur l’eau, que le négoce français n’est qu’un tigre de papier : même pas peur !


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Alors lorsque le nouveau président de l’UMVIN, avec  sa manière directe et imagée, s’interroge à propos du futur plan d'avenir de la filière « et déjà, où est passée la stratégie d'il y a 4 ans ? » j’ai fort envie de lui demander : et vous le négoce qu’en avez-vous fait ? 

 

Rien !


Et même si vous avez hypocritement fait semblant de ne pas contribuer à son enterrement vous portez, vous aussi, une lourde responsabilité dans sa mise en bière.


N’attendez pas de moi que je dresse l’état de l’Union du négoce français car je suis, sous mes airs de vieux monsieur indigne, un garçon charitable mais permettez-moi de douter très fortement de l’efficacité du style de Michel Chapoutier sur le cours tranquille et pépère de la filière.


Qu’il soit excédé que le « négoce se fasse marcher dessus de manière éhontée », je peux bien sûr le comprendre mais le souvenir de ma mission d’appui à la peu courageuse Catherine Vautrin sur les droits de plantation me remet en mémoire la splendide position du négoce français  « courage fuyons ! »


Bref, comme tranchait Mac Arthur « Les batailles perdues se résument en deux mots : trop tard. »


Les lamentos sur la « division par deux de ses parts de marché à l'international en 30 ans » me laisse de glace et je n’irai pas jusqu’à citer la saillie de Jacques Chirac pour illustrer mon propos.


C’est d’ailleurs sous la présidence de celui-ci que furent célébrées les funérailles de Cap 2010 avec Hervé Gaymard comme porteur des cordons du poêle. La grande famille unie du monde du vin suivant le défunt en essuyant pour certains quelques larmes de crocodiles.


Dies Iræ  dies illa et l’interview de Michel Chapoutier link

 

Si vous n'êtes pas abonnés à Vitisphère faites-moi signe je peux vous secourir 


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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 00:09

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La photo est signée Armand Borlant photographe des stars

 

Au Bourg-Pailler, aux portes du bourg, sur le bord d'une Nationale passante, chez nous, la nuit comme le jour, les portes étaient toujours ouvertes, c’est-à-dire jamais fermées à clé.

 

Qu’avions-nous à voler ?

 

Pas grand-chose certes, mais cette attitude reflétait surtout une façon d’être. Seule la tante Valentine pestait sur ce qu’elle considérait comme du laisser-aller. Je dois dire que tout le monde s’en fichait. S’encombrer de clés, se barricader, n’était pas inscrit dans notre ADN de bons campagnards.

 

J’aime toujours les portes ouvertes où l’on frappe et où l’on répond : entrez ! Quand j’étais mioche, du fait du métier de mon père : entrepreneur de battages et de travaux agricoles la salle commune était très souvent occupée par des clients qui venaient soi-disant régler leur note mais qui, très souvent, après avoir éclusé quelques verres et bavassé repartaient comme si de rien n’était.


Cette forme de table ouverte dans une maison où l’on entre et l’on sort sans façon, le ballet matinal des bonnes à tout faire qui venaient quérir le lait pour leurs patronnes (tous les ragots venaient à mes oreilles), m’ont marqué à jamais.

 

De plus, mon pays étant un pays d’épais bocage où la clôture de fil de fer n’existait pas : les hauts et épais buissons entouraient les prés et les champs et il était toujours possible de sauter les échaliers qui étaient comme des fenêtres sur.

 

Vous comprendrez donc plus aisément tout le plaisir que j’aurai à accueillir du monde sur cet espace de liberté pendant cette période de roue libre.

 

Vigneronnes et vignerons, lectrices et lecteurs, vous êtes donc en permanence les bienvenus ici alors, faites de belles photos et profitez-en pour laisser libre-court à votre plume.

 

Vous êtes les bienvenus.

 

Merci par avance de votre aide...

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 08:40

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C’était mon objectif et j’y suis arrivé : tenir le rythme jusqu’au 30 juin 2014 date anniversaire du lancement officiel de ce blog.

 

 9 années !

 

Un sacré bail...


Les statistiques de mai 2014 ont récompensé mes efforts : 32197 visiteurs/ 57261 pages lues.


Et pourtant un record de ponts mais beaucoup de grisaille qui favorise la lecture, l’audience de mon blog a de nouveau sauté un palier. Depuis le début il en  est ainsi, à chaque fois que je pense que l’intérêt va fléchir la conjonction des fidèles lecteurs et de nouveaux arrivants donne un coup  de pouce aux statistiques.


Ces chiffres, somme toute modestes, sont un encouragement bien sûr mais pas une raison suffisante pour continuer en appliquant le même modèle.


J’ai besoin de me renouveler, de trouver de nouveaux angles, de relever de nouveaux défis.


En début d’année j’ai envisagé de tout laisser tomber. Je me suis ravisé en me donnant comme butoir la date anniversaire de ce blog, la fin d’un bail agricole de 9 ans.


Permettez-moi un rapide retour en arrière :


L’acte d’état-civil de Vin&Cie l’espace de liberté était court link

 

Mes premières chroniques de Juin 2005 ont sombré avec le site myspace : le 1er juin Adriana /le 2 Juin : Parker /le 3 Juin : Wine Attitude /le 6 Juin : Comme un lundi /le 7 Juin : Mobylette /le 8 Juin : vins de propriétaires /le 9 Juin : le retour du bon pain /le 10 Juin : la Logan /le 13 Juin : Carré de Vigne /le 14 Juin : Cinémascope / le 15 juin : Archives Nationales/ le 16 juin : Pollinisation Croisée/ le 17 juin : Vinexpo/ le 24 juin : Audimat / le 27 juin : Elevés à l'ancienne / le 28 juin : Noa Otello Clinton / le 29 juin : immeubles à la découpe.


Ma première vraie chronique chez mon nouvel hébergeur fut : décavaillonneuse date du 3 août 2005 link

 

En fin de bail :


4350 chroniques au compteur : trop sans doute, qu’importe !

 

Pages vues :      3 422 064 

 

Visites totales :               1 576 101

 

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Le 30 mai 2011 j’écrivais « J’ai 6 ans et pas encore toutes mes dents : Vin&Cie l’espace de liberté vogue doucement vers la puberté » link


« Pour autant Vin&Cie l’espace de liberté n’est qu’une minuscule chiure de mouche à peine visible sur l’immensité de la Toile, il faut savoir raison garder. Ma chance initiale c’est que, suite à mon rapport en 2001, que certains ont rebaptisé Rapport Berthomeau, Google me référence très bien : j’ai un côté GD irritant. Les blogueurs sont courtisés, hameçonnés, en l’absence de modèle économique la tentation est grande pour eux de céder aux sirènes et aux joueurs de fluteaux. Pour ma part je n’ai aucun mérite à m’en tenir à une position hors des sentiers battus : j’ai un job, je file vers la retraite et j’ai toujours eu un goût prononcé pour l’indépendance. Simplement, je me permets de dire à tous ceux qui nous bombardent de communiqués de presse à copier-coller que l’ennui naquit de l’uniformité. Si vous souhaitez, et c’est compréhensible, mettre en avant vos vins, ne nous demandez pas de mettre nos pas dans ceux de nos confrères papier si conformistes.


La maison Berthomeau produit beaucoup, trop sans doute, mais sa production étant virtuelle l’empreinte carbone reste modeste. La Toile présente le grand avantage – certains estiment que c’est un inconvénient mais ils n’ont qu’à être prudents sur ce qu’ils mettent en ligne – elle stocke tout et les chroniques germent ou renaissent au gré de l’actualité via les mots-clés. C’est fascinant de voir resurgir une chronique oubliée, de celle que vous aviez négligée alors qu’elle m’avait demandé beaucoup de sueur. Alors, je biche !  L’Internet est ce que l’on veut qu’il soit : ce n’est qu’un moyen de communication qui ne recèle en lui-même aucune perversion. Moi je le prends pour ce qu’il est : une large ouverture sur le Monde. Contrairement à ce que certains pensent je ne passe pas ma vie devant mon écran je travaille par séquences lorsque l’envie ou la nécessité me prennent. L’Internet, Facebook ne me fascinent pas, je m’en sers. »


Et maintenant, après neuf années à chroniquer, que vais-je faire ?


Je n’en sais fichtre rien ou, pour ne rien vous cacher, je vais d’abord concrétiser mes nouveaux projets tout en chroniquant au fil de l’eau.


De toute façon vous verrez bien.


Bonne journée à tous.

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